‹ Après la mort: révélation des mystères d'outre-tombe. Solution scientifiqueChapitre 69 sur 75 · TRAVAIL, SOBRIÉTÉ, CONTINENCE · texte numérisé non relu

TRAVAIL, SOBRIÉTÉ, CONTINENCE

Les temps actuels ont une tout autre conception de la vie. Ils en cherchent la plénitude dans un labeur fécond, régénérateur. La philosophie des Esprits élargit encore cette conception en nous indiquant dans la loi du travail le principe de tous les progrès, de toutes les élévations, en nous montrant Paction de cette loi s'étendantà l'universalité des êtres et des mondes. Et c'est pourquoi nous sommes autorisés à dire : Réveillez-vous, ô vous tous qui laissez sommeiller vos facultés, vos forces latentes. Debout et à l'œuvre! Travaillez, fécondez la terre, faites retentir dans les usines le bruit cadencé des marteaux et les sifflements de la vapeur. Agitez-vous dans la ruche immense. Votre tâche est grande et sainte. Votre travail, c'est la vie, c'est la gloire, c'est la paix de Thumanité. Ouvriers de la pensée, scrutez les grands problèmes, étudiez la nature, propagez la science, jetez à travers les foules les écrits, les paroles qui réchauffent, relèvent, fortifient. Que d'une extrémité du monde à l'autre, unis dans l'œuvre gigantesque, chacun de nous fasse effort, afin de contribuer à enrichir le domaine matériel, intellectuel et moral de l'humanité.

La première condition pour garder son âme libre, son intelligence saine, sa raison lucide, c'est d'être sobre et chaste. Les excès de table

troublent notre organisme et nos facultés; l'i- Tresse nous fait perdre toute dignité et toute mesure. Leur retour fréquent amène une suite de maladies, d'infirmités, qui nous font une vieillesse misérable.

Donner au corps ce qui lui est nécessaire, afin d'en faire un serviteur utile et non un tyran, telle est la règle du sage. Réduire la somme de ses besoins matériels, comprimer les sens, maîtriser les vils appétits, c'est s'affranchir du joug des forces inféi*ieures, c'est préparer Témancipation de l'esprit. Avoir peu de besoins est aussi une des formes de la richesse.

La sobriété et la continence vont de pair. Les plaisirs de la cliair nous amollissent, nous énervent, nous détournent de la voie de la sagesse. La volupté est comme un abîme oii l'homme voit sombrer toutes ses qualités morales. Loin de nous satisfaire, elle ne fait qu'attiser nos désirs. Dès que nous la laissons pénétrer en nous, elle nous envahit, nous absorbe et, comme un flot, éteint tout ce qu'il y a dans notre être de lumières, de généreuses flammes. Modeste visiteuse au début, elle finit par nous dominer, par nous posséder tout entier.

Évitez les plaisirs corrupteurs où la jeunesse s'étiole, 011 la vie se dessèche et s'altère. Choisissez de bonne heure une compagne et soyez-lui fidèle. Faites-vous une famille. La famille est le

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