‹ Après moi; pièce en trois actesChapitre 107 sur 116 · SCENE IV IRÈNE, GUILLAUME, JAMES · texte numérisé non relu

SCENE IV IRÈNE, GUILLAUME, JAMES

GUILLAUME

Uni, je sais. Il m'a dit. Je lai forcé à me dire. Et, vous voyez, je ne lui ai pas saute à la gorge. Non... Une chose pareille!... (l'n grand gesfc.) Et maintenant, il faut que je vous parle à l'un et à l'autre.

JAMES

Monsieur, c'est impossible, comprenez-le I

GUILLAUME

Es-tu donc plus timide qu'une femme? Regarde, elle ne recule pas, elle!

JAMES

Vite, alors!.. En vérité, je...

(iUILLAUME.

Sois tranquille ! . . . Voyons. . . Ah ! oui ! . . . D'abord, il faut que tu saches, toi ! Ce matin, à trois heures, Irène, en survenant, a empêché mon suicide. Mais ce qui s'appelle : empêché!... Jetais installé dans ce fauteuil, je tenais l'arme, j'avais' commencé mon dernier geste... et elle est entrée. Oui, mon ami, une seconde plus tard. — tenez, un baiser de plus! — et c'est devant un cadavre qu'elle aurait comparu. C'est drôle, hein? Et ce n'est rien ! Voici le plus comique. Pendant qu'elle s'amusait avec toi, dans un coin de ma maison, devine, ce qu'ici, je disais à Friediger, éperdu : « Je vais disparaître, afin qu'Irène puisse refaire son existence avec un autre. » Oui,

face à la mort, j'ai dit ça!... (Un temps. Ayant soudain compris son propre cœur, il reprend, le regard perdu et d'une

voix changée.) Oui, oui, mais quand je parlais ainsi, je la croyais toute à moi... L'autre, c'était l'avenir, c'était... quelque chose, ce n'était pas quelqu'un. Maintenant qu'il est vivant, l'autre, et qu'il a serré ma femme contre son corps, qu'il

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