‹ Aranéides des Iles de la Réunion, Maurice et MadagascarChapitre 2 sur 14 · XXIX · texte numérisé non relu

XXIX

rÉpéire pourprée {Epeira purpurea, Nmson)^ et rÉpéire blonde (^Epieivci flcwcif Vinson), dont le corps est arrondi, incliné et bifide postérieurement, ont des toiles blanches disposées en orbes comme des ombrelles renversées, et dont la finesse offre fidéal des plus légers tissus de dentelles.

Qui ne s’est arrêté à la vue de cette belle Épéire à bandes d’argent et aux raies d’ébène ou de velours, qui étale sa toile régulière et déliée le long des ruisseaux, parmi les longues herbes chargées de rosée et de fraîcheur, et qui, se trouvant également aux îles de la Réunion, Maurice et Madagascar, ne mérite que pour un tiers le nom d’Épéire Mauricienne (Epeira Mauritid), que lui a donné Walckenaer!—et à la vue de cette autre, non moins belle, amie des régions froides et

élevées de notre île de la Réunion et qu’on s’épuiserait vainement à chercher sur nos rivages ou dans nos habitations du littoral.

Cette Aranéide d’un certain volume^ assez forte pour être classée parmi les grandes espèces du genre^ a les pattes longues et souvent d’un beau noir vernissé; la tète et le thorax sont de la même couleur; mais son abdomen, tour à tour ovoïde ou triangulaire, offre la surface éclatante et polie de la cerise ou celle d’une grenade mûre.

Quelques-unes de nos Epéires nocturnes, ternes tout le jour, présentent à la lumière artificielle le brillant d’argent de leur duvet soyeux.

La grandeur de quelques-unes de nos Aranéides et leur beauté les ont signalées à l’attention des naturalistes : ils en ont recueilli et étudié un certain nombre, c’est ainsi que j’ai pu en trouver de figurées ou

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