‹ Arcanes célestes de l'Écriture sainte ou parole du Seigneur, dévoilés ainsi que les merveilles qui ont été vues dans le monde des esprits et dans le ciel des anges ouvrage d'Emmanuel Swédenborg ... Genèse, chapitres 22.26 (volume 2)Chapitre 8 sur 22 · A KC AISES CELESTES · texte numérisé non relu

A KC AISES CELESTES

eaux ; qu'acheter, ce n'est point acheter; que de l'argent, ce n'est point de l'argent; et que du vin et du lait, ce n'est point du vin et du lait; mais que toutes ces choses sont des analogues qu'on nomme correspondants dans le sens interne ; car cela est la Parole Divine, et à chacune de ses expressions, qui sont tirées du monde naturel et des sensuels de l'homme, correspondent des Divins spirituels et célestes ; c'est ainsi et non autrement que la Parole a été divinement iuspirée.

2968. Vers. 17, 18. Et fut constitué le champ (CEphron, qui (était) en Machpèiah, devant Montré, te champ et la caverne qui y (était), et tout arbre qui (était) dans te champ, dans toute sa limite à t'entour, à Abra/utm en acquisition, aux yeux des fils de Cheth, de tous ceux qui entraient par ta porte de sa ville. — Et fut constitué le champ d'Ephron, signifie ce qui appartient à l'Église : qui (était) en Machpèiah devant Mamré, signifie la qualité et le quantum de la régénération : le champ et la caverne qui y était, signifie quant au bien et au vrai de la foi : et tout arbre qui (était) dans le champ, signifie les connaissances intérieures de l'Eglise : dans toute la limite à tentour, signifie les connaissances extérieures : à Abraham en acquisition, signifie tout cela reconnu au Seigneur seul : aux yeux des fils de Cheth, signifie selon leur entendement : de tous ceux qui entraient par ta porte de sa ville, signifie quant à tous les doctrinaux.

2969. Et fut constitué te champ d'Éphron, signifie ce qui appartient à l'Eglise : on le voit par la signification du champ, en ce qu'il est l'Église, ainsi que la doctrine, NM 368, 2936 ; et par la représentation d'Ephron, en ce qu'il désigne ceux chez lesquels le bien et le vrai de la foi, qui appartiennent à l'Église, peuvent être reçus, N° 2933 ; de là ces mots, Et fut constitué te cluimp d'Ephron, signifient ce qui appartient à l'Église.

2970. Qui était en Machpèiah devant Mamré, signifie la qualité et te quantum de la régénération : on le voit par la signification de Machpèiah, en ce que c'est la régénération par le vrai qui appartient à la foi ; et par la signification de Mamré, en ce que c'est sa qualité et son quantum: lorsqu'à Machpèiah il est ajouté la Caverne, ou lorsqu'il est dit la Caverne de Machpèiah, c'est la foi dans l'obscur qui est signifiée, N° 2935; mais lorsque Machpèiah est nommé

sans la Caverne, et qu'il est parlé ensuite du champ et de la caverne qui y étaient, c'est la régénération qu'on entend, car le champ et la caverne signifient le bien et le vrai de la foi, par lesquels s'opère la

régénération : et en outre Machpéiah était un terrain où il y avait aussi un sépulcre, par lequel la régénération est signifiée, N" 2916. Mais Mamrè, étant Chébrou, comme il est dit Vers, suivant, 19, et étant dans Chébron, — Genèse XIII. 18, — ne signifie autre chose que la qualité et le quantum ; ici, la qualité et le quantum de la régénération, parce qu'il est joint à Machpéiah ; la qualité et le quantumùe l'Église, quand il estjointàChébron ; et aussi la qualité et le quantum de la perception, quand il est joiut aux Chênaies, comme au N'° 161(3; ainsi Mamré est seulemeut la détermination de l'étal de la chose, car c'était un lieu où habita Abraham, — Cen. XIII. 18, — où habita Isac, et où vint Jacob, — Gen. XXXV. 27.

2971 . Le Champ, et la Caverne qui y était, signifie quant au bien et au vrai de ta foi : ou le voit par la signification du champ, en ce qu'il est l'Église, et le bien même qui appartient à l'Église; le céleste ou le bieu, qui appartient a l'amour pour le Seigneur et à la charité envers le prochain, est comparé à l'homme et aussi au champ, il est même appelé humus et champ, parce que le céleste ou le bien est ce qui reçoit les vrais de la foi qui sont comparés aux semences, et même appelés semences ; et par la signification de la Caverne, en ce qu'elle est le vrai de la foi, qui est dans l'obscur, N" 2935 ; il est dit dans l'obscur, parce que c'est chez les Spirituels, N0' 10A3, 2708 pr., 2715.

2972. Et tout arbre qui était dans le c/iamp , signifie les eonnaissanees intérieures de l'Eglise : on le voit par la signification de Yarbre, en ce qu'il désigne les perceptions quand il s'agit de l'Église céleste, ND* 103, 2163, et les connaissances quand il s'agit de l'Eglise spirituelle, N" 2722, ici les connaissances intérieures, parce qu'il est dit tout arbre qui était dans le champ, et qu'ensuite il est ajouté dans toute ta limite autour, paroles qui signifient les connaissances extérieures; et par la signification du champ, en ce qu'il est l'Église, comme il vient d'être dit C'est à cause de ce sens interne qu'il est parlé de l'arbre qui était dans le champ et dans ses limites à l'entour. autrement il n'eût pas été digne d'être mentionné dans la Parole qui est Divine.

2973. Qui était clans toute sa limite à Centour, signifie les connaissances extérieures : on le voit par la signification des limites et de à l'entour, eu ce que ce sont les choses qui sont extérieures, N° 203(5 ; par conséquent ici V arbre qui était dans la limite à Centour signifie les connaissances extérieures ; les connaissances extérieures appartiennent aux rites et aux doctrinaux qui sont des externes de l'Église , tandis que les connaissances intérieures appartiennent aux doctrinaux qui sont des internes de l'Église : il a déjà été dit quelquefois ce que c'est que les externes de l'Église et ce que c'est que ses internes. En outre, les expressions Milieu et Circuit sont çà et là employées dans la Parole; par exemple : lorsqu'il s'agit de la Terre de Canaan, le lieu où étaient situées Sion et Jérusalem était appelé le Milieu, et les lieux où habitaient les nations d'alentour étaient appelés le Circuit ; par la Terre de Canaan était représenté le Royaume du Seigneur, le Royaume Céleste par Sion , et le Royaume Spirituel par Jérusalem, où était l'habitacle de Jéhovah ou du Seigneur ; les lieux qui étaient à l'entour jusqu'aux limites, représentaient les Célestes et les Spirituels qui en découlaient et dérivaient en ordre , les représentatifs des célestes et des spirituels cessaient là où étaient les dernières limites; ces représentatifs tiraient leur origine des choses qui sont dans le Royaume du Seigneur dans les cieux ; là le Seigneur comme Soleil est au Milieu, d'où émanent toute flamme céleste et toute lumière spirituelle; ceux qui sont le plus près sont dans la plus grande lumière, ceux qui sont plus loin sont dans une lumière moindre, et ceux qui sont le plus loin sont dans la plus petite lumière, et c'est là que sont les limites, et que commence l'enfer, qui est hors du ciel : voici ce qu'il en est de la flamme céleste et de la lumière spirituelle, c'est que les célestes qui appartiennent à l'innocence et à l'amour, et les spirituels qui appartiennent à la charité et à la foi , sont dans un semblable rapport avec la chaleur et la lumière qui sont dans ces choses, car de là procèdent toute chaleur et toute lumière dans les cieux : c'est donc d'après cela que le milieu signifie l'intime , et le circuit l'extime, et que les choses qui procèdent en ordre, depuis l'intime jusqu'à l'extime , sont dans un degré d'innocence , d'amour et de charité, en rapport avec leur distance. 11 en est de même dans chaque société céleste: là, ceux qui sont au milieu sont les meilleurs,

du genre de la société, et l'amour et la charité qui appartiennent à

ce genre décroissent chez ceux qui sont de cette société selon l'élotgnemcnt, c'est-à-dire, proportionnellement à la distance où chacun d'eux est du centre. Il en est de mémo chez l'homme; son intime est où le Seigneur habite chez lui, et d'où il gouverne les choses qui sont dans ses circuits ; quand l'homme souffre que le Seigneur dispose les circuits en correspondance avec les intimes, il est en état de pouvoir être reçu dans le ciel, et alors les intimes et les intérieurs et les externes font un ; mais quand l'homme ue souffre pas que h» Seigneur dispose les circuits en correspondance, l'homme se retire du ciel en proportion de ce qu'il ne le souffre pas : que l'Ame de l'homme soit dans le milieu ou dans son intime et que le corps soit dans le circuit ou dans les extrêmes, c'est ce qui est connu, car le corps est ce qui ceint et revêt de tout côté son àme ou son esprit : chez ceux qui sont dans l'amour céleste et spirituel, le bien influe du Seigneur par l'àme dans le corps, de là le corps devient lumineux; tandis que chez ceux qui sont dans l'amour corporel et mondain le bien ne peut influer du Seigneur par l'àme dans le corps, mais leurs intérieurs sont dans les ténèbres, de là le corps aussi devient ténébreux, selon ce qu'enseigne le Seigneur dans Matthieu : « La lampe du corps est l'œil; si l'œil est sain, tout le corps est » lumineux ; si l'œil est mauvais, tout le corps est ténébreux ; si » donc la lueur est ténèbres, quelles grandes ténèbres ! » — VI. 22, 23 ; — l'œil signiGe l'intellectuel qui appartient à l'âme, N° 2701 : mais c'est pire encore chez ceux dont les intérieurs sont des ténèbres, et dont les extérieurs paraissent comme lumineux ; ce sont de tels hommes qui simulent extérieurement les Anges de lumière, mais qui sont intérieurement des diables: ceux-là sont appelés Babel; quand chez eux les choses d'alentour sont détruites, ils se précipitent dans l'enfer ; c'est là ce qui a été représenté par la v ille de Jéricho, dont les murs tombèrent, après que les prêtres en curent fait sept fois& tour avec l'arche et eurent sonné de la trompette, et la ville fut livrée à une destruction complète, — Jos. VI. 1 à 17; — c'est là aussi ce qui est signifié dans Jérémie : « Rangez-vous contre Ba- » bel, tout à l'cntour, vous tous qui tendez l'arc; jetez des cris • contre elle tout à t'en tour ; elle a tendu sa main, ses fondements i sont tombés, ses murailles ont été détruites. » — L. 14. 15. —

Par là on voit donc clairement ce que signifie tout à t'entour. En outre, le circuit est quelquefois nommé dans la Parole , par exemple : — Jérém. XXI. ih. XXXII. 44. XLVI. 14. XLIX. 5. Eiéch. XXXVI. 3, 4, 7. Amos, III. 11, et ailleurs, et par les circuits sont signifiées les choses qui sont extérieures; dans d'autres endroits, par la Divine Miséricorde du Seigneur, il en sera parlé plus au long.

2974. A Abratuim en acquisition, signifie tout cela reconnu au Seigneur seul, savoir, toute la qualité et tout le quantum de la régénération quant au bien et au vrai de la foi, et ainsi quant à toutes les connaissances intérieures et extérieures : on le voit par la représentation d' Abraham , en ce qu'il est le Seigneur, comme il a été déjà dit très-souvent; et par la signification de Y acquisition , en ce qu'elle désigne les choses qui appartiennent au Seigneur , par conséquent qui sont reconnues être à Lui Seul. Le principal de la foi, c'est que tout bien et tout vrai appartiennent au Seigneur, par conséquent procèdent du Seigneur Seul : plus quelqu'un reconnaît cela intérieurement, plus il est intérieurement dans le ciel , car dans le ciel on perçoit que cela est ainsi ; là il y a une sphère de perception que cela est ainsi, parce qu'on est dans le bien qui procède du Seigneur Seul , et c'est là ce qu'on appelle être dans le Seigneur; les degrés de cette perception vont en décroissant depuis le milieu jusqu'aux circuits, comme il vient d'être dit N" 2973.

2975. Auxyeux des fils de Cheth, signifie selon leur entendement, savoir, de ceux qui sont de la nouvelle Église spirituelle : on le voit par la signification des yeux, en ce qu'ils sont l'entendement, N- 212, 2701 ; et par la signification des fils de Cheth, en ce qu'ils désignent ceux qui sont de la nouvelle Église spirituelle, N~ 2913, 2928. Il a été dit ci-dessus, Vers. 16, qu'Abraham parla aux oreilles des fils de Cheth, ce qui a signifié que c'était selon leur faculté, NM 2965, 2967 ; mais ici il est dit, aux yeux des fils de Cheth, et cela signifie que c'est selon leur entendement : la première locution renferme l'application à leur volonté, et celle-ci l'application à leur entendement : en effet, l'homme est réformé quant à l'une et à l'autre partie; car l'homme n'est point régénéré, si la volonté et l'entendement ne sont pas d'accord au point de ne faire qu'un, c'est-àdire, si le bien et le vrai , ou, ce qui est la même chose, la charité et la foi ne sont un, car la charité appartient à la volonté et la foi appar-

lient à l'entendement : de là vient qu'il a d'abord été dit « aux oreilles des fils de Cbeth, » et qu'il est dit ici « aux yeux des fils de Cheth. >

2976. De tous ceux qui entraient par la porte de sa ville, signifie quant à tous les doctrinaux : on le voit par ce qui a été dit ci-dessus, \ 2943, où sont les mêmes paroles.

2977. Vers. 19. Et après cela, Abraham ensevelit Sarah son épouse en la caverne du champ de Machpèlah sur les faces de Montré, laquelle (est) Chèbron, dans la terre de Canaan. — Après cela, signifie que cela fut ainsi : Abraham ensevelit Sarah son épouse signifie qu'ils recevaient du Seigneur le vrai conjoint au bien : en la caverne du champ de Machpèlah sur les faces de Mamré, signifie qu'ainsi ils étaient régénérés autant qu'ils pouvaient l'être : laquelle (est) Chèbron signifie que c'est la nouvelle Église ; dans la terre de Canaan , signifie qui est une dans le Royaume du Seigneur.

2978. Après cela, signifie que cela fut ainsi: on le voit par la série, car c'est ici la conclusion , savoir, en ce qu'ils ont été régénérés et qu'ainsi une nouvelle Église spirituelle a été instaurée.

2979. Abraham ensevelit Sarah son épouse, signifie qu'ils recevaient du Seigneur le vrai conjoint au bien : on le voit par la signification d'ensevelir, en ce que c'est régénérer, N" 2916, 2917; que l'homme soit régénéré, quand il a reçu du Seigneur le vrai conjoint au bien , c'est ce qui va être bientôt expliqué; par la représentation d'Abraham, en ce qu'il est le Seigneur, ainsi qu'il a été déjà dit très-souvent; et par la représentation de Sarah comme épouse en ce qu'elle est le vrai conjoint au bien, N°* 2507, 2063, 2065. Voici ce qu'il en est de la régénération de l'homme spirituel : L'homme est d'abord instruit dans les vrais qui appartiennent à la foi, et il est alors tenu par le Seigneur dans l'aiïection du vrai; le bien de la foi, qui est la charité envers le prochain, lui est en même temps insinué, mais de manière qu'il le sait à peine, car ce bien est caché dans l'affection du vrai, et cela, afin que le vrai, qui appartient à la foi, soit conjoint au bien qui appartient à la charité : avec le temps s'accroît l'affection du vrai qui appartient à la foi , et le vrai est considéré en vue de la fin, savoir, en vue du bien, ou, ce qui est la même chose, en vue de la vie, et cela de plus en plus ;

c'est ainsi que le vrai est insinué dans le bien; quand cela s'opère, l'homme se pénètre du bien de la vie selon le vrai qui a été insinué, et ainsi il agit ou il lui semble agir d'après le bien : avant ce tempslà le principal pour lui était le vrai qui appartient à la foi, mais ensuite le bien qui appartient à la vie devient le principal ; quand cela a été fait , l'homme a été régénéré , mais il a été régénéré selon la qualité et le quantum du vrai qui a été insinué dans le bien ; et quand le bien et le vrai font un, il a été régénéré selon la qualité et le quantum du bien : c'est ainsi qu'il en est de toute régénération. La Régénération se fait , afin que l'homme puisse être reçu dans le ciel, le ciel n'est que le mariage du vrai avec le bien et du bien avec le vrai , Noi 2508 , 2618 , 2728 , 2729 ; si le mariage du vrai et du bien n'est pas formé dans l'homme , l'homme ne peut être dans le mariage céleste, c'est-à-dire, dans le ciel.

2980. En la caverne du champ de Machpélah sur les faces de Mamrè, signifie qu'ainsi ils étaient régénérés autant qu'ils pouvaient l'être : on le voit par la signification de la caverne, en ce qu'elle est le vrai de la foi , lequel est dans l'obscur, N° 2935 ; par la signification du champ, en ce qu'il est le bien de la foi, N" 2971 ; par la signification de Machpélah sur les faces de Mamré ou devant M a m ré, en ce que c'est la qualité et le quantum de la régénération, N° 2970 ; cela signifie donc qu'ils ont été régénérés par le vrai et le bien de la foi, autant qu'ils pouvaient l'être, c'est-à-dire, selon la faculté et l'entendement, N°» 2913, 2928, 2975. |P »

2981. Laquelle est Chébron, signifie que c'est la nouvelle Eglise : on le voit par la signification de Chébron, en ce qu'elle est l'Église spirituelle; il en a déjà été parlé ci-dessus, dans ce Chapitre, N*2909 ; là il est dit : Kiriath-arba laquelle est Chébron, et cela parce que Kiriath-arba signifie l'Eglise quant au vrai, et Chébron, l'Eglise quant au bien ; mais ici elle n'est plus nommée Kiriath-arba, mais elle est appelée Chébron, parce qu'il est question du régénéré qui n'agit plus d'après le vrai, mais qui agit d'après le bien, comme il a dit cidessus, N° 2979.

2982. Dans la terre de Canaan, signifie qui est une dam le Royaume du Seigneur : on le voit par la représentation de ta terri de Canaan, en ce qu'elle est le Royaume du Seigneur, N" 1413, 1A37, 1585, 1(507. Voici ce qu'il en est des Eglises du Seigneur :

GENÈSE, GIÎAP. VINGT-TROISIÈME. 177 Dans les temps anciens , il y eut à la fois plusieurs Eglises, et il existait entre elles, comme aujourd'hui , des différences quant aux doctrinaux, mais néanmoins elles faisaient un, en ce qu'elle* reconnaissaient l'amour pour le Seigneur et la charité envers le prochain pour le principal et pour l'essentiel môme, et par conséquent les doctrinaux leur servaient non pour penser de telle manière, mate pour vivre de telle manière : et quand pour toutes tant en général qu'en particulier l'amour pour le Seigneur et la Charité envers le prochain , c'est-à-dire le bien de la vie est l'essentiel, les Eglises , en quelque nombre qu'elles soient, n'en font qu'une, et chacune alors est en même temps dans le Royaume du Seigneur : tel est aussi le ciel; là, les sociétés sont innombrables, toutes sont distinctes, mais néanmoins elles constituent un seul ciel, parce que dans toutes il y a l'amour pour le Seigneur et la charité envers le prochain. Mais il en est tout autrement des Eglises qui disent que la foi est l'essentiel de l'Eglise, croyant que si l'on sait ce dogme et si on le pense, on est sauvé, et cela, quelle que soit la vie qu'on ait menée; quand il en est ainsi, plusieurs Eglises n'en font pas une seule, elles ne sont pas même des Eglises ; ce qui fait l'Eglise , c'est le bien de la foi , c'est-à-dire la vie même de l'amour et de la charité selon les choses qui appartiennent à la foi; c'est en vue de la vie qu'existent les doctrinaux, chacun peut le savoir ; que seraient les doctrinaux, s'ils n'avaient pas en vue une fin ? et que serait la lin si elle n'était la vie, ou si la vie ne devenait pas telle que les doctrinaux enseignent qu'elle doit être? Ils disent . il e$t vrai, que la foi même qui sauve est la confiance; mais cette conliance ne peut jamais exister que dans le bien de la vie; sans le bien de la vie, il n'y a aucune réception ; et où il n'y a aucune réception , il n'y a aucune conliance, si ce n'est parfois une apparence de conliance pendant les maladies de Pâme ou du corps, quand cessent les cupidités de l'amour de soi et du monde; mais chez ceux qui sont dans le mal de la vie, quand cette crise est passée ou changée, cette conliance trompeuse s'évanouit entièrement ; car il y a aussi une conliance chez les méchants; mais que celui qui veut savoir quelle confiance il a, examine attentivement chez lui les affections et les fins, ainsi que les exercices de Ki vie.

!2*»S3. \ ers. 20. Kl fui comlitvê le champ et la caverne qui y V. 42

(est,) à Abralutm en possession de sépulcre de la part des fils de Chetlt Et fut constitué lechamp cïla caverne gui y (est) , signifie que l'Eglise et sa foi : à Abraltam en possession de sépulcre, signifié était par le Seigoeur Seul au moyen de la régénération : de • la part des fils de Cheth, signifie composée des nations.

2984 . Et fut constitué le champ et la caverne qui y est, signifie que l'Eglise et sa foi : on le voit par la signification du champ, en ce qu'il est l'Eglise, N°* 2069, 2971 ; et par la signification de la caverne , en ce qu'elle est la foi, N°* 2935, 2071 ; il est dit l'Eglise et sa foi, parce que l'Eglise se dit du bien qui appartient à la charité, par conséquent à la vie, et que la foi se dit du vrai qui est adjoint.

2085. A AbraJiam en possession de sépulcre, signifie était par le Seigneur Seul au moyen de la régénération : on le voit par la représentation d'Abraham, en ce qu'il1 est le Seigneur, ainsi qu'il a été déjà dit très souvent ; par la signification de la possession en ce que c'est ce qui Lui appartient, par conséquent cefjui est au Seigneur seul, N? 2974 ; et par la signification du sépulcre, en ce qu'il est la régénération , N* 2916. -

2986. De la part des fils d& Cheth, signifie composée des nations : pn peut le voir par la signification fils de Cheth. Les fils de Cheth ne furent pas ceux chez quiTEglisc a été instaurée, mais ils sont ceux par lesquels cette Eglise.est représentée ; car touffes les dénominations dans la Parole sont des représentatifs, et ne signifient pas les personnes qui sont nommées , mais par elles elles désignent les choses qui appartiennent au Royaume du Seigneur et à l'Eglise ; que les tilsdc Cheth signifient la nouvelle Eglise, ou ce qui est la môme chose, ceux qui sont de la nouvelle Eglise, c'est ce qui a déjà été dit fort souvent; mais qu'ils signifient une nouvelle Eglise des Nations, ou composée des nations , c'est ce qu'on voit clairement d'après ce qui a été dit par -Abraham aux fils de Cheth : « Etranger et habitant moi je suis avec vous, » — Vers. k,x— ce qui a signifié que le Seigneur leur était inconnu, et que cependant il pouvait être chez eux , N* 2915, d'où l'on voit que par les -fils de Cheth est signifiée l'Eglise composée des nations ; il ne peut pas être dit des autres que le Seigneur leur soit inconnu. En dutre „ il. faut qu'on sache que quand une Eglise devient nulle, c'csl-â-dire quand la charité périt, et qu'une nouvelle Eglise est instaurée parle Seigneur,

îl est rare, si cela arrive jamais, qu'elle soit instaurée chez ceux où était la vieille Eglise, mais elle Test chez ceux où il n'y avait aucune Eglise auparavant , c'est-à-dire chez les Nations : il en a été ainsi, quand la Très-Ancienne Eglise a péri, la Nouvelle Eglise qui fut appelée Noach, ou l'Eglise Ancienne après le déluge, fut instaurée chez les nations, c'est-à-dire chez ceux où il n'y avait aucune Eglise auparavant; il en fut de mOmc quand cette Eglise périt, un simulacre d'Eglise fut institué chez les descendants d'Abraham nés de Jacob, par conséquent aussi chez les nations; car Abraham , lors de sa vocation, était gentil, voir N°*1356, 1092, 2559; les descendants de Jacob eux-mêmes en Egypte devinrent encore davantage gentils, au point qu'ils ne connaissaient nullement Jéhovah, ni par conséquent aucun culte Divin; après que ce simulacre d'Eglise eut été consommé, la Primitive Eglise fut instaurée avec des nations , les Juifs ayant été rejetés : il en sera de môme de cette Eglise qui est appelée Chrétienne. La raison pour laquelle le Seigneur instaure chez les Nations une nouvelle Eglise, c'est parce qu'elle n'ont aucun principe du faux contre les vrais de la foi, car elles ne connaissent pas les vrais de la foi : les principes du faux puisés dès l'enfance et ensuite confirmés, doivent d'abord être dissipés, avant que l'homme puisse être régénéré et devenir homme de l'Eglise; de plus, les nations ne peuvent par les maux de la \ie profauer les choses saintes, car celui qui ignore ce que c'est que le saint ne peut pas le profaner, N°' 593, 1008, 1010, 1059; les Gentils, parce qu'ils sont dans l'ignorance, n'ont point de pierres d'achoppement , ils sont ainsi, plus que ceux qui sont de l'Eglise, en état de recevoir les vrais, et tous ceux d'entre eux qui sont dans le bien de la vie reçoivent les vrais avec facilité, voir à leur sujet les N- 932, 1032, 1059, 1327. 1328, 1306, 2049, 2051, 2589 à 2004.

ISO AKCANES CÉLESTES

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