CHAPITRE SEIZIÈME
1886. Dans ce Chapitre , il s'agit d'ilagar et d'ismaël ; mais jusqu'à présent personne n'a su ce qui est représenté et signifié dans le Sens Interne par Hagar et par Isinaël ; et on n'a pu le savoir, parce que jusqu'à présent le Monde, môme le Monde Savant, a pensé que les Historiques de la Parole ne sont que des historiques et ne renferment rien de plus profond ; et quoiqu'on ait dit que chaque iota a été divinement inspiré, toujours est-il que par là on n'a rien entendu autre chose, sinon que ces historiques ont été révélés, et que quelque chose de dogmatique applicable à la doctrine de la foi peut en être déduit, et être utile à ceux qui enseignent et à ceux qui apprennent, et que par conséquent, comme ils ont été inspirés divinement, ils ont dans les mentais une force Divine, et opèrent le bien plus que tout autre livre d'histoire. Mais , considérés en eux-mêmes, les historiques font peu pour l'amendement de l'homme, et ne font rien pour la vie éternelle ; car dans l'autre vie les historiques sont mis en oubli. Qu'y servirait-il, en effet, de connattre l'histoire de la Servante Ilagar, de savoir qu'elle a été donnée à Abram par Saraï, de connaître celle d'ismaël, et même celle d' Abram? Pour entrer dans le Ciel, et y jouir de la joie, c'est-à-dire de la vie éternelle, les âmes n'ont besoin que de connattre les choses qui appartiennent au Seigneur et celles qui procèdent du Seigneur. C'est pour ces choses qu'il y a une Parole, et ce sont ces choses qni sont contenues dans les intérieurs de la Parole.
1887. L'inspiration consiste en ce que chaque expression de la Parole, tant dans les Livres Historiques que dans tous les autres , renferme des célestes qui appartiennent à l'amour ou au bien , et des spirituels qui appartiennent à la foi ou au vrai, par conséquent des Divins; car ce qui est inspiré par le Seigneur descend de Lui,et descend même à travers le Ciel Angélique , et par conséquent à travers le Monde des Esprits, jusqu'à l'Homme, chez lequel se présente tel qu'il est dans la lettre ; mais à sa première origine il est tout-à-fait différent; dans le Ciel, il n'y a aucun historique concernant le monde, mais tout est représentatif des Divins , et rien autre chose n'y est perçu, comme on peut aussi le Savoir en ce que là tout est ineffable ; si donc les Historiques ne sont pas les Représentatifs des Divins et parconséquent célestes, ils ne peuvent être divinement inspirés. C'est seulement par le Sens Interne que l'on connaît quelle est la Parole dans les cieux, car le Sens Interne est la Parole du Seigneur dans les deux.
1888. Que le Sens de la lettre de la Parole soit représentatif des Arcanes Divins, et qu'il soit le réceptacle des célestes et des spirituels du Seigneur, et par conséquent la cassette qui les contient, c'est ce que je puis illustrer par deux exemples ; en montrant dans le premier, que par David on entend non David mais le Seigneur; et dans le second, que les Noms ne signilient que des choses , d'où l'on pourra conclure qu'il en est de même de toutes les autres expressions. — Il est ainsi parlé de David dans Ezéchicl : « Mon Serviteur » David (sera) Roi sur eux , et il y aura un seul Pasteur pour eux » tous. Ils habiteront sur la terre, eux et leurs fils, et les fils de leurs » fils jusque dans C éternité; et David mon Serviteur (sera) leur » Prince éternellement.» — XXXVII. 24, 25. — Et dans Hosée : • Les fils d'Israël se retourneront et chercheront Jéhovah leur Dieu, » et David leur Roi. » — III. 5. — Ces choses ont été écrites par ces Prophètes après le temps de David, et cependant il est dit ouvertement que celui-ci sera leur Roi et leur Prince, d'où chacun peut conclure que par David dans le Sens interne on entend le Seigneur; il en est de même dans les autres passages où David est nommé, même dans livres historiques. — Que les noms des Royaumes, des Régions , des Villes et des hommes signifient les choses , c'est ce qu'on peut voir clairement dans les Prophètes: soit seulement pour
exemple ce passage dans Esaïe: • Ainsi a dit le Seigneur, Jéhovih
■ Zébaoth: Mon peuple, habitant de Sion, ne crains point Aschur; » il te frappera de la Verge, et son lèvera le bâton sur loi dans le chemin
■ de l' Egypte Jéhovah Zébaoth suscitera sur lui un flêau,comme la plaie » de Midian, au rocher d'IIoreb, et sonbàlon sur la mer, et il le lèvera
• dans le chemin de î Egypte. Il viendra contre Âjath; il passera a » Migron; il commandera par ses armes à Michmasch; il pas-
* sera parMabara; Gibèa sera notre hôtellerie ; Haramah tremblera, » G ibéa de Saùl s'enfuira; fais retentir de ta voix fille de Gallirti' » écoute Lajisch; malheureuse Anathoth ; Madména sera errante : les » habilans de Gébim se rassembleront ; il est encore un jour pour s'ary> rêter dans Nob; elle agitera sa main, la montagne de la fille de » Sion, la colline de Jérusalem. Il coupera avec le fer les fourrés de » la forêt; et le Liban sera renversé par le /Magnifique. • — X. 24, 26 à 34. — Il n'y a pour ainsi dire ici que des noms propres dont il ne résulterait aucun sens, si chacun de ces noms ne signifiait des choses ; et si le mental s'attachait à ces noms on ne reconnaîtrait jamais que ce fût là la Parole de Dieu. Mais qui est-ce qui croira que tous ces noms, dans le sens interne, contiennent des arcanes du Ciel, et renferment la description de l'état de ceux qui par des argumentations tirées des scientifiques , s'efforcent d'entrer dans les mystères de la foi ; que par chaque nom est décrite quelque spécialité de cet état ; et que ces argumentations sont dissipées par le Seigneur au moyen des célestes de l'amour et des spirituels de la foi ? D'après ce qui a été dit d'Aschur N" 119, 1186, on peut voir clairement qu'Aschur signifie le Raisonnement dont il s'agit ici ; et dans ce qui a été dit N°* 1164, 1165, 1462, on a la preuve que l'Egypte signifie les scientifiques ; qu'on voie et qu'on examine s'il n'en est pas ainsi ; il en est de même de tous les autres noms ; il en est aussi de même de chacun des mots.
1189. Dans ce Chapitre, il en est de même des noms d'Abram, de Saraî, d'Hagar et d'Ismaël ; mais quant aux choses que ces noms renferment, on peut voir quelles elles sont par le Contenu ( on Sommaire), puis par l'explication de chaque nom dans ce qui suit; toutefois ces choses sont de nature à ne pouvoir pas être expliquées de manière à être facilement saisies, car il y est traité du Rationnel du Seigneur, de la manière dont ce Rationnel a été conçu et est né, et de
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ma Servante dans ton sein , et elle a vu qu'elle a conçu , et je suis vile à ses yeux; que Jéhovah juge entre moi et toi.
6. Et Abram dit à Saraï: voici ta servante en ta main, fais-lui ce qui (semble) bon à tes yëux ; et Saraï l'humilia ; et elle s'enfuit de devant sa face.
7. Et l'Ange de Jéhovah la trouva vers une fontaine d'eau dans le désert, vers la fontaine dans le chemin de Schur.
8. Et il dit: Hagar, Servante de Saraï, d'où viens-tu? et où vastu? Et elle dit: de devant la face de Saraï ma Maîtresse moi je m'enfuis.
9. Et l'Ange de Jéhovah lui dit : Retourne vers ta Maîtresse, et humilie-toi sous ses mains.
10. Et l'Ange de Jéhovah lui dit : En multipliant je multiplierai ta Semence, et elle ne pourra être nombrée à cause de sa multitude.
11. Et l'Ange de Jéhovah lui dit: Voici, tu (es) enceinte, et tu enfanteras un fils, et lu appelleras son nom Ischmaël, parce que Jéhovah a entendu ton affliction.
12. Et celui-ci sera un homme farouche (onagre) ; sa main contre tous, et la main de tous contre lui ; et vis-à-vis les faces de tous ses frères il habitera.
13. Et elle appela le nom de Jéhovah qui lui parlait: Toi Dieu qui me vois ; parce qu'elle dit : N'ai-je pas vu encore ici après celui qui me voit?
\h. C'est pourquoi elle appela la fontaine, fontaine au Vivant qui me voit ; voici (elle est) entre Radesch et Bored.
15. Et Hagar enfanta à Abram un fils ; et Abram appela le nom de son lils , qu'Hagar enfanta, Ischmaël.
16. Et Abram (était) fils (âgé) de quatre-vingt-six ans, quand Hagar enfanta Ischmaël à Abram.
CONTENU
1790. Il s'agit, dans ce Chapitre, du premier Rationnel chez le Seigneur : ce Rationnel fut conçu par l'influx de l'Homme Interne dans ] l'affection des sciences de l'homme Externe. L'Homme Interne est Abram; l'affection des Sciences de l'homme
Externe est la Servante Egyptienne Hagar ; le Rationnel qui en est provenu est Ischmaël. Il est décrit tel qu'il fut; et plus tard, Chap. XXI. , il est chassé de la maison, après la naissance du Divin Rationnel du Seigneur, représenté par Isac.
1891. Le premier Rationnel du Seigneur selon l'ordre a été conçu par T Influx, ou par la conjonction de l'Homme Interne avec la vie de l' Affection des Sciences, qui appartient à l'Homme Externe. — Vers, 1, 2, 3. — Mais comme il venait de l'homme Externe, il fut d'une telle nature, qu'il méprisait le vrai intellectuel, — vers. à. — C'est pourquoi le Seigneur pensa à le subjuguer. — Vers. 5. 6, 7, 8, 9.— Et que, quand il aurait été subjugué, il deviendrait Spirituel et Céleste. — Vers. 10, 11. —Il est décrit quel il serait, s'il n'était pas subjugué, — vers. 12. — Intuition du Seigneur par son Homme Intérieur dans la cause. — Vers. 13, 14. — Le Rationnel est ainsi décrit quant à sa qualité: Enfin, état du Seigneur quand le Rationnel naquit — Vers. 15, 16.
SENS INTERNE
1892. Vers 1. Et Sarnï épouse d'Abram ne lui avait pas donné d'enfant; et elle avait une Servante Egyptienne, et son nom (était) Hagar. — Saraï épouse d'Abram ne lui avait pas donné d'enfant, signifie que l'Homme Rationnel n'existait pas encore ; Saraï est le Vrai adjoint au bien ; Abram est l'Homme Interne du Seigneur, Homme Interne qui est Jéhovah ; et elle avait une Servante Egyptienne, signifie l'affection des Sciences: et son nom était Hagar, signifie la vie de l'homme extérieur ou naturel.
1893. Saraï èpoused' Jbram ne lui avait pas donné d'enfant, signifie que l'homme rationnel ri existait pas encore : On le verra clairement dans la suite quand i s'agira d'Isac. Il y a, en effet, chez chaque homme, ainsi qu'il a été dit, un homme Interne , un homme Rationnel qui est intermédiaire , et un homme Externe qui est proprement dit l'homme Naturel ; ces hommes ont été représentés chez le Seigneur par Abraham, Isac et Jacob, l'homme Interne par Abraham, l'homme Rationnel par Isac, et l'homme Naturel par Jacob. L'Homme Interne chez le Seigneur a été Jéhovah Lui-Même. car le Seigneur a été conçu de Jéhovah ; c'est pour cela qu'il L'a
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tant de fois nommé son Père , et que dans la Parole il est appelé le seul Engendré de Dieu et ln Seul Fils de Dieu. L'Homme Rationnel ne naît pas en même temps que l'homme , mais alors naît seulement la faculté que l'homme puisse devenir rationnel, comme chacun peut le voir en ce que les enfans récemment nés ne sont doués d'aucune raison , mais deviennent rationnels par la suite du temps au moyen des sensuels externes et internes , selon qu'ils sont imbus de sciences et de connaissances: à la vérité, chez les enfans du Second âge il apparaît un Rationnel , mais néanmoins ce n'est pas le rationnel, c'en est seulement une sorte d'élément , ce que l'on reconnaît en ce que c'est chez les adultes et chez les vieillards que se trouve la raison. Dans ce Chapitre, il s'agit de l'homme Rationnel chez le Seigneur : le Rationnel Divin Même est représenté par Isaac ; mais le premier Rationnel avant d'être devenu Divin, est représenté par Ismaël ; c'est pourquoi ici ces mots . Sarai épouse d'Abraham ne lui avait pas donné 'd'enfant , signifient que le Rationnel Divin n'existait pas encore. Le Seigneur , ainsi qu'il a déjà été dit, est né comme un autre homme , et quant aux choses qu'il a tirées de Marie sa mère, il a été comme un autre homme ; et puisque le Rationnel est formé par les scientifiques et les connaissances qui entrent parles sensuels externes ou de l'homme externe , c'est de là que le premier Rationnel du Seigneur est né, ainsi qu'il naît chez tout autre homme ; mais comme toutes les choses qui étaient humaines chez Lui , il les rendait Divines par sa propre puissance, il en lit aussi de même du Rationnel: son premier Rationnel est décrit dans ce Chapitre , ainsi que dans le Chapitre XXI , où il s'agit aussi d'Hagar et d' Ismaël , vers. 9. à 21 , savoir , en ce que celui-ci fut chassé quand Isac , par lequel est représenté le Rationnel Divin , eut grandi.
1 89/j. Sarai est te vrai adjoint au bien: c'est ce qui a déjà été dit et expliqué , N* 1468 et ailleurs, Abraham est l'Homme Interne du Seigneur , Homme Interne qui est Jéhovah: c'est pareillement ce qui a déjà été dit et expliqué. Que l'Homme Interne du Seigneur , ou rîéhovah , soit dit Homme , c'est parce que personne n'est homme , que Jéhovah Seul , car l'Homme signifie dans son sens réel cet Être dont procède l'Homme : l'Être même , dont procède l'Homme , est le Divin, par conséquent le Céleste et le Spirituel ; sans le Divin Céleste et Spirituel il n'y a rien d'humain chez l'homme , mais il y III, 10
a quelque chose d'animal lel que chez les bêtes. C'est de l'Être de Jéhovah ou du Seigneur que tout nomme a ce qui fait qu'il est homme , el c'est de là aussi qu'il est appelé homme : le Céleste , qui fait l'homme , lui est douné afin qu'il aime le Seigneur et qu'il aime le prochain ; c'est ainsi qu'il est homme . parce qu'il est l'image du Seigneur , et parce qu'il a le céleste par le Seigneur ; autrement il est une bête féroce. Oue Jéhovah ou le Seigneur soit seul Homme , et que les hommes aient par Lui ce qui fait qu'ils sont dits hommes, et que tel homme soit plus homme que tel autre , c'est ce qu'on voit \ 01 49288 , 4775(55 ; ou peut en outre en trouver la preuve en ce que Jéhovah, ou le Seigneur, s'est montré comme Homme aux pères de la Très-Ancienne Église, et plus tard à Abraham ainsi , qu'aux Prophètes ; c'est |K)urquoi aussi quand il n'y eut plus sur la terre aucun homme ; ou quand il n'y eut plus rien de céleste ni de spirituel chez l'homme , le Seigneur a daigné prendre une nature humaine par cela qu'il est né comme un autre homme , et rendre divine cette nature ; ainsi il est même seul Homme. Lu outre , tout le Ciel représente devant le Seigneur l'image de l'homme , parce qu'il représente le Seigneur Lui-Méme ; de là le Ciel est appelé le Très-Grand Homme, par la raison surtout que le Seigneur y est tout dans tous.
1895. Et elle avait une Servante Egyptienne , signifie C affection des Sciences: cela est évident par la Signification de la Servante et par la signification de Y Egypte. Saraï , qui est la maîtresse ou la dame représente et signifie le vrai adjoint au bien, comme il a déjà été dit ; le Vrai adjoint au bien est le vrai intellectuel dans le Sens réel ; mais le Vrai rationnel est au-dessous de ce vrai , par conséquent inférieur ; le vrai rationnel naît des sciences el des connaissances vivifiées par l'affection qui leur correspond ; et cette affection appartenant à l'homme extérieur , doit servir le Vrai Intellectuel qui est chez l'homme Intime ; comme une servante sert sa maîtresse, ou uue domestique sa dame , c'est pourquoi cette affection est celle qui est représentée et signifiée par la servante Hagar. Il n'est pas possible d'exprimer, de manière à être tout d'abord compris, comment cela a lieu, car il faut qu'on sache auparavant ce quec'estquele Vrai Intellectuel dans le sens réel, et ensuite comment naît le rationnel, c'est-à-dire qu'il faut qu'on sache qu'il naît de l'homme Interne
GLNfcSU. CllAP. SEIZIÈME. 233
comme d'un pore, et de l'homme Extérieur ou Naturel comme d'une
mère ; sans la conjonction de l'un et de l'autre , il n'existe rien de rationnel. Le rationnel ne natt ni des sciences ni des connaissances ainsi qu'on le croit ; mais il naît de l'affection des sciences et des connaissances, comme on |>eut le voir seulement en ce que per» sonne ne peut devenir rationnel , à inoins que quelque plaisir ou affection des sciences et des connaissances ne l'inspire. L'affection , c'est la vie maternelle même ; le céleste même et le spirituel dans l'affection, voilà la \ic paternelle; de là , autant il y a d'affection, autant l'homme devient rationnel, et la qualité de sa rationalité est en raison de la qualité de son affection ; les scientitiques et les connaissances ne sont en elles-mêmes que des choses mortes ou des causes instrumentales, qui sont vivifiées parla \ie de l'affection: telle est dans chaque homme ta conception de l'homme Kationnel. Si la Servante était une Egyptienne . et si cette particularité est mentionnée , c'est parce que VÊygpte signifie les Sciences, comme il a déjà été expliqué, N" 1104. Ïltî5, 1186, 1402.
1806» Son nom était //oyat r, signifie la vie de l'homme extérieur ou naturel: on peut en avoir la preuve dans ce qui a été dit, et ensuite dans la signification é'ffugar, en ce qu'elle est étrangère ou en voyage dans un |>a\s étranger. Les étrangers (ou voyageurs) représentait ut ceux qui s'instruisaient . et le voyage représentait l'instruction et les règles de la VM . comme il a déjà été expliqué, N° 14o3. Lorsque, dans la Parole, il est dit: Mon nom est, comme ici , son nom était fiayar , cela signifie que le nom renferme quelque chose (jui doit être observé ; car appeler par le nom , c'est connaître quelle est la qualité, comme il a déjà été expliqué , N°' 144 , 145 . 340; il n'y a pas même le plus petit mot dans la Parole sans motif ni signification de quelque chose dans le sens interne.
1897. Vers. '2. Et Sa ra t dit ét slln am : Vois , je te prie, JéhovaU m'a fermée pour que je n'enfante point ; entre, je te prie, vers ma Serrante t peut-être scrai-je rétablie pur elle ? et Abram écouta la voix de Sara/. — Sarat dit ,/ùraiu, signifié uu'il a été ainsi perçu : Vois, je te prie, Jchovah m'a fermée pourane je n'en faute point, signifie l'état qui précède la naissance de l'homme intérieur ou de l'homme Divin rationnel : entre, je te prie, fer* ma Serrante, signifie la conjonction avec l'extérieur; peui'étw serai- je. réfnéfie par elle t signifie.
que le rationnel pouvait naître ainsi : et Abram écouta la voix de Saraï, signilio que cela ne pouvait se faire autrement.
1898. Sanii (lit à Abram, signifie qu'il a été ainsi perçu : on le voit par la signification de Saraï et d' Abram , savoir: en ce que Saraï est le Vrai adjoint au Bien, et Abram l'Homme Interne; ce qui a été dit par Saraï à Abram ne peut donc , dans le Sens interne, signifier aucune conversation , mais signifie la perception: la perception du Seigneur venait alors du Vrai adjoint au Bien , qui lui dictait comment cela aurait lieu. Il y a quelque chose de semblable chez rhomme céleste qui reçoit la perception ; c'est un certain Vrai adjoint au Bien , qui dicte ; plus tard c'est le Bien , d'après lequel ou par lequel le *rai est perçu. Que dans le Sens interne , dire, signifie percevoir, c'est ce qu'on voit N 0$ 1791 , 1815, 1819, 1822.
1899. Vais, je te prie, Jéhovah m'a fermée ponr que je n'enfante point , signifie l'état qui précède la naissance de l'homme Intérieur ou de l' Nomme Divin Rationnel: On en trouve la preuve dans ce qui a déjà été dit sur la conception et la naissance de l'homme Rationnel, savoir : Que l'Homme Divin Rationnel du Seigneur est représenté par Isac, tandis que son premier homme Rationnel qui devait devenir Divin est représenté par Ismaël : afin que ces choses fussent représentées , Saraï demeura stérile jusqu'à ce quismaël fût devenu un enfant du second âge. Voir Chap. XXI ; c'est pourquoi il est dit ici que Jéhovah t'a fermée pour quelle n'enfante point.
1900. Entre , je le prie, vert ma Servante, signifie la conjonction avec l'extérieur : on le voit aussi par ce qui a été dit précédemment, savoir: que le Rationnel de l'homme est conçu et engendré par l'homme Interne comme père, et par l'homme Extérieur comme mère. La vie même de l'homme vient de l'homme Interne, qui ne peut avoir avec l'homme Externe qu'une communication très obscure , avant que les vases récipiensqui appartiennent à la mémoire , aient été formés , ce qui a lieu par les connaissances et les sciences. L'influx de l'homme Interne se fait dans les connaissances et dans les scientifiques de l'homme Extérieur au moyen de l'affection ; avant que cela ait été fait, il y a, il est vrai , dans cet intervalle, communication , mais par les seules affections par lesquelles l'homme Externe est gouverné; de là seulement les mouvemens les plus coramuus ; de là certains désirs et certaines inclinations aveugles,
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telles qu'elles se montrent chez les enfans du premier âge ; mais cette vie devient par degrés plus distincts, à mesure que sont formés par les connaissances les vases de la mémoire , et par les rationnels les vases de la mémoire intérieure ; comme ces vases sont formés et disposés en série, et même en une telle série qu'ils se regardent les uns les autres respectivement comme des consanguinités et des affinités ou comme des sociétés et des familles , ainsi est perfectionnée la correspondance de l'homme Externe avec l'homme Interne , et elle l'est encore mieux par les rationnels qui sont intermédiaires; mais toutefois cela ne se fait pas d'une manière convenable , à moins que les connaissances, par lesquelles ils sont formés, ne soient des vérités ; car les célestes et les spirituels de l'homme Interne ne trouvent pour eux de correspondance que dans les vérités; ces vérités , dans les formes organiques de l'une et de l'autre mémoire , sont les véritables vases dans lesquels peuvent être adaptés les célestes de l'amour et les spirituels de la foi ; car alors le Seigneur les dispose selon l'idée et l'image des Sociétés du Ciel ou de son Royaume , de manière que l'homme devient en petite forme le Ciel ou le Royaume du Seigneur, ainsi que sont aussi appelés, dans la Parole , les mentais de ceux qui sont dans les célestes de l'amour et dans les spirituels de la foi. Mais ce qui vient d'être dit est seulement pour ceux qui aiment à penser plus profondément.
1901. Etpeut-être serai-je rétablie par elle, signifie que le rationnel pouvait naître ainsi: on en a la preuve dans la signification du mot être rétablie (être édifiée), quand il se dit de la génération ; ainsi cela s'entend sans explication. Saraï, ainsi qu'il a été dit, représente le Vrai Intellectuel qui, comme une épouse, a été adjoint au Bien : le Vrai intellectuel, qui est chez l'homme intime, est absolument privé d'enfans, ou comme une mère sans enfans, quand il n'y a pas encore quelque Rationnel dans lequel et par lequel il influe ; car sans le Rationnel , qui est l'intermédiaire , il ne peut influer avec quelque vrai dans l'homme extérieur, comme on peut le voir par les enfans du premier âge ; ceux-ci ne peuvent rien savoir de vrai, avant d'avoir été imbus de connaissances; mais, comme il a été dit, mieux et plus parfaitement ils sont imbus de connaissances, mieux et plus parfaitement le Vrai intellectuel, qui est dans l'intime ou dans le bien, peut être communiqué. Ce Vrai
intellectuel , représenté par Saraï , est le Spirituel infime qui influe par le Ciel, aiusi par une voie interne , et cela chez chaque homme, et qui vient continuellement au-devant des connaissances, lesquelles sont insinuées par les sensuels, et implantées dans la mémoire, ce que l'homme ignore, parce que c'est une chose trop pure pour qu'elle puisse être perçue par l'idée commune ; c'est comme une certaine Lumière qui éclaire, et donne la faculté de savoir, de penser et de comprendre. Le Rationnel, ne pouvant exister que par l'influx du Vrai intellectuel représenté par Saraï , ne peut être autre que son tils: quand le Rationnel est formé par les vrais qui ont été adjoints aux biens, et plus encore quand il est formé par les biens d'où procèdent les vrais , alors il est tils légitime ; avant cela il est aussi reconnu comme fils , mais non comme légitime , c'est le fils né de . la servante, néanmoins il est adopté; c'est pour cette raison qu'il est dit ici qu'e//c serait rétablie par elle.
1902. Et Abram écouta la voix de Saraï , signifie que cela ne pouvait se faire autrement: c'est ce que l'on doit voir par l'enchaînement des choses dans le Sens interne , et par la nécessité, en ce que le Rationnel no peut naître autrement chez l'homme. Si l'homme n'eût été imbu d'aucun mal héréditaire , le Rationnel naîtrait alors immédiatement du mariage des célestes de l'homme Interne avec ses spirituels , et par le Rationnel naîtrait le Scientifique, de manière que l'homme , aussitôt qu'il viendrait au monde aurait avec lui tout le Rationnel et tout le Scientifique ; cela serait en effet selon l'ordre de l'influx : on peut le conclure de ce que tous les animaux, quels qu'ils soient, naissent dans tout le scientifique qui leur est nécessaire et avantageux pour leur nourriture, leur défense, leur habitation et leur procréation , parce que leur nature est selon l'ordre. Pourquoi en serait-il autrement de l'homme , si ce n'était parce que chez lui l'ordre a été détruit, car il est le seul qui naisse sans aucune science ? Ce qui fait qu'il naît ainsi , c'est le mal héréditaire qu'il tient de son père et de sa mère; de là toutes ses facultés sont dans un complet renversement par rapport aux vrais et aux biens, qui ne peuvent être placés dans des formes correspondantes par l'influx immédiat des célestes et des spirituels procédant du Seigneur ; cela est cause qu'il faut que le Rationnel de l'homme soi! formé d'une manière tout-à-fait différente , ou par
une autre voie , c'est-à-dire par les scientifiques et les connaissances qui , s'insinuant par les sens , influent ainsi par une voie externe , par conséquent dans un ordre inverse; ainsi par le Seigneur l'homme devient rationnel d'une manière miraculeuse : Voilà ce qui est en* tendu par entrer vers ta Servante, ce qui signifie la conjonction de l'homme Interne avec l'homme Externe ; et par Abram écouta la voix de Saraï, ce qui signifie que cela ne pouvait se faire autrement. Le Seigneur, étant né comme un autre homme et ayant eu l'héré~ ditairc de sa mère, fut en cela semblable à un autre homme, afin que par des combats de tentations et par des Victoires, il remît toutes choses en ordre ; c'est aussi pour cela que son Rationnel fut conçu et naquit comme chez un autre homme , avec cette différence, que dans tout ce qui lui appartenait, en général et en particulier, il y avait intimement le Divin ou Jéhovah , par conséquent la vie d'amour envers tout le genre humain , pour lequel et pour le salut duquel il a combattu dans toutes ses tentations.
1908. Vers. 3. Et Saraï , épouse a" Abram, prit Hagar l'Egyptienne M Servante, à ta fin de dix années qu' Abram habitait dans ta terre de Canaan , et elle ta donna à Abram son mari , à lui pour femme. — .Saraï épouse d' Abram prit, signifie l'affection du vrai, laquelle, dans le sens réel, est Saraï épouse: Hagar l'Egyptienne sa servante, signifie la vie de l'homme extérieur et l'affection des sciences: à ta fin de dix années qu Abram habitait dans la terre de Canaan, signifie les rcliqu'u.-ûu bien et du vrai provenant du bien, que le Seigneur s'était acquises et par lesquelles ce rationnel fut conçu : et elle la donna à Abram son mari, à lui pour femme, signifie la conjonction par l'incitation de l'affection du vrai.
1904. Saraï épouse d' Abram prit, signifie l'affection du vrai, laquelle, dans le sens réel , est Saraï épouse . On en trouve la preuve dans la signification de Saraï , en ce qu'elle est le Vrai adjoint au bien, et dans la signification de Y épouse, en ce qu'elle est l'affection , ainsi qu'il a déjà été dit V' 915 , 1468. Il y a deux affections distinctes entre elles , l'affection du bien et l'affection du vrai ; lorsque l'homme est régénéré, l'affection du vrai précède, car il est affecté du vrai pour le bien ; mais lorsqu'il a été régénéré ♦ c'est 1'afler t ion du bien qui précède, et c'est d'après le bien qu'il est affecté du vrai; l'affection du bien appartient à la volonté, l'affection du
vrai appartient à l entendement. Les très-anciens instituèrent comme un mariage entre les deux affections ; le Bien, ou l'amour du bien, ils l'appelaient homme comme mari ; le Vrai ou l'amour du vrai , ils l'appelaient comme épouse ; la comparaison du bien et du vrai avec le mariage, tire son origine du Mariage céleste. Le Bien et le Vrai, considérés en eux-mêmes , n'ont aucune vie , mais ils tirent la vie de l'amour ou de l'affection , ils sont seulement les instrumens de la vie; aussi tel est l'amour qui affecte le bien et le vrai , telle est la vie , car le tout de la vie appartient à l'amour ou à l'affection : c'est de là que Sarai épouse signifie , dans le sens réel, l'affection du vrai , et ici , parce que l'intellectuel désirait le rationnel comme m fa nt . et que c'est au désir ou h l'affection de parler, c'est pour cela que dans ce Verset il est dit expressément : • Sarai , épouse » d'Abram, donna à Aùram son mari,» expression qu'il eut été inutile de répéter, car en elles-mêmes elles seraient surabondantes, si elles ne renfermaient pas de telles choses dans le Sens interne. Le Vrai intellectuel est distingué du Vrai rationnel , et celui-ci l'est du vrai scientifique, comme sont distingués entre eux l'Interne, l'Intermédiaire et l'Externe; le Vrai intellectuel est interne, le Vrai rationnel est intermédiaire , le Vrai scientifique est externe ; ils sont entre eux très distincts , parce que l'un est l'intérieur de l'autre: chez tout homme, le Vrai intellectuel, qui est interne ou dans son intime, appartient non à l'homme, mais au Seigneur chez l'homme; de là le Seigneur influe dans le Rationnel, où pour la première fois le Vrai se montre comme appartenant à l'homme, et par le rationnel dans le scientifique ; il est évident d'après cela que l'homme ne peut jamais penser comme par lui-même d'après le Vrai intellectuel , mais qu'il le peut d'après le Vrai rationnel et le Vrai scientifique, parce que ceux-ci se montrent comme lui appartenant Le Seigneur Seul , quand il a vécu dans le monde , a pensé d'après le Vrai intellectuel , parce que ce Vrai était son Divin conjoint au Bien, ou le Divin Spirituel conjoint au Divin céleste ; en cela , le Seigneur a été distingué de tout autre homme; penser d'après le Divin comme par Soi , n'appartient jamais à l'homme , et ne peut avoir lieu dans l'homme , excepté dans Celui qui a été conçu de Jéhovah. Comme c'est d'après le Vrai intellectuel , c'est-
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à-dire, d'après l'amour ou l'affection du Vrai intellectuel, que le Seigneur a pensé, c'est aussi d'après ce vrai qu'il a désiré le Rationnel ; c'est de là qu'il est dit ici, que Saraï épouse d'Abram, par laquelle on enteud l'affection du Vrai intellectuel , prit Ilagar l'Egyptienne et la doma à Abram son mari, à lui pour femme. Tous les autres arcanes v qui sont renfermés ici , ne peuvent être ni développés, ni expliqués de manière à pouvoir être compris, parce que l'homme est dans une très profonde obscurité , et n'a même aucune idée au sujet de ses Internes; en effet, il place dans le Scientifique, non seulement le Rationnel, mais encore l'Intellectuel, et ne sait pas qu'ils sont distincts, et même tellement distincts que l'intellectuel peut être donné sans le rationnel, comaie aussi le rationnel qui provient df? l'intellectuel peut être donné sans le scientifique, ce qui ne saurait paraître que comme uu paradoxe h ceux qui sont dans les scientifiques, et cependant c'est la vérité; mais il ne peut pas être donné que quelqu'un soit dans le Vrai scientifique , savoir, dans son affection et dans sa foi, s'il n'est pas dans le Vrai rationnel, dans lequel et par lequel le Seigneur inllue par le Vrai intellectuel. Ces arcanes ne se manifestent à l'homme que dans l'autre vie.
1905. Ilagar l'Egyptienne sa servante, signifie fa via de l'homme extérieur et l'affection des sciences : cela est évident par la signification à'Ilugar, dont il a déjà été parlé, N" 1895, 1896; et par la signification d'Egyptienne, ainsi que par celle de Servante, dont il a aussi été question au même endroit.
1906. si la fin de dix années qu Abram habitait dans ta terre de Canaan, signifie les reliquiœ du bien et du vrai provenant du bien, que le Seigneur s'était acquises : cl par lesquelles ce rationnel fut conçu: cela est constant d'après la signification de dix, en ce que ce nombre désigne les Reliquia?, Voir ci-dessus, !\° 576. Il a été dit et expliqué, N" 488, 530, 560 , 561 , 660 , 661, 798, 1050, ce que c'est que les Reliquia?, c'est-à-dire, que ce sont tous les états d'affection du bien et du vrai , dont l'homme est gratifié par le Seigneur, depuis la première enfance jusqu'à la fin de la vie; ces états sont serrés en lui pour l'usage de sa vie après la mort ; car tous les états de sa vie reviennent successivement dans l'autre vie , et alors ces états sont tempérés par les états du bien et du vrai
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dont le Seigneur Ta gratifié : c'est pourquoi , plus il a , dans la vie du corps, reçu de Reliquiîr, ou reçu de bien et de irai, plus ses autres états se présentent agréables et beaux, quand ils reviennent Chacun , pour peu qu'il y réfléchisse , peut voir clairement que cela doit être ainsi : quand l'homme naît , il n'a de soi-même rien de ce qui appartient au bien , mais il a été tout entier souillé du mal héréditaire, néanmoins en lui influe tout bien, par exemple , en ce qu'il aime ses parens, ses nourrices , ses semblables, et cela d'après l'innocence ; ce sont là des biens qui influent du Seigneur par le Ciel de l'innocence et de la paix, c'est-à-dire, par le Ciel intime, et ainsi l'homme en est imbu , quand il est dans le premier Age de l'enfance ; plus tard , quand il grandit , le bien , l'innocence et cotte paix de l'enfance, se retirent peu à peu ; et autant il est introduit dans le monde , autant il l'est dans les voluptés qui en proviennent, dans les cupidités, par conséquent dans les maux, et autant les célestes ou les biens de l'âge enfantin commencent à être séparés ; mais ils restent toujours, et par eux sont tempérés les états dont ensuite l'homme se revêt et qu'il s'acquiert; sans eux l'homme ne peut nullement être homme ; car les états des cupidités ou du mal seraient plus atroces que ceux de tout animal, s'ils n'étaient pas tempérés par les éfc \ts de l'affection du bien ; ces états du bien sont ce qu'on nomme les Reliquia* données par le Seigneur et implantées dans le caractère de l'homme, et cela quand l'homme ne le sait pas. Dans l'âge suivant, l'homme est aussi gratifié de nouvelles reliquia* , mais ces états ne sont pas de même dos états du bien , ce sont des états du vrai; car lorsqu'il grandit il est imbu de vrais, et ces vrais sont pareillement serrés chez lui dans son homme Inté rieur; par tes Reliqui i qui appartiennent au Vrai, et qui sont nées de l'influx des spirituels procédant du Seigneur, l'homme a la faculté de penser et aussi de comprendre ce que c'est que le bien et le vrai de la vie civile et morale, et en outre de recevoir lo vrai spirituel ou le vrai de la foi, mais il ne peut recevoir ce vrai que par les Reliquia' du bien dont il a été gratifié dans le premier âge de l'enfance. Qu'il y ait dos Reliquia 1 . et qu'elles soient serrées chez l'homme dans son rationnel intérieur, c'est ce que l'homme ignore absolument, par la raison qu'il pense que rien n'influe; mais que toutest quelque chose de naturel, né avec lui, et qu'ainsi
tout est en lui quand il est enfant, tandis que la chose se passe cependant d'une manière tout-à-fait opposée. Dans la Parole, il s'agit çà et là des Reliquia» (ou restes), et par elles sont signifiés ces états par lesquels l'homme devient homme, et cela , par le Seigneur seul. Mais les Reliquia? qui étaient chez le Seigneur furent tous les états Divins qu'il s'est acquis à Lui-Même , et par lesquels il a uni l'Essence Humaine à l'Essence Divine; elles ne peuvent pas être mises en comparaison avec les Reliquia 1 chez l'homme, car cellesci sont humaines et non pas divines : ces Reliquia* du Seigneur sont ce qui est signifié par les dix années qu' Abram habita dan* la terre de Canaan. Quand les Anges entendent la Parole , ils ne savent pas ce que c'est que Dix, mais aussitôt que ce nombre est nommé par l'homme , l'idée des Reliquia? se présente à eux ; car, dans la Parole, le nombre dh et les dîmes signifient les Reliquia? , comme on le voit d'après ce qui a été dit et exposé, N°* 576, 1738 ; et quand ils perçoivent que ce fut à la fin de dix mîm es au Abram habita dans la terre de Canaan, leur idée se porte sur le Seigneur et en même temps sur les choses innombrables qui sont signifiées par les Reliquia* chez le Seigneur, lorsqu'il était dans le monde.
1907. Et elle la donna à Abram sonmari, à lui pour femme, signifie la conjonction par C incitation de l'a ffectionduvrai : on le voit par ce qui a déjà été dit de Sara, épouse d' Abram , en ce qu'elle est l'affection du vrai dans le sens réel ; et par ce qui a été dit sur la conjonction de l'homme Interne avec la vie et l'affection de l'homme extérieur , conjonction d'où provient le rationnel. Si Hagar a été donnée à Abram , non pour épouse, mais pour femme , cela vient de ce que la loi de l'ordre Divin exige qu'il n'y ait mariage qu'entre un seul mari et une seule épouse; l'amour conjugal ne peut jamais être divisé; l'amour qui est divisé entre plusieurs n'est point l'amour conjugal, mais c'est un amour lascif. Dans la suite, par la Divine Miséricorde du Seigneur, il sera parlé de ce même sujet.
1908. Vers. h. Et il vint vers Hagar, et elle conçut; et elle rit qu'elle avait conçu, et sa Maîtresse fut vile à ses yeux. — // vint vers Hagar, signifie la conjonction de l'Homme Interne avec la vie qui appartient à l'affection des sciences: et elle conçut , signifie la première vie du rationnel : et elle vit quelle avait conçu, et su Maî-
Uon ' cs 'J* m > s 'g»'«> que ce rationnel dans sa concep-
lm î / vrai raôme ad J° iut au bie «-
ave / ^ Ua ' jar > si S ni fi e Ia injonction de l'homme Introuve la 1 ,C ^ a W ariient « ^/fiction des sciences ; on en vie de H PreUVedans,a signilication d'IJagar , en ce qu'elle est la Vers 1 me Prieur ou naturel , ainsi qu'il a déjà été dit ce Qu'on CeWe ViG 80,1 la Vie de raffecti on des sciences, c'est « a mm2 ÏT 1 ? ^ niUcatioa de Ia JS W rf«-e, comme
J:xtér?enr dUc - d ess U s. Il y a plusieurs affections de l'homme toutes -'I?" 1 ** consacrees a ^urs usages, mais au-dessus de Qu'en* * «'affection des connaissances et des sciences , lors- LelT//° UrflDqUen,0nimede>ienne ^itablement Rationnel, Interne" IT* P ° Ur ** h bieD et ,e vrai ' La vie mô ™ d * ^omme elle v p 6 t0UtCS ,6S affeclions de i'homme naturel , mais qui ont VanéC S( ' ,0n lGS liDSî qUaDd el,e influe daus ,cs affections elle de • P ° Ur im ,G m ° nde ' CeWe fiu est Vivi(iée P ar cetle vie > e t auio t 16111 V ' e ,nondailie ; ^ uand cI,e influe les affections LiJm méme P ° Ur tin 9 CettCfiB CSl Vlvifiée P ar celte vie - c t elle fect V,C corport ' 1Ie; U eD est ainsi PO" r toutes les autres af-
c tions: de là vient que les cupidités et les fantaisies vivent mais cl une vie contraire à l'affection du bien et du vrai: la vie qui influe n'est point appliquée à un objet autre que la lin; parce que la iu pour chacun est son amour, et que c'est uniquement
amour qui vit ; les autres objets en sont seulement des dé mations, qui tirent leur vie de la Un. Chacun peut voir quelle est sa vie, pourvu qu'il examine quelle est sa fin , non pas quelles sont ses lins, car elles sont innombrables, il y en a autant que d'intentions, et presqu'autant que de jugeinens et de conclusions dépensées; ce sont là des lins intermédiaires qui dérivent avec va riété de la fin principale, ou qui y tendent; mais qu'il examine la fin qu il préfère à toutes les autres « par rapport à laquelle toutes les autres sont considérées comme rien : S'il a pour lin soi-même et le monde , qu'il sache que sa vie est infernale; mais s'il a pour lin le bien du prochain, le bien commun, le Régne du Scicneur et surtout le Seigneur Lui-Même, qu'il sache que sa vie est céleste
1910. Et clic connu , signifie la première vie du Rationnel • on le voit par la signification de la conception . rn ce quVjjo h
première vie. Quant à ce qui concerne le Rationnel , ii reçoit sa vie, comme il a été dit, de la vie de l'homme Interne, laquelle influe dans la vie de l'affection des connaissances et des sciences de l'homme Extérieur : la vie de l'affection des connaissances et des sciences donne comme un corps au Rationnel , ou sert de vêtement à la vie de l'homme Interne , comme le corps sert de vêtement à l'âme ; les connaissances et les sciences n'agissent pas autrement : il y a une idée ou une ressemblance de l'âme et du corps dans chacune des choses qui sont chez l'homme , dans chacune de celles qui appartiennent à son affection , et dans chacune de celles qui appartiennent à sa pensée, car il n'y a rien, quelque simple qu'il se présente, qui ne soit composé et qui n'existe par un antérieur à soi.
1011. El elle vil quelle avait conçu, el sa Maîtresse fut vile à ses yeux, siijnifie que ce Rationnel, dans sa conception, méprisait le vrai même adjoint au bien : on en trouve la preuve dans la signification de la Maîtresse ou de Saraï, en ce qu'elle est le Vrai adjoint au bien. Le Rationnel premièrement conçu ne peut reconnaître le Vrai intellectuel ou le spirituel pour vrai, parce que ce rationnel puise dans les sciences qui viennent du monde et de la nature plusieurs illusions , et dans les connaissances du sens littéral de la Parole , des apparences qui ne sont pas des \ra\s, lesquelles illusions et apparences lui sont adhérentes : par exemple, c'est un Vrai intellectuel, que toute vie vient du Seigneur: le Rationnel premièrement conçu ne saisit point cela ; il pense que s'il ne vivait pas par soimême, il n'aurait rien de la vie, il s'indigne même s'il entend dire le contraire , comme je l'ai souvent remarqué chez les esprits qui sont attachés aux illusions des sens. C'est un Vrai intellectuel, que tout bien et tout vrai viennent du Seigneur: le Rationnel premièrement conçu ne saisit pas non plus cela , parce qu'il sent qu'il agit comme de soi-même ; alors il croit que si le bien et le vrai ne viennent pas de lui, il ne peut penser, ni à plus forte raison faire rien de bien et de vrai , et que s'ils venaient d'un autre il devrait se tenir en repos , et attendre continuellement l'influx. C'est un Vrai intellectuel, que du Seigneur il ne vient rien que le bien et pas le moindre mal :1e Rationnel premièrement conçu ne croit pas non plus cela, il pense que le Seigneur, gouvernant tout en général et
AHGANES CÉLESTES.
en particulier, le mal vient aussi de Lui, et qu'étant Tout-puissant, Tout-présent et le Bien même , et ne suprimant pas les punitions des médians dans l'enfer , il veut le mal comme châtiment des fautes, lorsque cependant le Seigneur ne fait de mal à personne et ne veut la punition de personne. C'est un Vrai intellectuel, que l'homme Céleste a, par le Seigneur, la perception du bien et du vrai , le premier rationnel : ou nie absolument la perception , ou croit que s'il percevait par un autre et non par soi-même, il serait comme inanimé ou sans aucune vie ; et même , plus le Rationnel pense d'après les scientifiques qui viennent des sensuels et d'après les philosophiques , et moins il saisit ces vrais et tous les autres vrais intellectuels , car les illusions qui viennent de là sont enveloppées d'ombres d'autant plus épaisses ; c'est pour cela que les savans croient moins que les autres. Puisque tel est le Rationnel premièrement conçu, il est évident qu'il regarde sa Maîtresse comme vile , c'est-à-dire qu'il méprise le Vrai intellectuel : le Vrai intellectuel ne se manifeste pas , c'est-à-dire , n'est pas reconnu , avant que les illusions et les apparences aient été dissipées ; et elles ne sont jamais dissipées , tant que l'homme raisonne sur les vrais mêmes d'après les sensuels et les scientifiques ; mais aussitôt qu'il croit, avec un cœur simple, qu'une chose est vraie , parce que le Seigneur l'a dite . les ombres des illusions se dissipent , et chez lui alors rien n'empêche qu'il ne comprenne. Toutefois, chez le Seigneur , il n'y eut aucune illusion , mais lorsque son Rationnel était nouvellement conçu, il y eut des apparences du vrai , lesquelles n'étaient pas des vrais en eux-mêmes, comme on le voit clairement par ce qui a été dit, IV 1061 ; de là aussi Son Rationnel, dans la première conception , méprisait le vrai intellectuel , mais successivement à mesure que son Rationnel devint Divin , les nuages des apparences se dissipèrent, et les Vrais Intellectuels se manifestèrent à Lui dans leur lumière, ce qui a été représenté et signifié par l'expulsion d'Ismaël de la maison d'Abram quand Isac eut grandi. On verra dans ce qui suit, N° 191 h , que le Seigneur n'a point méprisé le Vrai intellectuel, mais qu'il a perçu et vu que son Rationnel nouveau méprisait ce vrai.
1012. Vers. 5. Et Sara/ dit à Abram; non injure (est) sur toi; woij'ai mis m lotflfffc dans ton sein; et elle a va qu'elle a cohçh
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et je suis vile ù ses yeux : que Jèhouah juye entre moi et loi. — Saraï dit àAbram, signifie que l'affection du vrai perrut ainsi : mon injure est sur toi , moi j'ai mis ma set vante dans ton «fi», signifie qu'elle ne voulait pas prendre sur elle la faute: et elle a vu qu'elle a couru, signifie la vie première du Rationnel : et je suis vile à se» yeux, signifie ici comme précédemment, qu<" ce Rationnel dans sa conception méprisait le vrai même adjoint au bien : que Jéhovah juye entre moi cl toi , siguilie rindignalion du Seigneur.
1U13. Sarat dit ù Abram , siynific que V affection du vrai perçut ainsi: cela est évident d'après la signification do Sara/, en ce qu'elle est l'affction du vrai , N° HK>4 ; et d'après dire y en ce que, dans le Sens interne, c'est percevoir , ainsi qu'il a déjà été montré, N° 18l>8, où sont les mêmes paroles.
Mon injure est sur toi , moi j'ai mis wa Servante dans ton sein , signifie qu'elle ne voulait pas prendre sur elle la faute : on le voit sans explication. Ces paroles, dans le sens interne , renferment que le Seigneur perçut que ce premier Rationnel était tel, qu'il méprisait le vrai intellectuel, aussi le blàma-t-il ; car le Seigneur pensait par le vrai intellectuel, ainsi qu'ila été dit ci-dessus, V1D04, et ce vrai étant au-dessus du rationnel , il a pu percevoir et voir quel était le Rationnel, c'est-à-dire que te rationnel méprisait le \ rai intellectuel. <Jue le Seigueur ait pu percevoir et voir par son Homme Intérieur, quel était cher, lui le nouveau Rationnel, c'est ce qui est évident , en ce que l'Intérieur peut percevoir ce qui existe dans l'Extérieur, ou ce qui est la même chose, en ce que le supérieur peut voir ce qui existe dans l'inférieur; mais non vice versa. Ceux qui ont la conscience peuvent aussi faire cela et ont coutume de le faire ; car lorsque quelque chose influe contre le vrai de la conscience dans la pensée ou dans l'effort de la \olonté , non seulement ils l'aperçoivent, mais encore ils le blâment, ils vont môme jusqu'à s'affliger d'être tels ; ceux qui ont la perception le peuvent encore davantage, car la perception est intérieure dans le Rationnel; comment le Seigneur ne l'aurait-il pas pu, Lui qui eut la Perception céleste Divine , et la Pensée procédant de l'affection du Vrai intellectuel, qui est au-dessus du rationnel? aussi ne put-il que s'indigner, sachant que rien de mal ni de faux ne vient de Lui, et que d'après l'affection du Vrai il s'était appliqué avec la plus
grande sollicitude à faire que le rationnel fût pur: il est , d'après cela, bien évident que le Seigneur ne méprisait point le Vrai intellectuel, mais qu'il perçut que le premier rationnel chez lui méprisait ce vrai. II est impossible d'expliquer, de manière à pouvoir être compris , ce que c'est que le Vrai intellectuel ; c'est d'autant plus impossible que personne autre que le Seigneur, n'a pensé par cette affection ni par ce Vrai ; celui qui pense ainsi est au-dessus du Ciel angéliquc , car les Anges du troisième Ciel pensent non par le vrai intellectuel , mais par l'intérieur du Rationnel , tandis que le Seigneur, en tant qu'il a uni l'Essence Humaine à l'Essence Divine, a pensé par le Divin Bien Môme, c'est-à-dire, par Jéhovah: les Pères de la Très-Ancienne Église , qui eurent la perception , pensèrent parle Rationnel intérieur ; les Pères de l'Ancienne Église, qui eurent non la perception mais la conscience, pensèrent par le Rationnel extérieur ou naturel ; mais tous ceux qui sont sans conscience ne pensent nullement par le Rationnel, car ils n'ont pas le Rationnel, quoiqu'il semble qu'ils l'aient : mais ils pensent par le naturel sensuel et corporel : si ceux qui n'ont pas la conscience ne peuvent pas penser par le Rationnel , c'est, ainsi qu'il a été dit, parce qu'ils n'ont pas de rationnel: l'homme Rationnel, c'est celui qui pense le Rien et le vrai de la foi , jamais celui qui pense contre ce bien et ce vrai ; ceux qui pensent le mal et le faux sont extravagans dans leur pensée, aussi le Rationnel ne peut-il jamais se dire de ces derniers.
1 01 5. Et clic a ru qu'elle a cornu signifie la vie première du Rationnel : ou le voit par la signification de la conception , en ce qu'elle est la vie première, ici comme précédemment , N° 1910.
1916. Je suis vile à ses yeux , signifie que ce rationnel dans sa conception méprisait le vrai mîme adjoint au bien: on en trouve la preuve dans ce qui vient d'être dit , N« 1911 ,1914.
1917. Que Jéhovah juge entre moi et toi , signifie l'indignation du Seigneur: on le voit d'aprèsee qui vient d'être dit, par conséquent sans qu'il soit besoin d'explication. Il n'y a que ceux qui ont été dans les combats des tentations, qui puissent se former une idée de la manière dont ces choses se passent, dans les tentations il y a des vastations et des désolations , il y a des désespoirs et de là des souffrances et des indignations, outre d'autres mouveniens intericurb
douloureux , et cela varie et alterne selon les états du mal et du faux, qui sont excités par les mauvais génies et par les mauvais esprits, et centre lesquels on combat; les esprits diaboliques n'ont pas de plus grand désir que de trouver quelques faux ; il est même commun
chez eux d'introduire par eux-mêmes le faux et tout à la fois d'en accuser l'homme a l'instant; de là cette si grande indignation du Seigneur, dont le premier Rationnel ne renfermant aucun faux , mais dans lequel il y avait l'apparence du \rai, qui en soi n'était pas le \r;ti, ainsi qu'il a déjà été dit, N°* 1661, 1911 vers la fin.
1918. Vers. 6. Et Abraham dit à Sarat •' : Voici, la Servante {est) m ta main, fais-lui ce qui (semble) bon à tesyeur; et Sarat l'humilia ; et elle s'enfuit de devant sa face. — Et Abram dit à Sarat, signifie la perception : Voici, ta Servante (est) en ta main, signifie que ce rationnel conçu était sous le pouvoir du vrai adjoint au bien : Fais-lui ce qui (semble) bon à les ycua-, signifie l'empire : et Saraï l'humilia, signifie la subjugation : cl clic s'enfuit de devant sa face y signifie l'indignation de ce rationnel nouvellement conçu.
1919. Abram dit à Sarat, signifie la perception : on le voit d'après ce qui a été dit ci-dessus, N° 1898. La Perception du Seigneur a été représentée et est ici signifiée par ce que Abram a dit à Saraï; tandis que la Pensée procédant de la perception l'a été par ce que Saraï a dit à Abram ; c'était une Perception dont provenait la Pensée; ceux qui sont dans la Perception, ne tirent pas leur pensée d'autre part; mais toujours est-il que la perception est autre chose que la pensée. Pour qu'on sache que c'est autre chose, soit, pour éclaircissement, la Conscience ; La Conscience estime sorte de dictamen commun, par conséquent obscur, des choses qui influent du Seigneur par les Cieux; ce qui influe ainsi se fixe dans l'homme intérieur rationnel , et est là comme dans un nuage, et ce nuage s« compose des apparences et des illusions qu'on a sur les vrais et les biens de la foi; or, la Pensée est distincte de la Conscience, mais elle découle de la Conscience; car ceux qui ont la conscience pensent et parlent selon la conscience, et la pensée n'est autre que le développement des choses qui appartiennent à la conscience, et par conséquent la répartition de ces choses en idées et ensuite en paroles : De là vient que ceux qui ont la conscience sont tenus par le Seigneur, à bien penser du prochain, et sont détournés d'en mal
in
a5 ° ARCANES CÉLESTES,
pcnscrç aussi h Conscience ne peul-elle H,»,;* u qui ato, „i le prochain comme eux^T ^ *" «*" les vwi, * U foi : d'après ccL v LT2 " eJ ' S, ' m Wen Mr quelle différence ij v 7**r7,T ° rw ° , ' M ' «"P*" voir
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La Perception du Seignen TuZTJaT par conséquent du oKeV*^ r:*'*" 1 * inteUcctue, c, de l'affcctio de e r " comT TT * ^ N" 1004, 1M4 : la Perception Divtae dTs'e^T, ' ** * par aucune idée, pas même par Ï iÏÏ^* pas non plus Ctre décrite : b Pei erntinn a a ' donc £UM etsuiv. ISO,, «£ ^^X^Z^l ^Perception qui fut chez leSeigueur; StalEÏÏLTï,* gneur était Divine, elle s'étendait sur oui Tes Jl ' < ' USei - <es cieux , et puisqu'elle c^J^ttoT S ° m diU * ies Cieux , elle s'étendait sur toute e I s J ,i son?^ 1 ", S0,U car il y a nn tel ordre, nn tel enenaln t j t un ^ «*,, q„, est dans la perception des premières s ^ £ ' *"
cm «te unie à son Essm/v» IMuin« «♦ a.» i ligueur ^•nova,,, le Sei^fo^^ ^ZZ^oZT^ ceptton, parce qu'il fi,, a ^ iemn de J o , dre !J ^d "T" « par suite sur les terres; c'est de aéhovah ZZXtZï «ou on peut dire que Jébovah « l'Ordre même car £ ^ ™' l.u,Mème qu'il gouverne l'ordre, non senta, col^ P^nse, dans l'universel, mais encore dans les ni.,.™-. *«és; eu effet, c'est des choses Us plut^£. "T* Pa " iC, " i 'i éniverse. ; parler de ,'universe, 'e, 3* hères, ce serait absolument parler d'un ton dans ZZT? * aucune partie, et par conséquent parler ^Lo ctSu' ,'2 «'y aurait rien ; ainsi, dire que la Providence du s . 4 d ^rsCle e, n'est pas dans lopins peU e par C utÏ " UUi rcr la plus grande fausseté . et c'est présent 1 ' , M
no ,1T, eS Cb ° SeS P,US '"«"ulières, c'est StaZ^
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les plus sublimes saisissent autrement et pensent autrement 1920. Voici, ta Savante est en ta main, signifie que ce Rationnel conçu était sous ie pouvoir de l'affection du vrai adjoint au bien : on le voit par la signification de la main, en ce qu'elle est le pouvoir, ainsi qu'il a déjà été dit, N" 878; et par la signification tiHagar t Égyptienne, en ce qu'elle est l'affection des sciences, ainsi qu'il a aussi été dit ci-dessus. Après que le Rationnel a été conçu par Tinflux de l'Homme Interne dans la vie de l'affection des sciences de l'Homme Extérieur, alors par la Séri ante on entend aussi ce Rationnel délicat qui est dans l'utérus; mais lorsque le Rationnel est né et qu'il grandit, il est représenté par lsinaël, dont il sera parlé dans la suite. Que le Seigneur ait eu le pouvoir sur le Rationnel qui était cbez Lui, et qu'il l'ait subjugué par sa propre puissance, c'est ce qu'on verra dans ce qui va être dit
1021. Fat h- lui ce qui semble ton à tes yeux , signifie l'empire : cela est évident sans explication. Dans le sens interne, ces paroles représentent et signifient que le Seigneur, par sa propre puissance, a vaincu , subjugué et repoussé le mal , qui par l'héréditaire s'était aussi insinué dans ce premier Rationnel; car le Rationnel , comme il a été dit, avait été conçu de l'Homme Interne, qui était Jéhovah, comme d'un père, et était né de l'Homme Extérieur, comme d'une mère; tout ce qui venait de l'Homme Extérieur avait avec soi l'héréditaire, et aussi par conséquent le mal ; ce fut cet héréditaire que le Seigneur, par sa propre puissance, vainquit, subjugua et repoussa, et qu'enfiu il rendit Divin : Que ce fût par sa propre puissance, c'est ce qu'on voit par l'ensemble et par les parties de ce Verset ; ainsi , il a d'abord été dit : Ta Servante est en ta main, te qui signifie que ce Rationnel était sous son pouvoir; et maintenant il est dit: Fais-lui ce qui •cmblc bon à tes yeux, ce qui signifie l'empire sur lui ; et ensuite : Suraii l'humilia , ce qui signifie la subjugation. Ces paroles ont été adressées à Saraï, par laquelle est représenté le Vrai intellectuel, qui appartient au Seigneur Même, par lequel il pensa, ainsi qu'il a été dit, N°" 190A, 191 A, et par lequel il eut l'empire sur le Rationnel, comme aussi sur le naturel, qui appartenait à son homme Extérieur : Celui qui pense par le Vrai intellectuel , et qui perçoit par le Rien Divin; — Bien qui appartient aussi au Seigneur puisqu'il appartient au Pèlt, car il n'y a pas eu d'autre âme Lui,
— ne peut agir autrement que par sa propre puissance; c'est pourquoi, comme il a, par sa propre puissance, dompté et rejeté le mal qui venait de l'héréditaire , il a aussi , par sa propre puissance, uni l'Essence Humaine à l'Essence Divine; l'un est la conséquence de l'autre. Celui qui est conçu de Jéhovah n'a pas d'autre Interne ; c'està-dire, d'autre âme que Jéhovah; c'est pourquoi, quant à la vie môme 11 fut Jéhovah Lui-Même ; Jéhovah, ou la Divine Essence, ne peut être divisé, comme l'âme du père de l'homme, de laquelle est conçu l'enfant ; autant l'enfant s'éloigne de la ressemblance du père, autant il s'éloigne du père; par conséquent il s'en éloigne de plus en plus selon que l'âge avance, d'où résulte que l'amour du père envers ses enfants diminue selon qu'ils avancent en âge ; il en fut autrement du Seigneur, l'âge avançant quant à l'Humaine Essence, il ne s'éloigna pas , mais il s'approcha continuellement jusqu'à la parfaite union ; il est évident, d'après cela qu'il est un avec Jéhovah le Père, ainsi qu'il l'enseigne aussi Lui-Même d'une manière claire dans Jean, — XIV . 6, 8, 9, 10, 11.
1922. Et elle C humilia, signifie la subjugation : c'est une conséquence de ce qui a été dit.
1923. El elle s enfuit de devant sa face, lignifie l'indignation de ce rationnel nouvellement conçu : On le voit aussi sans explication ; car s'enfuir de devant la face n'est autre chose que ne pas supporter la présence, ce qui est une marque d'indignation. Ici est décrite l'indignation de ce rationnel contre le vrai intellectuel , de ce que le Vrai intellectuel ou le Seigneur a voulu l'humilier ou le subjuguer : Lorsque le Rationnel s'insurge contre l'Intellectuel, il existe une guerre intestine et de l'indignation de la part de celui qui est subjugué , ainsi qu'il arrive dans les tentations qui ne sont que des guerres intestines; elles sont aussi des débats et des discussions sur le pouvoir et l'empire , les maux combattant d'un côté et les biens de l'autre.
192Â. Vers. 7. Et V singe de Jéhovah la trouva vers une fontaine d'eaux dans le désert, vers la fontaine dans le chemin de Schur. — L'Ange de Jéhovah la trouva, signifie la pensée de l'homme Intérieur; Y Ange de Jéhovah est ici la pensée intérieure qui procède de l'Interne du Seigneur; vers une fontaine d'eaux dans le désert, signifie le vrai uaturel qui n'a pas encore acquis la vie : vers la fontaine dans
le chemin de Schur, signifie que ce vrai était de ceux qui procèdent des scientifiques.
1925. L'Ange de Je ho va h la trouva, signifie la pensée de l'homme intérieur, savoir, chez le Seigneur : on peut le voir par la représentation et la signification de XAnge de Jéhovah. Dans la Parole, il est quelquefois parlé de l'Ange de Jéhovah, et partout, quand il est pris dans le sens bon, il représente et signifie quelque essentiel chez le Seigneur et procédant du Seigneur; quant à ce qu'il représente et signifie , on peut le voir par l'enchaînement des choses. Il y eut des Anges qui furent envoyés vers des hommes, comme aussi il y en eut qui parlèrent par les Prophètes, mais ce qu'ils prononçaient ne venait pas des Anges , mais était transmis par les Anges, car l'état consistait alors à ne savoir autre chose sinon qu'ils étaient Jéhovah, cest-à-dire, le Seigneur ; mais aussitôt qu'ils s'étaient exprimés, ils revenaient dans leur ancien état, et parlaient comme d'eux-mêmes: il en a été ainsi des Anges qui ont prononcé la Parole du Seigneur, ce qu'il m'a été donné de connaître plusieurs fois par une expérience aujourd'hui semblable dans l'autre vie; dans la suite, par la Divine Miséricorde du Seigneur, je parlerai de cette expérience; voilà le motif pour lequel les Anges ont quelquefois été appelés Jéhovah, ainsi qu'on le voit clairement par l'Ange qui apparut à Moïse dans le buisson, et dont il est ainsi parlé : « L'Ange de Jèhovah apparut » à Moïse dans une flamme de feu, du milieu d'un buisson : Jèhovah » vit qu'il se détournait pour voir, et Dieu cria vers lui du milieu » du buisson. Dieu dit à Moïse : Je Suis Celui qui Suis. Et Dieu dit » encore à Moïse : Tu diras ainsi aux fils d'Israël : Jèhovah, le Dieu » de vos pères m'a envoyé vers vous.» — Exod., III. 2, 4, 14, 15; — par ce passage, on voit clairement que ce fut un Ange qui apparut à Moïse comme une flamme dans le buisson , et qu'il s'exprima comme s'il eût été Jéhovah , parce que le Seigneur ou Jéhovah parlait par lui : En effet, pour que le langage arrive à l'homme par des mots ou des sons articulés et dans le dernier degré de la nature, le Seigneur se sert du ministère des Anges, en les remplissant du Divin, et en assoupissant les choses qui sont leur propre, de manière qu'alors ils ne savent autre chose, sinon qu'ils sont eux-mêmes Jéhovah ; c'est ainsi que le Divin de Jéhovah, qui est dans les suprêmes tombe dans l'infime de la nature, dans lequel est l'homme quant
à la vue et à l'ouïe. Il en fut de même de l'Ange qui parla a Gidéon ; voici ce qui en est dit dans le Livre des Juges : « VAnge de Jého- > vah apparut à Gidéon, et lui dit : Jéhovah (e*i) avec toi, (qni es) » puissant par la force. Et Gidéon lui dit : En moi ! mon Seigneur! » Pourquoi tout cela uous arrive-t-il? Et Jéhovah le regarda, et dit: » Va dans ta force. Alors Jéhovah lui dit : certainement je serai avec » toi. » — VL 12, 13, 16 ; — et ensuite : « Gidéon vit que c'était » Y Ange de Jéhovah ; et Gidéon dit : Ah ! Seigneur Jéhovih ! Puisque t j'ai vu Y Ange de Jéhovah face à face. Et Jéhovah lui dit: La paix » (rsi) avec toi, ne crains point » — Ibid. Vers. 22 , 23 ; — là , c'était pareillement un Ange , mais il était alors dans cet état à ne savoir autre chose , sinon qu'il était lui-même Jéhovah ou le Seigneur. Dans un autre endroit du Livre des Juges : c VAnge de J, - » hovah monta de Gilgal à Bochim, et il dit , Je vous ai fait monter » d'Égypte, et je vous ai amenés dans la terre que j'avais promise » par serinent à vos pères, et j'ai dit : Je ne rendrai pas vaine mon a alliance avec vous pour l'éternité. » — IL 1 ; — là, c'est pareillement un Ange qui parle au nom de Jéhovah, en disant qu'il les a tirés de la terre d'i'gypte, lorsque cependant ce n'est pas un Ange qui les en a tirés, mais c'est Jéhovah, ainsi qu'il est dit dans beaucoup d'autres passages : on peut voir, d'après cela , comment les Anges ont parlé par les Prophètes, c'est-à-dire, que c'est le Seigneur Lui-Mémequi parlait, quoique ce fût par les Anges, et que les Anges n'ont pas dit la moindre chose d'eux-mêmes; que la Parole ait été prononcée par le Seigneur, c'est ce qu'on voit par plusieurs passages, et aussi dans Matthieu : « Afin que s'accomplit ce que le Sei- » giwur avait dit par le Prophète : Voici, une Vierge sera enceinte, » et elle enfantera un Fils. » — L 22, 23 ; — et ailleurs encore. Gomme le Seigneur parle par les Anges quand il parle avec l'homme, c'est de là que le Seigneur, dans la Parole , est souvent appelé Ange, et alors l'Ange signilie quelque essentiel chez le Seigneur et procédant du Seigneur, comme ici, où il signilie la pensée Intérieure du Seigneur; c'est pour cela encore que cet Ange est appelé aussi Jéhovah et Dieu dans ce Chapitre; par exemple dans le Vers. 13 : 9 Et Hagar appela le nom de Jéhovah qui lui parlait : Toi Dieu qui » me vois.» Ailleurs par les Anges il est pareillement signifié quelque fhote de spécial au Seigneur, comme dans Jean : « Les sept
» Moites sont les Ange* des sept Églises.. — Apoc. I. 20; — il c'y a pas d'anges des Églises, mais par ces anges est signifié ce qui appartient à l'Église , par conséquent ce qui appartient au Seigneur respectivement aux églises. Dans le Môme : « Je vis la grande et » haute muraille de la sainte Jérusalem, ayant douze portes, et douze » Anges aux portes , sur lesquelles étaient inscrits des noms qui ► sont (ceux) des douze Tribus de3 fils d'Israël. * — Apoc. X\I. 42; — 15, les douze Anges signifient la même chose qu?les douze Tribus, c'est-à-dire, tout c? qui appartient à la foi, par conséquent le Seigneur de Qui procède la foi et tout ce qui appartient à la foi* Dans le Même : « Je vis un Ange \olant dans le milieu du Ciel,
• ayant l'Évangile éternel. » — Apoc. XIV. 6; — là, l'Ange signifie l'Évangile, qui appartient au Seigneur seul. Dans Ésaïe: « V Ange » de ses fiiet* nous a sauvés; à cause de sou amour et à causede » sa clémence, il les a rachetés; et il les a pris et les a portés tous » les jours de l'éternité.» — LXIli. 0; — là, par l'Ange des faces on entend la miséricorde du Seigneur envers tout le genre humain, eu ce qu'il a racheté les hommes : pareillement, quand Jacob bénit les fils de Joseph il dit : t Que Y Ange qui m'a délivré de tout mal » bénisse ces enfants. » — Cén. XLVIÏI. 16; — Dans ce passage, l'Ange signifie aussi la Rédemption qui est l'œuvre du Seigneur. Dans Malachie : « Incontinent viendra vers son temple le Seigneur que
• vous cherchez , et Y Ange île ('alliance que vous désirez. » — III. 1 ; — que le Seigneur soit signifié par l'Ange, c'est ce qu'on voit clairement dans cet endroit, où il est appelé l'Ange de l'alliance à cause de son avènement; on voit encore plus clairement, dans l'Exode, que l'Ange signifie le Seigneur : « Voici, Moi j'envoie un » Ange devant toi, pour te garder dans le chemin, et pour te con- 9 duire au lieu que j'ai préparé; il ne souffrira point votre prévari- » cation, parce que mon nom cil au milieu de lui.» — XXIII. 20, 21 ; — d'après cela, il est donc évident que par l'Ange, dans la Parole, on entend le Seigneur; mais quant à l'attribut du Seigneur, l'enchaînement des choses dans lu sens interne le manifeste claire* ment.
1926. L'Auge de Jcftov th est ici la pensée intérieure qui procède de VI Même, dit Seigneur : on le voit, comme il a été dit, par lïnchainement des choses. Par l'Intérieur on entend ici ce qui, chez le
Seigneur, a été uni à Jéhovah , ou à son Interne : l'Union n'a pas été faite en un instant ni en une seule fois, mais elle s'est opérée successivement, savoir, depuis le second âge de son enfance jusqu'au dernier moment de sa vie dans le monde; et cela, principalement par les tentations et par les victoires; chaque tentation et chaque victoire contribuait à cette union ; autant même il s'unissait avec l'Interne ou Jéhovah, autant la Pensée devenait intérieure, et autant le Vrai Intellectuel était uni au Divin Bien : C'est cette Pensée qui est entendue par la pensée Intérieure qui procédait de l'Interne du Seigneur, et qui est représentée et signifiée proprement ici par Y Ange de Jéhovah,
1927. Vers une fontaine d'eaux dans le désert, signifie le Vrai naturel qui n'a pas encore acquis la vie : on en trouve la preuve dans la signification de la fontaine d'eaux, en ce qu'elle est le vrai ; et dans la signification du désert, en ce que c'est ce qui a peu de vital encore. C'est la même chose que ce qui est renfermé dans le sens interne de ce passage, dans Luc, où il est dit au sujet du Seigneur : « L'Enfant croissait et se fortiliait en esprit; il était cependant dans > les Déserts jusqu'aux jours de son apparition devant Israël. • — I. 80. — Que telle soit la signification de la fontaine d'eaux et du désert, c'est ce qui peut être confirmé par plusieurs passages de la Parole ; mais, comme il sera souvent, dans la suite, fait mention des fontaines, ainsi que du désert, ayant aussi cette même signification, c'est alors que , par la Divine Miséricorde du Seigneur, elle sera confirmée : On verra, par ce qui va être dit, ce que c'est que le Vrai qui n'avait pas encore acquis la vie.
1928. Vers la fontaine dans le chemin de Schur, signifie que ce vrai était de ceux qui procèdent des scientifiques : on le voit par la signification de la fontaine, du chemin, et de Schur : La fontaine , comme il a été dit, signifie le vrai ; le chemin signifie ce qui conduit au vrai et ce qui procède du vrai , ainsi qu'il a déjà été exposé .V 627; mais Schur signifie le scientifique qui est tel, qu'il est encore comme dans le désert, c'est-à-dire, qu'il n'a pas encore acquis la vie. Les vrais provenant des scientifiques sont dits acquérir la vie, quand ils s'adjoignent ou s'associent aux vrais dans lesquels influe le céleste de l'amour ; c'est là l'origine de la vie même du vrai : il y a des conjonctions de choses, par conséquent de vérités, comme il
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y a des conjonctions de sociétés dans le Ciel, auxquelles même elles correspondent ; car L'homme, quant à ses intérieurs, est une sorte de petit ciel ; les choses ou les vérités qui n'ont pas été conjointes selon la forme des sociétés célestes, n'ont pas encore acquis la vie, car avant cette conjonction le céleste de l'amour procédant du Seigneur ne peut pas influer convenablement; elles commencent à recevoir la vie, quand il y a forme semblable des deux côtés, ou quand le petit ciel de l'homme est l'image correspondante du très-graud ciel; personne auparavant ne peut être dit homme céleste : le Seigneur, qui de Lui-Mémc devait gouverner tout le ciel, remit dans un tel ordre les vrais et les biens chez son Homme Externe ou dans son Essence Humaine , quand il était dans le monde ; mais comme il perçut que son Rationnel nouvellement conçu n'était pas tel, — Voir ci-dessus, \ ers. h et 5. — Il en rechercha la cause, et il perçut que les vrais naturels, qui avaient eu pour origine les scientifiques, n'avaient pas encore acquis la vie, c'est-à-dire, n'avaient point été placés dans cet ordre céleste. Outre cela , les vrais de la foi n'ont jamais aucune vie, à moins que l'homme ne vive dans la charité ; tous les vrais de la foi découlent de la charité et sont dans la charité ; et quand ils sont dans la charité, ils ont la vie ; la vie est dans la charité, jamais elle n'est dans les vrais sans la charité. Que Scliur signifie le scientifique qui n'a point encore acquis la vie, c'est ce qui est évident par sa signification ; en effet, Schur était un désert non loin de la mer de Suph , par conséquent vers l'Égypte , comme on le voit dans Moïse : « Moïse fit partir Israël de la mer de » Suph, et ils s'en allèrent vers le Désert de Schur \ de là ils allé— ■ rent trois jours dans le désert, et ils ne trouvèrent point d'eaux. » — Exod., XV. 22. — Que Schur était vers l'Égypte, c'est ce qu'on voit aussi dans Moïse, où il s'agit des descendants d'Ismaël : c Us ha- » bitèrent depuis Chavillah jusqu'à Schur qui (est) en face de l'É- » gyptc.t — Gen., XXV. 18 ; — et dans Samuel : t Schaiil frappa » Amalek depuis Chavillah jusqu'où l'on vient à Schur qui (est) en
* face de l'Égypte.» — I Sam. XV. 7; — et ailleurs : c David se » répandit sur le Ceschuréen. et le Gisréen et l'Amalékite, qui de- » puis le siècle habitaient la terre, par où I on vieut dans Schur, ci
• jusqu'à la terre de l' Egypte, i— 1 Sam. XX VII. 8; — d'après ces passages, on peut voir que Schur signifie le premier scientifique. #t