ARCANES CL LEST ES
conscience, d'après laquelle ensuile il pense le vrai el fail ce qui esl droit, mais selon les vrais et les principes de droiture auxquels esl adapté le bien ou la charité.
2064. Vers. 10. El je la bénirai, et même je te donnerai d'elle un /ils; et je le bénirai, et il sera en nations; des rois de peuples sortiront d'elle. — Je la bénirai, signifie la multiplication du vrai : et même je' te donnerai d'elle un fils, signifie le rationnel : et je le bénirai, signifie la multiplication du rationnel : et il sera en nations, signifie les biens qui en proviennent : des rois de peuples sortiront d'elle, signifie les vrais provenant des vrais et des biens conjoints, qui sont les rois des peuples.
2065. Je la bénirai, signifie la multiplication du vrai : cela est évident par la signification d'être béni, en ce que c'est être enrichi de tout bien et de tout vrai, comme il a été dit dans la Première Partie, N- 981, 1096, 1420, 1422; ici, comme c'est de Sarah qu'il est dit que Dieu la bénirait, c'est l'abondance ou la multiplication du vrai, qui est signifiée, car Sarah, ainsi qu'il a déjà été expliqué, représente et signifie le Vrai du bien, qui est le vrai intellectuel ; c'est de ce vrai et de sa multiplication qu'il s'agit ici. Voir plus haut, N° 1904, ce que c'est que le vrai intellectuel.
2066. Et même je te donnerai d'elle un fils, signifie le rationnel : ou le voit par la signification du fils, en ce qu'il est le vrai, N°* 489, 491, 533, 1147; et comme tout rationnel commence par le vrai, ici le fils signifie le rationnel : le premier rationnel du Seigneur a été représenté et signifié par Ismaël, né de la servante llagar, il en a été question dans le chapitre XVI ; le second rationnel, dont il s'agit ici, est représenté et signifié par Isac, qui devait naître de Sarah ; celui-là, c'est-à-dire, celui qui a été représenté par Ismaël, fut le Rationnel qui a ensuite été expulsé de la maison ; mais le Rationnel qui est représenté par Isac est celui qui est resté dans la maison, parce qu'il était Divin. Mais, par la Divine Miséricorde du Seigneur, il sera parlé de ce Rationnel dans le Chapitre suivant, où il est question d'Isac.
2067. Et je le bénirai, signifie *a multiplicatio», savoir, la multiplication du Rationnel désigné par le fils : cela est évident par la signification à* être béni, en ce que c'est être enrichi de tout bien et de tout vrai, ainsi qu'il vient d'être dit.
genèse, chap. dix-septième
2068. El il sera en nations, signifie les biens qui en proviennent : on le voit par la signification des Nations, en ce qu'elles sont les biens; il en a été parlé dans la Première Partie, N- 1259, 1260, 1A16, 18A9.
2069. Des rois de peuples sortiront tf elle, signifie les vrais provenant des vrais et des biens conjoints, qui sont les rois des peuples : on en trouve la preuve dans la signification des Rois, en ce qu'ils sont en général tous les vrais, ainsi qu'il a été dit ci-dessus, N° 2015; et dans la signification des peuples,, en ce qu'ils sont aussi les vrais, et en général tous les spirituels, car les Rois se disent des peuples, et non de même des nations, si ce n'est quand les nations signifient les maux, Voir N°* 1250, 1260. Daus la Parole prophétique, les Rois et les Peuples sont plusieurs fois nommés, mais par eux on n'entend jamais des rois ni des peuples, car il n'est nullement question de Rois ni de Peuples dans la Parole même, qui est le sens interne, mais il s'agit des célestes et des spirituels qui appartiennent au Royaume du Seigneur, par conséquent des biens et des vrais; le sens de la lettre, de même que les mots du langage humain, présente seulement des objets pour l'intelligence du sens qui en procède. Ici, puisqu'il s'agit de Sarah, en ce que des Rois de peuples sortiront d'elle, et que Sarah signifie le Divin Vrai qui est au Seigneur, il est évident que des Rois de peuples signifient les vrais provenant des vrais et des biens conjoints, qui sont tous les Vrais de l'Église Interne, ou tous les intérieurs de la foi ; ces vrais, parce qu'ils procèdent du Seigneur, sont de tous côtés, dans la Parole, nommés Rois, et aussi fils du Roi, comme il a été expliqué ci-dessus, V 2015. Chacun peut voir que dans ces paroles, des Rois de peuples sortiront d'elle, il y a quelque Divin interne profondément caché ; car, dans ce verset il s'agit d'Isac, et il est dit de lui : je le bénirai, et il sera en nations, mais il est dit de Sarah, que des Rois de peuples sortiront d'elle; il a aussi été dit ci-dessus vers. 6, presque la même chose d'Abram, que des Rois sortiront de lui, mais non des Rois de peuples, comme en parlant de Sarah ; l'arcane, qui est dans ce passage, est trop profondément caché pour qu'il puisse être développé et décrit en peu de mots; d'après la représentation et la signification de Sarah, en ce qu'elle est le Divin Vrai, l'arcane se manifeste quelque peu, savoir, en ce que du Divin Bien du Seigneur désigné par Abraham sortira el existera
tout célestc-vrai, et que du Divio Vrai du Seigneur désigné par Sarah sortira et existera tout spirituel-vrai ; le Céleste-vrai est celui qui existe chez les Anges Célestes; et le Spirituel-vrai, celui qui existe chez les Anges Spirituels ; ou ce qui est la même chose, c'était le Célestc-vrai que possédaient les hommes de la Très-Ancienne Église qui exista avant le déluge et fut une Église céleste; et c'était le Spirituel-vrai que possédaient les hommes de l'Ancienne Église qui exista après le déluge et fut une Église spirituelle ; car les Anges, comme aussi les Hommes de l'Église, sont distingués en Célestes et en Spirituels; les célestes sont distingués des spirituels par l'amour dans le Seigneur, les spirituels sont distingués des célestes par l'amour envers le prochain : mais il n'est pas possible d'en dire davantage sur le céleste-vrai et sur le spirituel- vrai, avant qu'on sache quelle distinction il y a entre le céleste et le spirituel, ou, ce qui est la même chose, entre l'Église Céleste et l'Église Spirituelle; Voir sur ce sujet ce qui a été dit dans la Première Partie, N" 202, 357, 1577; puis, avant qu'on sache ce qu'était la Très-Ancienne Église, et ce qu'était l'Ancienne Église, N" 507, 607, 640, 765, 1114 à 1125, et en plusieurs autres endroits ; et enfin, avant qu'on sache qu'avoir l'amour dans le Seigneur est le céleste, et avoir l'amour envers le prochain, le spirituel, N* 2023. Au moyen de ces notions l'arcane se manifeste, on voit que les Rois qui sortiront d'Abraham, vers. 6, signifient les célestes-vrais qui influent du Divin Bien du Seigneur; et que les Rois de peuples qui sortiront de Sarah , et dont il s'agit dans ce verset, signifient les spirituels-vrais qui influent du Divin vrai du Seigneur; en effet, le Divin Bien du Seigneur ne peut influer que chez l'homme céleste, parce qu'il influe dans sa partie volontaire, comme chez la Très-Aucienne Église, tandis que le Divin \rai du Seigneur influe chez l'homme spirituel, parce qu'il influe seulement dans sa partie intellectuelle, qui chez lui a été séparée de sa partie volontaire, N° 2053 f.; ou, ce qui est la même chose, le Céleste-bien influe chez l'homme céleste, le Spirituel-bien chez l'homme spirituel ; aussi le Seigneur apparaît-il comme Soleil aux Auges célestes, et comme Lune aux Anges spirituels, N" 1529,
2070. Vers. 17. Et Abraham tomba sur ses faces, et il rit, et il dit ai sou cœur : XaUra-t-H ttun fils (homme dgé) de cent ans? et
Sarah fille (âgée) de quatre-vingt-dix ans cnfuntera-t-ellef — Et Abram tomba tnr ses faces, signifie l'adoration : et il rit, signifie l'affection du vrai : et il dit en son cœur, signifie qu'il pensa ainsi : naîtra t-il d'ttn fils (homme âgé) de cent ans? signifie qu'alors le Rationnel de l'Essence Humaine du Seigneur serait uni à son Essence Divine : et Sarah fille (âgée) de quatre-vingt-dix ans cnfantera-t-ellc? signifie que le vrai conjoint au bien fera cela.
2071. Abraham tomba sur ses faces, signifie l'adoration : on le voit par la signification de tomber sur ses faces, en ce que c'est adorer ; il en a été parlé ci-dessus, N" 1999.
2072. Et il rit, signifie l'affection du vrai : on peut le voir par l'origine et l'essence du rire; son origine n'est autre que l'affection du vrai ou l'affection du faux ; de là la gaîté et l'allégresse qui se peignent sur le visage par le rire; de là il est évident que l'essence du rire n'est pas autre chose ; le rire, il est vrai, est quelque chose d'externe qui appartient au corps, puisqu'il appartient à la face, mais dans la Parole les intérieurs sont exprimés et signifiés par les extérieurs, comme toutes les affections intérieures du caractère et du menial le sont par la face, comme l'ouie intérieure et l'obéissance le sont par l'oreille, comme la vue interne et l'entendement le sont par l'œil, comme la puissance et la force le sonl par la main et le bras, et ainsi du reste; de même l'affection du vrai est exprimée et signifiée par le rire : dans le Rationnel de l'homme est le vrai, qui est le principal ; il y a aussi dans le rationnel l'affection du bien, mais celleci est dans l'affection même du vrai comme âme du vrai ; l'affection du bien, qui est dans le rationnel, ne se montre point par le rire, mais elle se manifeste par une certaine joie et de là par un plaisir de volupté qui ne produit pas le rire, car dans le rire, pour l'ordinaire, il y a aussi quelque chose qui n'est pas le bien. Si dans le Rationnel de l'homme le vrai est le principal, c'est parce que le Rationnel est formé par les connaissances du vrai, car s'il ne l'est pas par elles, jamais personne ne peut devenir rationnel; les connaissances du bien sont pareillement des vrais comme les connaissances du vrai. Que le rire signifie ici l'affection du vrai, c'est ce qu'on peut voir, en ce qu'il est rapporté ici qu'Abraham a ri, et que Sarah fit de môme tant avant qu'après la naissance d'Isac, et en ce que Isac reçut son nom du Hirc, car Isac signifie le rire; qu'Abraham ait ri en
entendant parler d'Isac, c'est ce qu'on voit par ce Verset, car il est dit que, lorsqu'Abraham eut entendu qu'il aurait un fils de Sarah, il rit; que Sarah ait ri aussi avant la naissance d'Isac, quand Jéhovah lui eut dit qu'elle enfanterait, on le voit par ce passage : « Sarah » écoutait à la porte de la tente ; et Sarah rit en elle-même, en di- » sant : Après que j'ai vieilli, aurai-je de la volupté? et mon Sei- » gneur (est) un vieillard I Et Jéhovah dit à Abraham : Pourquoi » Stirali a-t-elle ri de ceci? en disant : Est-ce que vraiment j'enfan- » terai aussi? et moi je suis vieille! Sarah nia, en disant: Je n'ai » point ri ; parce qu'elle eut peur. Et il dit : Non ; mais tu as ri. »— Gen., XVIII. 12, 13, 15; — enlin, qu'elle ait ri encore après la naissance d'Isac, cela est constant d'après ce passage : « Abraham » appela le nom de son fils, Jischach : (le Rire.) Sarah dit : Dieu m'a » donné le Rire; quiconque entendra rira avec moi. » — Gen., XXI. 3, 6. — Si rire, et le nom d'Isac qui signifie le rire, ne renfermaient par ces arcanes, ces circonstances n'auraient nullement été mentionnées.
2073. // dit en son cœur, signifie qu'il pensa ainsi : on le voit sans explication.
2074. Naîtra-t-il d'un fils (homme âgé) de cent ans ? signifie qu'alors le Rationnel de l'Essence Humaine du Seigneur serait uni à son Essence Divine : cela est évident par la signification de cent, dont il a déjà été parlé ; Voir N° 1988.
2075. Sarah fille (âgée) de quatre-vingt-dix ans enfantera-tellc ? signifie que le vrai conjoint au bien fera cela : on en trouve la preuve dans la représentation et la signification de Sarah, en ce qu'elle est le vrai conjoint au bien, ou le vrai Div in ; et dans la signification du nombre Quatre- vingt-dix, ou, ce qui est la môme chose, du nombre Neuf; chacun doit nécessairement être surpris que le nombre des cent années, dont Abraham était âgé, signifie que le Rationnel de l'Essence Humaine du Seigneur serait uni à l'Essence Divine ; et que le nombre des quatre-vingt-dix années, dont Sarah était âgée, signifie que le vrai conjoint au bien ferait cela ; mais comme il n'y a rien qui ne soit céleste et Divin dans la Parole du Seigneur, le céleste et le Divin sont aussi dans les nombres mêmes qui s'y trouvent. Que dans la Parole, tous les nombres, ainsi que tous les noms, quels qu'ils soient, signifient des choses, c'est ce qui a été expliqué dans laPre-
GENfcSfc. CHAP. DIX-SEPTIÈME. 3G1
mière Partie, N M 482, 487, 488, 493, 575, 647, 648, 755, 813, 893, 1988 : maintenant, que le Nombre Neuf signifie la conjonction, et à plus forte raison le Nombre Quatre-vingt-dix, qui est composé de Neuf multiplié par Dix, — car Dix signifie les Reliquia? par lesquelles s'opère la conjonction, comme on le voit par ce qui a été dit ci-dessus, N° 1988 f.. — c'est aussi ce dont on peut avoir la preuve par les représentatifs et les significatifs suivants : Il était ordonné qu'au Dixième jour du Septième mois, ce serait le jour des expiations, et que ce serait le Sabbath du Sabbatli ; qu'au Neuvième du Septième mois, au soir, depuis un soir jusqu'à l'autre soir on célébrerait le Sabbath, — Lévit., XXIII. 27, 32; — dans le sens interne, ces nombres signifient la conjonction par les Reliquia?, savoir. Neuf la conjonction, et Dix les reliquia?; qu'il y ait un arcane Divin caché et renfermé dans ces nombres, c'est ce qu'on voit avec évidence par les Mois et les Jours de l'année, qui devaient être regardés comme saints ; par exemple, par tout Septième jour, en ce que c'était alors le Sabbath ; par le Septième mois, comme ici, en ce que c'était alors le Sabbath du Sabbath, pareillement par la Septième année; puis par la sept fois septième année, en ce que c'était alors le commencement du Jubilé; il en est de môme des autres nombres dans la Parole, par exemple, de Trois, qui signifie presque la même chose que Sept ; de Douze, qui signifie toutes les choses appartenant à la foi; du nombre Dix, qui, de même que les Dîmes, signifie les reliquia?, N° 576; et ainsi du reste; par conséquent ici, dans leLévitique, si le nombre Dix et le nombre Neuf ne renfermaient pas des arcanes, il n'aurait nullement été ordonné que ce Sabbath du Sabbath serait au Dixième jour du Septième mois, ni qu'on le célébrerait le Neuf du mois ; telle est la Parole du Seigneur dans le sens interne, quoique dans le sens historique il ne se manifeste rien de semblable. II en est de même de ce qui est rapporté du siège de Jérusalem fait par Nébuchadnezar la neuvième année de Zidkiah, et de sa destruction dans la Onzième Année, le Neuvième jour du Mois: il en est ainsi parlé dans le Second Livre des Rois : « C'était la JYeu- » vièrne Année depuis que régnait Zidkiah, dans le Dixième Mois, » le Dix du Mois; Nébuchadnézar, Roi de Babel, vint contre » Jérusalem ; et la ville fut assiégée jusqu'à la Onzième Année du » Roi Zidkiah ; le Neuf du Mois, et la famine augmenta dans la ville
h et il n'y eut point de pain pour le peuple de la terre; et la ville » fut prise d'assaut. » — XXV. 1, 3, 4; — par la Neuvième année, le Dixième mois, et par la Onzième année et le Neuf du mois, lorsque la famine était dans la ville et qu'il n'y avait pas de pain pour le peuple de la terre, il est signifié, dans le sens interne, qu'il n'y avait plus aucune conjonction par les choses qui appartiennent à la foi et à la charité; la famine dans la ville et point de pain pour le peuple de la terre, signifie qu'il ne restait plus rien de la foi, ni rien de la charité; c'est là le sens interne de ces paroles, sens qui ne se montre nullement dans la lettre; et de semblables vérités ressortent encore moins des livres historiques de la Parole que de ses livres prophétiques, parce que les détails historiques s'emparent de l'attention, au point qu'on a peine à croire que quelque chose de plus élevé y soit caché, lorsque cependant tous les faits sont des représentatifs, et que les paroles elles-mêmes sont partout des significatifs : ces choses sont incroyables, mais toujours est-il qu'elles sont vraies, Voir N" 1769 à 1772.
2076. Vers. 18. El Abraham dit à Dieu : Oh ! que Jischmaël vive t devant Toi ! — Abraham dit à Dieu, signifie la perception du Seigneur par l'amour : Oh ! que Jischmaël vive devant Toi, signifie le désir que les autres, qui sont rationnels par le vrai, ne périssent point.
2077. Abraham dit à Dieu, signifie la perception du Seigneur par l'amour : on le voit par la signification de dire à Dieu, en ce que c'est percevoir, comme il a déjà été expliqué très souvent : qu'Abraham signifie ici le Seigneur dans un tel état et dans un tel âge, c'est ce qui a été dit ci-dessus, N° 1989. Que le Seigneur ait dit cela par amour, c'est ce qu'on voit clairement, car l'affection de l'amour brille dans les paroles mêmes, puisqu'il est dit : Oh! que Jischmaël vive devant Toi. L'Affection ou l'Amour du Seigneur fut Divin, savoir, envers tout le genre humain qu'il a voulu s'adjoindre entièrement et sauver pour l'éternité par l'union de son Essence Humaine avec son Essence Divine; on peut voir dans la Première Partie, ce qui a été dit sur cet amour, N° 1735; et que le Seigneur par cet amour a continuellement combattu contre les enfers, N°* 1690, 1789, 1812 ; et que dans l'union de son Humain avec son Divin, il n'a eu en vue que la conjonction du Divin avec le genre humain, N° 203A,
ci-dessus. L'Amour, tel qu'il appartient au Seigneur, surpasse tout entendement humain, et il est surtout incroyable pour ceux qui ne savent pas ce que c'est que l'amour céleste, dans lequel sont les Anges; ces Anges, pour sauver une âme de l'enfer, regardent la mort comme rien ; bien plus, s'ils le pouvaient, ils subiraient l'enfer pour elle; de là l'intime de leur joie consiste à transporter au Ciel quelqu'un qui ressuscite d'entre les morts ; toutefois ils avouent que rien de cet amour ne vient d'eux-mêmes, mais que tout ce qui appartient tant en général qu'en particulier à cet amour procède du Seigneur seul ; ils s'indignent même, si quelqu'un pense autrement.
2078. Oh! que Jischmacl vive devant Toi, signifie le désir que les autres, qui sont rationnels par le vrai, ne périssent point : on en trouve la preuve dans la représentation et par suite dans la signification de Jischmacl, en ce qu'il est le Rationnel, comme on l'a vu dans le Chapitre précédent où il a été question de Jischmaël. Il y a deux genres d'hommes au-dedans de l'Église, les Spirituels et les Célestes; ceux-là, savoir, les Spirituels, deviennent rationnels par k» vrai, tandis que ceux-ci, ou les célestes, le deviennent par le bien ; on peut voir ci-dessus, N° 2069, et en plusieurs endroits de la Première Partie, quelle distinction il y a entre les hommes Spirituels et les hommes Célestes : ceux-là, savoir, les Spirituels, qui deviennent rationnels par le vrai, sont ici désignés par Jischmaël ; car le Rationnel vrai est Jischmaël dans son sens réel, ainsi qu'il a déjà été expliqué, N°* 1893, 1949, 1950, 1951. Ce Rationnel vrai, quand il est adopté et désiré par le bien, comme il l'est ici par le Seigneur que désigne Abraham, signifie le spirituel, par conséquent l'homme spirituel, ou ce qui est la même chose, l'Église spirituelle, dont le Seigneur a désiré la salvation par son amour Divin, ainsi qu'il vient d'être dit, N° 2077; voilà ce qui est exprimé par ces paroles : Oh ! que Jischmaël vive devant Toi !
2079. Vers. 19. Et Dieu dit : Féritablement Sarah ton épouse t'enfantera un fils, et lu appelleras son nom Jischack, et j'établirai mon alliance avec lui en alliance étemelle pour sa semence après lui. — Dieu dit, signifie la réponse qui a été perçue : Véritablement Sarah ton épouse, signifie le Divin vrai conjoint au bien : t'enfantera un fils, signifie que le Rationnel procédera de ce vrai : et tu appelleras son nom Jischack, signifie le Rationnel Divin : et j'établirai mon «/-
Uanee avec lui signifie l'union : en alliance éternelle, signifie une union éternelle : pour sa semence après lui, signifie ceux qui auront la foi dans le Seigneur.
2080. Dieu dit, signifie la réponse qui a été perçue : on le voit par la signification de dire, en ce que c'est percevoir; ainsi qu'il vient d'être montré, N° 2077; et comme dans le Verset précédent il y a : Abraham dit, ce qui signifiait la perception, et ici : Dieu dit ou répondit, il s'en suit que cela signifie la réponse qui a été perçue ou la réponse de la perception ; dans toute perception, il y a et la proposition et la réponse ; la perception de l'une et de l'autre est exprimée ici, dans le sens historique, par Abraham d'il à Dieu, et par Dieu dit : que Dieu dit, ce soit percevoir, on le voit, N°* 1791, 1815, 1819, 1822, 1898, 1919, et ci-dessus dans ce Chapitre en plusieurs endroits.
2081. Véritablement Sarah ton épouse, signifie le Divin vrai conjoint au bien : cela est évident d'après la représentation et par suite d'après la signification de Sarah, en ce qu'elle est le Divin vrai conjoint au bien, comme il est dit ci-dessus, N° 2063.
2082. Tenfantera un fils, signifie que le rationnel procédera de ce vrai : on le voit par la signification du fils, en ce qu'il est le vrai, ici le vrai rationnel, comme il a aussi été dit ci-dessus, N° 2066.
2083. El tu appelleras son nom Jischack, signifie le Rationnel Divin : on en trouve la preuve dans la représentation d'isac, puis dans la signification de son nom dans le sens interne : Dans la représentation d'isac : Abraham, ainsi qu'il a souvent été dit ci-dessus, représente l'Homme Interne du Seigneur, tandis qu'Isac représente son Homme Rationnel, et Jacob son Homme Naturel ; l'Homme Interne du Seigneur fut Jéhovah lui-même; son Homme Rationnel, ayant été conçu de l'influx de l'Homme Interne dans l'affection des sciences de l'Homme Externe, N OÏ 1896, 1902, 1910, provenaitdu Divin ainsi conjoint à l'Humain; de là le premier Rationnel représenté par Jischmaël fut Humain , mais ce Rationnel fut rendu Divin par le Seigneur, et ainsi il est représenté par Isac : Dans la signification du nom; le nom d'isac vient du Rire, et comme le Rire dans le sens interne signifie l'aflection du vrai, laquelle appartient au Rationnel, ainsi qu'il a été expliqué ci-dessus, N° 2072, c'est par conséquent ici le Rationnel Divin. Le Seigneur par sa propre puissance
a rendu Divin tout ce qui était Humain chez Lui; ainsi, non-seulement le Rationnel, mais encore le Sensuel intérieur et extérieur, par conséquent le corps même ; c'est ainsi qu'il a uni l'Humain au Divin ; que non-seulement le Rationnel, mais encore le Sensuel, et qu'ainsi tout le Corps du Seigneur ait été rendu Divin et Jéhovah, c'est ce qui a déjà été expliqué ; et chacun d'après cela peut voir qu'il est Seul ressuscité d'entre les morts quant au corps, et qu'il est assis à la droite de la puissance Divine, non-seulement quant à son Divin, mais encore quant à tout son Humain; être assis à la droite de la puissance Divine signifie avoir tout pouvoir dans les cieux et dans les terres.
2084. Et y établirai mon alliance avec lui en alliance éternelle, signifie l'union, et même une union éternelle : on le voit par la signification de l'alliance, en ce qu'elle est la conjonction, en ce que, quand elle se dit du Seigneur, elle est l'union de son Essence Divine avec son Essence Humaine, et de l'Essence Humaine avec l'Essence Divine : Que l'alliance ait ces significations, c'est ce qui a été déjà montré, N°* 665, 666, 1023, 1038, 1864, et çà et là dans ce Chapitre.
2085. Pour sa Semence après lui, signifie ceux qui auront la foi dans le Seigneur : cela est évident d'après la signification de la Semence, en ce qu'elle est la foi, comme il a déjà été dit, N 0i 1025, 1447, 1610, 2034. Par la Semence ici sont signifiés ceux qui ont la foi de l'amour, c'est-à-dire l'amour dans le Seigneur, par conséquent les hommes Célestes, ou ceux qui sont de l'Église céleste, car il s'agit de la semence provenant d'Isac; mais ceux qui ont la foi de la charité, c'est-à-dire, la charité envers le prochain, par conséquent les hommes Spirituels, ou ceux qui sont de l'Église spirituelle, sont signifiés par Ismaël, dont il est question dans le Verset suivant; sur la distinction entre les hommes Célestes et les hommes Spirituels, Voir ci-dessus, N M 2069, 2078; et sur la distinction entre avoir l'amour dans le Seigneur et avoir la charité envers le prochain, Voir N° 2023.
2086. Vers 20. Et quant à Jischmaèl, je t'ai entendu : Voici, je le bénirai, et je le ferai fructifier, et je le ferai se multiplier beaucoup, beaucoup ; il engcndrcfa douze princes , et je le rendrai une grande nation. — Quant à Jisehmacl , je t'ai entendu, signifie que ceux qui