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le mÉdium est aussi enlevé : sur moi seront toute» ces choses, signifie qu'ainsi aura Clé détruit ce qui appartient à l'Église : et dit Reuben à son pire, signifie les choses qui appartiennent à la foi par l'entendement aperçues par le bien du vrai : en disant .- Mes deux fds fais mourir, signifie que l'une et l'autre chose de la foi ne vivra pas non plus : à je ne le te ramène pas, signifie si le médium n'est pas adjoint : donne-le en ma main, signifie en tant qu'il est eu sa puissance : et moi je te le ramènerai, signifie qu'il sera rétabli : et il dit : Ne descendra point mon fds avec cous, signifie qu'il ne s'abaissera point vers les inférieurs : car son frire est mort, signifie puisque l'interne n'est pas présent : et lui seul, lui, est resté, signifie que celui-ci tient maintenant lieu de l'interne : et qu'il lui arrive dommage dans te chemin p'tr lequel tous irez, signifie qu'avec les seuls vrais dans le naturel séparés de l'interne il périrait : et vous ferez descendre ma blanche vieillesse, signifie qu'ainsi ce serait le dernier de l'Église : dans le chagrin au sépulcre, signifie sans espoir de relèvement.
5520. Et ilarrirti. comme cur. vidaient leurs sacs, signifie l'usage d'après les vrais dans le naturel : on le voit par la signification àt vider, à savoir, les vivres qu'ils avaient rapportés de i'Égypte, en ce que c'est faire l'usage d'après les vrais, car les vivres signifient le vrai, N' 5270, 52S0, 5292, 5â02 ; et par la signification des sacs,en ce qu'ils sont les réceptacles dans le naturel, H a ' btidh ; ainsi le naturel : sur les réceptacles dans le naturel, voir plus bas, N" 5531.
5530. El voici, il c/iacun le paquet de son argent, signifie les ordinations des rmis doiii>n:< i/ratmlnuent : en le voit par la signification du paquet eu du faisceau, en ce que c'est l'ordination, ainsi qu'il va être expliqué ; et par la signification de l'argent, en ce que c'est le vrai, N" 1551, 2!)ôâ ; il elmrun dans son sac, signifie qu'elles ont été données gratuitement. Si le paquet ou le faisceau signifie l'ordination, c'est parce que les vrais chez l'homme ont i\v. disjinsés et mis en ordre dans des séries-, ceux qui conviennent le plus aux amours sont dans le milieu, ceux qui ne conviennent pas autant sont sur les cotés, et enfin ceux qui ne conviennent nulhmunl ont i-.u: rcjeiis vers lus dernières périphéries; hors de cette série sont ceux qui sont opposés aux amours ;
c'est pourquoi ceux qui soin dans le milieu sont appelés consanguins, car l'amour fait la consanguinité ; ceux qui sont plus éloignés sont appelés alliés (afflnia) ; aux dernières limites expirent les affinités ; toutes les choses chez l'homme onl été disposées dans de telles séries, et ces séries sont signifiées par des faisceaux et des paquets : de là ou voit clairement comment la chose a lieu chez ceux qui sont dans les amours de soi et du monde, et comment elle a lieu chez ceux qui sont dans l'amour envers Dieu et à l'égard du prochain ; chez ceux qui sont dans les amours de soi et du monde les choses qui soril f;nor:ilili:s ji ces amimrs sont dans le milieu, celles qui sont peu favorables sont dans les périphéries, et dehors sonl rejette celles qui sont contraires, comme sont celles qui rionccrucifl l'amour envers Dieu et la charité à l'égard prochain ; dans un tel état sont les esprits infernaux - de là aussi parfois il apparaît une lueur autour d'eux , mais en dedans de cette lueur où ils sont il y a quelque chose de noirâtre, do monstrueux et de hideux ; chez, les auges, au contraire, il y a dans le milieu un éclat de flamme, provenant du Non de l'amour céleste et spirituel, et par suite tout autour une lumière et une blancheur éclatante ; ceux qui apparaissent ainsi sont des ressemblances du Seigneur ; en elTct, quand le Seigneur montra son Divin à Pierre, à Jacques et à Jean, « sa face resplendit comme le soleil, et ses vêtements » devinrent comme la lumière. » — Matih. XVII. 2. — que les Anges, qui sont des ressemblances du Seigneur, apparaissent dans un éclat rie flamme et de là dans la blancheur, c'est ce qui est évident par l'Ange qui descendit du ciel, et roula la pierre de l'entrée du sépulcre, « son apparence était comme un éclair, et son vêtement blanc comme la neige, u — Matih. XXVIII. 3.
&531. Dans son sac, signifie dans le réceptacle de chacun : on le voit par la signification du sac, en ce qu'il est le réceptacle, N" 5ii8i), 5SS)â, 5529. Il sera dit aussi en peu de mots ce qu'est ici le réceptacle : Le Naturel de l'homme est distingué en réceptacles; dans chaque réceptacle il y a un certain commun, dans lequel ont été disposés eu ordre ries moins communs ou des particuliers respectivement, et dans ceux-ci des singuliers ; chacun de ces communs, avec ses particuliers et ses singuliers, a son réceptacle, au dedans duquel il peut se mettre en action, ou varier les formes
22a ARCANES CÉLESTES,
et changer lis états : ces réceptacles chu/, l'Inuume qui a été régénéré sont en aussi grand nombre qu'il y a de vrais communs chez lui, eE chaque réce|itacle correspond a une certaine société dans le ciel : telle est l'ordination chez l'homme qui est dans le bien de l'amour et par suite dans le vrai de la foi : par là on peut voir en quelque sorte ce qui est entendu par le réceptacle de chacun, quand cela est dit des vrais communs dans le naturel, qui sont représentes par les dis fils de Jaeob.
5532. Et ils voyaient les paquets de leur argent, signifie l'aperception que c'était ainsi, à savoir, que les ordinations des vrais avaient été données gratuitement ; on le voit d'après ce qui vient d'être expliqué, N° 5530.
5533. Eux et leur père, signifie d'après lesvrais'ct le bien du vrai dans le naturel : on le voit par la représentation des fils de Jaeob, qui sont ici eux, en ce qu'ils sont les vrais dans le naturel, N" 5J03, 5â1!>, 5j27 5A58, 5515 ; et par la représentalion de Jacob, qui ici est leur père, en ce qu'il est le bien du vrai aussi dans le naturel, N" 3659, 3669, 3677, 3775, A234, Û273, A53S. Ce que c'est que la perception d'après les vrais el le bien du vrai dans le naturel, cela peut, à la vérité, être expliqué, mais celle explication ne tombera dans l'entendement que d'une manière Tort obscure, et cependant elle tombe dans l'entendement des esprils comme dans un jour clair ; de telles choses sont pour eux au nombre des plus faciles ;i comprendre ; de là encore on peul voir en i]<ie!i['je sur le qnulli.: dillcrunee il y a enlir l'inliilligencc de l'homme lorsqu'il est dans le monde cl dans l;i lueur du monde, et son intelligence lorsqu'il est dans le ciel et dans fa lumière (lu ciel.
553S. F,t ils furent saisis de erainte, signifie le saint : on le voit par la signification de craindre, lorsque surviennent des choses qui sont de la Divine Providence, comme ici, que les vrais ont été donnés gratuitement, ce qui est signifié en ce que le paquet de l'argent de chacun était dans son sac ; le saint qui influe alors produit aussi une sorte île crainte avec un saint respect.
5535. Et leur dît Jacob, leur père, signifie la perception qu'ils curent d'après le bien du vrai .* en le voit par la signification de dire dans le- historiques rie la Parole, en ce que c'est la l«rception, ainsi qu'il a été souvent montré ; et par fa représenta-
GENÈSE. CHAP. QUARANTE-DEUXIÈME. 225 lion île Jacob, en ce qu'il est le bien du vrai, comme il vient d'être dit, N" 6533.
5536. Vous m'avez privé d'infants, signifie qu'ainsi il n'a a plus d'Eglise : on le voit par h représentai ion tic Jacob,.qui dit cela de lui-même, en ee qu'il est le Lien du vrai, N" 3009, 36Gi), 3577, 3775, 4234. 4273, 4538; et parce qu'il est le bien du vrai, il est aussi l'Église, car l'essentiel de l'Église est le bien ; ainsi dire le bien du vrai, ou dire l'Église, c'est la même cliose, car l'homme chez qui est le bien du vrai a chez lui l'Église ; que Jacob soit l'Église, on le voit, N" 4286, 4520 ; de là vient aussi que ses fils représentent les vrais de l'Église, N" 5403, 5419, 5427, 5458, 5512 ; et par la signification de priver d'enfants, en ce que c'est priver l'Église de ses vrais et de ses biens, comme ici, la priver de cens qui sont représentés par Joseph, Benjamin et Schimeon, ainsi qu'il va être expliqué. Que priver d'enfants, ce soit priver l'Église de ses vrais, c'est parce que l'Église est comparée à un mariage, son bien au mari, son vrai à l'épouse, les vrais nés de ce mariage aux fils, les biens aux filles, et ainsi du reste; lors donc qu'il est dit !a privation ou la perte d'enfanls, cela signifie que l'Église a été privée de ses vrais, et que par suite elle devient nulle; le privé d'enfants et la privation d'enfanls sont aussi employés dans ce sens dans plusieurs autres passages de la Parole, comme dons Éïêchicl : « J'enverrai sur vous famine et lifite mauii valse, et privée d'enfanls elles le feront. « —V. 17. — Dans le Même : « Quand la bétc mauvaise j'aurai fait passer par la terre, » et qu'elle l'aura privée d'enfants, pour qu'elle devienne une » désolation, au point que personne n'y passe à cause de la bête, » — XIV. 15. — Dans le Lévi tique : « J'enverrai contre vous la j) bête féroce du champ, qui vous privera d'enfanls ; et elle dé- » traira votre bête, et elle vous diminuera, en sorte que vos che- » mins soient déserts. » — XXVI. 22 ; — là, la famine est le manque des connaissances du bien et du vrai, et par suite la désolation ; labête mauvaise, ce sont les faux qui proviennent des maux ; la terre, c'est l'Église ; envoyer la famine et la bete mauvaise, et priver la terre d'enfants, c'est détruire l'Église par les faux qui proviennent des maux, ainsi c'tst la priver entièrement de vrais. Dans Jérémie : « Je les vannerai au van dans les portes de la terre, je ix. 15.
22(t AHCANES CÉLESTES.
» priverai d'enfants, je détruirai mon peuple, >• XV. 7 ; — là aussi priver d'enfants, c'est priver de vrais. Dans le Même : « Livre n leurs fils à la famine, et fais-les s'écouler par la main de l'épée, « afin que- derienni'iil leur s i-pim^is /jiïiv<.'.- d'enfants el veu- » res. i) XVIII. 21 ; — afin que deviennent leurs épouses privées d'enfante et veuves, c'est afin qu'ils soient sans vrais el sans iiieus. Dans Hosée : « Quant a ceux d'Éphraïm, comme un oiseau s'en- » volera leur gloire, des l'enfantement, et dès le ventre, et des la » conception; pareeque si elles élèvent leurs lils, alors je tes en pri- » verai avant qu'ils soient hommes. « — IX. 11, 12, — même signification. Dans Ézécbiel : ■■ Je ferai marcher sur vous l'homme, » mon peuple, lesquels le posséderont en héritage, et lu leur seras « en héritage, et tu ne continueras pins à les priver d'enfants. n Ainsi a dit le Seigneur Jéhovih, parce qu'on dit de vous : Con- « sommant l'homme, toi, et privant d'enfants tes peuples lu as n été. » — XXXVI. 12, 13 ; — là encore, priver d'enfants, c'est priver de vrais. Dans Ésale : <• Écoule donc ceci, délicate, qui es n assise en sécurité, qui dis en ton cœur : Moi, cl point d'autre » comme moi ; je ne m'assiérai point veuve, et je ne connaîtrai n point la privation d'enfants : certes sur toi viendront ces deux » choses en un moment dans un même jour, la privation d'en- » fants et le veuvage. » — XLVH. 8, 0 ; — il s'agit de la fille de Babel et de la Chaldcc, c'est-à-dire, de ceux qui sont dans un externe saint et dans un interne profane, el qui d'après cel externe saint s'appellcnl l'Église ; la privation d'enfante el le veuvage, c'est la privation de vrai el de hien. Dans le Même : « Lève alentour n les yeux cl vois, tous ils sont assemblés, ils viennent à toi ; ils » diront encore à tes oreilles les fils de tes privations d'enfants: « Il est élroit pour moi le lieu, fais-moi place pour que j'habite; ii mais tu diras dans ton cœur : Qui m'a engendré ceux-ci, tan- » dis que j'élais privée d'enfants et solitaire, exilée et éloignée? « qui donc les a élevés? Moi, j'étais laissé!', seule; où ceux-ci éla ient- » ils î » — XL1X. 18, 20, 21 ; — la, il s'agit de Sion ou de l'Église céleste, et de sa fructification après la vastaliun ; les fds des privations d'enfants, ce sont les vrais, dont elle avait été privée dans la voslation, qui ont été restitues et immensément augmentes. 5537. Joseph n'est plus, signifie qu'il n'y a point l'interne:
on te Wrtt par la représentation de Joseph, en ce que, par cela qu'il est le céleste du spirituel, il est l'interne de l'Église, N" 540!>,
5538. Et Schimton n'est plus, signifie qu'il n'y a point non plus lit foi par la volonté ; on le voit par la représentation àaSchimêon, en ce qu'il est la foi par la volonté, N" 3809, 3870, 3S71, 3S72, 4497, 4502, 5503, 54S2.
5539. Et Benjamin roua prenez, signifie si le médium est aussi enlevé : on le voit par la représentation de Benjamin, en ce qu'il est le médium, N" 5411, 5413, 5443.
5540. Sur moi seront toutes ces choses, signifie qu'ainsi aura été détruit ce qui appartient à l'Église : on le voit par la représentation de Jacob, qui dit cela de lui, en ce qu'il est l'Église, N* 5530 : dans l'Église, quand ii n'y a point l'interne qui est représenté par Joseph, ni la foi par lu volonté qui est représentée par Schiméon, et que le médium consignant qui est représenté par Benjamin est enlevé, ce qui appartient a l'hglise a été détruit : c'est là ce qui est signifié par sur moi seront toutes ecs choses.
5541. Et dit Beubcn à son père, signifie les c/wses </:it appartiennent à la foi par l'entendement aperçues par le bien du vrai : on le voit par la signification de dire dans les historiques de la Parole, en ce que c'est apercevoir, ainsi qu'il a été souvent montré; et par la représentation de Rcuben, en ce qu'il est la foi par la doctrine et par l'entendement, N" 3801, 3800, 5472, par conséquent les choses qui appartiennent à celte foi ; et par la représentation de Jacob, qui est ici le pére à qui Beuben a dit, en ce qu'il est le bien du vrai, N" 3659, 3669, 3877 3775, 4234, 4273, 4538, 5533 ; de là il est évident que par n Reuhen dit à son pére i) il est signifié les choses qui appartiennent à la foi par l'entendement aperçues par le bien du vrai. Ici c'est Reuben qui parle, parce qu'il s'agit de l'Église, dans laquelle la foi par la doctrine et par l'entendement tient en apparence la première place, et aussi enseigne, ici, ce qu'il faut faire pour que les choses qui appartiennent à l'Église ne soient point détruites.
5542. En disant ; Mes deux fils fais mourir, signifie que l'une et l'autre chose de lu foi ne vicra pas non plus .- on le voit par la signification des deux fils de Reuben, en.ee que c'est
l'une ci l'autre chose de la foi ; en effet, Reulien représente la loi par la doctrine et par l'entendement, ses fils sont les deux doctrines qui appartiennent à l'Église, à savoir, la doctrine du vrai et la doctrine du bien, ou la doctrine de la foi et la doctrine de la charité ; que ces deux choses de la foi on de l'Église ne vivront pas, si le médium qui est représenté par Benjamin n'est pas conjoint, c'est ce qui est signifié par « fais mourir mns <li:n\ (ils, si je ne te ramène pas Benjamin; « par d;s puru^s Rmilsm omlirmij ..jiii; c'en <s< fait de l'Église, si le médium n'y est pas : si ce sens interne n'était pas dans ces paroles, Reuhen n'eût jamais dit à son père de faire mourii' ses deux fils, s'il ne ramenait pas Benjamin ; car c'était lui proposer d'exterminer encore une famille, ce qui aurait été une chose ubominahle , puisque cela est contraire a tout principe de droit ; mais le sens interne enseigne pourquoi cela a élé dit ainsi.
Ô5â3. Si je ne te le rumine, signifie si le médium n'est pas conjoint : on le voit par la représentation de Benjamin, qui est ici celui qu'il devait ramener, en ce qu'il est le médium, N" 5âlJ, 5413, 5530; cl par la signification Ramener, en ce que c'est être conjoint.
55àâ. Donne-le en ma main, signifie en tant qu'il est en sa puissance : on le voit par la signification de la main, en ce qu'elle est la puissance, N" 878, 3387, fi(>31 à a 337, 5327, 5328; le donner en sa main, c'est dans le sens propre le lui confier ; mais fournie dans la foi par l'entendement, qui est représentée par Ileuben, il y a peu de puissance à laquelle on doive se confier, car le vrai qui appartient à la foi a sa puissance par le bien qui appartient à ta charité, N°35G3, c'est pour cela que « donne-le en ma main » signifie en lant qu'il est en sa puissance.
55A5. Et moi je te te ramènerai, signifie qu' il sera rétabli: on le voit sans explication.
55A6. fît il dit : A'e descendra point mon fils aeec vous, signifie qu'il ne s'abaissera point vers les inférieurs : on le voit par la signification de descendre, en ce que cela se dit d'aller vers les inférieurs, N° 5S0O, ici, vers les vrais scientifiques qui .sont dans le naturel extérieur, N° 5nl>2, 5a05, 5à£>7, 5500, lesquels sont représentés par les (ils de Jacot).
55à". Car son frére est mort, signifie puisque l'interne
n'est pas présent .- on le voit par la représentation de Joseph, qui esl ici le frère, en ce qu'il est le célesle du spirituel ou le vrai d'après le Divin, par conséquent l'interne de l'Église, N a 5480 ; et par la signification de être mort, en ce qu'ici c'est n'être pas prisent; en effet, il était du nombre des vivants, mais il n'était pas présent.
5548. Et lui seul, lui, est resté, signifie que celui-ci tient maintenant lieu de t'interne .- on peut le voir par cela que l'interne, qui est Joseph, n'était pas présent, et qne celui-ci issu seul de !a même mère que Joseph était maintenant aussi comme loi : et même Joseph et Benjamin, l'un et l'autre, représentent l'interne, et les diic autres fils rie Jacoh représentent l'externe, N° 5460.
5540. Et qu'il lui arrive dommage dans le chemin par lequel vous irez, signifie qu'avec les seult vrais dans le naturel séparés de t'interne il périrait : on le voit par les explications données ci-dessus, N a 5413, oii sont des paroles semblables.
5550, Et vous ferez descendre nia blanche vieillesse, signifie qu'ainsi ce serait le dernier de l'Église : on le voit par la signification de la blanche vieillesse, lorsqu'il s'agit de l'Église, en ce que c'est son dernier : le dernier est aussi signifié par la Llanchc vieillesse dans Ésale : « Écoutei-moi, maison de Jacob, et tous « les restes de la maison d'Israël, portés dés l'utérus, et soutenus g des la matrice : Jusqu'à la vieillesse. Moi, le mémo, et jusqu'à .> la blanche vieillesse. Moi, je porterai. « — XLVi. 4; — la maison de Jacob, c'est l'Église Externe; la maison d'Israël, c'est l'Église Interne ; dés l'utérus et des la matrice, c'est des son commencement; jusqu'à la vieillesse ci jusqu'à la blanche vieillesse, c'est jusqu'à son dernier. El dans David ; « Plantés dans la maison ■a de Jéhovaii, dans les parvis de notre Dieu ils germeront ; ils don- ]> neronlencore un produit dans hb/anchevieillesse. •>— Ps.XCIl. 14. 15, — dans la blanche vieillesse, «'est dans le dernier.
5551. Dans le chagrin an sépulcre, signifie sans espoir de relèvement : on le voit par la signification du chagrin, ici, en ce que c'est sans espoir, car lorsqu'il n'y a plus aucun espoir, il y a chagrin; et par la signification du sépulcre, en ce que c'est la résurrection et la régénération, K" 20-Jfl, 2017, 325i>, 4621, ainsi le relèvement, à savoir, de l'Église; en effet, si dans l'Église il n'y
a ni l'Interne qui est Joseph, ni le Médium qui esl Beujamin, ni la Toi par la volonté ou la charité, qui est Schiméon, il n'y a plus aucun espoir pour son relèvement. A la vérité, il parait étrange que le sépulcre soit le relèvement, mais cela vient de l'idée que l'homme a du sépulcre, car il ne sépare pas le sépulcre d'avec la mort, ni même d'avec le cadavre qui est dans le sépulcre; mois les Anges dans le ciel ne peuvent pas avoir du sépulcre une telle idée, mais ils en ont une toute autre que telle de l'homme, à savoir, l'idée de la résurrection ou du relèvement, car lorsque le cadavre de l'homme est livré au sépulcre, l'homme se relève dans l'autre vie ; c'est pourquoi ils ont du sépulcre non l'idée de la mort, mais l'idée de la vie.
Continuation sur la Correspondance avec le Thes-Giund Homme ; ici, sun la Correspondance de la Peau, des Cheveux et des Os avec ce Thés-Ghasd Homme.
5552. Voici ce qu'il en est de la correspondance : Les choses qui dans l'homme ont une très-grande vie correspondent dans les cieux à ces snciélés qui ont une très-grande vie ci par suite une irës-grande félicité, comme sont celles auxquelles correspondent les sensoria externes de l'homme, et les sensoria internes, et ce qui appartient à l'entendement et à la volonté ; mais les choses qui dans l'homme ont une moindre vie correspondent a ces sociétés qui y sont dans une moindre vie ; ce sont les Cuticules qui entourent tout le corps, puis les Cartilages cl les Os qui supportent et soutiennent toutes les choses qui sont dans le corps ; ce sont aussi les Cheveux qui sortent des cuticules : i! va aussi être dit qui sont et quelles sont les sociétés auxquelles ces parties correspondent.
5553. Les sociétés auxquelles correspondent les Cuticules sont dans l'entrée vers le ciel ; et il leur est donné de percevoir quels sont les Esprits qui se présentent à la première limite ; ou elles les rejettent ou' elles les admettent ; ainsi elles peuvent être appelées les entrées ou les limites du ciel.
555a. Il y a un grand nombre de sociétés qui constituent les Téguments externes du corps, avec différence depuis la facejusqu'aux plantes des pieds, car partout il y a de la différence ; je me suis lieauconp entretenu avec ceux qui composent ces sociétés : Ils avaient, quant a la vie spirituelle, Été tels, qu'ils s'étaient laissés persuader par les autres que telle chose est ainsi, cl des qu'ils l'avaient entendu confirmer d'après le sens de ia lettre de la Parole, ils avaient cru d'une manière absolue et étaient restés fermes dans leur opinion, et s'étaient fait selon leur croyance une vie non mauvaise ; mais ceux qui ne sont pas d'un semblable caractère ne peuvent pas avoir facilement commerce avec eux, car ils sont opiniâtrement attachés aux opinions qu'ils ont adoptées, et ne s'en laissent point détacher par des raisons : tels sont un très-grand nombre d'Esprits de notre Terre, parce que notre Globe est dans les externes, et aussi réagit contre les internes, comme la Peau a coutume de le faire.
5555. Ceux qui dans la vie du corps n'ont connu que les communs de la foi, par exemple, qu'on doit aimer le prochain, et qui, d'après ce principe commun, ont fait du bien aux méchants comme aux bons, sans discernement ; car, disaient-ils, chacun est le prochain ; ceux-là, pendant qu'ils ont vécu dans le monde, so sont facilement laisses séduire par des fourlics, des bypocrites cl des tlatleurs : il leur en arrive de même dans l'autre -vie, et ils ne prennent aucun souci de ce qu'on' leur dit, car ils sont sensuels, et ils n'entrent point dans les raisons. Ceux-ci aussi constituent la peau, mais la peau extérieurs qui est moins sensible. J'ai converse* avec ceux qui constituent la peau du Crâne. Mais ces Esprits qui constituent la peau extérieure présentent entre eux beaucoup de différence, comme en présente cette peau en divers endroits, par exemple, dans les différents endroits du crâne, vers l'occiput, lesinciput, les tempes, dans la face, sur le thorax, l'abdomen, les lombes, les pieds, les bras, les mains, les doigts.
555K. Il m'a aussi été donné de savoir qui sont ceux qui constituent la Peau écailleusc ; cette peau est moins sensible que toutes les autres enveloppes, car elle est garnie d'écaillés qui ressemblent à quelque chose A: légèrement rîirtiljisiiu'iis ; les sociétés qui la constituent recomposent de ceux qui raisonnent sur chaque sujel,
s'il est ainsi, ou n'est pas ainsi, et qui ne vont pas plus loin ; quand je causais avec eux, il m'était donné de percevoir qu'ils ne saisissaient nullement ce qui est vrai ou non vrai ; et plus ils raisonnent, moins ils saisissent : Il leur semblé néanmoins qu'ils sont plus sages que les autres, car ils placent la sagesse dans la faculté de raisonner ; ils ignorent absolument que le principal de la sagesse est de percevoir sans raisonnement qu'une chose est ainsi ou n'est pas ainsi. Plusieurs d'entre eux sont de ceux qui dans le monde étaient devenus tels par la confusion du bien et du vrai au moyen de subtilités philosophiques ; de la pour eux moins de sens commun.
5657. 11 y a aussi des Esprits, par lesquels d'autres parlent, et ces Esprits comprennent il peine ce qu'ils disent ; ils l'ont avoué ; mais néanmoins ils parlent beaucoup ; tels deviennent ceux qui, dans la vie du corps, ont seulement babillé, sans nullement penser' à ce qu'ils avaient dit, et ont aimé a parler sur tous les sujets : il me fut dit qu'ils sont en cohortes, et que quelques-unes de ces cohortes ont pour rapport les membranes qui couvrent les viscères du corps, et quelques autres les cuticules qui tiennent peu du sensitif; car ce sont seulement des forces passives, et ils ne foot rien par eux-mêmes, mais ils agissent d'après les autres.
5558. Il y a des Esprits qui, lorsqu'ils veulent savoir quelque chose, disent : La chose est ainsi ; répétant cela l'un après l'autre dans la société ; et en même temps qu'ils le disent, ils observent si cela coule librement, sans aucune résistance spirituelle ; car lorsque la chose n'est pas ainsi, on perçoit ordinairement une résistance provenant de l'intérieur; s'ils n'aperçoivent point de résistance, ils croient que la chose est ainsi ; et ils ne le savent pas d'autre part : tels sont ceux qui constituent les glandes cutanées; mais il y a deux genres do ces Esprits; l'un qui afiiinie, parce qu'il apparaît, comme il a été dit, un écoulement d'après lequel ils conjecturent que, puisqu'il n'y a point de résistance, la chose est on conformité avec la forme céleste, par conséquent avec le vrai, et qu'ainsi elle a été affirmée; et l'autre genre, qui affirme hardiment que la chose est ainsi, quoiqu'ils ne le sachent pas.
5550. La conformation des contexturcs dans les cuticules m'a été montrée d'une manière représentative ; chez ceux chez qui ces parties extrêmes correspondaient aux intérieure, ou chez qui les
matériels dans ces parties extrêmes obéissaient aux spirituels, la conformation était un beau tissu, compose de spirales mencilleuscmcnt assorlies ensemble a la manière des dentelles, qu'il est absolument impossible de décrire ; elles étaient de couleur d'azur. Ensuite furent représentées des formes encore plus continues, plus délicates et plus élégantes : c'est ainsi qu'apparaissent les cuticules de l'homme régénéré. Quant a ceux qui ont été fourbes, chez eus ces parties extrêmes apparaissent comme une masse de serpents collés ensemble ; et chez ceux qui ont été magiciens, elles apparaissent comme de sales intestins.
6580. Les sociétés d'Esprits, auxquelles correspondent les Cartilages et les Os, sont en grand nombre ; mais elles sont composées de ceux en qui il y a très-peu de vie spirituelle, de même qu'il y a très-peu de vie dans les Os relativement aux substances molles qui les environnent ; par exemple, dans le Crâne et dans les os de la Tête relativement à l'un el l'autre Cerveau, à la moelle allongée et aux substances sensitives qui y sont ; et aussi dans les vertèbres el dans les eûtes relativement au Cœur et aux Poumons ; et ainsi du reste.
6561. Il m'a élé montré combien il y a peu de vie spirituelle chez ceux qui ont pour rapport les os; d'autres Esprits parlent par eux, et eux-mêmes savent peu ce qu'ils disent, mais néanmoins ils parlent, plaçant le plaisir en cela seul. Dans cet état sont réduits ceux qui ont mené une vie mauvaise, et cependant ont eu renfermés en eux quelques restes du bien ; ces restes constituent ce peu de vie spirituelle, après des vaslalions de plusieurs siècles : ce que c'esl que les restes, on le voit, N" â08, 530, 560, 561, (560, 1050, 1738, 1006, 2284, 6135, 53A2, 53ââ. Il a été dit que chez eux il y a peu de vie spirituelle ; par la vie spirituelle est entendue celle vie qu'ont les Anges dans le ciel ; l'homme dans ie monde est introduit dans celte vie par les choses qui appartiennent a la foi et ii la charité ; l'affection même du bien qui appartient à la charité, et l'affection même du vrai qui appartient à la foi, sont la vie spirituelle ; sans elle la vie de l'homme est une vie naturelle, mondaine, corporelle, terrestre, qui n'est point la vie spirituelle, si celle-ci n'est point en elle, mais c'est une vie telle que celle des animaux dans le commun.
23a ARCANES CÉLESTES.
5562. Ceux qui sortent lies vastalions, et qui servent aux mêmes usages que les os, n'ont aucune pensée déterminée, mais ils ont une pensée commune presque in déterni in Ce ; ils sont comme ceux qu'on appelle distraits, comme s'ils n'étaient pas dans leur corps ; ils sont lents, hébétés, stupides, il y a cliei eux nonchalance en toutes choses; cependant, ils sont parfois dans la tranquillité, parce que tes inquiétudes ne pénètrent point, mais se dissipent dans leur commun obscur.
5563. Dans le crâne se font parfois senlir des douleurs, tantôt dans une partie, tantôt dans une autre, et on y aperçoit comme des noyaux qui sont séparés des autres os, el qui causent ces douleurs ; il m'a été donné de savoir par expérience que m la existe par les faux qui proviennent des cupidités ; et, ce qui est Étonnant, les genres et les espèces de faux oui dans le crflnc des places déterminées, ce dont il m'a aussi été donné connaissance par un grand nombre d'expériences. Chet ceux qui sont reformés, ces noyaux, qui sont des durillons, sont brisés cl réduits en substance molle, et cela de différentes manières, en général par des informations dans le liien et dans le vrai, par de rudes influx de vérités, ce qui a lieu avec une douleur intérieure, et aussi par des déchirements actuels, ce qui a lieu avec une douleur extérieure. En effet, les faux provenant des cupidités sont d'une telle nature, qu'ils endurcissent, car ils sont contraires aux vrais; elles vrais, parce qu'ils sont déterminés selon la forme du ciel, coulent comme spontanément, librement, doucement, mollement, tandis que les faux, parce qu'ils ont une tendance contraire, ont des déterminations opposées, d'où il résulte que l'écoulement, qui appartient à la forme du ciel, est arrêté ; de la les durillons. C'est de là que ceux qui ont été dans une haine mortelle, et dans les vengeances de celle haine, ci d'après cela dans les faux, ont un crâne entièrement endurci, ei quelques-uns comme d'ébenc, par lequel les rayons de lumière, qui sont les vrais, ne pénétrent point, mais sont entièrement réfléchis.
tÔGh. Il y a di s Eiptïts de petite stature, qui, lorsqu'ils parlent, produisent le bruit du tonnerre, un seul parfois comme une armée entière ; parler ainsi est inné chez eux ; ils ne sont point de cette Terre, mais d'une antre, dont il sera parlé, d'après la Divine Miséricorde du Seigneur, quand je traiterai des habitants de diverses
GENÈSE. CHAP. QUARANTE-DEUXIÈME. 235 Terres. Il m'a fini dit qu'ils ont pour rapport le Cartilage sculiformc, qui est devant h chambre de la poitrine, et sert de soutien aux cotes par devant, et aussi à différents muscles du son.
5565. Il y en a aussi qui ont pour rapport des Os encore plus durs, tels que les Dents, mais i! ne m'a pas élé donné de savoir sur eux beaucoup de choses ; j'ai seulement appris que ceux qui ont à peine quelque résidu de vie spirituelle apparaissent sans aucune Tace, quand ils se présentent à la vue dans la lumière du ciel, mais qu'à la place de la Tace il y a seulement des dents ; en effet, la face représente les intérieurs de l'homme, ainsi ses spirituels et ses célestes, c'est-à-dire, les choses qui eppartiennenl a la foi et à la charité; eeu\ donc mit, dans la vie du corps, ne se sont rien acquis d'une telle vie, apparaissent de celle manière. *
556(1. Un certain Esprit vint a moi ; il apparaissait comme un nuage noir, autour duquel étaient des étoiles vacillantes; — les étoiles vacillantes, quand elles apparaissent dans l'autre vie, signifient les faux, mais les étoiles fixes signifient les vrais ; —j'aperçus que c'était un Esprit qui voulait «l'approcher, et quand il se fut approché, il m'inspira de la crainte; c'est ce que peuvent faire certains Esprits, principalement les voleurs ; par là je pus conclure que cet Esprit avait élé un voleur ; pendant qu'il était prés de moi, il voulait avec énergie m'infester par des artifices magiques, mais ce fut en vain ; il étendait la main pour exercer une puissance imaginaire, cl cela ne produisit absolument rien. Ensuite il ine fui montré quelle était sa face ; ce n'était nullement une face, mais à la place il y avait quelque chose de très-noir, et il y apparaissait une bouttte ouverte d'une manière horrible et féroce, au point qu'elle était comme un gosier dans lequel se montraient des dents par rangées; en un mot, c'était comme un chien enragé la gueule ouverte, tellement que c'était une gueule et non une face.
55(17. Un certain Esprit s'appliquait à mon cûlé gauche, et alors j'ignorais d'où il venait et quel il était ; il agisssait même dans l'obscurité ; il voulait aussi pénétrer intérieurement en moi, mais il fut rejeté ; cet Esprit introduisit une sphère commune d'idées de la pensée, qui était telle, qu'elle ne peut être décrite; je ne me rappelle pas avoir aperçu auparavant une semblable sphère commune; il n'avait, élé attaché à aucun principe, mais dans le commun i! était contre
tous ceux qu'il avait |>u contredire et blâmer avec dextérité et adresse, quoiqu'il tic sùl point ce que c'était que le vrai; j'étais étonné qu'il eût un ici génie, c'est-à-dire, qu'il pût contredire les autres avec adresse, sans avoir cliez lui aucune connaissance du vrai. Ensuite il s'en alla, mais il revint bientôt avec une bouteille de grès à la main, et il voulut me donner à boire de ce qu'elle conlenail ; c'était d'après sa fantaisie quelque chose qui (Itérait l'entendement à ceux qui eu boiraient ; cela était représenté, parce qu'il avait privé de l'en lende ment du vrai et du bien ceux qui lui avaient été attachés dans le monde, mais ils lui étaient toujours attaches. Dans la lumière du ciel, cet Esprit n'apparaissait pas non plus avec une face, mais seulement avec des dents ; et cela, parce qu'il avait pu railler les autres", sans cependant savoir lui-même rien du vrai. Il me fut dit qui il était ; quand il vivait, il était au nombre des hommes célèbres, et quelques-uns avaient connu qu'il était tel.
5568. Il y a eu quelquefois chez moi des Esprits qui grinçaient les dents; ils étaient des enfers, où sont ceux qui non -seulement avaient mené une vie mauvaise, mais s'étaient même conDriués contre le Divin et avaient tout attribué à la nature ; ceux-là grincent les dents quand ils parlent, ce qui est horrible à entendre.
55t>!>. De même qu'il y a correspondance des os et des cuticules, de même aussi il y a correspondance des cheveux, car ils ont leurs racines dans les cuticules ; tout ce qui appartient à la correspondance avec le Très-Grand Homme est chez les Esprits et chez les Anges, car chacun d'eux a, comme image, un rapport avec le Très-Grand Homme : les Anges ont par conséquent des chevelures disposées avec grâce et avec ordre; leurs chevelures représentent leur vie naturelle, et la correspondance de cette vie avec leur vie spirituelle ; que les chevelures ou les cheveux signifient les choses qui appartiennent a la vie naturelle, on ie voit, N' 3301 ; et que tondre les chevelures, ce soit arranger les naturels pour qu'ils soient convenables, par conséquent beaux, on le voit, N° 5'2â7.
5570, Il y a un grand nombre de personnes, principalement des femmes, qui ont tout placé dans les bienséances, sans porter plus haut leurs pensées, ayant à peine pensé quelque chose sur la vie éternelle; cela est pardonné aux ku ;s jusqu'il cet Ogc de la jeunesse, oit a cessé l'ardeur qui a coutume de précéder le mariage ;
mais si dans un âge plus avancé elles y persévèrent lorsqu'elles peuvent comprendre autrement, alors elles contractent une nalure qui reste après la mort : ces femmes, dans l'autre vie, apparaissent avec des cheveux longs et épars sur la face, qu'elles peignent aussi avec soin, plaçant en cela l'tjlt'iiaiici: : car ji' i^i^r les cheveux signifiearranger les naturels pou: qu'ilsappaj aissen l beaux, N* 5247; par là elles sont connues par 1rs autrns Esprits telles qu'elles sont; car par la chevelure, par sa couleur, sa longueur, la manière dont elle est étendue, on peut savoir quelles elles ont été quant a la vie naturelle dans le monde.
5571. Ceux qui ont cru que la nature était tout, et se sont confirmés en cela, et ont aussi par suite vécu dans la sécurité, ne reconnaissant aucune vie après la mort, par conséquent ni enfer, ni ciel, ceux-là étant purement naturels, il n'apparaît en eux aucune face, quand ils sont vus dans la lumière du ciel, mais à la place de la face on voit des touffes de harbe, de cheveux, le tout en désordre ; car, ainsi qu'il vient d'être dit, la face représente les spirituels et les célestes intérieurement chez l'homme, et la chevelure les naturels.
5572. 11 y a aujourd'hui, dans le monde chrétien, un Ires-grand nombre d'hommes qui nttrihuent tout ù la nature, et a peine quelque chose au Divin ; mais parmi eux il y en a plus dans une nation que dans une autre ; je vais en conséquence rapporter la substance d'une conversation qucj'ai eue avec quelques Esprits de celte nation, dans laquelle il y a un très-grand nombre d'hommes qui sont tels,
5573. Il y avait présent au-dessus de ma tète un Esprit qui était invisible, mais il me fut donné de percevoir sa présence par une odeur forte de corne ou d'os brûlé, et par une puanteur de dents ; ensuite il vint une grande troupe, comme un brouillard, de l'inférieur vers les supérieurs par derrière, invisibles aussi, et ils s'arrêtèrent au-dessus de ma tétc; je les supposais invisibles parce qu'ils Étaient subtils, mais il me fut dit que la oit il y a une sphère spirituelle ils sont invisibles, mais que là où il y a une sphère naturelle ils sont visibles; et qu'ils ont été nommés naturel s- invisibles. Ce qui me fui d'abord découvert à l'égard de ces Esprits, c'est qu'ils mettaient tout le soin, toute la finesse et tout l'art possibles, pour que rien do co qui les concernait ne fat rendu public ; pour cette fin ils
excellaient aussi à enlever aux autres leurs idées, et à en introduire d'autres, par lesquelles ils empêchaient qu'on ne les découvrit euxmêmes ; cela dura assez longtemps ; par suite il me fut donné de connailre que dans le \ u: du cm ps ils avairnl été d'un caractère à vouloir qu'il ne fut rien manifeste" duc- qu'ils faisaient et pensaient, présentant pour cela une autre face et un autre langage ; mais néanmoins sans mettre en avant des choses différentes pour tromper par des mensonges. Je perçus que ceux qui étaient présents avaient, dans la vie du corps, été des négociants, mais d'un tel caractère, qu'ils avaient placé le plaisir de la vie dans le commerce lui-mfirae, et non dans les richesses, et qu'ainsi le commerce avait été comme lenr ame ; je m'entretins donc avec eux sur ce sujet, et il me fut donné de leur dire que le commerce ne met aucun obstacle à ce qu'on puisse venir dans le ciel, et que dans le ciel il j a des riches aussi bien que des pauvres ; mais ils objectaient que leur opinion a été que, pour qu'ils fussent sauvés, il leur fallait renoncer au commerce, donner aux pauvres tout ce qu'ils avaient, et se rendre euxtnèmes misérables ; il me fut donné de leur répondre que la chose ne se passe pas ainsi, et que tout autrement ont pensé ceux-là chez eux, qui sont dans le ciel parce qu'ils unt élé de bons chrétiens, cl néanmoins opulents, et quelques-uns d'eux parmi les plus opulents; ceux-ci ont eu pour fin le bien commun et l'amour à l'égard du prochain, et ont exercé le commerce seulement pour remplir une fonction dans le monde, sans du reste y avoir mis leur cœur; mais que ceux-là sont en bas, par cette raison qu'ils ont été entièrement naturels, et n'ont par conséquent pas cru qu'il y eût une vie après ki mort, ni un enfer, ni un ciel, ni mCme quoique Esprit, et qu'ils ne se sont point fait scrupule de dépouiller les autres de leurs biens par toute sorte d'artifice, et qu'ils ont pu voir sans pitié périr à leur profit des maisons florissantes ; et que c'est pour cela qu'ils se sont moqués de tous ceux qui leur ont parlé de la vie spirituelle. Il me fut aussi montré quelle croyance ils ont eue au sujet de la vie après la mort, et au sujet du ciel et de l'enfer : il apparut un Esprit qui fut enlevé dans le Ciel de la gauche vers, la droite, et il fut dit que quelqu'un venait de mourir, et avait été immédiatement conduit par les anges dans le ciel ; cette circonstance devint le sujet de la conversation ; mais eux, quoiqu'ils eussent aussi vu, avaient
GENÈSE. CHAR QUARANTE-DEUXIÈME. 239 ccj>endanl une très-forte sphère d'incrédulité, el retendaient autour d'eux, au point qu'ils voulurent se persuader et persuader aux autres le contraire de ce qu'ils avaient vu ; et comme ils avaient une si grandi! mcivduliii;, il me fut donné de leur dire : h Que serait-ce si par hasard vous aviez vu dans le monde ressusciter un mort étendu uaus sa bière t » Ils répondirent que d'abord ils ne l'auraient pas cru, à moins qu'ils ii'cii.-scii! vu plusieurs morts ressusciter, et que s'ils eussent vu cela, ils l'auraient néanmoins attribué a des causes naturelles ; ensuite, après avoir été laissés quelque temps à leurs pensées, ils dirent que d'abord ils auraient cru que c'était une fraude ; el que, lorsqu'ils auraient été convaincus qu'il n'y avait pas fraude, ils auraient cru que l'amc d'un mort avait eu une secrète communication avec celui qui ressuscitait; et enfin, qu'il y avait quelque secret qu'ils ne comprenaient pas, parce que dans la nature il existe un grand nombre de choses incompréhensibles ; cl qu'ainsi ils n'auraient jamais pu croire qu'une telle chose col existé par quelque force au-dessus de la nature ; par là il fut découvert quelle avait été leur foi, c'est-à-dire, qu'ils n'auraient jamais pu Cire amenés à croire qu'il y eut une vie après la mort, ni qu'il y eût un enfer, ni qu'il y eût un ciel ; et qu'ainsi ils étaient entièrement naturels. Quand de tels Esprits apparaissent dans la lumière du ciel, ils apparaissent aussi sans face, et au lieu de la face il y a une masse de cheveux.