‹ Arcanes célestes de l'Écriture sainte ou parole du Seigneur, dévoilés ainsi que les merveilles qui ont été vues dans le monde des esprits et dans le ciel des anges ouvrage d'Emmanuel Swédenborg ... Genèse, chapitres 41.44., n. 5191 à 5866 (volume 4)Chapitre 15 sur 22 · AK CANES CÉLESTES · texte numérisé non relu

AK CANES CÉLESTES

n rilurcj'aiii manger t\n& vous ne connaissez point : ma nourri- » ture est de faire la volonté de Celui qui M'a envoyé, et de par- » faire son œuvre, n — IV. 32, 34 ; — faire la volonté de Celui qui a envoyé et parfaire son œuvre, c'est sauver le genre liumaiu ; le Divin d'oii cela procède est le Divin Amour. D'après ces explications, ce qui est entendit dans le sens spirituel par la famine est évident.

5577. En la terre, signifie louchant les c/ioses qui appartiennent à l'Église ; on le voit par ia signification de la terre dans la Parole, en ce qu'elle est J'Élise, ici donc les clioses qui appartiennent a l'Église, car ce qui signifie l'Église signifie aussi les choses qui appartiennent ;i l'Église, puisque ces clioses Ton II 'Église: si dans la Parole la Terre est l'Église, c'est parce que ce fut dans la te ire de Canaan que des les temps très-anciens avait été l'Église: de là, quand dans la Parole est nommée la Terre, il est entendu la terre de Canaan, et quaod celle-ci est nommée, il est entendu l'Église ; car ceux qui sont dans le monde spirituel, quand la terre est nommée, restent non dans l'idée de la kne, niais dans l'idée de la nation qui l'habile, et non dans l'idée de la nation, mais dans l'idée de la qualité de celte nation, par conséquent dans l'idée de l'Église quand il est dit la terre et que par elle il est entendu la terre de Canaan. Par là on voit clairement combien se trompent ceux qui croient qu'au jour du jugement demii'i' une nmivclle terre et un nouveau ciel existeront, selon les Prophétiques dans l'Ancien Testament et selon Jean dans le Nouveau, où cependant par la Nouvelle Terre il n'est entendu qu'une nouvelle Église externe, et par le Nouveau Ciel, qu'une nouvelle Église interne; et aussi ceux qui croient que, lorsque dans la Parole il est dit toute la terre, il est entendu autre clioseque l'Église : parla on voit combien peu comprennent la Parole ceux qui s'imaginent qu'elle ne renferme pas un sens plus saint que celui qui brille d'après la lellre seule. Que l'Église ait été dans la Terre de Canaan dès les temps tres-anciens, ou le voit, N" - 3686, A4Û7, 4454, 4616, 4517, 51.16 ; puis aussi, que dans la Parole la Terresignific l'Église, N"i}ti2, ÎUiKi, 1067,1263,1413,1607, 2928, 4447 ; cl que le nouvwiu Ciel cl la nouvelle Terre signi- Denl une nouvelle Église interne et une nouvelle Église externe, N" 1733, 1850, 2117, 2118 f., 3365 f„ 4635.

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GENÈSE, CHAP. QUARANTE-TROISIÈME. 247 5578. /;( il arriva, signifie une chose nouvelle : on le voit par la signification de il fut et iY arriva, en ce que cela enveloppe un étal nouveau, H™ 4079, 4087, 4000, 5074, 6466 ; anciennement, dans la langue originale, les sens n'étaient point distingues par des signes de ponctuation ; mais le teste était conlinu, à l'imitation du langage céleste, et à la place de ces signes il y avait Et, et aussi il fut ou il arriva ; de la vient que ces expressions se rencontrent tant de fois, et que il fui ou il arriva, signifie une chose nouvelle.

5570. Comme ils eurent achevé rie manger les vivres, signifie lorsque 1er: wait manquaient : >:n h: util par la signification des vivres, en ce que c'est le vrai, N 0 ' 5270, 5280, 5392, ■ 5402; que le vrai ait manqm'', «In est signifié en m qu'ils avaient achevé de manger les vivres. Voici ce qui se passe dans le monde spirituel : On s'y rassasie de vrais et de hiens, car les vrais et les hiens sont des aliments pour ceux qui y sont, N° 557(1 ; mais quand on cesse d'en faire usage, on en éprouve de nouveau le besoin : il en est de cela comme de la nutrition de l'homme par la nourriture matérielle; quand on ne fait pas usage tic cette nourriture, la faim vient de nouveau ; celle faim, qui est le besoin de spirituels, est dans le monde spirituel le soir, ou l'ombre de leur jour, mais après le soir vient le point du jour et le matin ; ainsi ont lieu là les alternatives ; on vient dans ce suir, ou dans la faim spiriliti'lle, pour qu'on appÉte et qu'on désire les vrais et les biens qui, lorsqu'on on est affamé, sont plus propres à la nutrition, comme la uourrilure matérielle pour celui qui est affamé. D'après cela, on peul voir ce qui est entendu [tar le besoin de spirituels lorsque les vrais manquaient.

5580. Qu'Un avaient apportas d'Egypte, signifie qui venaient des scientifiques: on le voit par la signification (le l'Egypte, en ce que ce sont les scientifiques, N"11G4, 1165, 118ft, 1 482; que les vrais vinssent des scientifiques, cela est signifié en ce qu'i'fc avaient apporté d'Égyptc les vivres : l'Égypte dans le sons bon signifie les scientifiques qui appartiennent il l'Église, à savoir, qui servent à la forme de l'Église, voir N" 4749, 4004, 4966 ; tar ces scientifiques l'homme est introduit dans les vrais de l'Église, comme par un vestibule dans une maison ; en effet, ce sont ces sciculifiques qui d'alwrd lunihcnl dans les sens, et ainsi ouvrent

'm ARCANES CÉLESTES,

le chemin vers les intérieurs, car il est noioire que les sensuels externes sont d'abord ouverts chez l'homme, el ensuite les sensuels internes, et enfin les inidimuels. m r|ue. quand les intellectuels ont élé ouverts, ceus-ci sont représentés dans ceux-là afin qu'ils pissent être saisis : cela vient de ce que les intellectuels s'élèvent des sensuels par un mode d'extraction, car les intellectuels sont des conclusions qui, lorsqu'elles ont élé faites, sont séparées et vont plus haut ; cela est opéré par l'influx des spirituels, qui procède du Seigneur par le ciel : d'après cela, on voit ce qu'il en est des vrais, en ce qu'ils viennent des scientifiques.

5581 . Et leur dit leur pire, signifie la perception par tes c/toses qui appartiennent à l'Eglise : on le voit par la signification de rfj'redans Ifs hi-lonqne? île la Parole, en ce que c'est la perception, ainsi qu'il a déjà élé montré souvent; et par la signification d'Israël, qui ici est le pire, en ce qu'il est l'Église ; qu'Israël soil l'Église interne spirituelle, et Jacob l'Église externe, on le voit, N" /i280. 4292, A570 ; il est dit le père, parce que dans la Parole, l'Église est mèuic signilir-t! pur le père, et aussi par la mère ; mais par la mère il est signifié l'Eglise quant au vrai, et par le père l'Église quant au bien ; et cela, parce que l'Église est le Mariage spirituel, qui est par le bien comme par un père, et par le vrai comme par une mère.

5582. Retournez, achetez-nous un peu de nourriture, signifie que, pour qu'ils riant, ils t'acquièrent le bien du vrai spirituel ; on le voit par la signification A'achcter, en ce que c'est s'acquérir et s'approprier, N" M97, 537â, 5397, 5/iOO, 5410, 5â2G ; el par la signification de la nourriture, en ce que c'est le Lien du vrai, ti" 5340, 53/12, ici le bien du vrai spirituel, car il s'agit de ce bien dans ce qui suit ; que ce soit « pour qu'ils vivent, » c'en est la ennséquenee.

65S3. Et lui dit Jcliudah, signifie le bien de l'Église: on le voit par la représentation de Jeltudolt, en ce qu'il est le bien de l'Église, N° .1654 : si c'est maintenant Jchudah qui parle de Benjamin, tandis que dans le Chapitre précédent, Vers. 36, 37, c'était Rcuben, c'est lit un arcane qui ne peut être mis en évidence que par le sens interne; il en est de même de ce qne, quand Keuhen parla de Benjamin, Jacob est appelé Jacob, Chapitre précédent.

GENÈSE. CHAI'. QUARANTE-TROISIÈME. 249 Vers. 3G, tandis qu'ici, quand Jehudab parie de Benjamin, Jacob est appelé Israël, Vers. 0, 8, 11; personne ne peut nier que cela n'enveloppe quelque, chose ; mais ce que cela enveloppe, il est impossible de le savoir par le sens historique: rie i;i h ure ; comme aussi ailleurs où Jacob est appelé tantôt Jacoh, tantôt Israël, N° 42S6 : dans la suite, d'après la Divine Miséricorde du Seigneur, il sera dit ce que cet arcanc enveloppe. Si Jchudah parle maintetinnt, c'est parce qu'il s'agit du bien du vrai spirituel, qui doit être acquis. N" 5282 ; ici donc Jcliudali, qui est le liien de l'Eglise, parle avec Israël qui est le bien du vrai spirituel, et il s'engage pour Benjamin, qui esl le Médium, car ie Médium doit être conjoint par le liien.

5584. En disant : Protestant nous a protesté l'homme, signifie que te spirituel procédant de t'interne les a en aversion: on le voit par la signification de protestant il a protesté, en ce que c'est qu'il a de l'aversion, car il a protesté qu'ils ne verraient point ses faces sans que leur frère fût avec eux ; celte proleslation est de l'aversion, car ne point voir les faces, signifie nulle commisération, ainsi qu'il va être montré ; et par la représentation de Joseph, en ce qu'il est le Divin spirituel, ou ce qui est la même chose, le vrai procédant du Divin, N° 3069, et ici, comme il est dit i'homme, c'est le spirituel ou le vrai qui inllue de l'interne.

558». En disant : Vous ne verrez point mes faces, signifie

quand elles se disent de l'homme, en ce qu'elles sont ses intérieurs, à savoir, ses affections et les peosée> qui eu proviennent, N" 358, 1S0S, 2434, 3527, 3573, 4068, 4790, 4797, 5102; mais quand elles se disent du Seigneur, c'est la Miséricorde ou la commisération ; ainsi ne point voir les faces, c'est la non -miséricorde, ou nulle commisération, car le Seigneur est représente ici dans le sens suprême par Joseph ; ce n'est pas qu'il n'y ait aucune commisération chez le Seigneur, car il est la Miséricorde même, mais comme il n'y a point <k :néi!hmi qui (.''iiijoigtin, il semble à l'iiomme qu'il n'y ait aucune cintimisér;iiiiMi ihnis le Seigneur ; cela vient eie ce que, s'il n'y a point de médium conjoignanl, il n'y a aucune réception du bien, et quand il n'y a aucune réception du bien, le mal est à la place du bien ; si l'homme crie alors vers le Seigneur,

comme il cric d'après le mal, ainsi pour soi-même conlre lous, il n'est nullement écoulé, il semble donc qu'il n'y ait aucune commisération. Que la face de Jéliovali ou du Seigneur soit la Miséricorde, on peut le voir par la Parole -, en effet, la face de Jéhovah ou du Seigneur dans le sens propre est l'Amour Divin lui-même, et comme elle est l'Amour Divin, elle appartient à la Miséricorde, car la Miséricorde provient de l'amour envers le genre humain placé dans de si grandes misères. Que la face de Jéhovah ou du Seigneur soit le Divin Amour, on peut le voir d'après la face du Seigneur, lorsqu'il fui transfiguré devant Pierre, Jacques et Jean, c'est-àdire, quand il leur monSra son Divin, alors usa face resplendit comme (c soteit, » — Matth. XVII. 2 ; — que ie soleil soit le Divin amour; cela a été montré, N" 30 a 38, 1521, 1529, 1530, 1531, 2441, 2495, 363ii, 3K43, 4000, 4321 f. 4096 : le Divin Même du Seigneur n'a jamais apparu dans aucune face, mais son Divin Humain a apparu, et par lui, comme dans lui, a apparu son Divin amour, ou, respectivement an genre humain, sa Divine Miséricorde ; celle Divine Miséricorde dans le Divin Humain est appelée l'Ange des faces, dans Ésaîe : « Des Miséricordes de Jéhovah » je ferai ressouvenir ; il les rétrilweru selon ses Miséricordes, et >i selon la niulfiludé de ses Miséricordes ; et il est devenu pour h eus un Sauveur ; el l'A nge de ses pires les a sauvés, ri cause » de son Amour, et 4 cause de sa clémence. » — LX1II. 7, 8, 9 ; — elle est appelée Ange, parce que les Anges dans le sens interne de la Parole signifient quelque chw ilu Seigneur, K" 1925, 2821, 4085, ici la .Mixïiroh.ie du Seigneur ; c'est pour cela qu'il est dit l'Ange des laces. Que la face de Jéhovali ou du Seigneur soit la Miséricorde, cl aussi la Paix et le Bien, parce que la paii el le bien appartiennent à lu Miséricorde, on peul aussi le voir par les passages suivants ; dans la Bénédiction : ri Que fasse luire Jclwn vali ses faces vers toi, et qu'il ait pitié de toi ! Qu'Hèee Ji-

Norab. VI. 25, 20 ; — il est m'en évident que faire luire les faces, c'est avoir pitié-, cl qu'élever ses faces, c'est donner la pai\. Dans David : i Que Dieu ait pitié du nous et nous lirriissc ! qu'il fasse » titire ses faces sur nous! » — PS. LXVII. 2 ; — ici aussi les laces signifient la Miséricorde. Dans le Même : « Dieu ! raméne-

GENÈSE. CHAI'. QUARANTE-TROISIÈME. 251 « nous, el fais luirr fc.v fin es, rifiu rimis soyons sauvés. » — Ps. LXXX. ù, 8, 20 ; — pareil lement. Dans le Même : « Dfili- » vre-moi de ia main de mes ennemis et de mes persécuteurs, fais luire tes faces sur ton serviteur ! » — Ps. XXXI. 1<5, 17 :

— pareillement, Ps. CXIX. 134, 136.— Dans Daniel : ..Écoule, ij û noire Dieu, la prière de ton serviteur, et ses supplications, et ii fais luire tes faces sur ton sanctuaire, qui a élé désolé, n — IX. 17 ; — faire luire les faces, c'est aussi avoir pitié. Dans David : .. Plusieurs disent : (lui nous fera voir le bien ! élevé sur » nous la lumière de tes faces. » — Ps. IV. 7, 8 ; — élever la lumière des faces, c'est donner le bien d'après la Miséricorde. Dans Hoschée : i. Qu'ils cherchent mes faces, quand l'angoisse est en •> eux ! que le matin ils Me cherchent ! » — V. 15. — Dans David : « Cherchez mes faces; tes faces, Jihovah, je les chero che. » — Ps. XX VII. 8, 9. — Dans le Même : a Cherchez Jé- ■i iiovah et sa force, cherche: ses faces- continuellement. » — Ps. CV. i, — ■ chercher las f;n'« île .bjiiovah, c'est chercher sa Miséricorde. Dans le Même: «Moi, dans h'\os\keje verrai tes faces.» — Ps. XVII. lo. — el dans Matthieu : « Gardez-vous de mépriser » aucun de ces petits, car je vous dis que leurs Anges dans lescicux » voient sans cesse la face de mon Père, qui est dans les cieu\.»

— XVIII. 10; — voir les faces de Dieu, c'est jouir de la paix et du bien d'après la Miséricorde. Mais l'opposé, couvrir ou cacher ses faces, comme aussi détourner ses faces, signifie ne point avoir pitié; comme dans Ésaïe ; « Dans l'inondation de ma colère, foi caché » un moment mes faces de loi, mais avec une Miséricorde d'éi) icrnité j'aurai pitié de toi. » — LIV. 8. — l'inondation de la colère, c'est la ientaiion dans laquelle, parce qu'il semble que le Seigneur n'ait ]«oi ni pitié, il est dit : J'ai caché un moment mes faces de toi: Dans Ézéchiel : n Je détournerai mes faces d'eux. « — VII. 22. — Dans David ; « Jusqucs a quand, Jébovah ! m'oublic- « ras-lu à jamais? Jusqucs à quand cacheras-tu tes faces de » woi 7 » — Ps. XIII. 2. — Dans le Même : n Ne cache point

— Ps. XXVII. 8, 0. — Dans le Même : « Pourquoi, Jébovaii ! » abandonnes-tu rii.in fimii '! mehes-tu tes faces de moi? » — Ps. LXXXVII1. 16. — Dans le Même ; « Hale-toi, réponds-moi,

» Jéltovah ! consumé a été mon esprit ; ne cache point tes faces ■ dp mot en sorte que je devienne semblable à ceu\ qui descenn dent dans la fosse; fais-moi enlendreau malin tu Miséricorde." — Ps. CXLIIl. 7, 8. — Et dans Moïse : « Ma colère s'embrasera n contre ce peuple en ce jour-la, et je les abandonnerai ; et je eaij citerai mes farts t/'eu.r ; de lu il sera pour elrc consume. Moi, « «i cachant je cacherai mes faces etv ce jour-là, à cause de tout h le mal qu'ils ont fait. « — Deutér. XXXI. 17, 18 ; — s'embraser de colère, c'est se détourner, N° 5034 ; et cacher ses races, c'est ne pas avoir pitié; ceci est dit de Jéhovah ou du Seigneur, quoiqu'il ne se mette jamais en colère, et ne détourne ou ue caclie jamais ses faces, mais ii est dit ainsi, à cause de l'apparence chez l'homme qui est dans le mal ; car l'homme qui est dans le mal se délournc, el se cache des faces du Seigneur, c'csl-a -dire qu'il éloigne de soi la Misérieunle du Suïuieui' ; qur. 1 a: soient les maux chez l'homme qui fassent cela, on peui même le voir d'après la Parole, comme dans Michéc : « Jéhovah cachera ses faces d'eux en ce ii temps-là, de même qu'ils- ont rendu mauvaises leurs muo vres. » — III. 4. — Dans Ézéchiel : « Parce qu'ils ont prêva- » riqué contre Moi, c'est pour cela que fat caché mes faces d'eux; « selon leur impureléet selon leurs ]in;varicaiioos j'ai agi conlreeux, » el j'ai caché mes fitees d'eux. » — XXXIX. 23, 24 ;— principalement dans Ksaie : n Ce sont vos iniquités qui font séparation ii entre vous et votre Dieu ; et vos péchés font cacher (ses] faces » de vous. <• — L1X. 2 ; — d'après ces passages el plusieurs autres se manifeste le sens inlerne, qui existe çà ei là, et est trouvé par celui qui cherche.

5588. Sans que votre frire soit avec vous, signifie s'il n'y tt pas pour vous de médium : on le voit par la représentation de Benjamin, en ce qu'il est le médium, N" 5411, 5413, 5443 : le Médium que Benjamin représente est le médium entre l'Interne et l'Externe, ou entre l'homme Spirituel et l'homme Naturel, et c'est le vrai du liien lequel procode du vrai d'après le Divin, qui est représenté par Joseph ; ce vrai du hien est appelé le spirituel du céleste ; que Benjamin soi 1 . le spirituel du eéiesle. ou le voit, N" 3909, 4592 : l'Interne et l'Exlfirni: de l'homme sent Irès-dislincls enlre eux, car l'Interne de l'homme est dans h lumière du Ciel, el l'Ex-

lerne dans lu lumière ihi momie ; el comme ils sont ires-distincts, ils ne peuvent être conjoints que par un médium qui doit tenir de l'un et de l'autre.

5587. Si toi, tu envoies noire frère avec nous, signifie que x il arrive ainsi pur l'Église qu'il soit adjoint, il y aura le médium ;ou !e voit par la reprosimlaliim il' Israël t|tii devait envoyer, en ce qu'il est l'Église, N° 428ti ; de là si toi, tu envoies, c'est s'il arrive ainsi par l'Église ; et par la représentation de Benjamin qui ici est notre frire, en ce qu'il est le médium, N° 558(1 : île là, il est Évident, que par « si toi, lu envoies notre frere avec nous, « il est signifié que s'il arrive ainsi par l'Église que son Externe soil adjoint à son Interne, il y aura le médium.

5588. Nous descendrons et nous t'achèterons de la nourriture, signifie qu'alors le bien du vrai sera acquis : on le voit par la signification A'ac/ieter, en ce que c'est s'acquérir el s'approprier ; et par la signification de la nourriture, eu ce que c'est le Lien du vrai, N* 5582.

5580. El si toi, tu ne l'envoies point, signifie si non, a savoir, s'il n'arrive pas par l'Église qu'il soit adjoint ; cela est évident d'après ce qui vient d'être dit, N° 5587.

5500. Nous ne descendrons point, signifie qu'il ne peut Cire acquis : on le voit d'après ce qui vient d'être dit, N* 5588.

5501. Car l'homme nous a dit, signifie la perception sur le spirituel : ou le voit par la signification de l'homme, en ce qu'il est le spirituel procédant de l'interne, N" 558A ; et par la signification de dire dans les historiques de la Parole, en ce que c'est la perception, ainsi qu'il a été souvent montré.

5592. Vous ne verrez point mes faces, signifie nulle commisération ; on le voit par les explications données, N° 5585, où sont les mêmes paroles.

5593. Sans que votre frère soit avec vous, signifie s'il n'y a pas pour vous de médium : on le voit d'après ce qui a déjà été dit, fi" 55S6, 5587, de Benjamin, qui ici est le frère, en ce que

550/i. Vers. C, 7, 8, 9, 10. Et dit Israël : Pourquoi m'arez-vous fait le mai de déclarer à l'homme que vous aviez encore un frère ? El ils dirent : i; homme interrogeant (nous)

a interrogés sur nuits, et sur notre iutti'cilè, en disant : Estce qu'encore voire père vit? Avez-vous un frire'! Et nous lui avons déclare selon la bouche de ses paroles. Est-ce que sachant nous savions qu'il dirait : Faites descendre votre frère? lit dit Je/tut/ah t) Israël son pire: Envoie le jeune garçon avec moi, et nous nous lèverons, et nous irons, et nous vivrons, et nous ne mourrons point, ni nous, ni loi, ni nos petits enfants. Moi, je répondrai pour lui, de ma main tu le redemanderas; si je ne le ramène vers loi, et ne le présente devant toi, et je serai en pfché envers toi à toujours. Que si nous n'eussions point tardé, nous serions mainteimnt reliants ces deux fois, — Et dit Israël, signilie la perception d'après le bien spirituel : pourquoi m'avez-vous [ait le mal de déclarer il l'homme que vous aviez encore un frère, signifie qu'ils séparaient d'avec lui le irai du Lien ]iour le conjoindre au spirituel procédant de l'interne : et ils dirent : L'homme interrogeant (nous) a interrogés sur nous, signilie qu'il ]mti v.iit clairement les choses qui sont dans le naturel : et sur notre nativité, signilie sur les vrais de la foi là : en disant Esl-ce qu'encore votre père, vit, signilie et sur le bien spirituel d on procnlrnl ces vrais : avezvous un frère, signifie sur le vrai intérieur : et nous lui avons déclaré selon la liouc/ic de ses paroles, signifie qu'il les apercevait convenablement : csl-ec que sarluint nous savions qu'il dirait : Faites descendre votre frère, signifie nous n'avons pas cru qu'il voudrait que le vrai du bien lui fût conjoint : et dit Jchudalt à Israël son père, signifie la perception d'après le bien rie l'Eglise sur ces ciioses : envoie le jeune garçon avec moi, signifie pour qu'il lui fût adjoint : et nous nous lèverons, et nous irons, et nous vivrons, et nous ne mourrons point, signifie la vie spirituelle scion les degrés : fii' nous, signifie l'exierne de l'Église : ni toi, signifie l'interne de l'Église: ni nos petits enfants, signi- ^e les choses qui sont encore plus intérieures : moi, je répondrai pour lui, signifie que pendant <v. temps h il s'adjoindra à lui ; de ma main tu le redemanderas, si^nili.; qu'il m 1 sera point arraché en tant qu'il sera en son pouvoir : si je ne le ramène vers toi, et ne le présente devant toi, siLiriilir s'il TiVlaiL point entièrement restitué à l'Église : et je serai en péché envers toi à toujours.

GENÈSE. CHAI». QUARANTE-TROISIÈME. 26B signifie que lu bien de ["Église ne sera plus : que si nous n'eussions point tardé, signifie le retard dans l'état du doute : nous strions maintenant retenus ces deux fois, signifie la vie spiritiu I lu wiiini.'iiri: ci intérieure.

5595. Et dit Israël, signifie la perception d'après le bien spirituel : on le voit par la signification de dire, en ce que c'est percevoir, ainsi qu'il a déjà été montré ; par la représentation d'/sraël, en ce qu'il est le bien spirituel, N" 3654, 4598 ; et, puisqu'Israël est le bien spiriluel, il est aussi l'Eglise spirituelle interne, N" .1305, 4286, car celte Église est Église d'après le bien spirituel. Le bien spirituel est le vrai qui est devenu bien; en effet, le vrai devient bien, quanil on vit selon ce vrai, car alors il passe dans la volonté et de la volonté dans l'acte, et il devient de la vie, et quand le vrai devient de la vie, il n'est plus appelé vrai, il est nommé bjen ; la volonté qui transforme le vrai en bien est la nouvelle volonté dans la partie intellectuelle ; c'est ce bien qui est appelé bien spirituel : le bien spirituel est distingué du bien céleste en ce que le bien céleste a été implanté dans la partie volontaire même de l'homme ; mais il a déjà été souvent question de ce sujel. Si maintenant Jncnh est appelé Israël, et non Jacob, comme dans le Chapitre précédent, Vers. 36, c'est parce qu'ici il s'agit du bien, tandis que dans le Chapitre préa-ik-ul il s'agissait du vrai ; c'est pourquoi dans le Ciiapitre préc-dcril ci'ibii qui a parlé est Reuben, par lequel est repviSniit.; le vrai <ie la dne'.iïii'.: di: l'Kglise, N" 386:1 , 386(1, 4731, 4734, 4761, 5542, tandis que dans ce Chapitre celui qui parle est Jehudah, par lequel est représenté le bien de l'Eglise, N" 3654, 5583 ; s'il s'agit maintenant du bien, c'est que cette fois-ct il se fait une conjonction de l'interne, qui est Joseph, avec l'externe que représentent les dis fils de Jacob, par le médium qui est Benjamin, et que la conjonction de l'Interne avec l'Externe se fait par le bien.

5596. Pourquoi niuccz-vam fait le mal de déclarer à l'homme que vous aviez encore un frire, signifie qu'ils séparaient d'avec lui le vrai du bien pour le conjûindre au spirituel procédant de l'interne : on !e voit par la signilication de faire le mal, en ce que c'est séparer, car séparer d'avec lui Benjamin est ce qu'il appelle faire le mal ; par la signification de dé-

durer (indiquer), en ce que n'es! donner eu que lieuse un aulre Cl surquoi il réfléchit, N" :>S<>:!, ."jyltK, p;iv eoiiséquent communiquer, N° 4856; par Suite Ces! aussi conjoindre, car lorsque cela passe dans la volonté de l'auliv, ii se l'ail, d'après ee qui a été communiqué, une conjonction ; ainsi lorsque Joseph eul appris que Benjamin vivait encore et élait chez son père, il voulut qu'il vint vers lui, et ensuite qu'il lui seul clie/. lui, conjoint a lui, comme on le voit clairement par les historiques qui suivent ; par la représentation de Joseph, en ce qu'il est le Divin spiriluel, et en ce que, quand il est appelé Vhomme, ii est le spiriluel procédant de l'interne, N° 5584; et par la représentation de Benjamin, qui ici est le frire qu'ils ont déclaré avoir, en ce qu'il est le vrai du Lien, N° 55S<5 : d'après ces explications, il esl évident que par « pourquoi m'avez-vous Tait !e mal de déclarer à l'homme que vous aviez encore un frère, » il est signifié qu'ils séparaient d'avec lui le vrai du bien pour le eonjoindre au spiriluel procédant de l'interne.

5597. Et ils dirent : L'homme interrogeant nous a interrogés sur nous, signifie qu'il pa-rtniu clairement les choses qui sont dans le nature! : on le voit par la signification d'interroger, en ce que c'est percevoir In pensée d'un autre, ainsi qu'il va être montré ; et par la représentation des dix fils de Jacob, qui ici sont nous, eu ce qu'ils sonl les choses de l'Église qui sont dans ie naturel, N" 5403, 5419, 5427, 5458, 5512. Qu'interroger, ce soit percevoir la pensée d'un aulre, c'est parce que dans le ciel il y a communication de toutes les pensées, an point qu'il n'est pas besoin d'interroger un aulre sur ce qu'il pense ; de 1,1 vient qu'interroger signifie percevoir la pensée d'un aulre; en effet, la qualité sur terre esl, dans le sens interne, la qualité dans le ciel.

5598. Et sur notre nativité, signifie sur les vrais de la foi là : on le voit par la signification de lu nativité, en ce que c'eslla naissance du vrai par le bien, ou de la foi par la charité, N" 1145, 1255, 4070, 4668 : que dans le sens interne la nativité soit cela, c'est parce que dans le ciel il n'y a pas d'autre nativité que celle qui esl appelée régénération, laquelle se fait par le vrai de la foi et par le bien de la charité ; par cette nativité, de fils d'homme on devient fils du Seigneur, ce sonl ccux-lâ qui sont dits nés de Dieu,— Jean, 1, 13 ; — selon les variétés du bien provenant du vrai et du vrai

provenant du bien dans celle nativité, il y a des fraternités ou consanguinités et des affinités dans le ciel ; car dans le ciel il y a de perpétuelles variétés, mais les variétés sont disposées par le Seigneur [jour représenter des familles, où il y a frères, sœurs, gendres, brus, neveux, nièces, et ainsi du reste ; en général, cependant, toutes sont disposées dans une telle forme, qu'ensemble elles font un ; comme les variétés dans le corps humain, où il n'y a pas un seul membre qui soit absolument semblable à un autre, ni même dans un membre une seule partie semblable â une autre, et cependant toutes ces choses ilillercnies mit été disposées dans une lelle forme, qu'elles agissent comme un, et que chacune concourt rie prés ou de loin à l'action de l'autre; puisque telle est la forme dans l'homme, on en peut conclure quelle doit être la forme dans le ciel, avec lequel existe la correspondance de toutes les choses qui sont dans l'homme, à savoir, que celle forme est très-parfaite.

5590. En disant : Est-ce qu'encore voira pire vit, signifie et ittr le bien spirituel d'oit procèdent ces vrais : on le voit par la représentation d'isrutl. qui ici est le père, en ce qu'il est le bien spirituel, Pi" 3Gùâ, S598, 559» ; comme les vrais de la foi descendent de ce bien comme d'un père, N°5598, il est dit « d'où procèdent ces vrais, a

6000. Ave:-tous un frire, signifie sur le vrai intérieur ; on le voit par la représentation de Benjamin, en ce qu'il est le spirituel du céleste, ou, ce qui est la même chose, le vrai du bien ou le vrai intérieur ; que Benjamin soit le vrai dans lequel est le bien ou le spirituel du célesie, on le voit, N" 3969, 4592 ; c'est ce vrai intérieur qui est le médium entre le vrai procédant du Divin et le vrai dans le naturel.

5601. Et nous lui avons déclaré selon la bouche de ses paroles, signifie qu'il les apercevait convenablement : on le voit par la signification de déclarer, en ce que c'est apercevoir, N° 3008; en effet, dans le monde spirituel ou dans le ciel, il n'est pas besoin qu'on déclare ce qu'on pense, car il y a corn mm uni cation de toutes les pensées, N" 5597, n'est pourquoi déclarer dans le sens spirituel signifie apercevoir ; et par la signification de selon la bouche de ses paroles, en ce que c'est convenablement, car ce sont les choses qu'il a voulu apercevoir.

5602. Est-ce que sachant nous savions qu'il dirait .-Faites descendre votre frère, signifie nous n'avons pas cru qu'il voudrait que le vrai du bien lui fill conjoint : on le voit par la signification de est-ce que sac/tant nous savions qu'il dirait, en ce que c'est nous n'avons pas cru ; ei par la représentation de Benjamin, qui ici est le frère, en ce qu'il est le vrai du bien, N° 5600; que ce vrai lui fût conjoint, cela est signifié par faites descendre, comme il est évident d'après ce qui vient d'être dit, N" 5590.

5603. Et dit Jehudak à Israël son père, signifie la perception d'après le bien de l'Église sur ces choses : on le voit par la signification de dire dans les historiques de la Parole, en ce que c'est percevoir, ainsi qu'il a déjà Été souvent montré ; par la représentation àzJekudah, en ce qu'il est le bien de l'Église, N°6583; elpar la représentation d'Israël, en ce qu'il est l'Église interne spirituelle, N" 3305, 42S6-; de là il est évident que par « dilJehudah a Israël son pere, » il est signifié la perception de l'Église d'après son bien.

5604. Envoie le jeune garçon arec moi, signifie pour qu'il lui fût adjoint, à savoir, au bien de l'Église, qui est représenté par Jeliudah : on le voit par la signification d'envoyer avec lui, en ce que c'est adjoindre a lui et non aux autres, car il est dit dans la suite : a Je répondrai pour lui, de mn main tu le redemanderas;" et par lu représentation de Benjamin, qui ici est le jeune garçon, en ce qu'il est le vrai intérieur, N° 5(500 : il est dit le jeune garçon, parce que ce qui est intérieur est appelé respectivement, dans la Parole, jeune garçon, par la raison qu'il y a plus d'innocence dans l'intérieur que dans l'extérieur, et que l'innocence est signifiée par l'enfant, et aussi par le jeune garçon, N° 5236.

5605. Et nous nous lèverons, et nous irons, et nous vivrons, et nous ne mourrons point, signifie la vie spirituelle selon les degrés ; on le voit par la signification de se lever, en ce que c'est l'élévation veis les supérieurs ou les intérieurs, par conséquent vers les choses qui appartiennent a la vie spirituelle, N" 2401, 2735, 2912, 2027, 3171, 4103, 4881 ; par la signification d'aller, en ce que c'est vivre, K" 3335, 3600, 4882, S4f)3, et comme il est dit ensuite « et nous vivrons, » aller signifie la première vie spirituelle ; par la signification de vivre, en ce que

GENÈSE. CHAP. QUARANTE-TROISIÈME. 250 c'est ia vie spirituelle, car II n'est pas entend» d'autre vie dans le sens interne de la Parole; et par la signification de ne point monrtr, en ce que c'est ne plus être damné, on être hors de l'état de la damnation, cardans le sens in le me de la Parole il n'est [tas entendu d'antre mort que la mort spirituelle, qui est la damnation ; de là il est évident que par n nous nous lèverons, ci nous irons, et nous vivrons, et nous ne mourrons point, » il est signifié la vie selon les degrés, â savoir, l'introduction dans la vie par se lever, le premier de la vie par aller, la vie elle-même par vivre, l'action d'être retiré d'avec ce qui n'appartient pas à la vie par ne point mourir. Qu'aller, dans le sens interne, ce soit vivre, cela parait étrange à celui qui n'a aucune connaissance sur la vie spirituelle ; mais il en est de celte expression comme de partir, qui signifie l'ordre de la vie et le successif de la vie, N» 1203, 4375, S55i, 4585, et comme de voyager, qui signifie s'inslruircet vivre selon l'instruction, N" lâ03, 2025, 3972 ; on peut, il est vrai, dire la raison pour laquelle aller, partir et voyager, ont ces significations, mais cette raison est telle, qu'elle peut dillicilement Cire récite par ceux qui ne savent pas ce qu'il en est des mouvements dans l'antre vie; là, les mouvements et les progressions ne sont pas autre chose que des changements d'élal de la vie, parce qu'ils ne viennent pas d'autre part ; ces changements apparaissent dans les externes absolument comme des progressions d'un lieu dans un autre ; que cela soit ainsi, c'est ce qui peut être confirmé d'après l'autre vie par un grand nombre d'expériences; en effet, j'ai marché en esprit, dans le monde spirituel, avec ceux de ce monde et parmi eux, dans plusieurs de leurs demeures, et cela, quoique je fusse demeuré quant à mon corps dans la même place ; je me suis aussi entretenu avec eux de quelle manière cela pouvait se faire, et j'ai été instruit que ce sont les changements d'état de la vie qui, dans le monde spirituel, foui les progressions; ce qui fut aussi confirmé en ce que les esprits, par des changements introduits dans l'état, peuvent se présenter dans le haut et en un moment dans le profond, puis au loin à l'occident et en un moment à l'orient, et ainsi du reste ; mais cela, comme il ;t été dit, ne peut que paraître étrange a celui qui n'a aucune connaissance sur la vie dans le inonde spirituel ; car là il n'y a ni espaces ni temps, mais à la place il y a des étals de vie ; ces états

dans les externes produisent une apparence tout à fait vive lie progressions et de mouvements ; celte apparence est aussi vive et aussi réelle qu'est l'apparence de la vie mÊmc, il savoir, que la vie est en nous, et ainsi noire, quoique cependant la vie influe du Seigneur, Qui est la source d'où procède le tout de la vie, voir N" 2021, 2058, 2700, 2880, 2887, 2888, 3001, 3318, 3337, 3338, aSSà, 3019, 3741, 3742, 3743, 4151, 4249, 4318, 4319, 4320, 4417, 4523, 4524, 4882. Comme aller et se mouvoir signifient vivre, c'est pour cela qu'il a été dit par les Anciens que » «i Dieu nous nous mouvons, nous vivons el nous sommes, n et par se mouvoir ils enlondaienl l'externe de la vie, par vivre l'interne, et par être l'intime.

5000. Ifi nous, signifie l'externe de CEglisc : on le voit par la représentation des dix fils de Jacob, qui ici sont nous, en ce qu'ils sont l'externe de l'Église, N a 5409.

5007. Ni loi, signifie l'interne de l'Église ; on le voit par la représenta lion d'Israël, qui ici est loi, en ce qu'il est l'interne de l'Église, N- 4286, 4292, 4570.

5608. jVj nos petits enfants, signifie les ehoses qui sont encore plus intérieures : on le voit par la signification des petits enfants, en 'ce que ce sont les choses qui sont plus intérieures, N" 5004 ; si les clioses plus intérieures sont signifiées par les petits enfants et aussi par les jeunes garçons, c'est parce que les uns et les autres signifient l'Innocence, et que l'innocence esl l'intime. Dans les cicux la cliosc se passe ainsi : Le ciel intime ou troisième ciel esl enni prisé du ceux qui sont (tans l'innocence, car ils sont dans l'amour envers le Seigneur, et comme le Seigneur est l'Innocence Même, c'est pour cela que ceux qui sout dans le ciel, étant dans l'amour envers le Seigneur, sont dans l'innocence; quoique ceux-ci soient les plus sages de tous ceux qui sont dans les cieux, néanmoins ils apparaissent aux null es comme de petits enfants ; c'est de là, el aussi de ce que lœ petits enfants sont dans l'innocence, que dans la Parole l'Innocence est signifiée par les petits enfants. Comme l'intime des cicux est l'innocence, l'innocence doit donc être in lé rie tire ment chez tous ceux qui sont dans les cicux ; il en est de cela comme des successifs à l'égard des coexistants, ou comme des clioses qui ont été distinguées ont m elles par des degrés

GENÈSE. CHAP. QUARANTE-TROISIEME. 261 à l'égard de celles qui existent d'après elles. Car tout ce qui existe ensemble tire son origine de successifs ; quand ces choses existent les unes d'après les autres, elles se placent dans le morne ordre dans lequel elles étaient auparavant distinguées par les degrés ; soient, pour illustration, la Fin, la Cause et l'Effet ; ce sont des successifs, cl ils sont distincts entre eux ; quand ils existent ensemble, ils se placent dans le même ordre, à savoir, intimement la fin, ensuite la cause, et en dernier l'eljet ; l'effet est le coexistant, si en lui il n'y a pas la cause, et dans la cause la fin, ce n'est point un effet ; car si de l'effet lu éloignes la cause, tu détruis l'effet,' et a plus forte raison si de la cause tu éloignes la fin, car la cause tient de la lin ce qui fait qu'elle est cause, et l'effet tient de la cause ce qui fait qu'il est effet : il en est aussi de mémo dans le monde spirituel ; l'amour envers le Seigneur, la charité ù l'égard du prochain et les œuvres de la charité, dans le monde spirituel, sont distincts entre eux de même que la fin, la cause et l'effet ; quand ces trois choses deviennent un ou existent ensemble, la première doit être dans la seconde et la seconde dans la troisième; par exemple, si dans les œuvres de la charité il n'y a pas iiiiérieiiirinniit la charité d'après l'affection ou le cœur, ce ne sont pas iks œuvres de la charité, et si dans la charité il n'y a pas intérieurement l'amour envers Dieu, ce n'est point la charité ; c'est pourquoi, si lu files ce qui est intérieurement, l'extérieur tombe, car l'extérieur existe et subsiste par ses intérieurs en ordre : il en est de même de l'Innocence, elle fait un avec l'amour envers le Seigneur, si elle n'est pas intérieurement dans la charité, il n'y a pas de charité, «msi'ipii.'iinnenl si au-dedans des œuvres de la charité il n'y a pas la charité dans laquelle est l'innocence, il n'y a pas d'œuvres de la charité ; de là vient que chez tous ceux qui sont dans les cieux doit être intérieurement l'innocence ; que cela suit ainsi, et qui! pur li s pdils enfants soit signifiée l'innocence, on le voit dans Marc : n Jésus dit aux disciples : Lais- « set Us petits en fini* venir ■> Moi, et ne les (en) empêchez pas, n car à ceux qui sont tels appartient le Royaume de Dieu. En vé- " rité, je vous dis : Quiconque ne recevra pas le Royaume de Dieu i> comme un petit enfant, n'y entrera point. Les prenant donc i dans ses bras, il leur imposa les mains, et il les bénit, n — X. \h, 15, 10. Luc, XVIII. 15, 16, 17. Mailh. XVIII. 3 ; — qu'ici

les petits enfants signifient l'innocence, on peut le voir, parce que chez les |>elils enfants il y a l'innocence, et parce que les innocences dans le ciel apparaissent comme île petits entants ; que personnelle puisse entrer dans le ciel, sans avoir quelque chose de l'innocence, on le voit, N° Ù797 ; et en outre les petits enfants se laissent gouverner par les anges, qui sonl les Innocences, et jamais d'après le propre, comme les adultes qui se gouvernent cun-memes d'après leur jugement et leur volonté; que les petits enfants se laissent gouverner par les anges, on le voit d'après les paroles du Seigneur dans Matthieu ; u Gardez-vous de mépriser aucun de ces petiti, a car je vous dis que leurs A uges dans les cieux voient sans cesse » la face de mon Père. » — XV1I1. 10 ; — personne ne peut voir ' la face de Dieu, si non d'après l'innocence. Dans les passages suivants l'innocence est aussi signifiée par les petits enfants; dans Matthieu : « De la bouche des petits enfants et de ceux qui tet- » tent tu as tiré parfaite louange. ■> — XXI. 18. Ps. VIII. 3.— Dans le Même : » Tu as caché ces choses a des sages et & des inu tclligenls, et tu les as révélées ii i\<\ petit) infants. » — XI. 25. Luc, X. 21 ; —en effet, l'innocence, qui. est signifiée par les petits enfants, est la sagesse même, car l'innocence réelle habite dans la sagesse, N" 2305, 2300, â7ti7; de la il est dit : De la bouche des petits enfants et deccux qui tctlenl lu as tiré parfaite louange; puis : Tu as révélé ces choses à de petits enfants. Dans Ésaîe:» La génisse » et l'ours paîtront, ensemble coucheront leurs petits; et l'enfant u qui tette jouera sur le trou de la vipère. » — XI. 7, 8 ; — dans ce passage il s'agit du Royaume du Seigneur, et en particulier de l'état de paix et d'innocence dans ce Royaume ; l'enfant qui tette, c'est l'innocence ; par l'enfant qui tette jouera sur le trou de la vipère, il est siguiûé qu'il ne peut arriver rien de mal a ceux qui sont dans l'innocence ; les vipères signifient ceux qui sont trèsfourbes ; dans ce Chapitre, il s'agit ouvertement du Seigneur. Dans Joël : Sonnez de la trompette en Sion ; assemblez le peuple, sanc- « lifiez l'assemblée, réunissez les vieillards, assemblez les petits « enfants cl eeux qui sucent les mamelles. » — II. 16 ; — les vieillards, ce sont les sages ; les petits enfants et ceux qui sucent les mamelles, ce sont les innocents. Dans les passages suivants, par les petits enfants est signiliec aussi l'innocence, mais en ce qu'elle

GENÈSE. CHAR QUARANTE-TROISIÈME. 263 a élé détruite en eux ; dans Jérémie. : « Pourquoi, vous, failes-vous » un grand mal contre vos âmes, en retranchant de vous l'homme » et la femme, le petit enfant et celui qui telle, du milieu de ]> Jeliudah, en sorte que je ne vous laisse point de restes, n — XLIV. 7. — Dans le Même : « Élève vers Lui tes mains sur l'aine » de te» petits enfants qui défaillent de faim S la lete de toutes » les rues, n — Lament. II. 19. — Dans Ézéchiel : ■ Passez par ii Jérusalem, ci frappez ; que votre œil n'épargne point, et de clé- » mence n'usez point ; tuez vieillard, jeune homme, et vierge, et « petit enfant. « — IX. 5, 6. — Dans Michée : a Les femmes » de mon peuple vous chassez chacune de sa maison de délices ; « d'avec ses petits enfants ils enlèvent mon honneur à perpé- » tuité. « — IL 9. — Quant à ce qui concerne l'innocence des petits enfants, elle est seulement externe, mais non interne; ei comme elle n'est pas interne, elle ne peut être conjointe avec aucune sagesse ; mais l'innocence des Anges, surtout des Anges du Troisième Ciel, est interne, et par conséquent conjointe avec la sagesse, N" 2305, 230(1, 3494, 4563, 4797 ; l'homme aussiaélécrééde manière que, lorsqu'il vieillit et devient comme enfant, l'innocence de la sagesse se conjoigne avec l'innocence de l'ignorance qu'il avait eue dans l'enfance, et qu'il passe ainsi dans l'autre vie comme un véritable en fa ut.

5<509. Moi je repondrai pour lui, signifie que pendant ce temps-là il lui sera adjoint .-on le voit par la signilicalion de répondre pour quelqu'un, en ce que c'est être pour lui, comme on le voit aussi par ce qui va suivre, surtout par les paroles que Jeliudah dit à Joseph, Chap. XLIV. Vers. 32, 33, sur la promesse qu'il avait faite; et puisque répondre c'est être pour lui, c'est aussi afin que dans le chemin avec lui il lui soil adjoint.

5610. De ma main lu le redemanderas, signifie qu'il ne sera pas arraché en tant qu'il sera en son pouvoir i on le voit par la signification de la main, en ce qu'elle est la puissance, N" 878, 3387, 4931 à 4937, 5327, 5328, Ô544 ; quecesoil en tant qu'il est en son pouvoir, c'est parce que la promesse ou l'engagement ne va [as au-delà ; le sens interne montre que c'est le vrai,, et quel il est ; et par la signification de redemander de lui, eu ce que c'est ne point être arraché, car celui qui csl redemandé d'un autre doit lui être adjoinl cl en être inséparable.

5611. Si je ne te. rumine vers loi, et lie te présente devant toi, signifie s'il n'Hait point entièrement restitué à l'Eglise ; ou le voit pur la signification de raiiiencr lier* /ui', et lie présenter devant lui, en ce que c'est entièrement restituer ; et par la représentation d'Israël à qui il serait restitué, en ce qu'il est l'Église, N"'3305,â28G, 5596.

5612. Et je serai en péché envers toi à toujours, signifie que le bien de l'Eglise ne sera plus .- on le voit par la représentation de Jcliudah, qui dit cela de lui, en ce qu'il est le hien de l'Église, N" 55S3, 5603; parla signification (S être en péché, en ce que c'est la disjonction, ,\" âhlh, ainsi c'est qu'il ne sera point, cur ce qui est disjoint de quelqu'un n'est plus avec lui ; et par la signification de à toujours, en ce que c'est à perpétuité, ainsi ne plus être. Ceci a été dit, parce que le bien de l'Église ne peut exister sans le médium entre l'interne tl l'externe, qui est représenté par Benjamin, car c'est de l'Interne qu'indue par le Médium dans l'Externe tant le hien que le vrai de l'Eglise, par conséquent autant il importe qu'il y ait le bien de l'Église, autant il importe qu'il y ail le médium ; voila pourquoi Jehudali répond poor Benjamin : par ces paroles de Jeliudah il est signifié que sans le médium il n'y a pas le hien de l'Église; et par les paroles de lieuben, N° 55A2, il est signifié que sans le médium il n'y a pas non plus le vrai de l'Église.

5613. Que si nous n'eussions point tardé, signifie le retard dans l'état du doute : on le voit par la signification de tarder, en ce que c'est l'étal du doute, car de même qu'aller, s'avancer, partir, voyager, signifient l'étal >k h vie, N' fiiKl», de même tar- ' der, signifie l'état du doute, car lorsque l'état de la vie est dans l'état du doute, l'externe est dans l'élal de lenteur ; cela se manifeste aussi a la vue dans l'homme lui-même, quand son mental s'arrête dans quelque doute, il suspend sa marche et il examine ; et cela, parce que le doute met dans l'hésitation et dans l'indécision l'état de la vie, conséqucmmerit la marche externe, qui est l'effet. De là il est évident que par « si nous n'eussious pas tardé, n il esl signifié le relard dans l'état du doute.

561A. Aous serions niainUmint revenus ces deux fois, signifie la eie spirituelle extérieure et intérieure : on le voit par

GENÈSE. CHAP. QUAKANTE-TBOISIÈME. 205 la signification d'aller, en ce que c'est vivre, N* 5005, c'est pourquoi revenir, c'est par suite vivre ; en effet, ils y étaient allés pour acheter du Lié, et le blé signifie le iJÎen du vrai, d'où procède lu vie spirituelle ; et par la signification de ces deux fois, en ce que, comme cela se réfère a la vie, c'est la vie extérieure et la vie intérieure, car les vivres qu'ils reçurent In première fois signifiaient la vie extérieure ou dans le naturel, parce qu'ils éiaietil sans le médium, ainsi qu'on le voit dans le Chapitre précédent ; mais le blé qu'ils reçoivent celle lois. ci sigriilie l;i vie intérieure, car maintenant ils sont avec Benjamin qui est le médium, ainsi qu'on le voit dans ce Chapitre et dans le suivanl ; de là vient que par <t nous serions maintenant revenus ces deux fois, » il est signifié la vie spirituelle extérieure et intérieure. Que ces paroles aient une telle signification, c'est ce qui ne peut que paraître étrange, surtout a celui qui ne connaît rien de la vie spirituelle, car il semble que « revenir ces deux fois » n'a infime rien de commun avec la vie spirituelle, qui est signifiée, mais néanmoins c'est la le sens interne des paroles : si lu veux le croire, la pensée iulérieuiv de l'homme qui est dans le bien saisit elle-même cela, parce qu'elle est dans le sens interne, quoique l'homme, tant qu'il est dans le corps, l'ignore profondément; car le sens interne ou sens spirituel, qui appartient a la pensée intérieure, tombe à son insu dans les idées matérielles et sensuelles, qui participent du temps et de l'espace el des choses qui sont dans le monde, et ainsi il n'apparaît pas que sa pensée intérieure soit telle ; en effet, sa pensée intérieure est telle que celle des anges, car son esprit est en société avec eux : que la pensée de l'homme qui est dans le bien soit selon le sens interne, on peut le voir en ce que, après la mort, quand il vient dans le ciel, aussitôt, sans aucune information, il est dans le sens interne, ce qui n'aurait nullement lieu, si dans le monde il n'avait pas été dans ce sens quant à la pensée intérieure ; s'il est dans ce sens, c'est parce qu'entre les spirituels cl les naturels il y a une telle correspondance, qu'il n'existe pas même la moindre chose pour laquelle il n'y ail pas de correspondance ; en conséquence, comme le mental intérieur ou ralionel de l'homme qui est dans le bien est dans le monde spirituel, et que son mental extérieur ou naturel est dans le monde naturel, il faut absolument que l'un cl l'autre mental pense, mais l'intérieur

spirituellement, et L'extérieur n;ilurellement, el que ce qui est spirituel tombe daus «qui csljiaturel, et qu'ils Tassent un par correspondance : que le mental intérieur de l'homme, dont les idées de la pensée sont appelées intellectuelles et sont dites immatérielles, ne pense d'après les mots d'aucune langue, ni par conséquent d'après les formes naturelles, cela est évident pour l'homme qui ]>eut y réfléchir, car il peut penser en un moment ce qu'il peut à peine énoncer en une heure, ainsi par les universels qui comprennent en eux un très-grand nombre de singuliers ; ces idées de la pensée sont spirituelles, et, quand on lit la Parole, ne sonl pas autres, que comme est !e sens interne, quoique l'homme ne le sache pas ; et cela, comme il a été dit, parce que ces idées spirituelles par L'influx dans le naturel présentent des idées naturelles, et ainsi les idées spirituelles n'apparaissent point, en sorte que l'homme, à moins qu'il n'ait été instruit, croit qu'il n'y a point de spirituel, s'il n'est tel qu'est le naturel, et croit même qu'il ne pense pas dans l'esprit autrement qu'il ne parle dans le corps, tant le Naturel couvre de son ombre le Spirituel !

5615. Vers, il, 12, 13, 14. El leur dit Israël leur pire : Si donc cela (est) ainsi, faites ; prenez des choses renommées de la terre dans vos vases, et faites descendre pour l'homme un prisent, un peu, de résine, et un peu de miel, de ta cire et du stactê, des noix de tfrébiiUhe et des amandes. Et le double d'argent prenez en vos mains, et l'argent remis à la bouche de vos besaces repOrtez(-\e) en votre main; peut-être une erreur, cela, lit entre frère prenez ; et levez-vous, retournez vers l'homme. Et que Dieu Schaddai vous donne miséricordes devant l'homme, et qu'il vous remette votre autre frère et Benjamin; et moi, ainsi //ne je suis privé (d'enfants,) je serai privé (d'enfants.) — El leur dit Israël leur pére, signifie la perception d'après le bien spirituel : si donc cela (est) ainsi, faites, signifie s'il ne peut être fait autrement, qu'il soit fait ainsi : prenez des choses renommées de la terre dans vos vases, signifie les choses les plus excellentes de l'Église dans les vrais de la foi : et faites descendre pour l'homme un présent, signifie pour obtenir grâce : un peu de résine, cl un peu de miel, signifie les vrais du bien naturel extérieur el le plaisir de ce bien : de la

cire et du stacté, signifie les vrais du bien naturel intérieur : des noix de téri-bintlu: et des amandes, signifie les hiens delà vie correspondants a ces vrais : et te double d'argent prenez en vos mains, signifie le vrai reçu dans les puissances : et l'argent remis à la bouche de mot besaces reporte: (-le) en votre main, signifie que par le vrai gratuitement donné dans le nalurel extérieur ils se soumettraient autant que possible : peut-être une erreur, cela, signifie de peur qu'il ne soit contraire: et votre frère prenez, signifie ainsi a eux le lien de la foi : et levez-vous, retournez vers l'homme, signifie la vie par le vrai spirituel : et que Dieu Scliaddai, signifie la consolation après des duretés : vous donne miséricordes devant l'homme, signifie afin que le vrai spirituel vous reçoive gracieusement : et qu'il vous remette votre autre /Wre, signifie afin qu'il donne le bien de la foi : et Benjamin, signifie et le vrai intérieur : et moi, ainsi i/ite je suis privé (d*enfanls,) je serai privé (d'enfants,) signifie que l'Église, avant que ces choses soient faites, sera comme privée de ses vrais.

5010. Et leur dit Israël leur père, signifie la perception d'apris le bien spirituel .- on le voit par la signification de dire dans les historiques de la Parole, en ce que c'est la perception ; et par la représentation li'Isract, en ce qu'il est le bien spirituel, N* 5595 ; il est dit leur père, parce que les vrais, que représentent ses lils, proviennent do ce bien comme d'un pere.

5617. Si donc cela est ainsi, faites, signifie s'il ne peut Hre fait autrement, qu'il soit fait ainsi: on peut le voir sans explication.

5818. Prenez des clwses renommées de la terre dans vos vases, signifie les rfwscs les plut excellentes de l'Eglise dans les vrais de la foi : on le voit par la signification des chotet renommées, on ce que co sont les choses les plus excellentes, ainsi qu'il va être montré; par la signification de la terre, en ce qu'elle est l'Église, N° 5577; et parla signification des nues, en ce qu'ils sont les vrais de la foi, H" 3068, 3079, 3316, 3318. Il est dit « les choses renommées, » parce que cette expression dans la Langue originale est dérivée du chant; de lit les choses renommées de la terre signifient les productions chantées et louées, par conséquent dans le sens interne les choses les plus excellentes. •

5010. Et faites descendre pour l'homme un présent, signifie pour obtenir grâce : on le voit par la signification (l'offrir un présent il l'homme, ici à Joseph, qui est appelé le seigneur de la terre, en ce que c'est pour obtenir grâce : dans l'Église représenlalive Ancienne, el par suite dans l'Église Juive, il élatt d'usage de donner aux juges, et ensuite aux rois et aux prêtres quelque présent quand on allait vers eux ; c'est même ce qui avait été commandé: et cela, parce que les présents, qui leur étaient donnés, représentaient ces clioses qui elle/ l'homme doivent Être offertes au Seigneur quand on en approche, ce sont celles qui proviennent du Libre, par conséquent de l'homme lui-même, car le libre de l'homme est ce qui provient du cœur, el ce qui provient du cœur provient de la volonté, et ce qui provient de lu volonté provient de l'affection qui appartient à l'amour, et ce qui provient de l'affection appartenant a l'amour est le libre, par conséquent appartient à l'homme lui-même, N" M47, 2870 a 2893, 3158 ; quand l'homme approche du Seigneur il doit Lui donner un tel présent; c'était ce présent qui était représenté; en effet, les rois représentaient le Seigneur quant au Divin Vrai, N- 1072, 2015, 200», 3009, 3070, 4581, 4060, 5044 ; et les prêtres quant au Divin Bien, N" 1728, 2015 f., 3070 : que ces présents fussent îles initiations, on le voit, i\" 4202, el les initiations sont pour obtenir grilce.

5020. lin peu de résine, et un peu de mie/, signifie les vrais du bien naturel extérieur et le plaisir de ec bien : on le voit par la signification de la résine, en ce qu'elle est le vrai du bien, ou le vrai d'après le bien, N" 4748; la résim: n celte signification.

lient les clioses qui appartiennent au vrai d'après le bien, et plus encore quand elles sont en même temps onctueuses et tirent par conséquent de l'huile quelque chose, car l'huile signifie le bien, N" 880, 3728, 4582 : que celle résine ait été aromatique, on le

que la résine signifie le vrai (lu bien qui est dans le naturel, ici ■l'extérieur, parte qu'elle est placée en premier lieu cl adjoint

GliNIÎSE. CHAI'. QUARANTE-TROISIÈME. 20»

miel, qui Dsl le plaisir la. Que le miel soit le plaisir, c'est parut qu'il est doux, et que toute chose douce dans le monde naturel correspond au plaisir et an charnu! dans le monde spirituel; s'il est dit !c plaisir du vrai d'après le hien dans le naturel extérieur, c'est parce que tout vrai et encore plus le vrai du bien ont leur plaisir, mais un plaisir provenant de leur affection, et par conséquent de l'usage. Que le miel soit le plaisir, on peut aussi le voir par d'autres passages dans la Parole, comme dans Ésaïe : « La vierge con- » cevra et enfantera un fils, et elle appellera son nom Immanuel » (Dieu avec nous) ; du beurre el du miel il mangera, afin qu'il » sache rejeter le mal et choisir le bien. «—VU. lâ, 15 ; — la, il s'agit du Seigneur ; le beurre est le céleste, le miel est ce qui provient du céleste. Dans le Même : « Il arrivera qu'en raison de la » multitude de lait qui se fera, il mangera du beurre ; car du beurre » et du miel mangera quiconque sera du reste dans le milieu de la « terre. »— Vil. 22 ; — lit, il s'agit du Royaume du Seigneur ; le lait est le hien spirituel, le beurre le bien céleste, et le miel ee qui provient de l'un et de l'autre, ainsi la félicité, te charme, le plaisir. Dans Ézéchiel : « Ainsi tu fus parée d'or et d'argent; el tes véte- » ments {étaient) fin lin et soie cl broderie; de la fine farine el » du Miel et de l'huile tu mangeais ; par là, belle tu devins extré- « mement; cl tu prospéras jusqu'à régner : de Une farine, d'huile » elde fUtV/jc l'ai nourrie; mais toi, tu as mis cela devant elles en » odeur de repos.» — XVI. 13, 19; — là, il s'a gil de Jérusalem, par laquelle est entendue l'Église spirituelle ■. elle est décrite telle qu'elle a été chez les Anciens, et ensuite telle qu'elle est devenue ; elle avait été parée d'orel d'argent, c'est-à-dire, du bien et du vrai célestes et spirituels ; ses vêtements de fin lin, de soie et do broderie, ce sont les vrais dans le rationnel et dans l'un et l'autre naturel; la line farine est le spirituel, le miel le charme du spirituel, et l'huile le bien du spirituel; que chacun de ces ohjels signifie des choses qui appartiennent au ciel, chacun peut le voir. Dans le Même: « Jehudah et la terre d'Israël, étaient tes négociants en froments de

XXVII. 17 ; — là, il s'agit de Tyr, par laquelle est signifiée l'Église spirituelle, telle qu'elle était dans le commencement, et telle qu'elle est ensuite devenue, mais quant aux connaissances du bien

et du vrai, N° 1201 ; le miel v est aussi le charme et le plaisir provenant des affections de savoir ei d'apprendre les biens et les vrais célestes et spirituels, Dans Moïse : « Il le fait chevaucher sur les » liants liens de la terre, et il le nourrit du produit des champs; il « !ui fait sucer du mût de la roche, el de l'huile du caillou du rc- » cher. » — Deutér. XXXII. 13 ; — là aussi îl s'agit de l'Église Ancienne spirituelle; sucer du miel de la roche, c'est le plaisir provenant des vrais scientifiques. Ilans David : « Je les ai nourris de la » graisse du froment, et de miel du rocher je les ai rassasies. » — Ps. LXXXI. 17; — rassasier de miel du rocher, c'est du plaisir provenant des vrais de la foi. Dans le Deutéronome : « Jéhovah te » conduira vers une terre bonne, terre de torrents d'eau, de fon- » laines et d'ahfmes qui sortent de la vallée el de la montagne, terre » île froment et d'orgo, cl de cep, et de figuier, et de grenadier, u lerrc d'olivier, d'huile et de miel. >■ — VIII. 7,8; — il s'agit de la terre de Canaan, et, dans le sens interne, du Royaume du Seigneur dans les cicux ; une terre d'olivier, d'huile et de miel, c'est le bien spirituel et le charme de ce Lien : de là aussi la terre de Canaan est nommée « terre découlant de lait et de miel. •>— Nomb. Xlll. 27. XIV. 7, 8. Deutér. XXVI. 9, 15. XXVII. 3. Jérém. XI. 5. XXII. 22. Éiech. XX. 0 là, dans le' sens interne, par la terre de Canaan est entendu, comme il a été dit, le Royaume du Seigneur-, découlant de lait, c'est l'abondance des célestes-spirituels; découlant de miel, c'est l'abondance des réticités et des charmes qui en proviennent. Dans David : a Les jugements de Jéhovah « (sont) vérité, justes ils sont ensemble, désirables plus que l'or, u et plus que beaucoup d'or lin, et doux plus que le miel et que » ce qui distille des rayons. >. — Ps. XIX. 10, 11, — les jugements de Jéhovah, c'est le Vrai Divin; doux plus que le miel et ce qui distille des rayons, ee sfml tus plaisirs provenant du bien et les charmes provenant du vrai. Dans le Mémo : « Douces sont à mon n palais tes paroles, plus que le miel à ma bouche, a — Ps. CXIX. 103, — pareillement. La manne, qui servait de pain aux descendants de Jacob dans le désert, est ainsi décrite dans Moïse : » Cela » était comme de la semence de coriandre, blanc, et son goût comme ii un gâteau avec du miel. <• — Exori. XVI.' Si; — comme la manne signifiait le Vrai Divin qui descend du Seigneur par le ciel,

c'esl pour cela qu'elle signifie le Seigneur Lui-Mémo quant au Divin Humain, comme le Seigneur l'enseigne dans Jean, VI. 51, 58, car c'esl du Divin Humain du Seigneur que vient tout vrai Divin, et même tout vrai Divin s'y relire; et parce qu'il en est ainsi, la manne est décrite quant au plaisir et au charme par le goût, qui était comme celui d'un gâteau avec du miel ; que le goût soit le plaisir du bien et le charme du vrai, on le voit, N° 3502. Comme Je» n-Bap liste, lie même qu'IUic, repn'-seiilail lu Seigneur quant il la Parole, qui est le Divin Vrai sur la lerre, N* 2762, 6247 f., c'est pour cela qu'il a été cet Élie qui devait venir avant le Seigneur, — Malacli. III. 23. Matin. XVII. 10, 11, 12. Marc, IX. Il, 12, 13. Luc, 1. 17; — c'esl pourquoi ses vêtements et sa nourriturc Étaient des significatifs ; il en est parlé dans Matthieu : « Jean n avait son vttement de poils de chameau, et une ceinture de cuir n autour de ses reins, s:i u»!inïliire (Huit îles sauterelles et du miel » sauvage. » —III. 4. Marc, I. 0 le vêtement de poils de chameau signifiait la Parole, tel qu'est son sens litléral quant au vrai; ce sens est un vêtement pour le sens interne, à savoir, en ce qu'il est naturel ; en effet, le naturel est signifié par les poils, et aussi par les chameaux : et la nourrîturequi se composait de sauterelles et de miel sauvage signifiai! la Parole, tel qu'est son sens littéral quant au bien ; son plaisir est signifié par le miel sauvage. Le plaisir du Vrai Divin quant au sens externe est aussi décrit par le miel dans Ézéchiel : n 11 me dit : Fils de l'homme, nourris ton ventre, et ■rem- » plis tes entrailles de ce volume, que Moi je te donne ; et quand je « l'eus mangé, il fut dans ma bouche comme du miel quant à n la douceur, n — 111. 3. — Et dans Jean : « L'Ange me dit ; n Prends le petit Livre et dévore-le; amer, il est vrai, il rendra ton « ventre, niais dans ta bouche il sera doux connue du miel. Je pris donc le petit Livre de la main de l'Ange, et je le dévorai ; et " il était dans ma bouche doux comme du miel; mais quand je >i l'eus mangé, amer fut rendu mon ventre. Alors il me dit : Il faut » que de nouveau lu prophétises sur peuples et nalions, et langues, ii et rois en grand nombre. » — Apoc. X. 0, 10, 11 ; — le volume dans Ézéchiel, et le petit livre dans Jean, c'est le Vrai Divin ; que ce vrai dans la forme externe apparaisse agréable, c'esl ce qui est sipifié en ce que la saveur en était douce ranime celle du miel ; en

■m ARCANES CÉLESTES.

effet, le Vrai Divin, de même que la Parole, est agréable dans la forme externe ou dans le sens littéral, parce qu'il se laisse expliquer au gont de chacun par des interprétations -, mais il n'en est pas de même du sens inlernc, qui ]iar conséquent est signifié par la saveur amêre, car ce sens découvre les intérieurs de l'homme; si le sens externe est agréalde, c'est par la raison, déjà donnée, que les choses qui y sont peuvent être expliquées au gnrti de chacun ; là sont seulement des vrais communs, cl les communs sont tels, avant qu'ils aient été qualifiés par les particuliers, et ceux-ci par les singuliers ; puis, il est agréahlc, parce qu'il est naturel, et que ie spirituel se lient caché en dedans ; il doit aussi être agréable, afin que l 'homme le reçoive, c'est-à-dire, afin qu'il y soii introduit et n'en soit jioinl détourné dès l'entrée. Le rayon de miel et le poisson roli, que le Seigneur a manges après la résurrection, chez les disciples, signifiaient aussi le sens externe de la Parole, le poisson quant à son vrai, et le rayon de miel quant à son charme; il en est ainsi parlé dans Luc : <> .lésus dit : Avcz-vous quelque ciioso à manger ici î Ils » Lui donnèrent d'un poisson roti un morceau, et d'un rayon de » miel, et les prenant, devant eux il mangea. XXIV. 41, 42, 43; — et parce que c'est là ce qui est signifie, le Seigneur leur dit : « Ce sont là les paroles que je vous ai prononcées, quand j'én tais encore avec tous, qu'il fallait que fussent accomplies toutes « les choses qui ont été écrites dans la Loi de Moïse et dans les « Prophètes, et dans les Psaumes, à l'égard de Moi. » — Ibid.Vers. 44 ; — on pourrait croire que de telles choses n'étaient pas signifiées, parce qu'il semble que ce soit par hasard que les disciples avaient un morceau rie poisson rOti et un rayon de miel ; mais ce n'était pas par hasard, il avait été pourvu à cela ; et non-seulement il a été pourvu a cela, mais aussi à toutes les autres choses, même quant aux plus petites pu rli eu la ri lés, dont il est parlé dans la Parole; comme de telles choses étaient signifiées, c'est pour cela que le Seigneur disait de la Parole que toutes les choses qui y avaient été écrites traitaient de Lui -, toutefois, dans la Parole de l'Ancien Testament il y a peu de choses, dans le sens de la lettre, qui aient trait au Seigneur, mais toutes celles qui sont dans le sens interne irailent do Lui, car de là vient la sainteté de la Parole; voilà ce qui est entendu par a il fallait que fussent accomplies toutes tes

GENÈSE. CHAP. QUAKAiNTE-TROlSlÈME. 273 choses qui oui été écrites dans la Loi ili: Moïse, dans les Propliéles cl dans les Psaumes, à l'égard de Moi. » D'après ces explications, on peut maintenant voir que le Miel signifie le plaisir qui provient du liien et du vrai, ou de leur affection, cl qu'en particulier il signifie le plaisir externe, ainsi le plaisir du naturel extérieur; comme ce plaisir est tel, qu'il exislr il'apirs li: momie par les sensuels, et contient ainsi en soi plusieurs choses jirovcminl île l'amour du monde, c'est ]iour cela qu'il avait été défendu d'employer du miel dans les minchah, comme on le lit dans le Lévilique : « ïotile minebah que vous » présenterez à Jéliovah ne sera point faite avec du levain, car d'aua cun levain ni d'aucun miel vous ne ferez fumer offrande eu igni- » tion a Jéhovali. » — II. 11 ; — le miel, c'est un tel plaisir externe, et comme il contient en soi des choses provenant de l'amour du monde, il était nu-nu: assimilé nu kvain. c'est pourquoi il était prohibé: eeque c'est que le levain nu le fermenté, on levoit,N"23A2.

5621. De la rire cl du starté, signifie les vrais du bien naturel intérieur : on le voit par la signification de la rire , ici de la cire aromatique, en ce qu'elle est le vrai du bien, ainsi qu'il va être montré ; et par la signification du staeti, en ce qu'il est aussi le vrai d'après le bien, N* hïàS ; si l'un et l'autre appartiennent au naturel intérieur, c'est parce que ces aromates sont plus purs que la résine et le miel, et par celte raison ils sont nommés en second lieu ; car, dans la Parole, de telles choses sont toujours recensées selon l'ordre. Ici par la cire il est entendu non de la cire ordinaire, mais de la cire aromatique, qui est comme te storax ; cette cire est exprimée par un mot qui, dans la La ngue originale, exprime aussi l'aromate; de là on voit clairement pourquoi cette cire aromatique signifie le vrai du hien ; en effet, tous les aromates, parce qu'ils ont une odeur suave, signifient dans le sens interne les vrais qui proviennent du hien ; c'est ce qu'on peut voir en ce que les vrais qui proviennent du bien sont perçus dans le ciel avec autant de charmes que dans le inonde les odeurs suaves ; c'est pourquoi aussi lorsque les perceptions des anges sont changées en odcui-s, ce qui arrive souvent d'après le bon plaisir du Seigneur, elles sont senties comme " des émanations délicieuses produites par des aromates et des fleurs ; c'est de là que les encens et les parfums étaient composés de matières exhalant une odeur agréable, et filaient employés à un usage ix. 18.

■27à ARCANES CÉLESTES,

saint, cl c'esl de là aussi que des aromates furent mêles à l'huile d'onction ; celui qui ne sait pas que de telles choses tirent leur origine des [Hu-ccptils dans te ciel, peut s'imaginer qu'elles ont été seulement commandées pour ravin', agréable le culte externe, sans qu'il y eut alors en elles rien du ciel ou rien de saint, et que par conséquent ces objets du culic n'avaient point en eux le Divin. On peut voir ce qui a été précédemment muni ré sur os objets, à savoir, que les encens et les parfums, puis les exhalaisons odoriférantes dans riiuiie fonction, riaient des ic [irisent a tifs de spirituels et de célestes, N' 4748. Que les sphères de la foi el de l'amour soient changées en odeurs agréables, et que par suite les odeurs agréables cl suaves, et aussi les odeurs aromatiques, signifient les vrais de la foi qui procèdent du bien de l'amour, on le voit, N" 1514, 1517, 1518, 1510, 46â8.

5622. Des noir. de. lirëbinlhe W des niinmil.es, signifie tes biens de In vie correspondants ii ces vrais : on le voit par la sila vie correspondant- aux vrais du bien nature! extérieur, qui sont signifiés par la résine, ainsi qu'il va rire montré : et par la signification des amandes, en ce que ce sont les biens de la vie coriïspondants aux vrais du bien naturel intérieur, qui sont signifiés par la cire aromatique et par le stacié. Si ces noix signifient ces mens, c'esl parce qu'elles sont des fruits, et que les fruits dans la Parole signifient les œuvres, 1rs fruits d'arbres utiles 1rs tiennes teuvres, ou, ce qui est la même chose, 1rs biens de la vie, car les biens de la vie quant à l'usage sont les bennes œuvres. Si les noix de lérébinlhe signifient les biens de la vie correspondants aux vrais du bien naturel extérieur, c'est parce qu'elles sont d'un arbre moins noble, et que les choses qui snnl extérieures sont signifiées par ce qui est moins noble; cl relu, parre que 1rs extérieurs en eux-mêmes sorti plus grossiers que les intérieurs, car ce sont des communs composés d'un très-grand nombre de eho-es des ml 'rieurs. Si les, amandes signifient les biens de la vie enrtcspondanLs aux vrais du Lien

lion du vrai intérieur qui pioreilr du bien, sa (leur le vrai intérieur qui procède du bien, et son fruit le bien de la vie d'après ce vrai ;

GENÈSE. CHAP. QUARAN'f R-T110ISIÈME. 275 c'est dans ce sens que l'amandiir csl nommé dans Jéréraie : a La » parole de Jéhoïah se fil, en disant : Que vois-tu, Jérémio? Et » je dis : Un bdton d'amandier, moi, je vois. Puis Jéhovah me » dit : Bien lu as fait eu voyant ; car je veille, moi, sur ma Pa- 11 rôle, pour la Taire, a — I. 11,12; — le bâton, c'esl la puissance ; l'amandier, c'est la [îr'vivption ■ I e: vrai intérieur ; ici, comme il est question de Jéhovah, c'est l'action de veiller sur ce vrai ; la parole est le vrai. Par les amandes qui fleurirent sur le bâton d'Aliaron pour ia Irilm de Lévi, sont aussi signifiés les liiens de la charité ou les biens de la vie ; il en est ainsi parlé ilans Moïse : « Il ar- " rivale lendemain, quand Moscbeli entra dans la lentede convenn lion, voici, le biltnn d'Aharon avait fleuri pour la Iribu de Lévi, n et avait produit sa fieur, eu sorte que la fleur fleurissait et portait « des amandes, o — Nomb. XVII. 23; — c'était un signe que cette iribu avait été choisie pour le sacerdoce, parce que jar elle avait été signifiée la charité, N"' 3875, 3877, 4A97, ââ02, A503, fini est l'essentiel de l'Église spirituelle.

5623. Et te double d'argent prenez en vos mains, signifie le vrai reçu dans tes pumanres .- on le voit par la signification do l'argent, en ce que c'est le vrai, N" 1551, 205n ; par la signification du double, en ce que c'est successivement un second, N" 1335, a savoir, le vrai dont ils ont été doués gratuitement, et dont ils doivent de nouveau être doués; et par la significalinn des mains, en ce qu'elles sont les puissances, N" S7S, 3387, 4931, 4037, 5327, 5328. Le vrai dans les puissances, c'esl dans les faeullés rie recevoir, ainsi selon les facullés ; mais les facultés ou les puissances rie recevoir le vrai sont absolument selon le bien, car le Seigneur les adjoint au bien ; en effet, lorsque le Seigneur influe avec le bien, il influe aussi avec la faculté ; de là le vrai reçu dans les puissances est selon les biens ; que les facultés de recevoir le vrai soient selon le bien, on peui le voir dans l'antre vie d'après an grand nombre d'expériences ; ceux qui y sont dans le bien ont la faculté non-seulement de percevoir le vrai, mais même rie le recevoir, toutefois selon la quantité et la qualité du bien dans lequel ils sont: au contraire, ceux qui sont dans le mal n'ont aucune faculté rie recevoir le vrai ; cela vient rie l'agrément et du désir qui en resuite ; ceux qui sont dans le bien ont pour agrément de perfectionner le

bien par le vrai, car le bien reçoit des vrais sa qualité, c'esl pourquoi ils désirent aussi les vrais; mais ceux qui sont dans le mal ont pour agrément de faire le mal et de le confirmer par les faux, c'esl pourquoi ils désirent aussi les faux, et puiM|u'!l> dfoiivrn ks iM>. . ils ont en aversion les vrais -, de lii vient qu'ils n'ont aucune faculté de recevoir les vrais ; en effet, ils les rejettent, ou ils les étouffent, oit ils Les pervertissent, dès qu'ils viennent à leur oreille ou à leur pensée. Eu outre, tout homme d'un mental sain est dans la faculté de recevoir les vrais, mais ceux qui se tournent vers le mal éteignent cette faculté, tandis que ceux qui se tournent vers le bien filévent celle faculté.

5624. Et l'urgent remis à tu hoitrlte de vos besaces reportez-le en votre main, signifie que. par te vrai gratuitement donné dans le naturel erîi-rieni- ils se soumettraient autant que possible : on le voit par la signification de Yargcnt remis, en ce que c'est le vrai doiinr gratuite! il, N" 50.10; par la signification de à la bouche de lu besace, en tv. que c'est il l'entrée du naturel extérieur, N° 5407 ; et par la signification de en la main, en coque c'est en la puissance, N a 5023, ainsi aulant que possible; le reporter, signifie se soumettre par ce vrai ; dans le monde spirituel reporter le vrai vers le Seigneur de qui on l'a reçu gratuitement, c'est se soumettre par le vrai ; mais comment ils se sont soumis par ce vrai, c'esl ce qu'on voit clairement par leur conversation avec l'homme qui élait préposé sur la maison de Joseph, Vers. 18 à 24.

5025. Peut-être, une erreur, cela, signifie de peur qu'il ne toit contraire .- on le voit par la signilicalion de \' erreur, en ce que c'est ce qui csl contraire, car il est entendu ici uneerreur comme s'ils cussenloubliédiMlmiiiiT l'argent, et qu'ainsi ils l'eussent reporté chacun dans son sac, d'où il pouvait se faire que l'homme leur fût contraire, comme ils le crurent aussi, car « ils curent peur de ce qu'ils étaient amenés à la maison de Joseph, et ils dirent : Pour le fait de l'argent remis dans nos besaces au commencement nous sommes amenés, peur qu'on se rue sur nous, et qu'on se jette sur nous, et qu'on nous prenne pour esclaves, et nos ânes, » Vers. 18 : en outre, le nfichfi signifie la disjonction et l'aversion, N" 5920, 5474 ; de même l'erreur, si dans l'erreur il y a péché, mais elle signifie

GENÈSE. CHAP. QUARANTE-TROISIEME. 277 une disjonction et une aversion moindres, c'est pourquoi il est dit : « de peur qu'il ne soit contraire. »

5626. Et voire frère prenez, signifie ainsi à eux le bien, de la foi : on !e voit par la représentation de Schimeon, qui ici est le frère qu'ils devaient prendre, en ce qu'il est la foi par la volonté, N" 3869, 3870, 3871, 3872, 4497, 4502, 4503, 5482, ainsi le bien de la foi, car lorsque le vrai de la foi liasse dans la volonté, il devient le bien de la foi ; en effet, le vrai passe alors dans la vie de l'homme, et quand il y est, il est considéré non point comme ce qu'on doit savoir, mais comme ce qu'on doit faire, d'après cela il change son essence et devient actuel ; par suite il n'est plus appelé vrai, mais il est appelé bien.

5627. Et levez-vous, retournez vers l'homme, signifie la vie par te vrai spirituel: on le voit par la signification de se lever, en ce que c'est l'élévation vers les intérieurs, par conséquent vers tes spirituels, N» 2401, 2785, 2912, 2927, 3171, 4103, 4881 ; par la signification de retourner, en ce que c'est par suite la vie, N° 5614 ; et par la rep résiliation de Joseph, quand il est appelé l'Homme, en ce qu'il est le vrai spirituel, N° 5584.

5628. Et que Dieu Schaddaï, signifie la consolation après des duretés : on le voit par la signification de Schaddaï, en ce que c'est la tentation, et après la tentation la consolation, N" - 1092, 4572, ici donc la consolation après les duretés qu'ils ont souffertes en Égyple ; que ce soit la consolation après les duretés, c'est aussi te qui est évident par les paroles qui suivent immédiatement, « vous donne miséricordes devant l'homme. » Si Scliaddaï signifie la tentation et apies la tentation la consolation, c'est parce que les Anciens avaient signalé le Dieu Unique par différents noms, selon les différentes choses qui venaient de Lui ; et comme ils ont cru aussi que les Tentations venaient de Lui, ils ont alors appelé Dieu, Schaddaï ; toutefois, par ce nom ils ont entendu non pas un autre Dieu, mais le Dieu Unique quant au* Tentations; or, quand l'Ancienne Église a décliné, ils ont commencé a adorer autant de dieux qu'il y avait de noms du Dieu Unique, et en outre ils en ont aussi d'eux-mêmes ajouté plusieurs ; enfin cela Tut porté au point que chaque famille avait son dieu, et ce dieu était entièrement distinct de tous ceux qui étaient adorés par les autres; la famille de The-

l'ach, il 'où sortait Abraham, adorait Schaddat pour son Dieu, voir N" 1356, 11)92, 2559, 3667 ; de lu non-seulement Abraham, mais encore Jacob, le reconnaissaient comme leur Dieu, et aussi dans la lerre lie Canaan ; mais cela leur était permis, afin qu'ils ne fussent point contraints a l'égard de leur religiosité, car personne n'est contraint à l'égard de ce qui est saint pour lui; mais comme par Schaddal les Anciens entendaient Jéliovali lui-même ou le Seigneur, qu'ils appelaient ainsi quand ils subissaient des tentations, c'est pour cela que Jéhovah ou le Seigneur a pris ce nom cliez Abraham, comme il est évident d'après Gen. Cliap. XVIl! Vers. 1 , — et aussi chez Jacob, — Gen. f.h. XXXV. 11. — Si Schaddal signifie nonseulement la tentation, mais aussi la consolation, c'est parce que toutes les tentations spiriiiu.'11'.'s sonL suivies de la consolation ; c'est ce qu'il m'a été donné de savoir par expérience dans l'autre vie, car lorsque quelqu'un y souft'n: des ilurclijs ik h part des mauvais esprits par des infestai ions, des excitations aux maux, et des persuasions pour les faux, celui-là, après que les mauvais esprits ont été éloignés, est reçu par les Anges et conduit dans un étal de soulagement par un plaisir conforme à son génie.

5629. Vous donne miséricorde* decuuft homme, signifie afin </uc le vrai spirituel vous reçoive gracieusement ; on le voit par la signification de donner miséricordes, en ce que c'est recevoir gracieusement ; el par la représentation de Joseph, en ce que, quand il est appelé l'homme, il est le vrai spirituel, comme ci-dessus, N' 5627.

5630. El qu'il vous remette votre autre frère, signifie afin qu'il donne le bien de la foi : on le voit par la représentai ion do Schiméon, qui ici est Vautre frère, en ce qu'il est le bien delà foi, comme ci-dessus, N° 5627 : que remettre, ce soit donner, c'est parce que remet tri. 1 se dit un s'appliquant à la personne, el donner se dit en s'appliqiiatit à la chose qui est signiuYc par la personne.

5631. Et Benjamin, signifie et te vrai intérieur : on le voit par la représentai km lit- l'.aijdiniit , ni ce qu'il (-si le vrai intérieur, N' 660O.

5632. El moi, ainsi que je suis privé d'enfants, je serai priai d'enfants, signifie que l'Eglise, avant que ces choses soient faites, sera comme privée de ses vrais : on le voit par la

GENÈSE. CHAP. QUARANTE-TROISIÈME. 279 représentation d'Israël, qui parle ainsi de lui, tu ce qu'il est l'Église, N" 3305, 4286 ; et par la signification d'être privé d'enfants, en ce que c'est être privé dis vrais qui appartiennent â l'Église, N' 5530 : que ce soit avant que ees clioses soient faites, eela est évident ; en effet, s'il n'y a pas le tiien de la foi qui est représenté par Schiméon, N" 5630, ni le vrai intérieur, qui est le médium que représente Benjamin, il n'y a aucun vrai de l'Église, si ce n'est ce vrai qui est seulement dans la bouche, mais non dans le

5033. Vers. 15, 10, 17. Et prirent les hommes ce présent, et le double de l'argent ils prirent en leur main, et Benjamin; et ils se Unirent et descendirent en Egypte, et ils se présentirent devant Joseph. Et vil Joseph avec eux Benjamin, et il dit (1 celui oui (était préposé) sur sa maison : Aminé les hommes à la maison, cl tuant tue et prépare, car avec moi mangeront les hommes i> midi. Et fil l'homme ainsi qu'avait dit Joseph, et amena l'homme les hommes ù la maison de Joseph. ■ IU prirent les /tc-iuiitcs ce prisent , signilie que les vnis

avaient avec eux les clioses par lesquelles ils obtiendraient grâce : cl le double de l'urgent ils prirent en leur main, signifie mémo le vrai reçu dans la puissance : et Benjamin, signiDe et aussi le médium : et ils se terèrent et descendirent en Egypte, signifie l'élévation pour s'acquérir la vie d'après les intérieurs des scientifiques : et ils se présentèrent devant Joseph, signilie la présence du céleste du spirituel la : et vil Joseph avec eux Benjamin, signilie l'aperception du médium spirituel chez les vrais par le céleste du spirituel : et il dit à celui qui (étaii préposé) sur sa maison, signifie à ce qui appartient à l'Église externe : aminé les hommes à la maison, signilie que les vrais dans le naturel doivent y être introduits : et tuant tue et prépare, signilie par les biens du naturel extérieur : car avec moi mangeront les hommes à midi, signifie qu'ils doivent être conjoints quand ils sont avec le médium : et fit l'homme ainsi qu'avait dit Joseph, signifie l'effectuatiou : et amena l'homme tes hommes à la maison de Joseph, signifie la première introduction dans le bien qui procède du céleste du spirituel.

503S. Et prirent les /tommes ce présent, signifie que les

vrais avaient avec eux les ckosespar lesquelles Us obtiendraient grùce : on le voit par fa signification des hommes, en ce qu'ils sont les vrais, N" 3134 ; et par la signification du présent, qui Était donne" quand on allait vers les rois et les prêtres, en ce que c'est pour obtenir grâce, N a 5619.

5635. Et le double de l'argent ils prirent en leur main, signifie même le vrai reçu dans ta puissance : cela est évident d'après ce qui a été dit ci-dessus, N° 5623, où sont les mêmes paroles ; on y voit aussi ce qui est entendu par le vrai reçu dans la puissance. i

5636. Et Benjamin, signifie et aussi le médium : on le voit par la reprisai talion de Benjamin, en ce qu'il est le médium, N" 5411, 5*13, 5443.

5637. Et ils se levèrent et descendirent en Egypte, signifie l'élévation pour s'acquérir la vie d'après les intérieurs des scientifiques : on le voit par la signilication de se terer, en ce que c'est l'élévation vers les choses qui appartiennent a la vie spirituelle, N" 2401, 2785, 2012, 2927, 3171, 4103, 4881 ; par la signification de descendre, fin ce que c'est ]»ur s'acquérir la vie, car ici descendre enveloppe la même chose que précédemment, où sont ces paroles : « Envoie ie jeune garçon avec moi, cl nous nous lèverons, et nous irons, et nous vivrons, et nous ne mourrons point, « Vers. 8, par lesquelles il est signifié la vie spirituelle selon les degrés, N"5605 ; et par la signification ùe\'Egypte', en coque ce sont les scientifiques, 1104, 1105,1186, 14«2,4"49,49<i4, 4966, ici les intérieurs des scientifiques, parce que la est le céleste du spirituel qui est représenté par Joseph ; c'est pourquoi il est dit aussitôt après., « et ils se présentèrent devant. Joseph. » Les intérieurs des scientifiques sont les choses qui sont spirituelles dans le naturel, et il y a là des spirituels, quand les scientifiques y ont été illustrés par la lumière du ciel, et ils ont été illustrés parla lumière do ciel alors que l'homme a la foi aux doctrinaux qui sont tirés de la Parole, el il a la foi alors qu'il est dans le bien de la charité ; car alors par le bien de la charité, comme par une flamme, sont illustrés les vrais, el ainsi les scientifiques ; ceux-ci par suite ont leur lumière spirituelle ; de là on peut voir ce qui est entendu par les intérieurs des scientifiques.

5038. El ils se présentèrent devant Joseph, signifie la présence du céleste du spirituel là : on le voit par la signification de se présenter devant quelqu'un, en ce que c"cst la présence; cl par la représentation de Joseph, en ce qu'il est le céleste du spirituel, ainsi qu'il a déjà été souvent dit ; que le céleste du spirituel fût présent dans l'un et l'autre naturel, cela était représenté par Joseph, en ce qu'il fut fait seigneur sur toute l'Egypte ; c'est là ce qui est entendu par !a présence du céleste du spirituel dans les intérieurs des scientifiques, car les scientifiques sont dans le naturel, voir ti" 5310, 5324, 5320, 5327, 5328, 5333, 5337, 5373; les vrais qui sont représentés parles dix lils de Jacob sont les vrais dans le naturel.

5039. Et Joseph vil avec eux Benjamin, signifie l'aperception du médium spirituel chez les vrais par le céleste du spirituel : cela est évident par la signification de voir, en ce que c'est comprendre cl apercevoir, N" 2150, 2807, 3704, 4507, 4723, 5400 ; par la représentation des dix fils de Jacob, qui ici sont avec eux, ou avec lesquels Joseph vit Benjamin, cil ce qu'ils sont les vrais dans le naturel, N" 5403, 54W, 5427, 5458, 5512; et par la représentation de Benjamin, en ce qu'il est le médium, N™ 5411,541 3, 544 3; s'il est dit ici médium sp irit uel, c'est parce que les vrais, qui sont n|iiï-.-rnlo par les dix lils de Jacob, devaient en ce moment être conjoints avec le Vrai d'après le Divin qui est Joseph, et que cette conjonction ne se fait que par le médium qui est spirituel ■ jinuniuoi lorsque ce médium a été aperçu, aussitôt il suit « que Joseph dit a l'homme qui était préposé sur sa

car avec moi mangeront les hommes à midi, u ce qui signifie qu'ils devaient être introduits et conjoints parce qu'ils étaient avec le Médium. Il faut dire encore en peu de mots ce que c'est que le Spirituel respectivement au Naturel, parce que la plupart de ceux qui sont dans le monde Chrétien ignorent ce que c'est que le spirituel, au point que lorsqu'ils entendent prononcer ce mot, ils sont en suspens, et disent en eux-mêmes que personne ne sait ce que c'est que le spirituel : Le spirituel dans son essence chez l'homme est l'affection mémo du bien et du vrai pour le bien et le vrai et non pour soi, puis l'affection du juste et de l'équitable pour le juste et l'équi-

AllCANES CÉLESTES.

table et non pour soi ; quaoïL l'homme sent en lui le plaisir et le charme, et bien plus s'il seul le bunlicur et la béatitude d'après ces affections, cela est chez lui un spirituel, qui vient, non du monde naturel, mais du monde spirituel ou ilu ciel, c'est-a-dirc, du Seigneur par le Ciel : c'est donc là le spirituel qui, lot-squ'il règne citez l'homme, aifecle et colore pour ainsi dire tout ce qu'il pense, tout ce qu'il veut et tout ce qu'il opère, et qui fait que les produits de sa [«usée cl les actes de sa volonté participent du spirituel, au point qu'enfin ils deviennent aussi chez lui des spirituels, lorsqu'il passe du monde naturel dans le monde spirituel, Kn un mot, l'affection de la charité et de lu foi, c'esi-a-dire, du bien et du vrai, el le plaisir et le charme, et encore plus le bonheur et la béatitude, qui sont intérieurement sentis chez l'homme cl font de lui un homme véritablement Chrétien, voilà le spirituel. Si daus le monde Chrétien la plupart des hommes ignorent ce que c'est que le spirituel, c'est parce qu'ils font la foi cl non la charité l'essentiel ik: l'Kglise; de là, comme ceux-ci, en petit nombre, qui s'inquiélent de la foi, pensent peu. à la charité, si loulelius ils y pensent, et ne connaissent pas ce que c'est que la charité, par conséquent comme il n'y a pas connaissance, il n'y a pas non plus perception de l'affection qui appartient à la charité; et celui qui n'est point dans l'affection delà charité ne peut nullement savoir ce que c'est que le spirituel ; surtout aujourd'hui, quand à peine quelque diarité existe étiez quelqu'un, parce que c'est le dernier temps de l'Église. Mais il faut qu'on sache que le spirituel dans un sens commun signifie l'allée lion tant du bien que du vrai ; de là, le ciel es! appelé minute spirituel, et le sens interne de la Parole sens spirituel; mais, dans un sais spécial, ce qui appartient à ruffccliou du bien est appelé céleste, et ce qui appartient à l'affection du vrai usl appelé spiriiiiel.

50SO. Et il dit à relui qui Hait préposé sur sa maison, signifie à ce qui appartient à l'Église externe : on le volt par la représentation de celui qui était préposé sur la maison, en ce que c'est l'Eglise externe, quand celui qui esl dans la maison est l'Église interne, N° 1795 ; et comme, dans le sens interne, c'est la chose qui est considérée, et non la pcrsiiuuc, N" iiHij, 53H7, 5A3S, c'csl pour cela que « celui qui était préposé sur la maison » signifie ce qui appartient a l'Église externe.

5041. Amène les hommes •) la maison, signifie que tes vrais dans le naturel doivent y être introduits : on le voit par la signification des fils de Jacob, en ce qu'ils sont les vrais de l'Église dans le naturel, N" 5403, 5419, 5427, 5458, 5512 ; qu'ils y seraient introduits, cela est signifié par amêne-tet à la maison.

5642. El tuant lue et prépare, signifie par tes biens du naturel extérieur : on le voit pnr la signification de tuer, expression qui enveloppe ce qu'on tuait, à. savoir, bœuf, veau, Loue, on autre animal, en ce que ce sont les biens du naturel ; que le hoMet le veau soient les biens du naturel, on le voit, N°'2I80, 2560, 2781, 2830, ici les biens du naturel extérieur, parce que par eux ils étalent alors introduits pour la première fois vers lu conjonction -, car par cela qu'il amena les hommes à lu maison de Joseph, il est signifie la première introduction dans le bien qui procède du céleste du spirituel, voir plus bas, N" 5645 ; comme le veau et le bœuf signifiaient lus biens du naturel, toute opération concernant ces animaux signifiait aussi ce bien, car l'un enveloppait l'autre.

5643. Car avec moi mangeront les hommes à midi, signifie qu'ils doivent être conjoints quand ils sont avec te médium : on le voit par la signification de manger, en ce que c'est être communiqué, être conjoint et Cire approprié, N" 2187, 2343, 3168, 3513 f., 3596, 3832; et comme ils étaient avec le médium spirituel, qui est Benjamin, N° 5630, il est dit<î midi, car midi signifie l'état de lumière, ainsi l'état spirituel, qui existe par le médium, N" 1458, 3708.

5644. Et l'homme fit ainsi qu'avait dit Joseph, signifie l'effectuât ion .- on le voit sans explication.

5645. Et amena l'homme les hommes à la maison de Joseph, signifie Ui première introduction dans te bien qui procède du céleste du spirituel : on le voit |>ar la signification d'nmencr, en ce que c'est l'introduction, comme ci-dessus, N a 5641; par lu signification des fils de Jacob, en ce qu'ils sont les vrais de l'Église dans le naturel, N" 5403,5419, 5427, 6428, 5512; par la signification de la maison, en ce qu'elle est le bien, H" 3652, 3720, 4082, de là aussi la maison est l'Église, N" 3720, car l'Église est l'Église par le-bien ; et par la représentation de Joseph, en ce qu'il est le céleste du spirituel, ainsi qu'il a déjà été souvent

AKCANES CÉLESTES.

montré ; d'après ces s ignifugions, il est évident que par n amena l'homme les hommes à lu maison île Joseph, •< il est signifié que les vrais dans le naturel fiaient introduits dans le bien qui procède du céleste du spirituel. Que te soit la première introduction qui est signifiée, c'est parce qu'alors seulement ils mangeaient chez Joseph et ne l'ont pas reconnu ; par la est signifiée une conjonction commune, conjonction qui est la première introduction, car alors le vrai procédant du Divin indue communément et n'est point reconnu ; mais quand le vrai qui influe est aperçu c'est la seconde conjonction, conjonction qui est signifiée en ce que Joseph se manifesta a ses frères, comme on le voit, Chap. XLV.

50A6. Vers. 18, 18, 20, 21, 22, 23. Et eurent peur tes hommes de ce. qu'ils étaient iimenh à la maison de Joseph, et ils dirent : Pour le fait de l'argent remis dans nos besaces au commencement nous sommes amenés, pour qu'on se rue sur nous, et qu'on se jette sur nous, et qu'on nous prenne pour esclaves, et nos ânes. Et ils s'approchèrent de l'homme qui (était préposé) sur la maison de Joseph, et Us lui parlèrent (a la) porte de la maison. Et ils dirent : Par moi, mon seigneur, en descendant nous sommes descendus au commencement pour acheter de ta nourriture. Et il est arrivé, comme nous vînmes à l'hôtellerie, et que nous ouvrîmes nos besaces, et voici, l'argent de chacun il ta bouche de sa besace., notre argent en son poids ; et nous le rapportons en notre main. Et a" autre argent nous faisons desrendre en notre main pour acheter de ta nourriture ; nous ne savons qui a mis notre argent dans nos besaces. Et il dit : Paix à vous, ne craignez point f votre Dieu et le Dieu de votre pére vous a donné un ilon caché dans vos besaces ; voire argent est venu à moi ; et il leur amena Schiincon.—Et eurent peur les hommes, signifie l'action de se retirer : de ec qu'ils étaient amenés ,i la maison de Joseph, signifie de ce que les vrais qui appartiennent au nature! étaient adjoints et soumis a l'interne : et ils dirent : Pour le fait de l'argent remis dans nos besaces au commencement nous sommes amenés, signifie que comme le vrai dans le naturel extérieur apparaît gratuitement donné, ils seraient par conséquent soumis': pour qu'on se rue sur nous, et qu'on sr jette sur nous.

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cl qu'on nous prenne pour esclaves, cl nos ânes, signifie au point que tout ce qui est dans l'un et l'autre naturel ne suit plus rien : et Us s'approchèrent de l'homme oui (était préposé) sur la. maison de Joseph, signifie les doctrinaux lie l'Église : cl ils lui parlèrent (a la) porte de la maison, signifie la consultation d'après eux sur l'introduction : et ils dirent : Par moi, mon seigneur, signifie le témoignage - ru descendant nous sommes descendus ait commencement pour acheter de la nourriture, signifie l'intention d'acquérir le lien par les vrais : cl il est arrivé, comme nous viiwies à l'hôtellerie, cl i/iic nous ouvrîmes nos besaces, signifie l'inspection dans le naturel extérieur : et voici, l'argent de chacun à la bouche de sa besace, signifie qu'il fut clairement vu que les vrais avaient été donnés comme gratuitement : notre argent en son poids, signifie les vrais selon l'état de chacun : et nous le rapportons en noire main, signifie que ceux qui ont été don m' s gratuitement son! soumis autant que possible : •cl d'autre argent nous faisons descendre en notre main pour acheter de ta nourriture, signifie que l'intention est dlacquérir autre part le bien par le vrai : nous ne savons qui a mis notre argent dans nos besaces, signifie la non-foi à cause de l'ignorance d'oU provient le vrai dans le naturel extérieur : et il dit : Paix à vous, ne craignez point, signifie que cela va bien; qu'ils ne doivent pas désespérer : votre Dieu et le Dieu de votre pire, signifie le Divin Humain du Seigneur : vous a donné un don caché dans vos besaces, signifie que c'est par Lui sans aucune prudence de leur part : votre argent est venu à moi, signifie qu'il sera vu comme un vrai acquis par eux : et il leur amena Sckiynon, sigrù'u: qu'il adjoignit le vouloir aux vrais.

50â7. Et eurent peur les hommes, signifie l'action de se retirer : on le voit par la sigriifii-ilimi iVnnnir peur, en ce qu'ici c'est l'action de se retirer, à savoir, de la conjonction avec l'interne; la peur existe par diverses causes, ainsi par les périls de la vie, de la perle duluerc, et aussi de l'honneur et de la réputation; puis, il }■ a la peur d'être entraîne dans quelque servitude, cl de perdre ainsi le libre ( liberum J, et avec le libre le plaisir de la vie ; il en sera parlé dans ce qui va suivre; en effet, ils eurent peur d'être ad-

ARC A MiS CÉLESTES.

joints à l'interne, cl île perdre: par l;ï li'ur firo^rt', et avec le propre leur libre, et avec le libre le plaisir île la vie, car ce plaisir dépend du libre ; de là vient que par « eurent peur les hommes, « il est signifié l'action de se retirer, à savoir, afin de u'éirc point adjoints. Ici, il faut dire par avance en \m de mois ce qu'il en est de celle conjonction, à savoir, de la conjonction de l'homme Externe ou Naturel avec l'homme Interne ou Spirituel : L'homme Externe ou Nature! régne dés le premier lige de la vie, et ne sait pas qu'il y a un homme Interne ou Spirituel ; lors donc que l'homme est réformé, et que de naturel ou d'exierne il commence à devenir spirituel ou interne, le naturel se révolte i'ahord ; en effet, il apprend que l'homme naturel doit être subjugué, c'est-à-dire que toutes ses convoitises avec les choses qui les confirment doivent être extirpées; de là, quand l'homme Naturel est abandonné à lui-même, il pense que de la sorte il péril absolument, car il ne sait autre chose sinon que le naturel est tout, et il ignore complètement qu'il y a des choses immenses ci ineffables dans le spirituel; el quand l'homme naturel [>ense ainsi, il se relire et ne veut pas être soumis au spirituel ; c'est là ce qui est signifié ici par la peur.

56i8. De ce qu'ils étaient imtatrs à lit mtiison de Joseph, signifie de ce que les vrais qui appartiennent au naturel étaient adjoints et soumis il l'interne : on le voit par la signification A'étm amené i) la maison de Joseph, en ce que c'est être conjoint et soumis à l'interne : en effet, Joseph représente l'Interne, parce qu'il représente le Vrai provenant du Divin, ou le céleste du spirituel, N" 5307, BSS1, 5333, 5AI7, 5 A 00 ; et la maison signifie tant l'interne que l'externe de l'homme, N" 3128, 353S, â973, 5023, ici l'interne, parce qu'il est dit ta maison de Joseph; el par cire amené, à savoir, vers l'interne, il est signifié élre adjoint, et parce qu'il est signifié être adjoint, il est signifié aussi élre soumis ; la raison de cela, c'est que le naturel est soumis à l'interne quand il lui est adjoint, car l'empire qui appartenait auparavant à l'homme naturel passe ensuite à l'homme spirituel; dans la suite, d'après la Divine Miséricortle du Seigneur, il sera parlé de cet empire. Il faut dire en \ie.\i de mois comment la chose se passe a l'égard du sens interne : Le sens interne de la Parole est surtout pour ceux qui sont dans l'aulre vie; quand ceux-là sonl chez l'homme qui lit la Pa-

rôle, ils la perçoivent selon le sens interne, et non selon le sens externe, car ils ne comprennent aucun des mois du langage humain, ils comprennent seulement II' sens dus mots, non [as selon les pensées naturelles île l'homme, rrknis selon leurs pensées qui sonl spirituelles ; dans ce sens spirituel est a l'inslanl change le sens naturel qui est chei l'homme ; il en est de cela comme de ce qui arrive quand quelqu'un traduit la langue d'un autre dans la sienne qui est différente, ce qui se fait saintement ; de même le sens naturel de In pensée humaine est traduit en sens spirituel, car la langue ou le langage spirituel est propre ans anges, et le langage naturel est propre à l'homme; si le changement (le l'un de ces langages en l'autre est si subit, c'est porec-qu'il y a une correspondance de toutes les choses, en général et en particulier, qui sont dans le monde naturel, avec celles qui sont dans le monde spirituel. Maintenant, comme le sens interne de la Parole est surtout pour ceux qui sont dans le monde spirituel, voilà pourquoi ici dans le sens interne sont rapportées ili-s choses qui sont pour eux, et qui leur procurent des charmes cl des plaisirs ; mais plus ces choses sont intérieures, plus elles sont éloignées de la compréhension des hommes, pour qui les choses apparlenant au monde et au corps sonl seulement des charmes et des plaisirs, et qui par conséquent considèrent comme vils et méprisent les spirituels appartenant au sens interne; que chacun examine en soi-même si les choses qui sonl contenues dans le sens interne, dans ce qui va suivre, ne sonl pas pour lui de nulle importance cl fastidieuse... tandis que cependant elles sont de celles dont les sociétés antiques se riéti-tlenl le plus ; rie là aussi celui qui réfléchit peut voir clairement quelle différence il y a entre les plaisirs ries hommes et les plaisirs des anges; puis, en quoi les anges placent la sagesse, et en quoi ta placent les hommes, fi savoir, que les anges placent ta sagesse dans des choses que l'homme regarde comme rien et a en aversion, cl que l'homme place la sagesse dans des choses dont les anges ne s'inquiètent nullement, et plusieurs, dans des choses que les anges rejettent et fuient.

5Goi>. Et ils dirent ; Pour te fait de l'argent remit dans nos besaces au commencement nous sommes amenfs, signifie que comme le vrai dans le naturel extérieur apparaît gratuitement donné, ils seraient pur conséquent fournis .- on le voit

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prenait ainsi auparavant et par lui-même, mais quand il réfléchit, il aperçoit que cela lui est donné gratuitement par le Seigneur au moyen de cette société angélique, et il sait aussi d'après cette société angélique où cela est, si c'est dans le naturel extérieur ou dans le naturel intérieur ; car il y a des sociétés angéliques qui sont dans le naturel extérieur, cl il y en a qui sont dans le naturel intérieur; cependant le naturel n'est pas clieï eux un naturel tel qu'il est chez l'homme, mais c'est un naturel-spirituel, qui est devenu spirituel par cela qu'il a été conjoint et soumis au spirituel. D'après ces explications on peut voir que les choses qui sont rapportées ici dans 1", sens interne existent ainsi en actualité dans l'autre vie, c'est-adire qu'on aperçoit ce qui est gratuitement donné, et ou cela est placé, quoique l'homme aujourd'hui n'en sache rien : cependant, dans les temps anciens, ceux qui étaient de l'Église le savaient, leurs scientifiques l'enseignaient, et leurs doctrinaux aussi ; ces anciens étaient des hommes intérieurs ; mais depuis ces temps les hommes sont successivement devenus extérieurs, au point qu'aujourd'hui ils sont dans le corps, ainsi dans l'extrême ; ce qui en est un indice, c'est qu'ils ne savent même pas ce que c'est que le spirituel ni ce que c'est que l'interne, et qu'ils ne croient pas non plos qu'il y ait un spirituel et un interne ; hien plus, ils sont passés des intérieurs vers un tel extrême dans le corps, qu'ils ne croient même pas qu'il y ait une vie après la mort, ni qu'il y ait un ciel et un enfer : enûn par cette retraite depuis les intérieurs jusque dans un tel extrême, ils sont devenus si stupides dans les choses spirituelles, qu'ils croient que la vie de l'homme est semblable il la vie des bêtes, . et qu'ainsi l'homme doit mourir comme elles ; et, ce qui est étonnant, les savants plus que les simples le croient, et celui qui croit autrement passe a leurs yeux pour simple, . 5850. Pour qu'on se rue sur nous, et qu'on se jette sur nous, signifie que pour cela Us seraient réduits sous un pouvoir absolu : on le voit par la signification de se ruer sur quelqu'un, en ce que c'est le présenter comme coupable ; et par la signification de se jeter sur quelqu'un, en.ee que c'est le réduire sous un pouvoir, ici sous un pouvoir absolu, car il est dit ensuite : « Pour qu'on nous prenne pour esclaves, et nos ânes. Voici comment les choses se passent : Avant que l'homme naturel soit conix. 19.

joint ii l'homme spirituel, ou l'homme externe à l'homme interne, il lai est laisse de penser s'il veul que les convoiliscs nÉes de l'amour de soi cl du monde, et les choses pur lesquelles il les avait défendues, soient détruites, et céder l'empire à l'homme spirituel ou interne ; il lai est laissé ù: penser ;i cela, iilin qu'il choisisse librement ce qui lui plaît ; quand l'homme naturel y pense sans l'homme spirituel, il le rejette, car il aime ses convoitises, parce qu'il s'aime lui-même et aime le monde ; de la il devient inquiet, et s'imagine que, si elles éiaiwîl détruites, il ne lui resterait plus rien de la vie, car il place tout dans l'homme naturel ou externe, ou il s'imagine qu'ensuiiu il ne pourra rien par lui-même, et que tout ce qu'il pensera, voudra et fera, influera par le ciel, qu'ainsi il ne sera plus maître de lui-même; quand l'homme naturel laissé à luimême est dans cet état, il se relire cl il résiste : mais quand quelque rayon de lumière influe du Seigneur par le ciel dans son naturel, l'homme commence à penser autrement, c'csl-à-dirc, à penser qu'il vaut mieux que l'homme spirituel ail la domination, car de la sorte il petit penser le bien et vouloir le bien, cl de la sorte il peut venir dans le ciel, mais non si l'homme naturel allait dominer ; et ' quand il pense que tous les anges dans le ciel entier sont tels, et que par suite ils sont dans une joie ineffable, alors il combat contre l'homme naturel, et enfin il veul être subordonné à l'homme spirituel ; dans cet étal est placé l'homme qui doit être régénéré, el cela afin qu'il puisse dans le libre se tourner du coté qu'il veut, et autant il se tourne dans le libre de ce colé-ci, autant il est régénéré. Ce sont la les choses dont il s'agit ici dans le sens interne.

5051. Et qu'on nous prenne pour esclaves, el nos Anes, signifie au point que tout ce qui est dans l'un et l'autre naturel ne soit plus rien : on le voit par la représentation des dix fils de Jacob, qui disent cela d'eux , en ce qu'ils sont les vrais dans le naturel, N" 5â03, 6M9, 5427, 5A58, 5512 ; par la signification des esclaves, en ce qu'ils sont des choses de peu d'importance, Pi° 25a t, ici réduites à rien, ainsi qu'il va tire montré; et par la Signification des ilnes, en ce que ce sont les choses qui sont dans le naturel, lesquelles sont les scientifiques, N" ôa!)2, ici dans le naturel extérieur, parce que les vrais, qui sout signifiés par les fils de Jacob, son! dans le naturel intérieur. Quanl a ceci, « que ton! ce qui est

dans l'un et l'autre naturel ne soit plus rien, n voici ce qu'il en est : Pour que l'homme devienne spirituel, il fout que soi) naturel devienne comme rien, c'est-à-dire, ne puisse absolument rien par luimême, car autant le naturel peut par lui-même, autant )e spirituel ne peut pas ; en effet, le naturel ne s'est imbu des l'enfance que de choses qui appartiennent aux cupidités de soi et du monde, par conséquent contraires a la charité ; ces maux font que le hien ne peut influer du Seigneur par l'homme interne, car tout ce qui influe est changé en mal dans le naturel, le naturel est le plan dans lequel se termine 1'infiux ; si donc le naturel, c'est-à-dire, le mal et le fans qui avaient forme le naturel, ne devient comme rien, le bien ne peut en aucune manière intluer du Seigneur par le ciel, il n'a point de logis, mais il est dissipe, car il ne peut demeurer dans le mal et le faux ; autant donc le naturel ne devient pas comme rien, autant l'interne est ferme; on sait aussi dans IT^lise, d'après le doctrinal, que le vieil homme doit être dépouillé pour que l'homme nouveau soit revêtu ; la régénération ne consiste alisolument qu'à sulijuguer le naturel et à donner au spirituel la domination ; cl le naturel est subjugué alors qu'il est ramené à la correspondance ; et quand le naturel a été ramené à la correspondance, il ne réagit plus, mais il agit comme il lui est commandé, cl il suit au gré du spirituel, à peu près comme les actes du corps suivent au gré de la volonté, et comme le langage avec la face, selon l'influx de la pensée; de là, il est évident que le naturel doit absolument devenir comme rien quant au vouloir, pour que l'homme devienne spirituel. Hais il faut qu'on sache que c'est le vieux naturel qui doit devenir comme rien, car il a été formé de maux et de faux ; et quand il est devenu comme rien, l'homme est gratifié d'un nouveau naturel, qui est appelé naturelspiriluel, spirituel en ce que c'est le spirituel qui agit par lui et se manifeste par lui, comme la cause par l'effet ; il est connu que la cause est le tout de l'effet ; de là le nouveau naturel quant à penser, àvouloiret à produire l'effet, n'estque le représentatif du spirituel; quand cela arrive, l'homme reçoit du Seigneur le hien ; et quand il reçoit le bien, il est gratifié de vrais ; et quand il est gratifié do vrais, il est perfectionné en intelligence et en sagesse ; et quand ii est perfectionné en intelligence et en sagesse, il est comblé de félicité pour l'éternité.

Ô6â2. Et Us s'approchèrent de l'homme qui (tait préposé sur ht maison de Joseph, signifie les doctrinaux de l'Église ; on le voit par la signification Je l'homme préposé sur la maison de Joseph, en ce qu'il est ce qui appartient à l'Église externe, Pi* 5040, ainsi Je doctrinal, car le doctrinal appartient à l'Église ; en outre, par Y homme est signifié le vrai, ainsi le doctrinal, N°3134, et jjar la maison l'Église, Pi* 171)5; et comme Joseph est l'Interne, N° 5470, la maison de Joseph est l'Église interne ; le doctrinal tire de la Parole est ce qui était sur cette maison, servant ci administrant.

5053. Et ils lui parlèrent (à la) porte de la maison, signifie ta consultation d'après eux sur l'introduction : on le voit par la signification de lui parler, à savoir, a l'homme préposé sur la maison de Joseph, en ce que c'est la consultation d'après eus, a savoir, d'après les doctrinaux ; et par la signification de la porte de la maison, en ce que c'est l'introduction, N" 2350, 23S5, ici par l'homme naturel ou externe vers l'homme spirituel ou interne, chose dont il s'agit ici : comme c'est là ce qui est signifié, il est dit, dans la Langue Originale, non pas ii la porte de la maison, mais porte de la maison.

5054. Et ils dirent : Par moi, mon seigneur, signifie le témoignage : on le voit d'après cette formule elle-même, en ce qu'elle est le témoignage, à savoir, que c'est le vrai qu'ils vont prononcer au sujet de l'argent qui a été retrouvé ii la houclie de la besace de chacun.

5055. En descendant nous sommes descendus au commeneement pour acheter de la nourriture, signifie l'intention d'acquérir le bien par tes vrais : on le voit par la signification de descendre, en ce que c'est l'intention, car celui qui descend ou se transporte quelque p;nl, Ir l'ail dans une intention, ici c'est dans l'intention d'acquérir le bien par les vrais, ce qui est signifié par pour acheter de la nourriture, car par acheter il est signifié acquérir et approprier, N" 5374, 5397, 5400, 5414, 5426, et par ia nourriture le bien du vrai, N" 5340, 5342, ici le bien par les vrais qui sont représentés par les fils de Jacoli, parlant ainsi d'eux-mêmes.

5656. ht il est arrivé, comme nous vînmes à l'hôtellerie, cl gue nous ouvrîmes nos besaces, signifie l'inspection dans le

en ce que c'est le naturel extérieur en général, N° 5495 ; par la signification d'ouvrir, on ce que c'csl l'inspection, car celui qui ouvre, c'est pour inspecter; et par la signification lie la besace, en ce que c'est le naturel extérieur en particulier, N° 5497.

5657. El voici, l'argent de chacun à la bouche de sa besace, signifie qu'il fut clairement vu que les vrais avaient été donnés comme gratuitement : on le voit par la signification (le l'argent de chacun dans le sac, en ce que ce sont les vrais donnes gratuitement, N" 5530, 5624, pareillement \' argent de chacun il ta bouche de la besace, avec cette différence, que [iar celte location-ci sont signifiés les vrais qui ont été donnés graluilement, en ce qu'ils ont été placés à l'entrée du naturel extérieur, car la Iwuclie de la besace signifie l'entrée du naturel extérieur, N" 5497. S'il est signifie ici donnés comme gratuitement, c'est parce qu'ils sont dans l'état de doute, s'ils veulent être conjoints à l'interne, et devenir comme rien ; et quand quelqu'un est dans l'étal de doute, il sciil aussi d'une manière dubitative au sujet des vrais qui confirment.

5658. Notre argent en son poids, signifie tes vrais selon l'état de chacun : on le voit par la signification de l'argent, en ce que c'est le vrai, N 0 ' 1551, 2954; et par la signification du poids, en ce que c'csl l'état tic la chose quant au bien, N* Si 04 ; ainsi les vrais selon l'état île chacun, t'est selon le bien qu'ils peuvent recevoir. Les poids et les mesures sont nommés dans un grand nombre de passai s île la l'amie, niais dans le sens interne, ils ne signifient ni des poids ni des mesures ; les poids signifient les états de la chose quant au bien, et les mesures les états de la chose quant au vrai ; de même aussi la pesanteur el l'extension; la pesanteur, qui est dans le monde naturel, correspond au bien dans le monde spirituel, el l'extension correspond au vrai; cela vient de ce que dans le ciel, d'oit proviennent les corres|iondances, i! n'y a ni pesanteur ni extension, parce qu'il n'y a point d'espace; il apparaît, il est vrai, chez les esprits, des choses pesantes el étendues, mais ce sont des apparences qui tirent leur origine des étals du bien el du vrai dans le ciel supérieur. Que l'argent signifie le vrai, on le savait tris-bien dans ies temps Anciens; de la les Anciens avaient

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GENÈSE. CHAP. QUARANTE-TROISIEME. 2G£ main pour acheter de la nourriture, signifie que Cintention est d'acquérir autre part le bien par le vrai : on le voit par la signification de ['argent, en ce que c'est le vrai, N° 5657; et puisque l'argent signifie le vrai, d'autre argent signifie un autre vrai, par conséquent un frai d'autre pari ; comme il n'y a pas d'aulre vraiqui soit réel, que le vrai procédant du Seigneur, qui ledonne gratuitement, par conséquent aussi le vrai même ne procède pas" d'aulre pari ; cl par la si.miiliealion île faire descendre, en ce que c'est l'intention d'acquérir, ;'i savoir, le bien (lu vrai qui est signifié par le blé qu'ils devaient acheter : le sens historique de la lettre implique, que l'autre argent venait aussi à Joseph, pour en acheter de lu nourriture, aiusi n'allait pas autre part ; mais le sens interne demeure non pas dans le sens historique île la lettre, il ne s'en inquiète point, mais dans la chose même dont il s'agit; cette chose est que, s'il fallait qu'ils se soumissent comme esclaves par la raison que quelques vrais ont été donnes gratuitement dans le naturel extérieur, ils acquerraient autre part le Lien par le vrai; telle est aussi la série dans le sens interne, car il est dit aussitôt : u Nous ne savons qui a mis noire argent dans nos besaces, » ce qui signifie qu'ils ne croyaient pas, parce qu'ils ne savaient pas de qui provenait le vrai dans le naturel extérieur. La même chose existe dans l'autre vie chez les esprits qui par les M ais sont initiés dans le bien, et surtout eu ce que tout bien et tout vrai influent du Seigneur, et quand ils aperçoivent que lnuUeeai'iU pensent et veulent influe, et qu'ainsi ils ne peuvent penser ni vouloir par eux-mêmes, ils résistent autant qu'ils peuvent, ils croient que de la sorte il n'y aurait puur eux aucune vie propre, et qu'ainsi périrait tout plaisir, — car ils placent lu plaisir dans le propre, — et qu'en outre, s'ils ne pouvaient faire ie bien par eux-mêmes ni croire le vrai par eux -infimes, ils devraient se croiser les bras sans rien faire ni penser par eux-mêmes, et attendre l'inllux ; il leur est permis de penser ainsi, cl même jusqu'à presque conclure en eux qu'ils veulent recevoir le bien et le vrai non de lit, mais d'autre part, où il n'y a pas une telle privation du propre; il leur est même parfois donné de chercher où ils le peuvent trouver ; mais plus tard, quand ils ne le trouvent nulle part, ceux qui sont régénérés reviennent, et d'après le libre choisissent d'être conduits par le Seigneur quaul au vouloir et quant au penser i ils sont

même alors informés qu'ils recevront un propre céleste tel qu'est celui des anges, et avec ce propre lu béatitude cl la félicite pour l'éternité. Quant a ce qui concerne le propre céleste, il existe d'après la nouvelle volonté qui est donnée par le Seigneur, et il diffère du propre de l'homme, en ce qu'on ne se regarde plus soi-même dans toutes et dans chacune des choses qu'on fait, ni dans celles qu'on apprend cl qu'on enseigne, mais qu'on regarde alors le prochain, le public, l'Église, le Royaume du Seigneur, et ainsi le Seigneur lui-même ; ce sont les Uns de la vie qui sont changées, les fuis de regarder les inférieurs, c'est-à-dire, le monde el soi-même, sont écartées, et les lins de regarder les supérieurs sont mises à la place des lins écarlécs ; les lins de la vie ne sont autre chose que la vie même de l'homme, caries fins sonile vouloir même de l'homme, et sont ses amours mêmes, puisque les choses que l'homme aime, il les veut el les a pour fin ; celui qui est gratifié du propre céleste est aussi dans la tranquillité et dans la paix, car il se Ce au Seigneur, et croit que rien de mal ne l'atteint, el il sait que les convoitises ne t'infestent point; de plus, ceux qui sont dans le propre céleste sont dans le libre même, car être conduit par le Seigneur, c'est le libre, puisqu'on est conduit dans le bien, du bien au bien ; de là, on peut voir qu'ils sont dans la béatitude et dans la félicité, car il n'y a rien qui trouble, rien de l'amour de soi, par conséquent rien de l'inimitié, de la haine, de la vengeance; ni rien de l'amour du monde, par conséquent rien de la fraude, de la crainte, de l'inquiétude.

5661. Nous ne savons qui a mis notre argent dans nos besaces, signifie la non-foi à cause de l'ignorance d'où provient le vrai dans le naturel extérieur : on le voit par la signification de ne pas savoir, en ce que, dans le sens spirituel, c'est ne pas croire ou la non-foi ; par la signification de qui a mis, en ce que c'est l'ignorance d'où provient; par la signification de ['argent, en ce que c'est le vrai, N° 5668 ; et par la signification de la besace, en ce que c'est le naturel extérieur, N° 5o97.

5662. Et il dit .- Paix ;1 vous ; ne craignez point, signifie que cela va bien; qu'ils ne doivent pas désespérer ; on le voit par la signification de la paix, en ce que c'est le bien-être, ainsi qu'il va Être montré ; et par la signification de ne craignez point.

GENÈSE. CHAP. QUARANTE-TROISIÈME. 207 on ce que c'est qu'ils ne doivent pas désespérer ; en efTet, dans le sens interne, il s'agit du changement d*éiat, en ce qu'ils ne devaient plus par la propre puissance s'acquérir les vrais, ni le bien par les vrais, mais qu'ils leur seraient donnés par le Seigneur ; et comme ils ont cru i[ue de cette manière ils perdraient le propre, ainsi le libre , conséquemment lotit plaisir de la vie, ils ont été dans le désespoir, comme on le voit clairement d'après ce qui précède ; de là vient qu'ici par ne craignez point, il est signifié qu'ils ne doivent pas désespérer; car la crainle provient de diverses causes, N" ôliâ", d'où il suit qu'elle signifie aussi diverses choses. Que la Paix.ce soil le bien-être, c'est parc* qu'elle est l'intime, et par suile ce qui règne universelleraenl au ciel dans tous et dans chacun ; car la Paix est dans le ciel, comme est sur la terre le Printemps, on comme l'aurore, lesquels atfectenlnon par "des variélés sensibles, mais par un charme universel qui influe dans chacune des choses qu'on perçoit, et qui remplit de charmes non-sculemenl la perception même, maïs aussi chacun des objets : aujourd'hui il est a peine quelqu'un qui sache ce que c'est que la Paix, quand elle est nommée dans la Parole, par exemple, dans la Bénédiction : n Que Jéhovab élevé ses n faces sur toi, et mette en toi ta Paix. ™ — Nomh. VI. 20, cl ailleurs; — presque tout le monde croit que la paix consiste a être en sécurilé au sujet des ennemis, et a jouir de la tranquillité dans la maison cl entre concitoyens ; mais ce n'est point cette paix qui est entendue ici, c'est une Paix qui est immensément au-dessus de celle paix-la, c'est la Paix célesle.dont il vient d'être parlé; la Paix céleste ne peut être accordée qu'à celui qui est conduit par le Seigneur, et qui est dans le Seigneur, c'est-à-dire, dans le ciel où le Seigneur est tout dans tous; en effet, la paix céleste influe, lorsque les cupidités, nui tirent leur origine de l'amour de soi et du monde, ont été enlevées, car ce sont elles qui détruisent la paix ; en effet, elles infestent les intérieurs de l'homme, cl font qu'enfin il place le repos dans le trouble, et la paix dans les choses nuisibles, parce qu'il place le plaisir dans les maux; laul que l'homme est dans les maux, il lui est absolument impossible de savoir ce que c'est que la pais, il croit même que celte paix est une chose de néant; et si quelqu'un dit que celle paix vienl à la perception lorsque les plaisirs qui dérivent de l'amour de soi et du monde ont été enlevés, il sourit;

et cela, |iarce qu'il place la paix dans le plaisir du mal, qui est opposé a la paix. Comme telle est la paix, c'est-à-dire, comme elle est l'intime de toutes les félicités et de toutes les béatitudes, et est par conséquent ce qui règne universellement dans chaque chose, c'est pour cela que les Anciens employaient celte formule commune de dire : Paix à vous, quand ils voulaient dire ■ Que ccla-aille bien ; et de demander si on avait la paix, quand ils voulaient dire : Cela va-t-il bien? Voir ce qui a déjà été dit et montré sur la Paix, à savoir : Que la Paix dans les cieux est comme le printemps et l'aurore dans les terres, N" 172<>, 2780 ; que la Paix est dans le sens suprême le Seigneur, et dans le sens représentatif le Hovaume du Seigneur, et qu'elle est le Divin du Seigneur airectant le bien par rintime, N" 3780, 4081 ; que tout trouble provient du mal ci du faux, et que la paix procède du bien et du vrai, N° 3170.

5683. Votre Dieu et le Dieu de votre père, signifie le Divin Humain du Seigneur: ou peut le voir on ce que dans la Parole, quand Dieu ou Jéhovah est nommé, il est entendu le Seigneur et non un autre, N" «A3, 1730, 2021, 3035; et que, quand il est dit votre Dieu et le Dieu de votre pfre, c'est-a-dirc, le Dieu d'Israël et de Jacob, et de ses fils, il est entendu le Divin Humain du Seigneur, cl même quant au Divin Naturel, N" 3305, à'ISO, S570, car Israël représentait le Seigneur quant au Naturel intérieur, et Jacob quant à l'extérieur, et ses fils quant aux vrais dans ce Naturel. Que le Seigneur ait été entendu dans la Parole par Dieu et par Jéhovah, l'Église Juive ne le savait pas, l'Église Chrétienne ne le sait pas non plus aujourd'hui ; si l'Église Chrétienne ne le sait pas, c'est parce qu'elle a distingué le Divin en trois personnes; mais l'Ancienne Eglise qui a «iMé après le déluge, et principalement ia Très-Ancienne Église qui existait avant le déluge, n'ont entendu par Jéhovah et par Dieu nu! autre que le Seigneur, et même le Seigneur quant au Divin Humain; les hommes de ces Églises ont eu aussi connaissance du Divin Même qui est dans le Seigneur, et que Lui-Memc appelle son l'Ère, mais ils n'ont pu penser a ce Divin Même qui est dans le Seigneur, ils pensaient au Divin Humain, consequemment ils n'ont pu Cire conjoints à un nuire Divin, car la conjonction se fait par la pensée qui appartient à l'entendemenl, el par l'affection qui appartient à la volonté, ainsi

GENÈSE. CHAP, QUARANTE-TROISIÈME. 21)1) par la foiei par l'amour; cne(lct,quandon pense au Divin Même, la pensée tombe comme dans un univers sans bornes, ei ainsi se dissipe, d'où il résulte qu'il n'y a aucune conjonction; il en est aulremcnt (juand on pense au Divin Même comme Divin Humain ; ils savaient aussi, que, s'ils n'étaient pas conjoints au Divin, ils ne pouvaient pas être sauvés ; c'était donc le Divin Humain que les anciennes Églises adoraient ; Jéhovah s'est manifesta aussi chez eux dans lu Divin Humain ; et le Divin Humain était lu Divin Même dans lu ciel, car le ciel constitue un seul liommc, qui est appelé le Très- Grand Homme, dont jusqu'à présent il a été traité à la lin des Chapitres; ce Divin dans le Ciel n'est autre que le Divin Même, mais dans le Ciel comme Divin Homme ; c'est cet Homme dont le Seigneur s'est revelu, et qu'il a fait en soi Divin, et a uni au Divin Même comme il avait été uni de toute éternité, car de toute éternité il a été un ; et cela, parce que le Genre humain n'aurait pas pu Être sauvé autrement ; en effet, il ne pouvait plus être suffisant que le Divin Même par le Ciel, ainsi par le Divin Humain qui était dans le Ciel, pQt inlluer dans les mentais humains, c'est pourquoi le Divin Même a voulu unir à soi en actualité le Divin Humain par un Humain pris dans le monde ; l'un et l'autre est le Seigneur.

&66â. Vous a donné un don cache dans vos besaces, signifie que c'est par Lui sans aucune prudence de leur part : on le voit par la signification du don caché, en ce que c'est le vrai et le bien, qui sont donnés par le Seigneur, a l'insu de l'homme : et par la signification de l'argent remis dans les sacs ou dans les besaces, en ce que c'est sans aucune puissance de leur part, N°' 5â88, &A96, 5i99 ; de là il est évident que ces paroles, <■ vous a donné un don coché dans vos besaces, » signifient que le vrai et le bien dans le naturel viennent de Lui, à savoir, du Divin Humain du Seigneur, sans aucune puissance de leur part, et comme c'est sans aucune puissance de leur part, c'est sans aucune prudence de leur part ; il est dit « prudence, « parce que la prudence correspond à la Providence, et ce qui procède de la Divine Providence ne provient pas de la prudence de l'homme.

ôliGâ ( bis). Votre argent est venu à moi, signifie qu'il sera vit comme un vrai acquis par eux : on le voit par la signification de ['argent, en ce que c'est le vrai, K" 1551, 2!>5â ; si leur ai-

genl esl ïeiiu à lui, c'était pour acheter, ainsi pour acquérir ; car acheter, c'est acquérir, N° 5(î55 ; de la résulte que votre argent est venu à moi, signifie le vrai acquis par eux ; mais comme le vrai, qui appartient a la Toi, ne peut jamais être acquis par aucun humme, mais est insinué et donné par le Seigneur, et cependant est vu comme provenant de l'homme, il esl dit qu' il sera vu comme un vrai aquis par eux. »Que le vrai soit insinué et donné par le Seigneur, c'est même notoire dans l'Église, car il est enseigné que c'est de Dieu et non de l'homme que vient la foi, ainsi non-seulement la confiance, mais aussi les vrais qui appartiennent à la foi ; il apparaît cependant toujours que les vrais qui appartiennent à la foi sont acquis par l'homme -, il ignore profondément que ces vrais influent, parce qu'il ne perçoit pas ; s'il ne perçoit pas, c'est parce que ses intérieurs ont été fermés, au point qu'il ne peut pas avoir de communication perceptible avec les esprits et les anges ; quand ses intérieurs onl été fermés, l'homme ne peut absolument rien savoir de l'influx. Toutefois, il faut qu'on sache que, autre chose est

lu toi ; cous qui connaisse!)! seulement los vrais de la foi, les placenl dans la mémoire comme les autres choses qui appartiennent à une science ; l'homme peut s'acquérir ces vrais sans un tel influx, mais ils n'ont point la vie, comme on le voit clairement en ce que l'homme méchant, même le plus méchant, peut connaître les vrais de la foi aussi bien que l'homme probe et pieux ; mais chez les mei chants, comme il a été dit, ils n'ont point la vie, car lorsque le méchant les produit, il regarde dans chacun d'eux ou sa gloire ou son profit, d'où il résulte que c'est l'amour de soi et l'amour du monde qui souillent et font une sorte de vie, mais cette vie est telle qu'est dans l'enfer la vie qui esl appelée mort spirituelle ; do la vient que lorsqu'il les produit, il 1r s produit do mémoire et non de cœur : mais celui qui croit les vrais de (a tvi, los produit de cœur quand ils les prononce de bouche, car chez lui les vrais de la foi sont tellement enracinés, qu'ils ont une racine dans la mémoire externe, et croissent de là vers les intérieurs ou supérieurs, de même que les arbres fruitiers s'ornent de feuilles, et enfin de fleurs, pour une fin qui est de porter des fruits : il en esl ainsi d'un tel homme ; lui non plus ne tend par les vrais do l;i foi a rien nuire chose qu'aux usa-

ges, qui sont les exercices Je la charité, lesquels sont pour lui les fruits ; ce sont la les choses que l'homme ne peut pas s'acquérir, pas même la plus petite, mais elles lui sont données gratuitement I>ar le Seigneur, et cela à chaque moment de sa vie ; cl même s'il veut croire, à chaque moment il lui en est donné d'innombrables ; mais comme l'homme est tel, qu'il manque île la perception que ces choses influent, car s'il avait la perception, il se révolterait, ainsi qu'il a été dit ci-dessus, parce qu'il croirait qu'alors il perd rai t son propre, et avec le propre son libre, et avec le libre son plaisir, et qu'ainsi il deviendrait comme rien, voila pourquoi il se fait que l'homme ne sait autre chose sinon que tout vient de lui ; c'est la maintenant ce qui est entendu par <i iY sera ru comme un vrai acquis par eux » : et, en outre, pour que l'homme soit gratilié du propre céleste cl du libre céleste, il doit faire le bien comme par lui-même, cl penser le vrai comme par lui-même, mais quand d réfléchit il doit reconnaître que cï-l pur \c Suyiicur, voir >■" lîîsfiii. 2883, 2891.

5605. Et il leur amena Schhnêon, signifie qu'il adjoignit te vouloir aux vrais : on le voit par la représentation de Schiméon, eu ce qu'il est la foi par la volonté, ou la voloulé de faire le vrai qui appartient à la foi, fi" 38(Ï0, 3870, 3871, 3872, aâ97, Û502, S503, 5Û82 ; cl par la représentation des tils de Jacob, qui ici sont ceux auxquels il amena Schiméon, eu ce qu'ils sont les vrais de l'Église dans le naturel, N" 5403, 5419, 5A27, 5fl5S, 5512 ; de là, il est évident que par « il leur amena Schiméon » il est signifié qu'il adjoignit le vouloir au* vrais.

5(5<î(i. Vers. 2a, 26, 26, 27, 28. Et amena t homme tes, hommes à la maison de Joseph, et il. donna de l'eau, et ils tarèrent leurs pieds, et il donna du fourrage à leurs ânes. Et. ils préparèrent le prisent, jusqu'il ce nue Joseph vint, à midi, parce qu'ils avaient entendu que lit Us tnangeraient te pain. El vint Joseph à la maison, et ils lui apportèrent le présent, qui (était) en leur main, à la maison, et ils se prosternèrent devant tui ù terre. Et il les interrogea sur (leur) paix, et il dit : Est-ce qu'en paix (est) votre père, le vieillard, que vous m'avez- dit? est-ce qu'encore il vit? Et ils dirent : Paix (il y a) pour ton serviteur notre père ; encore, tui, il vit ; et ils s'in-

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