‹ Arcanes célestes de l'Écriture sainte ou parole du Seigneur, dévoilés ainsi que les merveilles qui ont été vues dans le monde des esprits et dans le ciel des anges ouvrage d'Emmanuel Swédenborg ... Genèse, chapitres 41.44., n. 5191 à 5866 (volume 4)Chapitre 17 sur 22 · M8 ARCANES CÉLESTES · texte numérisé non relu

M8 ARCANES CÉLESTES

ilium : cela esl évident par la signidcaiiou du voir, en ce que c'est comprendre et apercevoir, N" 2150, 2325, 376â, 3803, 4i03 ii àu2l, 6507, â723, âiOO ; fiL par la représentai ion (le Benjamin, en ce qu'il est le médium, N" fiâll, 5Si3, 5SÙ3, 5639.

50S0. i'o« /Wr*, fils de m mère, signifie l'interne provenant il n iuitnn-1, runmie d'une tnère : on te voit par la représentation de Benjamin, qui ici est le frère, fils de In mère, en ce qu'il est ['interne, N° 5400 ; et comme il est le médium, c'est pour cela qu'il existe par le céleste du spirituel, qui est Joseph, comme par un pére, et par le naturel comme par une mére, car il doit tenir de l'un et de l'autre pour servir de médium ; c'est donc là ce qui esl entendu par l'interne provenant du naturel comme d'une mère; et comme le céleste du spirituel, qui est Joseph, avait existé pareillement par le naturel comme par une mère, mais par le Divin comme par un Pére, c'est pour cela que Benjamin est appelé son frère, fils de sa mère, comme par naissance ii l'était effectivement; dans ce qui va suivre il est aussi appelé lils ; le Seigneur, qui est enlendu ici par Joseph dans le sens suprême, appelle frère quiconque a par Lui quelque chose du bien de la charité; il appelle aussi celui-ci Dis de sa mère, mais alors par la mère il est entendu l'Église.

5687. Et il dit, signifie la perception : on le voit par la signification de dire, dans te historiques de la Parole, en ce que c'est la pcrceplion, ainsi qu'il a déjà l'-ié sumuiit montré ; si dire est percevoir, c'est parce que dan; le ciel les pnnsées elles-mêmes, dont résulte le langage, sont perçues autrement que dans le monde; delà vient que percevoir dans le sens spirituel, c'est parler ou dire dans le sens littéral, ou, ce qui est la même chose, dans le sens naturel.

5688. Est-ce là votre frère, le plus petit, que vous m'avez dit, signifie né après tous, comme ils te savaient aussi : on le voit par la signification du frère le plus petit, en ce que c'est celui qui esl né après tous, ainsi qu'il va être expliqué; et par la signification de que vous m'avez dit, en ce que c'est ce qui a été perçu |)ar eus, N" 5687, que dire, ce soit ce qui a été perçu, on le voit, Pt°5GS7, ainsi ce qu'ils savaient. Si Benjamin est dit ici, comme il l'était effectivement, leur frère le plus petit, c'est-à-dire, né après tous, ou le plus petil par naissance, c'est parce que dans le sens spirituel il en

GliNÈSE. CHAP. QUARANTE-TROISIÈME. 300 «si aussi de mCme du Médium qui; représente Benjamin ; en cfTel, chez l'homme le Médium naît après luus, car lorsque l'homme naît spirituellement, c'est-à-dire, lorsqu'il ronait, son Rationnel, qui est l'interne humain, est d'abord régénéré par le Seigneur, et le Naturel l'est plus tard, N" 3280,3288,3821,3403,4612; le Médium donc, [iarce qu'il (loi 1 tenir de l'un et de l'autre, à savoir, du Rationnel spirituel ou devenu nouveau, et aussi du Naturel, et parce que le médium ne peut rien tenir du Naturel, a moins que celui-ci ne devienne aussi nouveau, le Médium donc ne peut naître que plus tard, et même selon le degré où le Naturel est régénéré. Tout ce qui est rapporte des fila de Jacob dans la Parole est arrivé ainsi d'après la Providence, et cela, [>arce que la Parole devait traiter d'eux cl de . leurs descendants, et contenir en elle te céleste, et dans le sens suprême les Divins, que ces hommes devaieut représenter en actualité ; ainsi Benjamin aussi, comme dernier né, devait par conséquent représenter le Médium entre l'interne et l'externe, ou entre le céleste du spirituel que le Seigneur eut dans le monde, et le Nalurel qu'il eut aussi et qu'il devait faire Divin : tout ce qui est ra|iporté de Joseph et de ses fi'ères, représente dans le sens suprême la glorifient ion de l'Humain du Seigneur, c'est-à-dire, comment le Seigneur en Soi a fait Divin l'Humain ; la raison pour laquelle cela a été rcpréscnlé dans le sens intime, c'est afin que dans son sens intime la Parole fill irés-saiulc, et aussi afin que dans chaque espression elle contint eu elle quelque chose qui entrai dans la sagesse Angélique; car il est no loi re que la sagesse angéliqiie surpasse tellement l'intelligence humaine, que l'homme peut a peine en saisir quelque chose ; la félicité même dw anges cimsisti! aussi en ce que dans chaque expression i! s'agit du Seigneur, cor ils sont dans lu Seigneur : el en outre, la glorification de l'Humain du Seigneur est un modèle de la régénération de l'homme, d'où il résulte que, dans le sens interne de la Parole, il est traité aussi de la régénération de l'homme en même temps qu'il s'agit de la glorification du Seigneur ; la régénération de l'homme avec ses innombrables arcanes entre aussi dans la sagesse des anges, el détermine leur félicité selon l'application au\ usages, qui cunsisleiil à réformer l'homme.

5080. Et il dit : Dim te toit gracieux, mon /ils, signifie

que le Divin est aussi chez te spirituel du céleste qui est le Médium, parce qu'il procède du céleste du spirituel qui est le vrai d'après te Divin : ou le voit par la signification de Dieu le soit gracieux, quanl cela est dit par le céleste du spirituel, qui est Joseph, au spirituel du céleste qui est Benjamin, et aussi quand il l'appelle son fils, en ce que c'est le Divin aussi chez le spirituel du ceïesle qui est le médium, parce qu'il procède du céleste du spirituel qui est le vrai d'après le Divin ; que Benjamin soit le spirituel du céleste, on le voit, N" 3»6i>, 4592 ; 01 aussi le médium, N" 54», 5al3, 5S43, 5039. Comme dans le sens suprême, ainsi qu'il a déjà élé dit, l'interne humain du Seigneur a été le céleste du spirituel, et que ce céleste a élé le Vrai d'après le Divin, ou la plus prochaine enveloppe ilu Divin Même dans le Seigneur, et comme le spirituel du céleste, qui est le médium, a procédé de ce céleste, il s'ensuit que le Divin élait aussi chez le spirituel du céleste ; ce qui procède d'une chose lire son essence de la chose dont il procède, mais il se revêt de ce qui sert a )a communication, ainsi a l'usage dans la sphère inférieure ; ce dont il se revêt est tiré de choses qui sont dans la sphère inférieure, afin que l'interne dont il procède puisse agir dans la sphère inférieure par ces choses qui y sont : ce qui donne l'essence est comme le père, car l'essence est l'ame ; et ce qui donne l'enveloppe est la mère, car l'enveloppe est le corps île celle ame; c'est de là qu'il a été dit ci-dessus que le médium doit lenir de l'un et rie l'aulre pour qu'il soit médium, à savoir, le sien de l'interne comme d'un père, et le sien de l'externe connue d'une mère.

5690. Et se hâta Joseph, signifie de l'intime : un le voit par

lime, car il est dit aussitôt : « parce qu'étaient émues ses commisérations, ii ce qui signifie la miséricorde d'après l'amour ; quand celle-ci s'élance, elle s'élance de l'intime, et cela au premier coup d'œil ou au premier moment de la pensée ; ici donc par se haier, il n'est pas signifié autre chose que <■ de l'intime. »

5691. Parce qu'étaient émues ses commisérations, signifie la miséricorde d'après l'amour : on le voit par la signification des commisérations émues, en -ce que c'est la miséricorde d'après l'amour ; il est dit miséricorde, parce que Joseph n'a pas

GENÈSE. CHAR QUARANTE-TROISIÈME. 311 encore élé reconnu par licnjamia ; il est dit d'après l'amour, parce que Benjamin, comme médium, procède de Joseph : dans la Langue originale 'es ciinimiséralimis snnt «primées par un mol qui signifie l'amour intime ti lu plus U.iidre.

5092. Envers son frire, sii/ni/ii: citvtrs l'interne procédant de lui ; on le voit par la représentai ion de Benjamin, qui ici est le frire, en ce qu'il est le médium, par conséquent aussi l'interne, N" 5111)9 ; et parce que comme médium et interne il procède du céleste du spirituel, qui est Joseph, il est dit envers l'interne procédant de lui. Quiconque reçoit quelque chose du Divin procédant du Seigneur, qui ici est Joseph dans le .sens suprême, de même que celui qui reçoit quelque chose du bien do la charité, celui-là est appelé freru ut aussi liLs par lu Seigneur.

5H93. El il cherchait à pleurer, signifie l'effet de la miséricorde d'après l'amour : on le voit parla signification dra pleurs, en ce que c'est l'effet de la miséricorde d'après l'amour, K" 3801,

bfidh. Et U vint à son cabinet, et il pleura là, signifie en toi-mtme, non d'une manière apparente: on \e voit par la signilication de venir à son cabinet, en ce que c'est en soi-même, afin que cela n'apparaisse poi;ti. li'tKait. uhcï les Anciens, une formule ordinaire de dire entrer dans le cabinet, et aussi alors fermer la porte, quand ils voulaient dire faire quelque chose qui n'apparût point; celle formule était dérivée des significatifs dans l'Eglise Ancienne; en effet, dans le sens spirituel, par la maison ils entendaient l'homme, N° 312B; par les chambres et les cabinets ils entendaient les intérieurs de l'homme ; de là, venir ou entrer dans son cabinet signifiait en soi-même, par conséquent afin que cela n'apparaissc point : et comme entrer dans le cabinet était un significatif, voila pourquoi cette expression se trouve çàetlàdans la Parole; par exemple, dans Ésaïc : « Va, mon peuple, entre dans tes cabinets, " cl ferme ta porte après toi; cache-loi comme un petit moment, » jusqu'à ce que soil passée la colère, il — XXVI. 20 ; — il est bien évident que lànilroi' dans les cabinets, ce n'est |>as entrer dans des cabinets, mais que c'est se tenir en secret, et un soi-même. Dans E/echicl : « Il me dit : N'as-tu pas vu, lils de l'homme, ce que les n anciens de la maison d'Israël fonl dans les ténèbres, chacun dan*

AHCANES CÉLIiSTES.

» les chambres de son image'/ car ils disent : Jéhovah ne vous rail point. « — VIII. i 2 ; — faire dans les ténèbres, cbacun dans les chambres de son image, c'est au-dedans de soi-même, dans ses pensées; les intérieurs de leur pensée et de leur affection avaient été représentés au pruphde |nn- Oi.-s chambres, cl appelés cham lires d'image. Dans Moïse : » Au dehors l'épée, et des chambra la terreur, » détruiront tant le jeune hoiumequela vierge, l'enfant qui tetleavec i. l'homme de vieillesse, n - Deulér. XXXII. 25 ; — l'épée, c'est la vaslation du vrai et la punition du faux, N" 27!)» ; des chambres la terreur, ce sont les intérieurs de l'homme ; qu'ici par les chambres, ce ne soient ji:js dru diatiibri s qui sent entendues, cela est encore Évident. Dans David ; « Il arrose les montagnes de ses cliamii ères liantes. » — Ps. CIV. i 3 ; — arroser les montagnes, dans le sens spirituel, c'est Irfuir ceu\ qui sont dans l'amour envers le Seigneur, et dans l'amour à l'égard du prochain ; que la montagne soil le céleste de l'amour, on le voit, N°" 705, 1J30, S210 ; de la, de ses chambres hautes, c'est des intérieur du ciel. Dans Luc : « Toutes les choses que dans les ténèbres vous aurez dites, dans la » lumiÉre seront entendues ; et ce qu'il l'oreille vous aurez prononcé j> dans te* cabinets, sera proclamé sur les toits. » — XII. 3 ; — ici les cabinets sont aussi les intérieurs do l'homme, à savoir, ce qu'il avait pensé, ce qu'il avait intention de faire et ce qu'il a machiné. Dans Matthieu : a Quand lu prieras, entre dans ton ca- » binet, et, ayant fermé la porte, prie en secret. » — VI. fl j entrer dans le cabinet et prier, c'est ne pas faire d'une manière apparente ; car cela rt été rlii il';ipres le représentatif.

51505. El il lui'ii ses farts, signifie qu'il disposai! ainsi: on le voilpar la signification de tarer sis faces, en ce qu'ici c'est disposer dé manière que cela n'apparaisse point, car la face était lavée afin que les pleurs n'apparussent peint, par conséquent elle était disposée ainsi ; dans la suite, d'après la Divine Miséricorde du Seigneur, il sera dit cnmment ces choses se passent ; ici, il faut dire quelque chose de la correspondance de la face avec les intérieurs : La face esl l'externe i-fpri'si'iitaiif des intérieurs, car la face est formée de manière que les intérieurs ; apparaissent comme dans un miroir représentatif, et qu'un autre sache quelle esl notre intention à son égard, de sorte qu'en parlant nous manifestions les sen-

limenls de noire mental (animas), tant par le langage que par 11 face ; telle était la face chez les Très- Ancien s qui furent île l'Église céleste ; et telle est la face chez tous les Anges, car ils ne veulent devant les autres rien cacher de ce qu'ils pensent, parce qu'ils ne pensent que bien à l'Égard du prochain, et n'ont aucune pensée secrète de vouloir du bien au prochain en vue d'eux-mêmes : mais les infernaux , tant qu'ils n'apparaissent pas dans la lumière du ciel, ont une face autre que celle qui correspond aux intérieurs ; et cela, parce que dans la vie du corps, ils ont témoigné de la charité à l'égard du prochain par leur race seulement pour leur honneur et leur profit, et cependant n'ont jamais voulu de bien au prochain, si ce n'est qu'autant qu'il leur était favorable ; de là, la disposition de leur Taco contrairement à leurs i meneurs, au point que parfois il y a au-dedans d'eux des inimitiés, des haines, des vengeances, et un ardent désir de tuer le prochain, et cependant leur face a été disposée de manière à y faire briller l'amour envers lui. Par là on peut voir combien aujourd'hui les intérieurs diffèrent des extérieurs; c'est pourquoi on recherche les services de ces gens-là.

6696 El il sortit, signifie par Céloignement : on le voit par la signification de sortir, en ce qu'ici c'est l' éloignent en t, car celui qui s'éloigne sort ou se relire d'avec un autre. Dans le sens interne, la chose se passe ainsi : Dans le sens suprême par Joseph est représenté ie Seigneur, par les dix fils d'Israël les vrais et les biens dans le naturel chez ceux qui sont régénérés, et par Benjamin le médium ; il y a à l'égard du Médium miséricorde d'après l'amour, parce que par lui sont régénérées les choses qui sont au-dessous ; mais l'amour et la miséricorde du Seigneur n'apparaissent point, avant que par le médium la conjonction ait élé faite ; la disposition est même faite de manière que cet amour et celle miséricorde n'apparaissent point, car s'ils apparaissaient, la régénération ne pourrait pas être faite : la ilisiiosiiion. est faile par l 'éloignent en! el par l'action de cacher, non pas que jamais le Seigneur éloigne ou cache la Miséricorde, mais quand celui qui est régénéré est mis dans ses maux, il lui semble que le Seigneur est éloigné et caché ; ce sont les maux qui s'interposent cl font cela ; ils sont, par comparaison, comme ces nuées épaisses qui se placent entre nous et le soleil, et qui le rendent comme absent el le cachent : c'est cette manière de cacher et cet éloignement qui sont entendus ici.

5(S97. El il se contint, signifie par l'action de cacher : on le voit par la signification de se contenir, en ce que c'est cacher, car celui qui se contient cache ce qu'il a ïouIu intérieurement. Ce qui est entendu ici par l'action lie cacher, un vient île le voir, ti° 5690.

5098. Et il dit ; nielle: le pain, signifie la perception de la conjonction par le Médium avec les vrais dans le naturel : on le voit par la signilicaiion de dire, en ce que c'est !a perception, comme il a Été montré très-souvent ; et parla signification Omettre le pain, en ce que c'est la conjonction par le médium avec les vrais dans le naturel ; par mettre le piiin il est entendu le repas luimême, et par les repas et les leslins il est signifié la conjonction, spécialement l'initiation à la conjonction, N" 3596, 3832, 5171; que ce soit la conjonction par le médium avec les vrais dans le naturel, c'est ce qui résulte de la série, car Benjamin est le médium, et les dix fils de Jacob sont les vrais dans le naturel, ainsi qu'il a déjà été montré ; et comme il y a conjonction par le médium, dés que Joseph vit Benjamin, il ordonna que ses frères mangeassent chez lui : « Et vit Joseph avec eux Benjamin, et il dit à celui qui était préposé sur sa maison : Amené les hommes a la maison, et tuant tue et prépare, car avec moi mangeront les hommes ïi midi. » Vers. 16.

5699. Et ils le mirent pour lui à lui seul, cl pour eux à eux seuls, signifie l'apparence externe que l'interne a été comme séparé d'avec eux: on le voit par la signification demcZ/rc pour lui à lui seul, et pour eux ù eux seuls, en ce que c'est la séparation ; et comme par Joseph est représenté l'interne, et par les dix lils d'Israël l'externe, N° 5S69, c'est pour cela que par ces paroles il est signifié la séparation de l'Interne d'avec l'Externe mais apparenle, parce qu'il leur a donné des mets de sa taille, en envoyant à chacun des portions.

5700. Et pour les Égyptiens qui mangeaient avec lui à eux seuls, signifie lu M-puruthn des scientifiques qui étaient dams l'ordre inverse .- on !o voit par la représentai ion des Egyptiens, en ce que ce sont les scientifiques qui sont dans l'ordre inverse, ainsi qu'il va être montré ; el par la signification de qui mangeaient avec lui à eux seuls, en ce que c'est la séparation, comme

GENÈSE. CHAP. QUARANTE-TROISIÈME. 315 ci-dessus, N* 5600. Par les Égyptiens qui mangeaient avec lui sont entendus les Égyptiens qui mangeaient chez Joseph ; il est bien évident qu'ils ne mangeaient pas avec Joseph, puisqu'ils mangeaient à paît. Par l'Égypie ou par les Égyptiens, dans le sens bon, sont signifiéslesscienUlii|ites de l'Église, cojï 1462,474», A0(ï4,49(iii; mais dans le sens opposé par eus sont signifies les scientifiques qui sent dans l'ordre inverse, ainsi qui sont centre les vrais de l'Église, N" 1164, 1105, 1186; c'est dans ce sens qu'il est parlé de l'Égypie dans un grand nombre do passages de la Parole : si l'Égypie signifie ces scientifiques, c'est parce que les scientifiques de l'Église Ancienne, qui étaient les représentatifs et les significatifs des Célestes et ries spirituels, lesquels avaient été cultives chez eux plus que chez les autres, furent thaii^i - en nia™ ; par là ils tournèrent en sens entièrement inverso les scientifiques de l'Église représentative ; les scientifiques sent dits être dans un ordre inverse, quand on aliuse de l'ordre céleste pour faire le mal, car l'ordre céleste est que le bien suit fait à tous ; de ià il arrive que, quand on renverse ainsi l'ordre céleste, on Unit par nier les Divins, les choses qui appartiennent au ciel, par conséquent, celles qui appartiennent à la charité et à la foi ; cens qui sont devenus tris savent par les scientifiques raisonner avec force et adresse, parce qu'ils raisonnent d'après les sensuels, et que raisonner d'ajuvs les sensuels, c'est raisonner d'après les choses qui sont externes, c'esi-a-dire, qui appartiennent au corps et au monde, lesquelles s'emparent immédiatement des sens et du montai (anima») de l'homme; si ces choses n'ont point été éclairées par la lumière du ciel, et disposées ainsi dans un ordre tout à Tait différent, elles placent l'homme dans une telle ohscurilé quant aux célestes, que non -seulement it n'en saisit rien, mais qu'il les nie même entièrement, et qu'enfin il les rejette, et tes blasphème alors aulanl qu'il lui est permis : quand les scientifiques sont dans l'ordre, ils ont été disposés par le Seigneur dans la forme du ciel ; mais quand les scientifiques sont dans l'ordre inverse, ils ont élé disposés dans la forme de l'enfer, cl alors les plus faux sont au milieu, ceux qui servent à les confirmer sont sur les cétés, et les scientifiques vrais sont au dehors, et parce qu'ils sont au dehors, ils ne peuvent avoir communication avec le ciel Où régnent les vrais; c'est pourquoi les intérieurs ont élé termes pour eux, car c'est par les intérieurs que s'ouvre le ciel.

aili ARCANES CÉLESTES.

5701. Car ne peuvent les Égyptiens manger arec les Hébreux le pain, signifie qu'ils ne pouvaient en aucune manière Pire conjoints arec le vrai et te bien rie l'Église: on le voit par la représenta lion des Égyptiens, on ce que ce sont ceux qui sont dans l'ordre inverse, ainsi dans le mal et dans le faux, N° 5700 ; par la signillcalion de manger le pain, en ce que c'est être conjoint, N° 5698 ; et par la représentation des Hébreux, en ce que ce sont ceux qui sont dans l'ordre réel, ainsi dans le vrai et dans le hien de l'Église ; que la terre des Hébreux signifie l'Église, on le voit, N™ 513(5, 523», et cela, parce que l'Église Hêliralquca été la seconde Église Ancienne, N" 1338, 1241, 1353. Il est dit manger te pain, et plus haut, mette: le pain, parce que le pain signifie toute nourriture en général, N° 2165, ainsi le repas; si le pain signifie toute nourriture et le repas lui-même, c'est |iarce que le pain dans le sens spirituel est l'amour céleste, et que l'amour céleste contient en soi toutes les choses qui appartiennent au bien et au vrai, ainsi tontes celles qui appartiennent à la nourriture spirituelle; que le pain soit l'amour céleste, on le voit, N" 276, 030, 2105, 2177, 2187, 3464, 3478, 3735, 4211, 4217, 4735,

5702. Parce que abomination cela aux Egyptiens, signifie qu'ils sont dans l'opposé ; on le voit par la représentation des Égyptiens, ai ce que ce sodI ceux qui suril (bus l'ordre inverse, ■N' 5700 ; et par la représentation des Hébreux, avec qui c'était pour les Égyptiens une abomination de manger, en ce que ce sont ceux qui sont dans l'ordre réel, S* 5701, ainsi il y <i opposition entre eux, delà l'aversion, et enfin l'abomination. Quant à ce qni concerne l'abomination, il faut qu'on sache que ceux qui sont dans l'ordre inverse, c'est-à-dire, dans le mal et par suite dans le faux , ont enfin tellement en aversion le bien cl le vrai de l'Église, que, quand ils en entendent parler, et plus encore quand il s'agit des intérieurs du bien et du vrai, ils les ont en une telle abomination, qu'ils senteot en eux comme des nausées et des dispositions au vomissement ; cela m'a été dit et montré, lorsque je mYkmiiais rte ce que le monde Chrétien ne recevait pas ces iiiiéi'ieurs de la Parole : H apparut des esprits du monde Chrétien, cl avimt été forcés d'entendre les intérieurs de la Parole, ils curent aussitôt une telle nausée, qu'ils dé-

GENÈSE. CBAP. QUARANTE-TROISIÈME. 317 clarÊrent sentir en eux comme une forte envie île vomir; et il me fut dit que tel est le monde Chrétien aujourd'hui presque partout ; s'il en est ainsi, c'est parai eue les hommes ne sont dans aucune affection du vrai pour le vrai, et sont encore moins dans l'affection du bien d'après le hien ; s'ils pensent et prononcent quelque chose d'après la Parole ou d'après leur doctrinal, c'est par une hahitude d'enfance, et en raison de la coutume Établie, ainsi c'est l'externe sans l'interne. Que toutes Ira choses appartenant à l'Église Hébraïque, qui Tut ensuite instituée chez les descendants de Jacuh, aient été une abomination pour les Égyptiens, cela est évident non-seulement on ce que les Égyptiens ne voulaient pas même manger avec eux, mais aussi en ce que les sacrifices, dans lesquels l'Église Hébraïque Taisait consister son culte principal, étaient une abomination pour les Égyptiens, comme on le voit clairement dans Moïse : » Pharaon dit : Allez, sacrifiez à votre Dieu dans la terre ; et Mos- » cheh dit : Il n'est point convenable de faire ainsi, parce que nous » sacrifierions l'abomination des Égyptiens a Jéliovah notre » Dieu ; voici, si nous sacrifions l'abojnination des Égyptiens n à leurs jeux, ne nous lapidcrqnt-ils point ? » — Exod. VIII. 21, 22 ; — c'était aussi pour eux une abomination de faire paître des bestiaux et d'être berger, comme on le voit encore clairement dans .\1m.-i: : ( l-'.n ttl/,iiiiiii,-rhiiri iin.r Egyptiens est tout berger de » troupeau. « — Gen.XLVl. 3â; — ainsi les Égyptiens avaient en abomination tout ce qui appartenait à cette Église ; cela venait de ce que primitivement les Égyptiens avaient été du nombre de ceux qui constituèrent l'Ancienne Église Représentative, N" 1238,238a, mais avaient par la suite rejeté le Dieu de l'Église Ancienne, c'està-dire, Jéliovah ou le Seigneur, et avaient adoré des idoles, principalement des veaux ; puis ils avaient changé en magie les représentatifs mêmes et les significatifs mêmes des célestes et des spirituels de l'Église Ancienne, qu'ils avaient reçus quand ils étaient de cette Église ; de la chez eux l'ordre inverse, et par conséquent abomination pour toutes les choses qui appartenaient a l'Église.

5703. Et Us s'assirent devant lui, signifie qu'ils étaient disposés par sa présence ; on le voit par la signification de s'asseoir, en ce qu'ici c'est être disposé, car ils furent placés en ordre par Joseph, comme cela est évident d'après ce qui suit, puisqu'ils

Turent stupéfaits de ce qu'ils se trouvèrent assis n l'ataé selon son aînesse et le plus jeune selon sa minorité ; » et par la signification de devant lui, en ce que c'est par sa présence. Voici ce qu'il en est : Par Josepti dans le sens suprême est représenté le Seigneur, par les fils d'Israël les biens et [es frais (bus le naturel ; quand le Seigneur est présent, par sa présence même toutes choses sont disposées dans l'ordre, le Seigneur est l'ordre même; c'est pourquoi où il est présent, là est l'ordre ; cl où est l'ordre, !à il est présent: dans ce qui va suivre est décrit l'ordre même qui consiste en ce que les vrais soient régulièrement disposés sous le bien.

570S. L'ainê selon son aînesse, et le plus jeune scion sa minorité, signifie selon l'ordre des irais sous le bien : on le voit par la signification de s'asseoir selon fainet.se et selon la minorité, en ce que c'est selon l'ordre des vrais sous le bien ; en effet, les lils d'Israël représentent les vrais de l'Église dans leur ordre, r.oir l'explication des Chap. XXIX et XXX de la Genèse ; c'est pourquoi s'asseoir selon leur naissance, c'est selon l'ordre des vrais : mais les vrais de l'Église, qui sont représentés par les fils d'Israël, ne viennent dans l'ordre que par le bien Chrétien, c'est-àdire, par le bien de la charité à l'égard du prochain et de l'amour envers le Seigneur, cardans le bien est le Seigneur, et par suite dans le bien est le ciel, consÉqnemment dans le bien est la vie, ainsi la force agissante vive, mais jamais dans le vrai sans le bien ; que ce soit à l'instar do lui-même que le bien met en ordre les vrais, on le voit d'une manière bien évidente par un amour quelconque , même par les Amours de soi et du monde, ainsi par l'amour de la vengeance, de la haine, et de maux .semblables ; ceux qui sont dans ces amours appellent le mal bien, parce que le mal est pour eux un plaisir; leur prétendu bien met en ardre les faux qui sont pour eux des vrais, ainsi pour qu'ils soient favorables; et enfin, toutes ces choses, à savoir, les faux qu'ils appellent vrais, il les dispose dans un tel ordre, qu'il en résulte la persuasion ; mais cet ordre est tel qu'est l'ordre dans l'enfer ; au contraire, l'ordre des vrais sous le bien de l'amour céleste est tel qu'est l'ordre dans les deux, de là aussi l'homme chez qui existe un tel ordre, c'est-à-dire, l'homme qui est régénéré, est appelé petit ciel, et est aussi le ciel en Irès-pctilc forme, car ses intérieure correspondent aux cicux. Que ce soil

GENÈSE. CHAP. QUARANTE-TROISIÈME. 319 le Lien qui met en ordre les vrais, on le voit clairement par l'ordre dans les cieux ; là, mules les sociétés ont été disposées selon les vrais sous le bien, lesquels procèdent du Seigneur; car le Seigneur n'est absolument que le Divin Bien, et le Divin Vrai n'est point dans le Seigneur, mais il procède du Seigneur ; c'est selon ce Divin Vrai sous le Divin Bien qu'ont été mises en ordre toutes les sociétés dans les Cieuv. Que le Seigneur ne soit absolument que le Divin Bien, cl que le Divin Vrai ne soit point en Lui, mais procède de Lui, c'est ce qui peut être illustre par une comparaison avec le soleil du monde : Le soldl uïsi ;iWlumeitt qu'un leu, et la lumière n'est point en lui, mais procède de lui ; et aussi les choses qui appartiennent a la lumière dans le monde, comme les formes végétables, sont même disposées dans l'ordre par la chaleur qui procède du l'eu du soleil et est dans la lumière de ce feu, ainsi qu'on le voit par las saisons du printemps et de l'été : comme toute la nature est le théâtre représentatif du Royaume du Seigneur, de même aussi cet universel : le soleil représente le Seigneur; le feu du soleil, son Divin amour; la chaleur qui procède de ce feu, le bien qui découle de cet amour ; et la lumière, les vrais qui appartiennent a la foi ; et comme ces choses représentent, c'est pour cela que dans

• la Parole par le soleil dans le sais spirituel il est entendu le Seigneur, N" 1053, 1521, 1529, 1530, 1531, 3030, 3043, 6321 f. 5097, 5377; par le feu l'amour, N"93â, 4900, 5071, 5215; ainsi le feu du soleil est d'une manière représentative le Divin amour, et par suite la chaleur est le bien qui procède de l'amour Divin ; que par la lumière il soit entendu le vrai, on le voit, N" 2770, 3138, 31B0, 3195, 3222, 3339, 3630, 30à3, 3882, 3993, 4302, Ù40O, 4418, 4415, 4520, 5219, 5400.

5705. Et Hâtent stupéfaits tes hommes, chacun vers son compagnon, signifie te changement de fêtât de chacun entre eux ; on le voit par la signification dYire stupéfait, en ce que c'est un changement inattendu et subit de l'étal des pensées; comme ce changement est la cause de la stupéfaction, c'est pour cela qu'il est signiQé dans le sens interne; et par la signilication de c/iacun vers son compagnon, en ce que c'est de chacun entre

■ eux : en effet, il s'agit de l'ordre des vrais sous le bien par la présence de l'Interne. N" 5703, 5704 ; comme cet ordre esi nouveau.

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