‹ Arcanes célestes de l'Écriture sainte ou parole du Seigneur, dévoilés ainsi que les merveilles qui ont été vues dans le monde des esprits et dans le ciel des anges ouvrage d'Emmanuel Swédenborg ... Genèse, chapitres 41.44., n. 5191 à 5866 (volume 4)Chapitre 18 sur 22 · MIC AN ES CÉLESTES · texte numérisé non relu

MIC AN ES CÉLESTES

il en résulte un changement île l'état de chacun entre eux, changement qui est signifié par « étaient stupéfaits les hommes, cliacun vers son compagnon, a

5700. Et il préleva des portions de devant ses faces vers eux, signifie les biens uppli'/ucs à chacun d'après la Miséricorde : on le voit par la signification des portions, à savoir, de nourriture, en ce que ce sont les hiens, car tous les aliments signifient les biens, et les boissons de toute espèce les vrais; — qu'ils fussent appliqués a chacun d'eux, cela est évident par ce qui suit, et est signifié par il préleva vers eux ; — cl par la signification (les faces, quand elles se disent du Seigneur qui est représenté par Joseph, en ce qu'élira sont la Miséricorde, i\" 222, 223, 5585.

5707. Et il multiplia la portion de Benjamin plus que les portions d'eux tous, signifie le bien au médium au-dessus des biens aux vrais dans le naturel : on le voit par la signification des portions, eu ce qu'elles sont les biens, N" 5706 ; par la représentation lia Benjamin, en ce qu'il est le Médium, N" 5411, 5413, 5427, 5428, 5443, 5586, 5612 ; et par la représentation des dix fils de Jacoh, dont les portions n'avalent pas été multipliées comme la portion de llcnjnmin, en ce qu'ils sont les vrais dans le naturel, N" 5403, 5310, 5427, 5458, 6512 ; de là il est évident que par n il multiplia la |iortiun de Benjamin plus que les portions d'eux tous, «il est signifié le bien au médium au-dessus des biensaux vrais dans le naturel. Que le bien au médium ait été au-dessus des hiens aux vrais dans le naturel, c'est parce que le Médium est intérieur, et que ce qui est intérieur abonde en biens plus que ce qui est extérieur : il en est peu qui sachent comment il en est ainsi, à savoir, que l' in lé rieur ahonde en biens et en vrais plus qoe. les extérieurs ; ■ i ■ ■■ --< qu'il in cil [-il, ç'il j fa ». .]in n. ni iu j'i-jij'' présent que l'intérieur est distinct de l'extérieur, et tellement distinct, qu'ils peuvent être séparés, et que, lorsqu'ils ont été séparés, l'intérieur vit et l'extérieur meurt; mais que, tant qu'ils sont conjoints, l'extérieur vit par l'intérieur ; si cela eût d'abord été connu, on aurait pu ensuite connaître quel est l'inlérieur respectivement à l'extérieur, a savoir, que dans l'inli'i'iian- simt par milliers les choses qui dans l'extérieur apparaissent comme une seule ; en cffcl, l'intérieur est dans uni! sphère pins pure, et l'extérieur, dans une

|ialilc de reeevoir disliurtemen! h1- s milliiTs de choses en sus île ce qui est dans une sphère plus grossière : c'est de lu que l'homme, qui a mené ta vie (lu bien, peut, quand après !a mort il vient dans le ctel, recevoir des milliers de milliers de choses relatives à l'in-

il vivait dans le inonde ; car dans le ciel il est dans une sphère plus

siÈres qui appartenaient au corps. D'après ces explications, on voit clairement ce qui est entendu pur le bien au Médium au-dessus des biens aux vrais dans le naturel, ce qui est signifié par « il multiplia la portion de Benjamin plus que les portions d'eux tous. »

5708. De einq wcsmit.» 1 , sii/iii/ie bomnmp augmenté : on le voit par la signification de eùu/, en ce que c'est beaucoup, ainsi qu'il va Sire montré ; et par la s;^iiliiNiiio:i des mesurez, en ce que c'est l'état du vrai d'après le bien, N° 31 0^. Quant à ce qui concerne cinq, c'est un nombre qui siimilie peu, quelque chose, et aussi beaucoup, sasigninValion <ïi'|ii ru! du nombre d'où il vient, N° 5291; quand il vient de dix, il enveloppe la même chose que dix mais dans un moindre degré, ]niisqu'il est la moitié du nombre dix ; car de même que les nombres moltipliés •i^nilieut la même chose que les nombres simples d'où ils viennent. N"' 32(»1, 5335, de mémo les nombres divises signifient, la mémrelioseque lis multipliés, ainsi cinq la même chose que 10, 20, 100, 1000, et ainsi de suite; que dix soit le plein, on le voit, N" 3107, 6638. 11 a été donné a Benjamin cinq mesures plus qu'a ses autres frères pour la signification de la chose dans le sens interne, parre qu'il un pouvait pas lui être donné dix mesures, car elles auraient été bien superflues : les Anciens, par des traditions qui leur venaient de la Très-Ancienne Église, savaient aussi ce que quelques nombres signifiaient; c'est pourquoi ils employaient n s nombres, quand il survenait une chose à la signification de laquelle, ils poinaient servir, comme ici cinq ; Cl dans d'autres cas ils appliquaient pin. leurs autres nombres, par exemple, trois pour signifier le plein depuis le commencement jusqu'à la fin, seni pour signirtor le saint, douze pour signifier toutes choses dans leur complexe.

5700. Kl ils burent, signifie fapp/irulion des rrais sans le a. 21.

bien : oh le voit par la signification du boire, en ce que c'esl la corn munira lion et l'appropriation du vrai, N" 31(18, 3772, 4017, âOlM, par suite aussi l'application du vrai ; que ce soit sous le bien, e'est parce que toute application du vrai se fait sous le bien, voir ci-dessus, K° 570S.

5710. Et largement ils luirent, signifie, abondamment -■ on le voit par la signification de boire, en ce que c'est appliquer ics vrais sous le bien, N" 570!) ; de \lt largement Loire, c'est applique!' abondant ment. D'après les choses qui ont été expliquées dans ce Chapitre, il est Évident qu'il y a Été traité de l'initiation a la conjonction du naturel avec le céleste du spirituel ; mais dans le Chapitre suivant il s'agit de la première conjonction ; en effet, la première conjonction est représentée en ce que Joseph s'est découvert a ses frères, et la seconde est représentée en ce qu'il est allé au-devant de son père cl tic ses frères, ci les a amenés en Égypio.

. Continuation sur la Correspondance, ici suk i.a Correspondance dfs Maladies avec le Monde spirituel.

5711. Puisqu'il va cire iraitc de lit Correspondance des maladies, il faut qu'on sache que toutes les maladies chez l'homme ont aussi une correspondance avec le monde spirituel ; car dans la nature entière tout ce qui n'a pas de correspondance avec le monde spirituel n'a pas d'existence, cela n'a aucune cause d'après laquelle il puisse exister, par conséquent d'après laquelle i! puisse subsister; les choses qui sont dans la nature ne sont que des effets, dans le monde spirituel sont leurs causes, et dans le ciel intérieur les causes de ces causes, qui sonl les fins : l'effet no ]ieut subsister non plus, si la cause n'est lisa s continuellement en lui, car la cause cessant, l'effet cesse; considéré en lui-même l'effet n'est autre chose que la cause, mais la cause revêtue exlrmséquemeui de manière à servir dans la sphère inférieure, pour qu'elle y pnis-i: aiar comme cause; de même qu'il en est de l'effet |»r rapport ;i la cause, de mémo il en est de la cause par rapport à la lin; la cause, à moins qu'elle n'existe aussi par sa cause, qui

sans aucun ordre, et où i! n'y a aucun ordre, rien ne se rail. De la il estmainletiaiUéiii|i:iiLf[ii(:ri:ltiiiimisi[li;i't en lui-mome est la cause, que la cause considérée eu cl lu -me me est la fin, cl que hi lin du bien esl dans le ciel el pioeede du Seigneur, qu'en conséquence un effet n'esl point un effet, si la cause n'est point on lui el n'y est point continuellement, el qu'une cause n'esi peint une cause, si la (in n'est lioinl en elle et n'y esl point continuellement, et qu'une lin n'est point une lin du bien, si le Divin qui procède du Seigneur n'est point en elle : de la aussi il est évident que cumme toutes choses en général et en particulier dans lu monde ont existé par le Divin, de même aussi elles existent par le Divin.

5712, Ces observations ont été faites afin qu'on sache que les maladies ont aussi uni: corri/s] ion i lance avec lr monde spirituel, non pas, il est vrai, avec le ciel qui est le Très-Grand Homme, mais avec ceux qui sont dans l'opposé, ainsi avec ceux qui sont dans les enfers : par le monde spirituel, dans le sens universel, il est entendu non-seulement le ciel mais aussi l'enfer, car lorsque l'homme meurt, i! passe du nimiilc naturel dans le monde spirituel. Si les maladies ont une correspondance avec ceux des enfers, c'est parce que les maladies correspondent aux cupidités et aux passions du mental (animas}, celles-ci aussi en sont les origines ; car, les origines des maladies dans le commun sont les intempérances, les luxures de divers genre, les voluptés entièrement corporelles, puis aussi les envies, les haines, les vengeances, les lascivelés, et autres passions semblables, qui détruisent les intérieurs de rhommejquand les intérieurs ont été détruits, les extérieurs souffrent et entraînent l'homme dans la maladie, et ainsi a la mort ; il esl connu dans l'Église que la mort vient à l'homme par les maux ou à cause du péché, il en esl aussi de même des maladies, car elles sont du domaine de la mort. D'après ces explications, on peut voir que les maladies ont aussi une corres|iondance avec le monde spirituel, mais avec les êtres impurs qui y sont, car les maladies en ellesmêmes sont impures, puisqu'elles ont leur source dans les choses impures, ainsi qu'il vient d'être dit.

5713. Tous les infernaux inlroriuiscnl des maladies, mais avec différence, par lu raison que tous les enfers sont dans les cupidilés

et les convoitises du maf, |);ir conséquent comre lus choses qui appartiennent au ciel, c'est |M>iirqu<iL ils n^issunt d'après l'opposé contre l'homme; le Ciel, qui est le Très-Grand Homme, contient toutes choses en enchaînement et en bon ûlnl ; l'enfer, parce qu'il esl dans l'oppose, détruit et divise tout ; si Jonc les infernaux s'appliquent â l'homme, ils introduisent des maladies, et erilin la mort : toutefois, il ne leur esl fins permis d'influer jusque dans les parties solides du corps elles-mêmes, ou dans les parties dont se composent les viscères, les organe.; ni les membres de l'homme, mais seulement dans les cupidités ei dans les faussets ; seulement quand l'homme lombe dans une maladie, ils influent dans ces impuretés qui appartiennenl a la maladie ; car, ainsi qu'il a été dit, il n'existe jamais rien chez l'homme, sans qu'il y ail une cause dans le monde spirituel ; si le naturel chez l'homme rivait ete séparé du spirituel, il aurait été sépare de toute cause d'existence, cl par conséquent aussi de tout vital. Mais cela né.iu moins n'empêche pas que l'homme ne puisse être guéri naturellement, car la Providence du Seigneur coneourt avec les moyens naturels. Qu'il en soit ainsi, c'est ce qu'il m'a été donné de savoir par tle nombreuses expériences, et cela, tant de fois et si longtemps, qu'il no m'est resté aucun doute ; car de mauvais Esprits venant de pareils lieux se sont souvent et longtemps appliques a moi, et selon leur présence ils introduisaient des douleurs et aussi des maladies ; il m'a été montre où ils étaient et quels ils étaient, et il m'a été dit aussi d'oii ils venaient.

571à. 11 y avait un Esprit qui, dans la vie du corps, avaifété adultère a l'excès, et avait place sou plus grand plaisir à commettre des adultères avec un grand nombre de femmes, que bientôt après it avait rejelées et prises en aversion ; il avait persévéré dans une lelle conduite jusqu'à la vieillesse; en ou in:, il s'était aussi livré aux voluptés, et n'avait voulu faire du bien et rendre service a autrui, qu'en vue de lui-même et surtout en vue de ses adultères ; c-.it KspnL fut quelques jour- elle/ moi, je le voyais sous les pieds; et quand la sphère de sa vie m'était communiquée, partout où il venait, il infligeait quelque douleur aux périostes cl aux nerfs de l'endroit, par exemple, aux doigts du pied gauche ; et quand il lui fut permis de s'élever, il veut douleur aux [inities où il était, principalement aux périostes dans les lombes, même aux périostes de la poitrine SOU.;

le diaphragme, cl aussi aux «lents par la partie intérieure. Quand sa sphère opérail, il introduisait aussi dans l'estomac une grande oppression.

5715. Il apparu! un grand Irou quadrangulaire tendant obliquement eu bas à une profondeur considérable ; dans le fond je vis un Irou rond, qui alors filait ouvert, mais qui bientôt après fui ferme ; il s'en exhalait une chaleur importune qui, amassée de divers enfers, lirait sou origine des cupidités de différents genres, par exemple, du faste, îles laseivelés, dvs adultères, des haines, des vengeances, des rixes et des combats ; ainsi ccltechaleur qui s'exhalait avait sa source dans les enfers : quand celte chaleur agissait dans mon corps, elle introduisait à l'instant une maladie telle qu'est celle de la fièvre chaude; et, quand elle cessait d'influer, aussitôt la maladie cessait. Lorsque l'homme tombe dans telle maladie, qu'il avait contractée par sa vie, aussilfll il s'adjoint à la maladie une sphère impure correspondante, et elle est présente comme cause fomenlatricc. Pour que je susse comme chose certaine qu'il en était ainsi, il y cul chez moi de plusieurs enfers des Esprits, par lesquels m'était conmiimiquéc li; sphère des exhalaisons qui en provenaient; et, selon qu'il était [vrmis r;ue ccll<; sphère agit sur les

à l'inslant que ces Esprits élainil repousses : et afin qu'aucun endroit ne fut laissé en doute, cela a été répété des milliers de fois.

5710. Non loin de là, il v a aussi des Esprits qui répandent des froids impurs, comme ceux d'une fièvre froide, ce qu'il m*a encore été donné de savoir par des expériences ; ces mêmes Esprits introduisent aussi de ces choses qui Iruuhlenl le mental; ils causent pareillement des défaillances. Les Ksprils qui viennent de cet endroit sont Irés-malicicux.

5717. Il y a certains Esprits qui non -seule ment ont leur rapport avec les parties les plus visqueuses du Cerveau, lesquelles en

V.ISl Wii-Mlli.'l. m a- .pli Jl«-f.l ni . I Kï llii|ll->T. i ■) OU''

sorte de venin : quund de ids Esprils tiennent en foule, ils s'élancent au dedans du crilne, et rie là par continuité jusque dans (a moelle épinière : «la ne peiu pas être senli pur i:cux dunl les intérieurs n'onl point été ouverts ; il m'élait donné de sentir manifeste-

ARCANES ClUJÏSTES.

ment L'irrupiion, ci aussi leur effort, a savoir, pour me tuer, mais cet enorl élail vain, parée ijuts j'étais préservé par le Seigneur : ils tendaient a m'en lever toute l'acuité infplleciuelle ; je sentis manifestement Jcuropct'aliui:. cl par suite aussi une douleur, qui cependant cessa bientôt ; ensuite je iinrlai :«vec eux, et ils furent forcés d'avouer d'oïl ils étaient ; ils me racontèrent qu'ils vivaient dans de sombres forêts, où ils n 'usent exercer aucune vioienec contre leurs compagnons, pare/: qu'autrement il est permis à leurs compagnons lie J-.-s irait. iiiipiinyalilcnii'iii : ainsi ils sont tenus dans des liens ; ils sont difformes, d'une face bestiale, et couverts de poil. I! m'a été dit que tels ont été cens qui autrefois massacraient des armées entières, comme on le lit dans la Parole ; en effet, ils faisaient irruption dans les chambres du cerveau de chacun, et ils y portaient la terreur jointe à une telle frénésie, que l'un massacrait l'autre : aujourd'hui de IHs Esprits sont tenus renfermés au dedans de leur enfer, et ne s'eu échappent point. Ils ont aussi leur rapport avec les tumeurs mortelles de la Tète en dedans du crâne. Il a été dit qu'ils s'élancent au dedans du crâne, et de là par continuité jusque dans la moelle éf infère ; mais il faut qu'on sache qu'il y a apparence, que les Esprits eux-mêmes s'élancent ; ils sont portes en dcliors par un chemin qui correspond à ces espaces dans le corps, ce qui est senti comme si l'irruption était en dedans ; cela esl l'elfei de la correspondance ; de là leur opération est facilement dérivée dans l'homme vers qui elle est déterminée.

5718. Il y a un certain genre d'Esprits qui, parce qu'ils veulent dominer et gouverner seuls tous les autres, excitent dans ce but parmi les autres des inimitiés, des haines et des combats ; par suite je vis des combats, elj'élais étonné; je demandai qui étaient ces Esprits, et il me Tut dil que c'cUit a- même genre d'Esprits qui, parce qu'ils veulent seuls commander, cxcilriU des divisions, selon la maxime : « Divise et commande. » 11 me Tut aussi donné de converser avec eux ; et aussitôt ils dirent qu'ils gouvernaient tous les autres ; il me fut donné de répondre qu'ils étaient des folies, s'ils cherchent a établir leur empire par de tels moyens ; ils conversaient avec moi d'en haut à une moyenne hauteur' au-dessus de la région frontale ; leur lan^r avait la rapieil.' d'un toi tint, parce que dans la vie du corps ils avaient m licaïu'imp d'ékirpiHiee. ,!c fus instruit

que ce sont de tels Esprits qui ont leur rap|tori avec la pituite: ^[laisse du cerveau, aii(|ui:l [iar leur présence ils ridèrent le vital et impriment la torpeur-, île là les obstructions, d'oii résultent les principes d'un grand nombre de maladies, de là aussi les affaiblissements. J'ai observé qu'ils riaient sans aucune conscience, et qu'ils plaçaient la prudent ci l;i sagesse humaines ;i esritci' des inimitiés, des haines, des luttes intestines, en vue de commander ; il rac fui donné de leur demander s'ils savaient qu'ils sont maintenant dans une autre vie, où ils vivront éternellement, et qu'il y a la des lois spirituelles qui défciukut alisiiluinciu ces menées; qu'ils ont pu, lorsqu'ils étaient dans le monde, être estimés et passer peur sages parmi les sols, mais qu'ils sent des insensés parmi les sages; cela leuc déplaisait : je continuai, en leur disant qu'ils devaient savoir que !c ciel consiste dans l'amour mutuel, on amour de l'un envers l'autre; de là l'ordre dans le ciel, et do là tant de myriades sont gouvernés comme un seul ; mais que c'est le contraire chez eux, puisqu'ils insinuent au\ autres île ne respirer rentre leurs compagnons que des choses qui appartiennent à la haine, à la vengeance et à la cruauté; ils répondirent qu'ils ne peuvent être autrement que comme ils sont ; il me fnt donné île dire eu répons-, que par h ils peuvent savoir que la vie de chacun lui reste après la mort.

5710. Ceux qui méprisent et tournent en dérision ta Parole dans la lettre, et davantage encore les choses qui y sont dans un sons plus élevé, conséqui itmu nl aussi les doctrinaux tirés de la Parole, et qui en même temps ne sont dans aucun amour à l'égard du prochain, maïs sont dans l'amour de soi. nul leur rapport avec les vices du sang, qui se répandent dans toutes les reines et dans toutes les artères, et corrompent toute la masse. Afin que par leur présence ils ne portent rien de tel dans l'homme, ils sont tenus séparés des autres dans leur enfer ; et ils n'ont de commuriiealiiui qu'avec cem qui leur ressemblent, car ceux-ci se précipitent dans l'exhalaison et dans la sphère de cet enfer.

5720. Il y avait citez moi îles Esprits hypocrites, à savoir, qui parlaient saintement des Divins avec une affection d'amour pour le public et pour le prochain, et faisaient preuve de justice et d'équité, mais cependant de coeur les méprisaient et s'en moquaient : comme il leur était permis d'inlluer dans les pai-iiusrfu cul ps auxquelles d'a-

[iris l'opposé ils correspondaient, ils imprimèrent à mes dents une iluuleur, ut quand Irai présence etaii ircs-|iruelie uni; douleur si violente, que je no pouvais pas la soutenir ; et autant ils étaient rcjioussés, autant lu douleur cessait ; celle exitéiïeiiec fui répétée plusieurs fois, afin qu'il ne me rcstsM aucun doute. Parmi ces Esprits il y en avait un que j'avais connu, dans la vie de son corps, c'est pourquoi je conversai avec lui ; cl de mime, selon qu'il était plus uu moins proche de moi, j'éprouvais aux dents et au* gencives une douleur plus ou moins vire ; quand il se levait en liant vers la gauche, la douleur s'emparait de ma uiilclioire gauche, et de l'os de la

5721. Les plus opiniâtres du tous sont ceux qui, pendant la vie dans le monde, oui paru plus justes que les autres, et ont en même temps été constitues en dignité,— de là pour eus;, en raison de ces deux motifs, oiilorilûct aussi gravité,— et qui cependant n'ont rien cru, cl ont vécu de la seule vie de l'amour de soi, élanl embrasés d'une haine intérieure et de vengeance contre tous ceux qui ne leur étaient pas favorables, el qui ne leur rendaient pas une sorte de culte, et plus encore contre ceux qui, de quelque manière, s'opposaient a eux ; s'ils découvraient chez ceux-ci quelque déraut, ils en faisaient un mal énorme, et ils les di fia [liaient, lois mente qu'ils auraient été du nombre des meilleurs citoyens. C.eu\-I;i dans l'autre vie parlent comme dans le monde, a savoir, avec autorité et gravité, et comme d'après lu juste, de sorlc que plusieurs s'imaginent qu'on doil les croire de préférence aux autres ; mais ils sont Iris-malicieux ; quand ils s'appliquent a riiuinuie. il-; ;m nu luisent 'me grande douleur par

peine se lever du lit : en la m'a élé nMMitré eu (Vqiio, quand ils étaient près de moi, j'étais saisi d'une pareille faiblesse, qui cependant cessait à mesure qu'ils s' éloignai en!. Ils mettent en usage plusieurs artifices pour insinuer l'ennui et par suite la faiblesse ; c'est principalement par des blâmes et des dilluiiutiiitis, entre eux et les leurs, en en injectant la sphère eonmiune. Quand dans leurs cabinets ils raisonnent sur le Culte Divin, sur la Toi et sur la vie étemelle, ils rejettent tout absolument, et ils font cela comme ayant plus de sa-

GENÈSE. CHAP. QUARANTE-TROISIÈME. 329 gesse que les autres. Dans l'autre vie, ils veulent être appelés diables, pourvu qu'il leur soit permis de commander aux enfers, et ainsi, comme ils le croient, d'agir d'après ce pouvoir contre le Divin, Au dedans ils sont pleins lie saletés, jura: que plus que les autres ils sont dans l'amour de soi, et par suite dans la haine, dans la vengeance, et dans la cruauté contre tous ceux qui ne les adorent pas. Ils sont punis rigoureusement, — ce que j'ai aussi appris, — jusqu'à ce qu'ils se désistent de séduire les autres par l'apparence du juste : quand cette apparence leur est enlevée, Ils parlent d'un autre ton : ensuite ils sont rejelés du monde des Esprits, et pertes alors vers la gauche, et là ils sont précipités profondément dans un enfer ; cet enfer est vers la gauche à une moyenne distance.

5792. Ii y cil a d'autres qui, dans la vie du corps, ont Été Irescrapuleux, leur corruption est telle, qu'on doit la taire ; ceux-là par leur présence et leur inlliix dans les parties solides du corps introduisent le dégoût de la vie, et une telle torpeur dans les membres et dans les articulations, que l'homme ne peut pas se lever de son lit. Ils sont très -opiniâtres, et les châtiments ne les forcent pas à se désister, comme les autres diables : ils apparaissent près de la lÉle, et là, comme s'ik riaient L ourdes : quand ils sont chassés, cela a lieu non pas subitement, mais lentement, et alurs ils sont roulés par degrés vers les inférieurs; et quand ils y arrivent au Tond, ils y sont tellement tourmentés, qu'il leur est impossible de ne se pas désister d'infester les autres. Leur plaisir de faire le mal est tel, qu'il n'y en a pas de plus grand pour eux.

5723. Il y eut cliez moi des Esprits qui introduisirent dans mon estomac une telle oppression, qu'il me semblait pouvoir a peine vivre; l'oppression était telle, qu'Hic eut introduit chez d'autres ia défaillance; mais ils furent éloignés, et aussitc-t l'oppression cessa : il mefuLditquede tels Esprits sont ceux qui, dans la vie du corps, ne se sont livrés à aucune élude, ni mémo à aucun soin domestique, mais seulement à la volupté; et, en outre, ils ont vécu dans une honteuse oisiveté et dans la nonchalance, sans s'occuper en rien des autres ; ils ont aussi méprisé la foi ; en un mol, ils ont été des animaux et non des hommes : la sphère de ces Esprits introduit chez les malades la torpeur dans les membres cl dans les articulations.

572/j. Il y a dans le cerveau des viscosités, auxquelles a été

mèté quelque spiritueux ou vital ; ces viscosités, chassées du sang qui est là, tombent d'abord eiilre tes méninges, ensuite entre les fibres, une partie dans les gonds vcnlriculus du cerveau, et ainsi du reste : les Esprits, qui ont d'une manière correspondante leur rapport avec ces viscosités dans ksi|ii' ik-s il v a quelque chose de spiritueux ou quelque chose de la vie, apparaissent presque directement au-dessus du milieu de la téte, a une moyenne distance, et sont tels, que, d'après leur habitude dans la vie du corps, ils excitent des scrupules de conscience, et les insinuent dans des choses absolument étrangères à la conscience ; de celte manière ils chargent la conscience des simples ; ils ne savent pas non plus ce qui doit remuer la conscience, plaçant la conscience dans tout ce qui se présente. De tels Esprits introduisent aussi une anxiété sensible dans la parlie de l'abdomen sous la région du diaphragme : dans les tentations ils sont présents aussi, et ils produisent dos anxiétés parfois intolérables : ceux d'entre eux qui correspondent ù un llegme visqueux moins vital tiennent alors opiniâtrement la pensée dans ces anxiétés. Je me suis aussi entretenu avec ceux-ci pour savoir quels ils étaient ; ils cherchaient par divers moyens a charger la conscience ; cela avait été le plaisir de leur vie ; et il me fut donné d'observer qu'ils, ne pouvaient are attentifs aux raisons, et qu'ils n'avaient pas sur les choses une intuition plus universelle, d'après Inquelle ils pussent voir les singuliers.

&7-25. Il m'a été donné d'apprendre par expérience ce que c'est que l'inondation ou le déluge dans le sens spirituel ; celte inondation est double, l'une concerne les cupidités, et l'autre les faussetés ; celle qui concerne les cupidités appartient a la parlie volontaire, et à la parlie droite du Cerveau ; celle qui concerne les fausselés appartient à la parlie iutelleclirellc, dans hipiHte est la partie gauebe du Cerveau. Quand l'homme, qui a vécu dans le bien, est remis daus sou propre, ainsi dans la splitTO de sa vie même , alors il apparaît comme une inondation : lorsqu'il est dans celte inondation, il s'indigne, il s'irrite, il pense avec trouble, il désire avec véhémence ; d'une nmiiU'N; quand est inmidée ta partie gauche du Cerveau où sonl les faux, et d'une autre manière quand c'est la parlie droite oit sonl les maux. Mais quand l'homme est tenu dans la sphère de la vie qu'il a reçue du Seigneur par la réyéuéralioi), il

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est entièrement liors d'une' telle inondation, et il est comme dans une tenir*; rature sereine et douce, il est dans l'allégresse et dans lu félicite, ainsi Lien loin de l'indignation, de la colère, du trouble, des cupidités, et des autres lassions semblables ; cet état est de matin ou le printemps des Esprits, l'autre est leur soir ou leur automne. Il m'avait été donné de percevoir que j'étais hors de l'inondation, et cela as*'/ lon^tfmjis, tandis que je voyais nue d'autres Esprits y étaient ; mais ensuite je fus moi-même immergé ; et alors j'aperçus la rcsscmbkmee d'imn inondation. Dans une telle inondation se trouvent ceux qui sont dans les tentations. Par là aussi j'appris ce que si gni fie le déluge dans la Parole, a savoir, que la dernière postérité des Très-Anciens, qui liaient de l'Église céleste du Seigneur, a été entièrement inondée de maux et de faux, et a ainsi péri.

Ç726, Comme la mort ne vient pas d'autre part que du péché, et que le péché est tout ce qui est contre l'ordre Divin, il en résulte que le mal bouche les vaisseaux les plus petits de tuus et absolument invisibles, dont sont tissus des vaisseaux immédiatement plus grands invisibles aussi ; en eiïet, les vaisseaux les plus pelils de tous, et absolument invisibles, sont contigus aux intérieurs de l'homme ; de la l'obstruction première et intime, et de la le vice premier et intime dans le sang ; quand ce vice preqd do l'accroissement, il cause la maladie, el enliri la mon. Si au ninlraire l'homme vivait la vie du bien, ses intérieurs seraieel otiu'risdu coté du ciel, et par le ciel vers le Seigneur, par conséquent aussi les vaisseaux les plus petits de tous et invisibles, — il est permis, à cause de la correspondance, d'ap]der ces [.utils vaisseaux les délinéaments des premières trames, — par suile l'homme scraii sans maladie, et seulement il décroîtrait vers la dernière vieillesse, jusqu'à ce qu'il redevînt enfant, mais nilan! sasie': el quand alors son corps ne pourrail plus Cire an senice de smi hnmrnr. inlerne, ou de son esprit, il passerait, sans maladie, de son corps terrestre dam un corps tel que celui qu'ont les anges, ainsi de ce monde immédiatement dans le ciel.

5727. Ici finit o; qui ninccrne la Correspondance; dans la suile, à la fin des Chapitres, d'après la Divine Miséricorde du Seigneur, il sera parlé des Esprits et des Anges chez l'homme ; ensuite de l'influx, et du commerce de l'Ame avec le corps ; et, plus tard, des habitants des autres Terres.

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