El dit notre père : Retournez, achetei-nous un peu de
26. ' Et nous dîmes : Nous ne pouvons descendre ; si noire frcro le plus petit est avec nous, et nous ili.-sCeiidron.-i ; car nous ne pouvods voir les faces de l'homme, et notre frère le plus petit point, lui, avec nous.
27. Et nous dit ton serviteur, mon père : Vous, vous savez quo deux (fils) m'a enfante' mon épouse.
28. El l'un est sorti d'avec moi, et j'ai dil : Certes, déchiré il a Lié déchiré, et je ne l'ai point vu jusqu'ici.
2fi. El vous prenez aussi celui-ci de devant mes faces; et qu'il lui arrive malheur, ei vous ferez descendre ma blanche vieillesse en mal au sépulcre.
30. Et maintenant, comme je viendrai vers (on serviteur, mon pére, et le jeune garçon point, lui, avec nous,— et son âme est liée a son âme,—
31. El il arrivera, comme il verra que le jeune garçon (n'y sera) point, et il mourra; et feront descendre tes serviteurs la Manche vieillesse de Ion serviteur, notre pére, avec douleur au sépulcre.
32. Car ion serviteur a répondu pour le jeune garçon auprès de mon père, en disant : Si je ne le ramène vers loi, et je serai en pèche" envers mon père a toujours.
33. El maintenant, que demeure, je le prie, ton serviteur, au
34. Car comment monterai-je vers mon père, et le jeune garçon point, lui, avec moi ! peut-être verrais-je le mal qui surviendra à mon père !
CONTENU
572B. Dans le s<'iis iiiici ue de ce Chapitre, \\ s'agit du Médium entre l'homme Inlcnn: Célisti: -:l l'Iioumu: E\lunie Naturel : d'à-
GENÈSE. CHAP. QUARANTE-QUATRIÈME. 33ô bord, en ce que l'homme Interne céleste a rempli le Médium du Vrai spirituel procédant de lui. Le Médium est Benjamin ; le vrai spirituel qui est chez lui est la coupe d'argent de Joseph ; l'homme Interne céleste est Joseph; l'homme Externe naturel, ce sont les dix [ils de Jacob.
5729. il s'agit ensuite de la Tentation de l'homme Externe Naturel, et cela, jusqu'à ce qu'il se soit soumis spontanément à l'homme Interne céleste. La tentation est décrite en ce qu'ils furent accusés, et en ce qu'ils revinrent desespérés vers Joseph ; la soumission spontanée est décrite en ce qu'ils s'offrirent tous pour serviteurs, et que Jehudah s'offrit pour eux ; la conjonction de l'homme Externe avec l'homme Inierne ne se fait pas sans tentation et sans une soumission spontanée.
5730. Dans le sens repi'ésiiuiiiil historique, il s'agit ici des descendants de .laroli, l'.n n: qu'ils lurent ivjelés, et insistèrent avec opiniâtreté pour être représentatifs; qu'ils aient été rejetés, cela est entendu en ce que Joseph unihii les renvoyer, cl retenir seulement Benjamin; qu'ils aient insisté. avec opiniâtreté, c'est ce qu'enveloppe le contenu de leur confession et de leur supplication.
SENS INTERNE
5731 . Vers. 1. 2, Et il commanda à celui oui (était préposé) sur m maison, eu disant : Emplis les besaces des hommes de nourriture, autant qu'ils peuvent porter, et mets l'argent de chacun à la bouche de sa besace. Et ma coupe, la coupe d'argent, tu mettras à la bouche de tu besace du plus petit, ,et l'argent de son bit' ; et il fit stipula parole de Joseph, laquelle il avait prononcée. — Et il commanda à celui qui (était préposé) sur sa maison, en disant, signilie l'influx venant de lui : empli* les besaces des hommes de nourriture, signifie dans le nature! avec le bien du vrai : autant qu'ils peuvent porter, signifie en suffisance : et mets l'argent de chacun à la bouche de sa besace, signifie avec le vrai provenant du nouveau dans le naturel extérieur : et ma coupe, la coupe d'argent, lu mettras à
la bouche de la besace du plus petit, signifie le vrai ultérieur donné an Médium : et l'argent de son blé, signifie le vrai du bien: et il fit scion lit parole de Joseph, laquelle il avait prononcée, signifie qu'il fut (ail ainsi.
5732. Et il commanda iï celui gui {■lait préposé sur sa maison, en disant, signifie l'injlu.r venant de lui: on le voit par lu signification ùci-nmnimider. cri eequo c'est I' Lnllu\ , N" 5âS6; et par ia signification lie qui était préposé sur sa maison, en ce que c'est qui communiquait ; que ce soit vouant do lui, a savoir, de l'Inlcrne céleste, que .loseph représente, cela est évident. Si commander signifie l'influx, c'est parce que dans le ciel il n'est donné ni commandement ni ordre à un autre, mais la pensée est communiquée, et selon la pcu^Lv l'autre tfL'it de boti gré ; la communication de la pensée avec le désir qui veut que telle ou telle cliose soit faite, c'est l'influx, et de lu part île celui qui reçoit, c'est la perception ; voilà pourquoi commander signifie aussi la perception, N°" 3601, 3B82. En outre, dans le ciel, les anges non-seulement pensent, mais même parlent entre oui, mais de ces choses qui appartiennent à la sagesse -. toutefois, dans leur conversation il n'est l'ait aucun commandement à un autre, car nul ne veut être maitre, ni par conséquent regarder un autre comme serviteur, mais chacun veut prêter son ministère et rendre ses services a autrui : de la on voit clairement quelle est la forme du gouvernement dans les cieu\; celle forme est décrite par le Seigneur dans Mallhioti : u II n'en » sera pas ainsi parmi vous ; mais quiconque voudra parmi vous » devenir grand, doit être à vnlrc service; et quiconque voudra u être le premier, devra être votre serviteur. » — XX. 21t. 27 : — et dans le Mémo : « Le plus grand d'entre vous sera à votre ser- » vice ; quiconque s'élèvera sera ahaissé, et quiconque s'abaissera m sera élevé. " — XXIII. 11,12. — Ainsi Tait celui qui de cœur aime le prochain, ou qui sent le plaisir et le bonheur en faisant le bien aux aulres sans aucun intérêt pour lui-même, c'est-à-dire, qui a la charité à l'égartf du prochain.
5733. Emplis les besaces îles hommes de nourriture, signifie dans le naturel avec le bien du i rai : on le voit par la signification de la besace, en ce qu'elle est le naturel extérieur, N° 5ft'J7 ; et par la signification de la nourriture, en ce qu'elle
GENÈSE. CBAP. QUARANTE-QUATRIÈME. 337 est te bien du vrai, N" 5340, 5342, 6MO, 5420, 5ÙS7, 5582, 5588, 5055 ; d'après cela, il est Évident que par « il commanda à celui qui était prépose sur sa maison, en disant : Emplis les besaces des hommes de nourriture, » il est signifié l'influx venant de lui dans le naturel avec le bien du vrai. Comme les expressions le bien du vrai, et le vrai du bien, reviennent ires -souvent, il faut dire quelle en est la différence : Celui qui ne sait pas ce qu'est. l'Église céleste respectivement à l'Église spirituelle ne peut en aucune manière connaître cette différence ; le vrai du bien appartient a l'Église céleste, et le bien du vrai appartient à l'Église spirituelle ; chez ceux qui étaient de l'Église céleste, le bien était implanté dans la partie volontaire, ofi est le siège propre du bien ; de ce bien, c'est-â-dire, du Seigneur par ce bien ils avaient la perception du vrai, de là pour eus le vrai du !urn ; mrsis c\v:v. ceux qui sont de l'Église spirituelle, le bien est implanté dans la partie intellectuelle par le vrai, car tout vrai appartient à la partie intellectuelle, et par le vrai ils sont conduits au bien, car faire le vrai est pour eux le bien, de la ils ont le bien du vrai ; ce bien, ils l'ont proprement, mais le vrai du bien, quoiqu'ils ne l'aient point proprement, se dit aussi de ceux qui sont de l'Église spirituelle; il en sera parlé ail-
5734. Autant qu'il» peuvent porter, signifie en suffisance: on peut le voir sans explication,
5735. Et mets l'argent de chacun à ta bouche de sa besace, signifie en outre avec te vrai provenant du nouveau dans le naturel extérieur ; on le voit par la signification de l'argent, en ce que c'est le vrai, N" 1551, 2954, 5658 ; et par la signification rie la bouche de la besace, en ce que c'est rentrée du naturel extérieur, N° 5407. Ce que c'est que le naturel extérieur et le naturel intérieur, on le volt, N" 4570, 5118, 5120, 5497, 50S9 : que ce soit le vrai provenant du nouveau, c'est parce que précédemment l'argent avait aussi été remis à la bouche de leurs besaces,— Chap. XLI1. Vers. 25, 27, 28, 35.
5736. Et ma coupe, ta coupe d'argent, tu mettras à la bouche de la besace du plus petit, signifie le rrai intérieur donné au médium : on le voit par la signification de ta coupe d'argent, en ce que c'est le vrai de la foi lequel procède du bien rie
ix. 22.
la charité, N a 5120 ; et parce qu'il est dit ma coupe ou la coupe île Joseph, c'est le vrai intérieur ; comme Benjamin représente le Médium, aussi quant au vrai, il représente le vrai intérieur, ti" 5600, 5(531, ainsi le vrai spirituel, N" 5639; par la signification (le la bouche de la besace, lorsqu'elle se dit de Benjamin comme Médium, en ce que c'est où il est adjoint au Naturel, car le Médium, pour qu'il soil Médium, communique avec l'Externe et avec l'Interne, N"' 5411, 5413, 5586, son extérieur ici est le naturel ; et par la représentation de Benjamin, qui ici est le plus petit, en ce qu'il est le Médium, N" 6411, 5413, 5443, 5688. D'après ccln on voit clairement ce qui est signifié en ce que Joseph lit mettre sa coupe d'argent dans la besace de Benjamin.
6737. Et l'argent de son blé, signifie le vrai du bien : on te voit par la signification de ['urgent, en ce que c'est le vrai, N°" 1661, 2954, 5058 ; et par la signification du blé, en ce que c'est le bien, N" 5295, 5410 ; en elfut, le vrai intérieur ou spirituel, procédant du Céleste interne qui est Joseph, est le vrai du bien; quant ace que c'est que le vrai du bien, iw ce qui vient d'être dit, fi° 5733.
5738. lit il fil selon la parole île Joseph, laquelle il avait prononcée, signifie qu'il fut fuit ainsi : on le voit sans expli-
5739. Vers. 3, A, 5. Le matin luit, cl les hommes furent renvoyés, eux et leurs ânes. Eux sortaient de la ville, ils n'étaient pas loin, et Joseph dit à celui qui (était préposé) sur ai maison : Li:ve-toi, poursuit après la hommes, et atteins-les, et dis-leur : Pourquoi rendez-vous le mal pour le bien ? N'aiV';-ri«c juif r"c dans i/iioi huit mi't seii/iteur? l'A lui, tli-rinunt devine dam cela '.' Mal roux m-/:: fait en ce que vous avez fait. —Le malin luit, signifie l'étal d'illustration alors : et les hommes furent renvoyés, eux et leurs ilnes, signifie que l'homme externe naturel fut un peu éloigné avec ses vrais et ses scientifiques : eux sortaient de la ville, ils n'étaient pas loin, signifie la quantité de l'éloignement : et Joseph dit ù celui qui (était préposé) sur $ti maison, signifie la perception et l'influx d'après le nouveau : lèrc-tui, poursuis après les hommes, signifie qu'il faut maintenant s'adjoindre : et atteins-les, signifie l'adjrw.lion médiate : et
dis-leur : Pourquoi rendez-vous te mai pour le bien ? signifie pourquoi y a-t-il aversion : n'avez-rous pas ee dans quoi boit mon seigneur? signifie que chez eu* il y a le vrai intérieur reçu du céleste : et (ui, devinant devine dans cela ? signifie que le céleste sait par son Divin les clioses tachées : mal vous ave; fait en ee que vous are: fait, signifie que c'es! contre la loi Divine rie s'attribuer cela.
5740. Iœ matin luit, signifie /'Hat d'illustration alors : on le voit par la signification du ma (in et de luire, en ce que c'est l'état d 'il lustra linn ; le matin dans le sens suprême est le Seigneur. voir N- 2S05, 2780, lors donc qu'il est dit le matin luit, cela signifie l'état d'illustration, car du Seigneur procède tonte illustration ; que se lever matin soit aussi l'État d'illustration, on le voit, N" 3458, 3723.
S7âl. Et les hommes furent renvoi/te, eux et leurs Unes, signifie que C homme externe nature! fut un peu éloigné arec ses vrais et ses scientifiques : on le voit par la représentation des fils de Jacob, qui ici sont les hommes, en ce qu'ils sont les vrais de l'Église dans le naturel, N" 5403, 5419, 5437, 5458, 5512, et par conséquent l'homme externe naturel, N" 5080 ; par la signification des Unes, en ce qu'ils sont les scientifiques, N° 6492 ; et par la signification de renvoyés, et de ils n'étaient pas loin, en ce que c'est irn peu éloigne, à savoir, l'homme externe naturel ; de là il est évident que ces paroles « les hommes furent renvoyés, eux et leurs ânes ; ils n'Étaient pas loin, » signifient l'homme externe, naturel un peu éloigné avec ses vrais et ses scientifiques, â savoir, du céleste interne qui est représentÉ par Joseph. Quant à ce qui concerne la signification des ânes, il faut qu'on sache qu'ils avaient une autre signification quand ils servaient de monture, car c'était sur des anes, sur des unesses et aussi sur des mulets que montaient les Juges, les Rois et leurs fils, et alors les ânes signifiaient le vrai et !e bien rationnels, et aussi naturels, noir N' 2781 i. c'était de là que le Seigneur comme Juge, et aussi comme Roi, quand il entra dans Jérusalem, était monlË sur «ne ânesse avec son anon ; car cela Était une marque distinclive do la Judicature, et une marque distinctive de la Royauté : mais les Anes avaient une signification différente, quand ils servaient à porter des fardeaux, comme ici,
sao
alors ils signifiaient les scientifiques ; il n'en csl pas non plus autrement des scientifiques; celui qui, quant aux choses qui sont les intérieurs de l'homme, ne va pas par la pensée au-delà îles scientifiques qui appartiennent à la mémoire, s'imagine que tout ce qui est a l'homme consiste dans ces scientifiques ; il ne sait pas que les scientifiques sont les infimes chez l'homme, et sont de ces choses qui pour la plupart sont ensevelies quand le corps meurt, N" 2475, 2ù7(5, 2S77, 2â70, 2SB0 ; mais les choses qui soûl dans ces scientifiques, a savoir, le vrai et le bien avec leurs affections, restent ; et aussi chez les méchants le faux et le mal avec leurs affections ; les scientifiques en sont comme le corps ; tant que l'Iiomme vit dans le monde, ces choses, a savoir, le vrai et le bien, ou le Taux et le mal, sont dans les scientifiques, car les scientifiques sont les contenants; el comme les scientifiques contiennent et portent ainsi en quelque sorte les intérieurs, c'est pour cela qu'ils sont signifiés par les ancs qui servent à porter des fardeaux.
57Û2. Eux sortaient de la ville, ils ridaient pas loin, signifie fa quantité de l'floignement : on peut !e voir d'après ce qui précède.
57â3. Et Joseph dit à relui qui Hait préposé sur sa maison, signifie la perception et l'influx d'après le nouveau : on le voit par la signification de dire dans les historiques de la Parole, en ce que c'est percevoir, ainsi qu'il a été souvent montré; et comme c'est la perception respectivement a celui qui écoule et reçoit, c'est influer respectivement a celui qui dit; car ils répondent mutuellement l'un à l'autre : que u il commanda a celui qui était préposé sur sa maison, » ce soit l'influx venant de lui , on le voit ci-dessus, N* 5782.
57fti. Lève-toi, et poursuis après les hommes, signifiequ'it faut maintenant s'adjoindre ; on le voit par la signification de poursuivre après les hommes, et de les atteindre, en ce que c'est adjoindre; car poursuivre, c'est l'intention d'adjoindre; et atteindre, c'est l'adjonction. Dans la suite de ce Chapitre il s'agit du retour des lils de Jacob, et dans le Chapitre suivant il s'agit de la Manifestation de Joseph, par l'un et l'autre il est signifié la conjonction du Céleste du spirituel avec les vrais dans le naturel : de là il est évident que par <■ poursuivre après les hommes, n il est siiinilif' qu'il faut iiiamliiiiaril .-'adjoindre. .
GENÈSE. CHAP. QUARANTE-QUATRIÈME. 341 5745. Et atteins-les, signifie t' adjonction médiate : on le voit jiar lu sijÇDiflcaliori de tes atteindre, en ce que c'est l'adjonction médiate, car c'est a celui qui était préposé sur la maison de Joseph que cela est dit.
5740. Et dis-leur : Pourquoi rendei-vous le mat pour le bien, signifie pourquoi >/ a-l-it aversion : on le voit par la signification de rendre le mal pour le bien, en ce que c'est avoir de l'aversion ; en effet, le mal n'est qu'une aversion pour le bien, car ceux qui sont dans le mal rejettent avec mépris le bien, à savoir, le bien spirituel, qui appartient à la charité et a la foi ; que le mal soit une aversion, cela est Ires-évident d'après les méchants dans l'autre vie; dans la lumière du ciel ils apparaissent les pieds en haut et la télé en bas, N° 3841, ainsi entièrement renversés, par conséquent dans l'aversion.
5747. N'avei-vous pas ce dans quoi boit mon seigneur, signifie que cita eux il g a le vrai intérieur reçu du céleste; on le voit par la signification delà cuu|>e, qui est entendue par ce dans quoi boit monseigneur, en ce que c'est le vrai intérieur, N°573(ï; Cl par la représentation de Joseph, qui ici est mon seigneur, en ce qu'il est le céleste du spirituel, N" 5307, 5331, 5332, ici le céleste, parce qu'il s'agit du vrai intérieur, qui est spirituel et procède du céleste ; qu'il ait été reçu, cela est signifié en ce que la coupe, sur l'ordre de Joseph, a été mise a ht bouche de la besace de Benjamin. Ils sont accusés, comme s'ils avaient pris la coupe ; qu'ils aient été accusés, — et cependant la coupe avait été misele motif de cela est manifesté aussi d'après le sens intérieur, qui est celui-ci : Le vrai que le Seigneur donne est d'abord reçu comme s'il n'était pas donné, car l'homme avant la régéné ration croit qu'il s'acquiert lui-même le vrai, et tant qu'il croit cela, il est dans le vol spirituel; que revendiquer pwir soi i-.i s'aitriliucr comme justice Cl mérite le bien et le vrai, ce suit enlever au Seigneur ce qui Lui appartient, on le voit, N"' 200"), 4174, 5135 ; pour que cela fût représenté, la chose a été faite ainsi par Joseph, mais néanmoins s'ils ont été accusés de vol, c'était pour que la conjonction se fit, car l'homme, avant qu'il ait été régénéré, ne peut que croire ainsi; il est vrai que de bouche il dit d'après le doctrinal que tout vrai de la foi cl luul bien de la charité procèdent du Seigneur, mais tou-
jours csl-il qu'il ut le croit point avant que la foi ait été implantée dans le bien, alors pour la première fois il le reconnaît de cœur ; avouer d'après la doctrine est tout autre chose que d'avouer d'après la foi ; avouer d'après la doctrine plusieurs le peuvent, même ceux qui ne sont pus dans le bien, car la doctrine pour eux n'est qu'une science, mais avouer d'après la foi n'est possible qu'a ceux qui sont dans le bien spirituel, c'est-à-dire, dans la charité à l'égard du prochain. Qu'ils aient été accusés de vol pour que la conjonction se fit, on le voit encore clairement eu ce qu'ainsi Joseph les ramena vers lui, et les tint quelque temps dans ia pensée sur ce fait, et qu'ensuite il se manifesta à eux, c'esl-a-dire, se conjoignit.
5,748. El lui, devinant devine dans cela, signifie que le céleste sait par son Divin les c/ioses cachées : on le voit par la signification de deviner, en ce que c'est savoir les choses cachées ; que ce soit par le Divin, c'est parce que le céleste du spirituel, qui est Joseph, représente le vrai procédant du Divin, ou le vrai dans lequel est le Divin, N° 5704.
5749. Mat vous ave: fait en ce nue vous avez fait, signifie ijue c'est contre la loi Divine de l'attribuer cela : on le voit par la signification du vol, qui ici est entendu par le mal qu'ils ont fait, en ce que c'est s'attribuer ce qui appartient au Seigneur, à savoir, le vrai qui est signifié par la coupe d'argent de Joseph, N° 5747; que co soit contre la loi Divine, cela est évident, voir N° 2600. Que l'homme ne doive rien s'attribuer de ce qui procède du Seigneur, ainsi ni le vrai ni le bien, c'est afin que l'homme soit dans la Venté ; or autant il est dans la vérité, autant il est dans la lumière dans laquelle sont les anges dans le ciel ; et autant il est dans celte lumière, autant il est dans l'intelligence et dans la sagesse ; et autant il est dans l'intelligence et dans la sagesse, autant il est dans la félicité; voilà pourquoi l'homme doit reconnaître par la foi du cœur que rien du vrai ni du bien ne vient de lui, mais que tout procède du Seigneur, et il doit le reconnaître parce que cela est ainsi.
5750. Vers. 6, 7, 8, 9, 10. Et il tes atteignit, et il leur prononça ces paroles. Et ils lui dirent : Pourquoi parle mon seigneur selon ces paroles '! Que loin soit dr. tes serviteurs de faire selon cette parole ! Voici, l'argent que nous avons trouvé
GKNÈSli CHAI'. QUARANTE-QUATRIÈME. 343
à lu bouche de nos besaces, nous (\')ai>onë rapporté vers loi de la terre de Canaan ; et comment déroberions-nom de la niaison de ton seigneur de l'argent ou de l'or? Avec qui ce sera trouvé d'entre tes serviteurs, et qu'il meure ; et même nous, nous serons à mon seigneur pour serviteurs. — Et il dit : Mime maintenant selon vos paroles, ainsi cela [sera :) Avec qui (cela) sera trouvé, il me sera serviteur; et vous, vous serez quittes. — Et il tes atteignit, signifie Tadjonclion médiate : et U leur prononça ces paroles, signilie l'influx de celle chose : et ils lui dirent, signifie l'aperceplion : pourquoi parle mon seigneur selon ces paroles, signifie la réllesiun |»urquoi une lelie chose influe: que loin soit de tes serviteurs de faire selon cette parole, signifie lorsque ce n'est ]ias d'après la volonté : voici, l'argent que nous avons trouvé à la bouche de nos besaces, signifie lorsque le irai eut été donné gralnilemont : nous {V)avons rapporté vers toi de ta terre de Canaan, signifie qu'il a élé soumis d'après le principe religieux : et comment déroberions-nous de ta maison de ton seigneur de l'argent ou de l'or, signifie |>ourquoi aloi's nous attribuerions-nous le vrai el Ii; Lieu nui procèdent du Célcsle Divin : avec qui ce sera trouvé d'entre tes serviteurs, et qu'il meure, signifie que damné est celui qui fait une telle chose ; et même nous, nous serons il mon seigneur pour serviteurs, signifie que les associés seront à perpétuité sans le libre provenant du propre : et il dit ; Même maintenant selon vos paroles, signifie qu'a la vérité c'est ainsi d'après la justice : ainsi cela (sera), signifie une semence plus douce : avec qui (cela) sera trouvé, U me sera serviteur, signifie que celui chez qui est cela sera a perpétuité sans le libre propre : et vous, vous serez quittes, signifie que les autres seront mailrcs d'eux-mêmes, parce qu'ils n'ont pas |inriii:i|!Ù ;i la Taule.
Ô7ùl. Et il les atteignit, signifie l'adjonction médiate .-ou le voil (i'apres ce qui h été dit ri-dessus, K° 57iô.
5752. Et il leur prononça ces paroles, signifie l'influx de cette chose : on le voil par la signification de prononcer, en ce que c'est l'inDai, N" '2951, 3037, 5A81 ; ei par la signification des paroles, en ce que c'est la chose ; et même dans la Langue originale, parole et chose sotil exprimées par le mémo mol.
6763. Et ils lui dirent, signifie t'aperception : on le voit par la signification de dire dans les historiques de la Parole, en ce que t'est la perception.
5754. Pourquoi parle mon seigneur selon ces paroles, signifie la réflexion pourquoi une telle chose influe : on le voit par la signification de parler, en ce que c'est influer ; et par la signification de selon ces paroles, en ce que c'est celte cliose ou une lelle chose, N'5752 ; la réflexion est enveloppée dans le mol pourquoi, qui est un terme d'interrogation à soi-même.
5755. Que loin soit de tes serviteurs de faire selon celle parole, signifie lorsque ce n'est pas d'après la volonté, à savoir, de s'attribuer le vrai : ou le voit par la signification de faire, en ce que c'est vouloir, car tout fait appartient à la volonté; le fait lui-même est le naturel, et la volonté est le spirituel dont il provient ; ■ ce n'est pas, j> à savoir, d'après la volonté, est signifié par que loin soit de tes serviteurs.
5758. Voici, l'argent que nous avons trouvé il la bouche de nos besaces, signifie torique le vrai eut été donné gratuitement : on le voit par la signification de Vargent, en ce que c'est le vrai, N" 1551, 2954, 5C58; par la signification te nous avons trouvé, en ee que c'est donné gratuitement, car l'argent du blé de chacun leur avait été rendu, ainsi donné gratuitement, voir N" 5530, 5624; et par la signification te la bouche des besaces, en ce que c'est l'entrée du naturel extérieur, N° 5497.
5757. Nous l'avons rapporté vers toi de la terre de Canaan, signifie qu'il a été funuii-, d'ujn lr principe religieux: on lo voit par la signification de rapporter, en ce que c'est soumettre, N° 5624 ; et par la signification de la terre de Canaan, en ce que c'est le principe religieux ; la terre de Canaan signifie diverses choses, par la raison qu'elle signifie de ces choses qui en renferment plusieurs ; eu effet, elle signifie le Royaume du Seigneur, et elle signifie l'Église, par conséquent aussi l'homme de l'Église, car celui-ci est une Église; et comme elle a ces significations, elle signifie aussi le céleste qui appartient a l'Église, à savoir, le bien de l'amour, et aussi le spirituel de ce bien, qui est le vrai de la foi, et ainsi du reste ; ici donc elle signifie le principe rcligieus qui appartient a l'Église, car il résulte du p ri nci|ie religieux
GENÈSE. CHAP. QUARANTE-QUATRIÈME. 345 de l'Église, qu'on ne doit s'attribuer ni le vrai ni le bien. D'après ces considérations on voit clairement pourquoi un seul mol signifie parfois plusieurs choses, car lursque dans le complexe il en enveloppe plusieurs, il signifie alors aussi celles qu'il enveloppe, selon la série des choses dans le sens interne. Que la terre de Canaan soit le Royaume du Seigneur, on le voit, N" 1M3, 1437, 1607, 3038, 3481, 3705 ; el qu'elle soit l'Église, on le voit, N" 3080, 3705, 4447 ; de la découlent toules ses autres significations.
5758. Et comment déroberions-nous de la maison de ton seigneur de l'argent el de l'or, signifie pourquoi alors nous attribuerions-nous le irai et le bien gui procèdent du céleste Divin : ou le voi^ar la signification de dérober, en ce que, dans le sens spirituel, c'est s'allribucr ce qui appartient au Seigneur, N" 5749 ; par la signification de Yargent, en ce que c'est le vrai, N" 1551, 2954, 505S ; et par la signification de l'or, en ce que c'est le bien, N" 113, 1551, 1552, 5058. Dans tout ce Chapitre il s'agit du vol spirituel, lequel consiste a s'attribuer le bien el le vrai qui procèdent du Seigneur; cela est d'une si grande importance, que l'homme après la mort ne peut être admis dans le ciel, avant qu'il reconnaisse de cœur que rien du bien et du vrai ne vient de lui, mais que toiil vitnt d\i S'fi;.'rieiir, et que tout ce qui vient de lui-même n'est que mal ; il est montré a l'homme, après la mort, par plusieurs expériences que cela est ainsi ; les Anges dans le ciel perçoivent clairement que tout bien et tout vrai procèdent du Seigneur ; et, de plus, que par le Seigneur ils sont détournés du mal, et tenus dans le bien et par suite dans le vrai, et cela par une force puissante : c'est même ce qu'il m'a été donné de percevoir d'une manière évidente depuis plusieurs années jusqu'à présent, et qu'autant j'étais abandonné au propre ou a moi-même, autant j'étais inondé de maux, et qu'autant j'étais retenu par le Seigneur, autant j'étais élevé du mal dans le bien ; s'attribuer le vrai et le bien est donc contre l'universel régnant dans le ciel, et contre la reconnaissance que tout salut vient de la Miséricorde, c'est-à-dire, que l'homme est par lui-même dans l'enfer, mais qu'il en est tiré par le Seigneur d'après la Miséricorde; l'homme ne peut pas non plus être dans l'humiliation, ni par conséquent recevoir la Miséricorde du Seigneur, puisqu'elle influe seulement dans l'humiliation ou dans le cœur
humble, s'il ne reconnaît pas que [>ar lui-nième il n'est que mal, et que tout bien procède du Seigneur : et d'ailleurs, s'il en est autrement, il s'attribue pour mérite ce qu'il fail, et enfin pour justice, car s'attribuer le vrai et le bien qui procèdent du Seigneur, c'est se justifier soi-même; de la, la source de plusieurs maux ; alors il se regarde lui-même dans chacune des choses qu'il fait au prochain, et quand il agit ainsi, il s'aime par dessus tous les autres, qu'il méprise par conséquent, sinon de bouche, du moins de cœur.
576!). Avec qui ce sera trouvé d'entre tes serviteurs, et qu'il meure, signifie que damné est celui qui fail une telle chose : on le voit par la signification de mourir, en ce que c'est être damné, car la mort spirituelle n'est pas jfblre chose que la damnation : que ceux qui s'attribuent le vrai et le bien qui appartiennent au Seigneur ne puissent Sire dans le ciel, mais qu'ils soient hors du ciel, cela est évident d'après cequi vient d'être dit, N a 5758 ; or ceux qui sont hors du ciel sont damnés ; toutefois, cette loi appartient au jugement d'après le vrai ; mais quand le jugement se fait en même temps d'après le bien, ceux qui font le vrai et ie bien, et se les attribuent par ignorance ou simplicité, ne sont point damnés, mais dans l'autre vie ils sont délivrés par un mode de vaslation, et outre cela parce que chacun doit faire le vrai el le bien comme par soi-même, mais croire néanmoins que c'est par le Seigneur, voir fi" 2882, 2853, 2891 ; quand l'homme agit ainsi, a mesure qu'il grandit el qu'il croit en intelligence el en foi, il se dépouille de celle illusion, et reconnait enfin de cœur que loul son effort pour faire le bien et penser le vrai est venu el vient du Seigneur ; c'est pourquoi aussi celui qui a élé envoyé [>ar Joseph confirme , il est vrai, ce jugement, mais aussilOl il rejelle la proposition de faire mourir celui chez qui la coupe serait irouvée, car il dit ; a Même m.iinii.TKuii sulnii vus paroles, ainsi cela sera : Avec qui cela sera Ironvé, il me sera serviteur ; cl vous, vous serez quilles, » ee qui signifie une semence plus douce. Mais il eu est aulrcment à l'égard de ceux qui fuot cela non par ignorance ni par simplicité, mais par des principes qu'ils ont confirmés par la foi et aussi par la vie ; cependant toujours esi-il que, comme ils font le bien, le Seigneur par sa Miséricorde réserve chez ceux-ci quelque chose de l'ignorance cl de la simplicité.
6760. Et même nous, nous serons à mon seigneur pour serviteurs, signifie que les associés seront à perpétuité sans le libre provenant du propre : on le voit par la signification du mime nous, en ce que qu'ils sont associes ; cl par ia signification i'étre pour serviteurs, en ce que c'est être sans le libre provenant du propre ; car celui qui est serviteur est sans le libre provenant du propre, puisqu'il dépend du propre et du libre de son seigneur : dans la suite, d'après la Divine Miséricorde du Seigneur, il sera dit ce que c'est qu'être sans le libre provenant du propre.
6761. Et ildit : Même maintenant selon vos paroles, signifie qu'à la vérité c'est ainsi d'après la justice : d'après ce qui vient d'être expliqué, N" 576S, 575!), on voit que n c'est ainsi d'après la justice, » a savoir, celui qui fait cela doit mourir, est signifié par même maintenant selon vos paroles ; mais une sentence plus douce va suivre.
5762. Ainsi cela sera, signifie une sentence plus douce : on le voit par ce qui suit maintenant, oit celle sentence plus douce est dictée.
5763. Avec qui cela sera trouvé, il me sera serviteur, signifie que celui chez qui est cela sera à perpétuité sans le libre propre : on le voit par la signification du serviteur, en ce que c'est être sans le libre propre, comme ci-dessus, N° 6760. Voici ce qu'il eu est : La coupe d'argent de Joseph, mise far ordre de Jcsepli chez Benjamin, signifie le vrai intérieur, N" 5736, 57Ù7 ; celui qui est dans le vrai intérieur sait que tout vrai et tout bien procèdent du Seigneur, el aussi que tout libre provenant du propre, ou de l'homme lui-même, est infernal, car lorsque l'homme fait et pense quelque chose d'après le libre propre, il ne fait et ne pense que le mal, de la il est le serviteur du diable, car tout mal influe de l'enfer ; il sent aussi le plaisir dans ce libre, parce qu'il convient au mal dans lequel il est, et dans lequel il est né ; c'est pourquoi il doit se dépouiller de ce libre propre, et à sa ulace revêtir le libre céleste, qui consiste â vouloir le bien et par suileàfaire le bien, et à désirer le vrai et par suite a penser le vrai ; quand il reçoit ce litre, il est le serviteur du Seigneur, et alors il est dans le lihre même, et nun dans le servile où il était auparavant, et qui semblait Cire le libre : c'est donc là Être il perpétuité sans le libre propre ; ce
AltCANES CÉLESTES.
que c'esl que le libre et d'où il provient, on le voit, N" 2870 à 2893 ; et que le libre même, ce soil être conduit pur le Seigneur, on le voit, N*2890.
570S. Et vous, vous serez quittes, signifie que les attires seront maîtres d'eux-mfmes, parce qu'ils n'ont pas participé à la faute : on le voit par lu signification d'être quitte relativement à serviteur, en ce que c'esl tire maître de soi ; « parce qu'ils n'ont pas participé à la faute, » c'esl la conséquence. Autrefois chez tes gentils, c'était la coutume, quand quelqu'un commettait nu délit de rendre aussi ses compagnons coupables rie la faute, et même de punir toute une maison pour le crime d'un seul ; mais une telle loi était dérivée de l'enfer, car là les commuons conspirent tous ensemble pour le mal, parce que toutes les sociétés y ont été établies de manière que tous ensemble font un contre lebien, ainsi ilssont tenus censuciés, quoique chacun soit contre l'autre dans une haine mortelle ; ils sont dans l'union cl l'amitié des voleurs ; rie la, comme dans l'enfer les compagnons conspirent ensemble pour le mal, quand ils font le mal, tous sont punis : mais faire aussi du infime dans le monde, c'esl absolument contraire à l'ordre Divin, car dans le inonde les bons sont consociés avec les méchants, parce que l'un ne connaît pas le* intérieure de l'autre, et le plus souvent ne s'en inquièle point, c'est pourquoi la loi Divine pour les hommes, c'est que chacun porte la' peine de son iniquité; il en est parlé dans Moïse: « Les pères ne mourront poiul pour les llls, el les fils ne mourront » point pour les pères ; chacun pour son péché sera lué. •> — Deutér. XXIV. 16; — et dans Ézéchiel : « L'âme qui a péché, u celle-là mourra ; )e fils ne jwriera point l'iniquité du père, et le » père ne portera point l'iniquité du fils, la justice du juste sera sur » lui, et l'impiété de l'impie sera sur lui. n — XVIII. 20. — D'al'i-i'.-s va vnii clairement ce qui a lieu, en ce que les lils de Jacob ont dit : ii Avec qui cela sera trouvé d'entre tes serviteurs, et qu'il meure, et même nous, nous serons il mon seigneur pour serviteurs, >. tandis que celui qui avait été envoyé par Joseph changea ce jugement, et dit : « Avec qui ce sera trouvé, il sera mon serviteur ; et vous, vous serez quittes ; » pareillement dans la suite, oii Jchiidah dit à Joseph ■ i, Voici, inius, serviteurs de mon seigneur nous serons, taul nous, que celui dans la main rie qui a été trouvée
la coupe; » et ou Joseph dit; «Loindemoi île faire cela! L'homme dans la maindequi a été trouvée la coupe, celui-là me sera serviteur; et vous, montez en paix vers votre pire. » — Vers. 16. 17.
5705. Vers. 11. 12. El ils se hâtèrent, et ils firent descendre, chacun, leur besace à terre ; et ils ouvrirent, chacun, leur besace. Et il examina ; par le plus grand il commença, et par le plus petit il finit ; et fut trouvée la coupe dans la besace de Benjamin. — /:( ils se htitïrrnt, signifie l'impatience: cl ils firent descendre, chacun, leur besace à terre, signifie qu'ils amenèrent les choses qui étaient dans le naturel jusque vers les sensuels ; et ils ouvrirent, chacun, leur besace, signifie pour manifester ainsi à eux-niémcs la chose : et il examina, signifie l'investigation : pur le plus grand il commença, et par le plus petit il finit, signifie l'ordre : et fut trouvée la coupe dans la besace de Benjamin, signifie le vrai intérieur procédant du céleste chez le Médium.
5766. Et ils se hâtèrent, signifie l'impatience : on le voit par la signification de se lutter, quand on est dans l'ardeur de se disculper, en ce que c'est l'impatience.
57G7. Et ils firent descendre, chacun, leur besace à terre, signifie qu'ils amenèrent les choses gui étaient dans le naturel jusque vers les sensuels : on le voit par la signification de faire descendre, quand cela regarde les clioscs qui suivent, en ce que c'est amener ; par la signification de la besace, en ce qu'elle est le naturel extérieur, N° 6âi)7 ; et pat* la signification de la terre, quand il est dit qu'on a fait descendre il terre, en ce que c'est le dernier et l'infime, ainsi le sensuel, car le sensuel est l'infime et le dernier, parce que les sensuels ont été placés à l'entrée vers le monde qui les entoure en deliors : amener vers les sensuels, c'est entièrement confirmer que la chose est ainsi, car alors la chose est amenée jusqu'à un témoignage sensuel.
5768. Et ils ouvrirent, chacun, leur besace, signifie pour manifester ainsi à eux-mêmes la chose : on la voit par la signification à' ouvrir la besace, en ce que c'est ouvrir ce qui est dans te naturel, ainsi manifester la chose.
5769. Et il examina, signifie l'investigation : on le voit sans explication.
5770. Par le plus grand il commença, et par le plus petit il finit, signifie l'ordre: <m le voit d'après ce qui a Été dit, N"570â.
5771. Et fut trouvée ta coupe dans ta besace de Benjamin, signifie te vrai intérieur procédant du céleste chez le Médium; on le voit i«r la significalion de ta coupe, en ce que c'est le vrai intérieur, M° 5736 ; par la représenta lion de Benjamin, en ce qu'il eslle Médium, N" 5411, 5S13, 5443; ce vrai procédant du céleste chez le Médium est signifie en ce que la coupe par ordre de Joseph fut mise dans la besace de Benjamin. D'après ce qui a 616 dit précédemment, on voit très-bien comment ces choses se passent.
5772. Vers. 13, là, 15, 16, 17. Et ils déchirèrent leurs vilement» ; et eluirgea c/iaain sur son One, et ils retournèrent à la ville. lit entra J chudah, et ses frères, en la maison de Joseph; et lui encore lui là; et ils tombèrent devant lui à terre. Et leur dit Joseph : Quelle (esl) cette action que vous avez faite! Ne saviez-vous pas que detmunt derinr un homme tel que moi? Et dit Jehudah ; Que dirons-nous à mon seigneur? Comment pnrlerons-nous, et comment nous justifierons-nous? Dieu a trouvé l'iniquité de tes serviteurs; voici, nous, serviteurs de mon seigneur (nous serons), tant nous, que celui dans la main de quia été trouvée la coupe. — Et il dit : foin de moi de faire cela! L'homme dans ta main de qui a été trouvée la coupe, celui-là me sera serviteur; et vous, montez en paix vers voire père. — Et ils déchirèrent leurs vêtements, signifient le deuil : et chargea r/taetm sur. ion âne, et ils retournèrent ,i la ville, signifie que des sensuels les vrais étaient ramenés dans les scientifiques : et entra Jehudah, et ses frères, signifie le bien de l'Église avec ses vrais : en la mnison de Joseph, signifie la communication avec l'Interne- : et lui encore lui h), signifie la prévoyance : cl ils tombèrent devant lui à terre, signifie l'humiliation : et leur dit Joseph, signifie leur perception alors : quelle (est) cette action que vous avez faite, signifie que s'attribuer ce qui n'est pas à soi esl un mal énorme : ne sai:iez-vons pas qnv dcrimnii divine un homme tel que moi, signifie que cela ne peut Être caché à celui qui voit les choses futures cl secrètes : cl dit Jehudah, signifie la perception donnée ait hien de l'Église dans le naturel : que dirons-nous it mon sei-
gneur? comment porterons-nous? sigmtiù la fliicination : et comment nous justifierons-nous? signifie que nous sommes coupables : Dieu a irouré i' iniquité de 1rs serriieurs, signifie la confession : voici, nous, serviteurs de mon seigneur (nous serons), signifie qu'ils doivent être privés du libre propre a perpétuité: tant nous, signifie lanl les associes : que celui dans la main de qui a été trouvée ta coupe, signifie que celui chez qui est le vrai intérieur provenant du céleste Divin ; et il dit : Loin de moi de faire cela, signifie qu'il ne sera nullement fait ainsi : l'homme dans ta main de quia éti trouvée la coupe, signifie mais que celui chez qui est le vrai intérieur reçu du Divin : celui-là me sera serviteur, signifie que celui-la sera soumis a perpétuité : et vous, montez en paix vers rotre pire, signifie que les associés, chez qui n'est pas ce vrai, doivent retourner a leur précédent état,
5773. Et ils déchirèrent leurs rélements, signifie le deuil:
on le voit par la signification de déchirer les vêtements, en ce que c'est le deuil a cause d'un vrai perdu, N° 4703, ici il cause des vrais provenant du propre, qu'ils ne pourraient plus s'attribuer, parce qu'ils se sont offerts pour serviteurs, tant devant celui qui était préposé sur la maison de Joseph, Vers. 0, que devant Joseph lui-même, Vers. 1(5, ce qui signifie qu'ils seraient sans le libre provenant du propre, ainsi sans vrais provenant d'eus-memes. Quant à ce qui concerne le deuil a cause des vrais provenant du propre, deuil qui est signifié en ce qu'ils déchirèrent leurs vêtements cl s'offrirent pour serviteurs, il faut qu'on sache que chez ceux qui sont régénérés il se fait un renversement, à savoir, en ce qu'ils sont conduits par le vrai au bien, et qu'ensuite ils sont conduits du bien au vrai ; quand ce renversement se t'ait, ou quand cet état est changé et devient l'inverse du précèdent, c'est le moment du deuil, car alors ils sont mis dans une tentation par laquelle sont affaiblies et débilitées les choses qui appartiennent au propre, et est insinué le bien, et avec le bien un nouveau vouloir, et avec ce vouloir un nouveau libre, ainsi un nouveau propre : voila ce qui est représenté en ce que les frères de Joseph revinrent par désespoir vers Joseph, s'offrirent à lui pour serviteurs, et furent retenus assez longtemps dans cet état ; et en ce que ce ne fut qu'après celle tentation que Joseph se manifesta â eux ; car la tentation terminée le Seigneur se montre dans son éclat avec consolation.
577â. Et chargea cliacun sur son line, et ils retournèrent i\ la ville, signifie que des sensuels les vrais étaient ramenés dans les scientifiques : on le von par h sisnilicitlinn de \'<inr, ru ce que c'est le scientifique, N" 5592 ; si charger sur t'dnc, c'est des sensuels ramener les irais, c'est parce que par faire descendre la besace à terre il est signifié amener les choses qui sont dans le naturel jusque vers les sensuels, N° 57(57; lever la !>esace de dessus la terre est ici charger ; par la signification de la ville, en ce que c'est le vrai doctrinal, N" 402, 2449, 2943, 3210. Il faut expliquer en lieu de mots ce que c'est que des sensuels ramener les vrais dans les scientifiques : Autre chose sont les sensuels, autre chose les scientifiques, et autre chose les vrais, ils se succèdent mutuellement, car par les sensuels existent les scientifiques, et par les scientifiques les vrais ; en effet, les choses qui entrent par les sens sont placées dans la mémoire, et de la l'homme conclut le scientifique, ou d'après elles il perçoit le scientifique qu'il apprend ; ensuite des scienlifiqucs il conclut les vrais, ou d'après eux il perçoit le vrai qu'il apprend ; c'est aussi de cette manière que tout homme s'avance depuis l'enfance à mesure qu'il grandit ; quand il est enfant, c'est par les sensuels qu'il pense, et qu'il saisit les choses : en avançant en âge, c'est par les scientifiques qu'il pense, et qu'il saisit les choses ; et ensuite, c'est par les vrais ; c'est là le chemin vers le jugement, dans lequel l'homme grandit avec l'Age ; de la on peut voir que les sensuels, les scientifiques et les vrais sont distincts et restent même distincts à un tel point, que l'homme est parfois dans les sensuels, ce qui arrive quand il ne pense à rien autre chose qu'à ce qui se présente devant les sensuels ; parfois dans les scientifiques, ce qui arrive quand il s'élève au-dessus des sensuels, et pense intérieurement ; parfois dans les vrais qui ont été conclus d'après les scientifiques, ce qui arrive quand il pense encore plus intérieurement ; c'est ce que peut savoir d'après lui-même quiconque réfléchit : l'homme peut faire descendre les vrais dans les scientifiques, Ol les y voir ; et il peut-aussi faire descendre les scientifiques dans les sensuels, et les y contempler ; comme aussi ™'™ rersâ. D'après ces explications, on peut maintenant voir ce qui est entendu par amener les choses qui sont dans le naturel jusque vers les sensuels, et des sensuels ramener 1rs vrais dans les scientifiques.
GENÈSE. CHAP. QUARANTE-QUATRIÈME. 353 5775. Et entra Jehudah, et ses frères, signifie te bien de l'Église avec ses vrais : on le voit par la reprcscnlatiou de Jehudah. en ce qu'il esi le bien de l'Église, fi" 5583, 5G0.Î ; el par la représentation de ses frères, en ce qu'ils son! les vrais dans le naturel. Si Jeliudah entra, cl s'il parla a Joseph, el non Kcuben qui était l'aîné ou quclqit'aulrc d'enlrc eux, c'est parce que Jehudah représentait principalement le bien, et que le bien est ce qui communique avec le céleste provenant du Divin, et non les vrais, car les vrais n'ont aucune communication avec le Divin, si ce n'est par le liien ; de la vient que Jehudah parla seul.
5770. En la maison de Joseph, signifie la communication avec l'Interne : on le voit par la signification d'entrer en la maison, en ce que c'est la communication ; et par la représentation de Joseph, en ce qu'il est l'interne, N* 5469. Si entrer dans [a maison est la communication, c'est parce que la maison signifie l'homme lui-tueroe, N" 3128, 5023, ainsi ce qui fait l'homme, à savoir, son mental avec le vrai et le bien, N" 3538, A973, 5023; lors donc qu'il est dit entrer dans la maison, c'est entrer dans son mental, ainsi avoir communication.
677,7. Et lui encore lui là. signifie la prévoyance : on peut le voir eu ce que Joseph avait prévu qu'ils reviendraient, et que c'est pour cela qu'il resta à la maison, afin de se découvrir à Benjamin, et par conséquent aux autres ; et, dans le sens interne, que la conjonction des vrais dans le naturel se ferait avec le céleste Divin. Il est dit a la prévoyance, » parce que dans le sens suprême il s'agit dn Seigneur, qui dans ce sens est Joseph.
5778. Et ils tombèrent devant lui à terre, signifie l'humiliation : on le voit sans explication.
5779. Et leur dit Joseph, signifie leur perception alors : on le voit par la signification dédire, en ce que c'est la |ierceptiou; que ee soit u leur > perception, c'est parce que Joseph dit, et que par Joseph est représenté l'Interne, et parce que de l'Interne, c'est-àdire, du Seigneur par l'Interne vient toute perception ; d'autre part il n'en vient jamais, pas même de sensation ; il semble que la sensation, el aussi l'a perception, viennent d'un înfLiix qui procède de l'externe, mais c'est une illusion ; car c'est l'Iuienic qui sent par l'externe, les sens placés dans le corps ne sont que des organes ou
ix. , 23,
des instruments servant à l'homme Interne, afin qu'il senle les choses qui sont dans le monde; l'Interne indue donc dans l'Externe pour qu'il sente, afin que par suite il aperçoive et soit perfectionné ;
5780. Quelle est eelte action que vous avez faite, signifie que s'attribuer ce qui n'est pas il soi est un mal énorme : on le voit par la signification du vol dont ils Étaient accuses, en ce que c'est s'attribuer le vrai cl le bien qui appartiennent au Seigneur ; c'est la Vaction qui est entendue dans le sens interne ; quel mal est cela, on le voit ci-dessus, JN" 5740, 5758.
5781. Ne saviez-vous pas que devinant devine un homme tel que moi, signifie que cela ne peut lire caché à celui qui voit les choses futures et secrètes .- on le voit par la signification de deviner, en ce que c'est savoir d'après son Divin les choses secrètes, N° 57A8, et aussi les choses futures, parce que cela est dit du Seigneur, qui est Joseph dans le sens suprême ; » que cela ne peut être caché, » résulte évidemment des paroles mêmes.
5782. Et dit Jehudali, signifie la perception donnée au bien de l'Eglise dans le naturel : on le voit par la signification de dire, dans les historiques de la Parole, en ce que c'est la perception, ainsi qu'il a été souvent montré ; qu'elle ait étê« donnée, » c'est parce que toute perception vient de l'interne, c'est-U-dire, influe du Seigneur par l'interne, N° 577!) ; et par la représentation de Jehudali, en ee qu'il est le bien de l'Église, N" 5583, 6603, 5775. Quant a ce qui concerne la represen talion de Jehudah, il faut qu'on sache que Jehudah représente dans le sens suprême le Seigneur quand au Divin amour, et dans le sens interne le Royaume céleste du Seigneur, voir N" 36afl, 3881, ainsi le céleste de l'amour dans ce Royaume ; ici donc, le bien de l'amour de l'Église dans le naturel, parce que maintenant Jehudah est parmi ceux qui représentent les choses qui sont dans le naturel, lesquelles doivent être conjointes a l'Interne.
5783. Que dirons-nous à mon seigneur ? comment parlerons-nous ? signifie la fluctuation : on le voit d'après l'émotion exprimée par ces paroles, en ce que c'est la fluctuation.
578.1. Et comment nous justifierons-nous? signifie que nous sommes coupables : on le voit par la signification de com-
GENÈSE. CHAP. QUARANTE-QUATRIÈME. 365 ment nous Justifierons-nous, (c'est-à-dire qu'ils ne peuvent Cire justifiés,) en ce que c'est qu'ils sonl coupables, car celui qui ne peut êlre justifié rst ro<i [-.nltlc ; qu'ils se .'oienl déclarés coupables, cela est évident en ce qu'ils se sont oITerts à Joseph pour serviteurs.
5785. pieu a trouvé l'inii/uitt de tes serviteurs, signifie lu confession, à savoir, qu'ils avaient agi iniquement, ici en ce qu'ils avaient vendu Joseph ; tl, Jans le sens interne, en ce qu'ils s'elaient éloignés du vrai et du hien, et s'étaient ainsi séparés de l'ïnlerne : on le voit sans explication.
5780. Voici, nous, serviteurs de mon seigneur nous serons, signifie i/n'i/s doivent tire prives du libre propre à perpétuité : on le voit par la signification de serviteurs, en ce que c'est être sans le lilire provenant du propre, N" 5700, 5703 ; ce que c'est que être privé du libre provenant du propre, cela a aussi été dit dans les passages maintenant cités ; niais comme la chose est de la plus grande importance, il faut le dire de nouveau : Il y a l'homme externe, cl il y a l'homme interne; l'homme externe est celui par qui agit l'homme interne, car l'homme externe est seulement l'organe ou l'inslrument de l'homme interne; et puisqu'il en est ainsi, l'homme externe doit être entièrement subordonné et soumis a l'homme Interne ; quand il a été soumis, le ciel agit par l'homme interne dans l'homme Exlerhe, et le dispose aux choses qui sont du ciel ; le contraire arrive, quand l'homme Externe n'est point soumis, mais domine ; et l'homme Externe domine alors que l'homme a pour fin les voluptés du corps et des sens, surtout quand il a pour fin les choses qui appartiennent à l'amour de soi cl du monde, et non celles qui appartiennent au cie! ; avoir pour fin, c'esl aimer l'un et non l'autre ; car lorsque l'homme a de telles choses pour fin, il ne croit plus qu'il existe un homme Interne, ni qu'il y ait dans lui-même quelque chose qui doit vivre quand le corps meurt ; car son Interne, étant sans domination, sert seulement a l'Externe pour qu'il pui-Me penser et raisonner contre le bien et le vrai, car alors l'indu* par l'Interne ne se montre pas autre ; de là vient aussi que de tels hommes méprisent absolument et ont même en aversion les choses qui sonl du ciel : d'après ces explications, il est bien évident que l'homme Externe, qui est !e même que l'homme Naturel, doit être entièrement soumis a
l'homme Interne qui est l'homme spirituel, et être par conséquent sans le libre provenant du propre. Lo libre provenant du propre est de se livrer aux voluplés quelles qu'elles soient, de mépriser les autres en les comparant à soi, de se les soumettre comme serviteurs, et, si l'on n'y peut parvenir, de les persécuter, de les haïr, de se réjouir des maux qui leur arrivent, et plus encore de ceux qu'on leur fait soi-même par étude ou par fourberie, et de désirer leur mort ; voila ce que produit le libre provenant du propre ; par la on voit clairement quel est l'homme quand il est dans ce libre, a savoir, que c'est un diable sous une forme humaine. Mais quand l'homme perd ce libre, il reçoit du Seigneur le Libre céleste, que ne connaissent nullement ceux qui sont dans le libre provenant du propre ; ceux-ci s'imaginent que, si ce libre leur était enlevé, il ne leur resterait rien de la vie -, et cependant alors commence la vie même, et alors vient avec la sagesse le plaisir même, le bonheur, la félicité, parce que le Libre céleste procède du Seigneur.
6787. Tant nous, signifie tant les associés ; on le voit par la signification de tant nous, eu ce que ce sont les associes, comme ci-dessus, N" 5760.
5788. Que celui dans ta main de qui a été trouvée la coupe, signifie que relui chez qui est le vrai intérieur provenant du céleste Divin ; on le voit par la signification de dans ta main de qui, en ce que c'est celui chez qui ; et par la signification de ta coupe, en ce que c'est le vrai intérieur, «• 5730 ; et par la reprtSsenlaiion de Joseph, en ce qu'il est le céleste Divin.
5789. Et U dit ; Loin de moi de faire cela, signifie qu'il ne sera nullement fait ainsi : on le voit sans explication.
5790. L'homme dans lamain de quia été trouvée la coupe, signifie celui chez qui est te vrai intérieur reçu du Divin : on le voit d'aptes ce qui vient d'être dit, N° 5788.
5701. Celui-là me sera serviteur, signifie que celui-là sera soumit à perpétuité : on le voit par la signification de serviteur, en ce que c'est tire à perpétuité sans le libre provenant du propre, N° 578C, ainsi être soumis a perpétuité.
5792. Et rons, monte: en paix vers votre perc, signifie que les itssociés, chez qui n'est pas ce vrai, doivent retourner A leur précèdent état : on le voit par la représentation des dix
GENÈSE. CHAP. QUARANTE-QUATRIÈME. 357 lils de Jacob, en ce qu'ils sont les associes chez qui n'a pas été trouvée la coupe, c'esl-ù-dire, le vrai intérieur qui est signifié par la coupe, N" 5730, 5788, 5790 ; et par la signification de mouler en paix vers votre père, en ce que c'est retourner au précédent étal, car lorsqu'ils ne sont pas acceptés iiar l'Interne, qui est Joseph, le précédent état leur reste.
57t)3. Vers. 18 à 31. El s'approclia de lui Jehudah, et il dit ; Par moi, mon seigneur, que prononce, je te prie, ton serviteur une parole aux oreilles de mon seigneur, et que ne s' enflamme point ta colère contre ton serviteur, car toi, (tu es) comme Pharaon. Mon seigneur interrogea ses serviteurs, en disant : Avez-vous père ou frère 'l Et nous dîmes à mon seigneur : Nous avons un père vieux, et un enfant de (sa) vieillesse, le plus petit, et son frère est mort, et il est resté lui seul à sa mère, et son père l'aime. Et tu dis à les serviteurs : Faites-le descendre vers moi, et que je pose mon œil sur lui. Et nous dîmes à mon seigneur : Ne peut le jeune garçon quitter son père ; cl qu'il quitte son père, et il mourra. Et tu dis à tes serviteurs: Si ne descend pas votre frère le plus petit arec vous, il ne vous arrivera plus de voir mes faces. Et il arriva que, comme nous montâmes vers ton serviteur, mon père, et nous lui déclarâmes les paroles de mou seigneur. Et die notre père : Uelournez, achelez-nous un peu de nourriture. Et nous dîmes : Nous ne pouvons descendre ;-si noire frère te plus petit est avec nous, et nous descendrons ; car nous ne pouvons voir les faces de l'homme, et notre frère le plus petit point, lui, avec nous. El nous dit ton serviteur, mon père : Vous, vous savez que deux (fils) ni'a enfanté mon épouse. El l'un est sorti d'avec moi, et j'ai dit : Certes, déchiré il a été. déchiré, et je ne l'ai point vu jusqu'ici. Et vous prenez aussi celui-ci de devant mes faces ; et qu'il lui arrive malheur, et vous ferez descendre ma blanche vieillesse en mal nu sépulcre. Et maintenant, comme je viendrai vers ton serviteur, mon père, et le jeune garçon point, lui, avec nous, — et son âme est liée à son dme, — - Et il arrivera, connue il verra que le jeune garçon (n'y sera) point, et il mourra ; et feront descendre les serviteurs ta blanche vieillesse de ton serviteur, notre
père, avec douleur au sépulcre. — El s'approclut de lui Jeliudah, signifie la communication de l'homme Externe avec l'homme Interne par le bien ; et il dit, signifie la perception : par moi, mon seigneur, signifie la supplication : que prononce. Je le prie, ton serviteur une parole au.v on îltes de mon seigneur, signifie au sujet de la réception et de l'audition : et que ne s'enflamme point ta colère contre ion serviteur, signifie qu'il ne se détourne point : car toi, (lu es) comme Pharaon, signifie qu'il a la domination sur le naturel : mon seigneur interrogea ses serviteurs, en disant, signifie l;i |n.TCuj)tii>n ili: leur pensée : avez-vous père ou frère? signifie qu'il y a le hier! ù quo et le vrai per quott : et nous dimesà mon seigneur, signifie la perception réciproque : nous avons un père vieux, signifie qu'ils ont le bien spirituel à quo : et un enfant de (sa) vieil/esse, le plus petit, signifie par suite le irai qui est nouveau : et son frère est mort, signifie que le bien interne n'y est point : et il est resté lui seul à sa mère, signifie que c'est le seul vrai de l'Église : et son père t'aime, signifie qu'il j a pour lui conjonction avec le bien spirituel d'après le naturel : et tu dis à tes serviteurs, signifie la peiceplion donnée: faites-le descendi t- vers moi, sijuiiic que ce vrai qui est nouveau sera soumis au bien interne : et que je pose mon œil sur lui, signifie l'influx alors du vrai provenant du bien : et nous dîmes à mon seigneur, signifie la perception réciproque : ne peut le jeune garçon quitter son père, signifie que ce vrai ne peut être séparé du bien spirituel : et qu'il quitte son père, et il mourra, signifie que s'il était séparé l'Église périrait : et tu dis à tes serviteurs, signifie la perception sur cette chose : si ne descend pas votre frère le plus petit avec vous, signifie s'il n'est point soumis au bien interne : il ne vous arrivera plus de voir mes faces, signifie qu'ainsi il n'y aura aucune miséricorde, ni aucune conjonction avec les irais dans le naturel : et il arriva que, comme nous montâmes vers ton serviteur, mon père, signifie l'élévation vers le bien spirituel : et nous lui déclarâmes les paroles de mon seigneur, signifie la connaissance de cette chose : et dit notre père, signifie l'aperceplion d'apiis lu Iimi spirituel : retournez, achetez-nous un peu de nourriture, signifie que le bien du vrai doit être approprié : et nous dimes : Nous ne pouvons descendre, signifie
GENÈSE. CHAP. QUARANTE-QUATRIÈME. 35t>
l'objection : si notre frère le plus petit est arec nous, et nous descendrons, signifie à moins qu'il n'y ait en même temps le médium coojoignanl : car nous ne pouvons voir les faces de V homme, signifie parce qu'il n'y a aucune miséricorde ni aucune conjonction : et notre frire le plus petit point, lui, avec nous, signifie si te n'est par le médium : et nous dit ton serviteur, mon pire, signifie la perception d'après le bien spirituel : vous, vous savez que deux (fila) m'a enfanté mon épouse, signifie que s'il y a le bien spirituel qui appartient a l'Église, il y aura le bien interne et le vrai interne : et l'un est sorti d'avec moi, signifie le départ apparent du bien interne : et f ai dit ; Certes, déchiré il a été déchiré, signifie l'apcrception qu'il a péri par les maux el par les Eaux': et je ne l'ai point vu jusqu'ici, signifie qu'il a disparu : et vous prenez aussi celui-ci de devant mes faces, signifie si le vrai nouveau se retire aussi : et qu'il lui arrive malheur, signifie par les maux et par les faux : vous ferez descendre ma blanche vieillesse en mal au sépulcre, signifie que le bien spirituel périra, et ainsi l'interne de l'Église : et maintenant, comme je viendrai vers ton serviteur, mon père, signifie le liien de l'Église correspondant au bien spirituel qui appartient a l'Église interne : et le jeune garçon point, lai, avec nous, signifie si le vrai nouveau n'est point conjointement : et son âme est liée à son âme, signifie puisqu'il y a une étroite conjonction : et il arrivera, comme il verra que le jeune garçon (n'y sera) point, et il mourra, sïgnifleque le bien spirituel périra : et feront descendre tes serviteurs la blanche vieillesse de ton serviteur, notre père, avec douleur au sépulcre, sipifie qde c'en sera fait de l'Eglise, 57BA. Et t'approcha de lui Jchudah, signifie ta communication de l'homme Externe avec l'homme Interne par te bien: on le voit par la signification de %'approeher, pour parler a quelqu'un, en ce que c'est la communication : et par la représentation de Jehudah, en ce qu'il est le bien de l'Église dans le naturel, N* 5782 ; que ce soit la communication de l'homme Externe avec l'homme Interne, c'est parce que Jehudah représente le bien de l'Église dans l'homme naturel ou Externe, et Joseph le bien dans l'homme Interne : que ce soit par le bien, c'est jiarce qu'il n'y a communication que par le bien, el non par le vrai, à moins que dans le vrai i! n'y ait le bien.
5795. Et il dit, signifie la perception : on le voit par la signification de dire, en ce que c'est la perception, comme ci-dessus, 5790. Par moi, mon seigneur, signifie la supplication : cela est évident par ce qni suit.
5707. Que prononce, je te prie, ton serviteur une parole aux oreilles de mon seigneur, signifie au sujet de la réception et de l'audition, a savoir, la supplication : on le voit par ta signification de prononcer une parole, en ce que c'est l'influx, N" 2951, 6481, et comme c'est l'influx, c'est île la part de l'autre la réception, N° 5743 ; et par la signification des oreilles, en ce que c'est l'obéissance, N" 4551, 4653, ici une bénigne attention ou audition, parce qu'un inférieur parle a son supérieur; de là il est évident que par n que prononce, je te prie, ton serviteur une parole aux oreilles de mon seipeur, » il eslsipifié la supplication au sujet de la réception et do l'audition.
5798. Et que ne s' enflamme point ta colère contre ton serviteur, signifie qu'il ne te détourne point : on le voit par la signification de la colère, en ce que c'est l'action de se détourner faversio), N° 5034, car celui qui se met en colère se détourne, car il ne pense point comme l'autre, mais dans cet étal il est contre lui: que la colère soit l'action de se détourner, cela esl évident par un grand nombre de passages dans la Parole, surtout par ceux oii la colère et l'emportement sont attribués à Jéhovab ou au Seigneur, ce qui signifie l'action de se détourner, non pas que ce soit Jéhovah ou le Seigneur qui se détourne, mais c'est l'homme ; et quand l'homme se détourne, il lui semble que c'est le Seigneur, car il n'est pas écouté ; la Parole s'énonce ainsi selon l'apparence. Et comme la colère esl l'action de se détourner, elle eû aussi l'attaque contre le bien et le vrai, de la part de ceux qui se sont détournés; mais de la part de ceux qui ne se sont pas détournés, ce n'est pas une attaque (oppugnantia), c'est une répugnance (repugnantiaj parce que c'est l'aversion du ma! et du faux : que la colère soit une attaque, cela a été montré, N" 3614 ; qu'elle soit l'action de se détourner (aversio), el aussi la peine quand on allaque le bien et le vrai, cela est évident |>ar ces passages ; dans Ésaïe : a Malheur ù ceux » qui statuent des statuts d'iniquité ! sous i'enchainé et sous les tués » ils tomberont ; avec tout cela cependant ne sera point détournée
» Sa colère. Malheur a Ascliur, verge de ma colère! contre la » nation hypocrite je l'enverrai, et contre le peuple de mon em- « parlement je le manderai ; cclui-lfl pense ee qui n'est pas droit, » et son cœur médiie ce qui n'est pas droit. » — X. 1, â, 5, C, 7 : — la colère et l'emportement sont l'action de se détourner et l'aitaque de la part de l'homme ; la punition alors et la non-audition apparaissent comme une colère ; et comme c'est de la part de l'homme, il est dit : « Malheur a ceux qui statuent des statuts d'iniquité; celui-la pense ce qui n'est pas droil, cl son cœur médite ce qui n'est pas droit. » Dans le Même : « Jéhovah avec les rases » de sa colère pour détruire toute la terre; voici, le jour de Jého- » vab vient, cruel, d'indignation, d'emportement de colère, » pour mettre la terre en dévastation, afin de détruire ses pécheurs a de dessus elle. J'ébranlerai le ciel, et sera ébranlée la terre de sa » place, dans l'indignation de Jèhovafi Sêbaoth, et dans le h jour de Cemportement de sa colère, a — XIII. 5, 9, 13 ; — la, le ciel et la terre, c'est l'Église, et comme elle s'était dclournée du vrai et du bien, sa vastaiion et sa destruction sont décrites par l'indignation, la colère et l'emportement de Jéhovah, lorsque cependant c'est tout le contraire, c'est-à-dire que c'est l'homme, dans le mal, qui s'indigne, s'irrite et s'emporte, et qui s'oppose conlre le bien et le vrai ; la peine qui provient du mal est attribuée à Jéhovah a cause de l'apparence ; aitleifrs ça et. là dans la Parole le dernier temps et la destruction de l'Église sont appelés le jour de la colère do Jéhovah. Dans le Même : « Jéhovah a brisé le liâlon des o impies, la verge des dominaieurs, frappant les peuples avec •i fureur, d'une plaie incurable, dominant arec colère sur les a naiions. n — XIV. 5, 8 ; — pareillement ici ; il en est de cela comme d'un criminel qui est puni d'après la loi, en ce qu'il attribue au roi ou au juge, cl non â lui-même, le mal do la peine. Dans le Même : « Jacob et Israël, parce qu'ils n'ont pas voulu marcher n -dans les chemins de Jéhovah, cl n'ont pas écouté sa loi, il a réii panda sur lui l'emportement de sa colère, et la violence de la » guerre. »— XLU.24,25.— DansJérémie : « Je corn bal irai, Moi, n contre vous, par main étendue et par bras fort, et avec colère, n et avec emportement, cl avec une ardeur grande. De peur ii que ne sorte comme un feu ma fureur, el qu'elle ne s'em-
ARCANES CIÏLESTES.
» brase, cl ne soit pas éteinte, a cause rte la malice de vos œuii vres. » — XXI. 5, 12 ; — ici la fureur, la caikve, l'ardeur grande, ne sont autre chose que les maux de la peine a cause de l'action de se détourner et de l'attaque contre le bien et !e vrai ; d'après la Loi Divine tout mal a avec lui sa peine ; et, ce qui est Étonnant, dans l'autre vie le mal et la peine sont cohérents, car dès qu'un esprit infernal fait le mal plus que de coutume, des esprits correcteurs suriienncnl et punissent, cl ccia s;ms rniisirlrratiiTi ; 1 1 1 if iv soit le mal de la peine a cause de l'action de se détourner, cela est évident, car il est dit : o A cause de la malice de vos œuvres. » Dans David : « Il envoya contre eux l'emportement de sa colère, indi- » gnation, et fureur, et angoisse, et immission d'anges mauvais. » Il fraya un chemin à sa tolère, il ne priser va pas de la mort leur « ame. » — Ps. LXXV1II. 40, 50 : voir aussi Ésale, XXX. 27, 30. XXXIV. 2. LXIH. S. L1V. 8. LVII. 17. LXII1. <t. LXVJ. 15. Jéréra. IV. 8. VII. 20. XV. In, XXXIII. 6. Ézechiel. V. iS, 15. Dcutér. IX. 17. XXIX. 19, 20, 22, 23. ApOC. XIV. i>, 10. XV. 7 ; remporiemenl, la colère, l'indignation, la fureur, soiii dans «s passages l'action de se détourner, l'attaque et par suite la peine; que la peine de L'action de se détourner cl de l'attaque soit attribuée à Jéliovali ou au Seigneur, et soit dite colère, emportement et fureur chez Lui, c'est parce que la nation issue de Jacob devait élre tenue dans les représentatif de l'Église, seulement externes, dans lesquels elle n'a pu être tenue que par crainte el terreur pour Jéliovali, et qu'en croyant qu'il leur faisait le mal par colère el par emportement; ceux qui sont dans les externes sans l'interne ne peuvent jamais oii e amenrs autirnitiit à faire les externes, car il n'y a rien intérieurement qui oblige; les simples aussi au dedans de l'Église m saisissant non plus que d'après l'apparence, s'hnaginanl que Dieu se met en colère quand quelqu'un fait le mal. Cependant, toujours est-il que quiconque réfléchit peut voir.qu'il n'y a point de colère, et encore moins de fureur chez Jéliovali ou le Seigneur, car il est la Miséricorde même, et il est le Bien même, cl infiniment loin de vouloir du mal à qui que ce soit ; l'homme qui est dans la charité à l'égard du prochain ne fait pas non plus de mal à personne; tels sont tous les anges dans le ciel, que ne doit pas élre le Seigneur Lui-Méme ',' Mais la rhose se passe ainsi dans
GENÈSE. CHAP. QUARANTE-QUATRIÈME. 3«3 l'autre vie : Quand le Seigneur remet en ordre le ciel et les sociétés qui y sont, ce qui arrive continuellement à cause des nouveaux venus, et qu'il leur donne la béatitude et la félicité, cela influe dans les sociétés qui sont dans l'opposé, — car dans l'autre vie toutes les sociétés du ciel ont des sociétés opposées a elles dans l'enfer, d'où résulte l'équilibre, — et ces sociétés sentent le changement d'après la présence du ciel, alors elles s'irritent cl s'emportent, et elles s'élancent dans le mal, et se jettent alors en même temps dans le mat de la peine ; de plus encore, quand les mauvais esprits ou les génies s'approchent de la lumière du ciel, ils commencent à être dans les angoisses et dans les tourments, N" 4225, 4228 ; ils attribuent cela au ciel, par conséquent au Seigneur, tandis que cependant ce sont eux-mêmes qui s'attirent ce tourment, car le mal est tourmenté quand il s'approche du bien ; de la on peut voir que du Seigneur ne procède que le bien, et que tout mal vient de ceux-là mêmes qui se détournent, qui sont dans l'opposé, et qui attaquent. D'après cet arcane on voit de quelle manière la ehose se passe.
5709. Car toi, tu es comme Pharaon, signifie qu'il a ta domination sur le naturel ; on le voit par la représentation de Pharaon, en ce qu'il est le Naturel dans le commun, N' 5160 ; et par la représentation de Joseph, en ce qu'il est l'Interne, ainsi qu'il a déjà été dit : que l'Interne ail la domination sur le naturel, cela est représenté en ce que Joseph fut établi sur toute la terre d'Égvple, el aussi sur toute la maison de Pharaon, — Gen. XL1. 40, 41.
6800. Mon seigneur interrogea ses serviteurs, en disant, signifie lu perception de leur pensée : on le voit par la signification d'interroger, en ce que c'est percevoir la pensée do l'autre, N° 5507 ; si interroger a celte signification, c'est parce que dans le monde spirituel ou dans le ciel, personne n'a besoin d'interroger un autre sur ce qu'il pense touchant les choses qui appartiennent a son affeclion, parce que l'un perçoit chez l'autre la pensée qui en provient ; et en outre, l'Interne que Joseph représente n'interroge point L'Externe que représentent les fils de Jacob, car l'Externe tient de l'Interne tout ce qu'il a ; par là il est encore évident qu'interroger signifie la perception de la pensée. On rencontre aussi çà et la dans la Parole que Jéhovah interroge l'homme, tandis que cependant il connaît toutes et chacune des choses que l'homme pense;
mais cela est mis, parce que l'homme ne croit pas que sa pensée, élanl au dedans de lui, soit ouverte à qui que ce soit ; cette apparence, et par suite celle croyance, sont les motifs de l'interrogation.
5801. Avez-vous père ou frère, signifie qu'il y a le bien it quo et le vrai per quod : on le voil par la représenta lion d'Israël, qui ici est le père, en ce qu'il est le bien spirituel ou le bien du vrai, N" 3054, 4508 ; qne ce soit le liien à quo, c'est parce que du bien spirituel proviennent les vrais dans le naturel ; et par la représentation de Benjamin, qui ici est !e frère, en ce qu'il est le vrai ; que ce soit le vrai per quod, c'est parce que par ce vrai il y a conjonction des vrais de l'Eglise dans le naturel, que représenlent les fils de Jacob, avec le bien spirituel que représente Israël ; et comme la conjonction existe par ce vrai, il est décrit en plusieurs endroits, comment le perça aimé Benjamin, qui représente ce vrai; et commenlJehudahetlesautrcsne pouvaient revenir vers leur père, si Benjamin n'était avec eux. Sur ce Vrai voir plus lias; N° 5835-
5802. Et nous dimes à mon seigneur signifie la perception réciproque : on le voit par la signification de dire, en ce que c'est la perception, ainsi qu'il a élé monlré souvent ; que ce soit la perception réciproque, cela est évident.
5803. Nous avons un père vieux, signifie qu'ils ont le bien tpirituel à quo : on le voit par la représentation d'Israël, qui ici est le père, en ce qu'il est le bien spirituel <1 quo, N° 5801. Quant a ce qui concerne la représenlalion d'Israël, vo/r N" a286, 4262, 4570, à savoir, qu'il représente l'Église spirituelle, et même l'Interne de cette Église, lequel est le bien du vrai, ou le bien spirituel d'après le naturel : ce que c'est que le bien spirituel ou le bien du
580â. Et un enfant de sa vieillesse, le plus petit, signifie par suite le vrai gui est nouveau : on le voil par la représentalion de Benjamin, qui ici est V enfant le pluspetit.cn ce qu'il est le vrai, N" 5801 ; que l'enfant (natus) ou le lils soit aassi le vrai, voir N" 48», A!>1, 1147, 2023, 3373 ; et par la signification de la vieillesse, en ce que c'est le nouveau de la vie, N" 3402, 4620. 4070 ; de là, il est évident que par « l'enfant do sa vieillesse, lu plus petit, » il est signifié le vrai qui est nouveau. Voici comment la chose se passe : L'homme qui est régénéré et devient spirituel est
GENÈSIi. CHAP. QUAAANTE-QIIATRIÈME. 30Ô d'abord conduit au bien par le vrai, car l'homme ne sait pas ce que c'est que le Lien spirituel, ou, ce qui est la même chose, le bien Chrétien, sinon par le vrai, on par le doctrinal qui vient de la Parole ; il est ainsi initié dans le bien ; ensuite, lorsqu'il a eu! initie", il n'est plus conduit au bien par le vrai, mais il est conduit au vrai par le bien, car alors d'après le bien non-seulement il voit les vrais qu'il avait connus auparavant, mais aussi d'après le bien il produit de nouveaux vrais qu'il n'avait pas connus auparavant et qu'il n'avait pas pu connaître ; en effet, le bien a la propriété de désirer les vrais, puisque, pour ainsi dire, il s'en nourrit, car il est perfectionné par eux ; ces vrais, ou les nouveaux vrais, différent beaucoup des vrais qu'il avait connus auparavant, car ceux qu'il avait connus auparavant avaient peu de vie, mais ceux qu'il reçoit ensuite ont d'après le bien la vie. Quand l'homme est venu au bien par le vrai, il est IsrutH, et le vrai qu'il reçoit alors du bien, c'està-dire, du Seigneur par le bien, est le vrai nouveau, qui est représenté par Benjamin, pendant que celui-ci était chez son père. Par ce vrai le bien fructifie dans le naturel, et produit des vrais innombrables dans lesquels est le bien ; ainsi est régénéré le naturel, et il devient par la fructification d'abord comme un arbre avec de bons fruits, el successivement comme un jardin. D'après ces explications, on voit clairement ce qui est entendu par le vrai nouveau d'uprès le bien spirituel.
5805. Et son frère est mort, signifie que te bien interne n'y est point : on le voit ]iar la représentation de Joseph, en ce qu'il est le céleste du spriluel, N» 4592, q963, 5240, 5307, 5331, 6332, ainsi le bien interne, car ce bien est la même chose que le céleste du spirituel ; ei par la signification de être mort, en ce que c'est ne plus être, N' fiSi. Entre la représentation de Joseph comme hien interne, et la représentation d'Israël comme bien spirituel, il y a cette différence : Joseph est le bien interne d'après le rationnel, et Israël est le bien interne d'après le naturel, voir K- 42S6; celte différence est telle que la différence entre le bien céleste ou le bien qui appartient à l'Église céleste, el le bien spirituel ou le bien qui appartient à l'Église spirituelle, biens dont il a été Irès-souvent parlé dans ce qui précède : il est dit d'un tel bien interne, a savoir, du bien céleste, qu'il" n'y esLpoinl ; uel cela est signifié par son frire ett mort.
5800. Et il est resté lui seul ù sa mire, signifie que c'est le seul vrai de l'Eglise : on le voit par la re présenta lion de Benjamin, qui ici est celui qui est resté seul, en ce qu'il est le vrai nouveau, N' 5804 ; et par la signification Je la mire, en ce qu'elle est l'Église, N" 289, 2691, 2717, 5581. Quanta ce que ce vrai, représente ici par Benjamin et décrit ci-dessus, N* 5804, est le seul vrai de l'Église, voici ce qu'il en est : Ce vrai est le vrai qui procède du bien spirituel, lequel est Israël, ci qui est représenté par Benjamin quand il esl chez son pere, mais encore plus intérieurement vrai quand il esl chez Joseph ; ce vrai, qui est représenté par Benjamin chez son pére, et qui est appelé vrai nouveau, est seul ce qui fait que l'homme est Église; car dans ce vrai, ou dans ces vrais, il y a la vie par le bien, c'est-à-dire que l'homme qui est d'après le bien dans les vrais de la foi est Église, mais non l'homme qui est dans les vrais de la foi sans être dans le hien de la" charité, car chez celui-ci les vrais sont morts, quand bien même ce seraient les mêmes vrais : de là, on peut voir ce qu'il en est de cela, que c'est le seul vrai de l'Église.
5807. Et son pire l'aime, signifie qu'il y a pour lui conjonction avec le bien spirituel d'apris le naturel : on le voit l>ar la significalion de l'amour, en ce que c'est la conjonction, ainsi qu'il va être expliqué; et par la représentation d'Israël, qui ici est celui qui l'aime, en ce qu'il est le bien spirituel d'après le naturel, N" Ù283, 4598; et par la représenta lion de Benjamin, qui esl celui que le pére aime, en ce qu'il est le vrai nouveau, N" 5804, 5800 ; c'est la conjonction de ce vrai avec ce bien, qui est signiiiéc par le pire t'aime : il est impossible qu'il n'y ait pas conjonction avec ce vrai, puisqu'il provient de ce bien ; il y a entre ce vrai et ce bien uni- nui] midi' m telle q \;r relie qui existe entre un ptre et un Gis, et aussi telle que celle qui existe entre le vouloir elle comprendre du mental, car lout bien appartient a la volonté et tout vrai appartient à l'entendement ; quand la volonté veut le bien, cela est insinué dans ['entendement, et y est formé scion la qualité du bien, celle forme esl le vrai.; et puisque ce vrai nouveau nall ainsi, il est Évident qu'il doit y avoir conjonction. Quant a ce qui concerne l'Amour, comme étant la conjonction, ii faut qu'on sache que l'amour eslJa conjonction spirituelle, parce qu'il est la conjonction
GENÈSE. CHAP. QUARANTE-QUATRIÈME. 367 des menlals, ou de la pensée et de la volonté de deux ; de là il est Évident que l'amour considère en lui-même est un pur spirituel, et que son naturel est le plaisir de la consociation et de la conjonction: quant à ce qui concerne son essence, l'amour est quelque cliosc d'harmonique dont le resonnement provient de changements d'état et de variations dans les formes ou substances dont est composé le mental humain ; cette chose harmonique, si elle provient do la forme céleste, est l'amour céleste; de la, on peut voir que l'amour ne peut pas tirer son origine d'autre part que du Divin amour même qui procède du Seigneur ; qu'ainsi l'amour est le Divin qui influe dans les formes et les dispose, afin que les changements d'état et les variations soient dans l'harmonie du ciel. Mais les amours opposés, a savoir, les amours de soi et du monde ne sont pas des conjonctions, ce sont des disjonctions i ils apparaissent, il est vrai, comme des conjonctions, mais cela a lieu, parce que l'un regarde l'autre comme étant un avec soi tant qu'il fait un avec lui dans les gains, dans la recherche des honneurs, dans les vengeances et les persécutions contre ceux qui s'opposent a eux ; mais dès que l'un n'est pas favorable à l'autre, il y a disjonction. Il en est autrement de l'amour céleste ; cet amour a absolument en aversion de faire le bien a quelqu'un pour soi-même, mais il le fait pour le bien qui est chez l'autre et qu'il reçoit du Seigneur, par conséquent pour le Seigneur Lui-Meme, de qui procède le bien.
5808, Et tu dis à tes serviteurs, signifie la perception-donnée : on ie voit par la signification de dire dans les historiques de la Parole, en ce que c'est la perception, et comme c'est a eux qu'il a dit, c'est la perception donnée.
5809. Faites-le descendre vers moi, signifie que ce vrai gui est nouveau sera soumis au bien interne : on le voit par la signification lie faire descendre ; car venir vers l'interne pour Cire conjoint, c'est lui être soumis, puisque tout ce qui est inférieur ou extérieur doit être entièrement subordonné et soumis au supérieur oa à l'intérieur, pour que la conjonction existe ; par la représentation de Benjamin, qui ici est celui qu'ils doivent faire descendre, en ce qu'il est le vrai nouveau, K" 5804, 5806 ; et par la représentation de Joseph, qui est celui vers qui il descendrai l, en ce qu'il
Ml. I- f.i-fn-. .uni q»'rl J d'jii ri* lû-.nlf.
5810. Et gue je pose mon ail sur lui, signifie l'influx alors du vrni provenant du bien : on le voit par la signification de poser l'ail sur quelqu'un, en ce que c'est communiquer le vrai qui appartient à la foi ; car l'œil correspond a la vue intellectuelle et aux vrais de ia foi, N" 4403 a 4421, 4523 à 4534 ; cl puisque poser l'œil sur quelqu'un, c'est la communication, c'est aussi l'influx ; eu effet, le Bien interne représenté par Joseph ne communique pas avec le vrai représenté par Benjamin autrement que par influx, car ce vrai est inférieur.
5811. El nous dîmes à mon seigneur, signifie la perception réciproque : comme ci-dessus, N° 5802.
5812. Ne peut le jeune garçon quitter son pére, signifie que ce vrai ne peut lire sépare" du bien spirituel : on le voit par ia signification de quitter, eu ce que c'est tire séparé ; par la représentation d'Israël, en ce qu'il est le bien spirituel d'après le naturel, N" 4280, 4608, 5807 ; et par la représentation de Benjamin, en ce qu'il est le vrai nouveau, N"6804, 5806; ce vrai est appelé jeune garçon parce qu'il est né en dernier, car ce vrai ne naît pas avant que l'homme soit régénéré ; alors l'homme reçoit le nouveau de la vie par cenouveau vrai conjoint au liien, de là aussi ce vrai est signifié par l'enfant de la vieillesse, le plus petit, N" 5804.
5813. Et qu'il quitte son père, et il mourra, signifie que s'il était séparé, l'Église périrait : on la voit par la signification de quitter, en ce que c'est être séparé, comme ci-dessus, Pi* 5812; et par la signification de mourir, en ce que c'est ne plus être, N° 494, ainsi périr : comme ce vrai conjoint au bien spirituel fait l'Église, N° 5800, c'est pour cela que s'il était séparé de ce bien, l'Église périrait ; et en outre Israël, qui ici est le pére, représente l'Église, N' 4286, mais non sans ce vrai.
5814. Et tu dis à tes serviteurs, signifie la perception sur cette chose : comme ci-dessus, N" 5808.
5815. Sine descend pas notre frère le plus petit aveevout, signifie s'il n'est point soumis au bien interne : on le voit d'après ce qui vient d'être dit, N* 5800.
5816. Il ne vous arrivera plus de voir mes faces, signifie qu'ainsi il n'y aura aucune miséricorde, ni aucune conjonction avec les vrais dans le naturel : on le voit par la signifies-
GENÈSE. CHAP. QUARANTE-QUATRIÈME. 369 lion de la face, quand elle se dii du Seigneur, en ce que c'est la Miséricorde, N" 222, 223, 5585 ; de là, ne jmint voir les faces, c'est qu'il n'y aura aucune miséricorde, N" 5585, 5502 ; et quand il n'y a aucune miséricorde, il n'y a non plus aucune conjonction, car il n'y a pas l'amour, qui est la conjonction spirituelle; l'amour Divin est ;*['pdé Uinér'inirde respectivement au genre humain assiégé par de si grandes misères : s'il n'y aura « aucune conjonction avec les vrais dans le naturel, » c'esl parce que les fils de Jacob, à qui ces paroles ont éié adressées, représentent les vrais dans le naturel, N" ôaOâ, BAI», 6â27, 6A58, 5512. A l'égard de ce qu'il n'y aurait aucune Miséricorde ni aucune conjonction avec les vrais dans le naturel, si le Vrai qui est représenté par Benjamin n'élait pas soumis au Bien Interne qui est Joseph, voici ce qui en est : Le Vrai qui Tait que l'homme est Église est ce vrai qui procède du bien ; car lorsque l'homme est dans le bien, il voit d'après le bien les vrais, et il les perçoit, et ainsi il croit que ce sont des vrais : mais cela n'a pas lieu si l'homme n'est pas dans le bien ; le bien est comme une petite flamme qui donne la lumière et éclaire ; et il fait que l'homme voit les vrais, les perçoit el les croit ; car l'affection du vrai d'après le bien y détermine la vue interne, et la détourne des choses mondaines et corporelles qui répandent les ténèbres ; tel est le vrai que représente ici Benjamin ; que ce vrai soit l'unique chose de l'Église, c'esi-â-dire, l'unique chose qui fait que l'homme est Église, on le voil.N* û80li ; mais ce vrai doit être entièrement soumis au Bien interne, qui est représenté par Joseph, car le Seigneur influe par le Bien Interne, et donne la vie aux vrais qui sont au-dessous, par conséquent aussi à ce Vrai, procédant du Bien Spirituel d'après le naturel qui est représenté par Israël, N" 4280, hô98 ; d'après cela, on voit encore que la conjonction se fait par ce Vrai avec les Vrais qui sont au-dessous ; en effet, si ce vrai n'élait pas soumis au Bien lqterne, afin que parla il ait l'influx du bien en soi, il n'y aurait aucune réception de la Miséricorde qui influe continuellement du Seigneur par le Bien Interne, car il n'y aurait aucun médium ;"et s'il n'y avait aucune réception lie la Miséricorde, il n'y aurait non plus aucune conjonction : voilà ce qui est signifié par « si ne descend pas votre frère le plus petit avec vous, il ne vous arrivera plus de voir mes faces, a
5817. Et il arriva t/ue, comme nous montâmes vers ton serviteur, mon pire, signifie C itération vers te bien spirituel : on le voit par la signification de monter, en ce que c'est l'élévation, ainsi qu'il va être expliqué; cl par ta représentation d'Israël, qui ici est le père, en eu qu'il est !c bien spirituel d'après le naturel, N"'4986, 4598. L'élévation, qui est signifiée par monter, est vers les intérieurs, par exemple ici, nés vrais dans le naturel, qui sont représentés par les dix fils de Jacob, vers le bien spirituel d'après le naturel, qui est représenté par Israël ; car il y a un naturel extérieur, et il y a un naturel intérieur, N" 5497, 5849 ; dans le nature! intérieur est le bien spirituel, qui est Israël, et dans le naturel extérieur sont les vrais de l'Église, qui sont les fils de Jacob; de la, n par monter vers le père, » il est signifie l'élévation vers le bien spirituel.
5818. Et nous lui déclarâmes tes paroles de mon seigneur, signifie ta connaissance de cette chose : on le voit sans cxplica-
581 9. Et dit notre pire, signifie t'aperception d'après le bien spirituel : on le voit par la signification de dire dans les historiques de la Parole, en ce que c'est la perception, ainsi qu'il a été souvent montre; et par !a représentation d'Israël, qui ici est le père, en ce qu'il est le bien spirituel, N°" 3654, 4280, 4598.
5820. lleiour/ic:, achetez-nous un peu de nourriture, signifie que le bien du vrai doit être approprié : on le voit par la signification d'acheter, en ce que c'est s'approprier, N" 5897, 5400, 5410, 5420; et par la signification de ia nourriture, en ce que c'est le bien du vrai, N" 5410, 5428, 5487, 5582, 5588, 5855. La nourriture spirituelle est en général tout bien ; mais, en particulier, c'est le bien qui est acquis par lo vrai, c'est-a-dire, le vrai en volonté et en acte, car ce vrai devient le bien d'après le vouloir et le faire, et est appelé le bien du vrai ; si le vrai ne devient pas ainsi le bien, il n'est d'aucune utilité à l'Jiunmic dans l'autre vie, car lorsque l'homme vient dans l'autre vie, ce vrai est dissipé, parce qu'il ne s'accorde point avec son vouloir, ni par conséquent avec le plaisir de son amour; celui qui, dans te monde, a appris les vrais de la loi, non pour les vouloir et les Taire, et ainsi les tourner en biens, mais seulement pour les savoir et les enseigner, en
GENÈSE. CHAR QUARANTE-QUATRIÈME. 371 vue de l'honneur el du gain, lors même que par suite il aurait passé pour l'homme le plus instruit dans le monde, ces vrais lui sont néanmoins ûtés dans l'autre vie, el il est abandonné à son vouloir, c'està-dire, a sa vie ; et alors lel il avait été dans sa vie, tel il reste ; et, ce qui est étonnant, il a alors en aversion tous les vrais de la foi, et il les nie chez lui, quel que soit le degré auquel il les avait confirmés précédemment. Tourner les vrais en biens par les vouloir et les faire, c'est-a-diro, par la vie, est donc ce qui estcnlendu par s'approprier le Uien du vrai, ce qui est signifié par « achetez-nous un peu de nourriture, n
5821. Et nous dîmes : Nous ne pouvons descendre, signifie l'objection ; on le voit sans explication.
5822. Si noire frire le plus, petit est avec nous, et nous descendrons, signifie i'i moins qu'il n'y ail en même temps te médium eonjoignant : on le voit par la représentation de Benjamin, qui ici est le frère le plus petit, en ce qu'il est le médium eonjoignant, N" 5411, 6413, 5443, 5039, 5088. A l'égard de ce que Benjamin représente h 1 médium entre le céleste du spirituel ou le Bien Interne, qui est Joseph, el les vrais dans le naturel qui sont les dix Dis de Jacoti, et de ce qu'il représente aussi le vrai nouveau. N" 5804, 680rt. 5800, voici ce qui en csl : Le Médium, pour qu'il sou rnédiom, doit tenir de l'on et de l'autre, à savoir, de l'Interne et de l'Externe, autrement il n'est point Médium conjoigoanl : le Médium que Benjamin représente tient de l'Externe ou du Naturel, en ce qu'il y est le vrai nouveau, car le Vrai nouveau qu'il représente est dans le Naturel, jiarcc qu'il procède du Bien spirituel d'après le naturel, que représente son père comme étant Israël, N" 5086, 5689; et ce Médium lient de l'Interne, représenté par Joseph, par l'influx ; ainsi il tient de l'un et de l'autre ; voila la raison pour laquelle Benjamin représente le Médium eonjoignant, et aussi le Vrai nouveau ; le Vrai nouveau, quand il est chez son père ; le Médium eonjoignant, quand il est chez Joseph. Ceci est un arcane qui ne peut pas être exposé plus clairement ; mais il ne peut être compris que par ceux qui sont dans la pensée que chez l'homme il y a un Interne et un Externe, distincts entre eux, et qui sont aussi en même temps dans l'affection de savoir les vrais ; ceux-ci sont illustrés par la lumière du ciel quant a
la partie intellectuelle, afin qu'ils voient ce que les autres ne voient point, par conséquent aussi cet arcanc.
5823. Car nous ne pouvons voir les fares de l'homme, signifie parce qu'il n'gaauame miséricorde, ni aucune conjonelion : on le voit d'après ce qui a été dit ci-dessus, N" 6816, ou sont les mêmes paroles.
6824. Et noire frère le plus petit point, lui, avec nous, signifie si ce n'est pur le médium .- on le voit par la représentation de Benjamin, en ce qu'il est le Médium, N° 5822.
5825. Et nous (lit ton serviteur, mon pi re, signifie ta perception d'après le bien spirituel : on ie voit par la signification fie dire, en ce que «'est Ij perception, ainsi qu'il a élé souvent montré; el par la représentation d'Israël qui ici est \tptre, en ce qu'il est le bien spirituel d'après le naturel, N" 365â, Û6S8, 5801, 5303, 5807.
5820. Vous, i-ous sarez que deux fils m'a enfanté mon épouse, signifie que s'il g a le bien spirituel qui appartient à l'Eglise, il y aura le bien interne et le irai interne ; on le voit par la représentation d'Israël, qui dit cela de lui, en ce qu'il est le Bien spirituel d'après le naturel, iN" 6835 ; par la représentation de llachel, qui ici est V épouse, qui lui avait enfanté deux fils, en ce qu'elle est l'affection du vrai intérieur, N" 3768, 3782, 3703, 3819 ; et par la représentation de Joseph et de Benjamin, qui sont lesdeus (ils qu'elle avait enfantés, en ce qu'ils sont le Bien Interne et le Vrai Interne, Joseph le Bien Interne, et Benjamin le Vrai Interne. A l'égard de ce qu'il y aura le Bien Interne et le Vrai Interne, s'il y a le bien spirituel qui appartient à. l'Église, voici ce qui en est : Le Bien Spirituel, qu'Israël représente, est le Bien du Vrai, c'cslii-dire, le vrai par la volonté et par l'acte ; ce vrai ou ce bien du vrai fait chez l'homme qu'il y a Église ; quand le vrai a été implanté dans la volonté, ce qui est perçu en ce qu'il est affecté du vrai dans le but de vivre selon ce vrai, alors il y a le Bien Interne et le Vrai Interne : quand l'homme est dans ce bien et dans ce vrai, le Royaume du Seigneur est alors en lui, par conséquent lui-même est Église, el avec ses semblable il fait \'\'/A\<t>. dans le commun ; de lit on («ut voir que l'Eglise, pour qu'elle soit l'Église, doit être le Bien spirituel, c'est-à-dire, le bien du vrai, mais elle ne doit en
GENÈSE. CHAP. QUARANTE-QUATRIÈME. 373 aucune manière èlre seulemenl le vrai, d'après lequel seul aujourd'hui l'Église est appelée l'Église, et par lequel une Église est distinguée d'une antre : que chacun pense en soi-même si le vrai est quelque chose, à moins qu'il n'ait pour lin la vie ; que sont les doctrinaux sans culte lin '.' par irxeinplir, que si m! les préceptes du decaiogue sans la vie selon ces préceptes? en eiïet, si quelqu'un les connait, si mémo il en commit avec étendue lout le sens, et que néanmoins il mène une-vie avnii aire à ces préceptes, it quoi le conduisent-ils ? n'est-ce pas à rien ; et pour quelques-uns, a la damnation t 11 en est de même des doctrinaux de la fui tires de la Parole, qui sont les préceptes de la vie Chrétienne, car ce sont les lois spirituelles ; ces lois ne conduiront non plus à rien, si elles ne deviennent pas lois de vie ; que l'homme examine en lui-meme, si chez lui quoi que ce soit est quelque chose, excepte ce qui entre dans sa vie même ; et si la vie de l'homme, qui est réellement vie, est ailleurs que dans la volonté : c'est donc de là qu'il a été dit par le Seigneur dans l'Ancien Testament, et confirme dans le Nouveau, que loulc la Loi et tous les prophètes sont fendes sur l'amour envers Dieu, et sur l'amour à l'égard du prochain, ainsi sur la vie même, et non sur la lin sans h vie, ainsi en aucune manière sur la foi seule, ni par conséquent sur la confiance, car eelle-ci ne peut exister sans la charité à l'égard du prochain ; si clic se manifeste dans les périls de la vie, et quand la mort est a la porte chez les méchants, c'est une confiance bâtarde ou fausse, car chez eux dans l'autre vie il n'apparail pas la moindre cliosc de celte confiance, quoiqu'il l'approche de la mort ils aient en apparence déclaré aveu ardeur qu'ils l'avaient; queJa foi, soit qu'en l'appelle confiance, soit qu'on l'appelle assurance, ne produiseuucnn effet chez les méchants, le Seigneur Lui-Mime l'enseigne dans Jean ; » A tous ceux qui « l'ont reçu, il leuradonué le pouvoir d'elre fils dcDieu,àceux « qui croient en Son Nom, qui non de sangs, ni de vo loi» lé de chair, » ni de volonté d'homme, mais de Dieu, sont nés. n — I. 12, 13; — ceux qui sont nés de sangs sont ceux qui loni violence à la charité, N" 37â, 1005, puis ceux qui profanent le vrai, N° S735 ; ceus qui sont nés de volonté de chair sont ceux qui son! dans les maux provenant des amours de sui et du monde, N* 3813 ; ceux qui sont nés de volonté d'homme sont ceux qui sont dans les per-
sussions du faux, car l'homme (virj signiûe le vrai el dans le sens opposé le faux ; ceux qui sont nés de Dieu sont ceux qui oni été régénérés par le Seigneur, et qui sont par suite dans le bien ; ce sont ceux-ci qui reçoivent le Seigneur, ce sont eux qui croient en sou Nom, et ce sont eux auxquels i! donne le pouvoir d'êlrc fils de Dieu, et non a ceux-là; d'après cela, on voit clairement ce que la foi seule fait pour le' salut. De plus, pour que l'homme soit régénéré et devienne Église, il doit être introduit par le vpai dans !e bien, el il est introduit alors que le vrai devient le vrai par la volonté et par l'acte; ce vrai est le bien, et il est appelé le bien du vrai, et produit continuellement de nouveaux vrais, car alors pour la première fois il se fructifie ; le vrai qui en est produit ou fructifié est celui qui est appelé vrai interne, et le bien duquel il procède est appelé bien interne ; car rien ne devient interne avant d'avoir été implanté dans la volonté, puisque le volontaire est l'intime de l'homme ; tant que le bien el le vrai sont hors de la volonté et seulement dans l'entendement, ils sont hors de l'homme, car l'entendement est en dchore et la volonté est en dedans.
5827. Et l'un est sorti d'avec moi, signifie le cl/part apparent du bien Inurne : on le voit par la signification de sortir, ou de s'en aller, en ce que c'est le départ ; et par la représentation de Joseph, en ce qu'il est. le bien Interne, ainsi qu'il a déjà été dit; que ce départ ait été apparent, cela est évident, car Joseph vivait. Voici ce qui a lieu : Les choses qui sont rapportées au sujet de Joseph, depuis le commencement jusqu'à la fin, représentent dans son ordre la Glorification de l'Humain du Seigneur, par conséquent dans le sens inférieur la Régénération de l'homme, car celle-ci est l'image ou le type de la glorification du Seigneur, N" 3138, 3212, 3205, 3AS0, M02, 5688 : dans la Régénération de l'homme les choses se passent de manière que dans le premier étal, quand l'homme est introduit par le vrai dans le bien, le vrai apparaît manifestement parce qu'il est dans l;i lueur du monde, cl non loin des sensuels du corps ; mais il n'en est pas de même du bien, car celuici est dans la lumière du ciel el loin des sensuels du corps, puisqu'il est intérieurement dans l'esprit de l'homme ; de là vient que le vrai qui appartient a la foi apparaît manifestement, mais non le bien, quoique celui-ci soit continuel lemcnl présent et influe, el quoi-
qu'il fasse que les vrais vivent; s'il en était a ni rem eut, jamais l'homme ne pourrait éire régénère ; mais quand cel état est achevé", le bien se manifeste, cl cela, par l'amour ii l'égard du prochain et par l'affection du vrai à cause de la vie : ce sont la les choses qui sont aussi représentées par Joseph, en ce qu'il a été enlevé et ne s'est point montré a son père, et en ce que plus tard, il s'est manifesté à lui ; c'est là aussi ce qui est eniendu par !e départ apparent du Bien Interne, qui est signifié par « l'un est sorli d'avec moi.»
5828. Et j'ai dit : Certes déchiré il a fié déchiré, signifie l'aperception qu'il a péri par les maux et par tes faux ; on le voit par la signification de dire, en ceque c'est la perception, comme ci-dessus, et par la signification d'être déchiré, en ce que c'est périr par les maux ci par les faux, à savoir, le Bien inlerne, qui est représenté par Joseph, N" 5805. Si élredéchiréa celle signification, c'est parce que dans le monde spiriiucl il n'y a d'autre déchirement que celui du m'en par les maux et par les faux ; il en est de cela comme de la mon et des choses qui appartiennent a la mort ; dans le sens spirituel elles signifient non la mort naturelle, mais la mort spirituelle, qui est la damnation ; car il n'y a pas d'autre mort dans le monde spirituel; c'est de même pour le déchirement, -dans le sens spirituel il signifie non un déchirement le! que celui qui est fait par les bétes féroces, mais le déchirement du bien par les maux el par les faux ; les bétes féroces qui déchirent signifient aussi dans le sens spirituel les maux des cupidités et par suite les faux, lesquels sont même représentés dans l'autre vie par des bétes féroces : le Bien qui influe continuellement du Seigneur chez l'homme ne périt que par les maux el les faux du mal et par les faux et les maux du faux; en effet, dés que ce hien continu vient par l'homme Interne vers l'homme Externe ou Naturel, aussitôt se présentent au-devant de lui le mal et le faux, par lesquels le hien est de diverses manières déchiré et étouffé comme par des bétes féroces ; tle la l'influx du bien par l'homme Interne est empêché et arrêté, par conséquent le mental intérieur, par lequel vient l'influx, est fermé, el il n'est admis de spirituel par lui qu'autant qu'il en faut pour que l'homme Naturel puisse raisonner et parler, mais alors seulement sur les choses terrestres, conwrelles et mondaines, el même contre le bien et le vrai, ou scion le bien et le vrai avec hypocrisie ou fourlwrie,
C'est une toi universelle, que l'influx s'accommode selon L'eûlux, et que si l'elïluxest arrêté, l'influx aussi soit arrêté; par l'homme Interne il yj influx du bien et du vrai procédant du Soigneur, par l'homme Externe il doit y avoir efllux, a savoir, dans la vie, c'estit-ilire, dans l'exercice île la charité ; quand cri elllux existe, l'influx venant du ciel, c'esi-a-dirc, du Seigneur par le ciel, est continu ; mais si l'efllux n'existe pas, et que dans l'homme Externe ou Naturel il y ait résistance, c'est-a-dire, s'il y a le ma! et le faux qui déchirent et étouffent le lien influant, il résulte delà loi universelle ci-dessus mentionnée que l'influx s'accommode a l 'elllux ; que par eonséqucnl l'influx du bien doit se retirer ; et ainsi est fermé l'interne par lequel vient l'influx, et par suite de cette occlusion il y a stupidité dans 1rs rtinsrs spirituelles, au point que l'homme qui est tel ne sait rien et ne veut rien savoir de la vie éternelle, et enfln il y a folie au point qu'il oppose les faux aux vrais, ut appelle ceuxlà vrais, et ceux-ci faux, et qu'il oppose les maux aux liiens et appelle ccux-la biens, et ceux-ci maux ; ainsi il déchire entièrement le liien. Dans la Parole il est parlé ça et là du Déchiré, et par ce mot dans le sens propre est signifié ce qui périt par les faux provenant des maux, et ce qui péril par les maux est appelé Cadavre; mais quand déchiré est employé seul, il signifie l'un et l'autre, car l'un enveloppe la signification de l'autre ; il en est autrement quand les deux expressions sont employées, car alors il y a distinction. Comme le Déchiré dans le sens spirituel signifiait ce qui avait péri par les faux provenant des maux, c'est pour cela qu'il avait été défendu dans l'Église représentative démanger aucune chose déchirée, ce qui n'aurait nullement été ainsi défendu, si dans le ciel ce mal spirituel n'eut pas élé entendu ; autrement quel mal y aurait-il eu â manger de la chair déchirée par une Me féroce. Dans Moïse il est parlé ainsi des bétes Déchirées, en ce qu'elles ne devaient pas être mangées : i. La graisse du Cadavre el la graisse du Déchiré s'em- « ploiera pour tout tissae, seulement mangeant vous n'en mangerez i> point. i> — Lévit. VII. 24. — Dans le Mémo ; •■ Cadavre ni » Déchiré il ne mangera point, pour s'en souiller ; Moi, (je suis) » Jéhovah. «—Lévit. XXII. S.— Dans le Même : o Des hommes u de sainteté vous serez pour Moi ; c'est pourquoi, ta Chair déii rhirée dans le champ vous ne mangerez point, aux chiens vous
GENÈSE. CHAP. QUARANTE-QUATRIÈME. 377 » la jelcrez. — Exod. XXII. 36. — Dans Ézécbid : « Ah ! Sei- » gneur Jéhovih I dit le prophète, voici, mon ame D'à point été > souillé, et Cadavre ni Déchiré je n"aî point mangé depuis ma " jeunesse jusqu'il présent, en sorte que dans ma bouche il n'est ii point venu de Cliair d'abomination. » — IV. là ; — d'après ces passages il est Évident que c'était une abomination de manger le déchiré, non parce qu'il était déchiré, mais parce qu'il signifiai! le déchirement du bien par les faux qui proviennent des maux ; mais le Cadavre signifiait la mort du bien par les maux. Dans le sens interne le déchirement du bien par les faux et par les maux est aussi entendu dans les passages suivants dans David : « La ressemblance o de l'impie (est) comme le lion, il désire déchirer, et comme le u lionceau qui se tient dans les retires, h — l's, XVII. 12, — Ailleurs : « Ils ont ouvert contre moi leur bouche, lion déchirant n et rugissant, n— l's. XXI!. là : — et encore ailleurs : u De peur » qu'ils ne ravissent comme un lion mon Ame, déchirant et per- « sonne qui délivre. » — Ps. Vil. 3 ; — le lion, ce sont ceux qui dévastent l'Église. Ci-dessus, lorsqu'il est dit de Joseph, qu'il fut vendu par ses frères, et que sa tunique teinte de sang fut envoyée il son père, son père dit aussi : « La tunique de mon fils I une bile » mauvaise l'a dévoré, déchirant a été déchiré Joseph, ii — Gen. XXXVJ1. 33 ; — que la déchirer, ce soit dissiper par les faux qui proviennent des maux, on le voit, N' S777.
582B. Et je ne l'ai point vu jusqu'ici, signifie qu'il a disparu : on le voit sans explication.
5830. Et vous prenez aussi celui-ci de devant mes faces, signifie si le vrai nouveau se retire aussi : on le voit par la représentation île Bi'iijimim, qui Kl celui de qui cela est dit, en ce qu'il est ie vrai nouveau, S°* 5804, 6800, 5809, 5822 ; cl par la signification de le prendre de dcrunt mes faces, en ce que c'est détourner du bien spirituel, ninsi se retirer; comme ce vrai procède du bien spirituel qui est Israël, s'il se relirait, c'en serait fait do ce bien lui-même ; car le hien reçoit sa qualité par les vrais, et lesvrais reçoivent leur ftlrepar le hien, delà ils ont ensemble la vie.
5831. Et qu'il lui tiiTt'rr malheur, signifie par tes maux et par les faux : on le voit par la signification ^arriver malheur à quelqu'un, en ce que c'est recevoir du dommage par les maux et
par les faux ; dans le sens spirituel II n'est pas entendu d'autre malheur, parce que dans le monde spirituel tout dommage vient de là, a savoir, des maux cl des Taux.
5832. Et vous ferez descendre ma blanche vieillesse en mal au sépulcre, signifie que le bien spirituel périra, et ainsi l'interne de l'Église : on le voit |iar !a représeu talion d'Israël, en ce qu'il est le bien spirituel, N" 5807, 5812, 6813, 5817, 5819, 5825, et en ce qu'il est l'interne de l'Église spirituelle, N° â280 ; par la signification de la blanche vieillesse, en ce que c'est le dernier rie l'Église ; et par la signitiiation de descendre en nuit au sépulcre, en ce que c'est périr, N* n785 ; descendre en bien au sépulcre, c'est ressusciter el Être régénéré, N" 291fi, 2917, 5551; c'est pourquoi, descendre en mal au sépulcre est l'opposé, ainsi périr. A l'égard de ce que l'interne de l'Église périra, si le vrai nue représente Benjamin périssait, voici ce qui a lieu ; Le bien doit avoir ses vrais pour qu'il soit le bien, et les vrais doivent avoir leur bien pour qu'ils soient des vrais; te bien sans ies vrais n'esl pas le bien, et les vrais sans le bien ne sont pas des vrais ; ils forment ensemble un mariage, qui est appelé mariage céleste ; si donc l'un se relire l'autre péril, et l'un peut se retirer d'avec l'autre par le déchirement que causent les maux et les faux.
5833. El maintenant, comme je viendrai vers ton serviteur, mon père, signifie te bien de l'Eglise correspondant au bien spirituel qui appartient à l'Eglise interne : on le voit par la représentation de Jebudali, qui dit cela de lui, en ce qu'il est la bien de l'Église, N" 5583, 5(i03, 6782 ; et par la représentation d'Israël, qui ici est son pire, en ce qu'il est le bien spirituel, N" 5807, 6812, 5813, 5817, 5819, 5825 : le bien de l'Église, que représente Jebudali, est le bien de l'Église exierne ; el le bien spirituel, que représente Israël, est le bien de l'Église interne, N° â28ti ; en effet, toute Église du Seigneur est Interne et Externe, et les choses qui sont de l'Église Externe correspondent a celles qui sont de l'Église Interne ; de même aussi le bien de l'Église que représente Jebudali correspond au bien spirituel que représente Israël.
présenlution de Benjamin, qui ici est le jeune garçon, en qu'il est le vrai nouveau, N" 580A, 5800, 5822,
5835. El son âme est liée il son âme, signifie puisqu'il y a une étroite conjonction : on le voit par la signification de Whne, en ce qu'elle est la vie ; ainsi l'Ame de l'un liée a l'Ame de l'autre, c'est la vie de l'un dans la vie de l'auire, par conséquent c'est une Étroite conjonction, a savoir, du bien spirituel, qui est Israël, et du vrai procédant de ce bien, qui est Benjamin. A l'Égard de ce que l'étroite conjonction entre le bien et son vrai est comme lorsque l'âme de l'un est liée A l'âme de l'autre, voici ce qui en est : Le mental de l'homme, qui est l'homme lui-même, et où est la vie de l'homme, a deux facultés, l'une destinée aux vrais qui appartiennent a la foi, et l'antre destinée au bien qui appartient à la charité; la faculté destinée aux vrais qui appartiennent a la foi est appelée entendement, et la faculté destinée au bien qui appartient à la charité est appelée volonté ; pour que l'homme soit homme, ces deux facultés doivent faire un ; mais que ces deux facultés aujourd'hui aient été entièrement séparées, c'est ce qu'on peut voir en ce que l'homme petit comprendra qu'une chose est le vrai et cependant ne pas la vouloir; en effet, il peut comprendre que toutes les choses qui sont dans le décaloguc sont des vrais, et mËmc en quelque sorte celles qui sont dans les doctrinaux lires de la Parole, bien plus il peut encore les confirmer in le liée lu elle ment, et aussi les prêcher ; mais néanmoins il veut autrement, et d'après ce vouloir il agit autrement; de là, il est bien évident que ces deux facultés chez l'homme ont été séparées ; mais qu'elles ne doivent pas être séparées, on peut le savoir en ce que comprendre le vrai élèverait l'homme vers le ciel, et vouloir le mal l'attirerait vers l'enfer, et qu'ainsi Userait suspendu entre l'un et l'autre ; mais néanmoins son vouloir, dans
ment dans l'enfer ; afin donc que cela n'arrive pas, ces deux facultés doivent Être conjointes ; c'est ce que fait le Seigneur par la régénération, et cela en implantant le vrai qui appartient à la foi dans le bien qui appartient à la charité ; car ainsi par le vrai qui appartient à la foi l'homme est gratifié d'un nouvel entendement, et par le bien qui appartient a la charité il est gratifié d'une nouvelle volonté ; de la les deux facultés qui font un seul mental.
5836. Et H arrivera, comme il verra que le jeune garçon n'y sera point, et il mourra, signifie que le bien spirituel pc-
rira, à savoir, si le vrai, qui est lienjamin, se retirait.: on le voit par la représentation d'Israël , en ce qu'il est le bien spirituel, ainsi qu'il a déjà éle dit; tl par la signification de mourir, en ce que c'est cesser d'être tel, N" âi>â, ainsi périr. Que le bien périrait si son vrai se relirait, ou le voit ci-dessus, N" 5830, 5832.
5837. Et tes serviteurs feront descendre la blanche vieillesse de ton serviteur, notre père, avec douleur au sépulcre, signifie que c'en sera fait de l'Église .- on le voit par les explications données ci-dessus, N° i832, où sont de semblables paroles. Qu'ici Israël, qui est le pire, soit l'Église, c'est parce que le bien spirituel, qu'il représente, fait l'Église chez l'homme, au point que, soit qu'on dise le bien spirituel, ou soil qu'on dise l'Église, c'est la même cliose, car ils ne peuvent être sépares ; de là vient que dans la Parole, surtout dans la Parole prophétique, Israël est l'Église spirituelle.
5838. Vers. 3-2, 33, 3à. Car ton serviteur a repondu pour te jeune garçon auprès de mon pire, en disant : Si je ne le ramène vers toi, et je serai en pèchè envers mon pire à toujours. Et maintenant, que demeure, je te prie, ton serviteur, au lieu du jeune garçon, serviteur de mon seigneur, et que le jeune garçon hioule avec ses fi fres. Car comment monteraije vers mon père, et le jeune garçon point, lui, arec moi! peut-être verrais-jc le mal qui surviendra à mon pire !—Gar ton serviteur a répondu pour le jeune garçon auprès de mon pire, en disant, signifie l'adjonction : si je ne le ramène vers toi, signifie s'il n'est pas conjoint au bien spirituel : et je serai en péché envers mon père à toujours, signifie l'action de se détourner, et qu'ainsi il n'y aura aucun bien de l'Église : et maintenant, que demeure, je te prie, ton serviteur, au lieu du jeune garçon, serviteur de mon seigneur, Munilie l;i soumission : et que le jeune garçon monte avec ses frères, signifie pour que le vrai intérieur soil conjoint au bien spirituel : car monterai je vers mon père, et le jeune garçon point, lui, avec moi, signifie que le bien spirituel d'après le naturel sera sans le vrai intérieur : peut-être verrais-je le mal qui surviendra à mon père, signifie l'aperceplion que ce bien périra.
5839. Car ton serviteur a répondu pour le jeune garçon
auprès rie mon pire, en disant, signifie l'adjonction : on le voil parlasignilicalion de ri-poudre, en ce r|uo c'est s'adjoindre, comme ci-dessus, N" 5000 ; CD effet, le Vrai que représente Benjamin, pendant le temps qu'il n'est pas chez le bien spirituel, qui est le père, peut être chez le bien de l'Église Externe, que représente Jctiudah ; car ce bien et le bien spirituel font un par correspondance.
68SO. Si fane le ramené vers toi, signifie s'il n'est pas conjoint an bien spirituel : on le voit par la signification de ramener, en ce que c'est conjoinure de nouveau ; et par la représentation d'Israël, en ce qu'il est le bien spirituel, ainsi qu'il a été déjà dit Ires-souvent. »
5841. Et je serai en péché envers mon perc à toujours, signifie l'action de se détourner, rt qu'ainsi il n'y aura aucun bien de l'Église : on le voil par la signification d'être en peclif, en ce que c'est la disjonction, N" 5229, 6a7i, ainsi l'action de se détourner; et si le bien de l'Église Externe, que Jebudah représente, se détourne du bien de l'Église Interne, que représente Israël, il arrive qu'il n'y a plus aucun bien de l'Église ; la conjonction ellemême fait qu'il y a le bien dont provient l'Église. Voici ce qui a lieu à l'égard de ces deux biens, a savoir, du bien de l'Église Interne, et du bien de l'Église Externe : Le bien de l'Église Interne, ou ie bien interne, produit par influx le bien de l'Église Externe ou bien externe ; et, cela élant ainsi, le bien interne élève vers lui le bien externe, afin qu'il le regarde, et que par lui il regarde en haut vers le Seigneur ; cela arrive quand il y a conjonction ; mais s'il y a disjonction, le bien externe se détourne cl regarde en bas, et ainsi il péril : c'est celle action de se détourner qui est signifiée par « je serai en péché envers mon père à toujours. »
ôS'i:>. Et niitiiiti'iiaiit, que demeure, je teprie, ton serviteur, au lieu du jeune garçon, serviteur de mon seigneur, signifie la soumission ; on le voil en ce que s'offrir pour serviteur au lieu d'un autre, c'est se priver du libre provenant du propre, et se soumettre entièrement a un outre. Par ces paroles est signifiée là soumission naturelle ou de l'homme externe sous l'homme Interne ; en effet, quand le bien là se soumet, les vrais eux-mêmes s'y soumettent, car les vrais appartiennent au bien.
58A3. Et i/uç le jeune garçon monte arec ses frères, signi-