‹ Arcanes célestes de l'Écriture sainte ou parole du Seigneur, dévoilés ainsi que les merveilles qui ont été vues dans le monde des esprits et dans le ciel des anges ouvrage d'Emmanuel Swédenborg ... Genèse, chapitres 41.44., n. 5191 à 5866 (volume 4)Chapitre 21 sur 22 · ABC ANES CÉLESTES · texte numérisé non relu

ABC ANES CÉLESTES

fie pour que le vrai intérieur soit conjoint au bien spirituel ; on le voil par la représentation de Benjamin, en ce qu'il est le vrai nouveau, N°* 5804, 5806, 58ÛD, 6822, ainsi te vrai intérieur; el par la signification de monter avec les /rires, en ce que c'est être conjoint de nouveau à son père, c'est-à-dire, au bien spirituel, qui, esl représenté par lsraél ; le Vrai intérieur, que Benjamin représente ici, est le vrai nouveau, car celui-ci est intérieur respectivement aux vrais qui sont au-dessous ; en effet, le Vrai qui procède du bien est le vrai intérieur, ainsi ce vrai, puisqu'il procède du bien spirituel qui esl Israël : le bien de la ebarité d'après ta volonté, ainsi d'après l'affection, est le liien interne, on le bien de l'Église interne ; mais le bien de la ebarité non d'après l'affection mats d'après l'obéissance, et non d'après la volonté mais d'après le doctrinal, esl le bien externe ou le bien de l'Église externe ; il en est aussi de même des vrais qui en procèdent.

58 44. Car comment ntonterai-je vers mon pire, el le jeune garçon point, lui, avec mot, signifie que le bien spirituel d'après le naturel sera sans le vrai intérieur ; on le voil par la représentation d'Israël, qui ici est le père, en ce qu'il esl le bien spiriluel d'après le naturel, ainsi qu'il a élé dit ci-dessus ; et par la représentation do Benjamin, qui ici est le jeune garçon, en ce qu'il est le vrai intérieur, N° 5843.

5845. Peut-être verrais-je le mat qui surviendra à mon pire, signifie l'aperception que ce bien périra : cela est évident par la signification do voir, en ce que c'est comprendre, N" 2807, 3S03, 4403 à 4121, et par suite apercevoir, N" 3704, 4507, 5400 ; (i qu'il périra ■ esl signifié par le mal qui lui surviendra i de même que par •> faire descendre la blanche vieillesse en mal au sépulcre, n N' 5832 ; et par « si le pÉre ne le voyait pas avec ses frères, il mourrait, «N" 5838; c'est la le mal qui esl signifie. Que !e bien spirituel qui est lsraél périrait, si le vrai qui esl Benjamin se relirait, on le voil ci-dessus, H" 5832.

Des Anges et des Esprits chez l'homme.

584<*. Tel est, en général, l'Influx provenant du monde spi-

GENÈSE. CHAP. QUARANTE-QUATRIÈME. 883 rituel dans l'homme : L'homme ne peut rien penser, ni rien vouloir par lui-même, niais loui influe; le bien el le vrai, du Seigneur par le Ciel, ainsi par les Anges qui sont chez l'homme ; le mal et le faux, de l'enfer, ainsi par les mauvais Esprits qui sont chez l'homme ; et cela, dans la pensée et dans la volonté de l'homme : je sais que cela va paraître très-paradoxal, parce que c'est contre l'apparence, mais l'expérience elle-même enseignera comment la chose se passe.

5847. En effet, jamais aucun homme, aueun Esprit, ni aucun Ange, n'a la vie par lui-même, et par conséquent ne peut ni penser ni vouloir par Ini-mCmc, car dans le penser et le vouloir est la vie de l'homme, parler et agir est la vie qui en résulte; il n'y a, en effet, qu'une seule vie unique, à savoir, la vie du Seigneur, laquelle influe dans tous, mais tlk est iul.'ui: diversement, et uitme selon la qualité que l'homme par sa vie a introduite dans son âme ; de là, chez les méchants, les biens et les vrais sont changes en maux et en faux ; chez les bons ils .sont reçus, les biens comme biens, et les vrais comme vrais. Cela peut être comparé a la lumière qui influe du soleil dans les objets ; elle y est modifiée et variée de différentes manières selon la forme des parties, et par suite elle est changée en couleurs ou tristes ou gaies. L'homme, pendant qu'il vil dans le monde, introduit une forme dans les substances les plus pures qui appartiennent à ses intérieurs, de sorte qu'on peut dire qu'il forme son âme, c'est-à-dire, la qualité de son ilme ; selon cette formées! reçue la vie du Seigneur, vie qui appartient à son amour envers tout le genre humain. Qu'il y ait une vie unique, et que les hommes, les Esprits et les Anges soient des récipients de la vie; on le voit, fi" 1964, 2021, 2706, 288» â 288», 2893, 3001, 3318, 3337, 3338, 348a, 3741, 3742, 3743, 4151, 4249, 4318, 4319, 4320, 4417, 4524, 4882,

5848. Pour que la vie du Seigneur influe, et soit reçue selon toute loi chez l'homme, il y a continuellement chez l'homme des Anges et des Esprits, des Anges venant du cieïl el des Esprits venant de l'enfer; et j'ai été informé que chez chaque homme il y a deux Esprits et deux 'Anges ; s'il y a des Esprits de l'enfer, clest parce que l'homme par lui-même 'est continuellement dans le mal, car il est dans le plaisir de l'amour de soi el du monde ; el autant

l'homme est daus le mal, ou dans ce plaisir, autant les Anges du ciel ne peuvent êïre présents.

68â9. Ces llejix Esprits, qui ont été adjoints à l'Iiomme font qu'il y a communication avec l'enfer, et ces deux Anges font qu'il y a communication avec le ciel ; l'homme, sans la communication avec le ciel et l'enfer, ne pourrait pas même vivre un instant ; si ces communications étaient ôtées, l'homme tomberait mort comme une souche, car alors serait (lté le lien avec le Premier Etre, c'estâ-dirc, avec le Seigneur. Cela m'a aussi été montre par expérience; les Esprits chez moi furent un peu éloignés, et alors selon l'éloignemenl je commençai quasi à expirer, et j'aurais infime expiré, s'ils n'eussent pas été rapprocliés, Mais je sais que bien [>eu d'hommes croient qu'il y a quelque Esprit du;/ eux cl même quelques Esprits; la raison principale, c'est qu'aujourd'hui il n'y a aucune foi parce qu'il n'y a aucune charité ; par suite, on ne croil pas nou plus qu'il y ait un enfer, ni même qu'il y ail un ciel, ni par conséquent une vie après la mort; uuc autre raison, c'est que les hommes ne voient point de leurs yeux les Esprits ; car ils disent : « Si je voyais, je croirais; ce que je vois existe, mais ce que je ne vois pas je ne sais s'il existe. « On sait cependant, ou l'on peut savoir, que l'œil de l'homme esl si faible et si grossier, qu'il ne voit pas même les choses saillantes qui sont dans l'extrême nature, ce qui est évident d'après les instruments d'optique par lesquels ces choses deviennent visibles; comment alors l'homme pourrait-il voir les choses qui sont au dedans d'une nature encore plus pure, où sont les Esprits et les Anges ? l'homme ne peut les voir qu'avec l'œil de son homme interne, car l'œil interne a été disposé pour les voir ; mais, pour plusieurs motifs, la vue de cet œil n'est point ouverte a l'homme |iendaiil qu'il est dans le monde. D'après ctla, on peut voir combien la foi d'aujourd'hui diffère de la foi ancienne ; la foi ancienne était que chaque homme avait chez lui son Ange.

6S50. Voici comment la chose su passe : Il procède du Seigneur par ie monde spirituel un Influx Commun, el un Influx particulier, dans les sujets du monde naturel ; l'Influx commun, dans ceux qui sont dans l'ordre ; l'influx particulier, dans ceux qui no sont point dans l'ordre : les Animaux de charpie genre sont dans l'ordre de leur nature, c'est pour cela qu'en eux il y a l'influx com-

GENÈSE. CHiP. QUARANTE-QUATRIÈME. 385 mun ; qu'ils soient dans l'ordre de leur nature, un le voit en ce qu'ils naissent dans toutes les choses qui leur sont propres, et n'ont pas besoin d'y être introduits par instruction : les hommes, au contraire, ne sont ni dans l'ordre ni dans aucune loi de l'ordre ; c'est pour cela qu'en eux il y a l'influx particulier, c'est-à-dire que chez eux il y a des Atipes et d>;s Espn'.s, [ïjï lusrjudb a lieu l'influx ; et s'il n'y en avait pas chez les hommes, ceux-ci se jeteraient dans tous les crimes, et .se précipiteraient en un montent dans l'enfer le plus profond ; par ces Esprits et par ces Anges l'homme est sous l'auspicc et sous la conduite du Seigneur. L'ordre de l'homme, ordre dans lequel il a été crée, serait qu'il aimât le prochain comme lui-même, ou plutôt plus que lui-même, comme font les Anges ; mais l'homme n'aime que lui seul et le monde, et il hait le prochain, à moins que celui-ci ne lui soit favorable dans son but de dominer et de posséder le monde ; c'est pourquoi, comme la vie de l'homme est absolument contre l'ordre céleste, l'homme est dirigé par le Seigneur au moyen d'Esprits séparés et d'Anges séparés.

6851. Les m émes Esprits ne demeurent pas perpétuellement chez l'homme, mais ils sont changés selon les étals de l'homme, à savoir, selon les états de son affection ou de son amour et de ses fins; les premiers sont éloignés et d'autres les remplacent : en général, tel est l'homme lui-même, tels sont les Esprits chez l'homme; s'il est avare, il y a chez lui des Esprils avares; s'il est fastueux, des Esprits fastueux ; s'il est avide de vengeance, des Esprits vindicatifs ; s'il est fourbe, des Esprits fourhes ; l'homme attire à lui de l'enfer les Esprits selon sa vie. Les enfers sont très-exactement distingués selon les maux des cupidités, et selon toutes les différences du mal ; de la il arrive toujours que de semblables Esprits sont évoqués et adjoints à l'homme qui est dans le mal.

5852. Les mauvais Esprits qui sont chez l'homme sont de l'enfer, il est vrai, mais quand ils sont chez lui, ils ne sont point dans l'enfer, ils en ont élé tirés : le Lieu où ils sont alors lient le milieu entre l'Enfer et le Ciel, et est appelé Monde des Esprits ; il en a été déjà fait souvent mention : dans ce monde, qui est appelé Monde des Esprits, il y a aussi des Esprils bons qui sont pareillement chez l'homme ; c'est aussi dans ce monde que viennent les hommes aussitôt après la mort ; cl après quelque séjour la, ils sont ou relègues

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