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GENÈSE. CHAP. QUATANTE-UNIÈME. 23 cupidités. DansÉsaïe : «11 a médité sur son vent impétueux, au » jour de l'eurus. » — XX VU. 8. — Dans Hosée : « II viendra ii VEurus, vent de Jéhovah, montant du désert, et sa source sé- ■ ehera, et sa fontaine se tarira, il pillera le trésor de tous les d vases de désir. » — XIII. 15 ; — là aussi, le vent d'orient ou l'eurus signifie les choses qui appartiennent aux cupidités. Pareillement dans Jérémie : « Comme le Vent d'orient je les disper- » serai en présence de l'ennemi. » — XV11I. 17. — Dans David : « Par le Vent d'orient tu briseras les navires de Tharschiseh. » — Ps. XLVU1. 8. — DansÉsaïe : a Tu as abandonné Ion peuple, n la maison de Jacob, parce qu'ils ont élé remplis de VEurus, et n devins (ils sont comme} les Philistins. » — II. 6. — Dans Hosée : « Éphraïm se repaît de vent, et il poursuit VEurus ; chaque « jour le mensonge et la dévastation il multiplie, »— - XII. 2.— le vent ici, ce sont les phantaisies, et l'eurus les cupidités. Même chose esl aussi entendue dans le sens interne par le vent d'orient, par qui » furent produites des sauterelles et par qui les sauterelles furent jetées dans la mer. n— lisod. X. 13, 19;— et aussi par qui « furent séparées les eaux de la mer de Suph. ■ — Exod. XIV. 21.
6210. Germèrent après eux, signifie apparaissaient auprès : on le voit par la signification de germer ici, en ce que C'est apparaître ; et par la signification de après eux, en ce que c'est auprès ou dans le terme, de même qu'il est signifié par les vaches laides et minces, qui montaient après elles, savoir, après les vaches belles et grasses, N" 5202 ; si après eux signifie auprès, c'est parce que après est le successif du temps, et que dans le monde spirituel, conséquent ment dans le sens spirituel, la notion du temps est nulle, et est remplacée par quelque chose de l'étal qui correspond.
5217. Et ils absorbèrent, les épis mime::, les sept épis gras et pleins, signifie que tes scientifiques de nul usage exterminèrent les scientifiques bons : on le voit par la signification des épis minces, en ce qu'ils sont les scientifiques de nul usage, N° 521 A; par la signification des épis gras et pleins, en ce qu'ils sont les scientifiques, auxquels peuvent être appliquées les choses qui appartiennent il la foi et à la charité, N" 5213, par conséquent les scientifiques bons; cl par la signification à'absorbcr, ai ce que c'est exterminer, de même que manger quand il a élé parlé îles va-
clics, N° 5200 ; que les scientifiques lions soient extermines par les scientifiques de nul usage, ou que les vrais le soient jiar les faux, on le voit, fi' 6207 ; il en est aussi de même dans le monde spirituel, là ou sont les faux, les vrais ne peuvent subsister, et vice versâ là où sont les vrais il n'y a point de faux, l'un extermine l'autre, car ils sont opposés, et cela, parce que ies [aux viennent de l'enfer, et que les vrais viennent du ciel : parfois il semble qu'il y ait des faus et des vrais dans un même sujet, mais ce ne sont pas des faux opposes aux vrais qui sont dans le sujet, ce sont des faux qui sont associés par des applications; le sujet où subsistent des vrais et en même temps des faux qui sont opposés est appelé tiède, et le sujet en qui les faux et les vrais ont été mêlés est appelé profane.
6218. Et se réveilla Pharaon, signifie l'état commun d'illustration : on le voit par les explications données ci-dessus, R" 5208, où sont les mêmes paroles.
6219. Et voici, c'était un songe, signifie dans cette obscurité : on le voit par la signification du songe, en ce qu'il est l'état obscur, N" 18S8, 251â, 2528, 5210. Il est dit obscurité, parce que les vrais ont été exterminés, car la où ne sont pas les vrais il y a obscurité; en effet, la lumière du ciel n'influe que dans les vrais, car la Lumière du ciel est le Divin Vrai procédant du Seigneur, de là les vrais chez les anges et chez les esprits, et aussi chez les hommes, sont des lumières substituées (succenturiatœ), mais ils tirent leur lumière du Divin Vrai par le bien dans les vrais, car si les vrais ne proviennent pas du bien, c'est-à-dire, si les vrais n'ont point en eux le bien, ils ne peuvent recevoir aucune lumière du Divin ; c'est par le bien qu'ils la reçoivent, car le bien est comme le feu ou la flamme, et les vrais sont comme les lumières qui en proviennent. Les vrais sans le bien brillent aussi dans l'autre vie, mais ils brillent d'une lumière d'hiver, lumière qui devient des ténèbres à la lumière du ciel : d'après ces explications, on peut voir ce qui est entendu ici par l'obscurité, à savoir, que c'est l'état du Naturel, quand les scientifiques bons ont été exterminés par les scientifiques de nnl usage; c'est celle obscurité qui peut être illustrée d'une manière commune, N*' 5208, 5218; mais l'obscurité qui provient des faux ne peut l'être en aucune manière , car les faux sont autant de choses ténébreuses qui éteignent la lumière du ciel, et produisent
GENÈSE. CHAP. QUARANTE -UNIÈME. 26 par suite une obscurité qui ne peut aire illustrée avant quo les faux aient été éloignés. ✓
6220. Vers. 8. Et il arriva que, au malin, agité fut son esprit, et il envoya et appela tout les mages de l'Egypte, et tous ses sages, et leur raconta P/iaraon son songe, et personne qiti interprétât ces choses à Pharaon. — Et il arriva que, au matin, siguifie dans ce nouvel élat : agité fut son esprit, signifie le trouble : et il envoya et appela tous les mages de l'Egypte, et tous ses sages, signifie en consultant les scientifiques intérieurs, puis les scientifiques extérieurs : et teur raconta Pharaon son songe, signifie sur les choses futures : et personne qui interprétât ces choses à Pharaon, signifie qu'il ne savait point ce qui arriverait.
5221. Et il arriva que, au matin, signifie dans ce nouvel état : on le voit par la signification de il arriva que ou ce fut, en ce que cela enveloppe une chose nouvelle, N" S07B, 4987 ; et par la signification du matin ou de la matinée, en ce que c'est l'état d'Illustration, N" 3458, 3723 ; ici, c'est ce nouvel étal, dont il a été parlé, N° 5218, qui esl entendu; il s'agit ici de cet état el de sa qualité, a savoir, du trouble a cause de l'obscurité sur les choses qui doivent arriver; mais sur la qualité de cet état, à peine quelqu'un peut-ii savoir quelque chose, si l'on n'est pas dans la sphère spirituelle el en même temps dans l'attention sur les choses qui se passent W l'intérieur, autrement on ne peut pas même savoir ce que c'est qu'être illustré d'une manière commune, et être illustré d'une manière particulière, ni même ce que c'est qu'être illustré, et encore moins savoir qu'au commencement il j a trouble dans l'état commun d'illustration, et qu'il n'y a tranquillité qu'après que les vrais qui proviennent du bien ont été replaces dans leur ordre : la manière dont ces choses se passent est clairement perçue par les anges, et même par les bons esprils, parce qu'ils sont dans la sphère spirituelle; goûter et penser de telles choses, c'est pour eux un délice, mais pour l'humme qui esl dans la sphère naturelle, et encore plus pour celui qui est dans la sphère sensuelle, et bien plus encore pour celui qui est dans une sphère grossièrement sensuelle d'après les corporels et tes terrestres, de telles choses sont un ennui.
5222. Agité fut son esprit, signifie le trouble : on le voit par ta signilicalion A'axoir l'esprit agité, en ce que c'est être troublé : par l'esprit ici, comme aussi quelquefois ailleurs dans la Parole, il esl entendu l'affection et la pensée intérieures, qui appartiennent aussi a l'esprit de l'homme; tes anciens appelaient cela l'esprit, mais par l'esprit ils entendaient parlioulièremenl l'homme intérieur qui doit livre après la mort du corps, tandis qu'aujourd'hui par l'esprit, quand ce mol est lu dans un Ici sens, on entend seulement le cogilatif, et cela sans un autre sujet que le corps dans lequel il est, par la raison qu'on ne croit plus que l'homme intérieur est l'homme lui-même, et que l'on croit que l'homme iulérieur, qui vulgairement est appelé âme ou esprit, esl seulement ta pensée sans un sujet adéquat, et qu'eu conséquence la pensée, n'élanl pas dans un sujet, sera dissipée après la mort du corps, comme quelque chose d'éthéré ou d'enflammé ; voilà ce qu'on entend aujourd'hui par l'esprit , par exemple , quand on dil être agité en esprit, être contristé en esprit, être réjoui en esprit, triompher en esprit , lorsque cependant c'est l'homme intérieur lui-même, appelé esprit, qui est agiié, qui est contristé, qui esl réjoui, qui triomphe, et c'est chez cet homme, qui esl dans une forme enliëremeul humaine mais invisible aux yeux du corps, que se trouve ta pensée.
5223, Et il envoya et appela tous les mages de l'Égyple, et tous ses sages, signifie en consultant tes scientifiques intérieurs, puis les scientifiques extérieurs : on le voit par la signilicalion des mages, en ce que, dans le sens bon, ils soul les scientifiques intérieurs, ainsi qu'il sera expliqué ; et par la signification des sages, en ce qu'ils sont les scientifiques extérieurs, ainsi qu'il sera aussi expliqué. Si les mages et les sages de l'Égyple signifient les scientifiques, c'est parce que l'Égyple avait clé du nombre de ces royaumes où existait l'Église Ancienne représentative, N°'123S, 2385 ; mais dans l'Égyple étaient particulièrement cultivés les scientifiques de celle Église, qui concernaient les Correspondances, les Représentatifs et les Significatifs, scientifiques par lesquels s'expliquaient les choses qui étaient écrites dans les Livres de l'Église, et celles qui se faisaient dans leur culte saint, N" a7aiî, 4004, 4900; de la vient qu'en gênerai les scientifiques ont été signifiés par l'É-
gypte, N" 1104, 1105, 1186, 1462, cl aussi par Pharaon son roi : chez les Égyptiens ceux qui possédaient plus particulièrement ces scientifiques cl qui les enseignaient étaient appelés mages et sages; images, ceux qui possédaient et enseignaient les scientifiques mystiques; sages, ceux qui possédaient et enseignaient les scientifiques n on-m ysiiques ; par conséquent mages, ceux qui s'occupaient des scientifiques intérieurs, et sages ceux qui s'occupaient des scientifiques extérieurs; de là vient que par eux, dans la Parole, sont signifiés de tels scientifiques : mais après qu'ils eurent commencé à abuser des scientifiques intérieurs de l'Église, et â les changer en scientifiques magiques, alors le scientifique qui pervertit commença aussi a être signifié par l'Egypte, et pareillement par les mages de l'Egypte et par ses sages. Les mages de ce temps-là avaient connaissance des choses quisont du monde spirituel, ils les apprenaient par les correspondances et par les représentatifs de l'Église, aussi on grand nombre d'enire eux communiquaient-ils avec les esprits, et par suite ils apprirent les artifices illusoires par lesquels ils firent des miracles magiques : mais ceux qui étaient appelés sages ne s'occupaient pas de cela, ils expliquaient les choses énigmaliques, et enseignaient les causes des choses naturelles, c'est en cela principalement que consistait la sagesse de ce temps-là, et pouvoir faire de telles choses, cela était appelé sagesse, comme on peut le voir par ce qui est rapporté de Schélomon dans le Premier Livre des Rois ; « Multipliée fut la sagesse de Schélomon plus que ta sagesse de n tous les fils de l'orient, et plus que toute la sagesse des Égypb tient, au point qu'il fut sage plus que tous les hommes, plus » qu'Éthan l'Ézrachite, et que Héman et Kalkol et Darda, les fils » de Machol ; il prononça trois mille proverbes, et il lit mille et » cinq cantiques. De plus, il a parlé des bois, depuis les cèdres qui » (sont) dans le Liban jusqu'à l'Iiysope qui sort de la muraille; il a a parlé aussi de la héte, et de l'oiseau, et du reptile, et des pois- » sons. Il venait donc (des gens) (le tous les peuples pour entendre * la sagesse de Schélomon, de la part de tous les rois de la terre, » qui avaient entendu parler de ta sagesse. » — V. 10, 11, 12, 13, 14 : — et par ce qui est rapporté de la Reine de Schéba dans le même Livre : « Elle vint pour l'éprouver par des Énigmes, cl ii Schélomon lui expliqua toutes les paroles qu'elle proposa, il n'y
» eul pas une parole cachée que le roi ne lui expliquai. »— X. 1, 3 : — par la ou voit clairement ce qni, dans ce icmps-la, Était appelé sagesse.et qui étaient ceux qu'on appelait sages non-seulement en Fgyple, mais aussi ailleurs, comme dans la Syrie, dans l'Arabie, a Baby lune; tou tefois, dans le sens interne, par la sagesse Égyptienne il est seulement signifié la science des choses naturelles, et par la magie la science des choses spirituelles, ainsi par les sages les scientifiques extérieurs, el par les mages les scîenlifiques intérieurs, et par l'Egypte la science en général, N°' 1164, 1105, 118C, 1462, 4749, 4004, 4086 : par l'Égypte et par ses sages il n'a pas été entendu autre chose dans Ésalc : a Insensés ils sont, les princes de » Zoan; des sages conseillers de Plmraon le conseil est abruti; h comment dit-on a Pharaon : Le fils des sages, moi, le ûïs des « rois de l'anliquitéTOa /'ïonï-iVs; maintenant, les sages? a —XIX. 11, 12.— Qu'on ail appelé Mages ceux qui étaient dans la science des spirituels, et aussi par suite dans les révélations, on le voit par u les Mages qui des contrées de l'orient vinrent a Jérusalem, demandant ou était né le Roi des Juifs, et disant qu'ils avaient vu son étoile en Orient, cl qu'ils étaient venus pour L'adorer, n — Matlh. II. 1,2; — oo le voit aussi par Daniel qui est appelé prince des Mages. — Dan. IV. 6; — et ailleurs : « La reine dit au roi u Belthschaïar : Il y a un homme dans ton royaume, en qui (est) « l'esprit des dieux saints ; et, dans les jours de Ion père, une la- « miére et une intelligence et une sagesse, comme la sagesse des o dieux, a été trouvée en lui ; c'est pourquoi le roi Nébuchadnézar » Ion père l'a établi prince des mages, des devins, des Chaldéens, « de ceux qui décident. » — Dan. V. 11 ; — el encore : u Ii ne u s'en trouva point d'entre tous comme Daniel, Chananiah, Mis- » chaél cl Azariah ; car lorsqu'ils se tenaient devant le roi, sur » toute affaire de sagesse et d'intelligence que leur présentait le roi, » il les trouva dix fois au-dessus de tous tes mages, des devins, » qui (étaient) dans son royaume, n — Dan. I. 10, 20. —Que par les Mages, dans le sens opposé, il soit entendu ceux qui ont perverti les spirituels, el par suile exercé la magie, cela est notoire, par exemple, d'après ceux dont il esl parlé, — Exod. VII. 9, 10, 11, 12. VIII. 3, 15. IX. 11 ; — car la Magie n'était autre chose qu'une iierversion et une application perverse des choses qui appar-
GENÈSE. CIIAP. QUARANTE-UNIÈME. 2t> tiennent ît l'ordre dans le monde spirituel ; de là est descendue la magie ; mais cette magie aujourd'hui est appelée naturelle, par la raison qu'on ne reconnaît plus rien au-dessus ou au-delà de la nature; on nie le spirituel, à moins que par lui il ne soit entendu un naturel intérieur.
622â. Et leur raconta Pharaon son songe, signifie sur Us choses futures : on le voit par la signification du songe, en ce que c'est la prévoyance, la prédiction, l'événement, N°' 5001, 5092, 510S, ainsi les clioscs futures ; de quelle manière cela se passe dans te sens interne, on le voit par la série des choses; il s'agit, dans ce Verset, du nouvel étal du Naturel, quand il est dans l'obscurité à cause des vrais qui en ont été exterminés, et qu'alors làil y a trouble en consultant les scientifiques au sujet des choses futures ; en effet, quand une telle obscurité a lieu, aussitôt survient la pensée concernant ce qui doit arriver ; cela étant commun dans tout étal pareil, quand l'homme est régénéré, voilà pourquoi cet état est décrit ici dans le sens interne : mais aujourd'hui de tels états sont inconnus, tant parce qu'il y en a peu qui soient régénérés, que parce que ceux qui sont régénérés ne réfléchissent pas sur de telles choses ; aujourd'hui l'homme ne s'inquiète pas de ce qui se passe intérieurement chez l'homme, parce que les externes l'occupent tout entier, et que les internes na sont rien pour celui qui est occupe tout entier par les externes, c'est-à-diiv;, chez qui les externes sont les fins de la vie ; un tel homme dirait do cette obscurité : « Que m'importent les internes, puisqu'il ne m'en revient aucun profil, ni aucun honneur ? Pourquoi penser a l'étal de l'âme ou à l'état de l'homme interne, pour savoir s'il est dans l'obscurité quand les vrais ont été exterminés, ou s'il est daus la clarté quand les vrais y ont été replacés? A quoi sert-il de savoir celai Y a-t-il un homme interne, et y a-t-il pour l'âme un aulre étal que celui du corps? c'est ce dont je doute; et même y a-t-il une Unie qui vive après la mortïquiest revenu d'entre les morts, et l'a annoncé? n C'est ainsi que parle aujourd'hui en lui-même l'homme de l'Église, et c'est ainsi qu'il pense quand il entend ou lit quelque chose sur l'état de l'homme Interne; par là on voit clairement pourquoi ce qui se passe intérieurement chez l'homme est aujourd'hui secret et entièrement inconnu : une telle obscurité de l'entendement n'avait jamais existé chez les An-
ciens, leur sagesse avait consisté à cultiver les intérieurs, et ainsi a perfectionner l'une et l'autre faculté, tant l'intellectuelle que la volontaire, et par la a pourvoira leur finie; que les Anciens se soient occupés de ces choses, on ie voit clairement par ceux de leurs écrits qui existent encore aujourd'hui, et aussi par le désir de tons d'enlendrc Schélomon, car « il venait (des gens) de Tous les peuples » pour entendre la sagesse de Schélomon, de la part de Tous n les rois de la terre, qui avaient entendu parler de sa sali gesse, a — 1 Bois, V. lti; — c'est aussi pour cela que la Reine de Sctiéha vint vers Schélomon, et que par le honlicur qu'elle éprouva en entendant sa sagesse, elle lui dil : « Heureux tes hommes! » heureux tes serviteurs, ceux qui se tiennent devant loicon-
» tïnuellement, ci entendent la sagesse! » — I Rois, X. 8
Qui se dirait aujourd'hui heureux pour un tel sujetî
5225. El personne qui interprétât ces choses à Pharaon, signifie qu'il ne savait point ce qui arriverait : on le voit par la signification d'interpréter, en ce que c'est savoir ce qui arrivera, N° 5141 ; do là personne qui interprétât, c'est ne pas savoir ; en effet, personne dans le sens interne est le négatif de ia chose, ainsi, c'est non, car l'idée de la personne est changée en id<& de la chose dans le sens interne, comme l'idée d'homme, de mari, de femme, d'épouse, de fils, de fille, de jeune garçon, de jeune fille, en idée du vrai ou du Lien, eleommeci-desssus, N° 5223, l'idée de mage et de sage en idée de scientifiques intérieurs et de scientifiques extérieurs ; cela vient de ce que dans te monde spirituel ou dans le Ciel, ce ne sont pas les personnes qui viennent sous l'intuition, mais ce sont les choses, car les personnes limitent l'idéect la concentrent vers quelque chose de fini, tandis que les choses ne la limitent ni ne ta concentrent, mais ['étendent vers l'Infini, ainsi vers le Seigneur : c'est do là aussi, que jamais aucune personne, qui est nomniée dans la Parole, n'est perçue dans le Ciel, mais à sa place est perçue la chose qui est représentée par cette personne ; de même aucun peuple ni aucune nation n'y sont perçus, mais on y perçoit leur qualité ; hien plus, on ignore absolument dans le Ciel tout historique de la Parole sur une personne, une nation ou un peuple, conséqucmmenl on no sait pas qui est Ahraham, qui est Jiscliak, <l"i Jurol1 ' aui 0x1 lc W'e Israélite, qui est la
GENÈSE. CHAP. QUARANTE-UNIÈME. 31 Nation Juive, mais on y perçoit ce que représente Abraham, Jischak, Jacob, le peuple Israélite, [a Nation Juive, et ainsi de tout le reste ; rie là le langage Angélique est illimite et même universel respectivement.
5226. Vers. 9, 10, 11, 12,13. Et parla le prince des {chansons à Pharaon, en disant : De mes péchés, moi, Je me souvïens aujourd'hui. Pharaon s' Hait irrite contre ses serviteurs, et il m'avait mis sous garde en la maison du prince des satellites, moi et le prince des boulangers. Et nous songeâmes un songe en une mime nuit, moi et lui, chacun selon l'interprétation de son songe nous songeâmes. El là (était) avec nous un jeune garçon Hébreu, serviteur du prince des satellites, et nous lui racontâmes, et il nous interpréta nos songes, à cfiacun scion son. songe il interpréta. Et il arriva que, de même qu'il nous avait interprété, ainsi fut; moi, il (m')a rétabli à mon poste, et lui, il (\')a pendu. — Et parla le prince des éehansons à Pharaon, signifie la pensée d'après le sensuel soumis à la partie intellectuelle : en disant, signifie la perception qui en résulte : de mespèchés, moi, je me sauriens aujourd'hui, signifie sur l'état de disjonction : Pharaon s'était irrité contre ses serviteurs, signifie quand le naturel se détournait : et il m'avait mis sous garde en la maison du prince des satellites, signifie le rejet par les choses qui sont principales pour l'interprétation : moi et le prince des boulangers, signifie l'un et l'autre sensuel : et nous songeâmes un songe en une même nuit, signifie ce qui a été prévu dans l'obscurité : moi et lui, signifie sur l'un et l'autre sensuel : chacun selon l'interprétation de son songe nous songeâmes, signifie ce qui devait arriver a l'un et à l'autre : et là (était) avec nous un jeune garçon Hébreu, signifie que là pour la tentation avait été rejeté l'innocent de l'Église : serviteur du prince des satellites, signifie dans lequel était le vrai qui devait principalement servir pour l'interprétation ; et nous lui racontâmes, signifie de la la perception : et il nous interpréta nos songes, signifie de ce qui était dans les choses prévues dans l'obscurité : (1 c/meun selon son songe il interpréta, signifie d'après le vrai : et il arriva que, de même qu'il nous avait interprété, ainsi fut, signifie qu'il arriva ainsi : moi, il (m> rétabli à mon
poste, signifie que le sensuel de la partie in ici lec lu elle était reçu : et lui, il (!')« pendu, signifie mie le sensuel de la partie volontaire était rejeté.
5227. Et parla le prince des êcliansons à Pharaon, signifie ta pensée d'après le sensuel soumis à la partie intellectuelle: on le voit par la signification de parler, en ce que c'est penser, N" 2271, 2287, 2619 ; et par la représentation du prince des cchansons, en ce qu'il esl le sensuel soumis a la partie intellectuelle, H™ 5077, 5082 : ce que c'est que la pensée d'après le sensuel, on le voit, N° 5141.
5228. En disant, signifie la perception qui en rfsnlte : on le voit par la signification de dire, en ce que c'est percevoir, N™ 1701, 1815, 1810, 1822, 1898, 1910, 2080, 2019, 2802, 3395, 3509 : ce que c'est que la perception qui en résulte, ou la perception d'après la pensée, cela ne peut tire expliqué de manière à être compris, parce qu'aujourd'hui l'on ipore absolument ce que c'est que la perception spirituelle, cl ce qui esl ignoré n'entre point dans le sens, quelle que soit la manière dont on le décrive : en effet, la perception n'est autre cliuse que le langage ou la pensée des anges qui sont chez l'homme ; quand ce langage ou celle pensée influe, elle devient la perception que telle chose est ainsi ou n'est pas ainsi, mais non chez d'autres que ccui qui sont dans le bien de l'amour et de la charité, car elle influe par le bien ; chez ceux-ci cette percepliun produit les pensées, car le perceptif est pour eus le commun de la pensée : toutefois, la perception d'après la pensée existe non pas en actualité mais en apparence : il ne peut pas en être dit davantage sur cet arcane, parce qu'aujourd'hui l'on ignore, comme il a été dit, ce que c'est que la perception.
5229. De mes péchés, moi, je me souviens aujourd'hui, signifie sur l'état de disjonction : on te voit par la signification des pèches, en ce que ce sont les choses qui sont de l'ordre renversé, N" 5076 ; et par la signification de se souvenir, en ce que c'est la conjonction, N° 5169 ; ainsi se souvenir des péchés, c'est cire conjoint avec les choses qui sont de l'ordre renversé, par conséquent être disjoint d'avec le Nature! qui est représenté par Pharaon, car ce qui esl conjoint avec les choses qui sont dans l'ordre renversé est disjoint d'avec celles qui sont dans Tordre : si se sou-
venir esl la cou jonction, c'csl parce qui: dans l'autre vie le ressouvenir de quelqu'un conjoint, car dès qu'un esprit se ressouvient d'un autre, cet autre esprit est présent, et même tellement prisent qu'ils conversent ensemble ; de l;i tient que les auges et les esprits peuvent rencontrer !ous cens qu'ils ont connus, ou dont ils ont entendu parler, les voir présents, et converser avec eus, quand le Seigneur accorde qu'ils se ressouviennent d'eux, N°lllà.
5230. Pharaon s'était irrite contre ses serviteurs, signifie, t/uand le naturel se détournait : on le voit par les explications qui ont été don nées ci-dessus, N" 5080, 5081, où sont des paroles semblables.
5231. Et il m'avait mis sous gardé en la maison du prince de* satellites, signifie le rejet par les choses i/ui sont principales pour l'interprétation : on le voit aussi par les explications données ci-dessus, N" 5083, 508i,oii sont des paroles semblables.
6232. Moi et te prince des boulangers,, signifie l'un et l'autre sensuel : on le voit par la signification du prince des échansons, qui ici est entendu par moi, en ce qu'il est en général le sensuel soumis à la partie intellectuelle, N™ 5077, 5082; et par la représentation du prince des boulangers, en ce qu'il est en général le sensuel soumis it la partie volontaire, N" 5078, 5082 ; ainsi par a moi et le prince îles boulangers, » il est signifié l'un cl l'autre sensuel : il est dit l'un et l'autre sensuel, parce que dons l'homme il y a deux facultés qui font sa vie, à savoir, la volonté et l'entendement, auxquelles se réfèrent toutes et chacune des choses qui sont dons l'homme : s'il y a dans l'homme deux facultés qui constituent sa vie, c'est parce que dans k: "Ciel il y a deux choses qui fout la vie, à savoir, le bien et ie vrai, le bien se réfère à la volonté, le vrai a l'entendement ; de la il est évident qu'il y a deux choses qui font l'homme spirituel, et conséquemment le font heureux dans l'autre vie, à savoir, la charité et la foi, en' la charité est le bien, et la foi est le vrai ; et la charité se réfère à la volonté, et la foi à l'entendement : ù ces deux, savoir, au bien et au vrai, se réfèrent aussi toutes et chacune des choses qui sont dans la nature, de là elles existent et de là elles subsistent; qu'elles se réfèrent k ces deux, cela est bien évident d'après l.i chaleur et la lumh'Tc, la e.li:i!eur réfère au bien et la lumière au vrai, c'csl même pour cela que la tx. 3.
chaleur spirituelle est le bien de l'amour, et la lumière spirituelle le vrai de la foi : puisque Unîtes cl diuctmu ili's choses dans la nature entière se référant a ces deux, à savoir, au bien et au vrai, et que le bien est rrptïisnilé dans la chaleur, et la foi dans la lumière, cliacitn doit juger quel est l'homme quand i! a la foi seule sans lu charité, ou ce qui est la même chose, quand il comprend seulement le vrai sans vouloir le hien ; n'est-il pas semblable a l'état de l'hiver, quand la lumière brille, et que néanmoins toutes choses en général cl en particulier snnt dasss IViicuunlissuiviit piinv. qu'il n'y a point de chaleur? tel est l'Étal de l'homme qui est dans la foi seule et non dans le bien de l'amour, il est dans !n glace et dans les ténèbres, dans la glace parce qu'il est contre le bien, dans les ténèbres parce qu'il est par suite contre le vrai ; en effet, celui qui esl conlre le bien est aussi contre le vrai, quoiqu'il lui semble qu'il n'en est pas ainsi, car l'un entraîne l'autre dans son parti ; le! devient son étal après la mort.
6233. Et nous songeâmes un songe en une même nuit, signifie ce qui a été priva (Unis l'obseurité ; on le voit par la signification du songe, en ce que c'est ce qui a été prévu, K™ 3U98, 6091 ; et par la signification do la ««if, en ce que c'esl un élat d'ombre, N" 1712, par conséquent l'obscurité.
623a. Moi et lui, signifie sur l'un et l'autre sensuel : on le voit [>ar la représentation do réchanson, qui ici est moi, en ce qu'il est l'un dos sensuels ; et par la représentation du boulanger, qui ici esl lui, en ce qu'il est l'autre sensuel, ainsi qu'il vient d'élre expliqué, N° 5232.
5235. Chacun selon l'interprétation de son songe nous songciimes, signifie ce qui devait arriver à l'un et à r attire : on le voit |iar la signification de i' interprétation, en ce que c'est ce qu'il avait en soi, et ce qui devait survenir, N" 5003, 5105, 6107, 6141, ainsi ce qui devait arriver, à savoir, d'après co qui l iait prévu, ce qui est signifié par le songe, N° 5233.
5230. Et là était avec nous un jeune garçon Hébreu, signifie que là pour la tentation avait été rejeté t'innovent de l'Église : on le voit par la signification du jeune garçon, en ce que c'est co qui est innocent, ainsi qu'il va Cire expliqué ; et par la signification île Hébreu, en ce que c'esl celui qui esl de l'Église,
GENÈSE. CHAP. QUARANTE-UNIÈME. 35 N* 51 30, ainsi ce qui Appartient à l'Église ; que «la avait été rejeté là pour la lontalion, c'est ce qui est signifié par là était, à savoir, sous garde, car ta garde sous laquelle Joseph avait été mis signifie l'élat de la tenlation, N" 5036, 5037, 5039, 5044, 5045 ; il a été traité de cet élat dans les Cliap. XXXIX et XL. Si le jeune garçon (puer) est l'innocent (insons), c'est parce que l'enfant (infant) dans le sens interne est l'innocent (innocens); en effet, dans la Parole, il est fait mention de l'enfant qui tette (lactens), lia l'enfant (infans), du jeune garçon (puer), et par eus sont signifies les trois degrés île l'innocence, le premier degré par l'enfant qui telle, le second par l'enfant, et le troisième par le jeune garçon ; mais comme chez le jeune garçon l'innocence commences élre dépouillée, voila pourquoi le jeune garçon signifie cet innocent qu'on appelle insons : puisque les Irois degrés de l'innocence sont signifiés par eus , Ira trois degrés de l'amour et de la charité sont aussi signifiés par les mêmes ; et cela, parce que l'amour céleste et spirituel, c'est-à-dire, l'amour ni vers le Seigneur cl la charité a l'égard du prochain, ne peuvent exister que dans l'innocence : toutefois, il faut qu'on sache que l'innocence des enfanls qui tettent, des enfants et des jeunes garçons, est seulement externe, et que chat l'homme il n'y a l'innocence interne qu'après qu'il est ne de nouveau, c'est-à-dire, après que de nouveau il est pour ainsi dire devenu enfant qui telle, enfant et jeune garçon; ce sont ces étals qui sont signifiés par eux dans la Parole, air dans le sons inlcvne de la Parole il n'y a d'entendu que ce qui est spirituel, par conséquent une naissance spirituelle, qui est appelée renaissance et aussi régénéralion. Que l'innocent, qui est appelé insons, soit signifié par le jeune garçon, on le voit dans Luc : n Jésus dit ; Quiconque ne reçoit pas n le Royaume de Dieu comme un Enfant {jeune garçon), n'y enii irera poim. .> — XVIII. 17 ; — recevoir le Royaume de Dieu comme un enfant, c'est recevoir la charité et la foi par l'innocence. Dans Marc : « Jésus pril un Enfant (jeune garçon), il le mit au » milieu d'eux, et il ie prit enlre ses liras, et dit : Quiconque ron çoil un de ces Enfants eu mon Nom, Me reçoit. » — IX. 3(i, 37. Luc, IX. 47, 48 ; — In jeune garçon représente ici l'innocence; celui qui la reçoit, reçoit le Seigneur, parce que c'est do Lui que procède le loin do i'innocence ; que recevoir un enfant au
3t> ARCANES CÉLESTES,
nom du Soigneur, ce ne soit pas recevoir un enfant, chacun ]>eiil le voir, cl qu'ainsi c'esl le ecleslc qui a été représenté par là, Dans HallMea : « Les L'ji^jiïs (jeunes garçous) criaient dans le temple: « Osanna au lils de David! Ils en furent indignes ; c'est pourquoi » Jésus leur dit : N'avez-vous pas lu : Par la Louche des petit» » enfants eldeccH.r qui tettent tu as rendu parfaite la louange?»
— XXI. 15, 10. Ps. Vin. 3 ; — si les enfants criaient : Osanna au fils du David, c'était pour qu'il Tût représente que l'innocence seulement reconnaît et reçoit le Seigneur, t'est-à-dire que c'est seulement ceux dans lesquels il y a l'innocence; « par la bouche des petits enfaniset de ceux qui tellcnllu as rendu parfaite la louange, » signifie que la louante lie peut pas parvenir au Seigneur par un autre chemin que par l'innocence; par elle seule se fait tnutc communication, et tout influx, par conséquent l'accès ; de la vient que le Seigneur dit, dans le Même : « Si vous ne vous convertisse/ » et ne devenez comme des enfants (jeunes garçons), vous n'en- « trerez point dans le Royaume des Cicux. « — XVIII. 3. — Dans tes passages suivants l'innocence est aussi signifiée par le jeune garçon, dans Zacharie : « Les places de la ville seront remplies de « jeunes garçons et de jeune* filles, jouant dans ses places. » — VIII. 5 ; — îà, il s'agit de la nouvelle Jérusalem on du Royaume du Seigneur. Dans David ; « Louez Jéliovab, jeunes gens cl vierges ii aussi, vieillards avec jeunes garçons '. » — Ps. CXLV1U. 12.
— Dans le Même : « Jéhovah renouvelle de la fosse ta vie, il raso sasie de Lien ta bouclie, afin que lu sois renouvelé comme l'aigle h en ton enfance. » — Ps. CI1I. à, 5. — Dans JoOl : u Sur mon » peuple ils ont jeté le sort, parce qu'ils ont donne le jeune garii eon pour la preslituéc, cl la jeune fille ils ont vendu pour lu ii vin qu'ils onl lui. » — IV. 3. — Dans Jérémic : « Je disperserai u par loi l'Iiomiiie et Iti femme, et je disperserai par lui le vieillard » et te jeune garçon, et je disperserai par loi le jeune homme et la » vierge. » — LL 22. — Dans Ësaïc : « Un Enfant (jeune garçon) nom est né, un fils nous a été donné, sur son épaule (sera) la principauté, cl on appellera sou Nom, Admirable, Conseiller, Dieu, Héros, Pire d'élemilé, Prince de pais. » — IX. S.
5237. Serviteur du prince des satellites, signifie dans lequel fiait le vrai qui decuit principalement servir pour fin-
GENÈSE. C1IAP. QUARANTE-UNIÈME. 37 terprétalion : on le voit par ce qui est dit du serviteur, eu ce que c'est concernant le vrai, Pi" 25B7, 3â09;clparlasignillcnliun du prince des satellites, en ce que ce sont les choses principales pour l'interprétation, N" â790, 4980, 5085 ; et comme le vrai sert à l'interprétation, à savoir, de la Parole, par le serviteur du prince des satellites il est signifié ici le vrai qui sert.
5238. Et nous lui racontihnes, signifie de 6) la perception: on le voit par la signification de raconter, en ce que c'est la perception, N° 3200.
5230. Ët il nous interpréta nos songes, signifie de ee qui (tait dans les choses prévues dans l'obscurité : on le voit par la signification d'interpréter, en ce que c'est ce qui était dedans, N" 5093, 5105, 5107 ; cl par la signification des songes, en ce que ce sont les choses prévues dans l'obscurité, N° 5233.
52Û0. A chacun selon son songe il interpréta, signifie d'apris le vrai ;— et il arriva r/tte, de infime qu'il nous avait interprété, ainsi fut, signifie qu'il arriva ainsi : on peut le voir en ce que par ces |iaroles est signifié l'événement de la chose, événement qui d'après le vrai fui tel qu'il l'avait prédit.
52âl. Moi, il m'a rétabli à mon poste, signifie que le sensuel de la partit: intellectuelle était reçu .- on le voit pai' la signification de l'échanson , qui ici est entendu par moi", en ce qu'il est le seusucl île l;i partie iiilellcdni'Ho, comme il a été dit plus haut ; et par la signification de rétablir au poste, en ce que c'est remettre en ordre et subordonner, N" 5125, ôli35, par conséquent aussi recevoir.
52S2. Et lui, il l'a pendu, signifie que le sensuel de la partic volontaire était rejeté : on le voit par la signification du boulanger, qui ici est entendu par lui, en ce qu'il est le sensuel de la partie volontaire, comme il a été dit plus haut ; ci par la signification de pendre, en ce que c'est rejeter, N"- 5150, 5167. Il n'est pas nécessaire d'expliquer plus amplement ces choses, puisqu'elles ont déjà été expliquées, car ce sonl les mêmes, qui ont été dites une seconde fois à cause de la série.
52â3. Vers, 1/i. Et envoya Pharaon, et U appela Joseph ; et ils le firent sortir <i la laite de la fosse, et il se tondit et changea ses habits, et il vint vers Pharaon. — Et envoya
ARCANES CÉLIiSTIiS.
Pharaon, signifie la propension du naturel nouveau : et il appela Joseph, signilie à recevoir lu céleste du spirituel : cl ils le firent sortir à la hôte de lu fosse, signifie le prompt rejet des choses qui faisaient obstacle d'après l'état de la tentation, et par suite le .changement : et il se tondit, signifie le rejet et le changement quant aui choses qui sont de l'extérieur naturel : et changeu ses Mbits, signilie quant aux choses qui sont de l'intérieur naturel, en en i-cïétanl de convenables : et il vint vers Piuinton, signifie ainsi communication avec le nouveau Naturel.
5244. Et envoya Pharon, signifie la propension du naturel nouveau : on le voit par la signification de Pharaon, en ce qu'il est l'homme Naturel nouveau, N" 6071), 5080 ; la propension à recevoir le céleste du spirituel est signifiée en ce qu'il envoya, et appela Joseph ; la propension elle-même est bien évidente par ce qui suit, en ce qu'il l'établit sur sa maison et sur toute la terre d'Ëgypte, et lui dit que sur sa touche tout son peuple le baiserait, Vers. 40, 41, 42, 43. Voici ce qu'il on est : (Juand l'état est plein, c'esi-ii-dire, quand toutes choses ont été préparées dans le naturel pour qu'il reçoive l'influx de l'intérieur ou du supérieur, et s'applique ce qui influe, alors le naturel est aussi dans la propension, c'est-a-diiu, dans l'affection de recevoir, ainsi l'un est accommodé a l'autre, lorsque l'Iionpme est renouvelé par le Seigneur.
5245. Et U appela Joseph, signifie à recevoir le céleste du spirituel : on le voit par la représentation de Joseph, eu ce qu'il est le céleste du spirituel, N" 4280, 4585, 4592, 5594, 4003 ; que ce soit « a le recevoir, » cela est signifié en ce qu'tf t'appela; voir ci-dessus, N° 5244.
5246. Et ils le firent sortir à la hâte de la fosse, signifie le prompt rejet des elwscs qui faisaient obstacle d'après l'état de la tentation, et par suite le c/iangetnenl : on le voit par la signification de la fosse, en ce qu'elle est l'état de vastation, cl aussi do tentation, N" â"2S, 4744, 5038; et par la signification de l'en faire sortir à la hâte, en ce que c'est le prompt rejet des choses qui en proviennent, à savoir, de l'état de tentation ; en effet, quand la fosse est l'étal de la tentation, en faire sortir a la haie quelqu'un, c'est éloigner les choses qui proviennent de cet état, conséquemmcnl les rejeter, comme ou le voit encore par ce qui suit
GEPiÈSE. CHAP. Q II A 11 A N T li- Il N 1 l'î \l K. 3» immédiatement, car il rejeta ce qui appartenait à la fosse ; en effet, il se tondit et changea d'Iiabils : l'état de tentation, relativement à l'étal qui le suit, est aussi, comme l'État de la fosse ou de la prison, sale et impur, car lorsque l'homme est tenté, les esprits immondes sont près de lui et l'entourent, et ils excitent les maux et les faux qui sont chez lui, et même ils le retiennent dans tes maux el dans ces faux, et ils les exagèrent jusqu'au desespoir; de là vient que l'homme est alors dans l'impureté et dans la saleté : et mémo quand cet étal se présente à la vue dans l'autre vie, (tous les étals spirituels jicuvenl y être manifestes à la vue), il apparaît comme un brouillard exhalé de lieux sales, et l'on perçoit aussi une puanteur qui s'en répand ; telle apparaît la sphère dont est culouré celui qui est dans la tentation, et aussi celui qui est dans la vaslatton, c'està-dire, qui est dans une fosse dans la terre inférieure, N° 4728. Mais quand l'état de la tentation cesse, ce brouillard est dissipé et fait place il la sérénité ; la raison de cela, c'est que les faux et les maux chez l'homme par les tentations sont ouverts, et sont Éloignés; quand ils sont ouverts, ce brouillard apparaît; et quand ils " sont éloignés, la sérénité se montre : le changement de cet état est aussi signilié en et que Joseph se tondit et changea d'habits. L'État de tentation peut même être comparé à cet état dans lequel est un liommo quand il tombe entre les mains des voleurs ; lorsqu'il en revient il a la chevelure (ti désordre, V u-age décomposé, et les habits en lambeau* ; si l'homme succombe dans la tentation, il reste dans un tel état, mais si dans la tentation it est victoriens, alors après aïoir recomposé son visage, arrangé sa chevelure et changé d'habit*, il vient dans un ft.it jojeux et screm -, ce sont aussi des esprit* et des génies infernaux qui alors, comme des voleurs, entourent cl .i'.:aq .tciii, et induiiciii en tentations. D'après ces explications, d est donc évident que par « on le fil sortir u la hate de la-fosse, « il est signifié !e prompt rejet îles choses qui fout obstacle d'après l'état de la tentation, et par suite lé changement.
5247. Et il se tondit, signifie le rejet et le changement quant aux choses qui sont (le l'extérieur naturel : on le voit par la signification de foudre, à savoir, la lùte et la barbe, en ce que c'est rejeter les choses qui sont de l'extérieur naturel ; car le cheveu ou le poil qui était tondu signifie ce naturel, rair N" 3301 :
iO ARCANES CÉLESTES,
cl mémo lu poil tant de la tête que île la bnrho correspond dans le Tris-Grand Homme à l'extérieur naturel; c'est même [Wur cola que les hommes sensuels, c'est-à-dire, ceux qui n'ont rien cru que le naturel, et n'ont pas voulu comprendre qu'il existe quelque chose de plus intérieur ou de plus pur que ce qu'ils pouvaient saisir par les sens, apparaissent dans l'autre vie, à la lumière du ciel, couverts de poil au point que la face est à peine autre ebose que du poil de barbe ; j'ai très-souvent vu de ces faces velues : mais ceuit qui ont Été hommes rationnels, c'csl-a-dirc, spirituels, chez qui le Naturel avait été régulière nient subordonné, apparaissent avec une chevelure décente ; bien plus, par la chevelure dans l'autre vie on peut connaître quels sont les esprits quant au naturel ; si les esprits apparaissent avec une chevelure, c'est parce que dans l'autre vie les esprits apparaissent absolument comme les hommes sur la terre; c'est de là aussi que les anges qui ont été vus sont même parfois décrits, dans la Parole, quant il leur chevelure. D'après ces explications, on peut voir ce que signifie tondre, par exemple, dans Ézéchiel ; ii Les Prêtres Lévites, fils de Sadok, dépouilleront leurs lia- » bits dans lesquels ils font le ministère, et ils les placeront dans « les chambres de sainteté, et ils revêtiront d'autres fiabils, et » ils ne sanctifieront pas le peuple avec leurs habits ; et leur » tête ils ne raseront point, et leur chevelure ils ne laisseront » point croître, en tondant ils tondront leurs têtes. » — XLIV. 19, 20 ; — là, il s'agit du Nouveau Temple, et du nouveau sacerdoce, c'esl-a-di™, ilu lu nouvi/lle Eglise, oit revêtir d'autres habits signifie les saints mis; ne so point raser ia tête, ne point laisser croître la chevelure, mais en tondant tondre les têtes, signifie ne point rejeter le naturel, mais l'accommoder pour qu'il concorde, ainsi le subordonner ; quiconque croit la Parole sainte peut voir que ces passages, et tous les autres sur la nouvelle Terre, la nouvelle Cité, et sur le nouveau Temple et le nouveau Sacerdoce, dans le Prophète, ne doivent nullement s'entendre comme ils y sont rapportés dans la lettre, par exemple, que les Prêtres Lévites, fils de Sadok, y rempliront leur ministère, et qu'alors ils dépouilleront les habits du ministère et eu prendront d'autres, et qu'ils tondront leurs télés, mais que là toutes et rliacum: des choses signifient des arcanes qui appartiennent a la nouvelle Église. Ce qui a été statué
GENÈSE. CHAP. QUARANTE-UNIÈME. ài au sujet du grand Prime, îles fils d'Aharon et des Lévites, dans Moïse : « Le grand i'n'lrc d'entre mis frères, sur la lele duquel a » Été répandue l'huile de l'onction, cl qui a empli sa main pour ■< reeêtir les habits, sa tête ne rasera point, et ses habits il » ne déchirera point. » — Lfivil. XXI. ^0 ; — « Les fils d'Aharon u tic rendront point chauve leur tête, et l'angle de leur barbe » ils ne raseront point ; saints ils seront a leur Dieu, et ils' ne » profaneront point le nom de leur Dieu. » — Lévit. XXI. 5, 0 ;
— & Tu purifieras ainsi les Lévites : Tu répandras sur eux des » eaux d'expiation; et ils feront passer un rasoir sur leur chair, a et ils laveront leurs habits, et purs ils seront. « — Nomb.VlII.7,
— n'aurait pas non plus été ordonné, si cela n'eût pas eu en soi des choses saintes ; de ce que le grand prêtre ne rasait point sa téte et ne déchirait point ses hahiis, que les fils d'Aharon ne rendaient point chauve leur lêle et ne rasaient point l'angle de la barbe, et que les Lévites, quand ils étaient purifiés, faisaient passer le rasoir sur leur chair, en cela qu'y avait-il de saint, et qu'y avaiWl de l'Église? mais avbir l'homme externe ou naturel subordonné à l'homme interne ou spirituel, et ainsi l'un et l'autre subordonné au Divin, c'est la le saint, que mémo perçoivent les Anges quand ces passages de la Parole sont lus par l'homme. De même, ilestditduNazircen, « qu'il serait saint ù Jehovah ; que si quelqu'un mourait près de lui par accident subitement, et souillait la téte de son Naziréat, iV tondrait sa téte au jour de sa purification, que le septième jour il la tondrait ; que le Naziréen, dans le jour où seraient remplis les jours de son naziréat, tondrait a l'entrée de la tente de convention la tête de son Naziréat, et prendrait tes cheveux de sa tête, et les mettrait sur le feu qui (est) sous le sacrifice des pacifiques.» — Nomb. VI. 8, 0, 13, 18 ; — ce que c'était que lo Naziréen, et ce qu'il représentait de saint, on le voit, N' 3301. Jamais on ne pourra comprendre que le saint consistait dans ses cheveux, si l'on ne sait pas ce que : c'est qu'un cheveu par corrcs|iondance, ni par conséquent à quel saint correspondait ie cheveu du rJaziréen : pareillement, il est impossible de comprendre comment ia lbrce de Simson consistait dans ses cheveux , au sujet desquels il dit lui-même a Délilah ; « Le rasoir n'est pus monté sur ma tête, parce que » Naziréen de Dieu, moi, dés l'utérus de ma mère ; si je suis
11 raté, de moi se retirera rua force, et je serai t endu faible, et je » .serai comme tout autre liotimic : et Délilah appela un humilie, i) qui rasa sept tresses de cheveux de sa tête, et sa force se ii relira de dessus lui. El ensuite quand le cheveu de sa tête com- » mença à croitre, comme lorsqu'il avait été rusé, ia force lui » reviut. n — Jug. XVI. 17, 10, 22; — sans une connaissance tirée de la correspondance, qui est-ce qui peut savoir que le Soigneur quant au Divin Piaturcl était représente par le Naziréen, et que le Naziréat n'était pas autre chose, et que la force de Simson provenait de ce représentatif? celui qui ne sait pas, et Lien plus encore celui qui ne croit pas qu'il y a un scus interne de la Parole, et que le sens de la lettre est représentatif des ehuies i)ui soûl dans le sens interne, reconnaîtra s peine quelque chose de saint dans ces passages ; et cependant ils renferment ce qu'il y a de plus saint. Celui qui ne sait pas, et plus en tore celui m: croit pas que la Parole a un sens interne qui est saint, ne peut pas non plus savoir ce que portent dans leur sein les passages suivants : Dans Jérémie : o La vérité a péri, et a clé rdrunclice de leur liouclie; coupelcs chc- >i veux de Ion Nutirêat, et jette-les. » — VIL 28, 59.— Dans Ksale ; a En ce jour-la le Seigneur rasera avec un rasoir de » louage, dans les passages du Heure, par le roi d'Ascliur, la pi tête et les poils des piedt, et mime la barbe il consumera. » — VU. 20. — Dans Michéc : « A la calvitie ridais- toi, et tonds- » toi, ii cause des fils de tes délices; élargis ta calvitie, comme « l'aigle, parce qu'ils ont émigré hors de loi. »— 1. 1C : — et en outre il ne saura pas non plus ce qu'enveloppe de saint ce qui est rapporté d'Èlïe, que c'était" iiïi/iOHime eêlti de poil, et ceint d'une ceinture de cuir autour de ses reius. » —II Rois, I. 8;— ni pourquoi « les jeunes garçons qui appelaient Elisée Chauve furent déchirés par des ours sortis de la forêt. »— II Rois, IL 23, 24 ; — par Élie et par Éliséc était représenté le Seigneur quant à la Parole, ainsi par eux était représentée la Parole, spécialement la Parole prophétique, iwPréf. du Chap. XVIII de la Gen. , cl N°27<52 ; le vêtement de poil et la ceinture de cuir signifiaient le sens littéral, l'homme veto de poil le signifiait quant aux vrais, et la ceinture de ..UT Jul.iur dis i-.iiiï I- '.;T3iIUi1 .|u'iul ju'. -.il li :'u; lu-
leral est le sens naturel parce qu'il se compose de choses qui sont
GENÈSE. CHAR QUARANTE- UNIÈME. 43 dans le monde, et le' sens interne est le sens spirituel parce qu'il se compose de choses oui sont dans le ciel ; ces deux sens sont entre eux comme l'interne et l'externe chez l'homme, et puisqu'il n'y a a pas d'interne sans externe, car l'externe est io dernier de l'ordre dans lequel subsiste l'interne, c'était pour cela même une ignominie contre la Parole d'appeler Elisée Chauve) comme s'il eût été sans externe, par conséquent comme si la Parole eûl été sans un sens adéquat a la conception de l'homme. D'après ces explications, on peut voir que chaque expression de ta Parole est sainte; mais la saînlelé qui est dans chaque expression ne se manifeste pas a l'entendement, si ce n'est pour l'homme qui connaît son sens interne ; toutefois, cependant, elle se manifeste à l'aperception par un influx du ciel pour celui qui croit la Parole sainte, cet influx s'opère par le sens interne dans lequel sont les anges, et quoique ce sens ne soit pas compris par l'homme, toujours est-il qu'il affecte, parce que l'affection des anges qui sont dans ce sens est communiquée ; de là il est encore évident que la Parole a été donnfe à l'homme alin qu'il ait communication avec le ciel, et afin que le Divin Vrai, qui est dans le Ciel, affecte l'homme par l'intlux.
52ÙS. El changea ses habits, signifie i/niml nue r/uisn qui sont de l'intérieur naturel, en en revêtant de convenables: on le voit par ia signification de changer, en ce que c'est éloigner el rejeter ; el par [a signification des habits, en ce qu'ils sont les choses qui sont de l'intérieur naturel, ainsi qu'il va être explique; il suit de là qu'il a revêtu des choses convenables, qui sont signifiées par les nouveaux habits. II est Irés-soiwenl parie d'habits dans la Parole, et par eux sont entendues tes choses qui sont au-dessous ou en dehors, et couvrent celles qui sont au-dessus ou en dedans ; c'est pour cela que les habits signifient l'externe de l'homme, pur conséquent le naturel, car c'est la ce qui couvre l'interne de l'homme et le spirituel ; les habite signifient d'une manière spéciale les vrais qui appartiennent à la foi, parce que ces vrais couvrent les biens qui appartiennent à la charité : ce significatif lire son origine des habits dont tes esprits et les anges apparaissent vêtus ; les esprits apparaissent en habits sans splendeur, et les auges eu habits avec splendeur et comme produits par la splendeur, car la splendeur elle-même se manifeste autour d'eux comme un vêlement, à l'ins-
lar des vêtements du Seigneur, qui, lorsqu'il fut transfiguré, étaient comme In lumière, — Mail». XVII. 2, — el comme la blancheur de l'éclair, — Luc, IX. 20 ; — par les habits on i«ut aussi coniiatlrc quels sont les esprits et les anges quant aux vrais de la foi, parce que ces vrais sont représentés par les habits, mais les vrais ' de la foi tels qu'ils sont dans le naturel ; quant aux vrais de la foi lels qu'ils sont dans le rationnel, ils sont manifeste par la face et parsabcaulé; la splendeur qui est sur leurs habits vient du bien de l'amour et de la charité 1 , ce bien par transparence donne la splendeur; d'après ces explications on peut voir ce qui est représenté par les liabtls dans le monde spirituel, par conséquent ce que sont les babils dans le sens spirituel. Quant aux babils que Joseph changea, c'est-à-dire, dont il se dépouilla, c'étaient les habits de la fosse ou de la prison, par lesquels sont signifiés les illusions et les faut, qui sont excités dans l'état des tentations par les mauvais génies et par les mauvais esprits; c'est [icurquoi ces paroles, u il changea ses babils,» signifie ni le rejet et le changement quant aux choses qui sont île l'intérieur naturel, et les habits qu'il revêtit furent les choses qui étaient convenables, c'est [mur cela qu'il est aussi signifié qu'il en révélait de convenables. Voir aussi ce qui a déjà élé dit el expliqué sur les habits, 4 savoir, que les choses célestes ne sonl]ioint vêtues, mais que les spirituelles et les naturelles le sont, N* 207 ; que les habits sont des vrais inférieurs respectivement, N" 1073, 2576 ; que changer d'habits était un rcpréscntalif que les saints vrais étaient revêtus ; que par suite il en était de mémo des habits de rechange, N°4d45; que déchirer sis ImhiK éiait lui représentatif de deuil sur !a perle el la destruction du vrai, N" 4763 ; et ce qui est signilié par celui qui entra sans f:lre vêtu de la robe nuptiale, N" 2132.
5240. Et il vint vers Pharaon, signifie la communication avec le nouveau Naturel : on le voit par la signification de venir, en ce que c'est la communication, ici par l'influx ; el par la représentation de Pharaon, en ce qu'il est le nouveau naturel, N°' 5070, 5080, 5244. D'après ce qui a ijU: impliqué, un voit clairement ce qu'enveloppent les choses qui sont dans ce Verset ; en effet, il s'agit de la manière donl Joseph a ete délivré de la lusse, el est venu vers Pharaon ; Jusqili, le relis interne, rrincscnlc le Seigneur
([liant au céleslc du spirituel, ut Pharaon représente l'iiomme nalurel ou cxlernc ; la rosse dans laquelle était Joseph représente l'état île la tentation du Seigneur quant au céleste du spirituel, cl l'ordre donne par Pharaon de le faire sortir de la fosse signifie l'état de délivrance des tentations, puis l'état de l'influx et ensuite l'étal de la communication avec le Nouveau Naturel ; d'après cela il est bien évident qu'ici dans le sens interne il est décrit comment le Seigneur a fait nouveau, et enfin Divin son Naturel : ce. sont là les choses que pensent les Anges célestes, quand ces historiques sont lus par l'homme ; penser à de telles choses est même très-agréable pour eux, car ils sont dans la sphère Divine du Seigneur, ainsi dans le Seigneur jiour ainsi dire, et alors ils sont dans la perception de la joie intime, quand ils pensent au Seigneur et li la salvation du genre humain qu'il a Opérée en faisant Divin en soi l'Humain; cl afin que les anges fussent maintenus dans celle treseélestc joie ei en même temps dans la sagesse, le sens interne de la Parole contient la complète description de celle Divine opération progressive, et eu même temps de l'opération progressive de la régénération de l'homme, car la régénération de l'homme est une image de la glorification du Seigneur, N" 3138, 3212, 320(1, 3nH0, âà02. Plusieurs denianderonl peut-être avec étonnement : Qu'est-ce que se disent cnlrc eux les anges, consCquemmcnt qu'estce que se disent entre eux les hommes qui après la raorl deviennent anges? Qu'on sache donc qu'ils sVnlreticiuiwit îles choses qui sont contenues dans le sens interne de la Parole, à savoir, de la Glorification du Seigneur, de son Royaume, de l'Église, de la régénération de l'homme jar le bien de l'amour et par le vrai de la foi ; mais ils s'en entretiennent au moyeu d'arcanes qui, |iour la plus grande partie, sont ineffables.
5250. Vas. 15, 1G. Et dit Pharaon à Joseph ; Un songe j'ai songé, et personne qui l'interprète ; et moi, j'ai entendu sur toi (quelqu'un) disant que tu entends un songe pour C interpréter. Et répondit Joseph à Plu'iraon, en disant : fltou pas à moi; Dieu répondra ta pair. Pharaon. — Et dit Pliaraonù Joseph, signifie la perception du cèles le du spirituel d'après le naturel : un songe j'ai >.ùngt\ signilir l:i prédiction : et personne qui t'interprète, signifie l'ignorance de ce qui élait dedans:
ARCANES CÉLESTIÏS.
et moi, j'ai entendu tur toi, signifie la faculté du céleste du spirituel : (quelqu'un) disant que. tu entends un songe pour l'interpréter, signifie d'apercevoir ce qu'il y a dans les choses prévues :
et répondit Joseph à l'/mrtim, signifie a co:ii i.ii ssiiilft: : en di sont : Pion pas à moi, signifie non pas d'après l'Humain seul : Dieu répondra lit pair. Pharaon, signifie d'après le Divin Humain par la conjonction.
6261. Et dit Pharaon A Joseph, signifie la perception du ri/este du spirituel d'après le naturel ; on le voit par la signification de dire dans les historiques de la Parole, en ce que c'est percevoir, ainsi qu'il ailé souvent monlré; par la représentation de Pharaon, en ce qu'il est le Naturel, N" 5079, 6080, 5095, 5160 ; et par la représentation de Joseph, en ce qu'il est le céleste du spirituel, N" 4286, 4602, 4594, 4063, 6086, 5037, 5106, 5240 : si la perception du Célesle du spirituel d'après le naturel est signifiée, c'est parce que le Seigneur est représenté par l'un et l'autre, à savoir, par Joseph et par Pharaon, par Joseph quant au céleste du spirituel, et par Pharaon quant au naturel; de là, par » Pliaraon dit à Joseph, » il est signifié la perception du Seigneur d'après le céleste lin spirituel dans le naturel : mais ce que c'est que cette perception et quelle est cette perception, il est impossible de le dire de manière à être compris, si auparavant on ne s'est pas formé quelque idée de la perception spirituelle, et du céleste du spirituel, et aussi du naturel à l'égard de la manière dont il a été distingué du spirituel: il est vrai qu'il en a déjà été dit quelque chose, mais il faudrait se le rappeler.
6252. Un songe j'ai songé, signifie la prédiction : on le voit par la signification du songe, en ce que c'est la prévoyance, et par suite la prédiction, N" 30D8, 5091 , 5092, 5104, 6233 ; que le songe ici suit la prédiction, cela est même évident pareequi suit, car dans le songe il est fait une prédiction de sept annnées d'abondance de vivras et rie srpi ;i 'es rie famine.
5263. Et personne qui l'interprète, signifie l'ignorance de ce qui était dedans : on le voit par la signification d'interpréter, en ce que c'est ce qui était dedans, N" 5093, 5105, 5107, 5141 ; de là l'ignorance de ce qui était dedans est signifiée par « personne qui l'interprète. » Personne, dans le sens interne, ce n'est pas per-
GENÈSE, CHAP. QUARANTE-UNIÈME. h~ sonnc ou nul, mais c'est purement le négatir, ici donc c'csi non, ainsi ce qui n'est pas connu ou ce qui esl ignore ; cela vient de ce que, dans le sens interne, on ne considère aucune personne, ni même rien do déterminé concernant une personne, voir N° 5225, el que l'expression personne ou nul enveloppe quelque chose de la personne dans le commun : il y a en gênerai trois choses qui disparaissent du,scns de la lettre de la Parole, quand il devient sens interne, à savoir, ce qui appartient au temps, ce qui appartient a l'espace, et ce qui appartient à la personne ; el cela, parce que dans le monde spirituel il n'y a ni temps ni espace; ces deux choses sont les propres de la nature, aussi dit-on de ceux qui meurent, qu'ils sortent du temps, et qu'ils laissent ce qui appartient au temps : si dans le monde spirituel on ne considère rien de déterminé concernant la personne, c'est parce que l'intuition de la personne dans le langage resserre l'idée et la limite, mais ne l'ciend pas et ne la rend pas illimitée ; l'étendu et l'illjmié Jurb k Iuijmhi.' fait (ju'il es! imin>rsd, «t qu'il comprend des choses innombrables el aussi des choses ineffables el peut les exprimer ; tel est par conséquent le langage des anges, surtout le langage des anges célestes, qui est respectivement illimilé; do là, tout ce qui appartient a leur discours influe dans l'Infini et dans l'Éternel, conséqucmmcnidans le Divin du Seigneur.
5254. El moi, fui entendu sur toi, signifie la [acuité du cfkste du spirituel; — quelqu'un disant que tu entends un songe pour Fintcrpréttr, signifie d'apercevoir ce qu'il y a dans les choses prévues : on le voit par la signiliraiinn A' entendre sur toi, en ce que c'est apercevoir cl connaître qu'il est tel, par conséquent en ce que c'est la faculté ; par la représenta lion de Joseph, il qui ces paroles sont adressées, en ce qu'il est le céleste du spirituel, N" 4280, 4502, 4604, 4003, 5080, 5087, 5106 ; jar la" signification d'en tendre, en ce que c'est apercevoir, N" 5017; par la signification du songe, en ce que c'est ce qui esl prévu, N° 6262; et par la signification d'interpréter, en ce que c'est ce qui était dedans, N° 5253 ; de là il esl évident que par « moi, j'ai entendu sur toi quelqu'un disant que tu entends un songe pour l' interpréter,* il esl signifié la faculté du céleste du spirituel d'apercevoir ce qu'il y a dans les choses prévues.
5255. Et répondit Joseph à Pharaon, signifie la connais-
ABCANES CÉLESTES.
sance : on le voîl par la signification de répondre a quelque chose quand on est interrogé, en ce que c'est donner à connaître comment la chose se passe, par conséquent la connaissance.
5250. lin disant : Non pas à moi, signifie non pas d'après l'Humain seul : on le voit par la signification de non pas a moi, ou il n'appartient pas à moi, quand il s'agit du Seigneur, qui est représenté par Joseph, en ce que c'est non d'après l'humain seul, mais d'après le Divin, car le Divin prévoit, par conséquent connaît ce qui est dedans : en effet, quand le Seigneur était dans le inonde, il y avait en Lui la Prévoyance et la Providence, même dans l'humain, mais d'après le Divin ; or, plus tard, quand il Tut glorifié, c'est d'après le Divin seul qu'elles furent en Lui, car l'Humain glorifié est Divin ; l'humain considéré en lui-même D'est que la forme récipienle de la vie procédant du Divin, mais l'Humain glorifié du Seigneur, ou son Divin Humain n'est [as une forme récipiente de la vie procédant du Divig, c'est l'être même de la vie, et ce qui en procède est la vie ; les anges ont du Seigneur une telle idée ; mais ceux qui de l'Église Chrétienne viennent aujourd'hui dans l'autre vie, ont presque tous du Seigneur une idée comme d'un autre homme, non-seu [email une idée si'i'anV >hi llii ii;, i|in>iqu'ils Lui adjoignent aussi le Divin, mais même séparée de Jéhovaii, et qui plus est, séparée aussi du saint qui procède de Lui ; ils disent, il est vrai, un seul Dieu, mais toujours est-ii qu'ils pensent trois, et qu'en actualité ils partagent le Divin en trois, car ils le distinguent en personnes, cl ils appellent Dieu chaque ]icrsonne et attribuent à chacune un propre distinct; aussi dit-on des Chrétiens, dans l'autre vie, qu'ils adorent trois Dieux, parce qu'ils pensent trois, quoiqu'ils disent un. Au contraire, ceux qui ont été gentils, ci qui se sont convertis au Christianisme, adorent le Seigneur seul dans l'autre vie ; et cela, parce qu'ils ont cru qu'il y a eu nécessité que le suprême Dieu se manifestât sur la terre comme homme, cl que le suprême Dieu est le Divin Homme ; et que, s'ils n'avaient pas du suprême Dieu celle idée, ils ne pourraient en avoir aucune, qu'ainsi ils ne pourraient pas non plus penser sur Dieu, ni par conséquent Le connaître, et encore moins L'aimer.
5257. Dieu répondra In paix, Pliaraon, signifie d'après le Divin Humain pur lu conjonction : on peut le voir d'après
ce qui vient d'ûlrc dit, N° 5201) : i l pur la signification de tu paix que Dieu répondra, en ce que c'est d'après le Divin Humain ilu Seigneur; que Dieu soit le Divin, on !e voit sans explication; ci que la paix dans le sens suprême soil le Seigneur, on le voit, N" 3780, i68l ; si c'est par la conjonction, à savoir, avec le cÉlestc du spirituel, et par ce céleste avec le naturel, c'est parce qu'il s'agit ici de celle conjonction.
6258. Vers. 17,18,19,20,21, 22, 23, 2i. Et parla Pharaon il Joseph : Dans mon songe, voici, je me tenais près de la rive du fleuve. Et voici, du fleuve maniaient sept vaches, grasses de chair et belles de forme, et elles paissaient dans ie jonc. Et voici, sept autres vaches montèrent après elles, chétives et très-laides de forme, et maigres de chair; je n'en ai point vu comme elles dans toute la terre d' Egypte quant à la laideur. El elles mangèrent, res vaches maigres et laides, les sept premières vaches grasses. Et elles vinrent en leurs entrailles, et l'on ne connaissait point qu'elles fussent venues en leurs entrailles, et leur aspect (élail) aussi laid qu'au commenrcwciit ; et je me rirciilai. Et je vis dans mon songe, et voici, sept épis montaient d'un même luyau, pleins et bons. Et voici, sept épis secs, minces et brûlés par l'eurus, germèrent aprèt eux. Et ils absorbèrent, ces épis minces, les sept épis bons ; et j'ai dit (cela) aux mages, et personne ne m'explique. — Et parla Pharaon il Joseph, signifie la pensée du céleste du spirituel d'après le naturel : dans mon songe, signifie ce qui a été prévu dans l'obscurité : voici, je me tenais prés de ta rive du fleuve, signifie d'un terme a. un terme ; et voici, du fleuve, signifie dans le tenue ; montaient sept vaches, signifie tes vrais du natuiï-l : grasses de elmir, signifie qui appartiennent fl la charité : et belles de forme, signifie qui appartiennent a la fui procédant de la charité : et elles paissaient dans te jonc, signifie l'instruction : et voici, sept autres vaches montèrent après elles, signifie les faux, qui appartiennent au naturel, auprès : ckétives et très-laides de forme, signifie, qui sont vains el n'appartiennent a aucune foi : et maigres de chair, signifie qui n'appartiennent a aucune charité ; je n'en ai point vu comme elles dans toute lit terre d'Hggpte quant îi la laideur, signifie tels qu'ils m. h.
ne peuvent en .aucune manière être conjoints avec les vrais cl les liions : et elles mangèrent, ces vaches maigres et /ailles, signifie que les faux qui n'appartiennent ni a la charité ni a la foi exterminèrent : ta sept premières vaches grasses, signifie les vrais qui appartiennent à la foi procédant de la charité : et elles vinrent en leurs entrailles, signifie l'extermination intérieure : et l'on tic connaissait point quelles fussent vernies en leurs entrailles, signifie que les vrais du bien no furent plus aperçus : et leur aspect (était) aussi laid qu'au commencement, signifie qu'il n'y avait rien de la communication ni de la conjonction : et je me réveillai, signifie l'étal d'illustration ; et je vis clans mon songe, signifie ce qui a encore été prévu dans l'obscurité : et voici, sept (pit montaient d'un mime tuyau, signifie les scientifiques, qui appartiennent au naturel, conjoints : pleins et bons, signifie auxquels pouvaient Ctrc appliquées les clioses qui appartiennent à la foi et à la charité : et voici, sept (pis secs, minces cl brûles par t'eurut, signifie des scientifiques de nul usage et pleins de cupidités : germèrent après eux, signifie apparaissaient auprès : et ils absorbèrent, ces épis minces, les sept épis bons, signifie que les scientifiques de nul usage cxtcrminmîiil les srientilïqnus de l'usage : et j'ai dit («la) aux mages, signifie la consultation avec les scientifiques intérieurs : et personne ne m'explique, signifie que d'après ces scientifiques rien ne fut aperçu.
6250. Et parla Pliaraon à Joseph, signifie la pensée du céleste du spirituel d'après le naturel : on le voit d'après ce qui a été dit ci-dessus, N° 5251, Où sont des u^inj^kiiis suiililaul'Js excepté seulement qu'il est dit là, Pharaon dit à Joseph ; cl ici, Pharaon parla il Joseph ; en effet, iY dit, signifie la perception, et et iY parla, signifie la pensée, N" 2271, 2287, 2619. Que par « Pharaon parla à Joseph, » ii soit signifié la pensée du céleste du spirituel d'après le naturel, et non vice versa, n'est parce que ce qui est extérieur ne pense jamais d'après soi, mais pense d'après l'intérieur; ou, ce qui est la même chose, ce qui est inférieur ne pense que d'après le supérieur, quoique, lursque l'intérieur ou le supérieur pense dans l'extérieur ou l'inférieur, il semble que l'extérieur eu l'inférieur pense d'après lui-même, mais c'est une illusion ; il en est de cela comme d'un homme qui voit un objet dans
un miroir el no sait pas qu'il y a la un miroir, il s'imagine que l'objet est où il paraît, cl cependant il n'y est pas ; pis donc que le céleste du spirituel est l'intérieur ou le supérieur, et que le naturel est l'extérieur ou l'inférieur, il s'ensuit que, par« Pharaon parla à Joseph, » il est signifié, dans le sens inleiiic, la pensée du céleste du spirituel d'après le naturel. En un mol, rien de ce qui est au-dessous n'a aucun pouvoir par soi-même, mais ce qu'il peut il le tient du supérieur ; et puisqu'il en est ainsi, il s'ensuit évidemment que lotit vient du suprême, c'est -.à -dire, du Divin; par conséquent si l'homme pense d'après l'entendement el agit d'après la volonté, il lient cela du Suprême ou du Divin, mais s'il pense faux cl agit mal, c'est d'après la forme qu'il s'est imprimée à lui-même, tandis que s'il pense vrai cl agit bien, c'est d'après la forme qu'il avait ri rue lu Sii^iirer ; en sait, en effet, qu'une seule et mémo puissance, qu'une seule et mCrnc force produit des mouvements divers selon les arrangements dans les milieux el dans les extrêmes, ainsi dans l'homme la vie procédant du Divin produit des pensées diverses el des actions diverses selon les formes.
5200. Les choses qui suivent dans celle série sont presque les mêmes que celles qui ont déjà Été expliquées dans ce Chapitre, depuis le N a 5105 jusqu'au N° 5217; une explication ultérieure serait donc superflue.
5251. Vers. 25, 2<ï, 27. Et dit Joseph à Pliaraon: Le songe de Pliaraon, un seul, lui; ee que Dieu fait, il l'a indigné à Pliaraon. La sept vaches bonnes, sept années, elles; et tes sept (pis bons, sept années, eux; un sculsongc, cela. Et les sept vaches minces et laides montant après elles, sept années, elles ; et les sept épis rides, brilles par l'eurus, seront sept années de famine. — Et dit Joseph il Pliaraon, signifie la |>crception du naturel d'après le céleste du spirituel : le songe de Pliaraon, un seul, lui; signifie que ce qui a élé prévu est semblable dans l'un et dans l'autre : ce que Dieu fait, il l'a indiqué à Pharaon; signifie que ce il quoi il a élé pourvu, il a été donné au Naturel de l'apercevoir ; les sept niches bruines, sept années, rlic, ji.niiitU: li s étal- ù: la nmliij.licalion du vrai dans le naturel intérieur : et les sept épis bons, sept années, eux, signifie les états de la multiplication du vrai dans le naturel extérieur : un seul
songe, cela, signifie que l'un cl l'autre doit être par conjonction : et tes sept radies minces cl laides montant uprés elles, sept années, elles, signifie Ira étals de la nnilli|.li'"!lioii du faux infestai) l le naturel intérieur : et In .•ipf cpkrîdcf, lin'dh par l'curn*. sipifie les états de la multiplication du faux infestant le naturel extérieur : seront sept années de famine, signifie par suite défaut et privation apparente de vrai.
5202. Et dit Joseph à Pharaon, signifie ta perception du naturel d'après le réleste du spirituel : on le voit par la signification de dire dans les historiques de la Parole, en ce que c'est percevoir; par la représentation de Joseph, en ce qu'il est le célesle du spirituel ; et par la représentation de Pharaon, en ce qu'il est le Naturel ; c'est ce qui a déjà été expliqué très-souvent.
5263. Le songe de Pluiraon, un seul, lui, signifie que ec gui a été prévu est semblable dans l'un et dans l'autre : on le voit par la signification du songe, en ce que c'est ce qui a été prévu, N" 3698, 504)1, 5092, 510â, 5233; par la représentation de Pharaon, eu ce qu'il est le Naturel, N" 5070, 5080, 5005, 5160; et par la signification de un seul, lui, en ce qu'ici c'est le semblable dans l'un et dans l'autre, a savoir, dans le naturel intérieur et dans le naturel extérieur ; qu'il y ail deux naturels, on le voit, N" 5118, 5126; en effet, ce que Pliaraou a songé des vaches a été prévu sur le naturel intérieur, et ce qu'il a songé des épis a été prévu sur le naturel extérieur ; cl comme les deux naturels fout un ]iar conjonction, il est signifié le semblable dans l'un et dans l'autre.
526â. Ce que Dieu fait, il l'a indiqué à Pharaon, signifie que ce à quoi il a été pourvu, il a été donné au Naturel de l'apercevoir : on le voit par la signification de ce que Dieu fait, en ce que c'est ceft quoi il a été pourvu, ainsi qu'il va Cire expliqué; par la signification ù'indiquer, en ce que c'est communiquer et donner d'apercevoir, N" 3008, 6856 ; et par la représenta lion du Pharaon, en ce qu'il est le Naturel, N- 5263 ; de là il est évident que que par i. ce que Pieu fait, il i'a indiqué il Pharaon, » il est signifié que, ce à quoi il n été pourvu, il a été donné au naturel de l'apercevoir. Que u ce que Dieu fait, » ce soit ce a quoi it a été pourvu, c'est parce que loutce que Dieu, c'est-à-dire, le Seigneur, fait, est la Providence, qui, venant du Divin, a en soi l'Éternel et l'Infini, l'É-
ternel pai-cc qu'elle no considère aucun terme à qno, ni aucun 1erme adi/ueni; l'Infini, parce qu'elle considère eu même temps l'universel dans chaque singulier et chaque singulier dans l'universel ; c'est lu ce qui est appelé Providence : cl comme il y a cela dans mules et dans chacune des choses que le Seigneur fait, voilà pourquoi le faire du Seigneur ne peut pas être exprimé par un autre mot que par le mot de Providence. Que dans toulcs et dans chacune des choses que le Seigneur faii il y ait l'infini et l'éternel, c'est ce qui, d'après la Divine Miséricorde du Seigneur, sera illustré ailleurs par des exemples.
5255. Les sept vaches bonnes, sept années, elles, signifie les états de la multiplication du vrai dans le naturel intérieur; on le voit par la signification des vaches, en ce que dans le sens hon elles sont les vrais du naïuiï! intérieur, N" 5198 ; et par la signification des années, en ce qu'elles sont lesélals, N" 483, â87, 4SS, 4J13, 803 ; s'il y en eul sept, c'esl parce que sept signifie le saint et par suite ajoute la sainteté à la chose dont il s'agit, N™885, Û33, 718, 881, et enveloppe aussi une période entière depuis le commencement jusqu'à la fin, N" 723 ; de là vient que sept vaches et sept épis ont été vus dans le songe, et qu'ensuite il y a eu sept années d'alwndance de vivres et sept années de famine ; de là vient aussi que le septième jour a élé sanctifié ; et que la septième année dans l'Église représentative a élé l'Année siiliiMihiiiito, d qu'api-es sepl fois sept années i! y avait Jubilé : si sept signifie les choses saintes, c'est d'après la signification des nomhres dans le monde des esprits; là, chaque nombre enveloppe une certaine chose ; assez souvent à la vue il m'est apparu des Nomhres, simples et composés, une fois même en une longue série; je me demandais avec étonnement ce qu'ils pouvaient sipifier, et il me fut dit qu'ils provenaient du langage des Anges, et qu'il est aussi de coutume d'exprimer quelquefois les choses par des nombres; ces nombres apparaissent non dans le ciel, mais dans le monde des esprits, où do telles choses se présentent à la vue : c'est ce qu'ont connu les Très- Anciens, qui étaient hommes célestes et parlaient avec les anges, et de là ils ont formé un comput ecclésiastique avec des nombres, par lesquels ils exprimaient d'une manière universelle les choses qui s'eïprimenl d'une manière particulière par les mots ; mais I»
connaissance de ce que chaque itonibre enveloppait n'est point restée chci leurs descendants; ils surent seulement ce que signifiaient les nombres simples, à savoir, deux, trois, six, sept, liuit, douze, et par suite vingt-quatre, soixante-douze, cl soixanle-dix-sepl ; ils savaient surtout que sept signifiait le tres-saint, c'est-a-dire, dans le sens suprême le Divin même, et dam le sens représentatif le céleste de l'amour ; c'est de lit que l'état de l'homme céleste a Été signifié par le septième jour, N" 85, 85, 80, 87. Que les nombres signifient des choses, an le voit clairement par plusieurs nombres dans la Parole, comme par ceux-ci dans Jean : n Que celui qui a ■i de l'intelligence compte le nombre de la béte, car nombre d'boin- » me il est, et son nombre est six cent soixante-six. » — Apoc XIII. 18 ; — et ailleurs dans le Même : « L'Ange mesura la mu- " raille de la sainte Jérusalem, cent quarante-quatre coudées, mc- ■> sure d'homme, c'est-à-dire, d'ange. » — Apoc XXI. 17 ; — le nombre ihh vient de 12 multiplié par lui-même, et de là provient le nombre 72.
526B. Et les sept épis bons, sept années, eux, signifie (es états de lu multiplication du vrai dans le naturel extérieur : on le voit par la signification des épis, en ce que dans le sens bon ils sont les scientifiques, N° 5212, par conséquent les vrais du nature! extérieur, car ces vrais sont nommés scientifiques; et par la signification des années; en ce qu'elles sont les états, N" 5205 ; on y voit aussi ce que c'est que sept.
5267. Un seul toiir/t, relu, signifie que l'un et l'autre doit être par conjonction : on le voit par ce qui vient d'être dit, N° 526S.
52SS. Et les sept vaches minces et laides montant après elles, sept années, elles, signifie les états de la multiplication du faux infestant le naturel intérieur : on le voit par la sipification des vaches, en ce que dans le sens réel elles sont les vrais dans le naturel intérieur, N" 5198, 52135, et ici dans le sens opposé les faux, Pi' û^ft:'.. aussi k's (.reiiiiéres sont-elles ap|ielées bonnes, et celles-ci minces Cl laides ; par la signification de monter, en ce que c'est le [troL'i'essif vci's les intérieurs, N° 5202 ; et par la sigiMlicLilkni des années, en ee qu'elles sont les étals, N° 5205. De même que sept signifie le salut, de mémo aussi dans le sens op-
GENÈSE. CHAP. QUARANTE-UNIÈME. 55 posé il signifia le profane ; irai 1 ilnns lit Parole la plupart (ies.es pressions onl aussi un sens opposé ; et cela, parci: ipic lis mCmcs clioses qui se foui dans le ciel, quand elles découlent vois l'enfer, se changent en choses op|W:es, et dei it-inioril en actualité des clioses Disposées ; ainsi les clioses saintes qui sont signifiées par sepi y deviennent des clioses profanes : que sept signifie et les choses saintes et les clioses profanes, on peu! le confirmer par <x nomlire sept, pommé seulement daus l'Apocalypse; que ce nombre y signifie les clioses saintes, on le voit dans ces passages : « Jean aux sept Égli- « ses : Grâce cl paix par celui qui est, et <pi était, et qui doit vc- » uir, et par ies sept esprits qui sont devant son tronc, n — I, fl.
— o II dit ces choses celui qui a les sept esprits el les sept étoia tes. » — 111. 1. — a Du trilne sériaient sept lampes de feu ar- « (lentes devant le trône, qui sont les sept esprits de Dieu. » —
IV. 6. — u Je vis dans la droite de celui qui était assis sur le trône « un livre écrit en dedans et sur le mers, scellé de sept sceaux.»
— V. 1. — o Je vis, et voici, au milieu du trône un agneau qui se » tenait delwut comme tué, ayant sept cornes, cl sept yeux, qui i) sont les sept esprits de Dieu, envoyés par toute la lerre. » —