V. 0. — « Aux sept anges furent données sept trompettes
— VIII. 2. — o Dans les jours de la voix du septième ange, le n mystère de Dieu sera consommé. » — X. 7. — « Les sept ano ges ayant les sept pluies sortirent du temple, vêtus d'un lin lilane n et éclatant, et ceints autour de la poitrine de ceintures d'or : n alors un des quatre anima tu donna aux sept anges sept coupes n d'or. « — XV. 0, 7. — Que sept dans le sens opposé signifie les clioses profanes, ou le voit aussi par ces passages, dans l'Apocalypse : « Voici, un grand dragon roux, ayant sept tètes et dix » cornes, et sur ses télés sept dù/démes. » — XII. 3. — « Je vis n monter du la mer une bùte, qui avait sept têtes et dix cornes, et ii sur ses cornes dix diad&rues, cl sur ses têtes un nom de lilasphe- » me. n — XIII. 1. — « Je vis une femme assise sur une Mte » écarlale, pleine de noms de blasphème, et elle avait sept têteset » et dix cornes. Ici l'intelligence, si quelqu'un a de la sagesse : » Les sept têtes sont sept moniuniirs. sur lesquelles la femme est ii assise, et ce sont sept rois. La Lx)lc qui était et n'est pas, c'est il un huitième roi, el elle est dea sept, el en perdition clic s'en va. ■> -XVII. 3,7, !), 11.
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5503. El les sept épis vides, brûlés par t'eurus, signifie les états de la multiplication du faux infestant le naturel extérieur : on le voit par la signi fi talion des épis, en ce qu'ils sont les scientifiques, qui sent les vrais du naturel extérieur, N° 5266, ainsi dans le sens oppose les faux, N" 5202, 5203, 5204 ; ceqnc c'est que vides et brûlés par l'eurus, on le voit ci-dessus.
6270. Seront sept années de famine, signifie défaut et privation apparente de vrai : on le voit par la signification de la famine, en ce qu'elle est le défaut de connaissances, N" 1460, 3304, par conséquent #nssi la privation de vrai ; en effet, il est signifié que les faux exterminaient les vrais, de sorte qu'il semblait qu'il n'y en avait jilus, par cela que les vaches maigres et laides mangèrent les sept vaches grasses, et que celles-ci vinrent en leurs entrailles, et qu'on ne connaissait point qu'elles fussent venues en leurs entrailles ; puis par cela que les épis minces absorbèrent les sept épis bons, Vers, a, 7, 20, 21, 24 ; N" 5206, 6207, 5217. Comment ces choses se passent, à savoir, que dans le commencement le Vrai sera multiplié dans l'un et l'autre naturel, et qu'ensuite il manquera au point qu'il en paraîtra a peine, cela est un arcane que nul ne peut connaître, sinon celui à qui il a été donné de savoir ce qu'il en est de la réformalion et de la régénération de l'homme : comme dans ce qui suit il en est question dans le sens interne, il en sera dit ici quelque chose comme préliminaire : Quand l'homme est réformé, il apprend d'abord les vrais d'après la Parole ou la doctrine, cl il les dépose dans sa mémoire ; celui qui ne peut pas être réformé croit que, lorsqu'il a appris les vrais cl les a placés dans sa mémoire, cela est suffisant, mais il se trompe beaucoup ; les vrais qu'il a puisés doivent être initiés et conjoints au bien, et ils ne peuvent être ni initiés ni conjoints au bien, tant que dans l'homme naturel demeurent les maux de l'amour de soi et du monde, ces amours ont été les premiers introducteurs des vrais, el les vrais ne peuvent en aucune manière être conjoints avec eux ; c'est pourquoi, afin qu'il s'opère une conjonction, les vrais, inlroduitset retenus par ces amours, sont d'aliord pour élre exterminés ; ce|iendant ils ne sont pas exterminés, mais ils sont traînés en dedans de manière qu'ils n'apparaissent point, c'est pour cela qu'il est dit privation apparente de vrai ; quand cela a été fait, le naturel est é-
GENÈSE. CIUP. QUARANTE-UNIÈME. 57 clairé par l'intérieur, et alors les maux des amours du soi et du monde se retirent, et à mesure qu'ils se retirent les vrais sont rel'iacès et sont conjoints au bien. L'état de l'homme, quand il est en api>arence privé de vrais, est nommé dans la Parole désolation, et est aussi comparé au soir, dans lequel est l'homme, avant qu'il vienne dans le malin ; c'est pour cela que dans l'Église représentative les jours commençaient par le soir.
5271. Vers. 28, 29, 30, 81, 32. C'est là ta parole que foi prononcée à Pharaon; ce que Dieu fait, il l'a fait voir à Pharaon. Voici, scpt.annécsviennent, abondance de vivres grande dans toute ta terre d' Egypte. Et surgiront sept années de famine aprh ettes, el en oubli sera livrée toute l'abondance de vitres dans la lare d'Égijpte, et ta famine consumera ta terre. El ne sera point connue l'abondance de vivres dans la terre, en présence de cette famine à sa suite, parce que fort grave celle-ci. Et quant il ce que le songe a été réitéré à Pharaon deux fois, c'est que la chose est arrêtée de Dieu, et Dieu se tulle de la faire. - ■ C'est là la parole que j'ai prononcée il Pharaon, signifie ce qu'a pensé le naturel d'après le céleste du spirituel : ce que Dieu fait, signifie sur ce àquoi il a été pourvu : il l'a fait voir à Pharaon, signifie l'apcrceplion du Naturel : voici, sept années viennent, signilii; les Oints île providence : abondance de vivres grande dans toute la terre d'Egypte, signifie la multiplication du vrai dans l'un et l'autre naturel : et surgiront sept années de famine après elles , signiQe les états suivants quanti il y a manque de vrai : el en oubli sera livrée toute l'abondance de vivres dans ta terre d'Egypte, signifie l'éloignemcnt du vrai et sa privation apparente dans l'un et l'autre naturel : et la famine consumera la terre, signilie jusqu'au désespoir : et ne sera point connue l'abondance de vivres dans la terre, signilie que rien du vrai qui y était auparavant n'y sera aperçu : en présence de cette famine à sa suite, parce que fort grave celle-ci, signifie! cause d'un tel manque de vrai : et quant à ce que le songe a été réitéré à Pliaraon deux fois, signifie parce que ce qui a élé prévu sur l'un et l'autre naturel : c'est que la chose est -arrêtée de Dieu, signifie esl Divin : et Dieu se lutte de ta faire, signifie avec tout événement.
5272. C'est là ta parok que j'iii prononcée à Pharaon, signifie ce qu'a pense" te naturel d'après te céleste du spirituel: on le voit par la s ignili talion de I» parole, en cequ'ellecslla chose, ainsi qu'il va tire expliqué; par la signification de prononcer (parler), en ce que c'est penser, ,N" 2271, 2987, 2610, 5259 ; par la représen talion de Joseph, qui ici parle, en ce qu'il est le cileste du spirituel ; cl par la représentation de Pharaon, en ce qu'il est le naturel, ainsi qu'il a élé dit ci-dessus : d'après cela il est Évident qac par « c'est là la parole que j'ai prononcée a Pharaon,» il est signifié cette chose, ou ce qu'a pensé le naturel d'après le célesle du spirituel ; voir aussi N° 5202. Quant au mol parole, dans la Langue originale, il exprime une chose, de là aussi la révélation Divine est nommée Parole, ei il en esi de même du Seigneur dans
le sens suprême ; <:! i|iiaml la l'anili; se ilil lUi Seuni'iir, i:l aussi il<: la révélation fàile par le Sei^neiii', elle si^ailic, ilans le se:;s le plus proche, le Divin Vrai par lequel existe tout ce qui est une cliose : que tout eu qui est une cliose ait existé et existe par le Divin Vrai qui procède du Seigneur, ainsi par la Parole, c'est un arcane qui n'a pas encore été découvert ; on croit que par la il es! entendu que Lieu a créé toutes choses en disant cl en ordonnant, comme un roi dans son royaume ; toutefois, ce n'est point là ce qui est entendu par u toutes choses ont été faites et créées par la Parole; « mais c'est par le Divin Vrai qui procède du Divin Bien, c'est-à-dire, qui procède du Seigneur, que loules choses ont exislé et existent ; le Divin Vrai procédant du Divin Bien est le réel mémo et l'essenlici même dans l'univers ; c'est lui qui fait et qui crée : à peine est-il quelqu'un qui ait du Divin Vrai une autre idée que celle qu'on a de la («rôle qui coule de la houclie quand on parle, et qui se dissipe dans l'air ; celle idée du Divin Vrai a produil celle opinion que par la Parole il est entendu seulement un ordre, et qu'ainsi c'esi seulement par un ordre que toutes choses ont éLé laites, et non par quelque chose de réel qui a procédé du Divin du Seigneur ; mais, comme il a été dit, le Divin Vrai procédant du Seigneur est le réel même el l'essentiel même d'où sont venues toutes choses , les formes du bien el du vrai en proviennent ; mais dans la suilc, d'après la Divine Miséricorde du Seigneur, il en sera dil davantage sur cet arcane.
5273. Ce que Dieu fait, signifie sur ce à quoi il a M pourvu : on le voil par la signification île re que Dieu fuit, en ce que c'est ce a quoi il a été pourvu, ainsi qu'il a été dit. fi" 5264.
5274. Il l'a fait voira Pharaon, signifie l'apereeption tlu naturel : cela est constant d'après la signification de voir, en ce que c'est comprendre et apercevoir, >, :>i ,'jo. n;iiîj, 2si>7, :17i.H, 45(37, 4723 ; el par la représentation de Pharaon, en ce qu'il est le naturel, comme il a été dit précédemment.
5275. Voici, sept années viennent, signifie les Hais de providence : on le voit par la signification des années, en ce qu'elles sont les États, N" 487, 488, 403, 81)3 ; et par la signification de venir, eu ce que c'est ce qui est de providence, car venir et devenir, quand cela se dit du Divin ou de ce que Dieu fait, c'est ce qui arrive d'après la Providence, par conséquent ce qui appartient a. la Providence ; que ce que Dieu fait appartienne a la Providence, on le voit ci-dessus, Pi" 5204 , 5273. Dans ce qui suit, il s'agil des sept années d'abondance de vivres et des sent années de famine; et là, par les années sont signifiés tes états ; par les années d'abondance de vivres, les étals de la multiplication du vrai dans le naturel, el par les années de famine, les étals de manque et de privation de vrai dans le naturel ; en général, par les sept années d'abondance de vivres et les sept années de famine dans la terre d'Egypte, sont décrits dans le sens interne lesilals de la réfurmatiou et de la régénération de l'homme, et dans le sons suprême les états de la glorification de l'Humain du Seigneur; c'était pour que ces étals fussent représentés que de ie!s événements ont eu lieu dans la terre d'Égypte ; ils arriveront la, parce que par la terre d'Egypte et par Pliaraon dans le sens interne il est entendu le Naturel, el il s'agit ici de la glori lien lion du Naturel dans le Seigneur. ]1 faut qu'on sache que les choses qui arrivaient dans ce temps, et qui ont été décrites dans la Parole, étaient des représentatifs du Seigneur Lui- Même, de la glorification de son Humain, et, dans le sens représentatif, de son Royaume, conséqucmmenl de l'Église dans le commun, el de l'Église dans le singulier, ainsi de la régénéra lion de l'homme, car par la régénérai ion l'homme devient une Église dans le singulier ; si les événements arrivés dans ce temps étaient des représentatifs de ces choses, c'était surtout à cause de la Parole,
ARCANES l'.ÉI.ESTES.
afin qu'elle fui écrite, ci qu'ainsi la Pamlc contint lies choses qui représentassent les Divins, les célestes el les spirituels, en série continue, el qu'en conséquence elle servit non-seulement il l'homme île l'Église, mais aussi auv. anges dans le ciel, car c'est par la que les Anges perçoivent les Divins, et ainsi sont affectés des clioses saintes, qui sont communiquées à l'homme lorsqu'il lit la Parole par affection ; de la aussi pour lui le saint : voilà la raison pour laquelle du Iris événements surit ;iiïiviis dans la terre d'Égypte.
527(5. Abondante de vivre» grande dans toute la terre d'Egypte, lignifie lu multiplication du vrai dans l'un et l'autre naturel .- on le voit par la signification de abondance de vitres, en ce que c'est la multiplication du vrai, ainsi qu'il va être expliqué ; et par la signification de la terre d'Egypte, en ce qu'elle est l'un et l'autre naturel, car l'Egypte signifie la science, K°' Wiih, 1165, 1180, li62, 4740, âtitlâ, à966, et comme elle signifie la science, elle signifie aussi le naturel, parce que ce qui est dans le naturel est appelé scientifique ; la terre d'Egypte est donc le mental naturel dans lequel est le scientifique; de là toute la terre d'tgyple signifie l'un cl l'autre naturel, a savoir, l'intérieur el l'extârieur ; qu'il y ait un naturel intérieur et un naturel extérieur, on le voit, N" 5118, 512C. Si l'abondance de vivres signifie la multiplication du vrai, c'est parce qu'elle est opposée il la famine qui signifie le manque de vrai ; dans la Langue originale, le mot par lequel est exprimée l'aboudancc de vivres est un mol auquel est opposé le mot famine, et signifie dans le sens interne une complète afiluencc el sullisance de connaissances, parce que la famine en signifie le manque. Les connaissances ne sont aulre chose que les vrais (le l'homme naturel, mais qui ne lui ont pas encore été appropriés, c'est la multiplication de ces vrais qui csl entendue ici ; les connaissances ne deviennent pas des vrais chez l'homme, avant d'être reconnues par l'entendement, ce qui arrive quand elles sont confirmées par lui, et ces vrais ne lui sont pas appropriés, avant qu'il y conforme sa vie; en effet, il n'y a d'approprié a i'homme que ce qui devient chose de sa vie, car il est ainsi lui-même dans
5277. El surgiront sept année» dr famine après elles, signifie les ftats suivants quand il y a main/tic de vrai : on lé
GENÈSE. CHAR QUARANTE-UNIÈME. 01 voit par la signification des années, en ce qu'elles sont les États, N°* 482, 487, 488, 41)3, S93 ; par la signification de la famine, en ce qu'elle est le manque de connaissances, N" 1400, 3364 ; et par la signification tle «prit elles, en ce que ce sont les États sui-
5578. Et en oubli sera livrée toute l'abondance de vivres ilans la terre d'Egypte, signifie F èloignement du vrai et sa privation apparente dans l'un et l'antre naturel : on le voit par la signification d'oublier ou d'être livré en oubli, en ce que c'est l'éfoignemcnt et par suite la privation apparente; par la signification de {'abondance de vivres, en ce que c'est la multiplication du irai, ou le vrai multiplié, N" 5276 ; cl par la sigulQcaliiiii lit; la terre tVKipjjitt, en ce qu'elle est le mental naturel ou le naturel de l'homme, ici l'un et l'autre naturel, comme ci-dessus, N" 5276, Si oublier ou Être livré en oubli est l'éloignement et la privation apparente, c'est parce qu'il en est ainsi de la mémoire et |iar conséquent de la pensée; les choses sur lesquelles l'homme pense sont immédiatement sous son intuition, et celles qui sont en affinité avec le sujet se tiennent en ordre tout autour, jusque vers celles qui ne soni pas en affinité, lesquelles sont tres-éloignées, et alors dans l'oubli ; celles qui sont opposées s'en séparent, et elles pendent en bas, se tiennent au-dessous et font équilibre avec celles qui sont au-dessus; celte ordinal ion est faite par le bien qui influe; c'est ainsi qu'il en est de toute pensée de l'homme ; qu'il en soit ainsi, c'est ce qui est manifeste d'après les pensées dans l'autre vie, car la les pensées dans la lumière du ciel ont coutume parfois de se présenter visibles, et alors la forme de leur disposition apparaît ainsi : de lit on peut voir que, dans le sens interne, oublier n'est autre chose qu'un èloignement et une privation apparente.
5279. Et la famine consumera ta terre, signifie jusqu'au désespoir : on le voit parla signification de h famine, en ce qu'elle est le manque de connaissances, et par suite la privation de vrai, N™ 5277, 6578 ; et par la signification de la terre, ici de l'Egypte, en ce qu'elle est le mental naturel, N" 5270, 5278 ; si c'est jusqu'au désespoir, c'est |>arce qu'il est tlil la famine consumera la terre; car lorsque par la terre est signifié le mental naturel, et par la famine la privation de vrai, il n'est pas signifié autre chose
que le déses]H>ir, car alors il se f;iil d'une manière spirituelle une consomption. Ici est décrit l'Étal de la désolation par la privation de vrai, lu dernier de cet état est le désespoir : si le desespoir est le dernier de cet état, c'est que par le désespoir le plaisir de l'amour do soi et du monde est éloigné, et qu'a sa place est insinnî le plaisir de l'amour du bien et du vrai ; en effet, chez ceux qui doivent être régénérés il y a désespoir au sujet de la vie spirituelle, par conséquent au sujet de la privation du vrai cl du bien, car lorsque ceux-ci sont privés île vrai et de liien, ils désespèrent de la vie spirituelle ; de la pour eux plaisir et béatitude quand ils sortent du désespoir.
52B0. Et ne sera point connue t'iiboniluui r dm rim:-! dans la terre, signifie que rien du vrai qui y était auparavant n'y sera aperçu : on le voit par la signification d'être connu, en ce qucc'csi Être aperçu; par la signification do ['abondance de vivres, en ce que c'est le vrai multiplié, N" 6270, 527S ; cl par la signification de la terre, ici de la terre d'Kgyplc , en ce qu'elle est le mental naturel, N" Ô270, 5278, 5279 ; de la il est évident que par ci ne sera point connue l'abondance de vivres dans la terre, » il osl signifié que rien du vrai qui y était auparavant ne sera aperçu dans le naturel. Dans ce Verset, il s'agit du dernier élat de la désolation, quand arrive le désespoir qui précède immédiatement la régénération, et puisqu'il s'agit du désespoir dans ce Verset, il faut dire ce qu'il en est : Tout nomme doit être réformé et naître de nouveau ou être régénéré, pour qu'il puisse venir dans le ciel, car « il moins d'être engendré de nouveau, personne ne peut voir te Royaume de Dieu. » — Jean, III. 3, 5, 9 ; — l'homme est né dans le péché, qui s'est accril en une longue série par les pères, aïeuls et aïeux, est devenu héréditaire, et a été ainsi transporté dans les descendants ; l'homme qui riait, naît dans autant de maux héréditaires qui se sont ainsi successivement accrus, d'où il résulte qu'il n'est que péché; c'est pourquoi, s'il n'est pas régénéré, il reste tout entier dans le péché : or, pour qu'il soit régénéré, il doit d'abord être réformé, cl cela par les vrais de la foi ; en effet, il doit apprendre d'après la Parole, et d'après la doctrine qui en est tirée, ce que c'est que le bien ; les connaissances du bien d'après la Parole ou la doctrine qui en est tirée sonl appelées vrais de la foi, car
GENÈSE. CHAP. QUATANTE-UN1ÈME. 03 lous les vrais de la foi oni Itur source dans le bien cl coulenl vers le bien, parce qu'ils regardent Je bien comme fin ; cet fiât est le premier et il csl appelé élat <le reforma lion ; dans cet élat sont introduits depuis l'enfance jusqu'à l'adolescence la plupart de ceux qui sont dans l'Église, mais néanmoins il en est peu qui soient régénérés, car la plupart dans l'Église apprennent les vrais de la foi ou les connaissances du bien dans le but d'acquérir de la réputation et de l'bonneur, et dans le but de s'enrichir ; lors donc que les vrais de la loi ont été introduits par ces amours, l'homme ne peut pas naître rie nouveau ou être régénéré, avant que ces amours aient été Éloignés; afin doue que ces amours soient éloignes, l'homme est mis dans l'état de tentation, ce qui se fait de celte manière : Ces amours sont excités par la tombe infernale, car cette tourbe veut vivre (Lins ces amours -, mais alors par lis anses sont excitées tes affections du vrai et du bien, qui ont été insinuées ries l'enfance dans l'état de l'innocence, et ont été ensuite renfermées intérieurement et conservées pour cet usage ; par suite, il y a combat entre les mauvais esprils et les anges , ce combat chez l'homme est senti comme tenlation ; et parce qu'alors il s'agit des vrais et des biens, les vrais eux-mêmes qni oni éti- ;iiilL'ihiiri!m^'.t insinués sont presqu'ex terminés par les faux que les mauvais esprils excitent, de sorte qu'ils n'apparaisse ut point, voir sur ce sujet, IV" 5208, 5269, 5270 ; et selon qu'alors l'homme se laisse régénérer, le Seigneur insinue par le chemin interne dans le naturel la lumière du vrai provenant du bien, lumière dans laquelle les vrais sont remis en ordre. Il en est ainsi de l'homme qui est régénéré, mais il y en a peu aujourd'hui qui soient admis dans cet élat : tous, il est vrai, autant qu'ils s'y prêtent, commencent à être réformés par l'instruction dans les vrais et dans les biens de la vie spirituelle; mois des qu'ils parviennent à l'âge de l'adolescence, ils se laissent entraîner par le monde, et se rangent du coté des esprits infernaux, par lesquels ils sont peu 0 peu détournes du ciel, au point qu'à peine croient-ils encore qu'il ; ait un ciel; par conséquent ils ne peuvent être mis dans aucune tentation spirituelle, car s'ils y étaient mis, ils succomlieraieul aussitôt, et alors leur élat postérieur deviendrait pire que leur état antérieur. — Mat th. XII. â5.— D'après ces explications, on peu! voir comment les choses se passent
ii l'Égard de ce qui esl contenu ici dans le sens interne, à savoir, à l'égard de l'étal de réformatiou et de l'étal de régénération ; dans ce Verset est décrit le dernier élal de la tentation, qui est l'élat du désespoir ; sur cei élat voir N° 5270.
5281. Eu présence de celte famine à sa suite, parce que fort grave celle-ci, signifie à cause d'un tel manque de vrai ; on le voit par signification de la famine, en ce qu'elle esl le manque de connaissances du bien, par conséquent le manque de vrai, N" 5277, 5278, et en dernier lieu le désespoir à cause de ce manque, N° 5278 ; cl par la signification de fort grave, en ce que c'est grand. Ici il continue à Être question du dernier élat de désolation , qui esl l'état du désespoir, el do sa gravite accroissante, N" 5279.
52S2. lit quant à ce que te songe a (le réitère à Plinraon deux fois, signifie parce que ce qui a été prévu sur l'un et l'autre naturel; on le voit par la signification du songe, en ce qu'il est co qui a été prévu, N» 3698, 5001, 6002, 510i ; par la représentation de Pharaon, en ce qu'il est le nalurcl, N" 5079, 5080, 5095, 5100 ; et par la signification d'être réitéré deux- fois, en ce que c'est sur l'un et l'autre naturel, a savoir, l'intérieur et l'extérieur ; que le naturel soit double, intérieur et extérieur, on le voil, N"' 5118, 6120 ; ce qui a été prévu sur le naturel intérieur est dans le premier songe, où il s'agit des vaches, N" 5198, 5202 ; ce qui a été prévu sur le naturel extérieur est dans le second songe, où il s'agit des épis, N" 5212 ; de là vient que être réitéré deux
5283. C'est que la chose est arrêtée de Dieu, signifie est Divin : on peut le voir sans explication, car une chose (parole), quand elle est dite de Dieu, esl le Divin Vrai ; lorsqu'il esl dit qu'elle a élé arrêtée de Dieu, il esl signifié que cela doit arriver infailliblement,
528a. Et Dieu se lutte de la faire, signifie avec tout événement : on le voit par la signification de faire, quand cela se dit de Dieu, eu ce que c'est la providence, fi- 52ttft, c'est doue aussi l'événement, car ce qui appartient à la Providence Divine arrive certainement ; et par la signification de se luiter de faire, en oe que c'esl loin événement; dans le sens interne, se hâter ou à ta halo,
ce n'est pas la promptitude, mais c'est le certain, cl aussi le plein, ainsi avec tout événement; car à la I ifl le enveloppe le temps, et dans le monde spirituel il n'y a point de temps, mais an lieu du temps il y a l'étal; ainsi la promptitude de temps se réfère là à la qualité de l'étal qui correspond, et la qualité de l'état qui correspond, c'est qu'il y ait en mime temps plusieurs choses qui opèrent, par lesquelles l'événeiiujiil cerliiin et complet.
5585. Vers. 33, 3â, 35, 30. Et maintenant que voie Pharaon un homme intelligent cl sage, et qu' il l' établisse sur la terre d'Egypte. Ainsi fasse Pharaon, et qu'H prépose des préposés sur la terre, et qu'il impose au cinquième la terre d'Égypte pendant les sept mine es d'abondance tir r ivres. El qu'ils rassemblent toute in nourriture de ces lionnes années qui viennent, et qu'ils amassent du blé sous la main de Pharaon, pour nourriture dans les vil/es, et qu'ils (le) gardent. El que ce soit une nourriture en dépôt pour la terre, pour les sept années de famine, qui seront dans la terre d'Egypte, et la terre ne sera point exterminée pur la famine. — Et maintenant que eoie Pharaon, signifie l'action du naturel de voir en avant : un homme intelligent et sage. sLmilie is l'isard du vrai et du iiien qui influent : et qu'il t'établisse sur la terre d'Egypte, signifie qui mettront toutes choses en ordre dans le mcnlal naturel : ainsi fasse Pharaon, signifie l'action ultérieure de voir en avant : et qu'il prépose des préposés sur ta terre, signifie l'ordination des communs dans le naturel : et qu'il impose au cinquième la terre d'Egypte, signifie les choses qui doivent être conservées et ensuite renfermées : pendant les sept années d'abondance de vivres, signifie qui ont été insinuées dans ces temps que les vrais ont été multipliés avec les liions : et qu'Us rassemblent toute la nourriture, signifie toutes les chose* qui appartiennent à l'usage : de ces bonnes année* qui viennent, signifie qu'on doit puiser dans ces temps : et qu'ils amassent du blé, signifie tout bien du vrui en même temps ; sous la main de Pharaon, signifie pour la nécessité el par suite pour la disposition dans le naturel : pour nourriture dans les villes, signifie ces choses dans les intérieurs du mental naturel : et qu'ils (le) gardent, signifie qu'elles doivent v ftlro renfermées : et que ce soil une nourriture en
dépôt pour ia terri-, signifie qu'elles soitnl h pour lout usage du naturel : pour ta sept année* de famine, signifie scion la nécessité dans iiw disettes : qui seront dan» ta terre d'Egypte, si-
528li. maintenant que Pharaon voie, signifie l'action tiit naturel de voir en avant, (protpeetio) : cela est conslanl par la signification de voir, en ce que c"esl voir en avant, car ici voir enveloppe un aclif, à savoir, pour qu'il fasse ; mais lorsque voir n'envelopive pas quelque chose à faire, il signifie comprendre cl apercevoir, comme il a été munlvc, fi" 2là0. :!:i:'5, 2807, 3704, 38G3, 4ft03à 4421, 4507, Zi723, 5114. Voici ce qu'il en est île l'action du naturel de voir en avant ; Le naturel de l'homme, ou son mcnlal' naturel, qui est au-dessous de .son inenlnl rationnel, ne voil par lui-même aucune chose, en avanl, il semble cependant que cesoil comme par lui-même, mais son adieu de voir en avant provient de l'intérieur, qui voit en avant dans l'extérieur, à peu près comme un homme se voil en avanl dans un miroir, dans lequel l'image apparall comme élanl là; cela esi aussi présenté dans le sens interne en ce que Joseph parle ainsi à Pharaon, et par Joseph est représente le céleste du spirituel qui esi l'intérieur, cl par Pharaon le nature! qui est l'extérieur, cl Joseph a paru à Pharaon cire luimême cet homme intelligent et sage dont il s'agit.
5287. Un homme iiitrlli'/jent et «i;/e, sir/nificti t'igarddu vrai et du bien ipii influent : on le voit par la signification de V homme intelligent, en ce qu'il est le vrai, et de V/tomme sage, en ce qu'il est le bien du vrai ; il faul qu'on sache que dans le sens interne par un homme inlclligetii et sage, il est enlendu non pas quelque homme ipii soit tel, mais ce qui. abstraction faite de la personne, apparlient à rinlelliLvnt <-x au sage, par conséquent le vrai el le bien ; dans l'aulro vie, surtout dans les Cicux, toute pensée, et par suile loul langage, se fait par des choses abstraites des personnes, c'est pour cela que la pensée ei le langage y sont universels, et res|wclii émeut illimités ; car aillant la pensée cl le langage se portent sur des personnes, sur leurs qualités en particulier, et autant aussi sur des noms ei des mots, amant ils deviennent moins universels, et aulant aussi ils se portent sur une chose et y restent ;
GENÈSE. CHAP. QUARANTE-UNIÈME. 67 mais aulant ils ne s'y perlent pas , cl se perlent sur des choses qui en sont abstraites, autant ils se portent hors (le la chose et s'étendent, et l'intuition devient plus élevée, par conséquent plus universelle; cela se manifeste- clairement p:ir la pensée de l'homme, aulant elle considère les expressions île celui qui parle, autant elle n'en considère, pas le sens ; et aulant elle considère en elle-même les choses par Meulières de la mémoire et y reste, aulant elle ne perçoit pas les qualités des choses ; cl bien plus encore, autant elle se considère elle-même dans clique chose, autant elle rétrécit les pensées et s'éloigne de l'intuition de la chose dans l'universel ; c'est de là que plus un homme s'aime par préfe" renée aux autres, moins il est sage. De la maintenant on voit clairement pourquoi les clioses abstraites d'avec les personnes sont signifiées dans le sens interne par celles qui ont été portées sur les personnes dans le sens de la lettre, voir aussi N* o^'ïS. Dans la Parole, il est fait ç* et la une. distinction entre la sagesse, l'iniel licence et la science, et par la sagesse il est entendu ce qui précède du bien, par 1 "intelligence ce qui procède du vrai, et par la science l'un et l'autre dans le naturel de l'homme; par exemple, dans Moïse : « J'ai rempli Bézaléel de i> l'esprit de Dieu, en sagesse, et et) intelligence, et eu science, » cl en toute sorte d'ouvrages. » — Exod. XXXI. 2, 3. XXXV. 30, 31 ; — et dans le Même ; « Donnez-vous des hommes sages, a et intelligents, et savants, selon vos tribus, cl je les placerai à » vos Télés. « — Deutér. I. 13.
5288. Et qu'il l'ttabtissc sur la terre d'J-lgi/ptc, signifie qui mettront toutes choses en ordre dans le mental naturel : on le voit par la signification <\'étnliiir sur quelque chose, en ce que c'est préposer quelqu'un qui met le en ordre, par conséquent aussi mellrecn ordre ; et par !n siimiiii'.iliMti à: lu terre d'Egypte, en ce qu'elle esl le mental naturel, comme ci-dessus, N" 527», 5278, 527!); ici par le, il est entendu l'homme sage el intelligent, par lequel le vrai et le bien sunl si^ritie-; : de là il est évident que par ces paroles il est signifié que le vrai et le bien mettront toules choses en ordre dans le naturel ; c'est aussi le bien cl le vrai qui mettent toutes et chacune des choses en ordre dans le mental naturel,- car ils influent de l'intérieur, et par conseil u en t ils les dispnsenl ; celui qui ne sait pas ce qu'il en esl de la facullé inlcliecluelle
ARCANES C fil .ESTES,
do l'homme, et comment l'homme peut musklérer intérieurement les choses, les percevoir, -puri^r ;i rt:t J y lîiguvmunl , île là conclure, et enfin en référer à la volonté et par la volonté mettre on acte, n'admiro rien dans ces oiiérations, il croit qu'elles découlent toutes ainsi d'une manière na lu relie, ne «mitant nullement que toutes cliosesen général et en jinrt i n nlïcr provirmiful d'un influx du Seigneur par le Ciel, que sans cet influx l'homme ne |icut pas penser la moindre chose, cl que l'influx cessant, le tout de la pensée cesse; par conséquent, il ne sait pas non plus que le bien qui influe du Seigneur par le Ciel met toutes choses en ordre, et les forme à la ressemblance du Ciel, en tant que l'homme le permet, et que par suite la pensée découle d'une manière qui s'accorde avec la forme céleste ; la forme céleste est cette forme dans laquelle les sociétés célestes ont été mises on ordre, et les sociétés célestes ont été mises en ordre selon la forme que revêtent le Lien et le vrai qoi procèdent du Seigneur.
5230. Ainsi fasse Pharaon, signifie l'action ultérieure de voir en avant : on le voit par les explications données ci-dessus, N" 52S0.
5290. Et qu'il prépose des proposés sur la terre, signifie l'ordination des communs dans le naturel : on le voit par la signification de préposer, en ce que c'est mettre en ordre; par la signification des préposés, en ce qu'ils sont les communs, ainsi qu'il va être montré ; et par la signification de la terre, ici de la terre d'Egypte, en ce qu'elle est le mental naturel, comme ci-dessus, N" 5288 ; si les préposés sont les communs, c'est parce que les choses communes sont celles dans lesquelles et sous lesquelles soûl les choses particulières, voir N" 917, «260, S325f. S320,43i5, Û383, 5208 ; mais par les princes sont signifiées les choses principales, N" 1Û82, 2080, 50âi.
5291. Si qu'il impose au cinquième la terre d'Égypte, signifie les choses qui doivent être consentes et ensuite renfermées : on le voit par la significatiiui <\'ini]in..tT mi cinquième, en ce qu'ici cela enveloppe la même chose que (limer; dans la Pa-
c'esl rassembler les vrais et les bleus et ensuite les renfermer ; que des restes soient des biens ut des unis renfermés par le Soi-
GENÈSIi. CHAP. QIJAUA.NTG-liMÈME. Ci) gneur dans l'homme intérieur, on \<: voit, jV' jios, 531), 500, 501, 061, 1050, 1000, 2284, 5135 ; cl que dans la Parole les restes soient signifiés par des dîmes, on le voit, N" 570, 1738, 2280 ; et pareillement par dis, N°" 11)00, 2284 ; delà aussi par cinq, nombre qui esl la moitié du nombre dix ; la moitié et le double , quant ans nombres dans la Parole, enveloppent h même chose; par exemple, vingt lamûmcclios<M|ueili>.,<:i quatre la même chose qnc deux, six lamente quclrois,viiiBH[Uiilre la luému que duuze, ut ainsi da reste; il en est de même des nombres encore multiplies ; ainsi cent, et aussi mille, enveloppent la même chose que dix ; soixante-douze, cl aussi cent quarante-quatre, la même que douze; par les nombres simples, par lesquels et avec lesquels des nombres ont eu! composés par multiplication, on |ienl donc savoir ce qu'enveloppent les nombres com- ]iosés ; on peut aussi par des nombres entiers savoir ce qu'er^eloppent des nombres plus simples, ainsi par dix ce qu'enveloppe cinq, par cinq ce qu'enveloppe deux et demi, et ainsi du reste; en général, il faut qu'on sache que lis nombres multiplies enveloppent !a même chose mais plus pleinement, et que les nombres divisés enveloppent la même chose maïs non si pleinement. Quant à ce qui concerne spécialement cinq, ce nombre a une double signification, il signifie peu et par suite quelque chose, et il signifie les restes ; s'il signifie peu, c'est d'après son rapport avec ces nombres qui signifient beaucoup, à savoir, avec mille et cent, et par suite aussi avec dix-, car mille et cent signifient beaucoup, voir N" 2575, 2030; et dix aussi, N" 3107, 4038 ; c'est de la que cinq signifie peu et aussi quelque chose, N" 049, S03S ; si cinq signifie les restes, c'est quand il se réfère il dix, car dix signifie les restes, ainsi qu'il a été dit ci-dessus : que tous les nombres dans la Parole signifient des choses, on le voit, N" 575, 047, 048, 755, 813, 19C3, 1088, 2075, 2252, 3252, 4204, 4405, 4670, 5205. Celui qui ne sait pas qu'il y a dans la Parole un sens interne, qui ne se montre pas dans la lettre, sera extrêmement étonné que les nombres dans la Parole signifient aussi deschoses, et cela surtout, parce qu'il ne peut former aucune idée spirituelle d'après les nombres; mais toujours est-il que les nombres découlent de l'idée spirituelle, qui est chez les Anges, ainsi qu'on le voit, N° 5265 ; on peut savoir, il est vrai, quelles sont les idées, ou quelles sont les choses,
auxquelles correspond'iil les nombres.- tii:iis on ignore encore d'où vient celle corresponilanee ; iiar exemple, d'où vient la correspondance de doute avec toutes les choses tic la loi, la correspondance de sept avec les choses saintes, la correspond a nce de dis et ausii celle de cinq avec les biens et les vrais renfermes |iar le Seigneur dans l'homme intérieur, et ainsi du reste : mais néanmoins il suffit de savoir qu'il y a une correspondance, et que d'après celle correspondance tous les nomlires dans la Parole signifient quelque chose dans le monde spirituel, qu'en conséquence il y a aussi renfermé en eux un Divin inspiré; comme, pour exemple, dans les passages suivants, où cinq est nommé ; ainsi, dans la Parabole du Seigneur sur ■ l'homme qui s'en alla en voyage, et livra a ses serviteurs ses richesses, à l'un cinq talents, à un autre deux, et à un troisième un; celui qui avait reçu cinq talents, les li! valoir et gagna cinq autres talents ;de même, eelui qui en avait reeii ilni.r,ea gagna deux autres: mais celui qui eu avait reçu an seul cacha l'argent de son seigneur dans la terre. » — Maith. XXV. 1 h el suiv. : —celui qui ne pense pas au-delà du sens littéral ne peut savoir autre chose, sinon que cesnom lires, cinq, deux et un, sont seulement employés pour arranger l'historique de la parabole, et qu'il- n'enveloppent rieu de plus, lorsque cependant dans ees i;ombres il y a aussi un orcane; en effet, le serviteur qui a reçu cinq talents signifie ceux qui ont admis les biens et les vrais procédant du Seigneur, ainsi ceux qui ont reçu les restes ; celui qui a reçu deux talents signifie ceux qui en avançant en 8ge ont adjoint la charité a la Toi ; et celui qui en a reçu un seul signifie ceux qui ont la foi seule sans la charité; il est dit de celui-ci qu'il cacha l'argent de son seigneur dans la terre, parce que l'argent, mol employé eu parlant île lui , signifie dans le sens interne le vrai qui appartient à la foi, N" 1551, 2PnA, car la foi sans la chai ilé ne peut pas faire du profit ou porter du fruit ; telles sont les choses enveloppées dans ces nomlires. Il en est de même dans d'au 1res paraboles, par exemple, dans celle de l'homme parti pour un pays éloigné, afin de recevoir pour lui un royaume ; il donna à ses serviteurs dix mines, cl il leur dit d'eu trafiquer jusqu'à ce qu'il soil revenu ; lorsqu'il revint, le premier dit : Soigneur, ta mine a produit dia: mines. Il lui dit : Bien, bon serviteur, parce que dans une très-petite ( chose) luas été fidèle, sois avec pouvoir sur
cilles. Le second ilil : Seigneur, l;i mine a l'ail cinq mina. Il
lui dit de mé : Toi aussi, suis sur cinq villes. I:u troisième avait
mis ta raine- dnns un linge, mais le seigneur dil : Otez-lui la mine, et doutiez-la il celui qui a les dix mines. « — Luc, XIX. 12 cL suiv.; — ici pareillement dix cl cinq signilient les restes, dix ta grande quantité, cinq en moindre quantité ; celui qui a mis la mine dans un linge signilie ceux qui acquièrent pour eux les (rais de la foi, et ne lus conjoignent point aux biens du la charité, et qui par conséquent n'en tirent aucun proflt ou aucun fruit. Il en est de même partou.1 où ces nombres sunl nom niés par lu Seigneur, comme lorsqu'il s'agit de celui qui ayant été appelé an souper, dit : a J'ai » acheté cinq paires de baufs, et je m'en vais les «prouver. » Lue. XIV. 1!) ; — du riche, quand il dit a Abraham : « J'ai cinq
« viennent dans ce lieu de tourment. » — Lue, XVI. 2S ; — des ci dix vierges, dont cinq prudentes, et cinq insensées. » — Mallti. XXV. 1 à 13 : — pareillement dans ces paroles du Seigneur : « Pensez-vous que je sois venu donner la paix sur la terre? non, m vous dis-je, mais la division ; car ils seront désormais cinq dans « une maison, divisés ; trois contre deux, et deux conire trois. » —Luc, XII. al, 55 ;— et aussi dans ces historiques eux-mêmes, où il est dit que !<: Seigneur « nourrit cinq mille hommes arec cinq pains cl dcu.r poisons ; et qu'alors il les lil asseoir [Kir reniâmes et par cinquantaines, et qu'après qu'ils eurent mangé , on ramassa douze corbeilles de morceaux. »— Mattl). XIV, 15 a 21. Marc, Vi. 3S et suiv. Luc, IX. 12 il 17. Jean, VI. 8 à 13 ; — comme ces passants sont historiques, à peine |ieul-oii croire que les nombres aient uni; signilifalion, ainsi le nombre cinq mille qui fut relui des hommes, le nombre cinq qui fut celui des pains, le nombre deux qui fut celui îles poissons, les nombres cent cl cinquante qui furent ceux des rangées de personnes assises, et enlbi le nombre douze qui fut celui des corbeilles où fuient mis les morceaux ; et cependant dans rliauuu de ces nombres il y a un arcane; car e'est par la Providence que tout cela est arrivé, afin que les Divins fussent représentes. Uans les passages suivants, cinq signifie aussi dans le monde spirituel des éludes auxquelles correspond ce nombre dans l'un et l'autre sens, le réel et l'opposé ; dans Ésaïc :
« Il sera laissé en lui des grapillagcs, comme à l'olivier qu'on a » secoué, deu.r, trois liaies, à la tète d'une brandie ; quatre, cinq, « dans ses branches fertiles. « — XVII. 6, 7. — Dans le Mémo : ii En ce jour-la, il y aura cinq villes dans la terre d'Égypie, par- » lant des lèvres de Canaan, el jurant il Jéhovalt Sébaolh. » — XIX. 18. — Dans !e Même : « Un millier devant la réprimande » d'un seul, devant la réprimande de cinq vous fuirez, jusqu'à ce " que vous soyez de resle comme le mili sur la tétc de la montagne, >i et comme l'étendard sur la colline. »— XXX. 17.— Dans Jean: « Le cinquième ange sonna de la lrom]iettc, alors je vis une étoile ii qui du ciel tomba en la terre, el lui fut donnée la clef du puits du h l'abîme ; aux sauterelles, qui en sortaient, il fut dit de ne point u tuer les liommes qui n'auraient point le sceau de Dieu sur leurs " fronts, mais de les tourmenter cinq mois. >i — Apoc IX. 1, 5, 10. — Dans le Même : « Ici est l'intelligence, si quelqu'un a de » la sagesse ; Les sept tètes sont sept montagnes, sur lesquelles la u femme est assise, et ce sont sept rois, les cinq sont tombes, et o l'an est, l'autre n'est pas encore venu, el quand il sera venu, i) peu de temps il faut qu'il demeure. ■— Apoc. XVII. t>, 10.— Il y avait pareillement un représentatif dans le nombre cinq dans ces passages, à savoir, que l'estimation de l'homme et de la femme serait selon les années, « depuis un mois jusqu'à cinq ans, el depuis cinq ans jusqu'à vingt, u — Lévil. XXV U. 1 * 9 : — que « si l'on rachetait un champ, on ajouterait le cinquième. »— Lévil. XXVII. 19 :— que*, si l'on rachetait les dîmes, on ajouterait aussi le cinquième.— Lévit. XXVII. 31 :— que les premiers-nés de superflu « devaient être rachetés cinq sicles. » — Nomb. III. 50 à 51 : — que le premier-né de la hèti: impure ik'vait être racheté s en ajoutant le cinquième. » — Lévit. XXV11. 27 : — que dans certaines prévarications pour amende u on ajouterait le cinquième. » — Lévil. XXII. 14. XXVII. 13, 15. Nomb. V. 6, 7, 8 : — et que o celui qui aurait dérobé un bœuf ou une pièce de menu bétail, et l'aurait tué ou vendu, restituerait cinq bœufs pour le bœuf, et qimtrc pièces de menu Mail pour la pièce de menu bétail, n — Exotl. XXI. 37. — Que le nombre cinq contienne on soi un arcane céleste, et le mémo que dis, on le voit clairement par les Chérubins, dont il est parlé dans le Premier Line des Huis : « Sa!o-
GENÈSE. CHAP. QUARANTE-UNIÈME. 73 i) mon Dl dans le sanctuaire deux Chérubins 'de liois d'olivier, dix
a eoudfes la h;iuli.'i;r de chacun ; rim/ l Oiuli es l'aile d'un Chéi'U-
» bin, ei cinq comit és l'aile de l'antre Chérubin ; dix coudées dc- » puis les extrém îles de ses ailes jasqu'aux extrémités de ses ailes; ii ainsi dix eoudfes le Chérubin, même mesure et même pro|»r- « Mon aux deux Chérubins. » — VI. 23 à 37 : — et on le voit clairement aussi par les bassins amour du temple; puis, par les chandeliers, dont il est parlé dans le même Livre : « On plaça cinq p bases de bassins près de l'épaule de la maison à droile, et cinq n près de l'épaule de la maison à gauche. On plaça cinq Cbande- » liers a droile, et cinq a gauche devant le sanctuaire, u — Vil. 30, 40. — Si la Mer d'airain était de « dix aunes de son bord à son bord, et de cinq mines de hauteur, et de trente aunes de circonférence, n — Chap. VII. 23,— c'était afin que les choses saintes fussent signifiées, tanl pur les nombres dix et cinq, que par trente, nombre de la circonférence, lequel, il est vrai, ne répond pas géométriquement au diamètre, mais néanmoins enveloppe spirituellement ce qui est signifié par le imurlour de ce vase. Que tous les nombres signifient des choses dans le inonde spirituel, cela est Iresévident par te nombres dans Kzcrliiel, où il s'agit de la nouvelle Terre, de la nouvelle Cilé, et du nouveau Temple, dout l'Ange mesura chaque partie, voir te Chapilres XL. XL1. XLU. XL1II. XLV. XLVI. XL VII. XLV1I1 ; la description de presque toute te choses saintes y est produite par des nombres, c'est pourquoi celui qui ne sait pas ce qu'enveloppent ces nombres peut à peine savoir quoique chose des arcanes qui y sont contenus ; on y trouve le nombre dix et le nombre cinq, Chap. XL. 7, il, 48. XL1. 2, 0, il, 12. XLU. h. XLV. il, ib, outre les nombres mullipliés, a savoir, vingt-cinq, cinquante, cinq cent, cinq mille; que la nouvelle terre, ta nouvelle cilé et le nouveau temple, y signifient le Royaume du Seigneur dans les cieux, et par suite l'Église du Seigneur dans les terres, on l'y voit par chaque détail. Ces détails sur le nombre cinq ont été rassemblés, parce qu'ici et dans les versets suivants il s'agit de la terre d'Impie, a savoir, qu'on y doit rassembler pendant 1rs sept aunn s d'alji.™iain^ la cinquième partie des vivres, et les ro]is<:ni:r [unir l'usage ries années suivantes de famine ; il a donc été montré que la cinquième partie signifie les
bieus ci les vrais renfermas chez l'homme par le Seigneur, et réservés pour l'usage, qu;iml arrivera lu lamine, ■■"csl-à-dirc, quand it y aura manque el privation du bien el dit vrai ; car si ces biens el ces vrais n'étaient pas renfermes par le Seigneur chez l'homme, ■ i! n'y aurait dans l'élal de tentation el de vaslatiou rien qui l'élevâi, par conséquent rien puiquoi il pat être régénère, ainsi l'homme
rijii vin» fn-.j. ir ■U' -iliii .1 .... 1 njir. ■ i.
5202. Pendant les sept année* il' abondance de vivres, signifie qui ont été iiifiiiui'a dans ces temps que les vrais oui été multipliés avec les biens : on le voit par la signification des années, en ce qu'elles sont les états, et par suite aussi les temps, ainsi qu'il va Cire montré; et par la signification de Yabondancc de vivres, en ce qu'elle est la multiplication du vrai, ou le vrai multiplié, N™ 5270, 5278, 5280; ici par conséquent les vrais multipliés avec les biens, paire que les vrais ne sont quelque chose qu'avec les biens, cl les vrais ne sont renfermés dans l'homme intérieur, ainsi qu'il vient d'être dit, N° S2f)J , que conjoints avec les biens. 5i les années signifient non -seule ment les élals, mais aussi les temps, c'est parce que les années dans te sens interne signifient des élats entiers, c'est- ;i- dire, 'les périinles ornières depuis le com-
espriméos autrement que par des temps, et ne peuvent Cire saisies par ceux qui sont dans le temps, autrement que comme des temps; que les années et les jours soient non-seulement des élats, mais aussi des temps, on le ïolt, N" 23, A87, /i8S, MI3, 893, 2006.
5203. El qu'ils rassemblent toute In nourriture, signifie toutes les cltases qui appartiennent <) l'u*age : ou le voit par la signification dé rassembler, en ce que c'est mettre ensemble et conserver ; el par la signification de la nourriture, en ce que et; sont les choses qui appartiennent à l'usage : la nourriture dans le sens interne signifie proprement les choses qui nourrissent rame de l'homme, c'est-à-dire, qui le nourrissent après la vie du corps, car alurs l'homme vit finie ou esprit, el il n'a plus besoin d'une nourriturc matérielle, comme (huis le momie, iu;iis il a besoin d'une nourriture spirituelle ; celle nourriture est tout ce qui appartient a l'usage , el tuul ce qui conduit à l'usage ; ce qui cunduil à l'usage est de savoir ce que i'VsI que le bien cl le vrai; ce qui appartient à l'u-
GENÈSE. CHAI 1 . QUARANTE, UNIÈME. 75 sage est de vouloir ei tic Jaire le bien et le vrai ; voilà les choses dont sont nourris les anges;' et qui par conspuent sont nommées nourritures spirituelles ci célestes : le mental de l'homme, où il ; a son entendement intérieur et sa volonté intérieure, ou bien oii il y a ses intentions ou ses Dns, n'est pas non plus nourri d'une autre nourriture, même lundis que l'homme vit dans le corps ; la nourriture matérielle ne pénétre p;isl:t, mais elle va dans les choses qui apjiarliennenl au corps, choses que cette nourriture sustente, afin que ee mental puisse jouir de sa nourriture quand le corps jouit de la sienne, c'est-à-dire, afin que ce mental soit sain dans un corps sain: si la nourriture dans le sens spirituel est tout ce qui appartient à l'usage, c'est parce que toute la science tic l'homme, et aussi toute son intelligence et sa sagesse, et par conséquent toute sa volonté, doit avoir pour fin l'usage ; de là selon la qualité de l'usage est la qualité de la vie. Que la nourriture dans le sens interne soit tout ce qui appartient a l'usage, on le voit clairement par ces paroles du Seigneur : n Jésus dit aux disciples : J'ai à manger » d'une Nourriture que vous ne connaissez point Les disciples » se disaicut l'un a l'autre : Est-ce que quelqu'un Lui a apporte à ■ manger? Jésus leur dit : Ma nourriture est de faire ta vo- " lonté de Celui qui M'a enr.mjé, et de parfaire son œuvre. » — Jean, IV. 32, 33, 3U ; — cl ailleurs : « Travaillez non pour » la nourriture qui péril, mais pour ta nourriture qui demeure » pour la vie éternelle, laquelle le Fils de l'homme vous donnera ; « car celui-ci, le Père l'ascellé, fil sarw'rj, Dieu. »— Jean,V1.2~. " 52t)â. De ces bonnes années qui viennent, signifie qu'on doit puiser dans ces temps : on le voit par la signification des années, en ce qu'elles sont les étals, et aussi les temps, ainsi qu'il Vient d'être dit, N° 5202; les bonnes années qui viennent sont dune ces temps, oit les vrais sont multipliés avec les biens, ce qui est signilié p:ir les su:.l iimiées d'iilioridiiiiD.; de vivres.
5-> ( J3. El qu'Us amassent du blé, signifie tout bien du vrai en même temps : on le vdil par la signilication d'amasser, en ce que c'est réunir ensemble et conserver ; et par la signilication du blé, en ce qu'il est le m'en du naturel, N° 358(1, ici le bien du vrai qui est dans le naturel ; le bien du vrai est le vrai en volonté et en acte. Si le blé est le bien, c'est parce que le champ dans le sens spirituel
csl l'Église ; de la, les choses qui appartiennent au champ, comme la semence, la semaiile, le grain sur pied, la muisson, le Mé, el aussi l'Épi, et spécialement le Trament, l'orge el plusieurs autres grains, sont des choses qui appartiennent a l'Église ; et les choses qui appartiennent a l'Église se réfèrent toutes au Lien et au vrai.
5290. Sous la main de Pharaon, signifie pour la nécessité et par tuile pour la disposition dans le naturel : on le voit par la signification île la main, en ce qu'elle est la puissance, N" 878, 3387, 4931 a 4957; de là sous lu main, c'est pour la disposition en toute nécessite", car ce qui ast sous la puissance de quelqu'un est pour sa disposition ; el par la reprise ni al ion de Pharaon , en ce qu'il est le naturel, ainsi qu'il a souvent été dit.
5297. Pour nourriture dans les villes, signifie ces choses dans tes intérieurs du mental naturel : on le voit par la signification de la nourriture-, en ce que et; sont toutes les clioscs qui appartiennent a l'usage, ainsi les vrais et les liions, N° 5293 ; et par la signification des villes, en ce qu'elles sonl les intérieurs du mental naturel ; les villes dans le sens universel signifient les doctrinaux de l'Église, voir N" 402, 2208, 2440, 2*51, 271'2, 2043, 3216, 4492, 4493; mais dans le sens singulier elles signifient les intérieurs de l'homme oii sont les doctrinaux, ou plutôt où sont les vrais conjoints au bien; que les vrais et les liiens chez l'homme forment comme une cité, on le voit, N° 5584 ; de la l'homme lui-même, en qui est l'Église, est nommé cité de Dieu ; il en est de la signification do la ville comme de la signification de la maison, la maison dans le sens universel signifie le bien, mais dans le sens singulier elle signifie l'homme, N° 3128, cl spécialelement son mental quant au Lien et au vrai qui y sont conjoints, ti" 3538, 4973, 5023 ; el une maison avec ses appartements, avec les bâtiments qui sonl autour el avec les vestibules, est une cité en lres-|>«ile forme. Les intérieurs du menlai naturel sont signifiés par les villes dans Ésatc : « En ce jour-là, il y aura cinq "il/es dans lu a terre d'Égypte, parlant des lèvres de Canaan, et jurant a Jéhoj) vah Séliaolh. » —XIX. 13;— et les biens et les vrais qui sont
» Bien ! bon servi leui , paivc que (Unis uni: iiï's-jii.lile 'chose) lu as
GENÈSE. CIUP. QUARANTE-UNIÈME. 77 » Élu fidèle, sois avec pouvoir sur die villes ; cl il (lit au second » qui avait gagné cinq mines: Toi aussi, sois sur cinq villes, n — XIX. 12 et suiï. — Ici donc par a qu'ils amassent du blé pour nourriture dans les villes, et qu'ils le gardent, „ [\ œ t signifié que les vrais conjoints nu hien doivent être renfermes dans les intérieurs du mental naturel ; quand les vrais et les liions y ont été renfermés, ils sont appelés les restes, dans lesquels consiste ia vie spirituelle , même do l'homme, et avec lesquels l'homme est spi rituellement nourri dans toute nécessité et dans toute indigence, c'est-à-dire, dans toute famine spirituelle.
5298. lit t/tt'ih le i/ardi iit , u't/iii/ie qu'elles doivent y Otre renfermées : on le voit par la signification de garder, en ce que c'est renfermer, à savoir, dans les intérieurs du mental naturel, qui sont signifiés par les villes, N* 5287.
5200. Et que ce soit une nourriture en dépôt pour ta terre, signifie qu'elles soient là pour tout usage du naturel: on le voit par la signification tic la nourriture, en ce que ce sont les Ijiens cl les vrais, N° 5293 ; par la signification de en dépôt, en ce que c'est ce qui a été renfermé pour tout usage, parce que c'est pour l'usage des années suivantes de famine ; et par la signification do ta terre, iei de la terre d' Egypte, en ce qu'elle est le mental naturel, N" 527», 5278, 5270, 5288.
5300. Pour les sept années de famine, signifie selon la nécessité dans les disettes : on le voit par la signilication de la famine, en ce qu'elle est le manque de vrai, N" 5277, 5278 ; que ce soit selon la nécessité, cela est évident, car les années dans le sens interne sont les états, ainsi qu'il a été souvent montré, ici donc pour ces années, c'est pour ces états quand il y aura nécessité.
6301. Qui seront dont la terre d'Egypte, signifie qui seront dans le naturel : on le voit par la signification de la terre d'Egypte, en ce qu'elle csl le mental naturel, N" 5276, 5278, 5270, 5288. Il est dit ici et ailleurs te naturel, et il est entendu le mental naturel ; en effet, il y a deux mentais chei l'homme, à savoir, le mental rationnel cl le mental naturel; le mental rationnel appartient à l'homme Interne, et le méritai naturel a l'homme Esterne; ce mental naturel ou cet homme externe est celui qui csl entendu quand il est dit simplement le naturel : que le mental soit l'homme lui-même, on le verra dans ce qui va suivre.
5302. Et fa terre ne sera point exterminée par la famine, signifie afin que l'hmiimr ne /n'n'.'se juin, a savoir, par le manque do vrai : on lft mil par la signification A' rire exterminé, en ce que c'est périr; et par la signification de la terre, ici de la terre d'Egypte, en ce qu'elle est le mental naturel, N° 5301 ; et parce qu'elle est le mental naturel, elle est l'homme lui-même , car l'homme est homme par son mental; en effet, le mental même constitue l'homme, et tel cstlc mental, tel est l'homme ; par le mental il est signifié l'intellectuel et le volontaire de l'homme, consequemment sa vie elle-même : ceux qui sont slupides s'imaginent que l'homme est homme par la forme externe, r/est-n-dire, parce qu'il a une face telle qu'est celle Je l'homme ; ceux qui sont moins slupides disent que l'homme est homme, parce qu'il peut parler -, et ceux qui sonl encore moins stupides disent qui: l'homme est homme,
de ces choses ; il l'est, parce qu'il peut penser le vrai et vouloir le bien, et qu'alors quand il pense le vrai et veut le bien il peut considérer intérieurement le Divin, cl le recevoir d'une manière perceptible; en cela l'homme est distingue des animaux brutes; d'ailleurs, de ce qu'il apparaît comme un homme parce qu'il peut parler, et qu'il peut penser, cela ne fait pas qu'il soit homme; car s'il pense le faux et veut le mal, cela fait qu'il est non -seule ment comme un animal brute, mais mémo pire qu'un animal brnle, car par ces mêmes facultés il détruit l'humain chez lui, et se fait Itéte féroce ; c'est surtout ce dont on peut avoir la preuve par ceux qui sont tels dans l'autre vie, car lorsqu'ils apparaissent dans la lumière du ciel, rumine ;ius-i lorsqu'ils shiI iusnivti's par ils ailles, ils apparaissent en ce moment comme des ntottstrrs. ■■ 1 quelques-uns comme des bêles féroces, les tourbes comme des serpents, et les autres d'une antre manière ; mais lorsqu'ils sont éloignés de cette lumière, et replacés dans leur lueur qu'ils ont en enfer, ils apparaissent entre eux comme des hommes. Quant à ce qui se passe relativement à ce point, à savoir, que l'homme périrnit dans tes disettes du vrai, s'il n'avait pas des biens et des vrais renfermés dans ses intérieurs par le Seigneur, ce qui est signifié par» la nourriture en dépOl pour la terre, pour les sept années de rumine, de peur que la terre ne soit détruite dans la famine, » il en sera parlé dans la suite de ce Chapitre.
GENÈSE. CHAP. QU Alt A N TE-U N I È M E. 70 5303. Vers. 37, S8, 30, 40. Kl lion»,' fui la parole aux yeux île Pharaon, et aux yeux de tous .tes serviteurs. Et dit Pharaon à ses serviteurs ; Est-ce que nous trouverions un homme comme celui-ci, en qui (il y ail) l'esprit de Dieu '! El dit P/mraonù Joseph ; Puisque Dieu t'a [ail connaître lout cela, personne d'intelligent et sage comme loi. Toi, tu seras sur ma maison, et sur ta bouche (le) baisera tout mon peuple, seulement par le trône je serai grand plus que toi. — Et bonne fut la parole aux yeux de l'hurami, signifia la satisfaction du naturel : aux yeux de tous ses serviteurs, signifie la satisfaction pour toutes les choses qui sont dans le naturel : et dit Pharaon ii ses serviteurs, signifie la perception du naturel avec toutes les choses qui y sont : est-ee que nous trouverions un hâmme comme celui-ci, en qui (il ï ait) l'esprit de Dieu, signifie sur l'influx du vrai dans lequel est le bien par l'intérieur, ainsi le céleste du spirituel : et dît Pimraon à Joseph, signifie la perception du naturel d'après ie ccleslc ilu spiiïtisd : /miv/ia- Dieu t'a fait connaître tout cela, signifie parce que In Prévoyance cl ia Providence sont à lui : personne d'intelligent et sage comme toi, signifie qui; de là seulement viennent te vrai et le bien : toi, tu seras sur mu maison, signifie que le mental naturel lui sera subordonne et soumis : et sur la bouche (te) baisera tout mon peuple, signifie que là tout sera sous son obéissance : seulement par le trône je serai grand plus que toi, signifie que néanmoins tout semblera venir du naturel, parce que loul vient dn céleste du spirituel par le naturel.
530fl. Et bonne fut la parole an.:: ycicx de Pharaon, signifie la satisfaction du naturel : on le voit par la signification A'ttrê une bonne parole, en ce. que c'est être agréable ; il est dit aux yeux d'après une formule ordinaire de parler, parce que l'œil signifie la vue iniirieurc, ainsi l'entendement, la perception, l'observation, et plusieurs autres choses qui appartiennent à la vue, N" 2701 , 2780, 2820, 3198, 3202, 3820, â083, âOSG, 4339, 4403 à 4421, 4523 à 4534 ; par conséquent par bonne fut h parole aux yeux, il est signifié la salisfaclion : et parla représentation de Pliaraon, en ce qu'il est le nalurel, ainsi qu'il a été dit
5305. Aux yeux de tous ses serviteurs, signifie ta salisfaction pour toutes tes choses i/ui sont (tans k naturel ; on le voit par la signification d'être une bonne parole aux yeux, en ce que c'est la satisfaction, N* 5304 ; et par la signilicalion des serviteurs, en ce que ce sont les choses qui sont dans le nature!, surtout celles qui sont dans le naturel extérieur : très-souvent dans la Parole se trouve l'expression de serviteur, et dans le sens interne par serviteur il est entendu ce qui sert à un autre, en général tout ce qui est au-dessous par rapport a ce qui est au-dessus, car il est conforme à l'ordre que l'inférieur su-ve k supérieur, et en tant qu'il sert il est appelé serviteur : mais ici sont appelées serviteurs les choses qui sont dans le naturel ; en effet, le naturel dans le commun, qui est représenté par Pharaon, est le commun lui-même auquel chaque chose en particulier doit servir, comme au bien commun dans les royaumes ; que Pharaon soit le naturel dans le commun, on le voit, ~N° 5100.
&3Q<i. Et dit Pharaon éi ses serviteurs, signifie lit perception du naturel avec toutes tes choses qui y sont .-on le voit par (a signification de dire dans les historiques île h Parole, en ce que c'est percevoir, N" 171)1, 1815, 1810, 18*2, 1898, 1010, 2080, 2101, 2233, 2610, 28tt2, 3305, 3500 ; par la représentation de Pharaon, en ce qu'il est le naturel, N" 5070, 5080, 5095, 5160; et par la signilicalion de ses serviteurs, en ce qu'ils sont toute les choses dans le naturel, Pi" 5305.
&307. Est-ce que nous trouvevions un homme comme celuici, en qui il y ail l'esprit de Dieu, signifie t'injlux du vrai dans lequel est le bien pur l'intérieur, ainsi le céleste du spirituel : on le voit par la signification de l'homme (vir), en coqu'il est le vrai, N" 3134, 3300, 3459; cl par la signification de l'esprit de Dieu, en ce que c'est le bien par l'intérieur, ainsi par le Divin ; en effet, l'esprit de Dieu est ce qui procède du Divin, ainsi du Bien Même, car le Divin est le Bien Même ; ce qui en procède est le vrai dans lequel est le bien, et c'est là ce qui, dans la Parole, est signifié par l'esprit de Dieu, car l'cspril lui-même ne procède pas, mais c'est le vrai dans lequel est le bien, ou le saint vrai, qui procède; l'esprit est l'insinimcntal par lequel ce vrai est produit. Ce vrai dans lequel est le bien est ici le céleste duspiriluol, qui est
GENÈSE. CHAI'. QUARANTE-UNIÈME. 81 représenté |iar Joseph. On sait, dans l'Église, que Joseph dans le sens spirituel est le Seigneur, aussi appel Ic-i-mi le Seigneur le célesic Joseph ; mais en ne sait pas ee que, Joseph représente (lu Seigneur; en effet, le Seigneur est représenté par Abraham, il l'est par Jischak, et aussi par Jar.nl> ; il est encore représenté par Moïse et Éiie, et par Aharon, et aussi pas David, et en outre par plusieurs autres dans la i'arulr, nuis reprndanl par j'un autrement que par l'autre; le Seigneur f-si rqn'éseo!,': par Abraham quant au Divin Même, par Jischak quant au Divin Rationnel, par Jacob quant au Divin Naturel, par Moïse quant à la Lui uu a la Parole historique, par Étie quant a la l'amie prophétique, par A baron quant au Sacerdoce, et par David quant il la Royauté : a l'égard do ce qui est représenté par Joseph, voir IN" 3909, S98G, SâS5, ââi)2, 45M, S(S(iî>, Û723, 4727, MW3, 52n!) ; ce que Joseph représente est nommé le céleste du spirituel d'après le naturel, cela ne peut pas être rendu par une autre expression ; en efi'ct, le réleste est le lien procédant du Divin, le spirituel est le vrai procédant de ce bien, ainsi c'est le vrai du bien procédant do son Divin Humain ; c'est lu ce que fut le Seigneur lorsqu'il vivait dans la monde; mais quand il se fut glorilié, il s'éleva an-dessus de cela, et il devint le Divin Bien même, ou Jétimah, aussi quant à l'Humain; il ne peut pas en être dit davantage en particulier sur cet arcane : il sera seulement ajouté que Joseph est venu en Égjpte, qu'il a d'abord servi dans la maison de Poliphar prince des satellites, qu'il a ensuite été détenu dans une prison, et que plus tard il a ea la domination sur l'Égypie, pour représenter comment le Seigneur en Lui-Méme a progressivement fait Divin l'Humain, afin qu'ainsi la Parole fill écrite et contint des Divins dans le sens interne, lequel sens servi-
nréhcnsible el ineffable relativement n la sagesse humaine, consiste dans ces Divins, et servirait eu même temps ans hommes qui aiment par-dessus toutes choses les événements historiques, el roulent alors dans leur mental ces événemcnis dans lesquels les anges, au moyen de l'influx procédant du Seigneur, perçoivent les Divins.
5308. Et dit Plmriton à Joseph, signifie la perception du naturel d'aprh te a'ie..le du spirituel : on !c voit par la signification de dire dans 1rs liis laïques ik la Parole, en ee quer.'esl la
iv. <s.
perception, N* 5300; par la représentation de Pharaon, en ce qu'il esl le naturel ; el par la rirpresenlaiiiiu de Joseph, en ce qu'il est le céleste iln spirituel, ainsi qu'il a dÉjà Été dit tres-souvent.
5300. Puisque Dieu l'a fuit connaître font cela, signifie parce que la Prévoyance, el la Providence sont à lui : on le voit par la signilicalion de connaître, quand cela se dit de Dieu, en ce que c'est la PrÉvojance et la Providence ; c» effet, on no peut pas dire de Dieu qu'il connaît, car de Lui-Memc il connaît toutes choses, el la faculté de coimailre chez l'homme vient de Lui ; c'est pourquoi eu Dieu, connaître, c'est prévoir et pourvoir; prévoir, c'est connaître d'éternité il Éternité; et pourvoir, c'est le faire; que la prévoyance el la providence soient à lui, à savoir, au céleste du spirituel, c'est parce que dans k sens intérim il s'agit ici du Seigneur, qui est le céleste du spirituel que représente Joseph, '
5310. Personne d'intelligent el sage comme toi, signifie que de lit seulement tiennent le i rai et le bien : on le voit par la signilicalion de Yintelligcnt, en ce qu'il est le vrai, el par la signification du sage, en ce qu'il est le bien, comme il a Été dit, N° 5287 ; que le vrai et- .te iitcn ne viennent d'aucun autre que de lui seul, c'est ce que signifie personne, para: que personne on nul, dans le sens interne, esl nt'^alil. par eonséifui/nt e\elusif de tout antre, noir N" 5225, 5253.
6311. Toi, lit seras sur ma maison, signifie que le mental naturel lui sera subordonné et soutins : on le voit par la signification de la maison, en ce qu'elle est le mental, W 3538, 4973, 5023, ici le mental naturel, parce qu'il esl dit ma maison par Pharaon, qui représente le naturel ; que ce mental doive être su- Iwrdonné et soumis, c'est ce qui esl signifié, en ce qu'il sera sur la maison ; celui qui est étalili sur la maison de quelqu'un domine réellement, et tous ceu* qui v sont lui sont subordonnes et soumis, le maître de la maison retenant néanmoins le nom, et la dignité quant a l'apparence.
5312. /;( sur In bouche te baisera tout mou peuple, siyni-
mon peuple, en ce que c'esl tout dans le naturel ; par le peuple
sont signifiés les vrais, voir N" 1259, 1260, 3581, 4819, ainsi dans le naturel ies connaissances ilu liien et du vrai, cl les scientifiques, car ce sont là les vrais du naturel, N° 5276.
5318. Seulement par le troue je serai grand plus que toi, signifie que nfrwiHoin* tout si-mMrra venir ilu naturel, parre, que tout rient du céleste du spirituel par le naturel : on le voit par la signification ù'ftre grand plus qu'un autre, en coque c'est cire plus grand, ici quanta l'apparence nu quant à la vue; et par la signification du siège ou du trône, en ce qu'ici c'est le nature! ; en effet, lo naturel est entendu par le Irène, quand le célesie du spirituel est entendu par celui qui est assis dessus, car le naturel est connue un siège pour le spirituel, ici pour le céleste du spirituel ; en général, ce qui \-A inférieur est niiuiiie un siège pour le supérieur, car le supérieur y i>l eiagit, et mémo par l'inférieur, et ce qui est fait semble venir" de l'inférieur, parce que, comme il a été dit, c'est par lui ; voilà eo qui est entendu par cela que Pharaon a dit a Joseph : « Seulement par le trfine je serai grand plus que toi, >> Dans la Parole, le IrOnc est trés-souvcnl nommé, quand il s'agit du Divin Vrai et du Jugement d'après ce Vrai ; cl là par le Irène dnns le sens interne est signifié ce. qui appartient à la Divine Royauté, et par celui qui est assis dessus, le Seigneur Lui-MCme comme Roi ou comme Juge ; mais la signification du Irène, comme celle de plusieurs autres choses, a lieu respectivement ; quand le Divin Même et le Divin Humain du Seigneur sont entendus par celui qui est assis sur le traîne, le Divin Vrai qui procède du Seigneur est entendu par lo trûno ; quand le Divin Vrai qui procède du Seigneur est entendu par celui qui est assis sur le rrrtnc, le Ciel entier, que le Divin Vrai remplit, est entendu par le Irène ; quand le Seigneur quant au Divin Vrai dans les cieux supérieurs est entendu par celui qui est assis sur le Irène, le Divin Vrai qui est dans lé Ciel infime, et aussi le Divin Vrai qui est dans l'Eglise, sont entendus par le Irène ; ainsi les significations du trône sont respectives. Si le Irène signifie ce qui appartient au Divin Vrai, c'est parce que le Uni dans la l'amie signiiie le Vrai, et qu'il en est de même aussi du linyaume : quant au Roi. voir N" 1872, 1728, 2015, 2080, 3000, 3870, 4581 , flOOO, 5044, 5088 ; et quant au Royaume, N" 1872, 2547, 469! : pour ce'qui conterne spé-
rinlemcnl la signification du siège ou du IrOne dans la Parole, elle s'y manifeste clairemeul d'après la série ; comme dans Matthieu : » Moi, je vous dis : Vous ne jurent/ point du tout, ni par le Ciel, » parce qu'il esl le Trime de Dieu ; ni par la terre, parce qu'elfe » est le marchepied de. ses pieds ; ni par Jérusalem, parce qu'elle » esl la ville du grand Roi. n — V. 34, 35 ; — et ailleurs, dans le Même : « Celui qui jure par le Ciel, jure par !c Tronc de Dieu, » et par Celui qui est assis dessus. » — XXI11. 22; — dans ces passages, il est dit ouvertement que le ciel est le trflne de Dieu ; la terre, qui est appel™ lu inarclicpinl des pieds, signifie ce qui est au dessous du ciel, par conséquent l'Kglise ; que la terre soit l'Église, on le voit, N"666, 662, 1006, 1067, 12U2, lil3, 1607, 1733, 1850, 2H 7, 2118, 2028, 33ô5, iô3ô, aâa7. De même dans Ésaîe : n Ainsi a dit Jéhovali : « Les deux (sont) mon Trône, ei la terre le marchepied de mes pieds, n — LXV1. 1 ; — et dans David : « Jéhovah dans les deux, a affermi son Trône. <• — Ps. CHI. 19. — Dans Matthieu : a Quand viendra le Fils de >> l'homme dans sa gloire, et tu-us les saints Auges avec Lui, alors p il s'assiéra sur le trône de m gloire. » — XXV. 31; — là, il s'agit du jugement dernier, et celui qui est assis sur le trône y est appelé fioi, Vers. 3i, iO ; le noue de la gloire dans le sens interne y est le Divin Vrai qui procède du Divin Rien dans le Ciel ; celui qui est assis sur ce tronc esl le Seigneur, lequel en tant que Juge d'après le Divin Vrai y est appelé Roi. Dans Lue : » Celui-ci sera » grand, et il sera appelé Fils 'lu Très-Haut, et le Seigneur Dieu o lui donnera le Trône de David son père, o — 1, 32; — ce sont les paroles de l'Ange à Marie ; que là le IrOne de David soit, non pas le Royaume qui; pus-a'iia David, ou un Royaume sur la terre, mais le Royaume dans le Ciel, c'est ce que chacun voit ; David signifie donc aussi, non lus David, mais la noyauté Divine du Seigneur, et le Troue signifie le Divin Vrai qui procède, et qui. fait le Royaume du Seigneur. Dans Jean : « Je fus en esprit, et >i voici, un Tri'mt étuii ji/tiré dans le eiel, et sur le trône quetu qu'un (Util assis ; et celui qui était assis él.til semblable par
n autour du trône èhùtnl rin//l-ipialrc trônes, et sur ces trô-
» nés je vis vingt-quatre Anciens assis : du trône sorlaieut des « éclairs, el des tonnerres, et des vois ; ct'rfronu le trône étaient » sept lampes ardentes de feu, qui sont les sept esprits de Dieu. » De plus, en avant du trône une mer de verre semblable an » cristal ; enfin, au milieu du trône et autour du trône étaient » quatre animaux pleins d'yeux devant et derrière. Au reste, quand u les animaux donnaient gloire, et honneur et action de grâce i) « relui lui Hait assis sur le trône, à celui qui vit dans les siècles « des siècles, les vingt-quatre anciens se prosternaient devant cr- « lui qui (tait assis sur le trône, et adoraient celui qui vil aux a siècles des siècles, et jetaient leurs couronnes devant le trône. » — Apec. 'IV. 2 a 10; — la est décrit le Trône de gloire du Seigneur, et par ce TrOne le Divin Vrai qui procède de Lui ; mais cette description est l'aile pur il''s rrpjvseotntifs, el ([iiininijne ignore ci: qu'ils signifient, pourra à poîri;.- sauii: la nieiiidre chose de ce qui est renfermé dans ers pamles [)roi>lnHiqin^, «t croira qu'il n'y a pas en elles un Divin plus élevé; celui qui ne sait pas autre chose ne peut se dérendre d'avoir du Royaume céleste la même idée que d'un Royaume du monde ; et cependant par le tronc placé dans le ciel il est signifié le Divin Vr.'ii dans le ciel, ainsi le ciel quant au Divin Vrai ; par celui qui est assis sur le trflne il est entendu le Seigneur; s'il fut vu semblable par l'aspect à une pierre de jaspe et de sardoine, c'est parce que par ces pierres, de même que par toutes les pierres précieuses dans la Parole, il est signifié le Divin Vrai, N" H à, 3858, 3802, et par les pierres en général les vrais de la foi, N" 643, 1298, 3720, 3700, 3771, 3773, 3780, 3798; par l'arc-en-cie! autour du trône sont signifies les vrais qui brillent par le bien, et cela parce que les couleurs dans l'autre vie proviennent de la lumière du ciel, et que la lumière du ciel est le Divin Vrai ; sur les arcs-en-cie! dans l'autre vie, voir les NM0A2, 1043, 1053,1(523, 1824, 1625; ctsurlcs couleurs, les N"' 1053, 1024,3993, 4530, 4925, 4077, 4741, 4742; par les vingt-quatre trimes autour du tronc sont signifiées toutes les choses du vrai dans un seul complexe, les mêmes qui sont signifiées pur douze ; que douze signifie toutes les choses du vrai dans un seul complexe, mt lu voit, N"' 577, 2089, 2129, 2130,3272, 3K5S, 3913 ; 1rs éclairs, les tonnerres et les voix, qui sortaient du tiïme. signifierii les terri ws inspirées
par lu Divin Vrai à ceux qui ne sont pas dans le bien ; les sept lamiws ardentes de feu sont les affections du vrai d'après le bien causant aussi du dommage à ceux qui ne sont pas dans lu bien, aussi sont-elles nommées les se|it esprits de Dion, lesquels, comme la suite le montre, on! cause du dommage; la mer de verre devant le tronc est fout vrai dans le naturel, ainsi ce sont les connaissances et les scientiliques ; que ce soit là ce que signifie la mer, on lu voit, N" 28, 5850 ; les quatre animaux au milieu du trône et autour ùa trône, pleins d'yeux devant et denïerr, sont les intellectuels procédant du Divin dons les Cicux, quatre si gnine leur conjonctiOD
dit qu'ils étaient pleins d'yeux devant et derrière, parce que les jeux signifient lus inle.lleclnels, et par suite dans le sens supérieur les clioses qui appartiennent à la foi, N"' 2701, 3850, aâ03 il 4421, 4523 ii 4534 ; que quatre seil la cfiuji.Hieliuii, de môme que deux, on le voit, N" 1080, 3519, 5194 ; la sainteté du Divin vrai procédant du Seigneur est décrite dans ce qui suit. Puisque par les vingt-quatre trïmes et les vin^l-quatre anciens sont signifiées toutes les choses du vrai un tentes 1rs choses dd la foi dans un senl complexe, et par douze les mêmes choses, ainsi qu'il vient d'être dit, on voit clairement ce qui est entendu, dans le sens interne, par les douze i.iVmes sue- lesquels seront assis les douze Apôtres, à savoir, toutes les diuses du vrai, d'après lesquelles cl selon lesquelles se fait le jugement ; il en est ainsi parlé dans Matthieu ; ii Jésus dit aux disciples : En vérité je vmis dis que vous qui M'avez ' n suivi, dans la régénération, quand sera assis le Fils de l'homme » sur le Trône de m gloire, vous serez aussi assis, vous, sur douze » trônes, jugeant les douze tribus d'Israël. ■ — XIX. 28 ; — et dans Lue ; n Moi, je <iis|>use pour vous, comme le Père a disposé « pour Moi, un Royaume, alin que vous mangiez et que vous hu- >> viez. à ma table dans mou llmanme, et onc nous soyez assis sur » des trônes, jugeant les douze Tribus d'Israël. » — XXII. 29, 30 ; — que les douze .\i>ùtiv.s soient toutes les choses du vrai, on le voit, K°' 2129, 2503, 3354, 34SS, 3S58; qu'il en soit de même
on le voit, N" 3S5H, 3921, 3920, 3939, 40M>, 4(>03, cl que les
GENÈSE. CHAI*. QUARANTE-UNIÈME. 87 apolrcs nu puissent juger personne, on le voit, N°* 213», 2553. Pareillement dans Jean : « Je vis des trimes, ut ils s'assirent dessus, el lu jugement leur fut donné, » — Apoc. XX. 4 ; — là aussi par les Ironessonl signiliéi ■- louti s lus choses du vrai, d'après lesquelles et selon lesquelles se Tait le jugement ; c'est aussi ce qui est entendu par les Anges avec qui le Seigneur doit venir pour le jugement,
— Malin. XXV. 31 : — que par les anges dans lu Parole il soit signifié quelque chose du Seigneur, on le voit, N" 1705, 1025, -2321, 2821, 3039, aOH5, la les vrais qui procèdent du Divin; ces vrais sont aussi appuies jufjuiiunis dans la Parole, N" 2235, Ailleurs encore dans k'anr.oup île passées il esl attribué à. Jéliovaii ou au Seigneur un Trdne, et cela parce que dans les Trônes est le représentatif du lloyautne ; quand dans le ciel supérieur il y a conversation sur le Divin Vrai et sur lu Juraient, il apparaît un TrOnc dans le dernier ciel ; de là vient que le trOnc, comme il a été dit, est mi représentai if, cl c'est pour cela que le Irûne esl tant de fois nommé dans la Parole propliûlii[nu, et rpiu depuis les temps Iresanciens le trûnc esl devenu un insigne royal, et que comme insigne il signiiie la Royauté ; connue aussi dans les passages suivants ; dans Moïse : n Moïse iiàtit un autel, et il appela son nom Jéliovah-
'» Nissi : outre cela, il dit : Parce que la main (a ità levée) contre ii le Trône de Ju/i, guerre sera a Jéliovaii contre Amalck de geii nération en génération. » — Esotl. XVII. 15, 16; — ce que c'est que la main contre lu trûnc de Jali, cl ce que c'est que guerre à Jéliovaii contre Amalek de génération en génération, personne ne peut le savoir à moins que ce ne soil d'après le sens interne, ainsi à moins qu'on ne sache ce que c'est que le trime, et ce que
qui atlaquent les vrais. N° 1(579, et par le Irène le Divin Vrai même qui esl attaqué. Dans David : .. Jéliovaii ! lu as fait mon « jugement el ma cause, tu t'es assis sur un trône, juge dejusii lice : Jéliovaii demeurera Éternellement, il a préparé puur te ju- » gement son trône. — Ps. IX. 5, 8. — Dans le Même : « Ton » Trône, <1 Dieu! (est) pour le siècle et pour l'élcrnilû; sceptre o de droiture (esl) le sceptre do ton royaume. » — l's. XLV. 7.
— Dans le Mente : ..La nuée cl l'obscurité l«mfj autour de Lui, » la justice et le jugement (sont) ksottlieu de ion Irùne, "—l's.