‹ Arcanes célestes de l'Écriture sainte ou parole du Seigneur, dévoilés ainsi que les merveilles qui ont été vues dans le monde des esprits et dans le ciel des anges ouvrage d'Emmanuel Swédenborg ... Genèse, chapitres 41.44., n. 5191 à 5866 (volume 4)Chapitre 5 sur 22 · A II CANES CÉLESTES · texte numérisé non relu

A II CANES CÉLESTES

XCVI1. 2.— Dans Jérémie : « En ce temps-là on appellera Jérusaii km le Trône de JMiovali, cl seront assemblées vers elle toutes « les naliuns. «—111. 17 ;— Jérusalem est prise i»ur le Royaume spirituel du Seigneur : ce Royaume est encore entendu par la Nouvelle Jérusalem dam K/éetuel. el aussi p;ir lu sainte Jérusalem descendant du ciel, dans l'Apocalypse : le Royaume spirituel du Seigneur est la où le Divin Vrai dans lequel est le bien est le principal, mais le Royaume célesle est la où le Divin Bien dont procède le Divin Vrai est le principal : de là on voit clairement pourquoi Jérusalem est appelée le Trône de Jéhovah ; et dans David : « Dans » Jérusalem sont établis les trônes pour le jugement. » — Ps. CXXU. 5 : — mais Sion est appelée le Trône de la gloire de Jéliovali dans Jérémie : « Est-ce qu'en rejetant lu as rejeté Jehudali ? » Est-ce que Ion ame a dédaigné Sion 1 Ne méprise point a cause ). de Ion Nom, ne flétris point te Trône de ta gloire, s — XIV. 10, 21 ; — par Sion est entendu le Royaume céleste du Seigneur. Comment est représenté le Seigneur quant au jugement dans le ciel, où se présentent visibles aux yeux les eboses qui sont rapportées ça et là dans les prophètes, on lo voit clairement dans Daniel: a Voyant je fus jusqu'à ce que dei trônes furent renversés, cl « que l'Ancien des jours s'assit ; sou vêtement comme la neige ' » était blanc, et la chevelure de sa léte comme de la laine nette; » son Trône des flammes de feu, ses roues un feu ardent; un fleuve « de feu coulait et sortait de devant Loi, mille milliers I,<> servaient, ii et une myriade de myriades devant Lui debout se tenaient ; en » jugement il s'établit, et des livres furent ouverts. » — VII. B, 10 ; — de tels objets de vue sont |ierpétuels dans le ciel, tous sont des représentatifs, ils apparaissent par suiledo la conversation des anges dans les cieux supérieurs, celle eu o versai ion en parvenant dans le dernier ciel s'y m;mil"cs[e par de tels objets de vue; les esprits angéliqués, auxquels le Scmneiii' donne la perception, savent ce qu'ils signifient, par exemple, ce que signifie l'Ancien des jours, ce que signifie le vêlement blanc comme la neige, la chevelure de la teie comme Un l:i hune nette, le trOne comme des flammes de feu, les roues du trône comme un feu ardent, le fleuve de feu coulant de l'Ancien des jours ; les flammes de l'eu et le fleuve de feu y représentent le Rico (tu Divin Amour, N" 1)34, J906, 5071,

GENÈSE. CHAP. QUARANTE-UNIÈME. 89 5215. Il en est do même Je en passage dans Ezécliiel : c Au dessus » de l'Étendue qui (fiait) sur la tète des Chérubins, (ity osait) » comme l'aspect d'nne pierre de saphir, une ressemblance de <• trône, et sur la ressemblance de trône une ressemblance u comme l'aspect d'un homme sur lui au-dessus. » — I. 26. X. 1 : — eL de meme de ce passage dans le Premier Livre des Rois : « J'ai vu, dil le prophète Michah, Jélwrah assis sur son Trône, « el toute l'armée des cieux qui se tenait prés de Lui, a sa droite u et à sa gauche, n — XXII. 19 ; — celui qui ne sait pas ce que chacune de ces choses représente, et par suite signifie, ne peut se défendre de croire que le Seigneur a un trûne, comme les rois de la terre, et que ces choses sont telles qu'elles y sont rapportées ; toutefois , elles ne sont pas telles dans les cicux, mais elles se présentent ainsi à la vue devant ceux qui sont dans le dernier ciel, el c'est d'après elles comme d'après des images qu'ils voient les arcanes Divins. La Royauté du Seigneur, par laquelle est signifié le Divin Vrai qui procède de Lui, a aussi été représentée par le trône que construisit Salomon, et dont il est ainsi parlé dans le Premier Livre des Rois : o Schélomon fit un grand Trône d'ivoire, et il le ii couvrit d'or affiné ; six degrés ait trône, et une tûte arrondie au a trône par derrière ; des mains de chaque coté près le lieu du a siège, et deux lions se tenant prés des mains, et douiLe lions se u tenant là sur les six degrés de chaque coté. » — X. 11, Ifl, 20, 21 ; — c'est le trûne de la gloire qui a été ainsi représenté ; les lions sont les Divins vrais qui combattent el sont victorieux ; les douze lions sont tous ces vrais dans un seul complexe. Comme presque toutes les expressions dans la Parole ont aussi un sens opposé, il en est de même du siège ou du trône, et dans ce sens il signifie le Royaume du faux, comme dans Jean : « A l'Ange de l'Église u qui est dans Pergame : Je connais tes œuvres, et oit tu habites, » oit est le Trône de Satan. » — Apec. II. 13.— Dans le Même: u Le dragon donna ù la bête, qui était montée de la mer, sa force, » et son trône, et une puissance grande. « — Apoc. XIII. 2, — Dans le Même : ci Le cinquième Ange répandit sa coupe sur le ii trône de la bi-le, el devint son Royaume ténébreux. * — Apoc. XVI. 10. — Dans Ésaïe : « Tu as dit dans ton cœur : Je monte- » rai dans les deux, par-dessus les étoiles la j'élèverai mon trône." —XIV. 13 ; — la, il s'agit de Babel.

531 4. Vers. M , 42, A3, hh. El dit Pharaon à Joseph : Vois, je t'ai Habli sur toute lit terre d'Egypte, El retira Plmraon non anneau de dessus sa main, et le mit sur la main de Joseph, et il le vêtit a" Imbits de fin lin , et it lui mil un collier d'or sur le cou. Et U le fil monter sur le second char qui à lui (était), et l'on cria devant lui : Abrech! (il genoux !) et en rétablissant sur toute ta terre d'Egypte. Et dit Plmraon à Joseph: Moi, Plmraon (je suis); sans toi, homme ne tirera sa main ni son pied, ebuts toute la terre d'Egypte.— Et dit Pharaon à Joseph, signifie lu pcreepiion ultérieure du naturel d'après lu céleste ilu spirituel : rots, je l'ai établi sur toute la terre d'Égtjpte, signifie la domination sur l'un et l'autre naturel : et retira Plmraon son anneau de dessus samain, signifie le confirmatif sur la puissance qui était précédemment à lui : et il le mit sur la main de Joseph, signifie qu'il la cédait tnut entière au céleste du spirituel : et il le vêtit d'habits tir fin lin, ripiilii- li: sifîitilitattf externe du céleste du spirituel ; les habits de fin tin sont les vrais procédant du Divin : cl il lui mit un collier d'or sur le cou, signifie le significatif de la conjoucliuu des intérieurs avec les extérieurs par l'efficacité du Lion : cl il le fit monter sur le second char, signifie le significatif que de lui vient toute doctrine du liicn et du vrai : qui à lui (ci:iit), ^i'.'iLitie laquelle existe par le naturel: et l'on cria devant lui : Abrech! (a genoux!) signifie la reconnaissance par la foi et l'adoration : et en l'établissant sur toute la terre d'Egypte, signifie que tel est son pouvoir : et dit P/uiraon à Joseph, signifie une perception encore ultérieure : Moi, Pharaon (je suis), signifie que de lit existe le naturel : sans toi, homme ne lér.cra su main, signifie que par le célesle du spirituel le tout de la puissance est i[;ms le spirituel : ni son pied, signifie que le tout de la puissance esl dans le naturel : dans toute la terre d'Egypte, signifie dans l'un et l'autre naturel.

5315. Et dit Pharaon à Joseph, signifie la perception ultérieure du naturel d'après le céleste dit spirituel : On lu voit par la signification de dire dans li s liisi briques de la Parole, un ce que c'est percevoir, ainsi qu'il a été souvcnl motiiré- par la représentation de Pharaon, en ce iiu'il est le Naturel, el par lu représentation de Joseph, en ce qu'il est le e.clcslc du spirituel, comme il a aussi è\i

GENÈSE. CHAI'. QUARANTE-UNIÈME. 91 montré ci-dessus : que ce soiL lu perception du naturel d'après lu céleste du spirituel, qui est signifiée, e'csl parce que le nalurc! lient toule sa perception d'un supérieur a lui, ici du céleste du spirituel, qui est le supérieur.

5îl(i. Vois, je t'ai Habli sur toute la terre a" Egypte, si~ gnifte la domination sur l'un et l'autre naturel : on le voit par la signification ù'ttablîr quelqu'un sur, en ce que c'est la domination ; et par la signification de toute la terre d'Egypte, en ce que c'est l'un et l'autre naturel. iV' \\Ti(i. De plus, il s'agit encore de la dominalion que Pharaon livra à Joseph sur la terre d'Egypte, à savoir, en ce que Pharaon se priva lui-même de son pouvoir, et soumit toule l'Égyple à Joseph ; ce qui a élé fait ainsi d'après la Providence Divine, afin que Joseph revélit la représentation du Céleste du spirituel, qui fut au Seigneur quand il était dans le

sensuel, pour faire successivement Divin l'un et l'autre; cela est arrivé, afin que la Parole , quand elle traiterait de l'histoire de Joseph, contint des Divins, par conséquent ces doses qui dans les cicux sont très- sa in us, et qui conviennent aux anges qui sont dans les deux ; en effet, les auges suul là duos le Seigneur, parce qu'ils sont dans la sphère du Divin Vrai procédant du Seigneur, c'est pourquoi les Divins qui, dans le sens interne de la Parole, concernent le Seigneur et la glorification de son Humain, les affectent lellement, qu'ils perçoivent de là toule la béatitude de leur-sagesse et de leur intelligence.

5317. Et retira Pluiraon non anneau de dessus sa main, signifie le confinnatif sur la pnmiuin: qui '■tait précédemment à lui ; on le voit pur la représentation de Pharaon, en ce qu'il est le naturel, comme il a été déjà dit; par lu signification de 17mneau, en ce qu'il est le confirmatir, ainsi qu'il va être expliqué; et et par la signification de la main, en ce qu'elle est la puissance, Nï 878, 3001, 3387, âB31 à â!>37, 5290 ; de la il est évident que par a il retira sim anneau de dessus sa main, « il est signifié qu'il abdiqua la puissance qu'il avait précédemment; et que par c t il le mit sur la main de Joseph, <• comme il est dit ensuite, il est signifié qu'il céda UmLc lu puissance un céleste du spirituel. Que l'anneau sur lu muiu soil le conlirmaUf de. ia [itiissancc, c'est ce

qu'on ne peut pas voir de même par des passages parallèles dans la Parule, parce qu'il n'y est pas fait mention ailleurs d'anneaux a la main, excepté seulement dans Luc, nii le père du Mis qui avait tout prodigué, dit il ses serviteurs : « Apportez la robe première « et l'en révélez, et donnez un anneau pour sa main, et une » chaussure |iour ses pieds, u— XV. 22; — là aussi l'anneau signifie le confirmatif de la puissance dans la maison, comme fils, ainsi qu'auparavant ; mais toujours est-il que cela est évident d'après les rites qui nous viennent des temps anciens, tels que ceux des fiançailles, des unions et des inaugurations, dans lesquelles on met des anneaux à la main pour signifier aussi le confirmatif de la puissance : outre cela, les cachets, qui étaient aussi a la main, — Jértim. XXII. 25,— signifient le consentement et la confirmation, voir N" 4874.

6318. Et il le mit sur la main de Joseph, signifie qu'il ta etdait tout entière au céleste du spirituel ; on le voit par la signification de mettre un anneau sur la main d'un autre, en ce que c'est le confirmatif qu'on cède a un outre la puissance qu'on avait, N° 5317 ; et par la représentation de Joseph, en ce qu'il est le céleste du spirituel, ainsi qu'il a déjà été dit souvent.

5319. Et il le vêtit d' Mbits de fin lin, signifie le significatif externe du ce leste du spirituel ;et les habits de fin tin sont les vrais procédant du Divin : on le voit par la signification des habits, en ce qu'ils sont les irais, N" 1073, 2570, 4545, 4763, 5248 ; si les habits de fin lin sont les vrais procédant do Divin, c'est parce que le vêtement de fin lin était (ris-blanc et en même temps resplendissant, et le vrai qui procède du Divin est représenté par des vêtements d'une blancheur semblable el d'une splendeur semblable, par la raison que la blancheur éclatante et la splendeur du ciel proviennent de la Lumière qui procède du Seigneur, et que la Lumière qui procède du Seigneur est le Divin Vrai même, N-1053, 1521 a.1533,101I>it 1632, 277<i, 3105,3222, 3339, 3485, 303ti, 3043, 3802, 4415, 4419, 4520, 5219 ; c'est pourquoi quand le Seigneur fut transfiguré devant Pierre, Jacques et Jean, «ses vêtements apparurent comme ta lumière, a — Mallh. XVII. 2,— « resplendissants, r.rt 'reniement blancs, comme » de ta neige, tels qu'un foulon sur la terre ne peut blanchir, »

GENÈSE. CHAI». QUARANTE-UNIÈME. 1)3 — Marc, IX. 3, — el n d'une blancheur Matante. i> — Luc, JX. 28 ; — ce qui Était représenté ainsi, était le Divin vrai même, qui procède du Divin Humain du Seigneur : toutefois, ce sont les vrais extérieurs qui sont représentés dans les cieux par la blancheur des vêtements ; ruais les vrais intérieurs le sont par la blancheur éclatante et la splendeur de la face; de là vient qu'être re-

ilu i rai iiri.^tjilmii du cHusk Au spirituel, car ce fut en lui qu'était alors le Divin du Seigneur. Le fin lin el les vêlements de fin. lin signifient aussi ailleurs, dans la Parole, le Vrai qui procède du Divin, comme dans Ézéch ici : « Je te vêtis de broderie, et jeté ebaus- » sai de laisson, et je te ceignis de fin An, et je te couvris de » soie. Ainsi lu fus parée d'or et d'urgent, et les vêtements étaient « défia lia, et soie et broderie. « — XVI. 10, 13 ;— lit, il s'agit de Jérusalem, par laquelle dans ces Versets est entendue l'Église Ancienne ; les vrais de celte Église sont décrits par les vêtements de broderie, de fin lin et de soie, et par la parure d'or et d'argent; la broderie signilie les vrais scientifiques, le fln lin les vrais naturels, eL la soie les nais spirituels, Daus le Même : « Le fin lia ta » broderie d'Egypte fut ce que lu déployais, pour le servi]' d'i- » leadard; l'hyacinthe el la pourpre des lies d'Élischah furent ta « couverlure. - — XXVII. 7; — la, il s'agit de Tvr, par laquelle est entendue aussi l'Église Ancienne, mais quant aux connaissances du bien et du vrai ; el le fin lin en broderie d'Égypfe qu'elle déployai!, signifie le vrai provenant des scientifiques, comme étendard ou significatif externe de cette Église. Dans Jean : « Les marchands » de la terre pleureront et gémiront sur Babylone, de ce que [>er- « sonne n'achète plus leurs marchandises, marchandises d'or et ■ d'argent, et de pierres précieuses, et de perles, et de fin lin, et i] de pourpre, et de soie, et tout vase d'ivoire , cl tout vase de bois i> Irès-précieux, et d'airain, el de fer, et de marbre, n — Apoc. XVIII. 11, 12; — dans ce passage, tous ces objets, en général et en particulier, signifient des choses qui apparlienncnt à l'Église,

jur riiTiMipiKil ipii uii]i;irli<:ri[|i;ill au vrai et :r) hier», m;ii; ici dans

le sens opposé, parce qu'ils se disent de Babylone ; chacun peut voir que de tels objets n'auraient jamais été éuumérês dans la Parole qui descend du ciel, s'il n'y avait pas quelque céleste dans

chaque objet ; car que sérail une énuméralion de marchandises mondaines quand ii s'a ù' il de llahvlone, par laquelle est signifiée l'Église profane : pareillement dans le Même : h Malheur! Maln heur! la grande ville qui irait ri'lue de fin lin, et de pourpre » et d'écarlale, parée d'or, et de pierres précieuses et de perles, n

— Apoc. XVIII. Ifi. — <)w eliaque elijei signilie quelque céleste Divin, c'est ce qui est bien évident dans le Même, où il est dit ce que c'csl que le (in lin. ;ï .'(unir, que ce sont les justices des saints : « il est venu le lemps des noces de l'Agneau, et son Épouse s'est h parte; alors il lui a été donné de se n'iir de fin lin net cl Ma- » tant ; le fin lin, ce sont trsjitstircs des suints. » — XIX. 8;

— que le lin lin, ce soient les justices des saints, c'est parée que tous ceux qui sont dans le Vrai procédant du Divin, revêtent la Justice du Seigneur : en ellel, leurs vêtements sorti hlancs et resplendissants de la lumière qui procède du Seigneur, c'est pour cela que le vrai iui-inéme dans le ciel est représenté par la blancheur, !i" 33(H, 3993, A007; de là vient aussi que ceux qui de l'étal de vastation sont élevés dans le eiel. apparaissent velus (le blanc, parce qu'alors ils dépouillent ce qui est de la propre justice, et revêtent ce qui est de la Justice du Seigneur. Pour que le Vrai procédant du Divin fût repris- nié dans l'Eglise Juive, il fui ordonné qu'il y aurait aussi du lin lin dans les babils tl'Aharon, comme aussi dans les tapisseries qui étaient aulour de l'arche ; il en est ainsi parlé dans Moïse : « Pour Aharon tu lisseras la tunique tic fin lin, et tu fe- » ras une tiare de fui tin. — Exod. XXVIII. 39. — « Ils firent » les tuniques de fin tin, ouvrage de tisserand, pour Aharon et » pour ses fils. » — Exod. XXXIX. 27. — >r L'habitacle lu feras;

» d'écarlale double-teint, n — Exod. XXVI. 1. XXX VI. 8. — « Tu foras le parvis de l'habitacle ; les lapis pour le parvis seront .> de fin tin tissu. n — Exod. XXVIL 9, 18. XXXVIII. 1». — « La couverture de la pone du parvis, ouvrage de brodeur, d'hya- » cinthe, et de pourpre, et d'éearlale ilieible-teint, et de fin lin » tissu. » — Exod. XXXVIII. 18 le fin lin (.tylinnm on bys-

sur Us habits il' Aharon, étaient le.* représentai ifs des spirituels et

des célestes ; de là on peut voir combien la Parole esl peu comprise, si l'on ne sait pas ce que tic telles choses représentent; et que l'on n'en comprend presque rien, si l'on croit qu'elle ne renferme île saint que ce qui esiste dans la lellre. Que les Anges, qui sonl dans le mi procédant du Divin, apparaissent velus comme de fin lin, c'csl-à-dire, dans la blancheur resplendissante , c'est ce qu'on voit dans Jean, quand il s'agit du Cheval blanc : o Celui qui Était i> sur le Cheval blanc Était revêtu d'un vêtement teint de sang, et " son Nom esl appelé" : La Parole ; ses armées ihms le ciel Le sui- « ïatcnl.wrfrse/ferYiji.t'Ètoiies, i élues de fin lin blanc et net. <■

— Apec. XIX. 13, 14 ; — d'après ces passages, il esl bien Évident que le lin lin esl le skTiilicalif ex'.erne du vrai procédant du Divin, car celui qui est assis sur le cheval blanc est le Seigneur quant îi la Parole ; il v est dit ouvertement qu'il est la Parole ; la Parole esl le Vrai même procédant du Divin ; le cheval blanc est le sens interne do la Parole, voir N" 2700, 2761, 27G2 ; de là les chevaux blancs sonl les vrais procédant du Divin, car toutes les choses du sens interne de la Parole sonl les vrais qui procèdent du Divin ; c'est pour cela que les armées du Seigneur furent vues sur des chevaux Ida n es et vêtues d'un fin lin blanc et net.

5320. Et il lui mil un collier dor sur le cou, signifie le significatif de la conjonction des intérieurs arec les extérieurs par i'e/pracilâ du bien ; on le voit par la signification du rou, en ce qu'il est l'influx et aussi la communicalion des supérieurs avec les inférieurs, ou, ce qui esl la même chose, des intérieurs avec les extérieurs, N" 3542, d'où il soit que le rallier, parce qu'il entoure le cou, est le signifiiMiil" <1<: leur conjonction; le collier d'or signifie la conjonction par le bien , ou par l'efficacité du bien, parce que l'or est le bien, N"' 113, 1551, 1552; le signe de la conjonction du vrai intérieur avec le vrai extérieur esl signifié par le cellier sur la gorge, dans Ézéchiel : n Je le parai de parure, et <• je mis des bracclels sur tes mains, et un collier sur ta gorge. »

— XVI. ii.

5321. El il le fil monter sur le second char, signifie le significatif que de lui rient toute doctrine du bien et du vrai : on le voit par la signification du char, en ee qu'il est la doctrine du bien et du vrai, ainsi qu'il va être expliqué; d'où il suit que le

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