U6 ARCANES CÉLESTES
faire monter sur un char est le significatif que celle doctrine vient île lui : ces paroles se réfèrent ii celles qui ont Été prononcées précédemment pur Pharaon : « Toi, tu seras sur ma maison, et sur la bouche le baisera tout mon peuple, seulement par le trûne je serai grand plus que loi, " — Vers. fiO. — S'il est signifie que de Lui vient la doctrine du bien et du vrai, c'est ]iarce que par Joseph est représente le Seigneur quant au Divin spirituel, N™ 3071, A6G0, ainsi quant au Divin Vrai procédant du Divin Humain du Seigneur, N"' â723, «727, duquel Divin Vrai procède le Céleste du spirituel : que le tout de la doctrine du hien et du vrai vienne de là, c'est |arce que le Seigneur est la doctrine elle-même, car le tout de la doctrine procède de Lui, et le tout de fa doctrine traite de Lui ; en effet, le tout de la doctrine traite du bien de l'amour et du vrai de la Toi ; ce hien cl ce vrai procèdent du Seigneur, c'est pourquoi le Seigneur est non-seulement dans l'un et l'autre, mais il est même l'un cl l'autre ; il est doue évident que la doctrine qui traite du bien et du vrai, traite du Seigneur seul, cl qu'elle procède de son Divin Humain ; aucune chose de la doctrine ne peut jamais procéder du Divin Même, si ce n'est |iar le Divin Humain, c'est-à-dire, par la Parole qui, dans le sens suprême, est le Divin Vrai procédant du Divin Humain du Seigneur ; ce qui procède du Divin Même immédiatement ne peut pas mémo élre saisi par les Anges dans lé ciel inlime, par la raison que cela est intlni, et par conséquent surpasse toute conception infime angélîque ; mais ce qui procède du Divin Humain du Seigneur peut être saisi, parce que cela concerne Dieu comme un Divin Homme, dont on peut se former d'après l'Humain quelque idée, et l'idée qu'on s'est formée de l'Humain est acceptée, quelle qu'elle soit, pourvu qu'elle découle du hien de l'innocence, et qu'elle soit dans ic bien de la charité ; voilà ce qui est entendu par les paroles du Seigneur dans Jean ; v Dieu, personne ne le vil jamais ; l'Lnique-Engendré Fils, qui o est dans le sein du Père, Lui L'a exposé, » — I. 13;-^ dans le Même : n Vous n'avez, jamais enlcntlu la voix du Père, ni vu son h aspect. « — V. 37 ; — et dans Matthieu : « Nul ne connaît le .> Père que le Fils, et celui à qui le Fils aura voulu le révéler. •> ~ XL 27, — Dans la Parole, il est fait mention de Cliais dans un grand nombre de passages, el à peine quelqu'un sait-il que là |«r
eux sont signifiés les doctrinaux du bien et du vrai, et aussi les scientifiques qui appartiennent aux doctrinaux, par la raison que aucun spirituel n'entre dans l'idée, mais seulement le naturel historique, quand est nommé le char, cooinic aussi quand sont nommés les chevaux qui sont devant le char ; et cependant par les chevaux dans lu Parole il est signifié les intellectuels, N" 2760, 2761, 2762, 3217, et par suite par le char les doctrinaux et les scientifiques des doctrinaux. Que les Chars soient les doctrinaux de l'Église, et aussi les scienti lûmes, c'est ce dont j'ai pu me convaincre par les chars que j'ai tant de fois vus dans l'autre vie ; il y a aussi un lieu à droite, prés de la terre inférieure, où apparaissent des chars et des chevaux avec des écuries disposées en ordre; lit se promènent et s'entretiennent ensemble ceux qui ont été érudils dans le monde, et qui ont eu pour fin d'érudition la vie; ces apparitions leur viennent des Anges des cieux supérieurs; quand ceux-ci parlent des intellectuels, des doctrinaux et des scientifiques, de tels objets apparaissent alors aux esprits qui sont dans ce lieu. Que les chars et les chevaux aient de telles significations, on le voit trèsclairement en ce qu'Élic apparut emporté dans le ciel par un char de feu et des chevaux de feu, et en ce que lui et Élisée ont été appelés Char d'Israël et ses cavaliers ; il en est ainsi parlé dans le Second Livre des Rois : » Voici, un Char de feu et des chevaux de feu » intervinrent entre eux, et Élie monta dans ic tourbillon au ciel ; » et Élischaf/eJ voyait et criait: Mon père! mon père! Chard'ls- » rail et ses Cavaliers, » — II. 11, 12 ; — et il est dit d'Ëlisée dans le même Livre : a Lorsqu'Élischa était malade de la maladie » dont il mourut, vers lui descendit Joasch, roi d'Israël, et il pleura o devant ses faces, et il dit : Mon pére ! mon père ! C/mr d'Israël » et if* Cavaliers. » — XIII. li ; — la raison pour laquelle ils ont été appelés ainsi, c'est que l'un et l'autre, tant Élie qu'Élisée, ont représenté le Seigneur quant à la Parole, voir Préf. Chap. XVH1. Geo.; et N" 2762, 5247 f. ; la Parole elle-même principalement est la doctrine du bien et du vrai, car le tout de la doctrine en provient ; c'était encore d'après la même raison que le serviteur, dont Jéhovah ouvrit les yeux, vit autour d'Élisée, « la » montagne pleine de chevaux et de chars de feu. » — II Rois, VI. 17. —Que le Char soit le doctrinal, et le Cheval l'intellectuel, [x. 7.
on le voit aussi par d'autres passages dans lu Parole, comme dans Ézécliid : h Vous sorat rassasiés, sur ma table, tle cheval et de « char, de fort et de tout homme de guerre ; ainsi je donnerai ma ,i gloire aox nations. .-XXXIX. 20. Apoc. XIX. 18i-là, il s'agit de l'avènement du Seigneur ; que là par cheval et char il ne soit signifié ni cheval ni char, cela est évident pour chacun, car sur la talile du Seigneur on se rassasiera non de ces choses, mais de celles qui sont signifiées par le cheval et le char, à savoir, d'intellectuels et de doctrinaux du hien et du vrai. Des choses semblables sont signifiées par les chevaux et par les chars dans les passages suivants ; dans David : « Les chars de Dieu sont par doubles « myriades, milliers d'anges de paix, le Seigneur en eux, Sinaï ii dans le sanctuaire, u — Ps. LXVHI. 1S. — Dans le Même : ii Jéhovah s'enveloppe de lumière comme d'un vêtement, il étend » les cicux comme une courtine, lamhrissant avec les eaux ses » chamhres hautes ; il fait des nuées ses chars, il marche sur les » ailes du vent. » — Ps, CIV. 2, 3. — Dans Ésaie : n Prophétiii que du désert de la mer : Ainsi m'a dit le Seigneur : Pose la d sentinelle; ce qu'elle verra, qu'elle l'annonce ; elle vit donc >] char, paire de cavaliers, char à àne, char à clmmeau, et elle « écoula avec attention, grande attention ; car s'écria un lion : Sur » le guet, Seigneur, moi je me liens continuellement de jour, et » sur mes gardes, moi, je suis apposlé toutes les nuits; or, voici, i> char d'homme, paire de cavaliers; et il dit : Elle est tombée, n elle esl lomliéc, Balwl ! » — XXI. 1, 0, 7, 8, 9. — Dans le Même : « Alors ils amèneront tous vos frères d'entre toutes les nuh tions, en présent à Jéhovali, sur les chevaux, et sur le char,
« dromadaires, à la montagne de ma sainteté, à Jérusalem, n — LXV1. 20. — Dans le Même : « Voici, Jéhovah dans le feu vienii dra, et comme la tempête (seront) ses clairs. »— LXV1. 15.— Dans Habakuk : « Est-ce contre les neuves que s'est courroucé » Jéhovah ? est-ce contre les (louves ( qu'est ) la colère 1 esl-cc conii Ire la mer (qu'est) ton emportement, que tu montes sur tes n chevaux'! tes chars (sont) le salut. » — III. 8. — Dans Zacharic : « Je levai mes jeux, et je vis, et voici, quatre chars sora lant d'entre deux des montagnes, et ces montagnes, montagnes
GENÈSE. CHAP. QliAllANTE-llNlÈME. 00 » d'airain ; au premier char des chevaux roux, au second char » des chevaux noirs, ait troisième char des chevaux blancs, et » au quatrième char des chevaux tachetés. » — VI. 1, 2, 3.— Et dans Jérémic : « Ils entreront par les porlcs de cette cité, rois n et princes, siégeant sur ie tronc de David, montant sur le char » et sur les chevaux, eux et leurs princes, l'homme de Jehudah » et les habitants de Jérusalem, et sera habitée cette cité pour l'é- » lernilé. » —XVII. 25. XXII. 4 ;— la cité qui sera habitée pour l'éternité, ce n'est point Jérusalem, mais c'est l'Église du Seigneur qui est signifiée par Jérusalem, N" 402, 2117, 3654 ; les rois qui entreront par les porlcs rie cette cité, ce ne sont point des rois, mais ce sont les vrais de l'Église, N" 1672, 1728, 2015, 2009, 3009, 3670, 4575, 45S1, 4966, 5044, 5068; ainsi, les princes ne sont pas non plus des princes, mais ce sonl les choses principales du vrai, N" 1482, 2089, 5044 ; ceux qui siègent sur le trône de David sont les Divins Vrais qui procèdent du Seigneur, N° 5313 ; ceux qui montent sur le char et sur les chevaux sonl les intellectuels et les doctrinaux qui proviennent de ces vrais. Les chars sont aussi très-souvent mentionnés dans les historiques de la Parole, et parce que tous les historiques delà Parole représentent cl que tous les mots signifient des choses qui sont dans le Royaume du Seigneur et dans l'Église, la aussi les chars signifient des choses semblables. Comme, dans la Parole, la plupart des expressions ont adssi le sens opposé, de même encore les chars, cl dans ce sens ils signifient les doctrinaux du mal et du faux, puis les scientifiques qui les confirment ; comme dans ces passages : Dans Ésale : « Mal- » heur à ceux qui descendent en Ëgypte pour du secours, et sur n le cheval ils s'appuient, et ils se confient sur le char parce ii qu'il y en a beaucoup, et sur tes cavaliers parce qu'il sonl très- » forts, mais ils ne regardent point au saint d'Israél. « — XXXI. 1. — Dans le Même ; « Par la main de les serviteurs lu as blasu phémé le Seigneur, el tu as dit : Par la multitude de mon char, » moi, j'ai monté sur la hauteur des montagnes, sur les côtes du il Liban, où je retrancherai la grandeur de ses cèdres, l'élite de ses n sapins. » — XXXVII. 24,— c'est une réponse prophétique aux iiarnles orgueilleuses de Uabschaké, général du roi d'Aschur. Dans Jérémie : « Voici des eaux, montant du septentrion, qui deviendront
» en torrent inondant ; et elles inonderont lu terre et sa plénitude, » la ville et ceux qui y Habitent; el tout habitant de la terre hurlera, « a cause du bruit du battement des sabots do ses forts chevaux, » a cause du tumulte de son eluir, du fraeas de ses roues, ■> — XLVI1. 2, 3. — Dans Ézéchiel : « A cause de ta multitude de » ses chevaux leur poussière te couvrira, à cause de la voix de » cavalier et de roue et de char les murailles seront ébranlées, » quand il viendra dans tes portes, comme on entre dans une ville » forcée ; sous (es sabots de ses chevaux il foulera toutes les » rues. » — XXVI. 10, 11.-^ Dans Haggée : e, Je renverserai le i) tronc îles royaumes, et je détruirai In force des royaumes des na- » lions, je renverserai même le c/iar et ceux qui le montent, el h les chevaux cl leurs cavaliers descendront, »— II. 22.— Dans Zacliarie ; « Je retrancherai le char d'Éphralm et le clieval de Je- » rusalcm, je retrancherai l'are de guerre ; au contraire, il parlera » de paix aux nations. » — IX. 10,— Dans Jérémie :« L'Égypte, ii comme le fleuve, monte; el comme les fleuves sont agitées ses ii eaux ; car elle a dit : Je monterai, je couvrirai la terre, je dé- » truirai la ville et ceux qui y habitent ; montez, chevaux, entrez » en fureur, chariots '. » — XL VI. 8, 9. — Par les chevaux et les c/iars avec lesquels les Égyptiens poursui virent les fils d'Israël, et avec lesquels Pharaon entra dans la mer de Supli, où les roues des chars furent déplacées, et par plusieurs choses qui concernent les chevaux el les chars, et qui font la plus grande partie de celle description, — Exod. XIV. Vers, a, 7, 0, 17, 23, 25, 26, et XV. à, 10, — sont signifiés les intellectuels, les doctrinaux el les scientifiques du faux, et par suite les rationnels, qui pervertissent et éteignent les vrais de l'Église ; c'est leur destruction et leur mort qui y sont décrites.
5322. Qui à tai ctatt, signifie laquelle existe par le naturel, a savoir, la doctrine du bien et du vrai : on le voit par la série des choses dans le sens interne, et par les explications données plus haut, N" 5313.
5323. Et l'on cria devant lui : Abrech '. signifie la reconnaissance par la foi et l'adoration ; on le voit par la signification de crier, en ce que c'esl la reconnaissance par la foi, ainsi qu'il va cire expliqué ; el par la signification A' Abrech, en ce que
c'est l'adoration, car Abrecli dans la langue originale signifie 11 Écliis les genoux, or la génuflexion est l'adoration ; en effet, tous les efforts internes qui appartiennent a la volonté, ainsi à l'amour ou à l'affection, el )>ar conséquent à la vie, ont des actes ou gestes externes correspondants ; ces actes ou gestes découlent de la correspondance même des extérieurs avec lés intérieurs ; la sainte crainte, et par suite l'humiliation, par conséquent l'adoration, ont leurs actes ou gestes correspondants, à savoir, fléchir les geuoux, tomber sur les genoux et aussi se prosterner le corps contre terre ; dans cet état, si l'adoration vient d'une humiliation réelle, ou si l'humiliation vient d'une sainte crainte réelle, il y a défaillance des esprits, par suite fléchissement des articulations dans le voisinage ou dans l'intermédiaire où le spirituel est conjoint au naturel, par conséquent où sont les genoux, car les parties qui sont au-dessous des genoux ont correspondance avec les naturels, el celles qui sont audessus avec les spirituels ; de là vient que la génuflexion est le signe représentatif de l'adoration ; chez les hommes célestes cet acte est spontané, mais chez les spirituels il est volontaire. Autrefois, devant les rois, quand ils étaient portés sur un char, on fléchissait les genoux, par la raison que les rois représentaient le Seigneur quant au Divin Vrai, et que le char signifiait la Parole ; le rite de celte adoration a commencé, lorsqu'on avait connaissance de ce qu'il représentait, et alors les rois ne s'attribuaient pas l'adoration, mais ils la reportaient sur la royauté elle-même sé|iarée d'eux quoique adjointe a eux ; la Royauté pour eux était la Loi qui, parce qu'elle procède du Divin Vrai, devait être adorée dans le Roi en tant qu'il en était le gardien ; ainsi le roi lui-même ne s'attribuait de la royauté rien que la garde de la loi, et autant il s'en éloignait, autant il s'écartait de la royauté, sachant que l'adoration provenant d'autre pari que de la loi, c'est-à-dire, autre que celle de la loi en elle-même, était une idolâtrie. Que la royauté soit le Divin Vrai, on le voit, N" 1672, 1728, 2015, 2081), 3000, 3670, 4581, 60GG, 5044, 5008, par conséquent la Royauté esl la Loi, qui esl en elle-même le vrai du Royaume, selon lequel doivent vivre ceux qui l'habitent : d'après ces explications, on peut voir qu'Abrech, ou fléchis les genoux, signifie l'adoration. Comme le cri aussi est un acte, qui correspond à une cuufession vive ou à
une reconnaissance provenant de la foi, c'esl encore pour cela que chez les anciens a ûlé admise la coutume de erier, quand une (elle confession ou reconnu is sa née était signifiée; ei c'esl pour cela que dans lu Parole, ça el là, il est dit crier, quand il s'agit de la confession ou de la reconnaissance provenant de la foi ; ainsi il est dit de Jean-Baptiste dans Jean, « qu'il rendit témoignagne de Jésus, » el cria, en disant : C'était de Lui que je disais : Celui qui vient » après moi, était avant moi, parce qu'il a été antérieur a moi : ■i Moi, la voix de qui cric dans le désert : Redressez le clicmin du » Seigneur. » — I. 15, 23. — Dans le Même : « Ils prirent des u brandies de palmiers, et ils allèrent au-devant de Jésus, et ils » crièrent : Hosanna I Béni soit celui qui vient au Nom du Sei- » gnetir, le Roi d'Israël! » — XII. 13. — Dans Luc : «Jésus » dit aux Pharisiens que, si ses disciples se taisaient, les pierres « crieraient, » — XIX. SO. — Comme crier signifiait la reconnaissance provenant de la foi, el par suite la réception provenant de celte itconnaissance, voilà ]iourquoi il est dit quelquefois du Seigneur qu'il cria, par exemple, dans Jean, Chap. Vil. 28, 37. XII. ah, â5 ; et aussi dans Ésaïe : « Jéliovah comme un héros sortira, » comme un homme de guerres il excitera le Zèle, iï vociférera, » et même il criera, » — XLU. 13. — Que crier dans le sens opposé, ce soit la non-reconnaissance, par conséquent l'aversion, on le voit, N" 6010, 5018, 5027 ; el qu'il' se dise du faux, on le voit, N" 2240.
532ft. lit en l'établissant sur toute ta terre d'Egypte, signifie que tel est son pouvoir : on le voit par la signification de l'établir sur toule lu terre d'Hgyptt, en ce que c'est la domination sur l'un et l'antre naturel, N° 5310, mais ici c'esl qnesa domination est telle qu'elle vient d'être décrite dans ce qui précède, par conséquent que tel est son pouvoir.
5325. Et dit P/inraon il Joseph, signifie une perception encore ultérieure i on le voit par la signification de dire, par la représentation de Pliaraon, et par la représentation de Joseph, en ce que c'esl une perception naturelle procédant du céleste du spirituel, N° 5315, ici une perception ultérieure, parce que cola est il il do nouveau.
532(i, Moi, Plmraonjc suis, signifie que de là cj-isie le
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naturel : on le voit par la représentation île Pharaon, en ce qu'il est le naturel, N" 51)79, 6080, 5095, 51C0 ; que par moi. Pharaon je 'suis, il soit signifie que de la existe le nature!, cela est évident par les paroles qui sont a la suite, car il est dit « sans toi iiommenelèverasaniain,nison pied, dans toute la terre d'Ëgyple," lesquelles signifient que par lui le tout de la puissance est dans l'un et l'autre naturel ; et comme les choses qui sont dans le naturel sont entendues par ces paroles qui sont à la suite, c'est pour cela qu'il est d'abord dit » moi, Pharaon je suis; » par ces expressions, « de la existe le naturel, » il est entendu que d'après le céleste du spirituel existe le naturel ; voici ce qu'il en est : Chez l'homme qui est créé de nouveau, c'est-a-diro, qui est régénéré, le Naturel est absolument iiutrequecliezriiommeqLii s'est pas régénéré ;cbez l'homme qui n'est pas régénéré, le Naturel est tout, c'est d'après le naturel que l'homme pense, et d'après lui qu'il désire, mais non d'après le rationnel, ni a. plus forte raison d'après le spirituel, parce que le rationnel et le spirituel ont été fermés, et, quant à la plus grande partie, éteints; au contraire, chez l'homme qui est régénéré, le spirituel devient le tout, non-seulement le spirituel dispose le Naturel à penser et a désirer, mais encore il constitue le naturel, absolument comme la cause constitue l'effet, car dans tout effet ce n'est que la cause qui agit ; ainsi le naturel devient comme spirituel, car les choses naturelles qui y sont, telles que les scientifiques et les connaissances qui tirent quelque chose du monde naturel, ne font rien d'elles-mêmes, elles consentent seulement à ceque le spirituel agisse dans le naturel et par le naturel, et ainsi naturellement; pareillement comme dans l'effet, dans l'effet il y a beaucoup plus de choses que dans la cause, mais elles sont telles, qu'elles font seulement que la cause puisse dans l'effet exécuter l'effet lui-même, et se produire en actualité dans ce du^ré : d'api L-s le peu qui vient d'être dit, on ]ieut voir ce qu'il en est du naturel chez l'homme qui a été créé de nouveau, c'est-à-dire, qui a été régénéré ; voila ce qui est entendu par ces expressions, « de là existe le naturel, « expressions signifiées par ii moi, Pharaon je suis, u
5327. Sans loi, homme ne lèvera sa main, signifie que par le céleste du spirituel te tout tic la puissance est dans le spirituel : on le voit par la signification de la main, en ce qu'elle est
ARCANES CKLKSTKS.
la puissance, N" 878, 3387, 4931 à 4037, 5290 ; de là sans toi, homme ne lèvera sa main, c'est qui! rien «le la puissance n'est a eux que par lui seul, par conséquent que le tout de la puissance est à lui, a savoir, au céleste du spirituel ; que la main signifie la puissance dans le spirituel, on le verra dans ce qui va suivre
5328. Ni son pied, signifie que le tout de la puissance est dans te naturel : on le voit par la signification du pied, en ce qu'il est le naturel, N" 2162, 3147, 3701, 3980, 4280, 4938 à 4052, ici la puissance dans le naturel, car la puissance est signifiée par lever le pied de mime que par lever la main, mais lever la main signifie la puissance dans le spirituel, et lever le pieil la puissance dans le naturel, car les clioses qui sont au-dessus des pieds dans le corps se rcTérenl aux spirituels : c'est ce qui est surtout bien évident par le Très-Grand Homme ou par les Irois cieux, quand le ciel toul entier se présente devant la vue comme un seul homme, alors le ciel intime ou troisième ciel a pour rapport la Tfile, le ciel moyen ou second ciel le corps, et le dernier ou premier les pieds; si le ciel intime ou troisième ciel a pour rapport la tèle, c'est parce qu'il est céleste; si le moyen ou second a pour rapport le corjs, c'est parce qu'il est spirituel ; et si le dernier ou premier a pour l'apport les pieds, c'est parce qu'il est le naturel ; c'est pour cela qne le cou, parce qu'il est intermédiaire, signifie l'influx et la communication des célestes avec les spirituels, cl que les genoux , parce qu'ils sont aussi intermédiaires signifient l'influx cl la communication îles spirituels avec les naturels : il est donc évident que par lever la main il est signifié la puissance dans le spirituel, et par lever le pied la puissance dans le naturel ; et c'est pour cela que la puissance, qui est signifiée par la main, se dit du spirituel, a savoir, du vrai d'après le tien, N" 3091, 3503, 4931. Par le spirituel il est entendu ce qui dans le naturel appartient à la lumière itu ciel, et par le naturel ce qui dans le naturel appartient a la lumière du monde, car tout cela est ap|)elé spirituel, et tout ceci est appelé naturel.
5329. Dans toute la terre d'Egypte, signifie dans l'un et l'autre naturel: on le voit par la signification de toute la terre d'Egypte, en ce que c'est l'un et l'autre naturel, N° 527(1. Telles sont donc les choses que les Anges perçoivent quand l'homme lit
ces paroles , « Pharaon relira son anneau de dessus sa main, et il le mit sur la main de Joseph, ci ii le veut d'habits de tm lin, ri il lui mit un collier d'or sur le cou, et il le fit monter sur le second char qui était h lui, et l'on cria devant lui : Atirech! en l'Établissant sur toute la terre d'Égypie, » car les Anges ne peuvent en aucune manière percevoir les historiques mêmes, parce que les historiques sont de ces choses qui appartiennent au monde, et non de ces choses qui appartiennent au ciel ; les choses qui appartiennent au monde ne se présentent point à eux ; mais comme ii y a une correspondance de toutes les choses qui sont dans le monde avec celles qui sont dans le ciel, c'est pour cela que les anges perçoivent des choses célestes quand l'homme perçoit des choses mondaines ; s'il n'en était pas ainsi, jamais aucun Ange du ciel ne pourrait être chez l'homme ; mais pour qu'il puisse y être, le Seigneur a donné la Parole, dans laquelle les Anges perçoivent le saint Divin qu'ils peuvent communiquer à l'homme chez lequel ils sont présents.
5330. Vers. A5. Et appela Pliaraon le nom de Joseph Saphenath-Paêneach, et il lui donna Asenatk, fille de Potiphéra prêtre de On, pour femme : et sortit Joseph sur la terre d'Égypte. — Et appela Pliaraon le nom de Joseph Saphenath-Paêncarh, sipifie la qualité du céleste du spirituel alors: et il lui donna Asenuth, fille de Potiplieraprctrc deOn, pour femme, signifie la qualité du mariage du vrai avec le bien et du bien avec le vrai : et sortit Joseph sur la terre d'Egypte, signiOe quand il eut l'un et l'autre naturel.
5331. Et appela Pliaraon te nom de Joseph Sapitenath- Paëneaelr, signifie ht qualité du céleste du spirituel alors : on le voit par la signification du nom et d'appeler le nom, en ce que c'est la qualité, N" lia, 1A5, 175â, 1800, 200», 2628, 272A, 3006, 3237, 3421 ; Sapheuath-Paeneàch, dans sa Langue originale, signifie celui qui révèle les choses secrètes et qui découvre les choses futures, ce qui, dans le sens céleste, signifie le Divin en lui, car révéler les chescs secrètes et découvrir les choses futures appartient à Dieu seul ; c'est là la qualité que ce nom enveloppe, el cette qualité est la qualité du céleste du spirituel, car le céleste du spirituel est le bien du vrai dans lequel est le Divin, ou qui procède immédiatement du Divin : cela, a savoir, le céleste du spiri-
lue] dans lequel est le Divin, le Seigneur seul l'a eu quand il était dans le monde, et c'était l'Humain en pi a pu Êirc le Divin toimême, et qui a pu être dépouillé quand en Soi le Seigneur a fait Divin tout l'Humain.
5332. Et il lui donna Asenattt, fille de Potip/iéra prêtre de On, pour femme, signifie la qualité du mariage du vrai avec le bien et du bien avec le vrai : on le voit par la signification de donner pour femme, en ce que c'est le mariage ; que ce soit le mariage du vrai avec le bien et du bien avec le vrai, c'est parce que par les mariages, dans le sens spirituel, il n'est pas enlendu autre chose, ni par conséquent autre chose par les mariages dans la Parole. Par la fille du prêtre de On, il est signiBé le vrai du bien, car la fille est l'affection du vrai, cl le prêtre est le liien, mais Joseph est le bien du vrai dans lequel est le Divin, ce i[ui est une meme chose avec le céleste du spirituel ; il est donc évident qu'il est signifié le mariage du vrai avec le bien et du bien avec le vrai. C'est la quafilé de ce mariage, qui est signifiée ; mais celte qualité ne peut pas davantage être es posée, parce que la qualité que le Seigneur eut dans le inonde ne peut pas élre saisie, pas même par les anges ; seulement, on peut s'en former quelque idée, couverle d'ombre, d'après les etioses analogues qui sont dans le ciel; par exemple, par ^Très-Grand Homme, et par le céleste du spirituel qui la procède de l'inilu>L du Divin du Seigneur ; mais néanmoins celle idée est 'comme une ombre épaisse relativement à la lumière même, car elle est très-commune, ainsi à peine quelque chose relativement.
5333. El sortit Joseph sur la terre d'Egypte, signifie quand 11 eut l'un et l'autre naturel : on le voit par la signification de sortir, en ce qu'ici c'est inllucr ; et par la signification de ta terre d'Égyple, en ce qu'elle est le mental naturel, ainsi qu'il a été souvent dit, par conséquent l'un et l'autre naturel; et comme sorlir signifie influer, et la terre d'Egypte l'un et l'autre nalurel, ces paroles avec les précédentes signifient la qualité du céleste du spirituel, cl la qualité, du mariage du bien avec le vrai cl du vrai avec le bien, lorsque le céleste du spiriluei par l'influx faisait sien l'un et l'autre naturel; ce que c'est que faire sien le naturel, on vient de le voir, N" 5320.
5334. Vers. 56. 47, 48, 40. Et Joseph fils de trente ans (était), guand il se tenait devant Pluiraon, roi d'Egypte; et sortit Joseph de derant Pluiraon, et il passa par toute la terre d'Egypte. El fit ta terre, dans tes sept années d'abondance de vivres, des amas. Et il rassembla toute la nourriture des sept années, qui furent en la terre d'Egypte, et il déposa la nourriture dans les villes, la nourriture du champ de la ville, celle il l'entour d'elle, il (la) mit au milieu d'elle. Et amassa Joseph du hli comme le sable de ta mer, en quantité fort grande, an point qu'il cessa de compter, parce qu'il étatisons nombre. — El Joseph fils de trente ans (était), signifie le plein état des restes : i/itand il se tenait dnant Pliaraon, roid'Égypte, signifie quand sa pi-Ésence fui dans le naturel : et sortit Joseph de devant Pluiraon, signifie quand le naiurel dans le commun lui appartenait : et il passa par toute la terre d'Egypte, signifie quand il y subordonnait et soumettait cliaque cliose : et fitla terre, (ùms les sept années d'abondance de vivres, des amas, signifie les premiers états quand les vrais Turent multiplies en séries : et il rassembla toute la nourriture des sept années, signifie la conservation du vrai adjoint au bien, multiplié dans les premiers temps : qui furent en la terre d'Egypte, signifie qui était dans îe naturel : et il déposa la nourriture dans tes villes, signifie qu'il replaça dans les intérieurs : la nourriture du cliamp de ta ville, signifie les choses qui y étaient propres el convenables : celle a t'entoar d'elle, il (la) mit au milieu d'elle, signifie celles qui étaient auparavant dans le naturel extérieur, il les renferma dans les intérieurs du naturel intérieur : et amassa Joseph du blé comme le sable de la mer, en quantité fort grande, signifie la multiplication du vrai qui provient du bien : au point qu'il cessa de compter, parce qu'il était sans nombre, signifie tel est le vrai dans lequel élait le céleste procédant du Divin.
5335. Et Joseph fils de trente ans (élait), signifie le plein état des restes : on le voit par la signification de trente, eu ce que c'est le plein des restes, ainsi qu'il va être montré; et par la signification lies mutées, en ce qu'elles sont les étals, N"48*2, 487, 488, 4»3, 803 ; le nombre trente signifie dans la Parole quelque cliose du combat, cl il signifie aussi le plein des restes ; celle don-
ble signification vient de ce qu'il est composé <lc cinq cl de six multipliés l'un par l'autre, cl de ce qu'il est aussi composé de trois et de dix mullipliés de même l'un par l'aulrc ; venant de cinq multiplie par six, il signifie quelque chose du combat, N" 2270, parce cinq signifie quelque chose, N" i638, 5291 , et six le combat, N" 6S9, 720, 737, 900, 1709 ; mais venant de trois multiplié par dix, il signifie le plein des restes, parce que trois signifie le plein, K" 2788, 4496, et dix les restes, N" 576, 1900, 2284 ; que le nombre composé enveloppe la même chose que les nombres simples dont il provient, on le voit, N° 5291 ; que les restes soient les vrais joints au bien que le Seigneur a renfermes chez l'homme dans les intérieurs, on le voit, N" 468, 530, 500, 501, 570, 000, 1060, 1738, 1906, 2284, 5135. La plénitude des restes est aussi signiûée par trente, par soixante, et par cent, dans Marc : « La se- >. menée qui tomba dans une lionne terre donna du fruit montant ■ et croissant, et elle rapporta, un (grain) Trente soixante; » el un, cent, n —IV. 8, 20;— ces trois nombres, parce qu'ils proviennent d'une multiplication par dix, signifient tous la plénitude des restes. El comme l'homme ne peut pas être régénéré , c'est-àdire, être admis dans les combats spirituels par lesquels se fait la régénération, avant qu'il ait reçu au plein les restes, c'est pour cela qu'il fut statué que les Lévites ne feraient point l'ouvrage dans la tenle de convention, avant qu'ils eussent trenle ans accomplis; leur ouvrage ou leur fonction est appelée aussi Milice ; il en esl parlé ainsi dans Moïse : « Prends la somme des lils de Kéhalii du » milieu des fils de Lévi , depuis le fils de Trente ans et au-des- « sus jusqu'au fils de cinquante ans, chacun venant à la milice, « pour faire l'ouvrage dans la tenle de convention. » — Nomb. IV. 2, 8 ; — il est dit la même chose des lils de Gerschon, et la même chose des fils do Mérari, ibid. Vers. 22, 23, 29, 30 ; et de nouveau, Vers. 35, 30, 43. — Lu mûine chose esl signifiée en ce que u David commença à régner, quand fds de trente ans il fut. » —
II. Sam. V. à.— D'après cela, on voit clairement pourquoi le Seigneur ne s'est point manifesté avant qu'il eût Trente ans.— Luc,
III. 23, — car alors il était dans la plénitude des reslcs ; mais les liesles que le Seigneur ail, il selesêlaieiit acquis Lui-Méme, el ils iipparlenaicnl au Divin; par eux il a uni l'Essence Uuniaine à l'Es-
lO'i
scncc Divine, cl il a fait Divine cetti: Essence Humaine, N° 1900 ; c'est donc d'après Lui que Trente ans signifient l'étal plein quant aux restes, et que les prêtres Lévites entraient dans leurs fonctions lorsqu'ils avaient trente ans, et que David, parce qu'il devait représenter le Seigneur quant à la Royauté, ne commença pas à régner avant cet âge ; car tout représentatif est tiré du Seigneur, cl par suite tout représentatif concerne le Seigneur.
6336. Quand Use tenait devant Pfiaraon, roi d'Egypte, signifie quand sa prhence fut dans le naturel ; on le voit par la signification de se tenir devant quelqu'un , en ce que c'est la présence; et par la représentation de Plmraon, roi d'Egypte, en ce qu'il est l'état nouveau du naturel ou l'homme naturel nnuveau, N" 6079, 5080, par conséquent le naturel, dans lequel est maintenant le céleste- du spirituel , et que le céleste du spirituel a maintenant fait sien, ce qui est aussi sipnilîi': par les paroles qui suivent immédiatement, a et sortit Joseph de devant Pharaon, u
5337. Et sortit Joseph de devant Plmraon, signifie quand le naturel dans le commun lui appartenait : on le voit par !a signification de sortir, en ce que c'est lui appartenir, ainsi qu'il va être montré ; par la représentation de Joseph, en ce qu'il est le céleste du spirituel, et de Pharaon, en ce qu'il est le naturel, ainsi qu'il a été dit ci-dessus : que sortir, ce soit lui appartenir, ou être sien, cela est évident par ce qui précède et par ce qui suit, et aussi par le seus spirituel de ce mol ; car dans ce sens sortir ou procéder, c'est se montrer présent devant un autre dans une forme accommodée pour cet autre, ainsi se montrer le même seulement dans une autre forme ; sortir se dit, dans ce sens, du Seigneur dans Jean : « Jésus dit de Lui-Mémo ; Moi, de Dieu je suis sorti et je » viens. » — VIII. Ù2. — « Le Père vous airue, parce que vous » m'avez aimé, et avez cru que Moi, de Dieu je suis sorti. Je » suis sorti du Pire, et je suis venu dans le monde ; de nouveau » je laisse le monde et m'en vais au Pire. Les disciples dirent : n Nous croyons que de Dieu tu es sorti, u — XVI. 27, 2S, 30. — ii Ceux-ci ont connu véritablement que de Dieu je suis sorti, a —XVII. 8 ; — afin d'illustrer ce qui est entendu par sortir ou procéder, soient des exemples : Il est dit du Vrai, qu'il son ou procède du bien, quand le vrai est la forme du bien, ou quand le vrai
AHCANES CÉLESTES.
est lu Lien dans une forme que l\rriU:iiili'iitriit peut saisir : il peut aussi Être dit de l' Entendement, qu'il sort ou procède do la volonté, quand l'entendement est la volonté formée, ou quand la volonté est dans une forme susceptible d'être aperçue par lu vue interne : \mreillemcnt sortir ou procéder peut se dire de la pensée qui appartient à l'entendement, quand elle devient langage ; et de la volonté, quand clic devient action; la pensée se revêt d'une autre forme quand elle devient langage, mais toujours est-il que c'est la peiisée qui sort ou procède ainsi, car les paroles et les sons qu'elle revêt, ne sont que des additions qui font que la pensée est aperçue d'une manière convenable ; de même la volonté prend une autre forme quand elle devient action, mais toujours est-il que c'est la volonté qui se présente dans une telle forme ; les gestes et les mouvements (ju'elie revêt, ne sont que des additions qui font que la volonté apparaît et affecte d'une manière convenable : il peut être dit aussi de l'homme Externe, qu'il sort ou procède de l'homme Interne, et même substantiellement, parce que l'homme Externe n'est autre chose que l'homme Interne formé ainsi, pour qu'il agisse convenablement dans le monde od i! est : d'après ces exemples, on peut voir ce que c'est que sortir ou procéder dans le sens spirituel ; s savoir, que sortir ou procéder, quand cela es! dit du Seigneur, signifie le Divin formé comme Homme, par conséquent accommodé à la perception des croyants; l'un et l'autre cependant étant un.
5338. Et il passa par toute la terre d'Egypte, signifie quand il y subordonnait et soumettait chaque chose, la, à savoir, dans le uaturel : on le voit par la signification de toute ta terre d'Égypte, en ce qu'elle est l'un et l'autre naturel, N" 527IÎ, 5278, 6280, 5288, 5301 ; que passer par celle terre, ce soilsniHirdonner cl soumettre chaque chose dans le naturel, c'est la conséquence de ce qui précède.
5339. Et fil la terre, dans les sep! aimées d'abondance de vivres, des amas, signifie les premiers états quand les vrais furent multiplies en séries : on le voit par la signification des sept années, en ce qu'elles sont les premiers étais, car les années qui ont précédé soul les sept dans lesquelles il y eut abondance de vivres, cl les sept années qui ont suivi sont celles dans lesquelles il y eut famine; les années sont des états, voir fi" 482, 437,488, 4»3,
GENÈSE. CHAP. QUARANTE-UNIÈME. Ml
803 ; par la signification d'abondance de virres, ou ce que c'est la multiplication du vrai, N- 5270, 5280, 5292 ; la terre fa, signifie que celle multiplication a été laite dans le naturel, car la terre ici est le naturel, comme ci-dessus, N° 5338 ; et par la signification des amas, en ce que ce sont les séries. Quant aux séries, qui sont signifiées par les amas, voici ce qu'il en est : Chez l'homme qui est réformé sont d'abord insinués les vrais communs, ensuite les particuliers îles communs, et entin les singuliers des particuliers ; les particuliers sont disposes sous les communs, et les singuliers sous les particuliers, N" 2384, 3057, £280, 4325 f., 4329 m., 43A5, 4383, 5208; ces dispositions ou ordinations sont signifiées dans la Parole par les faisceaux, et ici par les gerbes ou les amas, et elles ne sont absolument que les séries, dans lesquelles les vrais multipliés sont disposés ou mis en ordre. Chez les régénères ces séries sont conformes aux ordinations des sociétés dans les cieux ; mais chez les non -régénérés , qui ne peuvent pas non plus être régénérés, elles sont conformes nu* ordinations des sociétés dans les enfers ; de la l'homme qui est dans le mal, et par suite dans le faux, est l'enfer dans une tres-petite forme ; et l'homme qui est dans le bien, et par suite dans le vrai, est le ciel dans une liès-petito forme : mais, d'après la Divine Mi.-t'ni'orde du Seigneur, il t:.n sera dit davantag.; ailleurs sur ces séries.
5.140. El il rassembla toute la nourriture des sept armées, signifie ta conservation du vrai adjoint au bien, multiplié dans les premiers temps : ou le voit par la signification de rassembler, en ce qu'ici c'est conserver ; car il la rassembla et la déposa dans les villes et dans le milieu de chacune, ce qui signifie qu'il a renfermé dans les intérieure , qu'ainsi il a conservé, car elle a servi à l'usage pendant les années de famine; par la signification de la nourriture, en ce que c'est tout ce dont l'homme interne est nourri; que ce soit le bien et le vrai, on peut le voir d'après la correspondance de la nourriture terrestre dont est nourri l'homme externe, avec la nourriture spirituelle dont est nourri l'homme interne ; ici donc, c'est le vrai adjoint au bien, car c'est ce vrai qui est conservé et renfermé dans les intérieurs ; par les sept années sont signifiés les premiers étals quand les vrais furent multipliés, N a 533!) ; de la il est évident que par « il rassembla toute la nourriture des sept
années, « il est signifie ia conservation du vrai adjoint au bien, multiplié dans les premiers temps. 11 est dit la conservation du vrai adjoint au bien, mais comme il y en a peu qui sachent ce que c'est
comment et quand le vrai est adjoint au bien, je vais en conséquence le dire : Le vrai est conjoint au bien, quand l'homme perçoit du plaisir en faisant du bien au prochain a cause du vrai cl du bien, et non a cause de soi ou du monde ; quand l'homme esl dans celle affection, les vrais qu'il entend alors, ou qu'il lit, ou qu'il pense, sont conjoints au bien ; c'est même ce qu'on a coutume d'apercevoir ]iar l'affection du vrai pour celte lin.
5341. Qui furent en la terre d'Egypte, signifie qui était dans le naturel : on le voit par la signification de la terre d'Égypte, en ce qu'elle esl le mental naturel, N" 5270, 5278, 5280, 5288, 5301, ainsi le naturel.
63i2. El il déposa la .nourriture dans les vittes, signifie qu'il replaça dans tes intérieurs, a savoir, les vrais adjoints au bien ; on le voit par la signification de déposer ici, en ce que c'est replacer ; par la signification de la nourriture, en ce que c'est le vrai adjoint au bien, N° 53SO ; cl par la signification des villes, en ce qu'elles sont les intérieurs du mental naturel, N" 5297. Que les vrais adjoints au bien soient replacés dans les intérieurs du mental naturel, et y soient conservés pour l'usage de la vie suivante, surtout pour l'usage dans les tentations quand l'homme est régénéré, c'est là un arcane que peu d'hommes connaissent aujourd'hui; il faut donc dire ce qu'il en esl, car par les sept années d'abondance sont
villes et au milieu, ii est signifié que ces vrais adjoints au bien ont Été renfermés dans les intérieurs de l'homme ; et par les sept années de famine, et l'entretien procuré alors par les amas , ii est signifié l'état de la régénération par les vrais adjoints au bien renfermés dans tes intérieurs ; voici cel arcane : Depuis le premier âge de l'enfance jusqu'au commencement du second âge de l'enfance, l'homme esl introduit par le Seigneur dans le ciel , et même parmi les anges célestes, par lesquels il esl tenu dans l'étal de l'innocence; que ce soit là l'étal des petits enfants jusqu'au commencement du second ilge de l'enfance, cela est connu ; quand l'Age de la seconde
" que le vrai adjoint au bien, et qu'il y en a moins
qui sachent
d'abord multipliés, et pur le blé placé dans les
GENÈSE. CHAP. QUARANTE-UNIÈME. 113 enfance commence, l'homme dépouille par degrés l'État de l'innocence, mais néanmoins il est tenu dans l'Étal de la charité par l'afleclion de la charité mutuelle envers ceux qui sont semblables ii lui ; cet état chez un grand nombre continue jusqu'à l'adolescence, l'homme est alors parmi les anges spirituels ; comme il commence alors à penser par lui-même, et a agir selon ce qu'il pense, il ne peut plus être tenu dans la charilÉ, comme précédemment, car II évoque alors les maux héréditaires par lesquels il se laisse conduire ; quand arrive cet état, les biens de la charité" et de l'innocence, qu'il avait reçus précédemment, sont exterminés selon les degrés d'après lesquels il pense les maux et les confirme par l'acte, néanmoins ils ne sont pas exterminés, mais ils sont conduits par le Seigneur vers les intérieurs et y sont renfermes ; mais comme il n'a pas encore connu les vrais, il en résulte que les biens de l'innocence et de la charité, qu'il avait reçus dans ces deux états, n'ont pas encore été qualifiés, car les vrais donnent lu qualité au bien et le bien donne l'essence aux vrais; c'est pour cela qu'à partir de cet âge il est imbu de vrais par les instructions, et surtout par ses propres pensées et par les confirmations qui en proviennent ; autant donc il est alors dans l'affection du bien, autant par le Seigneur les vrais sont conjoints au bien chez lui, N* 53à0, et sont serrés pour les usages ; c'est cet élal qui est signifié par les sept années d'abondance de vivres ; ces vrais adjoints au bien sont les choses qui dans le sens propre son! appelées Restes : autant donc l'homme se laisse régénérer, autant les testes servent à l'usage, car autant le Seigneur en relire et en replace dans le naturel, afin que la correspondance des eflf rieurs avec les intérieurs, ou des naturels avec les spirituels, soit produite, cela s'itère dans l'état qui est signifié par les sept années de famine ; voilà quel est l'arcane. L'homme de l'Église croit aujourd'hui que, quelle que soit la vie d'une personne, elle peut toujours par Miséricorde Cire reçue dans le ciel, et y jouir de la béatitude éternelle, car il s'imagine que c'est seulement une admission ; mais il se trompe grossièrement ; personne, en cifet, ne peut être ni admis ni reçu dans le ciel sans avoir reçu la vie spirituelle, or personne ne peut recevoir la vie spirituelle sans être régénéré, et personne ne peut être régénéré que par le bien de la vie conjoint au vrai de la doctrine, c'est par là qu'on a la vie spirituelle ;
que personne ne puisse venir dans le ciel, sans avoir reçu ia vie spirituelle par la régénération, le Seigneur le dit clairement dans Jean,: a En vérité, en vérité je te dis: Si quelqu'un n'est en- » geudré de nouveau, il ne peut voir te Royaume de Dieu, a — III. 3 ; — et ensuite : « En vérité, en vérité je te dis : Si i quelqu'un n'est engendré d'eau et d'esprit, il ne peut en- " trer dans le Royaume de Dieu. » — Iljiil. Vers, 5 ; — l'eau est le vrai de la doctrine, N» 2702, 3058, UH, i97U, et l'esprit est le bien de In vie : personne n'entre par le baptême, mais le liaptemc est le significatif de la. régénération, duquel l'homme de l'Église doit se ressouvenir.
5343. La nourriture du champ de ta ville, signifie les choses qui y étaient propres et convenables, à savoir, les vrais adjoints au bien dans les intérieurs : on le voit par la signification de la nourriture, en ce nue ce sont les vrais adjoints au bien, N" 53A0, 53S2 : les vrais qui sont propres aux intérieurs et convenables sont signifies par ia nourriture du champ de ta ville, et cela parce que ie champ appartenait à la ville et l'environnait ; les choses qui environnent signifient dans le sens interne les choses convenables et propres, c'est même pour cela qu'il est dit immédiatement, a celle à l'enlourU'elle, ii la mit au milieu d'elle, » Si les choses qui environnent signifient les choses propres et convenables, c'est parce que tous les vrais joints au bien sont disposes en sérias, cl que les séries sont telles, qu'au milieu ou dans l'intime de chacune il y a un vrai joint au bien, et autour de ce milieu ou de cet intime sont les vrais qui lui sont propres et convenables, et ainsi en ordre jusqu'à l'exlimc ou la série s'évaS>uil; les séries clIes-mCmes ont aussi été disposées entre elles de la mémo manière, mais elles varient selon les changements de l'état : que telles soient les dispositions des vrais joints au bien, c'est ce qui a coutume d'être présenté à la vue même dans l'autre vie ; car dans la lumière du ciel, dans laquelle il y a l'intelligence et la sagesse, de telles choses peuvent Cire offertes aux regards, mais non dans la lumière du monde, ni dans la lumière du ciel chez l'homme dont les intérieurs n'ont point été ouverts ; néanmoins elles peuvent tire reconnues par lui d'après l'intuition rationnelle, et ainsi être vues rationnellement d'après la lumière du ciel ; ces disposi-
GENÈSE. CHAP. QUARANTE- UNIÈME. 115 lions tirent leur origine dos dispositions des sociétés augéliques dans le Ciel, car de même que ces sociétés y ont Été disposées, de même aussi ont Été disposées les séries des vrais joints au bien chez les régÉnérés, puisque celles-ei correspondent a ccllcs-lâ.
63iâ. Celle à l'entour d'elle, il la mil au milieu d'elle, signifie celles qui étaient auparavant dans le naturel extérieur, il les renferma tlans les intérieurs du naturel intérieur ; on le voit par la signification de il l'entour, en ce que ce sont les choses qui sont au dehors, ainsi celles qui sont dans le naturel extérieur ; lI l'iii' h si lti] i li ciiLiun du milieu, en ce que ce sont celles qui sont au dedans, N°* 1074, 2!>/|0, 21173, ainsi celles qui sont dans le naturel intérieur ; que dans le milieu d'elle ou de la ville, ce soit dans les intérieurs du naturel intérieur, c'est parce que lu ville signifie les intérieurs, N" 5207, 53Û2. Les intérieurs du naturel intérieur sont les choses i|ui y sont appelées les spirituels, et les spirituels y sont les choses qui viennent de la lumière du ciel, d'après laquelle y sont éclairées celles qui viennent de la lumière du monde, qu'on appelle proprement les naturels; la dans les spirituels ont Été renfermés les vrais adjoints au bien : les spirituels, là, sont les choses qui correspondent :m\ seules ;ii]géliqiies du second ciel ; l'homme communique avec ce ciel par les l'eslcs ; c'est ce ciel qui est ouvert quand l'homme est régénéré, et c'est ce ciel qui est fermé quand l'homme ne se laisse pas régénérer; car les restes, ou les vrais et les biens renfermés dans les intérieurs, ne sont autre chose que les correspondances avec les sociétés de ce ciel.
53âS. Et amassa Joseph du blé connue le sable de la mer, en quantité fort grande, signifie la multiplication du vrai gui pronient du bien : on le voit i>ar la signification à'atnasscr, en ce qu'ici c'est multiplier ; par la signification du blé, on œ que c'est le vrai par la volonté et par l'acte, N° 5295, dont la multiplication, lorsqu'elle est comparée au sable de la mer, signifie qu'il provient du bien, ici du bien du céleste du spirituel par l'influx, car le vrai dans les intérieurs n'est jamais multiplié autrement que par le bien ; la multiplication du vrai qui uu provient pas du bien n'est point une multiplication du vrai, parce que ce n'est point le vrai, quoique dans la forme ex terne cela se montre comme vrai, c'est une sorte d'image dans laquelle la vie n'est point; cela, étant mon,
n'approche pas du vrai -, cai' le vrai, pour qu'il soil le vrai chez l'homme, duil vwre par le bien, r.'csl-ù-dire, au moyen du bien procédant du Seigneur; cl, quand il vil ainsi, la multiplication dans le sens spirituel peut se dire de lui : que ce ne soit que d'après le bien qu'il y a multiplication du vrai, on peut le voir en ce que rien ne peut Cire multiplié que par quelque chose de semblable au mariage ; le vrai ne peut former un mariage qu'avec le bien, si c'est avec autre chose, ce n'est point un mariage, mais c'est un adultère ; c'est pourquoi ce qui est multiplié par le mariage est légitime, ainsi est le vrai ; mais ce qui est multiplié par l'adultère n'est point légitime, mats est Idtard, ainsi n'est point le vrai.
5SAO. Au point qu'il cessa de compter, parce qu'if était sans nombre, signifie tel est le vrai dans lequel était le céleste procédant du Divin : on peut le voir en ce que le'vrai dans lequel est le céleste procédant du Divin est indéfini, par conséquent sans nombre : un tel vrai a été seulement dans le Seigneur quand ii vivait dans le monde ; le Seigneur est ici représenté par Joseph, et ici dans le sens suprême il s'agit de la glorifioalion de son Naturel.
53Ù7. Vers. 50, 51, 59. Et à Joseph il naquit deux fils, — avant que vint l'année de la famine,— lesquels lui enfanta Asenath, fille de Potipkira prêtre de On. Et appela Joseph le nom du premier-né Mênascheh, parce que oublier m'a fait Dieu tout mon travail, et toute la maison de mon pére. Et le nom du second il appela Éphraïm, parce que fructifier m'a fait Dieu dans la terre de mon affliction. — El A Joseph il naquit deux fils, signifie de là le hien et le vrai : avant que vint l'année de la famine, signifie qui naquirent par le naturel : lesquels lui enfanta Asenath, fille de Potiphéra prêtre de On, -signifie lesquels provinrent du mariage : et appela Joseph le nom du premier-né Mênascheh, signifie le nouveau volontaire dans le naturel, et sa qualité : parce que oublier m'a fait Dieu tout mon travail, signifie l'éloigncment après les tentations : et toute la maison de mon père, signifie l'éloignemeut des maux héréditaires : et le nom du second it appela Êphraim, sïgniHe le nouvel intellectuel dans le naturel, et sa qualité : parce que fructifier m'a fuit Dieu, signifie de là la multiplication du vrai d'après le
GENÈSE. CHAP. QUARANTE-UNIÈME. 117 hien : dans ta terre de mon affliction, signifie ud il a supporté les tentations.
5348. Et à Joseph il naquit deux fils, signifie de là le bien cl le vrai, il savoir, d'après l'influx du céleste du spirituel dans le naturel : on le voit par la signification de naitre, en ce que c'est renaître, ainsi la naissance du vrai d'après le bien, ou de la foi d'après la charité, N™ 4070, 4608, 5160 ; les naissances donl il est parlé dans la Parole sont des naissances spirituelles, N" 1145, 1255, 1330, 3203, 3270, 3800, 3866 ; el par la signification des fils, ici Ménascheh et Éphratm, en ce qu'ils sont le bien et le vrai, ainsi qu'il sera montré plus lias ; en effet, par Ménascheh il est signifié le volontaire du nouveau naturel, et par Éphraïm l'intellectuel de ce naturel, ou, ce qui est la même chose, par Ménascheh i! est signifié le bien du nouveau naturel parce que !e bien se dit de la volonté, et par Éphraïm le vrai de ce naturel parce que le vrai se dit de l'intellectuel : ailleurs aussi, quand on lit que deux fils sont nés, par l'un est signifié le bien, et par l'autre le vrai ; ainsi, par Ésaû el Jacob, par Esaû lu bien, voir N" 3302, 3322, 349fi, 350a, 8576, 3509, cl par Jacob le vrai, N" 3305, 3500, 3525, 3546, 3576 : pareillement par les deux fds que Jehudab eut de Tbaniar, Pérès elZérach, N°" 6027, 4928, 4029 ; de même ici par Ménascheh et Éphraïm ; il s'agit maintenant ici de leur naissance, parce que dans ce qui vient de précéder il s'agit de l'influx du céleste du spirituel dans le naturel, et par conséquent de sa renaissance qui s'opère uniquement par le bien el par le vrai. '
5349. Avant que vint l'armée de la famine, signifie qui naquirent par le naturel: on le voit par In signification de avant que vint l'année de la famine, en ce que c'est quand durait encore l'état de la multiplication du vrai par le hien, élat qui est signifié par les années d'abondance de vivres, el ainsi avant l'élai de désolation, qui est signifié par les années de famine; comme c'est dans l'étal antérieur que le vrai a été multiplié par le hien dans le naturel, el qu'ainsi le hien et le vrai naquirent par le naturel au céleste du spirituel, voilà pourquoi celle conséquence est signifiée par ces pa rôles.
5350. Lesquels lui enfanta Asenatli, fille de Potipliêra prfire de On, signifie lesquels provinrent du mariage ; on peut le voir par ce qui a été dit ci-dessus, N" 5332.
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GENÈSE. CHAP. QUARANTE-UNIÈME. lll>
c'élait le bien : île la vient aussi qu'aujourd'hui l'on fuit I» foi le principal et l'essentiel même de l'Église, et la charité le secondaire et le non-essentiel ; mais, en comparaison des anciens, on s'est jeté dans une erreur beaucoup 'plus profonde, en statuant que la foi seule sauve ; par la foi dans l'Église il est entendu tout vrai de la doctrine, et par la charité toul bien de la vie ; il est vrai qu'on appelle la cliarilé et les œuvres de la charité les fruits de la foi, mais qui est-ce qui croit que les fruits fasseul quelque chose pour le salut, quand on croit que l'homme est sauvé par la foi â la dernière heure de sa vie, de quelque manière qu'il ait vécu précédemment ; et quand encore par le doctrinal on sépare de la foi les œuvres qui appartiennent à la charité, en disant que la foi seule sauve sans les bonnes œuvres, ou que les œuvres qui appartiennent a la vie ne font rien pour le salut ; oh ! quelle fni ! oh ! quelle Église ! on adore une foi morte, et l'on rejetle la foi vive, lorsque cependant la foi sans la charité est comme un corps sans Ame ; que le corps sépare rie l'amc soil éloigne ries regards et rejet*!, parce qu'il sont mauvais, cela est connu ; il eu est de même de la foi sans la charité dans l'autre vie ; dans l'enfer sont tous ceux qui ont été dans celle prétendue foi sans la charité, cl dans le ciel sont tous ceux qui ont été dans la cliarilé ; car la vie de chacun reste, mais la doctrine ne reste qu'on tant qu'elle a été appliquée ù la vie. Que Ménaschch signifie le nouveau volontaire dans le naturel, ou, ce qui est la même chose, le bien spirituel dans le naturel, on ne peut pas le voir par des passages pris ailleurs dans la Parole, de !a même manière qu'on y voit qu'Éphraîm signifie le nouvel intellectuel dans le naturel, ou le vrai spirituel dans le naturel ; mais néanmoins on peut d'après Éphraïm conclure sur Ménaschch, car dans la Parolequand il est ainsi parlé de deux, l'un signifie le bien et l'autre le vrai; on verra donc, dans ce qui sera dil sur Éphraïm, que Ménascneh signifie le bien spirituel dans le naturel, bien qui appartient au nouveau volontaire.
5352. Parce que oublier m'a fait Dieu tout mon travail, signifie t'floignemcnt après /es tentations .- on le voit par la signification d'oublier, en ce que c'est l'cloigncment, N" 5170, â'278; cl par la signification du travail, en ce que ce sont les combats, ainsi les tentations ; d'où il résulte que par o oublier m'a fait
Dieu tout mon travail, » il est signifié l'oloigncmcnt après les tentations, à savoir, réloigncmcnt des maux qui ont causé la douleur; que telle soil la signification de ces proies, cela est encore évident par les choses qui sont rapportées sur Joseph dans la terre de Canaan auprès de ses frères, et ensuite par celles qui lui sont survenues en Egypte; dans la terre de Canaan, en ce qu'il a été jeté dans une fosse et vendu ; en Egypte, en ce qu'il a été esclave et détenu en prison pendant quelques années; que les tentations aient été signifiées par ces événements, c'est ce qui a été montré précédemment ; et que ce soient ces événements qui sont entendus par le travail, cela est évident.
5358. Et loule la maison de mon pire, signifie t'tioignement des maux héréditaires : on le voit par la signification de la maison du pire, en ee qu'ici ce sont les maux héréditaires ; eu effet, la maison dans le sens interne signifie l'homme, el mémo son mental ou rationnel ou naturel, mais spécialement son volontaire, par conséquent le bien ou le mal, parce que le hier el le mal se disent du volontaire, voir N" 71 0, 2333, 2234, 3128, 4973, 4082, 5023, et puisqu'il en est ainsi, la maison du pére signifie ici les maux héréditaires. La qualité, qui est signifiée par Ménascbeli, est contenue dans ces paroles el dans celles qui précèdent immédiatement; Ménascheh dans la langue originale signifie l'oubli, ainsi dans le sens interne l'éloign entent, à savoir, des maux lanl actuels qu'héréditaires, car ces maux ayant été éloignés, le nouveau volontaire s'élève ; on effet, le nouveau volontaire existe par l'influx du bien procédant du Seigneur; l'influx du bien procédant du Seigneur est continuel chez l'homme, mais ce sont les maux tant actuels qu'héréditaires qui sont un empêchement et un obstacle à la réception de cet influx, c'est pour cela que le nouveau volontaire existe lorsqu'ils ont élé éloignés ; qu'il existe alors, c'est ce qu'on voit clairement chez ceux qui sonl dans des infortunes, des misères et des maladies -, comme il y a alors éloignement des amours de soi et du monde par lesquels existent [mis les maux, l'homme a de bonnes pensées sur Dieu et sur le prochain, el il veut aussi du bien a celui-ci ; il en est de même dans les tentations, qui sont des douleurs spirituelles, et par conséquent des misères intérieures et des désespoirs; c'est surtout par ces tentations que les maux sont éloi-
GENÈSE. CHAP. QUARANTE-UNIÈME. 121 gnés, et quand ils l'ont été, le bien céleste influe du Seigneur ; de là dans le naturel le nouveau volontaire, qui est Ménasclieh dans le sens représentatif.
5354. Et le nom du second il appela Ephraïm, signifie le nouvel intellectuel dans le naturel, et sa qualité ; on le voit ]iar ia signification du Nom et d'appeler le nom, en ce que c'est !a qualité, N" liS, lfi5, 175A, 1896,2009, 272â, 3000, 3421; el giar la représentation à'Ephraim, en ce qu'il est l'intellectuel dans le naturel, ainsi qu'il va être montré : il faut dire d'abord ce que c'est que le nouvel Intellectuel cl ce que c'est que le nouveau Volontaire, qui sont signifies par Épbratm et par Ménasclieh : Dans l'Église, il est vrai, l'on sait que l'homme doit être engendré de nouveau, c'est-à-dire, être régénéré, pour qu'il puisse entrer dans le Royaume de Dieu ; on le sait, parce que le Seigneur l'a dit en termes très-clairs dans Jean, — Chap. 111. 3, 6; — mais toujours est-il qu'il en est peu qui sachent ce que c'est qu'être engendré de nouveau, et cela, parce qu'il en est peu qui sachent ce que c'est^ue le bien et le mal ; si l'on ne sait pas ce que c'est que le bien cl le mal, c'est parce qu'on ne sait pas ce que c'est que la charité à l'égard du prochain ; si on le savait, on saurait aussi ce que c'est que le bien, et d'après le bien ce que c'est que le mal, car tout ce qui vient de la charité réeile à i'égard du prochain est le bien : mais dans ce lu'en, personne n'y peut être par soi-même, car c'est le céleste même qui influe du Seigneur ; ce céleste influe continuellement, mais les maux et les faux s'opposent à ce qu'il puisse Être reçu ; afin donc qu'il soit reçu, il est nécessaire que l'homme éloigne les maux, et autant que possible aussi les faux, et qu'il se dispose ainsi a recevoir l'influx ; quand, après l'éloignemeul des maux, l'homme reçoit l'influx, i! reçoit la nouvelle volonté cl le nouvel intellectuel ; d'après la nouvelle volonté il sent du plaisir en faisant du bien au prochain sans aucune fin pour lui-même, et d'après le nouvel intellectuel il éprouve du plaisir en apprenant ce que c'est que le bien el le vrai a cause du bien et du-vrai el à causerie la vie ; comme ce nouvel intellectuel et ce nouveau volontaire existent par l'influx procédant du Seigneur, c'est pour cela que celui qui a élé régénéré reconnaît et croit que le bien et le vrai, dont il est affecté, viennent non pas de lui mais du Seigneur, el que tout
ce qui vient de l'homme ou du propre n'est que mal ; d'après ces explications, on voit ce que c'est qu'être engendre de nouveau, et ce que c'est que le nouveau volontaire et le nouvel intellectuel ; mais la régénération, par laquelle il y a nu nouvel intellectuel et un nouveau volontaire, ne s'opère pas eu un moment, elle s'opère depuis la première enfance jusqu'au dernier instant de la vie, cl ensuite dans l'autre vie éternel le menl, et cela par des Moyens Divins, innombrables et ineffables ; car l'homme par lui-même n'est que mal, ce mal s'exhale continuellement comme d'une fournaise, et s'efforce continuellement d'étouffer le bien naissant ; pour éloigner un tel mal et enraciner le bien en sa place, il ne faut rien moins que tout le cours de la vie, et des Divins Moyens qui sont innombrables cl ineffables ; à peine connatt-on aujourd'hui quelques-uns de ces moyens, et cela parce que l'homme ne se laisse pas régénérer, et ne croit pas que la régénération soit quelque chose, liarce qu'il ne croit pas à la vie après la mort ; la progression delà régénération, qui contient des choses ineffables, fait quant a la plus grande partie la sagesse Angélique, et est telle, qu'elle ne pénétre pleinement épuisée par aucun Ange dans toute l'éternité; de là vient que-, dans le sens interne de la Parole, il en est principalement question. Qu'Éphralm soit le nouvel Intellectuel dans le naturel, on le voil clairement par un grand nombre de passages de la Parole, surtout dans le Prophète Hosée, qui parle beaucoup d'Éphraim, on. y lit : n Moi, je connais Éphraîm, et Israël ne M'est point caché; i> que tu as entièrement commis scortalion, Éphraîm, et qu'Israël » s'est souillé. Israël et Éphraîm tomberont par leur iniquité, Je- » hudab aussi tombera avec eux. Éphraîm sera réduit en solii> lude au jour de la correction. Et Moi, (je. aérai) comme la lei- « gne à Éphraîm, et comme la vermoulure a la maison de Jeliu- » dah. Et Éphraîm a vu sa maladie, cl Jehudah sa blessure, et " Éphraîm s'en est allé vers l'Assyrien, et il a envoyé vers le » roi Jareb, et celui-ci n'a ]>as pu vous guérir. » — V. 3, 5, 0, 12 v 13 : — encoredans le Même : « Quand j'ai guéri Israël, alors » a été dévoilée l'iniquité d' Éphraîm, et les maux de Samarie, » parce qu'ils ont fait le mensonge; et le voleur vient, la troupe se ii répand au dehors. Et Éphraîm a été comme une Colomlie slun pille, sans cœur; l'Egypte ils ont appelé , en Assyrie ils iont
ii ailh ; quand ils iront, j'étendrai sur eux mon filet. » — VU. 1 , 11, 12 et suiv. ; — ensuite : « Il a été englouti, Israël, mainle- » n.mt ils vont être parmi les nations comme tin vase pour lequel ii point do désir ; quand ils sont montés en Assyrie, onagre soli- » taire, Éphraîm par un salaire de prostitution s'est concilié des » amours, n — VIII. 8, 9. — « Israël, ils n'habiteront point dans » la terre de Jéhovah, et Éphraîm retournent en Égypte, et en » Assyrie l'impur ils mangeront, n — IX. 3.— « Ils m'ont envi- » ronné de mensonge, (ceux û')Épitraim, et de fraude, (ceux de) ii la maison d'Israël ; et Jeliudah encore domine avec Dieu et avec » les saints (il est) fidèle : Éphraîm se repaît de vent, et il poursuit » le vent d'Orient, chaque jour le mensonge et la vastalion il mul- » tiplie, et alliance avec Y Assyrien ils traitent, et l'huile en Egypte n est portée. » — XII. 1, 2 ; — il est en outre parlé d'Ephraïm plusieurs fois ailleurs dans le Même ; comme Chap. IV. 10, 17, 18. V. 3, 5, 9, il, 12, 13. VII. 8, B. IX. 8, 11, 16, 11}. X. 0, 11. XI. 3, 8, 9. XII. 0,15. XIII. 1, 12. XIV. 9 ; — dans tous ces passages par Ephraîm il est entendu l'intellectuel de l'Église, par Israël le spirituel de l'Église, et par Jehudah le céleste de l'Eglise; et comme l'intellectuel de l'Église est signifié par Éphraîm, c'est pour cela qu'il est souvent dit d'Épliraim qu'il s'en va en Égypte et eu Assyrie, car l'Egypte signifie les scientifiques, ci l'Assyrie les rationnels qui proviennent des scientifiques ; les uns cl les autres se disent de l'intellectuel; que l'Égvpte soit le scientifique, on le voit. Pi" 116à, Hflo, 1136, là62, 2588, 3325, â7ii), ùfiOà, àOGG, et qu'Aschur ou l'Assyrie soit la raison et le raisonnement, on le voit, N°" 110, 1180. Pareillement, dans les passages qui suivent, l'Inlellectuel de l'Église est signifié par Éphraîm ; dans Zacharic ; u Réjouis-toi avec transport, Dlle de Sion! éclate en cris d'allégresse, » fille de Jérusalem; voici, ton roi vient a loi : je retrancherai le » char d' Éphraîm, et le cheval de Jérusalem ; et je retrancherai ii l'arc de guerre ; au contraire, il parlera de paix aux nations ; et « sa domination sera depuis la mer jusqu'à la mer, et depuis le ii fleuve jusqu'aux extrémités de la terre. Je tendrai pour moi Jeii hudah, A'arcs je remplirai Éphraîm, et j'excilerai tes fils, » Sion, conlretes (ils, Javan. » — IX. 9,10, 13; — là, il s'agit de l'avènement du Seigneur, et de l'Église des nations; relran-
cher le cliar d'Éphralm et le cheval île Jérusalem, c'est le-ul intellecluel de l'Église ; remplir d'arcs Éphraîm, c'est donner un nouvel intellectuel ; que le char soit le doctrinal, on le voit, N° 5321 ; le cheval l'intellectuel, N" 2700, 2701, 2702, 3217, 5321 ; et l'arc aussi le doctrinal, N" 2<5S5, 20B6, 2700; en effet, le doctrinal dépend de l' intellectuel, car de même que l'on comprend, de même l'on croit ; l'ente ndemenl du doctrinal fait la qualité de la foi : de là encore les fils d'Éphraîm sont nommés tireurs d'arc dans David : « Les fils ù'Ép/irnim armés, tireurs d'arc, se sont détournés n au jour du comliai. » — Ps. LXXVI1I. 0. — Dans Ézéchicl : <i Fils de l'homme, prends-toi un bois, et écris dessus : A Jehu- » dah et aux lils d'Israél ses compagnons; ensuite prends un ( autre) n bois, el écris dessus : A Joseph, bois d'Ephraim et de toute la n maison d'Israél ses compagnons ; puis joins-les l'un avec l'autre " pour toi en un seul bois, en sorte que soient un les deux dans ma i> main; voici, je vais prendre le bois de Joseph, qui (est) dans les » mains d'Éphraîm et des tribus d'IsraiHscs compagnons, et j'a- » jouterai ceux qui (sont) sur lui avec le bois de Jelmdah, etj'eu » ferai un seul buis, alin qu'ils soient un dans ma main. « — XXXVII. 10, 17, 19; — là aussi pur Jehudah est entendu lecelesle de l'Église, par Israël le spiïrituel de l'Église, et par Éphraîm l'intellectuel de cette même Église ; qu'ils doivent faire un par le bien de la charité, cela est signifié en ce que des deux il sera fait un seul bois ; que le bois soit le liien qui appartient a la charité et par suite aux œuvres, on le voit, N" 1110, 278S, 2812, 3720, 59S3. Dans Jérémïe : n II est un jour, où les gardes crieront de la monu tagne d'Ép/traïm : I,evez-vous, moutons a Sion vers Jéhovah » notre Dieu; je serai à Israël pour père, et Epltra'nn (sera) mon » premier-né, lui. » — XXXI. 0, 9. — Dans le Même : « lSn- « tendant j'ai entendu Epliraîm qui se plaignait ; 'f u m'as châtié, ii el j'ai été châtié, comme un veau non accoutumé : cou vurtisii moi afin que je sois converti ; n'est-il pas un lils précieux pour » Moi, Êphraïml u'est-il pas un enfant de délicesî car après » que j'aurai parlé contre lui, me souvenant je me souviendrai ii do lui de nouveau. » — XXXI. 1S, 20. — Dans le Même : « Je ramènerai Israël vers sa demeure, pour qu'il paisse en Carii mel Cl en Baseball, et nu' tu /a montagne d'Ephraîm cl en
GENÈSE. CHAP. QUARANTE-UNIÈME. 125 » Giléad soit rassasiée son Ame. » — L. 10. — Dans Ésaïe : n Meilleur à la couronne d'orgueil, aux ivrognes d'Ép/iraim, et » à la fleur qui lomhe, et a la gloire de son ornement, qui (est) » sur la téie de la vallée des engraissés, troublés par le vin ! » — XXVIII. 1 ; — dans ces passages aussi Éphraim signifie l'intellectuel de l'Église; l'intellectuel de l'Église est l'entendement chez les hommes de l'Église au sujet des vrais et des liions, c'est-àdire, au sujet des doctrinaux do la foi et de la charité, par conséquent la notion, la conception ou l'idée qu'ils en ont; le vrai luimême est le spirituel de l'Église, et le bien en est le céiesle, mais le vrai et le bien sont entendus chez l'un autrement que chez l'autre ; ' tel est donc l'entendement du vrai, tel est le vrai chez chacun ; il en est de même de l'entendement du liieo. Par l'intellectuel, qui est Éphraïm, on peut savoir ce que c'est que le volontaire de l'Église, qui est signifié par Ménascheh ; il en est du volontaire de l'Église comme de son intellectuel, à savoir, qu'il varie chez chacun ; Ménascheh signifie ce volontaire dans Ésaïe : « Dans l'emu portement de Jéhovah Sébaotli a été obscurcie la terre, et est dc- » venu le peuple comme un alimcnldu feu, l'homme son frère n'é- .ii pargnera point; l'homme la chair de son bras mangera, Mfnas- « cheh Éphraim, et Éphraim Ménascheh, eux ensemble contre « Jehudab. » — IX. 18, 19, 20 ; — l'homme mangera la chair de son bras, Ménascheh Éphraim, et Éphraim Ménascheh, c'est-àdire que le vouloir de l'homme de l'Église sera contre son comprendre, et son comprendre contre son vouloir. Dans David : « Dieu a parlé par sa sainteté, je me réjouirai, je partagerai Sché- •i chem, cl la vallée de Succothje mesurerai; à Moi Giléad, cl a » Moi Ménascheh, et Éphraim la force de ma téte. » — Ps. LX. 8, 9. — Dans le Même : « Pasteur d'Israël, prête l'oreille, (toi) « qui conduis comme un troupeau Joseph, ( toi} qui es assis sur « les Chérubins, resplendis avec éclat I devant Éphraim, et Ben- » jamin, et Ménascheh, suscite ta puissance. » — Ps. LXXX. 2, 3; —là aussi Éphraïmest pour l'Intellectuel de l'Église, et Ménascheh pour le Volontaire de l'Église : la même chose est encore évidente d'après la bénédiction donnée à Éphraim et à Ménascheh par Jacob avant sa mort, — Gen. XLVIU ; — et aussi en ce que Jacob a reçu Éphraim à la place de Rubcn, et Ménascheh à la place
de Schiméon, — ibid. Vers. 3, 5; — car Rnbeo a représenté l'intellectuel de l'Église, ou la foi par l'entendement et par la doctrine, N°* 38(11, 3800, et Schiméon la foi par l'acte, ou l'obéissance et la volonté de faire le vrai, volonté d'après laquelle et par laquelle existe la charité, par conséquent le vrai on acte qui est le bien du nouveau volontaire, N-3869, 3870, 3871, 3872. Si Jacob, alors Israël, a liéni Éphralm de préférence à Ménasclteh, en posant sa main droite sur Épliraîm et sa main gauche sur Ménascheh,— ibid. Vers. 13 à 20,— la cause a été la même que lorsque Jacob attira à lui le droit d'aînesse d'Ésait ; et la même que, lorsque des deux fils, Pérès ci Zérach, que Jehudah eut de Thamar, le ]acmier-nê qui était Zérarch sortit néanmoins après Pérès, — Gen. XXXV1I1. 28, 20, 30; — celte cause, c'était que le vrai de la foi, qui appartient à l'intellectuel, est en apparence au premier rang quand l'homme est régénéré, et que le bien de la charité, qui appartient au volontaire, est en apparence au second rang, lorsque cependant le bien est eu actualité au premier rang, et d'une manière manifeste quand l'homme a Été régénéré; voir 'sur ce sujet, N°-3324, 3530, 3ftiS, 3550, 3563, 3570, 3676, 3003, 3701, 4243, 4244, 4247, 4337, 4925, 4020, 4028, 4030, 4977.
5355. Parce que fructifier m'a fait Dieu, signifie de là lu multiplication du vrai d'après le bien : on le voit par la signieation de faire fructifier, en ce quoe'est la multiplication, à savoir, du vrai d'après le bien, car la fructification se dit du bien, et la multiplication se dit du vrai, N- 43, 55, 913, 083, 1940, 2846, 2847 ; de la Éphraïm, dans la Langue originale, a tiré son nom de la fructification ; sa qualité est contenue dans ces paroles, « parce que fructifier m'a fait Dieu dans la terre de mon allliclion ; <• h qualité, c'est que le vrai d'après le bien a été multiplié dans le naturel après les tentations qu'il y a supportées. Il sera dit en peu de mois ce que c'est que la multiplication du vrai par le bien : Quand l'homme est dans le bien, c'est-à-dire, dans l'amour à l'égard du prochain, il est aussi dans l'amour du vrai ; de là, autant il est dans ce bien, autant il est affecté du vrai, car le bien est dans le vrai comme l'Ame est dans le corps ; a mesure donc que le bien multiplie le vrai, il se propage lui-même, cl si le bien appartient à la charité réelle , i! se propage dans le vrai et par le vrai à l'indéfini, car il n'existe de lin ni pour
lu bien ni pour le vrai ; l'Infini est dans toutes les choses en général et en particulier, parce que toutes les clioses en général el en particulier proviennent de l'Infini; mais néanmoins cet indéfini ne peut en aucune manière atteindre a l'Infini, parce qu'il n'existe aucun rapport du fini avec l'Infini. Aujourd'hui, dans l'Église, il y a rarement multiplication du vrai, et cela parce qu'aujourd'hui il n'y a pas le bien de la charité réelle ; on croit qu'il suffit de savoir les dogmes de lu foi qui appartiennent a l'Église dans laquelle on est né, et de les confirmer par différents raisonnements ; au contraire, celui qui est dans le bien de la charité réelle, et par suite dans l'affection du vrai, ne se contente pas de cela, mais il veut être éclairé d'apres la Parole sur ce qu'est le Vrai, cl le voir avant de le confirmer ; il le voit même d'apres le liiei», car l'apereeplion du vrai provient du bien, parce que le Seigneur est dans le bien et donne l'apcrception ; quand par suite cet homme reçoit le vrai, le vrai croit à l'indéfini ; il en est de cela comme d'une petite semence qui en croissant devient un arbre et produit de petites semences, ci celles-ci ensuite forment un jardin, et ainsi de suite.
5350. Dans la terre de mon affliction, signifie oit il a supporté les tentations : on le voit par la signification de la terre, ici de la terre d'Egypte, en ce qu'eue est le naturel, N" 5270, 5278, 5280, 5288, 5301 ; et par la signification de l'affliction, en ce qu'elle est la tentation, N° 18iO ; de là il esl évident que par » dans la terre de mon affliction » il est signifié dans le naturel où il a supporté les tentations, par conséquent que la a été multiplié le vrai d'après le bien ; cela a été dit ainsi, parce que cette fructificaliun ou multiplication du vrai d'après le bien se fait principalement par les tentations. Si celte fructification se fait principalement par les tentations, c'est parce que les tentations éloignent les amours de soi et du monde, par conséquent les maux, et les maux étant éloignés l'affection du bien et du vrai inllue du Seigneur ; voir ce qui vient d'être dit, N° 535A : les Tentations aussi donnent la qualité de l'aperception du bien cl du vrai, au moyen des opposés qui sont alors insinués par les mauvais esprits ; d'après les opposés aperçus on recueille des relatifs qui constituer toute la qualité, car personne ne sait ce que c'est que le bien , à moins qu'il ne sache aussi ce que c'est que le non-bien, ni ce que c'est que le vrai , à moins
qu'il ne sache ce que c'est que le non-vrai : les Tentations encore confirment les biens ci ks vrais, car l'homme comhal alors contre les maux ei les faux, ei par cela qu'il esl vainqueur il vient dans un afllrmalif plus fort : en outre, par les Tentations les maux et les faux sont même domptés, au point qu'ils n'osent plus se relever; ainsi les maux avec les faux sont ivjmûs sur lis eûtes, et ils y pendent mais sans vigueur en bas, tandis que les biens avec les vrais sont dans le milieu, et selon le zèle de l'afieetion sont élevés en haut, ainsi ait ciel vers le Seigneur, par Qui est Tait l'élévation.
6357. Vers. 63, 5â, 65, 50, 57. Et finirent tes sept années de l'abondance de vivres, qui fut en ta terre d'Egypte. Et commencèrent tes sept années de famine de venir, comme avait dit Joseph; et il y eut une famine dans toutes tes terres; et dans toute ta terre d'Egypte il y eut du pain. El fut affamée toute ta terre d'Egypte, et cria te peuple à Pharaon pour du pain, et dit Pharaon à toute t'Égypie : Allez à Joseph, ce qu'il vous dira, faites(-\c). Et la famine fut sur toutes les faces de la terre, et ouvrit Joseph tous (les dépots) dans lesquels (était îc blé), et it (en) tendit à l'Egypte; et forte était la famine dans ta terre d'Egypte. Et (de) tonte la terre (ils) venaient en Egypte, pour acheter à Joseph, parce que forte était la famine dans toute la terre. — Et finirent tes sept années de l'abondance de vivres, signifie après les étals de !a multiplication du vrai : qui fut en ta terre d'Egypte, signifie dans le naturel : et commencèrent tes sept années de famine de rcnir, signifie les étals suivunis (y la désolation : comme avait dit Joseph, signifie comme il avait été prévu par le céleste du spirituel : et ity eut une famine dans toutes tes terres, signifie la désolation partout dans le naturel : et dans toute la terre d'Egypte il y eut du pain, signifie les restes d'après les vrais multipliés par le bien : et fut a/famée tonte la terre d'Egypte, signifie la désolation dans l'un cl l'autre naturel : et cria le peuple à Pharaon pour du pain, signifie le besoin du bien pour le vrai' : et dit Pharaon à toute l'Egypte, signifie l'aperception : atte: à Joseph, signifie qu'il dépendait du céleste du spirituel : ce qu'il mus dira, faites[-\e), signifie pourvu qu'il y ait obéissance : et ta famine fut sur toutes tes fares de ta terre, signifie que la dé-
solalion alla jusqu'au désespoir : et ouvrit Joseph tous (les dtpûls) dans lesquels (était le blé), signifie la communication d'après les restes : et il (en) vendit à t'Égypte, signifie l'appropriation : et farte était ta famine dans lu terre d'Egypte, signifie la gravilé croissante : et (de) tonte lu terre (ils) Tenaient en Egypte, signifie que les vrais et les biens furent jiortés dans les scientifiques qui appartiennent à l'Église : pour acheter, signifie l'appropriation qui en résulte : à Joseph, signifie où est le céleste du spirituel : parce que forte était la famine dans toute lu terre, signifie que partout excepté la il y avait désolation dans le naturel.
5358. Et finirent les sept années de l'abondance de vivres, signifie après les états de la multiplication du vrai; on le voit par les explications données ci-dessus, N™ 5276, 5292, 5339, où sont des paroles semblables.
5359. Qui fut en la terre d'Egypte, signifie dans te naturel : on le voit par la signifiait ion de la terre d'iïgypte, en ce qu'elle est le naturel, N" 50SO, 5095, 5276, 5278, 5280, 5288.
5360. Et commencèrent les sept années de famine de venir, signifie les étals suivants de la désolation : on le voit par la signification desannées, en ce qu'elles sont les étals, N" 482, 487, 488, 493, 893 ; et par ia signification de la famine, en ce qu'elle est le manque de connaissances du vrai et du hien, N-1460, 3364, par conséquent la désolation. Que la famine soit ce manque ou la désolation, c'est parce qu'il n'y a pas d'autre nourriture céleste et spirituelle, que le Lien et le vrai ; c'est du bien et du vrai que les Anges et les esprits se nourrissent, et dont ils sont affamés quand ils ont faim, et alifirés quand ils ont soif; c'est aussi pour cela que les nourritures matérielles correspondent à ces nourritures, ainsi' le pain ù l'amour céleste, le vin à l'amour spirituel, et en outre toutes et cliacune des elirsc. qui iqiiuiiirimrnt an pain un ;i l'aliment, et au vin ou à la boisson ; fors donc que de telles choses manquent, il y a famine, et celle famine est appelée dans la Parole désolation et vaslalion ; désolation, quand les vrais manquent, et vastation, quand les biens manquent : dans un grand nombre de passage de la Parole il s'agit de celte désolation et de cette vastation, et elles y sont décrites ]>ar la désolation de la terre, des royaumes, des villes, des nations, des peuples, et sont nommées aussi
ex inanition, destruction, consommation, désert, vide; el cet état est lui-même appelé le grand jour de Jéhovah, le jour de son emportement el le jour de sa vengeance, le jour de ténèbres et de brouillard, de nuage et d' obscurité, le jour de la visite, et même le jour où doit périr la terre, ainsi le dernier jour et le jour du Jugement : et comme on n'a pas compris le sens interne de la Parole, on a cru jusqu'à présent que c'est un jour où la terre doit périr, et qu'alors il y aura pour la nremiue lui; résurrection et jugement, parce qu'on ne sait pas que dans ces passages le jour signifie l'étal, el la terre l'Église, cl qu'ainsi le jour où la terre doit périr signifie l'état où l'Église doit éirc détruite ; c'est pourquoi, quand il s'agit de celle destruction dans la Parole, il s'agit aussi de la nouvelle terre par laquelle est entendue la Nouvelle Église ; sur la nouvelle terre et sur le nouveau ciel, voir N" 1733, 1850, 21 17, 2118 f. , 3355 f., i535 ; ce dernier état de l'Église, qui précède l'état de la nouvelle Église, esL particulièrement entendu cl décrit dans la Parole par la vaslation et par la désolation ; par ia désolation et par la vaslalion dans la Parole est encore décrit l'étal qui précède la régénération de l'homme, élut qui est signifié ici par les sept années de famine.
530 J. Comme avait dit Joseph, signifie comme U avait été prévu par te céleste du spirituel : on le voit par la signification de dire dans les historiques de la Parole, en ce que c'est percevoir, ainsi qu'il a été déjà souvent montré ; lors donc que cela s'applique au Seigneur, qui ici est Joseph, c'est percevoir par soi, ainsi prévoir ; et par la représentation de Joseph, en ce qu'il est le ceïesle du spirituel, N" 5240, 5307, 5331, 5332.
53C2. Et il y eut une famine dans toutes les terres, signifie la désolation partout dans le naturel : on le voit par la significalion de la famine, en ce qu'elle est la désolation, N° 5360; et par la signification de toutes les terres, en ce que c'est partout dans le naturel ; que la terre soit le moulai naturel, par conséquent le naturel, on le voit, N" 5270, 5278, 5280, 5288, 5301.
5303. Et dans toute la terre d'Egypte il y eut du pain, signifie les restes d'après tes vrais multipliés par le bien : on le voit en ce que par le pain dans toute la terre d'Egypte, il est entendu le hlé amassé pendant les sept années d'abondance de vi-
vres cl <lÉ[K>5é dans les villes, et il a déjà été souvent dit et montré que par la sont signifiés les restes serrés dans les intérieurs du mental naturel ; de là résulte que par le pain dans toute la terre d'Egypte il est signifié les restes d'après les vrais multipliés par le bien : que les restes ici soient le pain dans la terre d'Egypte, cela est encore évident en ce que déjà avaient commencé les années de famine, dans lesquelles la terre d'Égypto fut affamée comme les autres terres , excepté qu'elle avait des dépots que les autres terres n'avaient pas ; c'est pour cela même qu'il est dit à la suite de ces paroles : « Et fut affamée toute la terre li'Égyptc. »
5313A. Et fut affamee toute la terre cf Egypte, signifie tà désolation dans l'un et l'autre naturel: on le voit par la signification de la famine, en ce qu'elle est la désolation, fi" 5360, 5362 ; et par la signification de toute la terre, eu ce qu'elle est l'un et l'aulre naturel, W 5276.
5365. Et cria le peuple à Pharaon pour da pain, signifie le besoin du bien pour te vrai : on le voit par la signification do crier, en ce que c'est le propre de celui qui souffre, cl de celui qui est dans le deuil, par conséquent de celui qui est dans le besoin ; par la signification du peuple, en ce qu'il est le vrai, fi" 1259, 1200, 3295, 3581 ; parla représentation rte Pharaon, en ce qu'il est le naturel, fi" 5079, 5080, 6095, 51(50 ; et par la signification du pain, en ce qu'il est le céleste de l'amour, par conséquent le bien, fi" 276, 0S0, 2105, 2177, 3A64, 3i7S, 3735, 3Î13, 4211, A217, S735, M>70; il suit de la que par .( cria le peuple à Pharaon pour du pain, n il est signifiée besoin du bien pour le vrai dans le naturel : ce sens, il est vrai, semble éloigné du sens historique de la lettre, mais néanmoins quand ceux qui sont dans le sens interne ne comprennent par crier, par le peuple, par Pharaon et par le pain, rien autre chose que ce qui vient d'être dit, il s'ensuit que de la résulte ce sens. Il faut dire ce qu'il en est de ce besoin du bien pour le vrai : Le vrai a besoin du bien, et le bien a besoin du vrai ; quand le vrai a besoin du bien !e vrai est conjoint au bien, et quand le bien a besoin du vrai le bien est conjoint au vrai, car la conjonction réciproque du bien et du vrai, à savoir, du vrai avec le bien cl du bien avec le vrai, est le mariage céleste : dans les premiers temps que l'homme est régénéré, le vrai est alors
mulliplié, mais il n'en esl pas de même du bien, cl comme alors le vrai n'a pas le bien avec lequel il puisse eue conjoint, le vrai est tiré en dedans et replacé dans les intérieurs du naturel, afin qu'il en soil retiré selon les accroissements du bien ; dans cet état le vrai esl dans le besoin du bien, et aussi selon l'influx du bien dans le naturel il se fait une conjonction du vrai avec le bien ; néanmoins de celle conjonction il ne résulte aucune fructification ; mais quand l'homme a été régénéré , le bien s'accroît alors , cl à mesure qu'il s'accroit il est dans le besoin du vrai, et aussi il s'acquiert le vrai avec lequel il puisse tire conjoint ; de là, la conjonction du bien avec le vrai ; quand cela arrive, le vrai est fructifié d'après le bien, el le bien esl fructifié d'après le vrai : qu'il en soit ainsi, c'est ce qu'on ignore complètement dans le monde, mais cela est ires-connu dans le ciel ; si dans le monde on connaissait, non-seulement par la science, mais aussi par la perception, ce que c'est que l'amour céleste ou l'amour envers le Seigneur, el ce que c'est que l'amour spirituel ou la charité à l'égard du prochain, on connaîtrait de raemccequec'cstquo le bien, car tout bien appartient a ces amours; el de plus on connaîtrait que le bien désire le vrai, cl le vrai le bien, et qu'ils sont conjoints selon le désir el la qualité du désir ; cela se manifesterait clairement en ce que, quand le vrai est pensé, le bien qui lui est adjoint se présente en même temps, cl que quand le bien est excité, ie vrai qui lui esl adjoint se présente en même temps, l'un et l'attire avec l'affection, le désir, le plaisir, ou une sainte aspiralion ; et par suite on connaîtrait la qualité de la conjonction ; mais comme on ne sait par aucune sensalion interne ou ncrceplion ce que c'est que le bien, du lelles ekisi.s ne i>uuu iil pas non plus venir a la connaissance, car une chose qui esl ignorée n'est pas comprise, lors même qu'elle se piésente ; et comme on ignore ce que c'est que le bien spirituel, à savoir, que c'est la charité a l'égard du prochain, c'est pour cela que dans le monde, surlout parmi les érudits, on est en controverse sur ce que c'est que le souverain bien ; et à peine en est-il un qui ail dit que c'est ce plaisir, ce bonheur, cette béatitude cl cette félicilé qui sont perçus par l'amour mutuel sans aucune fin pour soi ni pour le monde, el qui font le ciel même; d'après cela, il est encore évident qu'aujourd'hui dans le monde on ignore absolument ce que c'est que le bien spirituel, et qu'à plus
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forte raison l'on ignore absolument que le bien et le vrai forment entre eux un mariage ; que c'est en cela que consiste le ciel ; que ceux qui sont dans ce mariage sont dans la sagesse et dans l'intelligence, et qu'ils ont avec une variété indéfinie et ineffable des béatitudes et des félicites, dont le monde ne connaît pas même une seule, ce qui fuit qu'il ne reconnaît pas et ne croit pas que cela existe, lorsque cependant c'est le ciel même ou la joie célesle même, dont il est tant parlé dans l'Église.
5360. Et dit Pitaraon à toute l'Egypte, signifie l'aperception : on le voit par la signification de dire dans les historiques de la Parole, en ce que c'est percevoir, N" 1701, 1815, 1S19, 1822, 1S98, 1919, 2061,2080, 2802, 3509, 3395; par la représentation de P/iaraon, en ce qu'il est le naturel dans le commun, N° 5160 ; et par la signification de toute r Egypte, en ce que c'est l'un et l'autre naturel, N" 5270, 536â ; de là il est évident que par « dit Pharaon à toute l'Egypte » il est signifié l'aperception dans l'un et l'autre naturel, dans le commun et dans le particulier.
5367. Allez à Joseph, signifie qu'il dépendait du céleste du spirituel : on le voit par la représentation de Joseph, en ce qu'il est le céleste du spirituel, ainsi qu'il a été souvent dit ; aller A lui signifie qu'il dépendait de lui, à savoir, le bien pour le vrai, qui est signifié par le pain, pour lequel le peuple cria à Pbaraon, N" 3565.
5308. Ce qu'il vous dira, faites-le, signifie pourvu qu'il y ait obéissance : on le voit ]«r la signification de faire ce que que/qu'un dit, en ce que c'est obéir-, par ia il est signifié que le bien est adjoint au vrai dans le naturel, pourvu que le naturel s'applique et obéisse. Il va être dit aussi quelque chose de l'application et de l'obéissance du naturel : Ceux qui sont dans les mondains seuls, et plus encore ceux qui sont dans les corporels , et bien plus encore ceux qui sont dans les terrestres, ne peuvent saisir ce qui est entendu par « le naturel doit s'appliquer et obéir ; « ils s'imaginent qu'il n'y a qu'une seule ebose qui agit dans l'homme, et qu'ainsi il n'y a pas en lui une chose qui commande et une autre qui obéit, lorsque cependant c'est l'homme Interne qui doit commander, et l'Jiommc Eïterne qui doit obéir, cl qui obéit alors qu'il
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J P °"' , 1 ""' °°° " "»nde mais le ciel, non pas lui-même niai. Prochain, par conséquent lorsqu'il considère les corporels et les
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5370. „„.„•, ]m , rll laus la dlfùu ikm faî— luu
le Oie. signifie la communication d'après tes restes : on le voit P>r la significaiion d 'ouvrir, en ce qoe c'est communiquer ■ tous dans lesquels, ce sont les dépois où était le nie, et il a déji Clé dit quelquefois que par là sont signifiés les restes i que les restes soient les biens et les vrais serrés par le Seigneur dans les intérieurs, on le vuit, N"' a!S8, 530, 660, 501, 000, 061 703 1050 1738, 1006, 228A, 5135, 5352, 53114.
5371. El il en renaît à VÉgypic, signifie V appropriation .on le voit par la signification de vendre, en ce que c'est approprier a quelqu'un, car ce ,ui esl vend, devient la chose de celui qui acbèle-, que vendre et acheter, ce soit l'appropriation, on le verra plus has, N' 5374.
5372. Et for le liait la famine dans lu lerre d'Egypte si- Sm/i, la gravite eroissante, a savoir, de la désolation, on le voil par la signification de la famine et de la terre et Egypte en ee que c'est la désolation dans le naturel, dont la gravite croissante est signifiée en ce que « forte Hait la famine. »
5373. El (de) toute la lerre (ils) venaient en Éggpie signifie âne les tiens et les vrai, furent ponts dans le, scientifiques qui appartiennent ,1 l'Eglise , 0 „ le voit par la signification de la lerre; dans la Parole, la siguificaliou de la terre varie-
GENÈSE. CHAP. QUARANTE-UNIÈME. 135 en général, la terre signifie l'Église, par suite aussi les choses qui sont de l'Église, à savoir, les biens et tes vrais ; cl parce qu'elle signifie l'Église, elle signifie aussi l'homme de l'Église, car celui-ci es( l'Église dans le particulier ; et parce qu'elle signifie l'homme de l'Église, elle signifie ce qui est l'homme en lui, a savoir, le mental ; de là vient que ça et là, ci-dessus, la terre d'Egypte a signifié ie mental nature! ; mais ici c'est la terre en. général, et non la terre d'Égvple, qui est entendue, par conséquent elle signifie les choses qui sont de l'Église, a savoir, les biens et les vrais ; que la signification de la terre varie, on le voit, ti" 020, 636, 2571 ; qu'en général elle signifie l'Église, on le voit, N" 566, 662, 1067, 1262, 1413, 3607, 1733, 1850, 2117, 2118 f., 2028, 3355, 3404, 6447, 4535. Que par o (de) toute la tem(ilt) venaient en Egypte, » il soit signifié que les biens el les vrais furent portés dans les scientifiques, on te voit par la signification de l'Egypte dans le sens propre, en ce qu'elle est la science, par conséquent les scientifiques, N°* 1104, 1105, 1186, 1402, et que les scientifiques qui sont signifiés par l'Égypie dans fc sens bon sont les scientifiques de i'Églisè, N" 4740, 4004, 4000 : que ce soit la le sens interne de ces paroles, cela est évident non-seulement par la signification des mots, ii savoir, de la terre quand ce n'est pas la terre d'Égypte qui est entendue, et aussi de VÉgypte dans le sens propre ; puis, parce qu'il est dit au pluriel, à savoir, toute ta terre venaient ; mais encore par l'enchaînement mime des choses dans le sens interne; en effet, dans l'enchaînement il suit maintenant, que les vrais et les biens des restes sont portés dans les scientifiques ; la chose, en effet, se passe ainsi : Lorsque l'homme est régénéré quant au naturel, les hiens el les vrais en général et en particulier sont portés dans les scientifiques, ceux qui ne sont pas dans les scientifiques no sont pas dans le naturel, car le mental naturel quant a celle partie qui a été soumise à l'intellectuel consiste seulement en scientifiques ; les scientifiques qui appartiennent au naturel som les derniers de l'ordre, les antérieurs doivent Être dans les derniers pour qu'ils existent et se manifestent dans celte sphère ; et en oulrc tous les antérieurs tendent vers les derniers comme vers leurs termes ou leurs fins, el là ils existent ensemble, de mime que les causes dans leurs effets, ou de même que les supérieurs dans les
inférieurs comme dans leurs vases ; les scientifiques qui appartiennent au naturel sont ces derniers ; de là vient que le monde spirituel est terminé dans le naturel de l'homme, dans lequel tes choses qui appartiennent au monde spirituel se fixent d'une manière représentative ; si les spirituels n'étaient pas fixés d'une manière représentative dans le naturel, ainsi par des choses qui sont dans le monde, ils ne seraient nullement saisis ; d'après ces explications, on peut voir que, quand le naturel est régénéré, tous les vrais et tous les biens intérieurs, qui viennent du monde spirituel, sont perlés dans les scientifiques, afin qu'ils se montrent.
537A. Pour acheter, signifie l'appropriation : on le volt par la signification A'acheter en ce que c'est acquérir pour soi, et ainsi s'approprier; l'acquisition el l'appropriation s'opèrent spirituellement par le bien et le vrai ; à cette acquisition el à celte appropriation correspondent l'acquisition et l'appropriation qui se font dans le monde avec l'argent et l'or, car l'argent est le vrai et l'or le bien dans le sens spirituel ; de la l'achat signifie l'appropriation ; comme aussi dans ces passages de la Parole ; dans Ésaïe : « Quiconque a soif, allez vers les eaux ; et quiconque n'a point n d'argent, allez, achetez cl mangez ; allez donc, achetez sans ■> argent et sans prix du vin et du lait, a — LV. 1 ; — de m6me dans Jéférale, — XIII. 1, 2, H. — Dans Matthieu : « Scrnbla- » ble est le Royaume des cieux à un trésor caché dans le champ, » qu'un homme ayant trouvé a caché ; ci dans sa joie il s'en va et n vend tout ce qu'il a, cl il ackHe ce champ. Encore semblable » est le Royaume des cieux a un homme commerçant qui cherche » de belles perles, lequel ayanl trouvé une perle Irès-précieuse, » s'en est allé vendre tout ce qu'il avait, et l'a achetée. » — XIII. Si, S5, Ù6 : — el dans le Mémo : « Les vierges prudentes dirent n aux vierges insensées : Aile/ vers eau- qui rendent de t'huile » et achetez-en pour vous; or pendant qu'elles en allaient achc- » ter, le fiancé vint. » — XXV. 0, 10. — Comme acheter signifiait l'appropriation, c'est pour cela que dans la Parole, les choses qui onl été achetées n vue de l'argent sonl soigneusement distinguées de celles qui ont été acquises autrement ; et mémo les serviteurs qui avaient été achetés avec de l'argent étaient comme propres, et dans un degré plus bas que ceux qui étaient nés dans la maison ;
c'est aussi pour cela, qu'ils sont ça et la nommes ensemble, comme dans la Genèse, Chap. XVII. 13, a En circoncisant il sera circonu cîs te né de ta maison, et l'acheté de ton argent : w et dans le LÊvitique, Chap. XXII. ti, « Si le prêtre a acheté une ame a par achat de son argent, et le nè de sa maison, ceux-ci man- » gerout de son pain, n Par la on peut voir ce que signifient les Rachetés dejêlmah dans la Parole, a savoir, que ce sont ceux qui ont reçu le bien et le vrai, par conséquent ceux auxquels ont éié appropriées les choses qui sont du Seigneur.
5376. A Joseph, signifie où est le céleste du spirituel i on ie voit par la représentation de Joseph, en ce qu'il est le céleste (lu spirituel, ainsi qu'il a été souvent dit ; le Céleste du spirituel est le bjen du vrai qui procède du Divin.
5376. Parce que forte était la famine dans toute la terre, signifie que partout excepté là il y avait désolation dans te naturel : on le voit par la signification de la famine, en ce qu'elle est la désolation, comme il a déjà été dit ; et par la signification de ta terre, en ce qu'elle est le naturel, comme il a aussi déjà été dit ; que ce soit a partout excepté la, « à savoir, dans les scientifiques où est le céleste du spirituel, c'est nue conséquence des choses qui précédent. Il a déjà été dit ce qu'il en est de la désolation du naturel, ou de là privation du vrai dans le naturel ; mais comme il s'agit encore de ce sujet dans ce qui suit, il va de nouveau en être parlé : Dés le commencement du second âge de l'enfance, l'homme qui est né au dedans de l'Église apprend par la Parole, et par les doctrinaux de l'Église, ce que c'est que ie vrai de la foi, et même ce que c'est que le bien de la charité ; mais quand il entre dans l'adolescence, il commence ou à confirmer chez lui ou à nier chez lui les vrais de la foi qu'il avait appris, car alors il les considère par sa propre vue, ce qui foit que ces vrais ou lui sont appropriés ou sont rejelés ; en effet, il ne peut être approprié à l'homme, que ce qui est reconnu d'après sa propre intuition, c'est-à-dire, que ce qu'il sait être aiusi, d'après lui-même cl non d'après un autre ; c'est pouiquoi les vrais qu'il avait puisés depuis le second âge de l'enfance n'ont pas pu pénétrer dans sa vie au delà de la première entrée, d'où ils peuvent être admis plus imériuirement, ou aussi être jetés dehors : chez ceux qui sont régénérés, c'esl-à-dirc, chez ceux
que le Seigneur prévoit devoir se laisser régénérer, ces vrais sont considérablement multipliés, car ceux-là sont dons l'affection de savoir les vrais ; mais quand ils arrivent plus près de l'acte même de la régénération, ils sont comme privés de ces vrais, car ces vrais sont tirés en dedans, et alors l'homme parait dans la désolation, mais toujours est-il que ces vrais sont successivement replacés dans le naturel, cl y sont conjoints au bien, quand l'homme est régénéré. Chez ceux, au contraire, qui ne soûl point régénérés, c'est-à-dire, que le Seigneur prévoit ne pas devoir se laisser régénérer, les vrais ont coutume, à la vérité, d'être multipliés, car ceux-là sont dans l'affection de les savoir pour la réputation, l'honneur et le lucre, mais lorsqu'ils avancent en âge, et soumettent ces vrais à leur propre vue, ou ils ne les croient point, ou ils les nient, ou ils les tournent en faux, ainsi chez eux les vrais ne sont point tirés intérieurement, ils sont jetés dehors, mais toujours est-il qu'ils restent dans leur mémoire pour les fins qu'ils se proposent dans le monde, sans les appliquer à leur vie; cet état est aussi, dans la Parole, apjielé désolation ou vastalion, mais il diflere de l'autre, en ce que la désolation de l'autre état est apparente, tandis que la désolation de cet état est absolue ; car dans l'autre état l'homme n'est point privé des vrais, tandis que dans celui-ci il en est absolument privé : dans le sens interne de ce Chapitre il a été question de la désolation de l'étal de cenx qui se laissent régénérer, et i) en est encore question dans le Chapitre suivant, et c'est celle désolation qui est signifiée par la famine de sept années ; il s'agit aussi de cette même désolalion dans beaucoup d'aulres passages de la Parole, comme dans Ésaïe: "Réveille-loi, réveille-toi, Jérusalem, qui as bu de tantain h de Jélmah la coupe de sa colère ; ces deux eboses te sont ar- « rivées, qui le plaindra? la vastalion cl la froissure, la famine m ai'cpêe; qui (est là) pour que je te console? les fils sont lomb bés en défaillance, ils sont restés étendus à la tfile de toutes les « places ; c'est ixmrquoi écoute, maintenant ceci, affligée et enivrée •i mais non de vin : Voici, j'ai pris de la main la coupe de l'a/ar- » me, les tics de la cuiipe de 711011 emportement, tu ne conli- » nucras plus à la boire, mais je la mollrni dans la main de ceux » qui l'affligent. » — Ll. 17 à 23 ; — là est décrit l'étal de la désolation dans lequel est l'homme de l'Église, qui devient Église, 0"
qui est régénéré; celle désolai ion est appelée vaslalion, IVoissure, famine, épée, et aussi coupe de la colère et tle l'emportement île Jébovah, coupe de l'alarme ; les vrais dont il est alors privé sont les fils qui tombent en défaillance et restent étendus à la tète de toutes, les places ; que les Dis soient les vrais, on le voit, N" A89, âôl, 533, 1147, 2623, 2803, 2813, 3373 ; que les places soient les choses où sont les vrais, on !e voit, N° 2336 ; de là être étendu à | la léte de toutes les places, signifie que les vrais paraissent dispersés ; que la désolation soit apparente, et que par elle il y ail régénération, comme par les tentations, cela est évident, car il est dit qu'elle ne boira plus la coupe, mais qu'il la mettra dans la main de ceux qui l'affligent. Dans Ézéclviel : « Ainsi a dit le Seigneur Jé- » hovili : Parce qu'on vous dévaste et qu'on tous absorbe des alcali tours, afin que vous soyez, vous, un héritage pour les restes des « nations, à cause de cela, Montagnes d'Israël, écoulez la parole du » Seigneur Jéhovih : Ainsi a dit le Seigneur Jéhovih aux monla- " gnes et aux collines, aux ruisseaux et aux vallées, et aux ruines « dêsotfes, et aux villes désertes, qui sont devenues en proie et en n risée pour les restes des nations qui (tont)mx alentours : Moi, n dans mon zélé et dans mon emportement j'ai parlé ; à cause de n l'ignominie des nations (que) vous avez supportée, est-ce que ces n nalions qui sont alentour de voos ne porteront pas leur ignominie? »' mais vous, montagnes d'Israël, vous donnerez votre rameau, et n vous porterez votre fruit pour mon peuple d'Israël ; car Me voici ii chez vous, et je me retournerai vers vous, afin que vous soyez i> cultivées et ensemencées ; puis je multiplierai sur vous l'homme, >> toute la maison d'Israël, et seront habitées les villes, et les rui- « nés seront rebâties; et je vous ferai habiter comme dans vos » antiquités, et du bien je vous ferai plus que dans vos commence- » ments. i> — XXXVI. 3, h à 12 ; — la aussi il s'agit de la désolation qui précède la légénération ; la désolation est signifiée par les ruines désolées et les villes désertes, qui sont devenues en proie et en risée, tandis que la régénération est signifiée par donner des rameaux et porter du fruit, se retourner vers elles afin qu'elles soient cultivées et ensemencées, afin que l'homme soit multiplié, que les villes soient habitées et que les ruines soient rebâties, et par faire habiter comme dans les antiquités, cl faire du bien plus que dans les
commencements : par ceux qui «ml Jans la désolation ilam l'auli'; vie on voit clairement ce qu'il en est de la désolation ; ceux qui y sont dans la désolation, sont tourmentés par les mauvais esprits et les mauvais génies, car ces esprits et ces génies leur insinuent les persuasions du mal eidufaux.au point qu'ils en sont presque inondés; de là les vrais no se montrent point, mais à mesure que le temps de !a désolation arrive a sa fin, ils sont illustrés pur la lumière du ciel, et ainsi les esprits et génies mauvais sont chassés, chacun dans son enfer, où ils sont punis : voila ce qui est signifié parles villes qui sont devenues en proie et en risée pour les restes des nations qui sont aux alentours, et par les nations alentour de vous qui porteront leur ignominie; et ci-dessus, dans Ésalc, par la coupe qui sera placée dans la main de ceux qui affligent ; et aussi ailleurs, dans Ésaie, quand il est dilque celui qui dévaste sera dévasté,— Cliap. XXXIII. 1 ;— et dans Jérémie : » Je ferai la visite sur les dévastateurs, et je » lesréduiraiendésolationsséculaires. » — XXV.12,— DansÉsaie: h Tes destructeurs renverront promplement les Dis, et tes dêvas- <• tuteurs loin de loi s'en iront; levé aux alentours les jeux, cl vois; » tous ils sont rassemblés, ils viennent à toi ; car, quant à tes dè- » vastations cl à la terre de ta destruction, trop étroite lu seras " pour l'Iiabitant ; au loin s' en iront ceux qui t'engloutissaient. » — XL1X. 17, 18, 19 ;— là aussi, et dans tout ce Chapitre, il s'agit de la désolation de ceux qui sonl régénérés, et aussi de la régénération et de la fructification après la désolation, et enfin de la punilion de ceux qui ont opprimé, Vers. -2ti ibid. — Dans le Même : <i Malheur il toi qui dévastes, tandis que tu n'as pas été dévasté! « quand tu auras achevé de dévaster, tu seras dévasté, n — XXXIII. 1 ; — la, comme ci-dessus, il est signifié que ceux qui dévastent sont punis. Dans le Même : « Qu'ils demeurent en loi a mes bannis; Moab! sois-leur une retraite contre te Dévasn tuteur ; car c'en est fait de l'oppresseur, elie est finie la vastah (ion. » —XVI. 13.— Dans Je Même: «Il est proche le jour de Jé- » Jiovah, comme une vastation par Schaddai il viendra, » — XIII. C ; — une vaslation par Schaddai, c'est la vastation dans les lenlaliuns ; que Dieu quant aux leuMliuus ait été appidé Schaddai par les Anciens, on le Toit, N" 1902, 3667, /i572. Dans le Même : « Alors ils n'auront point soif, dans les lieux dévastés (où) il les
» conduira, des eaux du rocher il fera couler pour eux, et il fendra » le rocher pour que des eaux (en) découlent. » — XLVIII. 21 ; — il s'agit de l'état après la désolation. Dans le Même : c. Jéhovali >. consolera Sion, il consolera tous ses lieux dévastés, a tel point » qu'il rendra son disert comme Édeu, et sa solitude comme le » jardin de Jéhovah ; allégresse et joie seront trouvées en elle, con- >. fession et vois de chant, t — Ll. 3 ; — même signification ; car, ainsi qu'il a déjà été dit, la désolation a pour fin que l'homme soil régénéré, c'est-à-dire, que les vrais, après que les maux et les faux ont élé séparés, soient conjoints aux biens, et les biens aux vrais; l'homme régénéré quant au bien est comparé à Édeu, et quant aux vrais, au jardin.de Jéhovah. Dans David : « Jéhovah " m'a fait monter de la fosse de dévastation, de la boue du limon, » et il a élabli sur le roc mes pieds. » — Ps. XL. 3. — La vastalion et la désolation de l'homme de l'Église, ou de l'Église chez l'homme, ont été représentées par la captivité du peuple Juif dans Babylone, et le réveil de l'Église l'a été par le retour de celte capliïiié; il en est parlé ça et la dans Jérémie, surtout dans le Chap. XXXII. 37 à hh ; en effet, la désolation est une captivité, car alors l'homme est tenu comme enchaîné ; c'est même pour cela que.ceux qui sont dans la désolation sont signifiés par ceux qui sont dans les chaînes, dans la prispn, dans la fosse, voirN" â728, !t~hh, 5037, 5038, 5085, 5000. Quant a l'étal de la désolation et de la vastalion chez ceux qui ne sont pas régénérés , il en est aussi question ça cl là dans la Parole; dans cet étal sonlceux qui nient absolument les vrais, ou qui les tournent en faux ; c'est là l'étal de l'Église vers sa (in, quand il n'y a plus ni fui ni charité ; dans Ésalc : ■■ Je vous ferai connaître ce que je vais faire à ma vigne ; en Otant « sa haie pour qu'elle soit broutée, en brisant sa clôture pour qu'elle « soit foulée, y'c ht mettrai ensuite en désolation, elle ne sera » point taillée, ni sarclée, afin qu'y moment la ronce et l'épine; » même aux nués je commanderai de ne point faire pleuvoir sur n elle de pluie. — V. 5, 6, 7.— Dans le Même : o Dis a ce peuple: » Entendez en entendant, mais ne comprenez point, et voyez en » voyant, mais ne connaissez point ; engraisse le cœur de ce peuple, » et ses oreilles appesantis, et ses veux enduis, de peur que peutu être il ne voie de ses yeux, et de ses oreilles il n'entende, et que
» son cœur ne comprenne, el qu'il ne se convertisse pour être guéri; ii alors je dis : Jusques à quand. Seigneur? Il dit : Jusqu'il ce t/ue » soient dévastées les villes à n'avoir aucun habitant, el les maisons h â D'avoir aucun homme, et que la terre soit réduite en soli- » tude, il éloignera l'homme ; et les déserts seront multipliés dans » le milieu lie la terre ; ii peine (y aura-t-it) encore en elle une » dixième partie, et cependant elle sera pour l'extermination, u — VI. 0 a 13. —"Dans IcMême : «Les restes revien (iront, les restes « de Jacob, vei's le Dieu puissant, car la consommation est dé- » cidèc, débordée est la justice; car consommation et décision « le Seigneur Jébovih Séiiaoth va faire dans toute la terre. » —X. 21, 22, 23. — Dans le Même : » Jébovah va vider la terre el h l'épuiser, el il bouleversera ses faces ; en ridant sera vidée la u terre; elle sera clans le deuil, elle sera confondue la terre habitait ble, il languira et il sera confondu le globe ; la malédiction dé- » vorcra la terre; dans le deuil sera le moût, languira le cep, le « reste dans la ville (sera) désolation, jusqu'à dévastation sera » frappée la porte ; en froissant a été froissée la terre, en agitant » a été agitée la terre, en déplaçant a élé déplacécla terre, en chan- » celant chancelle la terre comme un homme ivre. » — XXIV. 1 à 53.— Dans le Même : « Dévastés ont élé les sentiers, plus de pasu sanl par le chemin ; clic est dans le deuil et elle languit la terre, » il a été confus le Liban, il s'est llélii ; Scharon est devenue comme n un désert. * — XXXIII. 8, 0. — Dans le Même ; « Je déso- » ferai et j'engloutirai à la fois, je dévasterai montagnes et colliti nés, et toute l'herbe j'en dessécherai. » — XLII. lfl, 15. — Dans Jérémie : « A l'analhcme je livrerai toutes ces nations d'a- « lentour, et je les réduirai en désolation, et en dérision, et en » dévastations séculaires; et je ferai cesser parmi eux la voix de » joie, et la voix d'allégresse, et la voix du fiancé, et la voix de la » fiancée, la voix des meules el la lumière de la lampe, afin que » toute la terre soit en désolation et en vastation : il arrivera » que, quand auront été accomplies les soixante-dix années, je vi- » silerai sur le roi de Babel et sur cette nation leur iniquité, el sur » la terre des Cbaldécns, et je le réduirai en désolations sécutai- « rcs. » — XXV. 9, 10, 11, 12, et suiv. — Dans le Même : « En désolation, en opprobre, en dévastation, et en malcdic-
GENÈSE. CHAP. QUARANTE-UNIÈME. 143 « lion va être Bosrah, et toutes ses villes vont être en dévastations i> séculaires. Ériom sera en désolation, quiconque passera près h d'elle sera stupéfait et sifflera sur toutes ses plaies. a — XLIX. 13 à 18. — Dans Ézcchiei ; « Ainsi a dit le Seigneur aux liaui- » tanls de Jérusalem sur la lerre d'Israël : Leur pain avec anxiété » ils mangeront, et leurs eaux avec stupeur ils boironl, afin que » soit dévastée sa terre de sa plénitude, à cause tic la violence » de tous ceux qui habitent en elle, les villes habitées seront dé- » vastècs, et la lerre sera désolée. » — XII. 19, 20. — Dans le Même : «Quand je t'aurai rendue une ville désolée, comme les villes u qui ne seul point habitées ; quand j'aurai fait monter contre toi » l'abîme, et que t'auront couverte les grosses eaux, et que je t'auii rai fait descendre avec ceux qui descendent en la fosse, vers le » peuple du siècle, et que je t'aurai fait habiter dans la terre des u inférieurs, dans la désolation d'éternité avec ceux qui descen- » denl en la fosse. » — XXVI. 18 à 22 ; — lù, il s'agit de Tvr. Bans Jofil : « Jour de ténèbres et de brouillard, jour de nuage et ii d'obscurité ; devant lui un feu dévore, et après lui une llamme » embrase ; comme un jardin d'Éden (était j la terre devant lui, « mais après lui ( elle est ) un désert de dévastation. » — II. 2, 3. — Dans Séphanie : « Il esl proche le jour de Jéhovah, jour u d'emportement ce jour-ia, jour d'angoisse elde détresse, jour de « vaslalion et de dévastation, jour de ténèbres et d'obscurité, » jour de nuage et de brouillard; par le feu du Zèle de Jéhovah ii sera dévorée toute la terre, parce que consommation et même à « la hâte je ferai avec tous les habitants de la (erre, u — I. 15 a 18. — Dans Matthieu : « Quand vous verrez l'abomination de » la désolation, prédite par Daniel le Prophète, établie en lieu » saint, alors que ceux qui (seront) dans la Judée fuient dans les u montagnes. » — XXIV. 15. Marc, X1IL la. Daniel, IX. 27. XII. 10, 11, 12. — D'après ces passages, on voit que la désolalion esl une privation du vrai, apparente chez ceux qui sonl régénérés, mais absolue chez ceux qui ne sont point régénérés.
Continuation sur la ConiiEsro nuance avec le Très-Grand Homme, ici encore sur la Correspondance des Viscères intérieurs avec ce TrEs-Granu Homme.
5377. A la fin du Chapitre précédent il a été traité de la correspondant*; de quelques Viscères intérieurs du Corps avec le Très- Grand Homme, à savoir, du Foie, du Pancréas, de l'Estomac et de quelques autres; ici par continuation il sera parlé de la Correspondance du Péritoine, des Reins, des Uretères, de la Vessie ei des Intestins ; car tout ce qui est dans l'homme, tant dans l'homme externe que dans l'homme interne, a une correspondance avec le Très-Grand Homme ; sans la roiTespomlam'i: avec lui, c'est-a-dire avec le ciel, ou, ce qui est la même chose, avec le monde spirituel, jamais rien n'existe ni ne subsiste, par la raison que cela n'a aucune connexion avec un antérieur à soi, ni par conséquent avec le Premier, c'esl-a-dire, avec le Seigneur ; ce qui n'a ]tas de connexion, cl ainsi est indépendant, ne peut pas même subsister on seul moment ; en effet, si une chose subsiste, c'est par connexion eL dépendance avec et sous celui de qui procède le tout de l'existence, car la subsistance est une perpétue Ile existence. C'est de 1,1 que nouseulemenl toutes les choses dans l'homme correspondent, mais aussi toutes les choses dans l'univers; le soleil lui-mCme correspond, et aussi la lune, car dans le ciel le Seigneur est le Soleil et il esl aussi la Lune ; la tlamme et la chaleur du Soleil correspondent, et la lumière aussi, car c'est a. l'amour du Seigneur envers tout le genre humain que correspondent la llammc et la chaleur, et c'est au Divin vrai que correspond la lumière; les astres eux-mêmes correspondent ; c'est avec les sociétés du ciel et avec leurs habitations qu'exisle la correspondance des astres, non pas que ces sociétés soient dans les astres, mais elles sont dans un ordre semblable ; tout ce qui se présente sous le soleil correspond, ainsi tous les sujets du règne animal et aussi tous les sujets du règne végétal, qui tous en général et en particulier tomberai ont et seraient détruits en un moment, s'il n'y avait pas en eux un influx provenant du monde spirituel ; c'est même ce qu'il m'a été donné de savoir par de nombreuses expériences, car il m'a été montré avec quelles choses dans
'le monde spirituel correspondaient un grand nombre du celles qui sont dans le règne animal, et encore nu plus grand nombre de celles qui sonl dans le règne végétal, et aussi que sans inllux elles ne subsistent en aucune manière, car l'antérieur étant ùté le postérieur tombe nécessairement, cl pareillement quand l'antérieur a été sépare du postérieur. Comme il y a principalement correspondance de l'homme avec le ciel, cl par le ciel avec le Seigneur, il en résulte que l'homme apparaît dans l'autre vie dans I» lumière du ciel selon la qualité de sa correspondance ; de là les Anges apparaissent dans un éclat et une beauté ineffable, cl les esprits infernaux dans une noirceur et une difformité qu'on ne saurait exprimer.
5378. Certains Esprits vinrent vers moi, mais ils gardaient le silence; plus tard cependant ils parlèrent, non comme plusieurs, mais tous comme un seul ; par leur conversation j'aperçus qu'ils étaient d'une telle nature, qu'ils voulaient tout savoir ci désiraient tout expliquer, et par conséquent se confirmer que telle chose est ou n'est point; ils étaient modestes, et ils disaient qu'ils ne font rien par eux-mêmes, niais qu'ils n^issmit d'aiin'-.- il':iuiri:p, (jusqu'il paraisse que ce soit d'après eux-mêmes : ils étaient alors infestés par d'autres Esprits, — il me fut dil que c'était par ceux qui constituent la province des llcins, des Uretères et de la Vessie, — mais ils leur répondaient avec im:de>ii<' ; cependant ceux-la les infestaient cl les attaquaient toujours, car telle est la nature de ceux qui constituent la province des Reins; c'est pourquoi, comme ils ne purent par la modestie rien obtenir d'eux, ils eurent recours à un moyen qui était conforme à leur caractère ; ce fut de s'amplifier, et de répandre ainsi la terreur ; alors on les vit grandir, mais seulement comme un «cul. iEi.nl I:: emps m: yinlh au point qu'il semblait, comme Allas, atteindre au ciel ; une lance apparaissait dans sa main, mais ce n'était que pour effrayer, et il ne voulait faire aucun ma! ; en conséquence, ceux de la province des Reins prirent la fuite; alors il apparut un Esprit qui poursuivit les fuyards, et un autre qui voltigeait par devant entre les jambes du grand ; et même ce grand me parut avoir des sabots, qu'il lança vers ceux de la province des Reins. Il me fut dit par les Anges que ces Esprits modestes, qui .se grandissaient, étaient ceux qui ont un rapport avec le Péritoine; le Péritoine est nue membrane commune qui enveloppe «. 10.
cl renferme lous les viscères de l'Abdomen, comme la plèvre tousles viscères du thorax ; et comme cette membrane est Li es-étendue, el relativement grande, et en outre susceptible de se gonller, c'est pour cela qu'il est permis a ces Esjirils, quand ils soûl infestés par d'autres, de se Taire ainsi grand un apparence, ut alors d'imprimer en même temps la terreur, surtout aux Esprits qui constituent la province des Reins, des Uretères et de la Vessie ; en effet, ces ViscÊrcs ou Vaisseau* sont étendus dans la dupHcalnre du Péritoine et sont retenus par lui ; les sabots représentaient les naturels infimes, tels que sont ceux que les reins, lesnrétèresetla vessie absorbent et déposent; que la chaussure signifie les naturels infimes, on le voit, N" 259, Û938 a A952 ; de ce qu'ils disaient qu'ils agissaient non d'après eux-mêmes, mais d'après d'autres, ils avaient aussi en cela un rapport avec le péritoine qui est d'une nature semblable.
5379. Il me fut aussi montré d'une manière représentative ce qui a lieu, quand ceux qui constituent l'Intestin Colon infestent ceux qui sont dans la province du péritoine ; ceux qui constituent l'Intestin Colon sont gonflés comme le colon par son vent ; quand ceux-ci voulaient faire des insultes a ceux du péritoine, il apparaissait comme une muraille qui faisait obstacle, et quand ils s'efforçaient de renverser la muraille, il s'élevait toujours une nouvelle muraille ; ainsi ils ne pouvaient pas approcher d'eux.
5380. On sait qu'il y a des Sécrétions el des Excrétions, et que celles-ci sont dans une série à partir des Reins jusqu'à la Vessie ; au commencement de la série sont les Reins, au milieu les Urétères, et en dernier la Vessie ; ceux qui, dans le Très-Grand Homme, constituent ces provinces sont pareillement dans une série, et quoiqu'ils soient d'un seul genre, ils diffèrent néanmoins comme espèces de ce genre : ils parlent d'une voix rauque comme divisée en deux, et désirent, s'introduire dans le corps, mais c'est seulement un effort ; leur situation respectivement au corps humain est celle-ci : Ceux qui ont un rapport avec les Reins sont du cOlé gauche très-près du corps sous l'avanl-bras, ceux qui ont on rapport avec les Urélères sont a gauche de là plus loin du corps, ceux qui en ont un avec la Vessie sont encore plus loin ; ils forment ensemble presqu'une parabole par le coté gauche vers les antérieurs, car
ils se projettent ainsi vers les antérieurs par lu gauche, ainsi dans un trajet assez long : c'est la un chemin commun vers les enfers, l'autre chemin est par les Intestins, car chacun de ces deux chemins finit dans les enfers ; en effet, ceux qui sont dans les enfers correspondent aux choses qui sont rendues par les intestins et par la vessie, car les faux et les maux dans lesquels ils sont ne sont que de l'urine et des excréments dans le sens spirituel.
5381. deux qui constituent dans le Très-Grand Homme la province des Reins, des Uretères cl de la Vessie, sont d'un te! génie, qu'ils ne désirent rien pins Ardemment que d'explorer et de scrulcr quels sont les autres, et il y en a aussi qui désirent châtier et punir, pourvu qu'il y ait quelque justice à le faire. Telles sont aussi les fonctions des Reins, des Uretères et de la Vessie, car ces viscères explorent le sang projeté en eux, pour découvrir s'il y a quelque sérum inutile et nuisible, et ils le séparent aussi de celui qui est utile, cl ensuite ils le châtient, car ils le poussent vers les régions basses, et en chemin et ensuite par divers moyens ils le vexent ; ce sont lé les fonctions de ceux qui constituent la province de ces parties. Mois les Ks;n iis et les sociétés d'Esprits auxquels correspond l'urine elle-même, surtout l'urine fétide, sont infernaux ; en effet, dès que l'urine a été séparée du sang, quoiqu'elle soildans les petits tubes des reins ou intérieurement dans la Vessie, elle est néanmoins hors du corps, car ce qui a été séparé ne fait plus aucune circulation dans le corps, par conséquent ne contribue plus en rien à l'existence et a la subsistance des parties.
5382. Que ceux qui constituent la province des Reins et des Urétères soient prompts à explorer et it scruter quels sont les autres, ce qu'ils pensent et ce qu'ils veulent, et qu'ils soient dans la cupidité de trouver des motifs et de faire qu'on soit coupable de quelque faule, dans le mit surtout de pouvoir châtier, c'est ce dont j'ai eu plusieurs rois l'expérience, et je me suis entretenu avec eux sur cette cupidité et sur ce but : plusieurs Esprits de ce genre avaient été juges dans le monde, quand ils vivaient, et alors ils étaient ravis de joie dans leur cœur, quand ils trouvaient un motif, qu'ils croyaient juste, de condamner, de châtier et do punir. L'opération de ces Esprits est apcrnie dans ki répim dorsale, oli sont les reins, les urétères cl la vessie. Ceux qui appartiennent a la Vessie s'étendent