L'étranger et le mercenaire, il n'en mangera point
46. Dans nue seule maison il sera mangé, tu n'emporteras point de la maison de lachairdehors; et vous nebriserez point d'os en lui.
iT. Toute l'assemblée d'Israël, ils le feront.
48. El si séjourne avec Idi un voyageur, et qu'il fasse Pasach à Jéhovah, que lui soil circoncis tout mâle, et alors il s'approchera pour le faire, et il sera comme l'indigène de la terre : cl tout prépulién'en mangera point.
49. Une seule loi il y aura pour l'indigène ci pour le voyageur qui séiourne au milieu de vous.
50. El ils firent, lous les fils d'Israël, ainsi qu'avait ordonné Jéhovah à Moscheh et Almron, ainsi ils firent.
51 . Et il arriva en ce mémo jour-là, que Jéhovah relira les fils d'Israël de la terre d'Égypte, selon leurs armées.
AUCUNES CÉLESTES
CONTENU
78îï. Dans le sens interne do ce Chapitre, il s'agit île la délivrance de ceux qui étaient de l'Église spirituelle, et de la damnation de ceux qui Étaient dans la foi séparée d'avec la charité ; la damnalion de ceux-ci et la délivrance de ceux-la sont représentées par la Pasque ; et l'état quant à la charité et a la foi de ceux qui ont été délivrés, est représenté par les choses à observer dans les jours de la Pasque.
7823. Dans le sens suprême la Pasque représente la damnation des infidèles et la délivrance dus liilHcs pur Seigneur, lorsqu'il a été glorilié : leur étal, tel qu'il fut alors, et tel qu'il sera dans la suite, tant dans l'universel que dans ttmt particulier, est décrit dans ce sens suprême par les statuts de la Pasque.
SENS INTERNE
782i. Vers, (, 2. El Jéhocak dit à Moschch et à Aharoa, dans In terre dÉgyptc, en disant : Ce mois-ci (sera) pour vous ta tête des mois, le premier, lui, pour ions tles mois de l'année. — Et Jéhovah dit à Moschch et Aharon, signifie l'information par le Vrai Divin : dans la terre a - Egypte, signifie quand ceux de l'Église spirituelle étaient encore dans le voisin;] je tvux qui infestaient: en rfiinrK : ce mois-ci (sera) pour vous ta tête des mois, signifie cet état, en ce qu'il est le principal de tous les états ; le premier, lui, pourvous des mois tte l'année., signifie It: cimimenccmenl d'où dérivent tous les états suivants durant l'éternité.
7825. Et Jchovah dit à Moschch et à Aharon, signifie Ciafûrmat'toaparle Vrai Divin : on le voit parla signification de dire, quand c'est Jéhovah qui parle de choses à instituer dans l'Église, on ce que c'est l'informai ion ; cai dire niu'liippi> <v qui suit ; et parla représentation de Moschch et A' Aharon, en ce qu'ils sont le Vrai Divin, Moschch le Vrai qui proivdf. immétliatemml du Divin, Aharon le Vrai qui en procède médiatemont. N™ 7009,7110, 7029, 7382.
78Sl>. Dans la terre dEijijptr. ahjnijie ijuninl ceux de l'Église spirituelle étaient encore dans le voisinage de ceux i/m iufcslaicnt :
EXODE, C11AP. DOUZIÈME. 157 on le voit par la signLllcation de la (cire dÈggptc, en ce que c'csl misent ceux qui Infestent, car par Pharaonet par Les Égyptiens sont représentés et signifiés ceux de l'Église qui onl été dans la foi séparée d'avec la cliarité , et qui infestent dans l'autre vie les probes, M» 6692, 7097, 7107, 7(10, 7126, 7U2. 7317, et par la terre d'Egypte les infestations elles-mêmes, ^«7278; mais par les fils d'Israël sont représentés ceux qui sont de l'Église spirituelle et sont infestés, M« 6i26, 6037, 6863, 0868, 7035, 7062, 7198, 7201, 7215, 7223; que ceux-ci étaient dans le voisinage de ceux qui infestent dans l'autre vie, on le voit JC 7210 ; ce voisinage est signifié en ce que les llls d'Israël étaient au milieu de la terre d'Egypte, savoir, dans la terre de Gosetien; elles infestations sont signifiées par les fardeaux qui leur avaient été imposés : il est donc Évident qui: ces paroles, • Jéhovali dit à Mosclieh et îi Aharon dans la terre » d'Egypte, • signifient l'information par le Vrai Divin quand eeux de l'Église spirituelle étaient encore dans le voisinage de ceux qui infestaient.
7827. En disant :ccmo}i-ci sera pour vaut la tète des mois, signifie cet état, en ce qu'il est le principal de tous les élalt . on le voit
par la signification du mois, en ce que c'est la fin de l'état antérieur et le comment eu: en t du suivant, ainsi un état nouveau, N« 3814; et par la signification de la tête, lorsqu'elle se dit des mois de l'année, el, dans le sens interne, des états do la vie, en ce que c'est le principal : delà il est évident que parce mois-ci sera pour vaut ta tête des mois, il est signifié que cet état est le pincipal de tous les étais : la raison quecel état est le principal de tous est contenue dans ce qui suit.
78Î8. Le premier, lui, pour vow des mois de iannêe, signifie
nilé ; on le voit par la signification d'être le premier, quand cela est dit des mois de l'année , et , dans le sens interne, des états de la vie, en ce que c'est le commencement : par la signification des mois, en ce qu'ils senties étals, ainsi qu'il vient d'être montré N° 7827 ; et par la signification de l'année, en ce que c'est la période de la vie depuis le commencement jusqu'à la fin , >'<> 2306 ; ici , comme il s'agit de ceux de l'Église spirituelle dans l'autre vie, desquels la période de la vie a un commencement , mais non
(M ARCANES CÉLESTES
uni; fin, l'année signifie la triode de la vie depuis lu 'commencement durant l'éternité ; que l'année soil aussi cela , on le voit N* 9906 f. Si ce mois est devenu la léle des mois et le premier de tous, c'est parce qu'il signifie le commencement de la délivrance de ceux qui étaient de l'Église spirituelle , el qui jusque-là avaient Clé dans un état de captivité , parce qu'ils étaient détenus dans la (erre inférieure, et y étaient infestés par les méchants qui sont représentés par Pharaon cl par les Égyptiens. Que leur premier étal quand ils oui été délivrés ait été le principal de tous et le principe d'où proviennent tous les états suivants durant l'éternité , c'est parce que ceux qui étaient dans la terre inférieure ont élé délivrés par 1* avènement du Seigneur dans le monde, et que sans l'avénemcnl du Seigneur dans le monde ils n'auraient pu en aucunemanière être sauvés ; et parce qu'ils ont été délivrés alors que le Seigneur est ressuscité. I)e là il est évident que cet état , savoir, quand ils ont été délivrés , a été pour eux le principal de tons les états : il en a été aussi de mémo dans la suite pour tous ceux qui ont été de l'Église spirituelle, ils n'auraient pu en aucune manière être sauvés, si le Seigneur ne fût pas venu dans le monde el n'eût pas glorifié son Humain , c'esl-à-dire s'il ne l'eût pas fait Divin : que ceux qui étaient de l'Église spirituelle avant l'avéncment du Seigneur aient été détenus dans la terre inférieure, et qu'ils aient été délivrés et sauvés par le Seigneur, on le voit N° 6 685i, G91 * ; et qu'en général ceux qui sont de l'Église spirituelle aient été sauvés par l'avénemcnt du Seigneur, on le voit N« 3661, 8716, 6373, 1035, 7091 f. : c'est pourquoi dans le sens suprême ces paroles signifient que toute salvalion provient de la glorification et de la résurrection du Seigneur quant à son Humain.
78Î9. Vers. 3, 4, !i, 6. Parlez à louie l'assemblée d'Israël , en disant : Au dix de ce mois, cl qu'ils se mcnncnl chacun une bile <du menu hélail) en lamaison des pires, une bête pur maison. Et si trop petite esc la ma,son eu égard à ia bête, et il (en) prendra (une) lui et son voisin le proche de sa maison , selon le nombre (Crimes, chacun n ta maure de son manger , vous comptera sur la cite. Une bête intacte, un mule, ftU iC un an, ce nous sera; d'entre les agneaux et d'entre les chèvres vous (la) prendrez. El elle vous sert sous garde jusqu'au quatorzième jour de ce mois ; et ils l'immole-
EXODE, CHAP. DOUZIÈME. 189 rmt . tonte la congrégation de l'assemblée d'Israël , entre tes toirs. -- Parle: à toute l'assemblée tCIsraïl, en disant , signifie l'influx
avec l'information de tous ceux qui sont de l'Église spirituelle : un dix de ce mois, signifie l'état de l'initiation des intérieurs : et qu'Ut se prennent chacun une béte (du menu bétail), signifie quant à l'innocence : en la maison des pères, une bête par maison, signifie scion le bien spécial (ic chacun ; et si trop petite est la maison eu égard à la béte, signifie si le bien particulier n'est pas assez pour l'innocence : et il (mi) prendra (une) , lui et son voisin le proche de sa maison , signifie la conjonction aveu le bien du vrai le plus près : selon le nombre tfàmes, chacun à la mesure de ion manger, tous compterez sur la bête, signifie qu'ainsi ils compléteront le bien pour l'innocence par tout autant de vrais du bien selon son appropriation : une biu intacte, signifie l'innocence sans tache : un mâle, signifie qui appartient a la foi de la charité : fils a"un an , ce vous sera, signifie l'état plein : d'entre les agneaux et d'entre les chèvres tous (la) prendra, signifie le bien intérieur et extérieur de l'innocence : et elle vous sera sous gurde, signifie le temps et l'état de l'initiation.: jusqu'au quatoriiémc jour de ce mois, signifie jusqu'il l'état saint : et ils l'immoleront, toute ta congrégation de l'assemblée d'Israël, signifie !a préparation à la jouissance par tous ceux , dans le commun, qui sont de l'Église spirituelle : entre tes soirs, signifie le dernier état et le premier.
7830. Parlez à toute l'assemblée d'Israël, en disant, signifie l'influx avecd'information de tous ceux qui sont de l'Église spirituelle : on le voit par la signification de parler, en ce que c'est l'influx, N°> 2931,8*81, 57*3; que ce soit aussi l'information, savoir, louchant les choses qu'ils rlmvmit niiserver quand ils sont délivrés, cela est évident d'après ce qui suit ; et par la signillcalion de Rassemblée d'Israël, en ce que ce sont tous les vrais et tous les biens dans le complexe; car par l'assemblée d'Israël sont entendues toutes les tribus, lesquelles signifient toutes les choses du vrai et du bien, ou toutes les choses de la foi et de la charité, ainsi qu'on le voit K<* 3838, 39S6, 4080, 6338; et puisque l'assemblée d'Israël signifie les vrais et les biens, elle signifie aussi ceux qui sont de l'Église spirituelle, N° 6337, caries vrais et les biens font l'Église; que l'Église spirituelle soit représentée par les fils d'Israël, on le
voit N°* G42G, 6G37,G80Î, 0868, 703a, 70G2, 7198, 7201, 79(5,
7831. Au dix de ce moii, lignifie l'étal de l'initiation de» intérieurs : on le voit par la signification de dix, savoir, du dixième jour, en ce que c'est l'état des intérieurs, car le jour signifie l'élat, !*>• Î3, 487, 488, 493, 576, 893, 1738, 2788, 3462, 3785, 4850, 5672, el dix signifie les restes, K« 576, i 906, 2Î84, c'est-à-dire, les mis et les biens cachés par le Seigneur dans les intérieurs de l'homme, N°' 1050, 1906, 2284, 5136, 3897, 7560, 7564 : et comme les restes sont dans les intérieurs, et que l'homme par ses restes est préparé el initié a recevoir du Seigneur ie bien et le vrai, c'est pour cela que le dixième jour ici signifie l'état de l'initiation des intérieurs : que parles rést< > l'homme soit régénéré, par conséquent initié à recevoir du Seigneur l'influx du bien el du vrai, on le voit X°» 5342, 3898, 61 5G, et que par ces restes l'homme communique avec le ciel, on le voit K° 7560, car ces biens et ces vrais viennent du Seigneur et non de l'homme, K° 7564 ; par le mois est entendu l'élal entier depuis le commencement jusqu'à la un, ÏS° 3814, ainsi tout l'état de la délivrante, lequel est signifié dans le complexe par la Pasqua -■ d'après cela il est évident que le dix de ce mori signilic l'état île l'initial ion iIl's intérieurs : cet état, savoir, de l'initiation des intérieurs, était depuis le dixième jour de ce mois jusqu'au quatorzième joui 1 , intervalle pendant lequel la liéle pascale devait être gardée ; par la héte paseale i^t signifié le bien do l'innocence, qui esl un liien iulitne ; ainsi ce bien intime, avec les intérieurs dans lesquels il esl, devait, pendant ecl intervalle, être séparé «préservé de tout ce qui souille : cet état esl l'élal de l'initiation des intérieurs, c'est-à-dire, de la préparation à recevoir du Seigneur l'inlluxduhienetdu vrai. C'esl là le saint qui est contenu dans ces paroles, car sans un saint intérieurement taché, il n'aurait pas été commandé de prendre le dix du mois une bute pascale, do la garder jusqu'au quatorze, ni ensuite de l'immoler entre les soirs, de la manger rôtie au feu et non bouillie à l'eau, de n'en rien laisser jusqu'au matin, de brûler le reste au feu, de n'en point briser d'os, et plusieurs autres choses, qui renferment des sainls que personne n'a encore connus, comme peut le savoir quiconque réfléchit ; et que ces sainls sonides spirituels qui appartiennent à l'Église et au
I3X0DE, CIIAP. DOC2IEME. 161 ciel, ci qui se râlèrent nu Divin d'oit sont descendues toutes les choses de la Parole.
783Ï. Et qu'Une prennent chacun une bête du menu bêlait , signifie tuant à l'innocence : on le voit par la signification ilr. l'agncin oo du chevreau, qui sont ici tattfedn menu bétail, en cequee'esl l'innocence, l'agneau l'innocence de ninmmc intérieur, et le chcvrenu l'innocence île l'homme eMérionr, .N" 3519.
7833. Ettlnmaitondcspères.uneeite par maison, lignifie selon le bien spécial de chacun : on le voit parla signification dc/n maison des pères, en ee que c'esl le hier: d'une famille distincl du bien d'une autre famille ; car la maison du père signifie l'homme quant au bien Interne N" 3IS8. Voici ce qu'il en est : louies les Tribus d'Israël signifient tous les vrais ei lotis les biens de la Toi et du la charité dans un seul complexe, et chaque Tribu un genre de bien OU devrai, roir M™ 3858, 39Î6, 3939, 4060,6336, 6337.66(0: ainsi chaque famille dans sa Tribu signifiait un bien spécial, par conséquent le bien de l'un spéciale me m disiinn du hirn de l'autre; . mais la m.-isou des pores au-dedans d'nnc famille signifiait le bien particulier d'une seule espèce ; si ers choses ont été signifiées par les Tribus, les familles et les maisons, dans lesquelles avaient été dislinguÉs les fils d'Israël, c'était afin que le ciel filt représenté, caries biens y sont distinguas en biens ïénéirmx, spéciaux et particuliers; et c'est selon ces biens que les Anges ont Hé conjoinls : il faut qu'on sache que le bien de l'un n'esl jamais absolument semblable au bien d'un autre, mais que les biens sent varies, et tcllemenl variés qu'Us ont été distingués en genres universels supérieurs, Cl ceux-ci en inférieurs, jusqu'aux singuliers et aux pins sinplicrs : que les biens de l'amour et de la foi soient si varies, on le voil [V m, G«0. KM, 3267, 3741, 3715, 3746, 3986. 1005, H 19, s:>98, 7U3G. D'après Cela on peut voir maintenant pourquoi il a été commandé que chacun prit pour soi une bêle en la maison des pères, une bête par maison.
783i. Et si trop petite est la maison eu égard à la bfte, signifie s< le bien particulier n'est pas nues pour l'innocence : on le voir
par la signification de la maison, en ce qu'elle est le bien particulier, N° 7833 : par la signification A'Pire trop petite, en ce que c'est XII '' 1 1
m ARCANES CÉLESTES,
ne pas être assez ; ci par la signifiai lion de la bêle, en ce qu'elle esl l'innocence, ainsi qu'il vinii d'éire dit .\° 7832. 7835. El il en prendra une, lui et son voisin If prêche de ta
le voii juir U signilicalion de p-cm/rr, savoir, avec le voisin proche une seule bile ensemble, en ce que c'est la conjonction ; et par lu signifiralion daiouin Je proche tic ta maison, en ce que c'est le bien ùa vrai le plus près ; que le voisin le proctic soit le plus près, cela est évident ; cl que la maison soit le bien, on le voit K« 7833 : il est dit le bien du vrai, parce qu'il s'agit de ceux de l'Église spirituelle, chez qui esl le bien du Vrai, car le bien du vrai esl le vrai parla volonté et par l'aeie; en etlVi. quand le vrai do la foi est reçu avec l'aiïection qui appartient à la charité 1 , ce vrai esl implanté dans les intérieurs du mental, et quand le vrai est reproduit, l'affection à laquelle le vrai a été adjoint esl aussi reproduite, et elle se montre sous la lace du bien ; c'est donc île là que le bien de cette Église est le bien du vrai, qui est :iijsm appuie bien spilituel.
le bien pour l'innocence pur tout autant tic i rais tin bien selon sou appropriation : on le voit par la sijjnitiealkui du nombre d'âmet, en ce que c'est tout autant de vrais du bien, car dans la Parole le nombre se dit du vrai, et l'âme se dil du bien spirituel; par lasiguilication de ri la mesure de son manger, en ce que c'est selon son appropriation , manger c'esi s'approprier, voir K°» 31 68, 3I>I 3, 3S96, 3832; et par la signilicalion de la bête, en ce qu'elle esl l'innocence, N° 7S32 ; compléter le bien pour l'innocence est signifié en ce qu'il serait pris de la maison du voisin proche jusqu'au nombre suffisant pour la bête; quj la maison soit le bien, on le voit ci-dessus K« 783.3. 11 est dit le Vrai du bien, et par là il est entendu le Vrai qui provient du bien ; car lorsque ceux de l'Église spirituelle sont régénérés, ils sont introduits dans le bien de la Charité par le vrai de la foi ; mais lorsqu'ils ont été introduits dans le bien qui appartient à la citante" , les vrais, qui en naissent dans la suite, sont appelés vrais du bien. Mais il est absolument impossible de savoir ce qu'il en est des choses qui sont contenues dans ce Versel, si l'on ne sait pas ce qu'il est eu des sociétés dans le Ciel, car
EXODE, CHAI'. DOUZIÈME. (63 les associations des fils d'Israël selon les Tribus, les Familles et les Maisons, vêpres en laie ni «s sociétés ; voici ce qu'il en est des sociétés dana leCicl : tout le Ci ol est une seule société, qui est gouvernée comme un seul homme par le Seigneur; les sociétés générales y sont en aussi grand nombre qu'il y a de membres, de viscères et d'organes dans l'homme ; les sociétés sociales en aussi grand nombre qu'il y a de petits viscères dans chaque contenu du viscère, du memure et de l'organe, et les sociétés particulières en aussi grand nombre qu'il y a de parties plus petites conali maritime partie plus grande dans ces petits viscères ; qu'il eu soit ainsi, cela est évident d'après les Correspondances de l'homme, et de ses membres, organes et viscères avec le Très-Grand Homme, c'est-à-dire, avec le Ciel, correspondances dont ilaétéloitc d'après l'expérience à la fin de plusieurs Chapitres : d'après cela on peu! voir ce qu'il en est des dislinclionsdcssociétésdansle Ciel, niais dans le particulier, voici ce qu'il eu est de chaque société : cliuque société est composée de plusieurs anges qui concordent quant au bien ; les biens sont variés, car il y a chez chaque ange un bien particulier, mais ces biens variés qui concordent sont disposés par le Seigneur dans une telle forme, qu'ils présentent ensemble, un seul bien : les maisons des pères chcï les llls d'Israël représentaient ces sociétés : c'est pour cela que les fils d'Israël ont clé ilisiiiigtiés inin-sculcment en tribus, mais aussi en familles et en maisons ; et que, lorsqu'ils sont nommés, les noms de leurs pères sont mentionnés par ordre jusqu'à la tribu ; ainsi, il est dit du père de Samuel, qu'il était de la montagne d'Ephraim, et qu'il se nommait lilkanah, fils de Jérocham, lils d'Eliliu, filsdeTochu, fils de Soph, - I Sam. 1. 4; — puis du père de Schaiil, qu'il était de Henjamin, et qu'il se nommait Kisch, fils d'Abicl, fils de Séror, llls rieHéclioratlt. fils d'Aphiacll, fils d'un homme Jéminite. — 1 Sam. IX. ( ; — rie même de plusieurs autres ; une telle mention était faite, afin que dans leCiel on sut la qualité du bien qui, successivement dérivé d'un premier, était représenté par lui. Voici, en outre, ce qu'il en est dans le Ciel : si une société n'a pas été complétée comme elle doit l'être, il est pris d'antre part.de quelque société voisine, autant d'anges qu'il faut pour remplir la Inrmo de ce bien, selon la nécessité dans chaque état et dans les changements de cet état, car la forme du bien varie selon que l'état
164 AltCANES CÉLESTES,
est ctangê. Mais il font encore qu'on McbeqaeHBnoewieefègoo dans le troisième Ciel ou Ciel intime, qui est le plus près au-dessus dn Ciel oii sont les spirHaels, car cens-ci constituent In Ciel moyen ou seconti Ciel ; en effet, le Seigneur, qui est l'Innocence lîltc-Himc. influe immédiatement dans le Troisième Ciel, tandis que dans le Second Ciel, où sont les spirituels, le Seigneur influe avec l'innocence meilialement, savoir, par le Troisième Ciel ; c'est par cet influx que sont disposées ou mises en ordre les sociétés dans le Second Ciel quant à leurs biens : c'est donc selon l'influx de l'innocence que sont changés les étals du bien, et qu'en conséquence y varient les conjonctions des sociétés. D'après cela on peut voir comment il faut entendre ce qui est dans le sens interne de ce Verset, savoir que si le bien particulier du quelque société n'est pas suffisant pour l'innocence, il sera fait mie conjonction avec le bien du vrai le plus près, afin que le bien pour l'innocence soit rempli par tout autant de vrais du bien selon son appropriation.
7837. Vnc bits intacte, siiptifie l'innocence tant tache : on le voit parla signification de la bile, en ce qu'elle est l'innocence-, N» 783Sî et par la signification de intacte, en ee que c'est sans défaut, ainsi sans tache : elle devait être sans défaut cl sans lâche, parce que chaque défont signifie dans le monde spirituel quelque faux ou quelque mal.
7838. Unntàtc,i':iimfi.- qui ti/ip-irtir ut àja fui île lit charité: On
le voit par la signification du mhlc, en ce que c'est le Yiai de la foi , N« ÏÛ46. 40oa , ainsi ia foi de la charité , car !e vrai de la foi n'est point le Vrai de la Toi s'il n'est pas avec le bien de la chanté , et surtout s'il ne provient pas de ce bien. Si la bête pascote devait Sire un mâle, c'est parce que cette béle signifiait l'innocence de ceux de l'Église spirituelle, et que ceux de l'Église spirituelle ne sont pas dans un autre bien que celui qui en soi est le vrai delà foi, car ce vrai est appelé bien quand d'après l'affection de la charité il est mis en acie, N° 7835 s de la vient que la Mte était un mille. Autrement, dans les sacrifiées, on employait aussi des bêtes femelles, quand le culte d'après le bien était représenté.
par la signification du fih, en ce que c'est le vrai , K K 489. 491 . û33, 1117,2623, 2803, 5813, 8373, 3704 ; ei par la signification
ËX0BË, CHAP. DOUZIÈME. I6& ilu l'aimée, en ce que c'est u u<; péi l'.hIc culicic depuis le coiniiienecnieni jusqu'à I» fin, N° 2006, ainsi l'état pleiu. U faut dire ce que c'est qui) l'étal plein : un état est dit plein quand le Lieu osl lel , ijii'il ne lui manque rien pour ivcomir rinJlus h lu l'innocence, les vrais de In lui conjoints au bii ■ ri di> la cliai ilé font que le bien es! tel . car le bien .spirituel i'Ci;c»ii sa qualité des vrais île la fqi ; cela est entendu ici par l'iilat plein , qui esi sigillé par le fils d'un an. Mais l'état, n'est pas plein quand les vrais n'ont pas encore qualifié, le bien, de manière qu'il puisse h ccvnir l'iila.i correspondant d'innocence. Cet état commence à devenir plein quand les vrais sont cnnsirici ps d'apres le bien ; ci il n'est pas encuiv plein quand le bien est considère d'après les vrais ; dans ce dernier état sont ceux qui suu! régénérés, ■■! dans ii' p; tuilier sonl ceu\qui ont été régénérés ; ceux-là sont dans le vrai par lequel on arrive, au bien , cl ceux-ci dans le vrai qui provient du bien ; ou ceuxlà sont dans l' obéissance du vrai, et ceux-ci dans l'aileciiuii de faire 1« vrai ; ceux-là sont donc des liommcs de l'Église externe, et ceux-ci des hommes de l'Église interne. C'est parce qui; le lils d'un an signifiait l'étal plein, qu'il a été uni de fois commandé de sacrifier un agneau ou un chevreau /ils (à,j>) d'au an, p:ii exemple, Exod. XXiX.38iÉùvil.lX.3i XII. G ; XIV,. 10; XXIII. la, 18, )9;Nomh. VI., 12; VII. lUelsuiv. 87, M8 ll X.V,.a7; XXV1U. !>. 1 1 ; et lorsqu'il s'agit du .\"oiivoaii Temple dans Ézéehiel ; « Le o.prince fera, tt'un agitent /l'i.i (àg-\ di son année, sans tacht, un • koloauate cliaque jour à Jchovaii . i iliaque matin il le fera. - — XL VI. 13;— la, par le Nuuveau Temple est ctucitdit le Koyautne spirituel du Seigneur ; par le prince, ceux qui sont dans les vrais réals cl par suite dans le bien ; par l'holocauste d'un agneau, le culledu Seigneur d'après le bien de !" innocence ; et par le fils d'un au. l'élal plein.
7 8 VU. D'entre les agneaux et d entre Ici chèvrei vous lit prendrez, lignifie le bien intérieur cl extérieur de l'innocence : ou le voit par la signification «le l'injnrau, en ce qu'il esl le bien de l'innocence, .V 3ÏI1H ; et par fa signification de la rftècri ou duchevreau, eu ce que c'est le bien du vrai dans lequel os; l'innocence, fi"' ïSMKi, lOOii, 1006, 4871 ; que l'agneau soit le bien intérieur de l'innocence, cl le chevreau ou la chèvre le bien extérieur
de l'innocence, on le voit fi" 3619, Il sera dit en peu de mots ce qui est entendu par le bien intérieur et extérieur do l'innocence : dans tout bien il faut qu'il y ait l'innocence pour qu'il soit le bien ; sans l'innocence le bien est comme sans son âme ; et cela, parce que le Seigneur indue par l'innocence cl vivifie par elle le bien chez ceux qui sont régénérés : le bien que l'innocence viviile est interne et alterné ; le bien interne esl chez ceux qui sont appelés hommes de l'Église interne, et le bien externeest chez ceux qui sonl hommes de l'Église externe ; sont liommcs de l'Église interne ceux qui ont qualifié leur bien par des vrais intérieurs, tels que sont les vrais du sens interne de la Parole ; et sont hommes de l'Église externe ceux qui ont qualifié leur bien par des vrais extérieurs, tels que sont les vrais du sens littéral de la Parole ; les hommes de l'Église interne sont ceux qui d'après 1" affection de la charité font le bien au prochain, et les hommes de l'Eglise exerne sont ceux qui le font d'après l'obéissance : tout homme, quand il est régénéré, devient d'abord homme de l'Église externe ; mais ensuite, quand iU élé régénéré, il devient homme do l'Église interne ; ceux qui sont de l'Église inierne sonl dans l'intelligence et dans la sagesse plus que ceux qui sont de l'Église externe, et par conséquent aussi plus intérieurement dans le ciel : par là on peut maintenant voiras que c'est que le bien ktiéni'in de l'innocence, et ce que c'est que le bien extérieur de l'innocence.
78tl . Et elle vous sera sent garde, signifie le lenips et l'état île l'initiation ; on le voit par la signification du dixième jour, depuis lequel la bélo devait être sous garde jusqu'au quatorzième joui', en ce que c'est l'état de l'initiation uïs intérieurs, N° 7831 .
78i2. Jusqu'au qutorzième jour Je ce mois, signifie jusqu'à l'état saint : cola esl évident par la signification du quatorzième jour, en ce que c'esl l'état saint ; que le jour soit l'état , on le voit ci-dessus, K" 7831 ; quatorze signi lie la même chose que sept ; quo sept soit le saint, on le voit N« 395. 433, 716, 881, 5265, 5368. Enehet, les nombres multipliés signifient lamémechoscquc les nombres simples, K« 5291, 53as, 5708; c'est de là que la l'àque commençait lr quatorze 'Su mois, mirait sept jours, et Unissait le vingt-un , jijur si^nilie aussi le saint, parce qu'il provient de la multiplication de trots par sept. C'était pour cela qu'au pre-
ËXOUE, CIIAP. DOUZIÈME. 1$ï «lier jour «le la Pdqueily availune convocation ï«i"it«,eLuu vingt cl rinii'un! une convocation sainte. Vers. tS.
7813. Et ils l'immoleront, toute la congrégation de l'assemblée itlsraïl , signifie la préparation à la jmiissanee par Ions eena: dam le commun foi sont de l'Église spirituelle : on le voit par la signication <Yimmalcr, quitnd cela est dil d'un agneau ou d'un chevreau pour faire 1» Pique , en ce que c'est la préparation à la jouissance, savoir, du bien de l'innocence, qui est signifié par l'agneau et le ehevreau ; et par la signification de louie lu congrégation de l'ai' semblée d'Israël , en ce que c'est par tous ceux dans !e commun qui sont de l'Église spirituelle, N° 7830 ; par la congrégation de Rassemblée sont signifiés tes vrais du- bien, qui sont cliei ceux de cette Église, car la congrégation se dil du vrai , N° 6366. et l'assemblée se dit du bien.
7814, Entre les soirs, signifie te dernier élut elle premier : ou te voit par lu signification du soir, en ce que c'csU'élal du faux, et aussi l'étal de l'ignorance du vrai ; car l'ombre du soir est le faux , et elle est aussi l'ignorance du vrai ; en effet , tous les temps-du jour, comme tous lus temps de l'année, signifient dans le sens spirituel les retours des états quant au vrai et nubien, S»'56ÏS, 596Î; fil 10 ; le soir en est la lin cl le commencement, c'est pourquoi, qaanrt il est dit entrâtes loirs, tous les étals sont aussi enveloppés ; iei donc entre les soirs signifie l'élut de délivrance, île ceux qui sont dans le vrai d'après- le bien, et l'état de damnation de ceux qui sont dans le faux d'après le mai, étuLs qui soin signifiés par la sortie des lils d'Israël [tors de l'Égypte-, |iemiant que les. premiers-nés y furent livrés a la mort ; que cela soil appelé le soir, on le voit par te passage dans Moscheh : ■ Tu sacrifieras le Pasaeli nu soir,
quand sera couché le soleil , au temps fixe de la sortie tZÉgijple.». — Dculér. XVI. t, 6. — De la il est évident que pur entre les soirs, est entendue la lin de l'étal des iiii'.-slaltons, ainsi que le commencement de Félat de la délivrance de ceux qui surit représentés par les fils d'Israël ; pour ceux-ci , à partir de ce commencement l'état tend au malin, qui est l'élévaliiiu dans le ciel : et parenirc les soirs est aussi entendue la fin de l'étal des infesta lions ainsi que le commencement de l'étal de damnation de ceux qui sont représentés par les Égyptiens ; mais pour ceux-ci , l'étal tend à la mut , qui est
JfiH ARCANES CÉLESTES,
l'envoi dwiB l'enfer ; leur envoi dans l'enfer esl représenté pur la submersion dans la mer île Supli , mais l'élévation des autres dans le ciel esl représentée par l'introduction dans la terre deCanaan. Dans la Parole, ça et ià le Soir est nommé, et pat' le soir est signi- (lé le dernier temps de l'Église, et aussi son premier temps ; le dernier, pour ceux chez qui tinit l'Église, et le premier pour ceux chez qui elle eommonec; de là principalement par le Soir esl signifié l'avènement du Seigneur, car alnrs ce fut la lin de l'Église antérieure et le commencement d'une Église nouvelle; le premier temps de celle-ci est aussi appelé soir, parce que l'homme de l'Église commence par une lumière otiscure, et s'avance vers une lumière claire qui est pour lui lis malin. Que l'avènement du Seigneur dans le monde soit signifié parle Soir et le Malin, on le voit dans Daniel : « J'entendis mi saint qui parlait; jnsqnes ;'i quand cette » vision , le {sacrifice) perpétuel , et la prévarication, le saint et
- son armée foulés anx pieds? lit il me dit : Jusquts au soir, au
■ matin , deux mille trois cents, car alors sera justifié le saint. » —V'Ill.m, Ui— troc là par le soir soit entendu le dernier temps, lorsque i'ÉglisefiileiHièii.'!Ui.'iit (lénisiti'etqLic le Seiuneur vint dans le monde, et par le matin h lumière, et la naissance d'une nouvelle
'l'élise par le Seigneur, i^.la rsi iHirkiit. Pareillement dans Zacharie; " Il y aura un jour qui seracmiiu île Jélmvuli; ee ne sera ni un jour
• ni une nuit , parce que vers le temps du loir il y aura de la tu-
• nuire. » —XIV. 7. — Dans Séphanie: « Qu'il y ail enfin une
■ contrée pour les restes de la maison de Juda ; sur ou» ils paitronlj » dans les maisons d'Askélon sur h soir ils auront du repos, quand
• let visitera Jéhovatt leur Dieu, et qu'il ramènera leur captivité. »
— II. 7 ; — le soir, c'est le premier étal de l'Église naissante: comme le Soir sifflait le dernier état de la Vieille Église, et le premier d'une Église nouvelle, c'est pour cela qu'il a élé commandé qu'Aharon et ses fils ■ feraient monter la lampe depuis te Soir jusqu'au matin devant Jéhovah. ■ — Exotl. XXYll. 20, 21.— Que le Soirsoii le dernier état ue l'Église, quand il y a densité du faux parce qu'il n'y a aucune foi, et densité du mal parce qu'il n'y a aucune charité, on le voit clairement ilans Jérémie : ■ Malheur à
• vous ! parce que le jour s'en est allé, parée que se sont inclinées
• la ombres du Soir.» — Vi. J. — Dans iC/échiel ;■ Je parlai au peu-
• pie le matin, Ctrooii épouse mourut le Soir. »— XXIV. i 8,— l'épouse
• c'est l'Église. Dans David : ■ Sous l'aurore elle fleurira , et elle ■ passera ;tous le Soir il la coupera , et elle sà liera. — Ps.XE. <j.
784S1. Vers. 7, 8, 11, 10, Cl. Et ils prendront de (son) tavg.ct Us (en) mettront sur (ci deux poteaux, et sur le linteau, sur les maisons dans lesquelles ils la manderont. Et ils mangeront la chair, en celte nuit-là, rôlic au feu, et des attjmcs, sur des amers ils la mantjeront. N'en niant)» rien de cru, «i en cuisant de cuit dans Veau, mais rôti an (eu, sa tête sur ses cuisses et sur son milieu. Et vous n'en laissera point jusqu'au matin ; et ce qui en restera jusqu'au matin, un feu vous (le) brûlerez. Et ainsi vous la mangera, vos reins ceints, vos souliers à vos pieds, et votre binon dans votre main ; et vous la mangerez à la hàtc ; Pa-sach cela à Jèhovah. — El ils prentiroat de (son] sang, signifie le saint Vrai qui appartient au liicn de l'innocence : a ils (en) mettront sur les deux poteaux, et sur le linteau, signifie les vrais cl les biens du naturel : «w la maisons, signifie les choses qui appartiennent a la volonté du lien ; dans lesquelles ils ta mangeront, signifie la jouissance ; et ili mangeront ta chair, signifie la jouissance du bien : tn cent nuit-là. signifie lors de la damnation des méchants : riïie an (eu, signifie le bien qui appartient à l'amour : et tics aigmes, signifie purifie de tout faux ; sur des amers, signifie par les déplaisirs des tentations : ils ta mangeront, signilie la jouissance : n'en mangez rien dé cru, signifie que ce ne soit pas sans l'amour : ni en cuisant de cuit dans l'eau, signifie qu'il ne sortira pas fin vrai : nuit rôlic au feu, signilie qu'il procédera de l'amour : sa tête sur ses cuisses et sur son milieu, signifie depuis l'intime jusqu'à l'externe : et vous n'en laisserez point jusqu'au matin, signifie la durée de cet état avant l'état d'il-
i'omj {le) brûlera, signifie l'état des moyens vers la fin par les tentations : et ainsi vous la mangerez, signifie la jouissance dans l'état de séparation d'avec les médiums qui ont infesté, et la conservation alors : vos reins ceints, signifie quant aux intérieurs : nos soutiers à vos pieds, signilie quaui ans extérieurs : et votre bâton Uaw voue main, signifie quant au\ moyens : et vous ta mangeres à ta hàtc, signilie l'affection de la séparation : Pivsach cela à Jèhovah, signilie la pré-senne du Seigneur, ci la délivrance par Lui.
AllCANKS U l.i> l l.S.
7816. Et ils prendront iU ion sanij, signifie le saint Vrai i/ui appartient an bien de l'innocence : On le voil par la signification dll sang, en ce que c'est le Saint Vrai procédai» du Seigneur, M™ 1735, 6078.7317, 73ïG ;d coiitmc c'esl le, sang d'un Agneau, par lequel esl signifie le bien de l'innocence, K° 3994, c'esl le saint vrai qui appaitien! au liicn de l'innocence.
7817. Et ils en mettront sur les deux poteaux et sur le linteau, signifie les frais et les biens du naturel : on le voit par la signification des poteaux delà porle, en ce qu'ils sont les vrais du naturel; et par la signification du (infenu, en ce que ce sont les biens du naturel : si les poleauxet le linteau sont des vrais et des Liens, c'est parce que la maison signifie l'homme Ini-méme ou le mental de l'homme, et que les choses qui apparlicnncntà la no rte signifient les choses qui servent à introduire, et il est évident que ce sont les vrais et les biens du naturel ; car l'houuue naturel est instruit avant l'homme rationnel, et ce que l'homme apprend alors, ce sont des naturels, dans lesquels sont successivement insinués les spirituelsqui sont les intérieurs: de la on voit clairement comment le nalurel quant aux vrais cl ans biens sert à introduire, lin outre le linlcau cl les poteaux signifient la même chose que le front et les mains elle/ l'homme : les idées Angéliques sunl telles, qu'elles rapporlcnt les naturels aux choses qui appartiennent à l'homme ; cela vient de ce que le monde spirituel ou le Ciel est dans la forme de l'homme, et c'esl pour cela qu'a cette forme se rapportent (ouïes les choses do ce monde, c'est-à-dire, tous les spirituels, qui sont les vrais et les liions, comme il a élé montré à la fin de plusieurs Chapitres, où il a élé question des Correspondances : cl comme les naturels deviennent des spirituels dans les idées des Anges, de même aussi la maison; elleesl pour eux le mental de l'homme, les chambres à coucher et les rabinels sont les intérieurs dn mental, les fenëlres, les portes, les poteaux et le linteau sont les exléricnrs du mental qui introduisent ; parée que telles sont les idées Angéliques, elles sont aussi vivantes ; el de celle manière quand les choses, qui dans le monde naturel sont des objets morts, passent dans le monde spirituel, elles deviennent des objets vivants ; car tout spirituel esl vivant, parce qu'il procède ( ]ti Seigneur. Que les poteaux et le linlcau signifient la même chose que Chez l'homme le front el les mains,
DiïtiZffil c, Go
EXUOE, CIIAP. DOUZIÈME. I7i ou le voit par ces paroles dans Muîse : • ïu aimeras Jebovah ion » llieti de tout ton cœur, cl de toute ion âme, el de loules tes forces ; " lu attacheras ces paroles en signe mr la mni», ot qu'elles soient . ta {rouleaux entre les veux ; et écris-les tur ta poteaux de ta . raoiwn, etinr (es porta. » — Deuter. VI. 5, 8, 9, XI. 1 3, 18,20 ;
— l'ai.-i.' qu'ils Hiu-loiiiMjiil la même etiose, il esl dit l'un et l'autre. Que le linteau et les poteaux dans le sens spirituel soient les biens et les vrais du nalurel, par lesquels il y a introduction vers les spirituels, on le voit dans É/ocliicl par la description du Nouveau Temple par lequel cstsignitiiT relise spiriiuelle ; il y esl souvent fait mention di: poteaux cl lie I Lu t^;mTi , qui même imt élé mesurés; ce qui n'aurait nullement été tait, si ces objets n'eussent signifié aussi quelque chose de l'Église cl du Ciel, c'esi-à-dire, quelque spiriluel ; tels sont les passages suivants de ce Prophète : ■ Le pîlrc « prendra du sang du péché, et it en mettra sur le poteau île la » maison, et sur les quatre Angles de la saillie de l'autel, et sur le
• poteau de la porte dit parais intérieur, au premier jour du mois. •
— XLV. 19.— Dans le Même : ■ Le prince entrera par le chemin
• du portique en dehors, el il se tiendra près du poteau de la porte, ■ el les prêtres fcronl son holocauste, alors il adorera sur le leuil » de la porte. « — XL VI. ï; — cbaeuu peul savoir que là par le temple, c'est l'Eglise du Seigneur qui est entendue, et non pas le temple; car les choses qui là ont élé décrites dans plusieurs Chapitres ne sont point arrivées et n'arriveront jamais : que dans le sens suprême par IcTenpIc, ce soit le -Seigneur quant au Divin- Humain qui est entendu, le Seigneur l'enseigne Lui-Méme dans Jean, 11. 19, ai, 32; delà dans le sens rqn , és.mlalif yar lr leniplr: est entendue l'Église duScipeur : que l'Angeail mesurâtes linleaux. de ce nouveau temple, on 1c voit dans Èïéchiel, XL. 9, 10, U. 16, 3t. Xi,l. Si, as, mesure qui ne serait d'aucune importance, si les Knleatct, ainsi que les nombres, ne signiliaienl pas quelque chose de l'Église. Comme les poteaux cl le linteau signiliaienl les vrais et les biens dans le naturel, qui servent à l'introduction, c'est pour cela que dans et Nouveau Temple ils paraissaient avoir été faits carrés,— Ezéch. XL1- ïl, — et que dans le Temple de Salomon « les poteaux avaient été (ails de lie i s d'olivier, » —Iltois, VI. 31, Î3, — le bois d'olivier signifiait le bien du Vrai, ou lehicn qui appartient û l'Église spirituelle.
m' -ÀHCAKES CÉLESTES.
7818. Sur les maisons, signifie les choses qui appartienueiii à la intenté du bien : un le voit par la signification de la maison, eu ce qu'elle est l'Iiommc, K n 3128, et aussi le moulai de l'homme, K" 3538, 4973,]d(I53, 7:jii3, eoiiséquemment ce qui appartient ù la volonté, ici ce qui appartient à la volonté du bien ; la raison pour laquelle la maison signifie aussi la volonté, c'est qu'elle signifie l'homme,' et que l'homme est homme surtout d'après son vouloir : en outre, soit qu'on dise l'homme, soit qu'on dise le mental del'hoinme, c'est la même chose; car l'homme n'est pas homme d'après la forme de son corps, mais il l'est d'après son mental, et l'homme est un homme tel qu'est snn mental, c'est-à-dire, tel qu'est son entendement cl sa volonté, surtout lel qu'est sa volonté.
7849. Dam lesquelles ils la mangetout, signifie la jouissance : on le voit parla signification àemanger, eu ce que c'est l'appropriation, N™ 3(fi8. 3613 f. 4745, mais ici la jouissance, parce qu'il s'agit de l'état de l'initiation. Voici ce qu'il en est : quand ceux qui, avant 1" avènement du Seigneur, avaient été gardés dans la terre inférieure, N" 683*, '6 W 4, 7094 f. 7838, allaient être délivrés, ils durent être préparés h recevoir du Seigneur l'influx du hien cl du vrai, car il leur fallait passer par le milieu de l'enfer ; et pour que pendant ce passage les maux et les faux n'influa seul pas des infernaux qui les entouraient de mus eûtes, ils devaient en conséquence être préparés, afin qu'ils fussent alors dans le plein étal du vrai et . du bien ; mais dans la suite d'après la Divine miséricorde du Seigneur, il sera parlé du passage à travers l'enfer : celle préparation, ou cette initiation à l'étal île réception du bien ci du vrai, est décrite par les choses qu'ils devaient faire entre le dixième jour du mois cl le quatorzième, et par celles qu'ils devaient observer pour manger l'a pn eau pascal.
7859. Et ils mangeront la chair, signifie ta jouissance da bien: on le voit par la signification de manger, en ce que c'est la jouissance, ainsi qu'il vient d'Être montré, S 0 7849 ; et par la signification de la chair, en ce que c'est le propre de l'homme vivifié par le Divin Humain du Seigneur, ainsi tout bien céleste et spirituel chez l'homme, N»* 38(3, G968: chez les Anciens ou savait très-bien que la Chair a cette signification ; aujourd'hui cependant on l'ignore tellement qu'il n'y a personne qui ne soit étonné quand on dit
EXODE, CHAP. DOUZIÈME. 173 qu'une telle chose est signifiée par lit chair; si l'on liil que c'est un spirituel correspondant, cela n'est point compris; si l'on dit que c'est un significatif, cela psi compris, il est vrai, mais dans un sens autre que celui dans lequel il est significatif correspondant, savoir, comme s'il fiait entièrement séparé, lorsque cependant le spirituer ou le significatif correspond a m est conjoint avec la chose a laquelle il correspond, comme la vue île l'homme avec sun œil, Poule avec son oreille, la pensée nui est spiriiuelli;avee la forme des intérieurs de l'homme, et par elle avec les petits organes du langage, ou comme la volonté qui est aussi spirituelle avec les fîmes musculaires par lesquels il y a action ; il en est ainsi île tout spirituel correspondant ou significatif respectivement il son natnrel avec lequel il y a correspondance : qui ne peut voir que, quand le Seigneur, dans Jean , parle de la cliair et du sang, il n'est entendu ni chair ni sang : « En
• vérité, eu vérité, je vous dis : ii mat ne manges la chair du fila j> de V homme, et jt vous ne son sang, vous n'aurez point la « vie en vous : ecltii quimange ma Chair et hoir mon Sang, a la vie » éternelle , ut Moi je le ressusciterai au dernier jour; enrmn Chair ■ est véritablement tm aliment, et mon Sang est véritablement un
• breuvage. »— VI. 83,51,55, 56; — que par la Chair soit entendu le Divin Bien du Divin Amour du Shl'tk'uï, procédant de son Divin Humain, et parle sang le Divin Vrai proeédam de son Divin Bien, et en même temps leréciproque de l'homme, c'est ce qu'aujourd'hui très-peu d'iiummes savent, et ee^x qni peuvent le savoir ne le veulent pas ; s'ils ne vetdent pas le savoir, c'est parce qu'ils ne snnl dans aucune affection du vrai peur le vrai, mais qu'ils sont dans l'affection du vrai pour des mntifs mondains ; et aussi parce que les notâmes naturels veulent saisir toutes choses d'une manière naturelle. Ces détails ont été donnés, afin qu'on sache ce qui est signifié par manger la Chair dans le Souper pascal, conséquemmentee qui eslsigniliédansla Sainte-Cene, qui a été alors instituée ; sur le Pain et le Vin qui, dans la Sainte-Cene, signifient la même chose que la Chair et te Sang, voir K<«2168, W77, 2187,3164, 3i78, 3735, 38(3, 4211, 4217, 1733, 4970, 5915. Que dans le sens spirituel de la Parole la Chair ne soit pas de la chair, outre qu'on le voit, pard'aulrcs passages, cela est Lien évident par celui-ci dans Jean : u Venez et assemblez-vous pour le souper du grand Dieu, afin de
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