‹ Arcanes célestes de l'Écriture sainte ou parole du Seigneur, dévoilés ainsi que les merveilles qui ont été vues dans le monde des esprits et dans le ciel des anges ouvrage d'Emmanuel Swédenborg ... Exode, chapitres 9.15Chapitre 15 sur 30 · XII. it · texte numérisé non relu

XII. it

79,18. Le sacrifice de Ptctaeh, cela, à Jikovak, signifie le aille du Scigneurà cause de ta délivrance : on te voit par la signification tlu sacrifiée, en ce que c'est le aille, N°> 942, 690!i ; el par la signification du Pmsach, en ce que c'est la présence du Seigneur, el la délivrance- (1? ceux de l'Église spirituelle, N» 7093 f. 7867.

7939. Parce qu'il a passé par-dessus les maisons d'Israël, signifie parce que la damnation s'est éloignée des biens dans lesquels ils ont clé retenus par le Seigneur : on le voit par la signification de Jihovah passera pardessus, en ce que c'est que la damnation s'en éloignera- comme ci-dessus, N"* 7878, 7928 ; par la signification des Lisons, en ce qu'elles sont les biens, N°» 3G!iî, 37Ï0, 4983, 7833, 783*, 7835 ; et par la représentation d'Israël, en ce. que ce sonlceux de l'Église spirituelle, ainsi qu'il a Été souvent expliqué. S'il est dit qu'ils ont Ole retenus dans les Mens par le Seigneur, c'est parce que, quand ils passaient par les lieux de la damnation ou par les enfers, ce qui est arrivé lorsqu'ils furent délivrés, ils ont alors été retenus dans le bien par le Seigneur ; ils avaient été préparés pour cette tin ; le procédé de cette préparation est décrit par les statuts sur le sait" sur l'agneau pascal, et sur la manière de le manger, il en est parle dans ce Chapilre, Vers. 3 à H, 15 a 20, 22. 43 a U ; qu'ils aient passé par les lieux de la damnation ou par les enfers quand ils furent délivrés, on le verra dans ce qui suit.

7940. En Egypte, signifie lorsqu'ils étaient dans le voisinage des méchants : on le voit par la signification des Egyptiens, en CC qu'ils sont les méchants qui infestaient ceux de l'Kglise spirituelle, ainsi qu'il a été dit très-souvent ; ainsi VÊgypte signifie l'état ou le lieu oii ils étaient; que ce soit dans le voisinage, cela est évident puisqu'ils étaient dans la terre de Goschen : pour qu'on sache comment ces choses se passent, il faut qu'on voie ce qui a été dit ci-dessus, N° 7932(bls).

79*1 . Quand it « frappe de plaie l'Egypte, signifie quand ont été damnés ceux qui, étant de l'Église, avaient été tlans la foi séparée de ta charité : on le voit par la signification de frapper de plaie l'Egypte, en ce que c'est la damnation de ceux qui étaient dans la foi séparée de la charité, K» 7766, 7778, 7926.

79*3. Et H a délieré nos maisons, signifie que rieu de dumuabte n'est venu jusqu'à eux, parce qu'ils étaient dans le bien procédant

EXODE, CHAP. DOUZIÈME. sn du Seigneur : on le voit d'après ce qui a m expliqué ci-dessus «•7939.

7943. Et te peuple l'int/mn et se prosterna, signifie l'humiliation de bouche et de cœur : on le voit par la signification de l'incliner, en ce que c'est l'humiliation extérieure, ainsi de bouche ; et par la signification de m prosterner, en ceque c'est I 1 humiliation intérieure, ainsi de cœur, N°"5682, 7068.

7914. Et Us altèrent et firent, les fits (titrait, ainsi qu'avait ordonné JêhovahàMoscheh et à Aharon, signifie que ceux de l'Église spirituelle obéirent au Vrai Divin : ou le voit par la signification û' aller cl de faire, en ce que c'est obéir; par la représentation des fils d'Israël, en ce que ce sont ceux de l'Église spirituelle, ainsi qu'il a élémontré très-souvent ; et par lareprésen talion AtMoschek et a" Aharon, en cequ'ils sont le Vrai Divin, Moscheh l'interne cl AJiaron l'externe, H" 7089, 7382.

7945. Ainsi Ut firent, signifie l'acte d'après ta volonté : on le voit en ce qu'il est dit une seconde fois ils firent, et que cette expression la première fois signifie l'acte d'après l'entendement, et ici l'acte d'après la volonté ; car dans la Parole il est ordinaire qu'il y ail comme des répétitions doubles d'une même chose, mais l'une se rapporte au vrai qui appartient à l'entendement, et l'autre au bien qui appartient a la volonté ; et cela, afin que dans chaque chose de ja Parole il y ait le mariage céleste, qui est le mariage du bien et du vrai, N°a 683, 79.1, 801, 2173, 2316, 2712, 4138 f. 5138, 5502, 6343 ; et dans le sens suprême, le Mariage Divin, qui est le Mariage du Divin Bien dans le Seigneur et du Divio Vrai procédant de Lui, N™ 3004, 5S02, 0(79 : d'après cela, on peut encore voir que la Parole est ce qu'il y a de plus saint.

7946. Vers. 29, 30, 31 , 32, 33, 34. Et il arriva qu'an mUieu de ta nuit, et Jihovah frappa tout premier-né dans ta terre d'Egijptc, depuis le premier-né de Pkaraon, qui devait s'asseoir sur son trône jusqu'au premier-né du captif qui (était) dans la maison de fosse, et tout premier-né de la bltc. Et Pliaraon se leva cette nuit-là, et tous ses serviteurs, et tous tes Égyptiens, et il g eut un grand cri dans rËgypte, car point de maison où il n'y eût un mort. Et il appela Moscheh et Aharon de nuit, et il dit : Levez-vous, sortez du milieu de mon peuple, aussi vous, aussi les fils dliraéi, et allez, servez

2)2 ARCAHES CÉLESTES.

Jékovah comme vous en avez parle. Aussi voire, menu bétail, aussi voire gros bétail prenez, ainsi que vous en avez parlé, cl allez, el bénissez-moi aussi. El i' Egypte s'efforçait sttrlc peuple, se hâtant de tes renvoyer de la terre, car ils disaient : Tous nous mourons. El le peuple emporta sa pale avant qu'elle cal fermenté, leurs bâches liées dans leurs vêtements sar leur épaule. — El il arriva qu'au milieu de la nuit, signifie l'état du faux sans mélange d'après le mal : el Jéhotali frappa tout premier-né dans la terre d'Egypte, signifie l.i damnation de la Toi séparée d'avec la charité : depuis le

premier-né de Pharaon, qui devait s'asseoir sur son Irône, signifie

les vrais falsifiés de la foi, qui étaient au premier rang: jusqu'au premier-né ihi captif qui (était) dans la maison de fosse, signifie les vrais falsifiés de la foi, qui étaient au dernier rang: et tout premier né de la bêle, signifie le bien adultéré de la foi : et Pharaon se leva cette nuil-là, el lous ses serviteurs, et tous les Égyptiens, signifie

que lous les damnés en généra! et en particulier, lorsqu'ils furent plongés dans le faux sans mélange d'après le mal, apercevaient l'aversion et la crainte pour ceux qui étaient de l'Église spirituelle : et il y eut tm grand cri dans l'Egypte, signifie une lamentation intérieure : car point de maison oit il n'y eût un mort, signifie parte qu'il n'y avait aucun d'eux qui ne fut damné : et il appela Mosclteh el Altaron de miil, signifie l'influx du vrai venant du Divin dans cet état : et il dit : levez-vous, sortez du milieu de mon peuple, signifie qu'ils s'éloignassent d'eux : aussi vous, aussi les fils d'Israël, signifie avec leur vrai venant du Divin, el avec le vrai par lequel vient le bien, el avec le vrai qui provient du bien : allez, servez Jéltovah, signifie qu'ils adorent le Seigneur: comme vous en avez parlé, signifie selon la volonté : aussi votre menu bétail, aussi votre gros bétail prenez, signifie les biens in lérieurs el extérieurs de la charité : ainsi que vous en avez parlé, signifie selon la volonté : cl allez, signifie qu'ils s'éloignent lout-à-fail : et bénisses-moi aussi, signifie qu'ils intercèdent : ci l'Egypte s'efforçait sur le peuple, se hâtant de les renvoytr de la terre, signifie que d'après l'aversion et la crainte ils les pressaient des'éloigner : car ils disaient : Tout nous mourons, signifie ainsi l'enfer pour eux : ci le peuple emporta sa pâte avant qu'elle eât fermenté, signifie le premier état du vrai d'après le bien, vrai dans lequel il n'y avait rien du faux : leurs bûches

EXODE, CHAP. DOUZIEME. 313 liées dans leurs vilement*, signifie les plaisirs des silfcctions adhérents aux vrais : sur leur épaule, signifie selon louie loir puissance.

79*7. Et H arriva qu'au milieu de ta nuit , signifie l'état du (aux tans mélange d'après le mat : on le voit par la signification du milieu de la nuit , en ce que c'est la dévastation totale, N° 7776, c'està-dire, la privation de tout bien et de tout vrai, delà l'élat du faux sans mélange d'après le mal : que ce soit l'élut du mal , on le voit H« 2353, 6000,7870.

7918. Et lihomk frappa tout premier-né dura la terre a* Egypte, sifliii/îc la damnation de la foi séparée d'avec la charité : on le voit par la signification de frapper, en ce que c'est la damnation , Comme N° 7871 ; et par la signification du premier-né dans la terre d'Egypte, en ce que c'est la foi séparée d'avec la charité , K« 7039, 7706, 7778.

79t9. Depuis le premier-né de Pharaon , qui devait s'asseoir sur son trône, signifie les vrais falsifiés de la foi , qui étaient au premier rang : on le voit d'après ce qui a été expliqué N° 7779, où sont de semblables paroles.

7950. Jusqu'au premier-né du captif qui était dans la maison de fosse, signifie tes vrais falsifiés de la foi , qui étaient au dernier

rang : on le voit par la signilicalion du premier-né dans la terre d'Egypte, en ce que c'est la foi séparée d'avec la charité, comme ci-dessus K° 79i8, par conséquent aussi le vrai falsifié de la foi , ainsi qu'il va être expliqué ; et par la signification du Captif qui était dans In maison de fosse, on ce qu'il désigne ceux, qui sont au dernier rang , car il est opposé au premier-né de Pharaon , qui devait s'asseoir sur son trône, par lequel est signifié le Vrai falsifié de la foi au premier rang, N°* 7779, 7949 ; par le captif dans la maison de fosse, dans le sens spirituel le plus près, est entendu celui qui est dans le sensuel-corporel , ainsi dans une complète obscurité sur les vrais elles biens, parce qu'il n'est pas même dans la faculté de percevoir, comme y sont ceux qui sont dans le sensuel intérieur ; de là vient que ces captifs signifient ceux qui sont au dernier rang. Que le premier-né dans la terre d'Egypte soit le vrai falsifié de la foi , c'est parce que le premier-né d'IÏgypte est U foi séparée de la charité, N° 7918 ; ceux qui sont dans

celle foi sont (Lins de complètes ténèbres et dans une pleine obscurité sur les vrais qui appartiennent à la foi , car ils ne peuvent être dans aucune lumière ni par conséquent dans aucune perception de ce que c'est que le vrai , el si telle chose est un vrai ; en effet, toute lumière spirituelle vient du Seigneur par le bien , ainsi par la charité, car le bien de la charité est comme la flamme d'oit provient la lumière, puisque le bien appartient a l'amour, cl que l'amour est le feu spirituel dont provient l'illustration ; celui qui croit que ceux qui sont dans le mal de la vie peuvent aussi être dans l'illustration quant aux vrais de la foi , se trompe beaucoup ; ils peuvenlûlre dans l'étal de confirmation, c'est-à-dire, qu'ils peuvent confirmer les doctrinaux de leur Église, el cela parfois d'une manière adroite et ingénieuse, mais ils ne peuvent voir si les choses qu'ils confirment sont des vrais ou n'en sont pas : que le faux puisse aussi être conlirmé jusqu'au point de paraître comme vrai, et qu'il appartienne au sage non de confirmer, mais de voir si la chose est ainsi , cela a été expliqué N™ i7i) , 6033, 6865, 7012, 7680. Celui donc qui est dans le mal quant a la vie est dans le faux desonmal, et de quelque manière qu'il sache le vrai.il ne le croit point ; quelquefois il s'imagine croire, mais il se trompe; il lui sera donné dans l'autre vie de savoir qu'il ne croit point, quand sot) percevoir est ramené a la concordance avec son vouloir, alors il niera le vrai, l'aura en aversion et le rejettera, et il reconnaîtra pour vrai ce qui est opposé, c'est-à-dire , le faux ; de là vient que ceux qui sont dans ia foi séparée de la charité ne peuvent faire autrement que de falsifier les vrais qui appartiennent à la foi.

793) . Et tout premier-né de la bêle, signifie te bien adultéré de a foi : comme ci-dessus, N° 778f .

7952. El Pliaraan te leva cette nuil-là, et tout set serviteurs, et tout les Égyptiens , signifie que tout Ici damnés en général et eu particulier, lorsqu'ils furent ptongèt dans le faux sans mélange if après te mal , apercevaient l'aversion et la ciahite pour ceux qui étaient de l'Église spirituelle ; on le voit par la signification de la nuit , en co que c'est l'état du faux sans mélange d'après le mal , comme ci-dessus, N°79i7, cl par suite la damnation ; car soit qu'on dise l'état du faux sans im'langc d'après le mal, ou qu'on dise la damnation , c'est la mémo chose , puisque ceux qui sont dans cet état

EXODE, CUAP. DOUZIÈME. St& ont été damnés; par la si:;iii1icalnm ili: Pharaon, de «a ncrv'itears et de tous les Égyptiens, en ce qu'ils soiil loiis et chacun : qu'il soîl aussi signifié qu'ils apercevaient l'aversion et la crainte pour ceux qui étaient de l'Église spirituelle, cela est évident d'après ce qui suit ; car Pharaon appela Moscheh et Aharon , ei il leur dit de s'en aller du milieu de sun peuple ; et les Égyptiens les espulsereot, Vers. 39.

71)53. Et il y eut un grand cri dans l'Egypte , signifie mie lamentation intérieure : eoniiue K" 7782, uù sont les mêmes paroles.

7951. Car point de maison où il n'y eût un mort , siçnifit parce qu'il n'y avait aucun d'eux qui nr fût d,imn{: : ou le voit par la siliiiiNi'aiion de point de motion, en ce que c'est qu'il n'y avait aucun d'eux ; et par ta signification du mort, en ce que c'est le damné, N" 5107, 6H9, 7191, 7871.

7955. Et il appela Motcheh et Aharon. de nuit , signifie l'afflux du Vrai venant du Divin dans cet état : on le voit par la signification de il appela, en coque c'est la présence et 1'inllux, >'"* 6177, GS10, 7390 , 7151 , 7731 , ici l'afflux , parce que cola est dit de ceux qui étaient dans l'étal de damnation , c'est-à-dire , qui étaient dans l'état du faux sans mélange d'après le mal ; ccux-lîi ne peuvent recevoir intérieurement aucun influx du vrai et du [non , mais ils reçoivent extérieurement, ce qui est l'afflux; parla représentation de btotclteh eld'Jnaron, en co que c'est le Vrai venant du Divin, ft' 0> 6771 , 68i7 ; il esldil le Vrai venant du Divin, et non le Vrai Divin, parce qu'il s'agit de ceux qui claieal dans la damnation; ut par la signification de la nuit , en co que c'est l'élut de damnation , K" 7831,7870.

7950. Et il dit : Levez-nous, sorte: du milieu de mon peuple, signifie qu'ils s'éloignassent d'eux : on le voit sans explication.

7957. Aussi vous, austi /r.s /ils iClsrai-l, nijuijir. avec ce irai venant du Divin, et avec le vrai par lequel rient le bien, et avec le vrai qui provient ilu bien : on le \ oïl par la représentation deîloseheh , en ce qu'il est le Vrai venant du Divin, .\'° 7955 ; ci par la représentation des fil s «"/uvu:(,eH te qu'ils sont ceiisdr l'Eglise spirituelle, comme il a été souvent niuouY:. ainsi ccui. qui sont dans le vrai par lequel vient le bien et dans le vrai qui provient du bien ; car l'Église spirituelle est distinguée de 1 Eglise céleste en ce que par le vrai qui

916 \RCANES CÉLESTES,

appartient a la foi elle est introduite dans le bien qui appartient à la cliarilé, ainsi en ce qu'elle a pour essentiel le vrai ; l'initiation est faile par le vrai , car par le vrai on est instruit de ce qu'il faut faire, et quand on fait ce vrai , il est appelé bien ; ensuite d'après ce bien, quand on a été initié, on voit les vrais selon lesquels on agit de nouveau ; de là il est évident que, soit qu'on dise ceux qui sont de l'Église spirituelle, soit qu'on dise ceux qui sont dans le vrai par lequel vient le bien et dans le vrai qui provient du bien, c'est la même ehose.

7958. Alla, servez Jihovah, signifie qu'ils adorent le Seigneur ; cela est évident par la significaiion de servir, en ce que c'est adorer ; que par Jéhovah , partout ou il est nommé dans la Parole, le Seigneur soit entendu, on ie voit K« 1343, 173G, 292), 3023, 3035, 5041, 5603, 6281, 6303, 6905.

7959. Comme vont en avez parlé, signifie selon ta volonté : on le voit parla signification de parler, en ce que c'est la volonté, K u 26SG.

7960. Aussi voire menu bêlait, aussi votre gros bétail proie: , signifie les biens intérieurs et extérieurs de ta charité : on le voit par la signification du menu bétail, en ce que ce sont les biens intérieurs de la cbarilé ; et par la signification du gras bétail, en ce que ce sont les biens extérieurs de la charité. H"* 2566, 5913, 6018.

7961 . Ainsi que vous en avez parlé , signifie selon ta volonté : comme ci-dessus, N°79B9.

7902. Et allez, signifie qu'ils s'éloignent tout à fait : on le voit par la signification d'aller, ou de s'en aller , en ce que c'est s'éloigner ; cl comme cela est dit de nouveau ; il est signifié qu'ils devaient s'éloigner tout a fait.

7963. Et bénissez-moi aussi, signifie qu'ils intercèdent: on le voit par la significalion de bénir, en ce que c'est intercéder, car bénir ici signifie supplier pour lui ; que supplier pour Pharaon , ce soi! inlercéder, on le voit N">7396, 7462.

7964. Et l'Égyptc s'efforçait sur le peuple, se hâtant de les renvoyer de ta terre, signifie que d'après l'aversion cl la crainte ils tes pressaient de s'éloigner : on le voit par la signification de s'efforcer sur le peuple en se hâtant tle les renvoyer, en ce que c'est les presser de s'éloigner; que ce soil d'après l'aversion et la crainte, cela est

EXODE , CHAP. DOUZIÈME. 217 (vident , car ceux qui sont, dans le faux sans mélange d'après le mal ont tellement en aversion ceux qui sont dans le vrai [Taures le bien, qu'ils ne peuvent pas même soutenir leur présence ; c'est de la que ceux qui sont dans le mal se précipitent dans l'enfer profondément selon la qualité et ia quantité du mal , afln d'être loin du bien, et cela non-seulement d'après l'aversion, mais aussi d'après la crainte, car en présence du bien ils sont dans les tortures.

7965. Car ils disaient ; Tous nous mourons, signifie ainsi l'enfer pour eux : cela est évident par la signification de mourir, en ce que c'est l'enfer ; que la mort dans le sens spirituel soit l'enfer , on le VOitN<» 5407, 6119.

7966. Et le peuple emporta sa pâte avant qu'elle eût fermenté , signifie le premier état dit tirai tl après le bien, vrai dans lequel il n'y a rien du faux : on le voit par la si g ni 11 cation de la pâte , en ce que c'est le vrai d'après li> bien ; en cft't't, par la farine cl la fleur rie froment est signifié le Vrai, par la pâte qui en provient le bien du vrai, et par le pain qui provient rie la paie le bien de l'amour ; quand par le pain est signifié le bien de l'amour, par les autres choses, savoir, par la pâte et par la farine sont signifiés dans leur ordre les biens et les vrais ; que le pain soil le bien de l'amour, voir H«> 276, 680, 2165, 2177, 3464, 3478, 3735, 3813, 42H, 4217, 4735, 497G, 5915 : cl par la signification de avant qu'elle eût fermenté , en ce que c'est dans lequel il n'y a rien du faux ; que le levain soit le faux, on le voit ci-dessus K° 7906. Qu'ici ce soil le premier élat, savoir, quand ils furent délivrés, cela esl évident, car il est dit que le peuple emporta sa pâte , ainsi quand ils s'en allaient : le second élat est décrit dans le Vers. 39, en ce qu'ils cuisirent la pale, qu'ils avaient emportée d'Egypte, en gâteaux azymes, car elle n'était point fernientée, ce qui signifie que du vrai du bien était de nouveau produit le bien , dans lequel il n'y avait rien du faux : voila les deux étals dans lesquels sont tenus par le Seigneur ceux qui sont de l'Église spirituelle, quand ils sont dans le bien ; le premier, en ce que d'après le bien qui appartient a la volonté ils voient et pensent le vrai ; le second , en ce que d'après ce mariage du bien et du vrai ils produisent des vrais, qui, parce qu'on les veut et qu'on les fait, deviennent aussi des biens ; et par la suite il y a ainsi continuellement de ces productions et de ces dérivations du vrai chez ceux qui

SI8 ARCANES CÉLESTES

sont de l'Église spirituelle ; cela dans le monde spirituel esl montré d'une manière représenta (ive comme un arbre avec les feuilles et les fruits ; les feuilles y sont les vrais , les fruits sont les biens du vrai , les semences sont les biens eux-mêmes d'où provient tout le reste.

79G7. Leurs liùches liées dans leurs vêtements, lignifie tes plaisirs des affections adhérents aux vrais : on le voit par la signification des hiiches, en ce qu'elles sont 1rs plaisirs des affections, K" 7356 ; par la signification d'être liées, en ce que c'est être adhérents ; et par la signification des vêtements, on ce qu'ils sont les vrais, N™ 1073, 2576. 4545, 4763, 5948, 531(1, 5954, 69)4, 6918. 11 faut dire ce que c'est que les plaisirs des affections adhérents aux vrais : lous les vrais qui entrent chez l'homme sont conjoints avec quelque plaisir, car les vrais sans le plaisir n'ont aucune vie ; d'après les plaisirs qui sont conjoints aux vrais, on connaît ce qui se passe à l'égard des vrais chez i'hoinmc ; si les plaisirs appartiennent aux mauvaises affections, les choses se passent mal ; mais si les plaisirs appartiennent aux lionnes affections, les choses se passent bien ; en elfet, les anges qui sont chez l'homme influent continuellement avec les bonnes affections, et alors excitent les vrais qui y ont été conjoints, il en est de même vice vertt ; si les vrais n'ont point été conjoints aux bonnes affections, les anges alors travaillent en vain a exciter les choses qui appartiennent à la foi et a la charité. D'après cela, on peut voir ce qui est entendu par les plaisirs des affections adhérents aux vrais, plaisirs qui sont signifiés en ce que les huches étaient liées dans leurs vêtements.

7968. Sur leur épaule, signifie selon toute leur puissance : on le voit par la signification de l'épaule , en ce qu'elle est toute ta puissance, M« 1 085, 4931 a 4937.

7969. Vers. 35, 36. Et les fils d'Israël firent se/on la parole de Moscheh, et ils demandèrent aux Égyptiens des vases d'argent, et des vases d'or, et des vêtement'. I.i M-lmrui: ihuma iimcr nu psi/pic aux i/eax dcsÈgijplicns,etils{\e.<l leur prêtèrent ;etils les enlevèrent aux Égyptiens. — Et les fils d'Israël firent selon ta parole dcMoscheli, signifie qu'ils obéissaient au Vrai Divin : et ils demandèrent aux Égi/pticns des f'«sc.* d'urgent cl des vases d'or, et des vêtements, signifie que les scientifiques du vrai et du bien , enlevés aux méchants qui avaient été de l'Église, furent donnés aux bons qui

EXODE, CHAP. DOUZIEME. 2(9 étaient de l'Église : Et Jèhovah donna grâce au peuple aux yeux des Égyptiens, sïgDiQe la crainte que ceux qui étaient damnes avaient de ceux qui étaient de l'Église spirituelle : et ils (les) leur prêtèrent, signifie que ces scientifiques furent transfères : et ils Iles) enlevèrent aux Égyptiens, signifie que ceux qui étaient dans la damnation furent entièrement dévastés de ces scientifiques.

7970. 11 est inutile d'expliquer chacune de ces significations, [iuis(]ii'('llL'-i eut drjii rli' i:\pj(|ii<Vs deus lois , savoir, dans Kxod. III, Vers. 2) , 22, K« 69t i a 6920 ; et dans le Chapitre précèdent, Vers. 2, 3, W« 7768 à 7773.

797) . Vers. 37, 38, 39. Et les fils d'Israël partirent de Btumsès vers Succoth , environ six cent mille hommes de. pied, outre l'enfant. Et aussi une foule mêlée nombreuse monta avec eux, et du menu bétail et du gros bétail, une acquisition fort considérable . Et Ut cuisirent la pôle qu'ils avaient emportée a° Egypte en gâteaux axymcs, car elle n'était point fermenléc, parce qu'ils avaient été expulsés de l'Egypte et n'avaient pu différer, et aussi de provision ne s'étaient-ils point fait. — Et les fils d'Israël partirent de liaainsès vers Succoth, signifie le premier ûtat de salivation et la qualité: environ six cent mille hommes de pied, signifie toutes les choses du vrai et du bien de la foi dans un seul complexe : outre l'enfant, signifie le bien de l'innocence : ei aussi une foule mêlée nonibreusc, signifie les vrais qui ne sont point réels : monta avec eux , signifie qui furent adjoints : et du menu bétail et du gros bétail , une acquisition fort considérable, signifie le bien acquis par le vrai , intérieur el extérieur, en grande quantité : et ils cuisirent la pâle qu'ils avaient emportée d'Éyyptc en gâteaux anjmex, signifie que d'après le vrai du bien élait de nouveau produit le bien dans lequel il n'y avait rien du faux : car elle n'était point fcmtentèe, signifie parce que dans le vrai d'après le bien il n'y avait rien du faux : parce qu'ils avaient été expulsés de l'Égypte el n'avaient pu différer, signifie parce qu'ils avaient été éloignés do ceux qui étaient dans le faux d'après le mal : et aussi de provision ne s'étaient-ils point fait, signifie qu'ils n'avaient point avec eux une autre alimentation par )e vrai et le bien.

7972. Et les fils d'Israël partirent de Raamsès vers Succoth, signifie le premier état de séparation el ta qualité ; on le voit par la

220 AiïCAN'ES CÉLESTES,

signification de partir, en ce que c'est l'ordre et les règles de la vie , Si™ 1293, 3335, 1882, 5*9.1, 5603 : de lit les départs des (ils d'Israël, dont il est fait mention dans l'Exode, som les états de la vie , el les changements de ces étals depuis le premier jusqu'au dernier; ici donc le départ de ISaamsèsversSuccolh signifie le premier état et la qualité de tel état; car les noms des lieux, comme aussi ceux des personnes, signifient tous des choses et la qualilé de ces choses, tnir KM 768, 1224, 1264, 1876, 1888, 3122, 1298, 13)0, 4112, 5095, 6516.

7973, Environ six cent mille hommes de pied, signifie toutes les choses du vrai el du bien de la foi dans un seul complexe : on le voit par la signification du nombre six cent mille , en ce que ce sont toutes les choses de la foi dans un seul complexe , car ce nombre vient de six et aussi de douze , et douze signifie toutes les choses de la foi et de la charité, N« 677, 2089 , 2129 f. 2130 f. 3273, 3858 , 391 3 : c'est de là que les fils de Jacob furent douze , et que leurs descendants lurent distingués en autant rie Tribus ; c'est aussi pour cela que douze disciples furent choisis par le Seigneur, savoir, pour représenter toutes les choses rie la foi et de la charité ; sur les Tribus, noir No. 3858, 3862, 3913, 3926, 4060,6335, 6337,6040, 7836, 7891 ; sur les Disciples, voir N°' 3354, 3188 , 5858 f. 6397 ; qu'ici six cent mille signifient les mêmes choses, c'est parce que le nombre plus grand et le nombre plus petit, ou le nombre multiplié et le nombre divisé, signifient la même chose que les nombres simples dont Us viennent, »>■ 5291 , 5335, 5708 ; cela est bien évident d après le nombre douze, soil que ce nombre soit divisé en six, ou multiplié en soixante douze , ou en 1 41 , c'est-à-dire , douze par douze, ou en 12000, ou en 114000, il signifie la même chose; par exemple, 1 440O0 dans Jean ; . J'entendis le nombre des marqués , . cent quarante-quatre mille marqués de loule Tribu d'Israël ; de . chaque Tribu douze mille. . — Apoc. Vil. 1 , 5 et suiv ■ — ici par les lib d'Israël il faut entendre non les fils d'Israël, ni par les miras les Tribus, ni par le nombre le nombre, mais les choses

qui sont dans le sens de la charité, et

interne , savoir, toutes les choses de la foi c ainsi par chaque Tribu en particulier un genre oi

r, mT \ Sel0n CB qui 3 m e ^ ué (ian!! les Chapitres XXIX "c l a Genèse. Pareillement dans le même : « Voici , un

EXODE, CHAP. DOUZIÈME. 321 » Agneau se tenant sur la montagne de Sion , et avec. Lui lex cent t quarante-quatre mille qui avaient te Nom de son Pire Écrit sur » leurs fronts : ils chantaient un Cantique nouveau devant le Trône, » et personne ne pouvait apprendre lit Cantique , ri non les cent > quarante-quatre mille rachetés de la terre; tù Sont CCUX qui • suivent l'Agneau oii il va ; ceux-ci ont été rachetés tt entre les » hommes, (comme 1 prhmc.es <j Dirnel a l'Anneau. « — XIV. 1, 3,

4 ; — d'après cette description il est Évident que ceux qui sont dans la charité sont entendus parles HiOOO ; et il estencore évident que ce nombre désigne seulement l'état et la qualité; car ee nombre désigne la même chose (pie douze, puisqu'il vient de 12000 et de 12 multipliés entre eux : il en est de même du nombre plus petit 1 44, qui est douze fois douze, dans le Même : u il mesura la muraille de » la Sainte Jérusalem descendant île Dieu par le Ciel, centqua- « rante-quatre Coudées, t[ui est mesure d'homme , c'est-à-dire, » d'Ange. • — Apoc. XXI. 2, 17 ; — que la muraille de la Sainte Jérusalem ne soit point une muraille dans le sens spirituel , mais que ce soit le vrai de la Toi défendant les choses qui appartiennent à l'Église, on le voit N"6419; de là aussi il est dit que cotte muraille était de t 14 coudées ; il est bien évident que cela est ainsi , car il est dit que cette mesure est celle de l'homme, c'est-à-dire , de l'Ange ; par l'homme et par l'ange est signifié tout ce qui appartient au vrai et au bien de la foi : et, en outre cela est évident d'après les dôme pierms précieuses, dont était composé le fondement de la muraille, et d'après les douze portes, dont chacune était une perle, — ibid. Vers. 19, 20, 21, — car les vrais de la foi qui proviennent du bien de la charité sont signifiés par les pierres précieuses, N™ 643, 3720, 6426 ; parc il Ici lient par la porte, et aussi parla perle: de là il devient maintenant constant que le nombre plus petit ou plus grand enveloppe la mémo chose que le nombre simple d'où il vient : que tous les nombres dans la Parole signifient des choses, on le voit H» 482, «7, 575, 647, 648, 755, SI3, 1963, 1988, 2075, 2îo2, 325S, 4364, 4495, 4670, 5265, 6175. D'après ce qui vient d'être dit on peut maintenant voir que le nombre des six cent mille hommesqui sortaient d'Égyptc signifie aussi de telles choses : que ce nombre ait une telle signification , il est a peine quelqu'un qui le croie, par la raison que cela est un historique , et

ABCANliS CÉLESTES.

que tout historique lient continuellement le mental dans le sens externe etledélournc du sens interne, mais toujours est-il que ce nombre a une telle signification , car il n'y a pas dans la Parole un seul petit mot, ni même un seul iota ou un seul accent, qui ne soil saint en lui-même, parce qu'en lui-mtme il enveloppe le saint ; que le saint ne soit pas dans l'historique seul , il n'y a personne qui no le voie.

7974. Ouli-e [enfant, signifie ce bien de l'innocence : on le voit par la signification de V enfant , en ce qu'il est le m'en rie l'innocence, N»43u, 1616,2120, 2305, 3(83, 3494, 4797, S1508.

7975. Et auiii une foute mêlée nombreuse, signifie les biens et les vrais qui ne sont point réels : on le voit par la signification de la foule mêlée, en ce que ce sont 1rs biens et les vrais non réels ; car lorsque les fils d'Israël représentent les biens et les vrais réels, qui appartiennent à l'Église spirituelle, N" 79117, la foule mêlée qui les accompagne signifie les vrais cl les biens non-réels: en effet, voici ce qui se passe chez ceux de l'Église spirituelle: il y a chez eux îles biens et ries vrais réels, et il y a des biens et des vrais non-réels ; car l'homme de l'Église spirituelle n'a aucune perception du bien et du vrai , mais il reconnaît et croit pour bien et pour vrai ce que les doctrinaux de son Église, enseignent ; de là vient qu'il est dans un très-grand nombre de vrais non-réels, par conséquent aussi dans des biens semblables, car les biens ont leur qualité par les vrais; que les spirituels soient dans un très-grand nombre de vrais non-réels, on le voit N« 2708, 271 5, 2718, 283) , 8849, 2935, 2937, 3Î40, 3241 , 3246, 3833, 4402, 4788, 5113, 6289, 0500, 6639, 6865, 6943, 7233 : et que par suite les vrais chez eux ne soient pas purs, on le voit N° 6427; mais néanmoins ils sont tenus par le Seigneur dans des biens irÈs-réels, ce qui est fait au moyen de l'Influx par les intérieurs, K° 6499, et alors les vrais et les biens non réels en sont séparés, et sont rejelés sur les cfités ; c'est là ce qui est signifié par la troupe mêlée fort nombreuse. Par cette troupe sont pareillement siLinifit's mix qui sont de l'Église, mais non au-dedans , comme les gentils qui vivent dans l'obéissance et dans une charité mutuelle entre eux ; il n'y n pas non plus eu eux de vrais réels, parce qu'ils n'ont point la Parole ; ceuxci, et aussi les vrais non-réels eux-mêmes sont encore signifiés par

EXODE, CHAP. DOUZIÈME. S83 une fouie nombreuse dans Jean: ■ J'entendis le nombre des mar-

■ t|Ui5s, cem c|it;ii :iiHc-i|ii;i[iv mille marqués de liiule Tribu d'Israël : » après cela je vis, et voici une foule nombreuse i/iic personne ne

■ pouvait compter, de lonlc nnlion, et de toutes tribus, cl de lous » peuples, ctdeiouies langues, se lenanl devant le tronc cl devant . l'Agneau, vêtus de robes blanches, et des pannes dans leurs h mains. «— Apoc. VU. i, 9.

7076. Monta avec eux, signifie qui furent ailjoints : 011 le voit

par la signification de monter avec eux, quandeela est dit des biens cldcs vrais, en ce que c'est qu'ils furent adjoints ; car les vrais et les biens non réels soni, à la vérité, séparés d'avec les biens et les vrais réels chez l'homme spirituel , mais ils ne sent point 6tés, ils restent adjoinlssur le côté nu dsontélérejetés, So7'J7â f. 11 en est de même de l'Église du Seigneur parmi les nations qui n'ont point les vrais réels ; ces nations dans le ciel ont aussi été adjointes à ceux qui sont dans les vrais et dans les biens réels.

7977. Et du menu bétail et du gros bétail, une acquisition fort considérable, signifie le bien acquis par le vrai , intérieur et extérieur , en grande quantité : on le voit par la signilicalion du menu bétail, en ce que c'est le bien intérieur, et par la signilicalion du gros bétail, eu ce que e'esl Se bien extérieur, rY" 2oG6, i>S13, G0i8, 7960; que ces biens aienl élé acquis, cela est signifie par l'nufuisition; en eiïct, tout bien chez ceux qui sont de l'Église spirituelle, a cléacquis par le vrai, car sans le vrai qui appartient à la foi ils nu savent pas ce que c'est que le vrai spirituel, ni ce que c'est que le bien spirituel ; ils peuvent bien connaître le vrai civil , puis le vrai moral, et les biens de ces vrais, parce que ces biens et ces vrais sont en rapport avec les choses qui sonl dans le monde, c'est de là aussi qu'ils en ont la perception ; mais le vrai spirituel et le bien de ce vrai ne sont point en rapport avec les choses qui sont dans le monde, et même ils en sont en plusieurs points absolument éloignés, il faut donc qu'ils en soient instruits. Ces choses ont été dites alin qu'on sache que tout bien, chez ceux qui sont de l'Église spirituelle, doit cire acquis par le Vrai : que fort considérable, ce soit en grande quantité, cela est évident.

7978. Et Us cuisirent la pâte qu'ils avaient emportée d'Egypte en gâteaux aiymes, signifie que d'après le vrai du bien était île

AltCAMS CKLIiSTIiS.

nouveau produit le bien dans lequel il n'y avait rien du faux : on le voit par la signification de cuire, quand cela se dit du vrai qui est signifié parla pâte, en ce que c'est produire; par la signification de la pâte, en ce qu'elle psi le vrai du bien, H° 7966 ; et par la signification des gâteaux azymes, en ce qu'il sont lesbiens dans lesquels i] n'y a rien du faux; que les azymes soient ce qui est sans le faux, on le voit K« 2312,7906. Que ce second état soit celui du vrai d'après le bien, dans lequel ils étaient quand ils furent délivrés, on levoilN™ 7966, 7972. Si les gâteaux sont les biens, c'est parce qu'ils sont du pain, et que le pain dans le sens interne est le bien de l'amour, N« a 27fi, 680, 2165, 2177,3164, 3478, 37311,38)3, 4314,4217, 4735, 4976, 5913 ; mais le pain des gâteaux est distingué du pain commun, en ce que le pain des gâteaux signifie le bien del'amour envers le prochain, ainsi le bien spirituel, et que le pain commun signifie le bien de l'amour pour le Seigneur, ainsi le bien céleste : ce bien spirituel a été signifié par la minchah, qui était offerte et bridée avec le sacrifice sur l'autel , car ia mincbali était cuite en gâteau cl en beignets, comme on peut le voir, Exod. XXIX. 2, 3, 23,24,37. Lévit. II. 2 et sutv. VI. 13. H.Nomb. VI. fû, 19. XV. 18, 19, 20, 21. — La même chose était signifiée par les douze pains de proposition, qui étaient cuits aussi en gâteaux, dont il est parlé ainsi dans Moïse : « Tu prendras de ia fine » farine, et tu la cuiras en douze gâteaux; deux dixièmes sera ■ chaque gâteau; et lu les placeras en deux rangées, six par rangée, « sur la table pure devant Jéhovah ; et lu mettras sur (chaque) ran- . gée do l'encens pur ; et ce sera pour pains en mémorial, ignition » à Jéhovah. » — Lévil. XXIV. S, 6, 7, 8, 9 ; — d'après cela, on peut voir que les pains signifiaient le saint, car autrement une telle chose n'eût jamais été commandée; et parce qu'ils signifiaient le saint, ils sont aussi appelés la sainteté des saintetés, — ibid. Vers. 9 : mais par ces pains était signifié lo bien de l'amour céleste, et par la cuisson en gâteaux éiaieni si pi» i M r s les biens de l'amour spirituel. D'après ce qui i iem d'être dit, et d'après ce qui a été rapporté dans les passages ci-dessus cités, on peut voir que la même chose est entendue par lo pain dans la Sainte Cène.

7979. Car cite n'était point (ermemêe, signifie parce que dans le vrai d'après le bien il n'y avait rien de faux : on le voit par la

EXODE, CHAP. DOUZIÈME. 2î5 signification de la p;ite, rie hi^m-Wr il est dit qu'eue n'était point fermentéc, en ce qu'elle i!sl le vrai du bien, N" 7966; et parlasignilicatiou donoti ferntentée, en teque c'est sans lefaiix, X 0 ' 2312,7006.

7980. Parce qu'ils avaient été expulsés de l'Egypte, et n'avaient pu ilifférer, signifie parce qu'ils nniinil l té éloignés de ceux qui étaient dans te faux d'après le mal : on le voit par la signification d'être expulsés, en ce que c'est être éloignés, car celui qui est expulsé est éloigné, Pi" 7961 ; par la signification de VÉgypte, en ce que ce sont ceux qui sont dans le finiv d'api es le mal, ainsi qu'il a été montré ci-dessus; cl par l:i significaliuii du n'avoir pu différer, en ce que c'est la nécessité de l'éloignemenl.

7981. Et aussi de provision ne s'étaient-ils point fait, signifie qu'ils n'avaient point avec eux une autre alimentation par le vrai et lebien, savoir, autre chose que ce qui est signifié par la p:\tc non fermenlée, c'est-à-dire, antre chose que le vrai du bien, dans lequel il n'y a rien du faux, N° 7966 : on le voit par la signification de la provision, on ce que c'est l'alimentation par le vrai et par Ichien, N"5i90, 8953.

7982. Vers. iO, M, 12. Et l'habitation des fils d'Israël, durant laquelle ils habitèrent en Egtjpte (fut trente ans et quatre cents ans. Elit arriva au bout de trente ans et quatre cents ans, et il arriva en ce même jour-là, que sortirent toutes les armées de Jéliovah de la terre d'Egypte. Une nuit de. gardes (fut) celle-là à Jéliovah, pour les retirer de la terre il 'Egypte ; cette nuit-là à Jéliovah (fui) de gardes pour tous les fils dl raèl, en leurs générations. — Et l'habitation des fils d'Israël durant laquelle ils hiilnù-i eiit en Egypte, signifie la duréedesinfeslalions trente ans et quatre cents ans, signifie la qualité de l'étal des infestaiions : et il arriva au bout de trente ans et quatre cents ans,!,i!!]ùlii>lv. temps de l'avènement du Seigncurquand ils furent délivrés : et il arriva en ce même jour-là, signifie que c'est alors : que sortirent toutes les années de Jéliovah de ta terre d'Èggpte, signifie que ceux qui étaient dans le vrai et dans le bien, cl avaient jusque-là été détenus, furent exemples : Une nuit de gardes (fut) celle-là à Jéhovah, signifie la présence du Seigneur chez ceux qui étaient dans le vrai cl dans le bien, et chez ccu\ qui étaient dans le mal et par suite dans le faux sans mélange : pour les retirer de la terre <ï Egypte, signifie la délivrance de la captivité spirituelle :

xn. îs J

m AWH.NES CÉLESTES.

celte nuit-là à Jéhot-ali {M} ae garda, signifie qu'alors ils furent dégagés de loul faus cl 'le lont mal : pour ions la fil* tthraïl, en leur* générations, si^nîtip ceux île l'Eglise spirituelle, chez qui il y a le bien d'après le vrai el le vrai d'après le bien.

7983. Kl l'habitation des fil' tChraii durant laquelle ils habitèrent en Éggpu, signifie la durie des in feintions : on te voit par la signification do l'habitation^ en ce qu'elle est l'état de la vie, tf 1293, 3381, 3613, MSI, 6051, ici l'état des infestalions, car c'est là l'étal de la vie, duquel il s'agit maintenant, et qui est signifié par le nombre de quatre cent trente ans, auquel ces paroles se réfèrent.

798i. Trente ans et quatre cents ans, signifie la qualité et l'état des infeMtkna ■ on le voit par la signification de trente, en ce que c'est le plein état (les restes, car ce nombre vient de trois cl de dix multipliés entre eus; or, trois signifie l'élit plein. M'" 2788, U95, 7715 ■ et dix signifie les restes, IN 1 " l»76, 1906, 5284 ; dans ce qui suit îi sera dit ce que «'est que l'étal plein , el par la sigmiicaiiiui de quatre tenu, en ce que c'est la durée de la vastation, N™Î9S9, 29GI5 et par suite la conjonction du bien et du vrai, K° i3i1 : que ions les nombres signifient des choses el des élats, el que le nombre composé ail la inouïe si^nilieaimn que les nombres simples dont il a été composé, on le voit ci-dessus S° 7973. Quant à ce qui concerne la vacation qui <*' W»™* P" quatre Cents ans. elle est de Jeux genres, savoir, ta vastation du mal et du faux, et la v astation du uHdu«n,;cbe/ceoxqoisemdan 1 ,,es,,lyalavas 1 at,o ll ubten

. niiisont sauvés, il y a lavas ation du ma

el .limai, et chez ceux quisum , .

et du faux - la vastation est la privation : que les méchants qui •iv-m-ni.-IÉdc rt-\HC aient élé dévastes quanlà loul bien cl a tout vi ii ■ , i ci c ni télé iiionlrc jusqu'à présent, car les degrés suceessi'rdeh> C Sm!"i.t.V sigillés par les plaies dans l'Kgvple;

I \ ,■ sonl dévastés quant au mal et aufaux;cliez

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ioa~i « quand pour „ ctlavaslalioi.

la»..»» ■« »»■ » U» !..« « I insinuation du bien el du *™

eux l'état des restes est plein, ils sonl élevés

iiifcslations el parles lenlalions; par les unes elles autres sont repoussés les faux ei les maux cl sont insérés les biens et les vrais, el cela jusqu'à ce que l'état snil. plein. Il faul dire aussi en peu de mois ce que c'est que l'étal plein; chacun, «rn'il snii damné ou qu'il soit sauvé, a une mesure déterminée qui peut être remplie ; les méchants ou ceux qui sont damnés ont une, mesure déterminée de mal et de faux, et les lions ou ceux qui sont sauvés nnlunc mesure déterminée de liicn et de vrai ; celle mesure chez chacun est remplie dans l'antre vie ; mais pour quelques-uns la mesure est plus grande, et pour quelque aunes plus petite; celle mesure est acquise dans le monde par les affections qui appai tiennent à l'amour, plus quelqu'un a aimé le mal et par suite le faux, plus il s'est acquis une mesure grande ; et plus quelqu'un a aimé le iiien et par suite le vrai, plus la mesure est grande pour lui ; les limites et les degrés d'extension de cette mesure sont clairement visibles dans l'autre vie, et ils n'y peuvent être dépassés, mais ils peuvent être remplis, et ils sont aussi en actualité remplis, savoir de bien ol de vrai chez ceux qui ont été dans l'affection du bien et du vrai, et de maux et de faux chez ceux qui ont été dans l'aflcciion du mal et du faux ; de la il esi évident que cette mesure est la faculté, acquise dans le monde , de recevoir ou le mal et le fau\, ou le bien et le vrai : c'est cet êlat qui esl enlendu par i'élat plein et signifié par trenlc: il est décrit par le Seigneur dans les Paraboles sur les talents, dans Mathieu, XXV. U a 31, et sur les Mines dans Luc, XIX. 13 à 25; et enfin par ces pan îles dans Mathieu :« A quicon-

• que a il sera donné, afin qu'il ail abondamment, mais à celui qui » n'a pas, même ce qu'il a lui sera enlevé. « — XXV, 29; — et dans Luc : ■ A ceux qui étaient présents il dit : Olez-lui la mine, et » docncz-laàeelui qui aies dix mines. Ils lui dirent: Seigneur, il » a dix miues. Je vous disque, a quiconque a, il sera donné; . mais à celui qui n'a pus, même ce qu'il a lui sera enlevé. >— XIX. 2i, 2i>, 26 : — Que la mesure de chacun soit remplie, c'est aussi ce que le Seigneur enseigne ailleurs dans le mémo : ■ Donnez, et

* il vous sera douné, une mesure bonne, pressée, agitée, et qui » déborde sera donnée dans votre sein. .—VI. .18: — Maintenant, d'après ce qui vient d'être dit, on voit clairement ce qui est entendu par l'élal plein.

ïiK ARCANES CÉLKSTES.

quelle ils en Egypte, fut île quatre ceiu trenlc ans,

et ensuite qu'au boni île quatre cem (rente ans, en ce même jour toutes les armées île Jéhovali sortirent de la terre d'Égyple. lorsque cependant l'habitation dos (Ils d'Israël depuis la descente de Jacob en Egypte jusqu'à ce moment de la sortie de ses descendants, n'a pas été de plus que la moitié de ce temps, savoir, 21 Sans, comme on le voit clairement par les détails chronologiques de l'Ecrilure Sainte; en effet, Mosdicli naquit d'Amram, Aniram de Kéhalh, ci Kélialb de Lévi , et Kéhalh vint en tigypte avec Lévi sou père, — Gen. XI.YI. il ; — l'âge do la vie de Kéhalh fut de 133 ans, — Exod. VI. 18,— et l'Age de la vie d'Amram, dont naquirent Ahavon el Moschch , fui de 137 ans, — ibid. Vers. 20 ; — et Moschch était homme île 80 ans, quand il se présenta devant Pharaon , — Exod. VIL 7 ; — il n'est point dit en quelle année de l'Age de Kéhalh naquit Aniram, ni en quelle année de l'âge d'Amlam naquit Mosclieh ; niais il devient évident qu'il n'y a pas eu 130 ans, car les années de leurs âges ne vont pas il 430, etne s'élèvent qu'à 350; ce qu'on peut savoir, si aux 133 années de l'âge de Kéhalh on ajoute les 137 années de l'âge d'Amran cl les 80 années de Moscheh lorsqu'il se présenta devant Pharaon ; on aura encore moins, si l'on additionne les années depuis les naissances ; qu'il n'y ail eu que 21 ii ans, on peut le voir par la Chronologie. Mais depuis la doseented' Abraham en Égypie jusqu'au sortie des (ils d'Israël il y a eu 130 ans, comme on peut aussi le voir par la Chronologie : de làil eslmainletianl évident qu'ici parles 430 ans est

nées de l'habilalion iU'> lils d'Israël en Egypte , cVsl à cause du sens interne, dans lequel elles signilient l'élut plein et la durée de la vastalion de ceux qui ëlaiciit de l'Eglise spirituelle, et qui furent détenus dans la lerre inférieure jusqu'à l'avénement du Seigneur, et alors délivrés, eoir K« 6834, G3 1 4, 7035, 7091 , 7828, 7932 bis.

7986. jËl il arriva au bout de trente ans et quatre cents ans, signifie le temps de l'avènement du Seigneur, quand ils furent sauvés : on le voit par la signification de quatre cent trotte ans , en ce que c'est l'étal plein et la durée de la vastalion ou infeslalion de

EXODE, GHAP. DOUZIÈME. 239 ceux qui étaient de l'felise spirituelle, cl qui furent détenus ilaiis la lerre inférieure jusqu'à l'avènement du Seigneur, el alors délivrés , ainsi qu'il vient d'être dit, N° 7983 et N° s 0834, 69-1 4, 7035. 7031, 7828, 793-2 (fris) ; par suite, au frowl de cet années, signitic l'avènement du Seigneur , quand ils furent sauvés.

7987. El il arriva en ec même jour-là, signifie nue c'fsi niors :

on le voit par la signification du jour, en ce que c'est l'étal, i\ os 33, 487, 188, 493, 2788, 3463, 3783, 4830, 5672, "962. 7680; de la. fii ce mime jour, e'est en cet étui, ainsi c'est alors, savoir, lors de ravinement du Seigneur, siynilié pur an boni de qnatre cent trente ans, etlnrsde la délivrance rie ceux de l'Église spirituelle, signifiée par la sortie de toutes les armées de Jéliovah de la lerre d'K-

gypte.

7988. Que iDrtirenl toutes les armée, de Jêhevah de la terre d'Egypte, signifie que ccii.i qui étaient dans le. vrai el dans le bien, cl avaient jusque-lit été détenus, jurent exemptés : fin le voit pal' la signification do lurtir de lu terre (TÈgyple, en ce que c'est être exempté et délivré des infesiuiions ; que sortir ce soit être exempté , cela est évideni, et que la lerre d'Impie sift n i (le les inl'esialions,on le voit i\° 7Î78 ; el par la signification des armées de Jéltovali, eu ce qu'elles sont les vrais et les liions de l'Église spirituelle, ainsi ceux qui sont dans le vrai et dans le bien, .V' 3*48, .7236, Que les vrais et les biens soient les années de Jrluivali, on le voit dans Daniel : « De l'une des cornes du bouc sorlil une petite corne, et elle » grandit beaucoup vers lo midi, et vers le levant, ei vers la spien- » deur; el elle grandit jusqu'à l'Année îles cien.v, et elle jeta à lerre » (une partie] île l'Armée, el des éloiies, et elle les foula ; elle s'é- » leva même jusqu'au Prince de l'Armée : et l'Année fut livrée sur i le [sacrifice) perpétuel puni tu prti-ai-teuiitut. parce qu'elle jeta (a " Vérité à terre ; alors j'entendis on saint qui parlait : Jusques à « quand cl le saint et l'année seront-ils livrés à être foulés? 11 me » dit : Jusqu'au soir et au malin, deux mille trois cents; alors sera ■ justifié le saint. VIII. 9 à U. — Ici, il est liicu évident que l'armée signilie les vrais et lus liions ; ear il est. dit que la corne jeta par lerre une partie de l'armée el des élinlts, el ensuite, qu'elle jela la vérité par terre, el que l'armée serait foulée jusqu'au soir et au malin, c'est-à-dire, jusqu'à l'avènement dit Seigneur. Comme les

vrais et les biens sont les armées de Jénovah. les Anges sont pour cela même appelés Aimées de Jéliovah dans le Livre 1 des Itois : Miellée le prophète dil : ■ J'ai vu Jébovab assis sur son trône, et » toute l'Armée des deux se tenant pris de lui. . — XXL1. 19: — el dans David : « liéirissci Jéhovaii. (vous.) m-s Auge*, puissants en » force; bénissez Jéhovaii, (vous.) imites ces Armées, ses minis- > 1res. • — Ps. CUI. 20, 21; — les Anges sont appelés Armées d'après les vrais et les biens dans lesquels ils sont ; et non-seulemeni les Anges étaient appelés Armées deJéltovah, mais il en élail de même dus Luminaires du Ciel, comme le Soleil, la Lune et les Étoiles, et cela parce que le Soleil signifiait lebien de l'amour, la Lune le bien de la foi, et les Étoiles les connaissances du bien cl du vraijque ces luminaires soient appelés Armées, on le voit clairement dans le Livre Je la Genèse : = Et fin eut achevés les cieux et t la terre, et toutes leurs Armées, » — IL I; — OÙ par les Armées sont entendus tous lis luminaires ilu ciel, tandis taie dans le sens interne, dans lequel il s'agit de la nouvelle création de l'homme, ce sont les vrais et les biens qui sont entendus ; pareillement dans Davïd:«Loi(c: Jéhovaii, tons ses Anges; louez-Le, toutes tes Ar~ rntéa; louez-Le, Soleil et Lune; Ioimb-Lo, toutes les Éloiles de lu- » miere. » — Ps. CXLVIIL 2, 3 ; — que le Soleil soit le bien de l'amour, et la Lune le bien delà foi, on le voit, K°> (529, 1B30, 3444, S49S, iOOO, 4G%, 5377, 7083, cl les étoiles les connaissances du bien et du vrai, S« 1808.2150, 2J.9*, 8849, 4*97. Silo Soleil, la Lime et les Elmlrs signifient les biens et les vrais, c'est parce que le Seigneur est le Soleil pour les Célestes, cl la Lune pour les Spirituels, N«153l, 1329, 1530, 1531, 3636, 3613, 4300, 4321 f., IS097, 7078,7083,7171,7173; cl parce que les demeures Angéliques brillent comme las étoiles, scion ces paroles dans Daniel : » Alors les intelligents brilleront comme la splendeur de l'én tendue; Cl ernx i/ui eu justifient plusieurs, comme les étoiles, dans

n le siècle et l'éternité. •— XII. 3. — Parce que les Anges, d'après les vrais et les biens, sont appelés Années de Jéliovul], et qu'il en est de même du Soleil, de la Lune ei des Éloiles, et parce que tout bien et tout vrai prorodeu! du Seigneur, c'est pour cela que le Seigneur dans la Parole est appelé Jéhovaii Sèbaoth ou des Armées, N° 3*48 ; il est aussi appelé ainsi, parce qu'il combat pour riiomnie

contre les enfers. D'après te <|iii vient d éli e «lit (in peut voir maintenant ce qui «si entendu dans le sens interne par les Aimées de Jénovab : que les fils de Jacob, qui sortirent d'Egypte, n'aient point clé les Armées de Jéhovali, mais les aient représentées, cela est évident d'après leur vie en Egypte, en ce qu'ils n'ont pas connu Jéhovali, ni même son Nom, avant que ce nom ft'il indiqué à Hoschebdu milieu du buisson,— Evod. LIE 13, li, 13, 1 fi; — puis en ce qu'ils furent, comme les Egyptiens, des adorateurs du veau, ainsi qu'on peut le conclure de l'Exode, Cliap. XXXI l; etenlin d'après leur vie dans le désert, eu ce qu'ils furent tels, qu'ils ne purent être introduits dans la terre de Canaan ; ainsi ils n'étaient rien moins que les Armées de Jéhovah,

798!). Une mut tic i/unlrs fut n-llr ht h Jchni-nh , siguifir la pré-

et che: ceux tjtti étaient dans le mol cl yar suite tlaiit le faux tans mélange : un le voit par la signification de la nuit, en ce que c'est l'étal de damnation, X" 78ijl ; et par lasigniliralion de gardes à Jéhovah, eu œ que c'est la présente du Seigneur et par suite la sauvegarde; en effet, par la présence du Soigneur mjhi illustrés ceux qui sont dans lebien et par suite dans le vrai, et sont aveuglés ceux qui sont dans le mal el par suite dans le faux : puis, par la présence du Seigneur sont tirés de la damnation ivlix qui doivent être élevés dans le ciel, car ils sont détournés du mal el leuus dans le biuu, et cela avec une force puissante, par le Seigneur; et par la présence du Seigneur sont aussi introduits dans lu damnation ceux qui doivent être précipités dans l'enfer, car selon le degré de présence du Seigneur ifs sont dans le mal, N« :t 7936, 7(113 ; c'est donc de là que cet étal et ce temps sont appelés une nuit de gardes à Jéhovah. La présencedu Seigneur, dans la suite, est décrite par la Colonne de nuée pendant le jour, et par la Colonne de feu [tendant la naît, pour les conduire,— Exod. XIII. 2F;— el la présence tant chez ceux qui sont dans le bien el lu vrai que choc ceux qui sont dans le mal el le fau\ est décrite en ceque celle coluntuj se plaçait entre le camp des Israélites et le camp des Egyptiens, el eu ce que, quand Jéhovali regarda de la colonne vers le camp des E-y pneus, les Egyptiens furent submergés dans lamci' de Suph,— Exod. XIV. 19, 20. 2i, 213, 26, 37. 7999. Pour les retirer tic la terre d'Ënaptc, signifie ta liétirrancc

île la captivité spirituelle .on levoilpar la signification de retirer, on ce que c'est délivrer ; et par la signification deia terre iCÉgypte, en ce que c'est où ils l'aient inlcMùs par les méchants, ainsi où ils étaient dans une captivité spirituelle, selon ce qui a été rapporté ÏN« G85i, 69 1 4, 7035, 7091 , 7838, 7932 (H- 7985. Son! dits être dans une captivité spirituelle ceux qui , quant aux intérieurs , sont tenus par le Seigneur dans le bien et le vrai, mais qui. quant aux extérieurs, sont tenus par l'enfer dans le mal et le faux; delà le combat de l'homme Externe avec l'homme interne : dans cet état sont tenus ceux qui sontin!eslés;ci alors le Seigneur, par l'influx dans les intérieurs, comhai pour eux contre l'afflux du mal et du faux venant des enfers; ils sont alors tenus comme des captifs, car par l'influx venant du Seigneur ils veulent être dans le bien et dans le vrai, mais pur l'afflux venant des enfers il leur semble qu'ils ne peuvent pas. Ce combat a lieu, afin que l'homme Externe soit réduit à l'obéissance sous l'homme Interne, et qu'ainsi les naturels soient subordonnés aux spirituels.

799) . Celle nuit-là à Jêhovalt fut tic gardes, signifie qu'alors ils furent dégagés de tout faux et de tout mal : on le voit d'après ce qui vient d'élre dit, IN* 0 7989, delà nuit de gardes a Jéhovah.

7992. Pour tous les fils d'Israël en leurs générations, signifie ceux de l'Eglise spirituelle, elle; oui il y a le bien d'après le vrai cl le vrai d'après le liien : on le voit par la représentation des fils dhract, en ce qu'ils sont ceux du l'Eglise spirituelle, ainsi qu'il a été dit très-souvent ; et par la signification des générations, en ce qu'elles sont les choses qui appartiennent a la foi et à la charité, iN° s 2020, 2381, 0239, ainsi ceux chez qui il y a le bien d'après le vrai et le vrai d'après le bien, car ceux de l'Église spirituelle sont introduits par le vrai qui appartient à la foi, vers le bien qui appartient à la charité, et quand ils onl été introduits ils sont conduits dubien vers les vrais ; ceux qui sont conduits du hienversles vrais sont ceux qui constituent l'Église interne, et ceux qui sont introduits par le vrai vers le bien sont ceux qui constituent l'Église externe.

7993. Vers. i3 à 19. EtJéliovait dit à Moscheh et à Akaron : Ceci est le statut du Pœsach : Tout fils d'étranger n'en mangera point. Et tout serviteur d'un homme, achat d'argent, cl tu le circonciras, alors il en mangera. L'étranger et le mercenaire, il n'en mangera

point, finis une seule maison H sera mangé, (h n'emporteras point dclamnison de la chair dehors ;etvous ne brisera point <Cos en lui. TwtU t'astemblée d'Israël, ils le feront. Et si séjourne avec taiun voyageur, et qu'il fasse Pœsaeh à Jchovah, que lai soit circoncis tout mâle, et alors il s'approchera pour le faire, et il sera comme l'indigène de la terre : et tout prépticié n'en mangera point. Une seule loi il y aura pour l'indigène et pour le voyageur nui séjourne aumUictt de vous. — Et}èhovah dit à Mosclichct à Aharon, signifie l'information par le Vrai Divin : Ceci (est) te statut du Pœsach signifie les lois (Je l'ordre pour ceux qui onl été délivrés de la damnation ctdcsinfestillioils : Tout fils d'étranger n'en mangera point, signifie que ceux qui ne sont ni dans le vrai ni dans le bien seront séparés d'avec eux : et tout serviteur d'un homme, signifie l'homme encore naturel : achat d'argent, signifie qui a quelque vrai spirituel : et tu le circonciras, signifie la purification des amours

Corrompus : alors il en mangera, signifie qu'il sera ave-C eux : l'étranger et le mercenaire il n'en mangera point , signifie que ceux qui font le bien seulement par caractère naturel, et ceux qui le font pour en tirer profil, ne seront point avec eux : dans une seule maison il sera mangé, signifie lys associations des biens qui se conviennent, afin qu'ils fassent ensemble un seul bien : tu n'emporteras point de lit maison de la chair dehors, signifie que ce bien ne sera point mêlé au bien d'un outre : « vousne briserez point dos eu lui, signifie que le scientifique vrai sera aussi entier : tome l'assemblée d'Israël ils le feront, signifie qui 1 orUe loi de l'ordre sera pour tous ceux qui sont dans le bien du vrai e:. dans le vrai du bien : et ti séjourne avec toi un i-oijuynitr. signifie iyiix qui ont été instruits dans le vrai et dans le bien de l'Église, et les ont reçus ; et qu'il fasse Pœtaek à Jéhovtth, signilic s'il veut être en union aveu eux :çiie lui soit circoncis tout mâle, signifie que son vrai doit être purgé (les amours impurs : et alors il s'approchera pour le faire, signifie qu'alors il sera avec eux : el H sera comme l'indigène de la terre, signifie qu'il sera reçu comme celui qui est dans ce vrai et ce bien, et purifié des amours corrompus : et tout prépucié n'en mangera point signifie que celui qui est dans les amours de soi et du monde ne peut pas être avec eux : une seule loi il y aura pour Vindigcnc cl pour le voyageur qui séjourne au milieu de vatts, si-

AHCANES CKU'.STKS.

gnifie qui; celui qui, ayant été insiruil, a reçu le vrai el le bien de l'Église cl y conforme sa vie, sera comme celui qui, ayant été intruit auparavant, est au dedans île l'Église et mené une vie conforme au\ préceptes de la foi el Je la charité.

7994. El Jéharah dit à MoseMi cl à Almron, signifie l'information par h Vrai Divin : on le voit par la signification de Jèltotialidii, lorsqu'il s'agît dus statuts de l'Église, en ce que c'est l'information ou l' instruction, N«7186, 72G7, 730i, 7380, 7517, 7769, 7793, 78Î5; cl par la représentai ion île ifoscheh et ù'Aharo», once qu'ils sont le Vrai Divin, Mosclieli l'interne el Aliaron l'externe, A'™ 7009, 7010, 7089, 7382.

7993. Ceciesl te statut du Pwsaeh, signifie tes lois de l'ordre pour ceurqni ont été ditiarês lie la damnation cl des infestations :

on le voit par la signitlcationdusinmf , en ce que c'est ce qui provient dol"ordre, ainsi qu'il va être expliqué ; et par la signification du JVindi.en ce que c'est la présence du Seigneur cl la délivrance de la damnation, N°" 7093, f. 7867. Quant à ce qui concerne ce qui appartient à l'ordre signifié par le slalut, il faut qu'on sache que tous les statuts qui ont été commandés auxlilsd'lsraél, étaient des lois de l'ordre dans la forme externe, tandis que las choses qn'ils représentaient et signifiaient étaient îles lois de l'ordre dans la forme interne ; les lois tic l'ordre sont des Vrais qui proviennent du bien ; l'ensemble de toutes les lois de l'ordre est le Divin Vrai procédant du Divin Bien du Seigneur : de là il est évident que le Divin Même du Seigneur dans le Éiel l'ordre, le Divin Bien l'essentiel de Tordre, et le Divin Vrai le formel de l'ordre. 7990. Tout fils d'étranger n'en mangera point, signifie que

d'avec eux : on le voit par la signification del'eirnngïr, en ecquece sont ceux qui, étant liors de l'Église, ne reconnaissent rien du vrai ni du bien appartenant a la foi , comme étaient les nations dans la terre de Canaan, K°» 2049, SUS, ainsi ceux qui ne sont ni dans le vrai ni dans le bien ; et par la signification de n'eu point manger, en ce que c'est ne point communiquer et no point être conjoints avec eux, ainsi être séparé d'avec eux : dans ce qui va maintenant suivre il s'agit de ceux qui mangeront ensemble la Casque, et de ceux qui no doivent pas en manger; la i'asque était un souper qui

représentait les associations des bons dans In ciel ; dans les statuts qui suivent, il est indiqué qui sont ceux qui pourraient être associés, et qui sont ceux qui ne le pourraient point. En généra! les repas, tant les diners que les soupers dans les temps anciens se faisaient, au dedans de l'Eglise, afin qu'on fût associée! conjoint quant à l'amour, et afin qu'on s'instruisit mutuellement dans les clinses qui concernaient le ciel, iw H»* 3596, 3832,516); ces choses étaient il celte époque les plaisirs pendant les festins, et elles étaient la fin pour laquelle il y avait des diners et des soupers; ainsi le mental était nourri aussi bien que le corps avec unanimité cl correspondance ; de l;i <:\m les anciens santé i't vie longue, et de là pour eux intelligence et sagesse, enlin de \h pour eux communication avec le ciel, et pour quelques-uns communication manifeste avec les Anges. Mais de même que tous les internes , par succession de temps, s'évanouissent et passcnldans les externes, de môme

ÎU.-M l-S. lin-, .li- tf[-*.î .-M-. |.*jri,[U. t*. ■ lifts vjfil ilij..nf-l l.m ip.-n

pas pour quelque conjonction spirituelle . mais pour des conjonctions mondaines , savoir, pour des avantages pécuniaires , pour la recherche des lionneurs, et pour les voluptés ; par suite il y a nourriture du corps, mais il n'y en a aucune pour le mental.

7997. Que le Souper pascal ail représenté les associations des Anges dans les Cieux quant aux biens et aux vrais , on le voit cidessus, K M 7836, 7996 ; et parce qu'il représentait ces associations, il fui ordonné que non-seuleumcnt chaque maison réunirait alors ceux qui la compnsaii'tit ci matera il la Pasque, mais encore qu'il n'y aurait d'associés que ceux qui représenteraient luconjonclion de l'amour, telle qu'est celle des sociétés Olcsies , et qn'ainsi tous les autres en seraient séparés; ceux qui devaient en être séparés étaient les étrangers (aliciiigcna-), car ils si-niliaienl ceux qui no sont ni dans le bien ni dans le vrai de l'Eglise, puis les étrangers (inquitir.i) et les mercenaires, parce qu'ils représentaient ceux qui fout le bien et le vrai seulement par caractère naturel , et ceux qui le font pour en tirer profit ; les uns et les autres ne peuvent être associésavec les anges dans les cicus ; mais lorsqu'il leur est permis d'errer ça etla.ee qui a lieu au premier temps de leur arrivée dans l'autre vie, avant qu'ils subissent iesvastationsdubien et du vrai, alors quand ils viennent vers quelque société Angélique el

236 AliCAXKS CËi.KSTES.

sentent la sphère de sainictc |n on'is;nH du vrai ilu bien de l'innocence, vrai qui ust si^Tiilii- gur ]c siiu^ de l'Ai^ncuti pascal, X°»7846, 7877, ils ne peuvent approcher, mais attssilôl ils s'enlïiirem par crainte ot par aversion.

7998. Et tout screiteur d'un htwmh-, shin'ijif l'homme encore naturel : on le vc.il par la signification du serviteur , en ce que c'est le naturel, I** 3010, 3030, 3191, 3192. 3204, 320G, 3209, 5305, ainsi L'homme naturel ; si l'homme nature! est dit serviteur, c'est parce qu'il a été fait pour servir l'homme Spirituel et lui obéir, comme un serviteur sert sou maître et lui obéit.

7999. Achat d'argent , signifie qui a quelque irai spirituel : on le

voit par la signification A'actuti in ce que c'est l'acquisition et l'ap-

5658, ici le vrai spirituel, parce que le serviteur qui a été acheté est dans le sens interne l'homme naturel . et qu'en conséquence le maître qui l'a acheté esl l'homme spirituel. On ne peut savoir comment la chose se passe, à moins qu'on ne sache comment le spirituel achète pour soi, c'est-à-dire, acquiert et s'approprie le naturel : quand l'homme est régénéré, ii y a d'abord dissension entre suri interne et son externe, c'est-à-dire, entre son spirituel et son naturel, car le spirituel veutee qui appartient au ciel, et le naturel ce qui appartient au momie ; m;os li: spirituel inlhie alors continuellement dans le naturel, et l' amené à un accord , cela est fait par le vrai , et ce que le spirituel attire à soi dans le naturel esl appelé achat d'argent, c'est-à-dire, acquis et approprié par le vrai.

8000. Et lu te tircanciras, signifie la purification des amours corrompus : on le voit par h simili fi ealhm ilïin- circoncis, en ce que c'est la pnrificaiinndesamouisdesoietdiimonrie, ainsi des amours corrompus, S»' 2039, 20156, 2632, 34)2, 3413, 44G2, 7045.

8001 Alors il en mangera , signifie qu'il sera avec eux: on le voit parla signilicalion de m<i»</rr. savoir, l'agneau pascal en union avec les autres, en ce que c'est communiquer et être conjoint. N» s 2187 , 5643; car le Souper pascal représentait, comme il a été dit ci-dessus N°» 7836, 7850, 70915. T9D7, les associations Angéliques quanl ans biens el aux vrais ; et par les statuts sur les étrangers-

■: J r Il tir'

EXODE, CHAP. DOUZIÈME. 237 (a/ieiug««re), les serviteurs, lesélrangcisjiiifiii/ini), lesmcixetiaires elles voyageurs, donl ii s'agit ici, il est indiqué dans le sens interne qui sont ceux qui pourrai eut être associes, et qui sonl ceux qui ne te pourraient pas; c'est de laque marier signifie être avec eux ou être associé, et que «('"point mander si^uiiir ne point être avec eux ou être séparé.

8002. El l'étranger (inquilinus) et ie mercenaire, il n'en manière itaiure!, el ceux qui le font pour enlirer profil, ne seront point avec eux: on le voit par la signification de Yêl ranger, en ce que en sont ceux qui font le bien seulement par caractère nature!, ainsi qu'il va être expliqué ; par la signification du mercenaire, en ce que ce sont ceux qui font le bien pour en tirer profit, comme il va aussi èirc expliqué; et par la signification de n'en point manger, en ce que c'est ne point être avec eux, N° 8001 . Si l'Étranger signifie ceux qui font le bien seulement par caractère naturel, c'est parce que les

peuples, et qu'ils résidaient dans le pays cl habitaient on mémo maison avec les Israélites et les juifs ; or, cohabiter signifie être ensemble dans le bien ; mais comme ils étaient, ainsi qu'il aéét dit, d'entre les peuples hors de l'Église, le bien qui est signifié n'est point le hien de l'Église, mais c'est un Lien qui n'appartient point à l'Église ; ce bien est appelé bien naturel parce que d'après la naissance il est dans riicmliliiiiv. die/ quel que viim un l 'I bien vient aussi de mauvaise santé et de faiblesse; ce bien est entendu par le bien que font ceux qui sont signifiés par les étrangers. Ce bien diffère entièrement du bien de l'Église, car par le bien de l'Église est formée clics l'homme la conscience, qui est le plan dans lequel influent les Anges, cl par lequel il v a avec eux société; mais par le bien naturel il ne peut être forint; aucun plan pour les Anges ; ceux qui sont dans ce bien naturel font le hien dans les ténèbres d'après un instinct aveugle, cl non dans la lumière du M':ii d'après l'iiiilii\ pmu'aanlduCicl ; c'est pourquoi, dans l'autre vie. ils sonl entraînes par chacun, connue des pailles par le vent, tant par le méchant que par le bon, cl davantage par le méchant qui sait joindre aux. raisonnements quelque chose d'afTeclion ci de persuasion, ci alors ils ne peuvent être détournés par ies Anges car

les Anges opèrent par les vrais et les biens de la foi, et influent dans le plan qui a été formé en dedans chez l'homme d'après les vrais et les biens de la foi : d'après cela il est évident que ceux qui font le bien seulement par caractère naturel ne peuvent être associés aux Anges : Voir sur ceux-là et sur leur sort dans l'autre vie les S"' 3i70, 3i71, 3;>18, 4988, W9Ï, 5032, 6Î08, 7197. Qneles Étrangers (inquUini) soient ceux qui demeurent non dans leur terre, ni dans leur maison, mais dans la terre et la maison d'autrui, on le voit dans Moïse : « La terre ne sera point vendue positi- » vement, car a Moi est la terre, mais voyageurs et étrangers vous . (itet) avec Moi.— Lévit XXV. 23 :-I)ansDavid : . Écoute mes ■ prières, Jéhovah ! à mes larmes ne te tais point , car eogageur - je (suis) avec Toi , étranger comme tous mes pires. » — Ps. XXXIX. 13 : — et dans le Livre de la Genèse: « Abraham dit » aux lils de ChctU : Voyageur et étranger je suis avec vous, don- • nez-moi une postes-ion de sépulcre. « — XXIII. i ; — par le voyageur, de même rjim p;n l'étranger, est signifié celui d'une autre terre qui est nouveau-venu et résidant, mais par le voyageur sont signifiés ceux qui étaient insiniiis iLiii> 1rs vrais de l'Église cl qui les recevaient , et par les étrangers ceux qui ne voulaient pas être instruils dans les vrais de l'Église, parce qu'ils ne voulaient pas les recevoir. Quant a ce qui concerne les Mercenaires, c'étaient ceux qui travaillaient pour un salaire : ils étaient serviteurs, mais non achetés ; que ceux-là aient été appelés mercenaires, on le voit dans Lévit. XIX. 13 ; XXV. A, 5, 6 ; Deulér. XXIV. U, 1 5 : parce que les Mercenaires étaient ceux qui travaillaient pmir un salaire, par eux dans le sens interne sont entendus ceux qui font le bien pour en tirer profit dans le inonde ; et, dans un sens encore parce intérieur, ceux qui font le bien pour une récompense dans l'autre vie, ainsi ceux qui veulent mériter par les œuvres. Ceux qui font le bien seulement pour en tirer profit dans le monde ne peuvent en aucune manière être associés aux Anges, car la fin pour laquelle ils agissent est le monde, c'est-à-dire l'opulence et l'éminenec, mais non le ciel , c'est-à-dire, la béatitude et la félicité des ames ; c'est la fin qui détermine les actions cl qui en fait la qualité: voici ce que le Seigneur enseigne dans Jean sur ceux qui font le bien seulement pour en tirer profit dans le monde : ■ Moi je suis le bon Pasteur; le

n bon pasteur dépose son âme pour lesbi-uhis ; mais celui qui est « Mercenaire et non point pasteur, dont les brebis ne son! point à

- lui en propre, voit le loup venir, et il abandonne les brebis el » s'enfuit , et le louji les i-ivil. tt il disperse hs lirais ; or, le jWer- «etnaire s'enfuit, parce qu'il est Mercenaire. ■ — X. il, 12, 13 :

- et dans Jéiémie : ° {Ccsi) uni 1 génisse n i:s belle, l'Egypte ; la ' destruction vient du septentrion ; set Mercenaires (sont) comme n rfei veaux engraisses, car eux aussi ont tourné le dos, ils se son! » enfuis ensemble, ils n'oui point tenu ferme, parce que le jour de » leur destruction est venu sur eus. > — XI. VI. 20, 2i . Que les Étrangers et les Mercenaires ne devaient point Être associes quant aux choses saintes avec ceux qui étaient de l'Irise, ou le voit dans Moïse : « Aucun étranger (atienits) ne mangera Ce qui est saint,

• l'Étranger (inijuilmni) du prêtre et le Mercenaire ne mangeront ■ point ce qui est saint » — l.évil. XXII. 10 : — et que c'était d'entre les lils des Étrangers qu'on devait acheter (les serviteurs pour servir à perpétuité, on le voit dans le Même: « Quant au ser- » viteuretà la servante, vous les achèterez des R'ations qui sont » autour île vous ; et aussi d'entre les fils des étrangers qui séjour-

• nent avec vous, vous les achèterez d'eus et do leur famille qui » (eji) avec vous, quoiqu'elles les aient enfantés dans votre terre,

• afin qu'ils vous soient en possession , et que vous les tiansmet-

- liez en héritage à vos [ils après vous, pour en hériter par possesn sion , a perpétuité vous dominerez sur eux. - — Lévit. XXV, 44, *5, 46 ; — par les fils des étrangers sont signifiés les scientifiques qui proviennent de la seule lueur naturelle ; que les spirituels vrais domineront sur ces scientifiques , c'est ce qui est signifié en ce que les serviteurs devaient être achetés d'entre les fils des étrangers en possession perpétuelle. Cous qui font le bien pour une récompense dans l'autre vie, et qui sont signifiés aussi par les Mercenaires, diffèrent de ceux dont il vient d'être parlé, en ce qu'ils ont pour fin la vie et la félicité dans le ciel ; mais comme cette fin détermine leur culte Divin , et le tourne du Seigneur vers eux-mêmes, et que par suite ils veulent dn bien à eux seuls, mais aux aulres seulement en tant que ce bien retourne sur eux-mêmes ; et qu'alors l'amour de soi est en toutes choses, et non l'amour du prochain , qu'ainsi ils n'ont point la charité réelle, ils ne peuvenl point non

îiO ARCANES CÉLISTES.

plus être associés aux Anges, car les Anges ont absolument en aversion et le coin cl l'idée <le récompense ou de rémunérai ion : qu'on doive faire le bien sans lin de récompense, le Seigneur l'enseigne dans Luc : « Aimei mm ennemis et faiiei Un bkn , et prê- » le/, sans en rien espérer, alors votre récompense sera grande, » cl vous serez les fils du Très-Haut. » — VI. 27 à 33, puis XIV. 12, 13, 14. — Quant aux biens méritoires, et quels ils sont, voir N« 1410, 1 '1 1 , 1774, 1835, 1 877, 2027, 2273, 2340, 2373, S400, 3816, 4007 f., 4174, 4943, G388, G389, 6390, 6392, 6393, 6478. S'il est dit tant de fois par le Seigneur que ceux qui font le bien auront leur récompense dans le ciel, par exemple,— Matth. V. 11, 12 ; VI. 1,2, 16; X. M, 42; XX. 1 à 17. Marc , IX. 41. Luc, VI. 23, 3!i ; XIV. 14'; Jean . IV. 36,—- c'est parce que l'homme, avant qu'il ait été régénéré, ne peut s' empêcher de penser à la récompense ; mais il en est autrement quand il a été régénéré , alors il est indigné quand quelqu'un pense iju'il fait du hien au prochain à cause de la récompense, car il sent le plaisir et la béatitude en faisant le bien, cl non dans la rémunération ; que la récompense dans le sens interne soit le plaisir de l'affection de la charité, on le voit H" 3846, 3936, G388, 6478.

8003. Bans itnr seule mahuu il srrti «imiji:, signifie les assoeiajiom des biens qui se conviennent afin qu'ils fasient ensemble un seul àim : cela est évident en ce que le souper pascal a représente les associations angéliques dans le ciel, et chaque maison des fils d'Israël une société en particulier, voir «« 7836,7981,7996, 7997 ; les sociétés angéliques sont toutes distinctes entre elles selon les biens, et cela dans le général, dans le spécial et dans le particulier. Pi" 3211, 4625 : ceux qui sonldans un semblable bien ont été associés : si ceux-ci font un seul hien, c'est parce que toute unité existe non par un, mais par plusieurs ; car de plusieurs variétés mais néanmoins convenables résulte une forme qui fait une unité par harmonie, dans U: Ciel par harmonie spirituelle, qui est l'harmonie des biens de l'amour, comme on le voit N« 3241 , 3267, 3744, 3745, 3746, 3986, 400!i, 4149, 5598, 7236, 7833, 7836 : d'après cela, il est évident que par « dans une seule maison » elle sera mangée, •> sont signiliées les associations des biens qui se conviennent afin qu'ils fassent ensemble un seul bien ; que

manger, savoir, la pasque, ce soit être associé, on être avec eux, on le voit ci-dessus, !i» 8001 .

800i. Ta n'emporteras point de la maison de la chair dehors, lignifie que ce. ban ne. sera point mile nu bien d'un autre : on le voit par la signification Remporter de In maison dehors , en ce que c'est donnera un autre pour manger; ainsi mêler à un bien autre que celui qui appartient à sa société ; et par la signification de la chair, en ce que c'est le bien , iN 0 * G9G8, 7850, En effet, les sociétés dans le ciel sont distinctes selon les fonctions de tnus les membres, viscères et organes du corps, comme il a été montré à la fin de plusieurs Chapitres ; la fonction de chaque membre, de chaque viscère et de chaque organe se réfère pur correspondance à un bien particulier, distinct d'un autre ; de là il est évident que les biens sont multiples, et que pour qu'il existe d'après eux des formes distinctes qui, prises ensemble, constituent la forme trts-pai faite du cief, ils ne doivent en aucune manière être mêlés, car s'ils étaient mêlés, la distinction périrait : cela est signifié, en ce qu'on ne devait pas emporter de la maison de la chair dehors.

SuOii, Et vous ne briserez point d'os en lui, sitjnific que le Scientifique vrai sera aussi entier ; on le voit par la signification de loi, en ce que c'est le dernier dans lequel sont terminés les intérieurs comme sur leur base, pour être soutenus, afin qu'il ne se fasse point de disjonction ; dans les spirituels un tel dernier est le scientifique, car tous les vrais cl tous les biens spirituels découlent selon l'ordre vers les inférieurs, et sont enfin terminés dans les scientifiques, et s'y font voir à L'homme : que vous ne briserez point , ce soit qu'il sera entier, cela est évident. l,e scientifique est dit entier quand il n'admet en soi que les vrais qui concordent avec son bien; car le scientifique est le réceptacle commun. En outre, il en est des scientifiques comme des os dans l'homme : si les os ne sont pas entiers, ou dans leur ordre ; par exemple, s'ils sont luxés ou tordus, la forme du corps en est changée, et selon cette forme les actions le sont aussi. Les scientifiques vrais sont les doctri-

8006. Toute l'assemblée d'Israël, ils le feront, signifie que celte loi de l'ordre, sera pour tous eatx quisont dans le bien du vrai et XII 10

242 A A NES CÉLESTES

liant le vrai du bien : on le voit par la signification de l'assemblée tf Israël, on ce que ce sont Ions les vrais et tous les biens dans un seul complexe, S 0 7830, ainsi ceux qui sont dans le vrai par lequel il y a le bien, et dans le bien par lequel il y a le vrai, N u 7957, par conséquent ceux de l'Église spirituelle. Si tous ceux-lù devaient faire la Pasque, c'était pour qu'ils représentassent la délivrance de ceux de l'Église spirituelle, quiontété détenus dans la lerreinférieure jusqu'à l'avén ement du Seigneur, X°* 6854,6914, 7091 f., 7849, 7932; et pat le repas dans une seule maison, les associations angéliques dans le Ciel, N« 78.%, 7996, 7997, ainsi, si toute l'assemblée d'Israël devait la faire, c'était pour qu'ils représentassent lout le Ciel. En ce temps-là, l'Eglise n'était nulle pan, mais il y eut seulement un représentatif d'Eglise ; pour lequel furent pris les descendants d'Abraham par Jacob; par les représentatifs de l'Eglise, il y avait enmmunicatior] avec leCiel, et par lcCiel avec ie Seigneur; c'était pour cela qu'il avait été enjoint à cette nation d'observer strictement tous les statuts et toutes les lois, surtout les statuts de la Pasque, jusqu'au point que celui qui était pur et ne faisait pas la Pasque, devait être retranebé d'Israël, — Nomb. IX. 13.

8007. Et si séjourne avec toi un voyageur, signifie ceux qui ont été instruits dans le "rai et dam le bien de i Église, et les ont reçus : on le voit par la signification du voyageur, en ce que ce sont ceux qui étaient insti tuts, et recevaient les statuts et les lois de l'Église, N°"20îS, 4444, 7908; il est dit si séjourne avec toi, parce que Séjourner signifie être instruit et vivre, .V' 1 463,3672 ;ainsi par les voyageurs séjournant avec eux, sont signifiés non-sculemeni ceux qui étaient instruits dans le vrai et dans le bien de l'Église et les recevaient, mais même qui y conformaient leur vie.

8008. Et qu'il fasse Pœsach à Jéhovah, signifie s'il vent itre en union avec eux : on le voit par la signification rie faire pirsach à Jélmi-ah, ou de manger la Pasque, en ce que c'est être en union avec eux, N° 800) .

8009. Que luisait circoncis tout mâle, signifie qne son vrai doit cire purgé des amours impurs : on le voit par la signilication d'être circoncis, en ce que c'est être uurilié ou purgé des amours impurs, !>°*2039. 20!i6,2632, 3412, 3413, 4462,70i3 : ei par la signifi-

EXODE, C1IAP. DOUZIÈME. 8*3 cation ùamàle; en ce que c'est le vrai delà foi, N°*7i9, 2016, ion 3,

8010. El alors il t'approchera pour ta faire, lignifie qu'alors il sera avec eux : comme ci-dessus, N° 8008.

ROM. El Usera comme l'indigène de la terre, signifie qu'U sera reçu comme cehùqiù est dans ce irai et ce bien, et purifié des amours corrompus ; on le voit par la signification de l'indigène de ta terre, en ce fine c'est celui qui est ne nu-dedans de l'Église, et qui est dans le vrai eUebii>N<!erK«lise,ni!iseqtienimciiiqui est purifié des amours corrompus; il est dit l'indigène rie la terre, parce que par la terre est signifiée l'Église ; que la terre dans la Parole soit l'Église, on le voit K-* 566, 662, 1 066, 1067, 1 362, 1 413, 1 607, 1733, 1830, 2117, 2-118, 2571,5928, 3355, 4447, 4535, 5577; si la terre est l'Église, c'esi parce que \>»r la icitc dans la Parole est entendue la lerro de Canaan.etqucla terre de Canaan signifie le Royaume du Seigneur et l'Église, N°H413, 1437, 1585, 1607, 1866,3038, 3481,3705,3686,4116, 4240, 4447, 4454,4516, 4517, 5136, 5757, 6516 : par toute terre, qui esl nommée dans la Parole, les anges entendent non une terre , mais la nation qui y habite, et quand ils entendent une nation, c'est la qualité de cette nation quant à son spirituel, c'est-à-dire, quant à ce qui appartient a l'Église : que l'idée de la qualité de la nation survienne, quand une terre est nommée, cela est notoire, car c'est ce qui arrive même chez l'homme, àplus forte raison chez les Anges, qui pensent spirituellement au sujet de tout naturel.

8012. Et tout prépuliè n'en mangera point, signifie nue celuiqm est dans les amours de soi et du mande ne peut pas être avec eux : on le voit par la signilicaliondupn^iifit, ou de l' incirconcis, en ce que c'est celui quiesldanslesamoursde soi eldu monde, N OS 20S6, 3412, 3413, 7043; et par la signification de in manger, savoir, la pasque, en ce que c'est être avec eux, K° 800 1 .

8013. Une seule loi il y aura pour l'indigène et pour te voyageur qui séjourne au milieu de vous, signifie que celui qui, ayant été instruit, a reçu le vrai et le bien de l'Église cl y conforme sa vie, sera comme celui qui, ayant été instruit auparavant, est au-dedans de l'Eglise et mène une vie conforme aux préceptes de la foi et de la charité : on le voit par la signification de une seule loi il g aura, en

Ml . ARCANES CÉLESTES,

ce que c'csl un semblable droit, qu'ainsi il sera comme i'aiitre ; par la signification de Vimtigène, en ce que t'est celui qui est né audedans de l'Église, et qui est dans le vraiei le bien de l'Église quanl à la doctrine ci quant à la vie, N° 801 1 ; et par la signification du voyageur qui séjourne aumilieu de vous, en ce que c'est celui qui est instruit dans le vrai et le bien de l'Église et qui les reçoit et j conforme sa vie. N° 8007. Il est dit selon les préceptes de la foi et de In charité, par rapport a la différence; en effet, la vie avant la régénération est selon les préceptes de la foi, mais aprtsla régénération elle est selon les préceptes de la cbarité; avant la régénération personne ne sait ce que c'est que la charité d'après l'affection, on sali seulement ce que est i\\\t la eliarilé d'après la doctrine; alors on vil selon les préceptes de la doctrine, qui sont appelés préceptes tic la foi; mais après la régénération on sait d'après l'affection ce que c'est que la charité, car le régénéré aime alors le prochain, et lui veutdnliien de tout coeur, et alors on vit selon la loi inscrite, car on agit d'après l'alteciinn de la charité ; cet état diffère enlifcremeHt de l'état antérieur; cens, qui soin dans le premier état sont dans l'obscur quanl aux vrais et aux biens de la foi, mais ceux qui sont dans le second état sont respectivement dans la clarté ; ceuxci voient les vrais et les confirment d'après l'illustration ; ceux-là an contraire ne voient point les vrais et ils les confirment non d'après l'il lustrât ion, mais d'après la persuasion sur les doctrinaux do l'Église que ce sont des vrais ; et comme ils ne voient point les vrais d'après l'illustration, il peuvent confirmer les faux aussi lilen que les vrais, et après qu'ils ont été confirmés, ils les voient absolument comme vrais : d'après cela on peut voir ce qui est entendu par vivre selon les préceptes de la foi. et ce qui est entendu par vivre selon les préceptes de la charité. Quant a ce qui concerne les voyageurs, il a été quelquefois commandé, dans la Parole, qu'il ne serait t'ait aucune distinction entre l'indigène de la terre et le voyageur qui séjourne avec eux, et cela parce que ies nations, dont sortent les voyageurs, som icçucs dans le ciel comme ceux qui sont au dedans de l'Église, lorsqu'après avoir été instruits ils reçoivent les vrais de la foi ; voir sur les nations dans l'autre vie les N°» 932, 1032, 105'J, 9019, 2284, 2389 a 2G01, 28G), 2863, .1263, 4150, 1197 ; de la il a été commandé que le voyagent fui traite comme

EXODE, CilAP. DOUZIÈME. 34S l'indigène; par exemple, dans Moisi! : « Qaesi avecvous séjourne

• an voyageur, qui veuille faire une ignition d'odeur de repos à » Jéliovab, comme vous faites, de même il fera; quant il l'assem- ■ blée, un même italut pour vous et pour le voyageur qui séjourne,

• un statut d'éternité dans vos générations : tett voui êtes, tel sera » le voyageur devant Jèkovah ; uni; mime loi et an même jugement » il y aura pour vaut et pour le voyageur qui séjourne avec vont. »

— Nomb.XV. U, 15, 16. — Dans le Même: « Comme? indigène « d'entre vous, (de même) sera pour vous le voyageur gui séjourne h avec vont. - - Lévil. XIX. 31. — Dans le Mémo : . Un seul ju- » gemenlily aura pour vous, tel pour te voyageur que pourïindi-

• geneil tera. .— Lévil -XXIV. 2Ï.— Dans le Même : - Quand avec vout aura séjourné un voyageur, il ferapasacli à Jéliovab, selon

« le statut du pasacîi, et selon ses statuts ainsi il fera ; un même

- «ami U y aura pour vous, tant pour le voyageur que pour l'indi- » gène. • — Nom!). IX. 1i.

SOU. Vers. 50, 51. Et ils firent, tous tes fils d'hrail, ainsi qu'avait ordonné Jcbovalitï iloschek et àAkaron, ainsi ils firent. El il arriva en ce niême jour-là, que Jèkovah retira les fils d'Israël de la terre ttÈgypte, selon leurs armées. — Et ils firent, tous les fils £ Israël, ainsi qu'avait ordonné Jèkovah à Sloidteh et à Abaroa, signifie l'acte d'obéissance selon le Vrai Divin : ainsi ils firent, signifie l'acte tl'aprÈS la volonté : et il arriva en ce même jour-là, signifie l'état de la présence du Soigneur : que Jèkovah, retira les fils dlsracl de la terre d'Egypte, signilie que ic Soigneur délivra de la damnation ceux qui étaient dans le bien du vrai et dans le vrai du bien : quant à leurs armèvs, dgnilic qu'ils furent distingués .selon la qualité, du bien par le vrai.

8015. Et ils firent, tous les fils d'Israël, aimi qu'avait ordonné Jèhovait àMosckeh et à Akaron, signifie l'acte d'obéitsiuice selon te Vrai Divin ; on le voit d'aprèsee qui a été dit ci-dessus S 0 7944, où sont de semblables paroles.

8016. Jinsi ils firent, signifie l'acte d'après la Velouté : ou le voit par la signification de faire, quand cela est dit une seconde fois, en ce que c'est l'acte d'après la volonté, comme ci-dessus N»79«.

8017. Et il arriva en ce mémejour-tn, signifie l'ilat delà présente

du Seigneur : ou te voit par In signification do jour, en ce que c'est le temps Cl l'état, N" 23, 487, 4-88, +9.1, 9788, 3462, 3785, 4850, 7680 ; que ce soit l'État de la présence du Seigneur, c'est parce que c'était le jour de la pasque, et que la pasque signifie la présence du Seigneur, et la délivrance de ceux de l'Eglise spirituelle de la captivité spirituelle et de la damnation, K°78G7; qu'il y ait eu alors délivrance, cela est signifié par les paroles qui suivent dans ce verset, savoir » qu'en ce jour Jéhovali retira les fils d'Israël de la terre d'Egypte selon leurs armées ; »'que cela ait eu lieu le lendemain delà pasque, on le voit dans Moïse: ■ Ils partirent d'Egypte le n qui nziÈtne jour du premier mois, le lendemain du pttsaeh, aux > yeux de tous les Egyptiens. les I^ypiii'iis ensevelissant alors les « premier-nés Inès. — iNomb. XXXIII. 3, 4. — Que la présence du Seigneur délivre de la damnation ceux qui sont dans le bien, et qu'elle mette dans la damnation ceux qui sont dans le mal, ou le voit N« 7926, 7989.

8018. Que Jéhovnli retira les fils d'Israël de la terre iCÈgijpie, signifie que. le Seigneur délivra de la damnation ceux qui étaient dam le bien du vrai et dans te vrai du bien : on le voit par la signification de retirer, en ce que c'est délivrer ; par la représentation des fils d'hrnëi, en <■(■ qu'ils sont cens de l'Eglise spirituelle, ou, ce qui est la même chose, ceux qui étaient dans le bien du vrai et dans le vrai du bien , N<«7957, 8006; et par la sipificalion de la terre dÉtjgpte, en ce que c'est la damnation ; si la terre d'Egypte, ici , est la damnation , c'est parce que l'état des Egyptiens signifie maintenant la damnation , N« 7766, 7778 : que le Seigneur ail délivré de la dJmuaiion ceux qui élaienl de l'Église spirituelle, c'est-à-dire, ceux qui (liaient dans le bien du vrai et dans le vrai du bien, on le voit K°' 6854, 6914, 7091 f. , 78S8, 7932. La délivrance de ceux-ci par le Seigneur, quand il est ressuscité, est signifiée par la descente du Seigneur aux enfers : et elle a élé manifestée quand il fit snriir des morts tiers de leurs sépulcres, ainsi qu'il est dit dans Matthieu : « Et tes sépulcres s'ouvri- « rent , et beaucoup de corps des saints qui dormaient furent res- » suscités, et étant sortis de leurs sépulcres après sa résurrection , » ils entrèrent dans la sainte ville, et ils apparurent a plusieurs.» — XXV11. 33, 53;— la sortie ries sépulcres et l'entrée dans la sainte

EXODE, Cll.VP. DOUZIEME. 247 ville, ainsi que l'apparition , ont eu lieu comme témoignage que ceux qui avaient été jusque-là détenus dans une captivité spirituelle, étaient délivrés par le Seigneur et introduits dans le ciel ; le ciel, dans le sens interne, est signifié par la sainle ville ; c'est pour cela que Jérusalem est dite la sainte ville, lorsque cependant elle était profane et non pas sainte, puisque les Juifs avaient traité si cruellement le Seigneur Lui-Méme, qui était représenté dans tous les rites de leur Eglise, et décrit chez eux dans la Parole, et par conséquent qui avait été le Dieu de leur Église. La même chose est signifiée par ce passage dans Daniel : « En ce lemps-lasora délivré ton peuple, quiconque sera trouvé écrit dans le livre: • enfin, plusieurs de ceux qui dorment dans la poussière de la teire » se réveilleront , les uns pour la vie éternelle, et les autres pour » des opprobres, pour une ignominie éternelle."— XII. 1,2. — Et aussi par ce passage dans Ezéchicl : < Prophétise et dis : Ainsi

■ a dil le Seigneur Jéliovali : Voici , Moi , j'ouvrirai vos sépulcres,

■ et je vous ferai monter de vos sépulcres, mon peuple ; el je vous » amènerai sur la terre d'Israël , afin que vous connaissiez que » Moi (je mis) Jéliovali, quand j'aurai ouvert vos sépulcres, et que ■> je vous aurai fait monter de vos sépulcres, mon peuple ; el que » j'aurai mis mon esprit en vous, pour que vous viviez, et que je » vous aurai établis sur votre terre, pour que vous connaissiez que

■ Moi JéhovahJ'al parlé ci j'ai fait ; parole de Jéliovali."— XXXVII . i% 13, U; — par la terre d'Israël , ou par la terre de Canaan, est entendu le ciel,, K" 801 1 ; par ces paroles dans le prophète es: décrite la nouvelle création ou la régénération de l'homme ; cl aussi la vinification de ceux qui sont de l'Église spirituelle, par le Seigneur.

8019. Quant à leurs armées , lignifie qu'il* furent distingués selon la qualité tlu bien par ie irai : on le voit par la signiticaliou des armées, en ce qu'elles sont les biens et les vrais, N°7988 ; quant à leurt arniéei, signiiie que ceux qui sont représentés par les fils d'Israël avaient été distingués selon la qualité du bien pur le vrai ; que tous dans l'autre vie aient éié distingués et conjoints selon les biens, on le voit M 1 "- 7H:i:t, îK.îii. tt(W.\. il est dit scion la qualité du bien par le vrai, parce que tout liien a sa qualité par le vrai, et de là il est diversifié, N D > 3801, 41 19, 13345, 535j, 6916.

SIS ABC AN ES CÉLESTES

80Î0. D'après les statuts cl les lois sur lu manducalion de l'agneau pascal, dont il a êlé irailé dans ce Chapitre, il est bien évident qu'ils contiennent tous et caclienl tous des arcanes célestes, et i|ue sans la connaissance que donne le sens interne on ne voit absolument que le rite dans la forme externe, et rien de céleste, ni a plus forte raison rien de Divin ; par exemple, on ne sait pas pourquoi la béte pascale devait être un Agneau ou un chevreau ; pourquoi la hâte devait être maie et de l'année; pourquoi elle devait être immolée le quatorzième jour du mois ; pourquoi son sang devait Cire répandu sur les poteaux et sur le linteau ; pourquoi elle devait être mandée ré-lie au feu avec des azymes sur des amers, et pourquoi on n'en devait rien manger de cru ou de cuit dans l'eau ; pourquoi elle devait Être rôtie la létc sur ses cuisses et sur son mi- 1 ieu ; pourquoi un n'en devait rien laisser jusqu'au malin, et pourquoi le reste devait être brillé au feu ; pourquoi on devait manger des azymes pendant sept jours , et pourquoi quiconque mangerait du fermenté devait être retranché ; pourquoi l'étranger (fllienigcn a), l'étranger (inquilinut) ei le mercenaire n'eu devaient pas manger ; cl pourquoi le serviteur que l'homme avait acquis par argent, el le voyageur pouvaient en manger s'ils étaient circoncis; pourquoi elle devait être mangée dans une seule maison, et pourquoi on ne devait pas emporter de sa chair dehors ; pourquoi on ne devait pas briser d'os en elle : on ignorerait absolument ce qu'enveloppent ces statuts et plusieurs autres , et pourquoi ils ont été commandes , a. moins qu'on ne sache les lois de l'ordre dans le monde spirituel , auxquelles correspondent ces statuts , el a moins qu'on ne sache d'après le sens interne ce que chacun de ces statuts signiliedans le monde spirituel, c'est-à-dire dans le ciel ; et surtout à inoins qu'on ne croie que dans toutes les choses de la Parole il y a un spirituel ; si dans mules en général et en particulier il n'y avait pas un spirituel, les Anges, qui sont clien l'homme, saisiraient peu de chose ou à peine quelque ehnsi; de i.i Parole, quand elle esl lue par l'homme, caries Anges saisissent spiriliii'lli'iiieiii Inules les choses qui ont été décrites d'une manière naturelle dans la l'arole.

Costisuation spr les Esprits et sur les Habitatts de la Planète de Jupiter.

H03I . Un de ces esprits de Jupiter, qui impriment !a terreur par leur arrivée, et dont il a clé parlé précédemment, s'appliqua h mon cillé gauche sous le liras , cl de la il me parlait ; mais son langage était strident , et les mots n'étaient pas assez distincts ni séparés entre eux, de sorte qu'il me fallait attendre longlemps avant de recueillir le sens ; et, pendant qu'il parlait, il répandait aussi de temps en temps quelque terreur ; il disait que cela se fait ainsi sur leur terre, et qu'eux, avant que leurs anges arrivent, sont envoyés devant vers l'homme et le préparent de celte manière, m'avertissanl aussi de les bien accueillir moi-même, quand ils viendraient; mais il me fut donné de répondre que cela ne dépend pas de moi , mais que chez moi ils sont accueillis ions selon ce qu'ils snnt euxmêmes.

' 80îS. Ensuite vinrent des Anges de cette terre, et il me fut donne de percevoir d'après leur langage avec moi, qu'ils différaient entièrement des Anges de noire terre ; car leur langage élail formé non de mots, niais d'idées, qui se répandaient de tout côté par mes intérieurs ; et par suite aussi ils avaient un influx dans la face, de sorte que la face concourait a chaque chose du langage, en commençant par les lèvres et continuant vers la circonférence de tout cité ; les idées qui tenaient lieu de mots étaient séparées les unes des autres, mais très-peu; ils disaient qu'ils parlaient ainsi avec les leurs sur leur terre , et que là il y a aussi un langage de la face, commençant par les lèvres.

8023. Ensuite ils me parlèrent au moyen d'idées encore moins séparées les unes des antres, tellement qu'on percevait a peine quelque intervalle ; c'était dans ma perception comme le sens des mots chez ceux qui ne font ailcnlion qu'au sens, abstraction faite des mots ; ce langage était pour moi plus intelligible que le précédent et il était aussi plus plein ; il iniluaii de même que le précédent dans la face ; mais l'influx était, selon lu qualité du langage, plus continu ; toutefois il ne commençait pas, comme le précédent, ' par les lèvres, il commentait par les yeux. Ils disaient qu'ils par-

arca.nls célestes.

laienl encore de cette manière avec les leurs sur leur terre, mais avec ceux qui y jouissent plus nue les autres du sens intérieur et de l' aperce ption.

802i. Ensuite ils parlèrent avec encore plus de continuilé et de plénitude, et alors la face ne put y concourir par un mouvement convenable ; mais l'inllux était senti dans le Cerveau, et le cerveau, alors était soumis il rie semblables mouvements.

802ii. KiiQti ils parlèrent de manière que le langage tombait seu. lemenl dans l'entendement intérieur, sa volubilité était comme celle d'une aurc légère (atmosphère du troisième degré); je percevais l'inllux lui-même, mais indistinctement chaque chose : ils disaient qu'il y a aussi sur leur terre des hommes avec lesquels ils se servent de ce langage, et que ce sont ceux qui sont enlevés au ciel immédiatement après la mort.

8uîG. Ces genres de langage.se comportaient comme des fluides ; le premier genre comme de l'eau qui coule, le second comme une eau plus légère, ie troisième comme l'atmosphère respectivement, cl le quatrième comme uncaurc légère.

8027. L'esprit qui était a mon coté gauche, et dont il a été question ci-dessus, prenait parfois la parole, m'avertissant surtout de me conduire avec modestie envers les Anges rie sa terre ; car il y avait ries esprits de notre terre pi insinuaient ries choses qui n'étaient point convenables ; il disait aussi qu'il n'avait pas d'abord compris ce que les anges disaient, mais qu'ensuite, lorsqu'il s' était approché de mon mville gauche, il avait compris; alors aussi son langage n'était pas strident comme auparavant, mais il était comme celui des autres esprits.

80Î8. D'après cela je pus voir comment la chose se passe selon l'ordre dans le ciel , et par suite sur le glolie terrestre, c'est-à-dire que, quaud les Anges doivent venir, il est envoyé d'avance uu esprit pour préparer le chemin, et que cet esprit imprime de la terreur, et avertit d'accueillir convenablement les Anges ; qu'il prend parfois la parole, et que d'abord il ne comprend pas ce que

meilleur étal , il comprend ; qu'en uu mot il est continuellement présent , qu'il prépare le caractère {unimum); et s'efforce d'écarter ce qui n'est pas convenable. Sur cela, il me venait à lu pensée.

il l'égard de Jean-Baptiste, qu'il était conforme ït l'ordre du ciel, qu'il fut envoyé d'avance, et qu'il annonçât l'avènement du Seigneur, et préparât le chemin pour qu'il lût reçu dignement , selon ce qui est dit dans Matthieu, 111. 3 ; Luc,1. 17 ; III. 4 ; Jean, I. !3.

8029. D'aprts ce qui a déjà été rapporté quelquefois sur l'étal de l'homme après la mort , il est constant qu'il y en a peu qui entrent dans le ciel, aussitôt après qu'ils sont arrivés dans l'autre vie, mais que la plupart demeurent au-dessous du ciel, pendant quelque temps, alin que les choses appartenant aux amours terrestres et corporels, qu'ils ont emportées du monde avec eux, soient effacées, et qu'ils soient ainsi préparés à pouvoir être en société avec les anges ; il en arrive de même aux hommes de toutes les terres, c'est-à-dire qu'après leur décès ils sont d'abord au-dessous du ciei parmi les esprits, et qu'ensuite, lorsqu'ils ont été préparés, ils deviennent anges ; il m'a été donné de voir ce qui arrivait quand les esprits de celte terre devenaient Anges : il apparaissait des Chevaux, brillants comme de feu, par lesquels ils étaient enlevés de même qu'Élic ; les Chevaux brillants comme du feu signiiienl l'entendement illustré; que les chevaux dans la Parabole signifient l'intellectuel; on le voit, N°»2760, 2761, 2762, 32(7, 6331,6138, 633i ; cl que les Chevaux de feu et les Chars de feu, qui enlevaient Élie, signifient l'entendement de la Parole; quant à ses intérieurs, on le voit H° 2762.

8030. Ce ciel angéliquc, vers lequel ils sont élevés , est le premier ciel, ou le dernier des trois ; ce ciel apparaît à la droite de leur terre, cl a été euiicivmont séparé du premier ou dernier Ciel des Anges qui sont de notre terre : ceux qui sont dans ce ciel apparaissent vêtus d'azur parsemé île petites éloiles d'or: en effet, ils croient que celle couleur est la couleur céleste même; quand ils sont dans le monde et qu'ils contemplent le ciel astral, ils l'appellent le domicile des Anges, de là vient aussi qu'ils aiment la couleur azur.

8031. Les esprits de celte terre ne veulent point être en société avec les esprits de notre terre, parce qu'ils diffèrent de caractère et de mœurs; en effet, ils disent que les esprils de notre terre sont astucieux , ainsi que prompls et ingénieux à machiner des maux ; qu'ils savent et pensent peu de chose concernant le bien ; et qu'ils ne reconnaissent point, comme eux, un Seigneur Unique.

ARCAXES CËLESTKS.

En outre, les esprits de la terre de Jupiter sont beaucoup plus sapes que les esprils de notre terre ; ils disent même des nôtres qu'ils parlent beaucoup cl pensent peu, et qu'ainsi ils ne peuvent pas percevoir intérieurement beaucoup de choses, ni même ce que c'est que le bien ; ils en concluent que les nommée de notre terre son! des hommes externes.

803Î. La continuation sur les esprils el les habitants de la planète de Jupiter est à la Eu du Chapitre suivant.

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