XII. Jfl
huer, c'est en qui résulte dn sens plein rie ces paroles, qui est reluici : • Et ioul premier-né d'homme, entre tes fils, m m le feras point poster, c'est-à-dire, m ne le tacrijierat point, mais la le ra-
ci-dessus, K°* 8074, 8078 : d'après «'la. il ust évident que ces paroles. ■ tout premier-né d'homme, entre les fils, tu le rachèteras, • signifient que ce sonlnon les vrais delà foi qui doivent Sre attribues au Seigneur, mais attire chose à leur place ; que celle autre chose suit le hien de la foi, on peut le voir en ce que le premier-né en général sipifie le bien de la foi, comme ci-dessus, M« 8042, 8043 ; mais que, lorsqu'il est dii le premier-né de l'homme entre ses fils, c'est le vrai de la foi, car a la foi appartient le vrai et aussi le bien. Que le hien de lit foi ou la charité soit cette aulre chose qui doit être attribuée au Seigneur au milieu des vrais de la foi, c'est aussi ce qu'on peut voir en ce que ce sonl non pas les premier-nés des fils d'Israël qui ont été acceptes, mais les Lévites à leur place ; cl cela, parce que Lévi a représenté le hien do la foi ou la charité, .\«* 3875, 4497, 4502, 1303 ; que la Tribu de Lévi ait été acceptées la place de tous les premier- nés, on le voit, Nomb. 111. \% 13, (0 à 51. TOI. 16, 17, 18 : que le bien de la foi soit celle autre chose qui doil êlre altribiUT \:a Sci;:ni'in'. mi paul encore le voir en ce que la fni n'esl poinl hi fin suris la rtiarité, -N* 1 * 634,721, H62, 1176, S23I, 2343, 2349, 2129, 2839, 2982, 3146, 3323, 3849, 3865, 4368, 5351,7039, 7082,7083,7081,7342 f.,7950; puis, en ce que le hien de la foi est en actualité à la première place, et le vrai rie la foi seulement en apparence, 3539, 3518, 355G, 3563,3570, 3576, 3603,3701. 4923, 49Î6. 4928, 4930, 4977, 5351, G256, G!69, 6272, 6273; ainsi, en ce que la charité est le premier-né, N°* 3325, 3494, 4925, 4936, 4928, 4930. Si le Vrai de la foi, considéré eu lui-même, sans le bien rie la foi, ne doit pas être attribué au Seigneur, c'ast -à-dire, Lui être donné, ou être reconnu comme venant de Lui, c'est parce que tout vrai de la foi n'a aucune vie en soi, avant qu'il rinviermi' bien ik la foi ; et le vrai de la foi devient bien île la foi par le vouloir et le faire, N° 7835, lors donc qu'il devient bien de la foi , il est reconnu par le Seigneur comme Lui appartenant, car le Soigneur donne la foi médiatement par le bien du la foi : loul vrai de la foi chez l'homme de l'Église
EXODE, GHAP. TREIZIÈME. 27B spi rituelle devient aussi bien de la Toi. quand ce! liomme est régénéré; et alors peur la première fuis il appartient au Seigneur. La loi sur lu r achat des premier-nés do l'homme a été portée, afin qu'ils ne sacrifiassent point leurs fils, ce qui était en usage chez les gentils, cliea qui les statuts de l'Église Ancienne, qui avait été une Église représentative, étaient restés, mais avaient été complètement adultérés par succession de temps; les statuts de l'Église Ancienne portaient que les premier-nés devaient être sanctifiés à Dieu, mais par sanctifier, ils ont commencé à entendre sacrifier; les descendants deJacoli incliuaient aussi à faire la môme cliose, c'est pourquoi celte loi a été expliquée devant eux, et afin que cela ne fût pas fait, les Lévites ont élé pris à la place des premier-nés, comme il a été dit ; celte loi a été expliquée selon son sens correspondant dans le momie spirituel, qui est que les vrais de la foi ne sont pas saints, cl qu'ainsi ils ne doivent point être sanctifiés ou attribués au Seigneur, mais qu'il n'y a que les biens de la foi qui doivent l'être : la sanctification a ensuite été comprise aussi de cette manière, en ce qu'ils donnaient ou présentaient le premier-né à Jéliovali, et ollraient un sacrifice pour la loi, selon ces paroles dans Luc : « Quand furent remplis les jours de leur purification selon la «loi de Moïse, ils amenèrent Jésus à Jérusalem, pour Upritcnttr » nu Seigneur, comme il a été écrit dans la Loi du Seigneur, que » tout maie ouvrant l'utérus, sera appelé soi»! au Seigneur, et pour » donner un sacrifice. - — II. 22, 33, Si.
8081 . El il arrivera, quand t'interrogera ton fils, signifie ta perceplion d'après le vrai qui appartient à ta conscience: on le voit par la signification tt interroger , en ce que c'est la connaissance d'après la perception, N us 3397. 5HO0, 0230 ; et par la signification du fiU, en ce qu'il est le vrai, ,V» 489, 49 1 , 633, 1 1 47, 2623, 3373 ; que ce soit la perception d'après le vrai qui appartient à la conscience, cela est évident d'après ce qui a clé expliqué N" 7933, oii sont de semblables paroles. Il est dit d'après le vrai qui appartient à la conscience, parce que la conscience de ceux qui sont de l'Église spirituelle est laconscience du vrai, car elle s'acquiert par les doctrinaux de l'Église, que l'on croit être des vrais, soil qu'ils soient des vrais on qu'ils n'en soient point ; mais alors ils deviennent des vrais de conscience, tandis qu'aussi ils deviennent des vrais de non-vie.
276 A RCA S US CKI.FSTKS.
8082. Ilcmain . signi/ir toujours (;fihhi/ cc/n «rire ; 0T1 le voit
par In signification de itemni" ou du jour de demain, en ce que c'est l'éternité, S» :1998. par conséquent aussi la p^i iM-lniK'; mi toujours, ici Innjmirs quand tv la arrive.
80811. Qu'eut -ce que ceci , siijnifte la recherche pourquoi cela ett ainsi ; et lu lui tlirus, mi..» 1 /''' réponse on le voit sans explïca-
808i. Par force ite main nom a retirés Jèhovali de l'Égyptc , de ta maison de serfs, signifie que d'après la Divine puissance du Seigneur ils ont été délivrés de la captivité spirituelle : on le voit d'après ce qui a été dit ci-dessus S» 8049, 80110.
8085. El il arriva que , comme s'était endurci Pharaon quant à nous renvoyer, tiguifi, ■ i,nr ccti.r qui ht frstaient parles faux s'obstinaient pour qu'il* ne furent piiint dèlirrés : on le voit par la signification de s'endurcir, en ce que c'esi s'obstiner, N w 7î7î . 7300, 73015; par la ri'pii'M.'riiaiiini île l'Imimm , en ce qu'il désigne ceux qui ont infesté par les faux, N°& 7107, 7110, 7)26, 7H2, 7220, 7228, 7317 ; cl pur !:i signification île renvoyer , en ce que c'est dc-
8086. Et Jéhovah tua tout premier-né dans la terre d'Egypte ,
furent damnés : cela est évident par la signification des prcmïer-nés a"Ègyple, en ce qu'ils sont hi foi sqwihjc d'avec la charité, A 0 * 7039, 7779; que leur mort sL'iiil'n 1 l.i damnation île ceux qui étaient dans celte foi, et dans la vie du mal, on le voit iN° s 7760, 777R.
8087. Depuis le premicr-iié dr l'homme, et jusqu'au premier-né de la bèle,siijni/ii lr fuu.i: intérieur et le faux extérieur de la fo'ncparée : on le voit par la signification du premier-né d'Egypte, en ce que C'est la foi séparée d'avec la cliarilé, comme il vient d'être dit A 0 8086, ainsi le faux de la foi, car ceux qui séparent la foi d'avec la cliarili et par la doctrine et par la vie, ne peuvent qu'être dans le faux, parce que 11 1 mal île la vie opèiu i/nuliiiuellcniont , et persuade le faux couronne à lui-mi'me ; et si le vrai est offert , alors par une application funeste il fait que ce vrai se conforme a lui , ainsi il le falsifie ; et par la signification de Y homme cl de la bile, en ce que c'est l'intérieur et l'extérieur, N<" *7Si. 7b23.
8088. Ccst pourquoi, moi . je sacrifie à Jéhovah toute ouverture
EXODE, CHAP. TREIZIÈME. 377 <f utérus, les mûtes , signifie que c'est pour cela qu'au Seigneur doit être attribuée la foi de la charité qui appartient à la nouvelle génération: on le voit par la signification de sacrifier à Jéhovah, eu ce que c'est attribuer au Seigneur ; sacrifier signilic ici la même chose que sanctifier au Vers. î de ce Chapitre , et que faire passer au Vers. 1 i ; s;iisdiiii:r à Jéhovah , ce soit attribuer au Seigneur, on le voit i\° 8019, et aussi de même faire passer K° 8074 ; par attribuer (addicarc) il csl enlcndu ne pas s'arroger la chose , mais confesser et reconnaître qu'elle vient du Seigneur ; par la signification de l'ouverture a" uti'nu , en ce que ce sont les choses qui appartiennent a la fui d'après la charité, N° 8013 ; que ces choses soient de la nouvelle génération, on le voiL H°80i2; elpuiiasignificalion du mâle , en ce qu'il est le vrai rie la foi , t\'° s 2046 , 4005 ,
8089. Kl tout premier-né de mes fils , je le rachète , signifie que se sont non les vrais de la fui qui doivent être attribués an Seigneur, mais les biens de la foi : on le voit d'après ce qui vient d'ell e expliqué .V 8080, où sont de semblables paroles.
8000. Et ce sera un signe sur ta main, signifie que ce sera perpétuellement dans la votante; et en frontaux entre tes yeux .signifie que ce sera perpétuellement dam l'entendement ,■ parce que par force demain nous tirelire* Jrlwi «« ,rr : i/pie, siijnific qu'ils ont été délurés parla Divine puissance du Seigneur : on le voit d'après Ccqui
vient d'être expliqué au Vois. 9 de ce Chapitre, oii sont de semblables paroles, K™ 8066, 8067, 8069.
8091. Vers. 17, 18. Et il arriva que, quand Pkaruon eut renvoyé le peuple, et Dieu ne !e. aiiulithit pùmt pue le rhniiin de. in l,.rre de, Philistins , parce qu'il (était) proche , car Bien dit : peut-être se repentira le peuple quand ils terrant la guerre , et ils retourneront cv Egypte, Et Dieu conduisit le peuple par le chemin du désert, la mer de Suph; el équipes montèrent les fils d'Israël île la terre d'Ègijpte . — El il arriva que, quand Pharaon eut renvoyé te peuple, signilic quand ceux qui infestaient curent laissé mis qui étaient de l'Église spirituelle : et Dieu ne les conduisit point par te chemin de la terre des Philistins , signilic qu'il fut pourvu par le Divin à ce qu'ils ne [lassassent point au vrai de la foi qui ne provieulpas du bien : parce qu'il (était) proche , signilir qu'il se présente rl'aliOh! : car Pieu dit.
signifie laPrévoyan(fr Divine :peu(-cir« se repentira le peuple quand Us verront la guerre, signilic qu'ils OV arleront du vrai par les attaques : et ils retourneront en ICggptc, sig nilie que par suite ils tomberaient dans les (aux, qui sont entièrement contre les vrais et les biens de la foi : et Dieu conduisit le peuple par le chemin du désert, signifie que sons l'auspice Divin ils furent conduits a confirmer les vrais et les biens de la foi parles tentations: lamerdc Suph, signifie la damnation qu'ils devaient d'abord traverser : ei équipés montèrent les fit d'Israël de la terre ttÉggptc, signifie qu'ils furent délivrés do l'état des in résistions, ci ainsi préparés à soutenir les tentations.
8092. Et il arriva que, quand Pharaon eut renvoyé le peuple, signifie quand ceux qui infestaient turent laissé ceux qui étaient de l'Église spirituelle : on le voit par la signification de renvoyer, en ecque c'est laisser; \>arh représentation de Pharaon, en ce qu'il désigne ceux qui infestaient par les faux, N™ 7107, 71 to, 7126, 7142, 7Î20, 7228, 7 -i 1 7 ; iH par l:i siiTiiilkalkiii dus fils d' Israël, qui ici sout le peuple, en ce qu'ils sont ceux de l'Église spirituelle, H«80i*.
809.1. Kl Dieu ne les conduisit point par le chemin de laterre des
sussent point au vrai de ta foi qui ne provient pal du bien : on 10 Voit par la signification de Dieu ve/cs conduisit point par lecheiuin.en ce que c'est qu'il fut pourvu par le Divin a ce qu'ils ne passassent point, car conduire, lorsque c'est Dieu qui conduit, signifie la Providence, et le chemin signifie le vrai, m 627, 2333. ici passer à ce vrai;elparlareprésentation des Phfisiins.cn ce qu'ils sont ceux qui sont dans la science des connaissances qui appartiennent à la foi, et non dans la vie de la charité. N<Mt97, 1108, 3112, 3H3, ainsi ceux qui sont dans le vrai de la foi qui ue provient pas du bien i que les Philistins et leur terre aient cette signification, c'est ee qu'on peut voir par les passages de la Parole, où ils sont nommés, surtout dans Jérémie, Chap. XL Vil. 1 a7,oiiils sontdécrils; puis dans Joël, Chap. IV. 5, 6 ; et aussi par les Historiques de la Parole, oti il s'agit des guerres entre les tils d'Israël et les Philistins, de la subjugation de ceux-là par les Philistins, et de la subjugation de ceux-ci par les fils d'Israël ; les Philistins y représentent
EXODE. CHAV. ÎIIE1ZIÈME. ST9 ceux qui sont dans la foi séparée, ou chez qui la science des connaissances de lu foi est lu principal , et non la vie selou celle science, conséquemment ceux qui enseignent et croient que la foi seule sauve. L'opinion sur la foi seule ou séparée, n'est pas nouvelle, ou seulement de eu temps, mais elle avait été dans les anciennes Églises, et s'était fortifiée avec le mal 'de la vie ; elle est aussi décrite daqs la parole cà « la, mats par des Noms ; d'abord par Coin, en ce qu'il tua son frère Abel, N°' 337, 340, 1 479 ; là Gain dans le sens interne représentatif est une telle foi, et Abel est la Charité; elle est décrite aussi par Ckm, lorsqu'il fut maudit par son père, N 0 * 1062, 1063; ensuite par Rubcn, en ce qu'il monta sur le lit de son père, N°*3870, 4601 ; et purSchiméon et Lévi, en cequ'ils tuèrent Cliamor et les hommes de Séchera, et furent pour cela maudits par leur père, S os 3870, 6352 : celte foi est encore décrite par' les Ègyptiau, et par leurs premier-nés, en ce que ceux-ci furent lués, S»» 776G, 7778, en ce que les Égyptiens fur ent submergés dans la mer de Suph ; elle est décrite aussi par les Pi*littm, N« MIS, 34f3, et awsi par Ttjr et Sidon, ci et la dans
connaissances de la foi , et Tyr et Sidon les connaissances intérieures elles-mêmes et les connaissances extérieures ellesmêmes; et enfin par Pierre, lorsqu'il renia trois fois le Seigneur, X™ 6000, (3073 f. : mais on peut voir ce qui a été montré précédemment sur celte foi, »'36, 379, 380, 916, 1017, 1076, 1077, 1169, 1476, 1798, (789, 1834, 1814, 2049, 2116, 2228, 2231, 2Î61, 5343, 2319, 2364, 2383, 2385,2401, 2435, 2982, 3146, 3242, 33S5, 3412, 3413, 3416, 3427, 3773, 4063, *672, 4673, 4083 , 4721, 4730, 4766, 4783, 4925, 5351, 5826, 5820, 6209, 6272, 6273 , 6348, 6353, 7039, 7097, 7127, 7317, 7502, 7345, 7623 à 7627, 7724, 7779, 7790, 7950.
8094. l'arec qu'il était proche, signifie qu'Use présente d'abord : on le voit par la signification de proche, lorsque cela est dit de la foi séparée, en ce que c'est le vrai de la foi qui se présente d'abord. Il sera dit en peu de mois cmnmriil il faut entendre que l'opinion
mal de la vie, et l'homme parfois ne sait pas que ce faux est clic/ lui;
mais dés qu'il pense ans vrais de l'Église, et surtout quand il pense au salut, ce faux son et se manifeste, et s'il ne peul nier le vrai même quant a son commun, alors il l'explique en faveur de son mal, et ainsi il le falsifie : lors donc qu'il pense à la foi et à la charité, qui sont les essentiels de relise et du salut, aussitôt se présente la foi, cl non la charité, parce que celle-ci est opposée au mal de la vie; delà vient aussi qu'il repousse la chari té, et choisit la foi seule ; d'après cela il est évident que les vrais de lafoi sont proches, mais non les biens de la foi, c'est-à-dire que ceux-là se présentent d'abord, et non ceux-ci. De ce principe erronée! faux découlent ensuite plusieurs opinions fausses et erronées ; par exemple, que les bonnes œuvres ne font rien pour le salut ; que la vie ne suit pas l'homme après la mort; que l'homme est alors sauvé d'après la seule miséricorde par la foi, de quelque manière qu'il ait vécu dans le monde ; que le plus grand scélérat est sauvé par la foi à la dernière heure de sa vie; que les maux sont effacés en un moment; ces opinions et autres semblables soni formées et établies d'après ce principe, elles sont par suite liées entre elles comme les anneaux d'une chaîne ; mais elles seraient perçues d'une manière bien différente, si la charitéet la vie étaient le principe.
8095. Car Dieu dit , signifie ta Prévoyance Divine : on le voit par la signification de Dieu dit , lorsqu'il s'agit des choses futures, en ce que c'est la Prévoyance Divine, comme aussi H»' 536), 69iG.
8096. Peut-être se repentira le peuple quand ils verrtmt ta guerre, signifie qu'Us s'icarlcront du vrai par tes attaques : on le voit par la signification de je repentir, en ce que c'est s'écarter du vrai , ainsi qu'il -va être montré ; et par la signification de la guerre, en ce que ce sont les combats spirituels, K« s 1064, 1788, 2086, ainsi les attaques. Si le repenti]- est s'écarter du vrai , c'est parce que la sortie des Dis d'Israël de l'Egypte, leur séjour prolongé dans le désert , et leur introduction dans la terre de Canaan, signifient qu'ils seraient continuellement conduits vers le bien, et ainsi vers le Ciel ; de là se repentir et retourner en Egypte, signifie s'éloigner du bien, ainsi s'écarter du vrai ; car rKjîypk' dk-.s Kyvjitieus signifient ceux qui sont dans ta foi séparée d'avec la charité, et qui sont contre les vrais de l'Eglise, .V 1 0092, 703'J, 7097, 7317, 7766, 7930. Quant à ce qui concerne les attaques de ceux qui sont dans le vrai
EXODE, GilAP. TREIZIÈME. 9M de la foi ne provenant pas du bien, lesquels son! signifiés par les Philistins, il faut qu'on sache que ceux-là dans l'autre vie infestent les probes, et attaquent continuellement le bien de In foi ou la charité , car ils portent avec eux et retiennent dans l'autre vie les principes qu'ils ont pris dans le monde, jusqu'à ce qu'ils aient été dévastes, c'est-à-dire privés de toute science des connaissances de la foi, et jetés dans l'enfer : de tels esprits sont aujourd'hui en grand nombre, et habitent à droite en avant dans le plan sous la plante du pied ; leur habitation est une espèce de ville: il m'a été donné plusieurs fois de converser avec eux, et d'entendre des raisonnements pour la foi seule, qui sont subtils, et des attaques contre ta charité, qui sont opiniâtres. Voilà ce qui est entendu dans le sens interne lorsqu'il est dit qu'ils ne seraient point conduits par le chemin de la terre des Philistins, et que peut-être alors ils se repentiraient quand ils verraient la guerre.
8097. El ils retourneront en Egypte, signifie que par suite ils tomberaient dans les faux, qui sont entièrement contre tes vrais et les biens de la foi : on le voit par la signification de \' Egypte, en ce que c'est ce qui est contre les vrais et les biens de la foi, K ua 661)2, 7039, 7097, 7317, 7766, 7920; qu'y retourner, ce suit tomber dans les faux, cela est évident.
8098. Et Oku conduisit le peuple par le chemin du disert, signifie que sous fauspicc Divin ils furent conduits à confirmer les vraisetles biens de la foi par tes tentations : on le voit par la signification do Dieu conduisit, en ce que c'est la Providence, comme ci-dessus W° 8093, ou, ce qui est la iih"me chose, l'nuspiee Divin ; et par la signification du chemin du désert, en ce que c'est pour subir les tentations, ainsi pour conlirmer les vrais et les biens de la foi, car ils sont confirmés par les tentations: le désert signifie un lieu inhabité cl inculte, K° 2708 ; dans le sens spirituel, c'est où il n'yanibien ni vrai, et c'est aussi où le vrai n'apasencorc été conjoint au bien, ainsi le désert signifie l'état de ceux chez qui la conjonction se fera ; et comme la conjonction nesefaitque par les tentations, il signifie aussi les tentations, mais c'est quand le nombre quarante est ajouté , soit quarante années, soit quarante mois, soit quarante jours; car (jiiannui: signifie les tentations, et leur durée quelle quelle soit, N« 730, 862, Î27Ï, 3273; c'est là
AHCANES CÉLESTES.
ce qui est signifié par les marches des fils d'Israël dans le iléseii pendant quarante ans ; les tentations qu'ils ont subies ont aussi été décrites ; que ce suit pour lis subir, etuinsï représenter, qu'ils ont die conduits dans le désert, cela est évident par ces paroles dans Moise : ■ Souviens-loi de tout le citerai», par lequel fa con-
■ duil Jéhnvah ton Dieu, pendant eu quarante années dans le dé- • terl ; alln de l'affliger, afin de te tenter, alin de connaître ce qui
■ était dans ton cœur. 11 l'a nourri dans le désert de manne, que - n'avaient point connue les pères, alin de l'affliger, afin de le » tenter, pour le faire du bien dans la postérité. »— Deutér. Vlll. 2. 16. — Comme quarante signifie le» tentations et leurs durées, et que le désert signifie l'état de ceux qui les subissent, voilà pourquoi aussi le Seigneur, lorsqu'il devait être tenté, alla dans le désert et y resta quarante jours. — Mattb. IV. I, 2,ctsuiv.; Lut, IV. ),î,etsuiï.;Marc. 1. 12, 13.
8099. La mer de Supli, signifie ta damnation qu'ils devaient d'abord traverser: on le voit par la signification de la mtrdeSnpk, en ce qu'elle est l'enfer où surit cens qui soul dans la foi séparée d'avec la charité et dans la vie du mal ; cl puisque ia mer de Supb esil'enfer. elle est aussi la damnation. Quant a ce qu'ils devaient d'abord traverser ladamnation, voici ce qu'il ca est : quand ceux qui ont été de l'Église spirituelle, et qui avaient été détenus dans la terre inférieure jusqu'à l'avénemcnl du Seigneur, et y avaient été infestés par ceux qui étaient dans la foi séparée d'avec la ebarilé, ainsi qu'il [a été montré dans les Chapitres qui précèdent, quand ceux-là, dis-je, en furent délivrés, ils n'ont pas été enlevés immédiatement dans le ciel, mais ils furent auparavant conduits dans un autre état dû purification, qui est celui des tentations ; caries vrais et les biens de la foi ne peuvent ni être confirmés ni être coujoints sans les tentations, et eus ne pouvaient pas être élevés dans le Ciel, avant que ces vrais et ces biens fussent conlirmés et conjoints ; voilà ce qui a été représenté par les iils d'Israël, en ce qu'ils ne furent pas introduits aussitôt dans la terre de Canaan, mais furent conduits auparavant dans le désert, oit ils restèrent quarante ans et subirent pendant ce temps là diverses tentations, iloutilesi parlé dans les Livres de Moïse. Quant à ce qui concerne ce lait, qu'ils passèrent d'abord pav la mer de Supli, laquelle si-
gnilie l'enfer de ceux qui sont dans la foi séparée ci dans la vie du mal, ainsi parle milieu de la damnation, i) faul qu'on sache que cet enfer est en avant profondément sous les enfers des adultères, ot s'étend assez au laigc vers h ^uiube ; il est séparé des enfers des adultères par des eaux comme celle d'une mer ; la, a droite, mais plus haut, est le lieu où se rassemblent ceux qui sont dans le vrai de la fui, mais non dans le bien de la foi, et qui sont signifiés par les Philistins, ainsi qu'il vient d'être dit.H» 8096.; mais la lerre inférieure, où sont ceux qui sont infestés, est sous la plante du pied, un peu en avant ; ceux qui sont délivrés des lufestations nu sont point conduits vers la droite, caria sont ceux qui sont signifiés par les Philistins, mais ils sont conduits vers la gauche par le milieu de l'enfer, dont il vieuld'élre parlé, et ils sortent à gauche oii il y a une sorte de désert : Que ceux qui sont délivrés des infeslalions passent par ce chemin, c'est ce qu'il m'a été donné de voir deux fois : quand ils passent, ils sont tellement protégés parie Seigneur, que le moindre mal, nià plus forte raison rien de la damnation, ne les atteint, car ils sont entourés par une colonne d'Anges, chez qui le Seigneur esl présent ; cela a été représenté par le passage des lils d'Israël a travers la mer de Siipli : cela aussi aélé entendu par ces paroles dans Esaie:« Réveille- loi, réveil le- lui, revéts-toide force, " liras de Jéhovab ; n'est-ce pas Toi qui ai tari la mrr, la eaux » du grand abîme, qui as mis les profondeurs de ta trier pour
■ chemin, alin que passasent les rachetés? > — LI. 9,10 —Le liras de Jéhovah esl le Seigneur quant au Divin Humain ; les eaux du grand abîme, et les profondeurs de la mer, sont l'enfer où habitent ceux qui ont été dans la foi séparée d'avec la charité cl dans la vie du mal; les eaux comme celles d'une mer, dans lesquelles ils sont, sont les faux, car lesfauxdansl'aulrcvie apparaissent comme des nuées épaisses et obscures, et aussi comme des inondations d'eaux, N°> 739, «23, 7307 ; les rachetés qui devaient passer sont ceux qui ont été délivrés par le Seigneur. Dans le Même : « Jého- > vah s'est souvenu des jours de l'antiquité, de ïlosclielt, de son • peuple; où (est) celui qui les fil monter de ta mrr, avec le pasteur
■ de son troupeau? où (ai) celui qui plaça au milieu de lui l'esprit
■ de sa Sainteté?* — LXOI. H;— dans ce Prophétique , par Moscheh est entendu le Seigneur, Qui est aussi le pasleur du trou-
peau; par lo peuple, qu'il fit mouler de lu mer, sont entendus ceux qui onlélédélivrés delà damnation. DansJérémie: ■ A la voix de • leur chute a tremble la terre ; un cri , dam la mer de Saph a été » entendue sa voix. « - XL1X. îl ; — la mer de Stipli , c'est l'enfer, car la il s'agit it'Kdom cl de su damnation , et il est dit que sa voix a été entendue de la mer de Supb , lorsqne cependant ce sont les Égyptiens et non ceux d'tëdom qui ont été submerges dans celle mer, d'où il est codent que la mer de Supb signifie l'enfer et ladamnation ; là, par Edom sont signifies ceux qui d'apres le mal du l'amour de soi rejettent les vrais de la doctrine et embrassent les faux, N" 3.'iî2. D'après cola , on peut maintenant voir ce qui est signifié dans le sens interne représentatif par la mer de Supli, et ce quieslsignifié par le passage de- lilsd'ls™'! , t:l par la submersion des Égyptiens dans celte mer ; il en sera parlé dans le Chapitre
8100. Et équipés montèrent les fils d'Israël de la terre d~Étj:jpte, signifie qu'ils furent délivrés de l'état des infestations, et ainsi préparés à soutenir les tentations : on le voit par la signification de manier équipés, eneeque c'est qu'ils étaient préparés, ici à soutenir les tentations, parce qu'ils étaient conduits par la merde Supli dans le désert; le désert est l'état pour subir les tentations, ainsi qu'il a étémonlràciHlcMns,K«e098;|>:M-lLi[VpiV:sciitationde.:/!(*rffiroëi, en ce qu'ils -sont ceux de l'Église spirituelle, comme il a été dit trèssouvent; et par la signification <ic\a terre d'Egypte, en ce qu'elle est l'état des infestations, N°7278 ; monter de la, c'est être raclicté ou délivré; d'apres cela il est évident que ces paroles, « et équipés montèrent les fils d'Israël de la terre d'Egypte, » signifient qu'ils furent délivrés de l'étal des infestations, et ainsi prépaies à soutenir les tentations. Quant a la différence qu'il y a entre les tentations et les infestations, uoô-N°7i7i.
8)01. Vers 19. Et Moscheh prit Ici as de Joseph avec lui, car adjurant-il (Josepli) avait adjuré les fils d'Israël, en disant : Visitant, Dieu vaut visitera, et vous feres monter mes os d'ici avec vous. Et ilosckeh prit les os de Joseph avec lui, signifie le représentatif d'Église, qui était clli'7 MIS : car adjurant il adjura les /ils d'Israël, eu tlisant, signifie l'engagement : visitant, Itieu vous visitera, signifie quand ce premier et dernier état de l'Enlisé viendra : cl vous ferez
EXODE, CHAP. TREIZIEME. 286 mouler mes os d'ici avec nous , signifie, comme ci-dessus , le représentatif d'Église chez eux, et non l'Église qui est dans l'interne.
8102. 11 serait superflu d'expliquer davantage ces paroles, puisqu'elles ont été expliquées précédemment au Chap. i de la Genèse, Vers. 24. 25, où sont de semblables expressions, voir Pi" 6590 ,
(8102 bis). Vers. 20, S), 22. Et ils partirent de Succolh, et i/« campèrent à Etham, à ta limite dudésert. El Jéhovah allait devant eux de jour dans une colonne de nuée, pour les conduire par te chemin; et de nuit dans une colonne de (en, pour les éclairer, pour aller de jour cl de nuit. l\'eie relirait point la colonne de nuée de jour, et la colonne de feu de'nuit, devant le peuple.— Et ils parlirent dcSuccoth, et ils campèrent n Eiham, signifie le second état après qu'ils curent été délivrés :à ta limite du désert, signifie le premier état des tentation s : etJéhuniii nlhut tU-i-uni nu-, quille la continuelle présence du Seigneur : de jour dans une colonne de nuée, signifie que quand il y avait éial d'illustration il était tempéré par l'obscur du vrai : pour les conduire par le chemin, signifie l'auspice Divin : et de nuit dans unecalonne de feu pour tes éclairer,
signifie que quand il y avait état d'oliscurilé il était tempéré par l'illustration procédant du bien : pour aller de jour et de nuit, signifie ainsi la vie dans l'un et l'autre état : ne se retirait point la colonne de nuée de jour, et laeotonnede fea de nuit, devant te peuple, signifie la présence du Seigneur, en ce qu'elle était perpétuelle.
8103. El ils partirent de Succolh, et ils campèrent à Etham, signifie le second état après qu'ils eurent été délivrés : on le voit en ce que les marches i:t li-s <-:u iii'-n r ^ des (ils d'Israël, après qu'ils furent sortis d'Egypte, signifient les états spirituels de ceux qui ont été délivrés par le Seigneur, ainsi qu'ilaéléditei-dessus; les changements des états sont signitiés par les marches d'un lieu h un autre, et les stations qu'ils y faisaient; le second état est signifié ici par le départ de Succolh pourËlham, parce que le premier l'a été par le départ de Ilaamses pour Succoth, N° 7972 : par les départs dans le sens interue de la Parole sont aussi signifiés les états et les desseins de la vie, N os 1 293, 333B, 5603, et par les campements les ordinations du Vrai et du bien, qui appartiennent a la vie, N° 4236.
8104. A la limite du désert , tignifit le premier état des tentations ; on le voit par la signification du désert, en ce qu'il est l'étal pour subir les tentations, N° 8098 ; et comme cet étal commençai! à la limite du désert , c'est pour cela que la limite du déitrt signifie le premier état.
8) 0!i. El Jéhovak allait devant eux, signifie la continuelle présence du Seigneur : cela est évident sans explication ; que Jéïiovah soit le Seigneur, on le voit ci-dessus, N° 8046.
8)09. Dejourdatttuuccotonnedenuée, signifie guequand il nalait état d'illustration , il était tempéré par l'obscur du vrai : on le voit paria signification de de jour ou dans le jour, en ce que c'est dans l'état d'illustration, car les temps du jour, comme le matin, le midi, le soir et la nuit, correspondent aux illustrations qui appartiennent al'intelliiîenccelàlasagesscuansl'autrevie,K<"B672,H96a,6M0; de là le jour est l'État d'illustration ou de perception claire, et la nuit l'État de non -il lustral ion ou de perception obscure. N° 7680 ; et par la signification de la nuée, en ce qu'elle est l'obscur (lu vrai ; et cela, parce que la nuée ôle la clarté de la lumière provenant du soleil, et aussi la tempère. Dans la Parole il est dit çù et lit que JÉliovah est apparu dans une nuée, qu'il était environné d'une nuée, que sous ses pieds était une nuée ; la par la nuée est entendu l'obscur du vrai, et spécialement le sens littéral de la Parole, car ce sens, respectivement au sens interne, est l'obscur du vrai, noir la Préface du Chap. XV1U de la Genèse, puis S™ 1391, 5922, 6343, 6752 ; cela était signifié par la nuée, quand le Seigneur apparut à Pierre, à Jacques et à Jean dans sa gloire, Luc, IX. 34 ; quand de la montagne de Sinai il apparut au peuple, et il Mosctieb lorsque celui-ci y entra vers Lui, Exod. XIX. 9; XX. 18 ; XXIV. 1S, 10, 17, 18; XXXIV. o ; comme aussi en ce que le Seigneur a dit latil de fois qu'il viendrait dans les nuées du ciel, — - Matllt. XXIV. 30 ; XXVI. 03, 61 ; Marc , XI». 26 ; XIV. 61, 62 ; Luc,
XXI. 27 : — le sens littéral de la Parole est appelé nuée, parce que le sens interne, qui est appelé gloire ne peut être saisi par l'homme, à moins qu'il ne soit régénéré, et alors illustré ; le sens interne de la Parole, nu le Vrai Divin dans sa gloire, s'il apparaissait devant un homme non régénéré, serait comme une obscurité dans laquelle il ne vcrriil absulnmenl rien, et aussi d'après la-
EXODE, CRAP. TREIZIÈME. 8H quelle il sciait aveuglé , c'est-à-dire, ne croirai! lien. D'après cela on peul voir ce qui est signifié par la nuée de jour, c'est-à-dire que c'est l'obscur du vrai, et lorsqu'il s'agit (le. la Parole, le sens lillé-
feu, parce que la colonne signifie un appui , ce qui soutient, comme dansJérém.l. 18; Ps LXXV. 4 ; Apoc. III. 12; M, IX. 6, cl se dit du naturel, parce que le naturel est comme un appui ou une base pour le spirituel ; car le spirituel finit dans le naturel et v repose ; c'est de la que les pieds de l'ange qui descendait du ciel apparurent «comme une entonne de feu. • — Apoc. X. I, — caries pieds signifient le naturel , Ti« 2tG2, 8147, 3761, 3986, 4280, 4938 a 4952, 5327, 5328.
810". Pour les conduire par le chemin , signifie l'auipice Divin : on le voit par la signification de conduire, par le. cltcmin, lorsque c'est Jéliovah qui conduit, en ce que c'est la Providence et l'auspice Divin , N°» 8093, 8098.
8108. Et de nuit dans une colonne de feu pour les éclairer, signifie que quand il y avait état d'obscurité il était tempéré par l'illustration procédant du bien : on le voit par la signiiicalion delà nuit, en ce qu'elle est l'état d'obscurité, N°M712, 6000; parla signification du/eu,cn cequ'ilestlebien de l'amour 934, 4906, 5215, 631 4, 6832, 6834, 6849, 7324. 7852 ; et par la signification d'éclairer, en ce que c'est l'illustration . Que Jéhovah ou le Seigneur ait apparu ou ait été en avant dans une colonne de nuée le jour, et dans une colonne de feu la nuit , c'est parce que par là était représenté l'état du ciel ; là , eu effet , il y a (le perpétuelles varialions et de perpétuels diaiiLtements d'état, caries Anges sont coniinuellemenl perfectionnés, ce qui ne peut être lait en aucune manière sans de perpétuels changements d'état ; en général, il eu est de ces variations et de ces changements, comme dis retours des temps dans le monde, savoir, comme des reiouis des saisons de l'année, qui sont le printemps, l'été, l'automne, l'hiver, cl de nouveau le prinlemps ; et comme des retours des temps du jour, qui sont le malin, le midi , le soir, la nuit, et de nouveau le matin ; quand la c'est le matin et le midi , il y a illustration de l'entendement par le Seigneur, mais alors cette illustration est tempérée par l'obscur du vrai, comme par une nuée ; et lorsque c'est le soir et la
Ï88 ARCANES CÉLESTES
nuit , il v a nom eux obscurité de l' entendement, mais elle est tempérée d'après le Seigneur par le bien de l'amour, comme par un feu qui éciaii'ii : voilà ce qui a été représenté par la colonne de nuée pendant le jour cl par la colonne de feu pendant la nuit chez les fils d'Israël dans le désert.
8109. Pour aller de jour el de nuit, signifie la Pie dans fun rt l'autre état ; on le voil par la signification d'aller et de partir, en ce que c'est vivre, K« 3335, 3690, 4882, bi93, 560ii ; el par la signification du jour, en ce qu'il est l'état d'illustration ; el delà nuii.cn ce qu'elle est l'étal d'obscurité, K" 810G, 8108, ainsi c'est l'un et l'autre état.
8110. Ne se retirai! point la colonne de nuée (fe jour, et la colonne de feu de nuit, devant le peuple, signifie la présence du Seigneur, en ce qu'elle était prr^tétuelle : on le voit d'après ce qui vient d'être expliqué; en effet c'est ainsi qu'ont apparu devant le peuple les Anges, au milieu desquels était le Seigneur.
Contisuatios son les Esprits et sur les Hantants iie la Planète de Jupiter.
8H1 . Par une fréquentation de longue durée avec les esprits de la Terre de Jupiter, je demeurai convaincu qu'ils sont plus probes que les esprits de plusieurs autres terres; leur abord quand ils venaient, leur séjour, et leur influx alors étaient si don* et si suaves, qu'il est impossible de l'exprimer; la probité se manifeste dans l'autre vie par la douceur cl par la suavité ; j'ai pu Irès-claircmcnt [es distinguer de la douceur et de la suavité des bons esprits de notre terre.
8112. Quand il existe entre eux quelque léger différend, il leur apparaît comme un faible rayon blanc, tel qu'est ordinairement celui d'un éclair, ou une bandelette qui ciilouredes étoiles élincelantes : ce sont la les signes du différend; mais le différend entre eux est bientôt suivi du raccommodement: quand les étoiles sonl brillantes et en même temps erra nies, ce n'est pas un bon signe, mais les étoiles brillantes et fixes sont un bon signe.
EXODE, CHAP. TREIZIÈME. 873 81 13. J'ai pu coiuniilri; la présfuce des esprits de Jupiter, nonseulement par la tLoncnur et la suavité de l'abord et de l'influx, mais aussi en ce qu'ils inlluaicnl principalement sur ma face, et lu rendaienl riante cl gaie, et cela continuellement tant qu'ils étaient présents : ils disaient qu'ils disposaient ainsi les faces des habitants de leur terre, car ils veulent leur inspirer la tranquillité et la joie du cœur : celte tranquillité et celle joie, qui m'étaient inspirées par eux, remplissaient se nsiblcmcntla poitrine et lecneur; alors étaient éloignées les cupidités et les sollicitudes sur l'avenir. (|ui introduisent le tronlile cl le malaise, el qui poussent, jcllent le mental naturel dans divei s mouvements et l'agitent : par là j'ai pu voir quelle était la vie des habitants de la lerre de Jupiter : il m'a été dit d'eux qu'ils ne craignent point la mort , si ce n'est quelque peu à cause do la perte du conjoint et des enfants ; et cela, parce qu'ils savent avec certitude que la morl du corps est la continuation de la vie, et qu'ensuite ils deviennent plus heureus. 81 1 S. J'ai remarqué qu'ils avaient un étal île félicite encore plus
cité encore beaucoup plus intérieure ; je l'ai remarqué en ccque leurs intérieurs n'élaienl point fermés , niais étaient ouverts du coté du Seigneur ; en effet, plus les intérieurs sonl ouverts, plus ils sontsustcptibles de recevoir le Divin Bien et la Divine félicité. IlcnesllouL autrement chez eeuxqui ne vivent puint dans l'ordre du ciel; cite/, eux les intérieurs sont fermés et les extérieurs sont ouverts du côté de l'enfer; de là influent les mépris pour les autres, les haines, les vengeances, les cruautés, qui pour eux sont des plaisirs, contre ceux qui ne leur rendent pas un culte, on qui ne favorisent pas leurs cupidités.
Ht 13. Les esprits de la terre de Jupiter no peuvent pas être avec les esprits de noire terre, parée que ceux-ci sont d'un tout autre génie, et n'aiment pas comme eux le plaisir de la tranquillité ; ils furent trés-étonnés, quand ils apprirent que ceux de notre terre qui deviennent Anges sont d'un tout autre cœur, et qu'ils retiennent à peine quelque Chose de semblable à leur étal, quand ils étaient esprits: Afin qu'ils sussent que cela était ainsi, il vint du ciel, l'un après l'autre, des Clucurs conquises d'Andes de notre lerre ; (il y a Oiœur, quand pliiMeurs pcnsi'in. parlent et agissent unanime m Ont
ARCANES CKI.HSTKS.
ensemble. Cil série conlinue ; lu ci-lvbraiion iln Seigncui dans Ils cicuxscfail ordiiiaicmait par ilesclucurs ; cuir ;iu sujet des chœurs N°» 1GJ8, 1649, ïiïiii, îo9B, 3350, 5182): ces chœurs ravissaient tellement les esprits de Jupiter qui étaient chez moi, qu'il leur semblait avoir élu enlevés dans le ciel : cette glorification par les chœurs dura environ une heure : il me fut donné de sentir par communiealion les déliées que ces esprils éprouvaient ; ils nie dirent qu'ils l'apporteraient cela aux leurs qui étalent ailleurs.
8HG. ils me racontèrent que dans la région de la terre où ils avaient vécu , il y avait line grande multitude d'hommes, autant que la terre en pouvait nourrir ; que cette terre était fertile et abondait en tout ; que les habitants n'y désiraient rien au-delà des nécessites île la vie, et que c'est pour cela que la multitude des hommes était si grande.
8i 1 7. De plus , ils me racontèrent que là ils sont distinguées rn Nations , familles cl maisons , et que tous habitent séparément avec les leurs; que leurs fréquentations sont surtout entre parents et alliés ; que jamais personne ne désire les biens d'un autre, et qu'il ne vient pas dans le mental naturel de s'approprier quelque chose des biens d'autriti, ni a plus forte raison de prendre de force et de piller ; ils regardent cela comme un crime contre la nature humaine et comme une chose horrible : quand je voulais dire que sur notre terre il y a des guerres, dos pillages et des assassinats, ils se détournaient et refusaient d'écouter.
811 8. Il m'a été dit par les Anges que les Très-Anciens sur notre Terre habitaient de la même manière , c'est-à-dire , distingues en nations, familles et maisons; que tous étaient contents de leurs biens ; et que s'enrichir des biens des autres , de même que dominer , était alors entièrement inconnu : c'est pour cela que les temps anciens , et surtout les temps très-anciens, furent plus agréables au Seigneur que les temps qui suivirent ; et comme tel était l'état des hommes, alors régnait aussi rininjeeniiei avec elle la sagesse; chacun alors Taisait le bien d'après le bien et le juste d'après lejuste;On ne savait pas ce que c'est quede faire le bien et lejuste pour en tirer de l'honneur ou du lucre ; on ne disnil alors que le vrai, et cela non pas plus d'après le vrai que d'après le bien, c'est-à-dire, [ton pas d'après l'itUelleeitiel séparé du voloniaire, mais d'après le volontaire
EXODE , CHAI». TREIZIÈME. Ï75 conjoint Ji l'intdliTUn'1 : tels étaient les tennis anciens, c'est pour cela qu'alors les Anges pouvaient converser arec les nommes , cl conduireavec eux dans le ciel Ictus mentais presque séparés des corporels, et leur en faire faire le tour, leur en monlrer les magnificences et les béatitudes, et aussi leur communiquer leurs béatitudes el leurs plaisirs : ces temps ont même été connus des écrivains de l'antiquité, et ont été appelés par eu* âge d'or el aussi règne de Saturne. Si tels ont été ces temps, c'est, comme il a été dit, parce que les nommes vivaient alors distingués, en initions, les nations en familles, et les familles en maisons ; et que chaque maison avait une habitation pour elle seule ; et parce qu'alors il ne venait dans le mental de qui que ce fût do s'emparer de l'héritage d'un autre , et d'acquérir par là. l'opulence et la domination ; on était alors bien éloigné de l'amour de soi et de l'amour du monde ; chacun était cordialement joyeux du bien qui iui arrivait, el non moins joyeux du bien qui arrivait à un autre. Mais cette scène changea, cl devint l'opposé, par la succession des temps , quand la cupidité de dominer et déposséder les-biens des autres s'empara du mental naturel ; alors le genre humain, pour se défondre, se rassembla en royaumes et en empires ; et comme les lois de la charité et de la conscience, qui avaient été inscrites dans les cœurs, n'avaient plus de force, il devint nécessaire, pour arrêter les violences, d'établir des lois dans lesquelles les Itoiineurs et le lucre étaient des récompenses , et la privation des honneurs et du lucre, une punition : quand l'état eut été ainsi changé, le ciel lui-même s'éloigna de l'homme ; et cela de plus en plus, jusqu'à nos siècles, oii l'on ne sait plus s'il y a un ciel, parconséqucnts'il y a un enfer, et oit l'on en nie même l'existence. Ces choses oui été dites afin d'illustrer par un parallèle, quel est l'état de ceux qui sont dans la terre de Jupiter, et d'où leur vient leur probité, cl aussi leur sagesse, sur lesquelles il sera donné plus de détails dans la suite.
8119. La continuation sur les esprits el sur les habitants de la Terre tic Jupiter est a la (in du Chapitre suivant.