EXODE, CHAI'. QUATORZIEME
raaù dans la (erre, Signifie qu'ils sont dans la corlfusiuil quant
aux choses qui appartiennent à l'Église : >ur eux s'est fermé te Uéseri, signifie que l'obscurité s'est emparée d'eux .- ci j'endurcirai le ettur de Pharaon, signifie que ceux qui étaient dans le faux d'après le mal s'obstineraient encore : ci il les poursuivra, sipilie qu'ils s'efforceraient encore de les subjuguer : et je serai glorifié, signifie qu'ils verront l'effet Divin provenant du Divin Humain du Seigneur dans la dissipation tlu faux : en Plutraon cl en toute son armée, signifie que ceux qui étaient dans les faux d'après le mai furent plongés dans l'enfer, et y lurent ensevelis dans les faux comme dans des eaux : et les Égyptiens sauront que Moi (je suis) Jihooah, signifie que par là il sera connu que le Seigneur est le seul Dieu : et Ut firent ainsi, signifie l'obéissance.
8IÎ7. Et Jéhot/alt parla à Motchek, disant, siijnifie l'instruction d après le Divinparle iJii'iu Vrai : on le voit par la signification de Jéltovali parla et dit; lorsqu'il s'agit de clioscsqursc feront et arriveront dans la suite, en ce que c'est l'instruction d'après le Divin, eomme N° a 7186, 72M, 7267, 730t, 7380, 7îii7 ; et par la représentation de Motchek, en ce qu'il est le Seigneur quant au Divin Vrai, Pft" 6723, 67!iî, 6771 , 6827, 701 i, 701 0, 7083, 7382 ; que Ce soit par le Divin Vrai, c'est parce que Moscheh, par qui le Divin Vrai est r eprésenté, devait parler au peuple ; ce n'est point immédiatement que le Divin Même instruit et parle aux liommes, ni même aux Anges, mais c'est média tentent par le Divin Vrai, fi° 7009 ; cela est entendu par ces paroles du Seigneur dans Jean : — • Personne ne vit jamais Dieu; le Fils Unique, qui est dans le ■ sein du Père. Lui L'a exposé. . — 1. 18. V. 37 ; par le Fils Unique est entendu le Seigneur quant au Divin Vrai ; d'aptes Cela aussi le Seigneur s'appelle Lui-Méme le Fils de l'Homme, S us 2628, 2B03, 2813, 3704; le Seigneur aussi, lorsqu'il était dans le monde, était le Divin Vrai; mais ensuite , lorsqu'il eut été glorifié, il est aussi, quant à l'Humain, devenu le Divin Bien, et alors de ce Divio Itien a procédé le Divin Vrai, qui est l'Esprit de Vérité ou le Saint-Esprit.
8) Î8. Parte aux fils n~ Israël, signifie l'influx du Vrai I)kin ches ceux qui étaient de l'Église spirituelle .- en le voit par la signification île parier, en ce que c'est l'influx, H« 29!il , bi8i , B797, 7270 ; et
28Ï ARCANES CÉLESTES
par la représentation des fils d'Israël, en ce qu'ils sont ceux rte l'Eglise spirituelle, N« 64Î6, 6637, 68fiî, 08G8, 7(135, 7062, 7198. 7201 , 781 ii, 72S3 ; que parier soit l'influx, c'est parce que Mosclieh dans lesens interne représentatif esl le Divin Vrai, et que le Divin Vrai vient dans la perception et dans la pensée par l'influx; la pensée d'après la perception est le langage interne auquel correspond le langage externe, c'est pourquoi dans le sens interne celuilà estsignifié pai'cclui-ci.
8tï9. fil qu'ils retournent, tifjnifie. qu'ils n'étaient pas encore préparés : on le voit par la signilication de retourner, savoir, du chemin de la terre des Philistins dans le ehenin du désen vers la mer de Suph, en ce que c'est qu'ils n'étaient pas encore préparés, savoir, pour l'introduction dans le ciel, qui est signifiée par leur enlrécdans la terre de Canaan. D'après ce qui a é lé expliqué et montré au Vers. 18 dit Chapitre précédent, K» 8098, 8099. On peut voir ce qu'il en est. cl qun rcintinicr, c'est n'être pas préparés, savoir, en ce qu'ils ne pouvaient point être introduits, avant qu'ils eussent subi les tentations, cl que par elles le Seigneur eùl continué les vrais et les biens, et les eût conjoints: cela est entendu ici par être préparé.
8130. Et nuits campent devant Pichiroth entre Migdal et la mer. devant BaalSéphoti, signifie le commencement de l'état pour subir les tentations : on le voit par la signilication de camper, en co que c'est l'ordination du vrai et du bien, N« 4236, 8)03 f. , ici pour subir les tentations : c'est cet étal qui est signifié par ces lieux vers lesquels ils devaient camper ; que cet état soit signitié , cela est évident d'après ce qui suit , en ce que Pharaon avec sou année y plaça ensuite son camp, et qu'à la vue du camp les fils d'Israël tombèrent dans une grande anxiété, par laquelle est signifié le premier éiatdes tentations. Fuir plus loin Vers. 9,10,11,12.
8132. Vis-à-vis de là rous camperez près de lamer, signifie de là l'influx de la tentation : on le voit par la signilication de vis-à-vis delà, en ce que c'est auprès alin d'être en présence, cl dans le sens interne, afin que de là il y ait un influx ; par la signification de camper, en ce que c'est i'ordinaiinn du vrai et du bien pour subir les tentations, comme ci-dessus. S" Kt:ti>; d par la signilication de la mer de Supli , en ce qtiïllei'«l l'eiilY'r, nii sont les fauxd'après
EXODE, CIIAI*. QUATORZIÈME. 883 les maux. N"8099. Usera dit en peu de mots comment il faut cntendrc que île là vient l'influx de la tentation : Les Tentations chez l'homme sont dos combats spirituels entre les mauvais esprits et les bons esprils; les combats ont lieu d'après les choses ci sur les choses que l'homme a faites et pensées, qui sont dans sa mémoire ; les mauvais esprits accusent et attaquent, mais les bons excusent et défendent ; ces combats apparaissent comme dans l'homme , car les cliosesquî influent du momie spirituel tihiw. l'homme se présentent comme ne venant pas de là, mais en lui, voir N«74l, 75i, 761, (820, 3927, 42*9, 4307, 4572, 3036, 66S7, 6666 : il en est de même pour les Esprits, quand ils [subissent les tenlations : lors donc qu'ils doivent subir (es tentations, te Seigneur dispose chez eux les intérieurs, c'est-à-dire . les vrais cl les biens, dans cet état, alin que par l'influx immédiat procédant de Lui, cl par l'influx médiat parle ciel, il suif possible rie résister aux faux et aux maux qui proviennent des enfers, et qu'ainsi celui qui est dans la tentation soit en sûreté : et quand l'homme est tenté, il est aussi auprès de l'enfer, principalement auprès rie cet enfer qui est signifié par la mer de Suph, car ta sont ceux qui ont été dans la science du vrai, mais dans la vie du mal, el par suite dans les faux d'après le mal ; c'est des enfers qu'influent par les esprits ces choses qui introduisent chez l'homme l'anxiété flans [es tenlMiiins : d'après cela , on peuiTOircequi est entendu par l'influx delà tentation, qui provient de l'enfer, et qui est signifié en ce qu'ils devaient camper vis-à-vis près de la mer de Suph.
8132. Et Pharaon (lira des fils d'Israël, signifie la primée de ceux qui étaient dans ta damnation sur l'état de ceux de l'Église spirituelle : on le voit par la signification de dire, en ce que c'est la pensée, N™ 7094, 7f07, 7244, 7937; par la représentation de
Pharaon, en ce qu'il désigne ceux qui inirstent par les faux , S" 7407, 7)10, 7426, 7143,7220,7228,7317; ici.ccux qui sont dans la damnation, c'est-à-dire dans les faux sans mélange d'après le mal, car ceux qui sont dans ces faux sont dans la damnation; cet état est signifié par Pharaon et parles Egyptiens, après que leurs premier nés eurent été (ués, car par les premier-nés tués est signifiée la damnation, K Q! 7766, 777R; et parla représentation des file d'Israël, en ce qu'ils sont ceux de l'Église spirituelle . N° 8428.
m ABCANES CÉLESTES.
8133. Ils salit cniban listés dans In terri, signifie g u'its sont dans In confusion quant aux choses nui appartiennent à l'Église : on lu voil par la signifient ion (l'être embarrassé, en te que c'est être emlironillé, ainsi dans la confusion, i\'°2R3(; et par la signification de la icrrc, en ce que ce sont les eliuses qui appartiennent à l'Église ; que la terre soit l'Église, on le voit N° 80M.
8(34. Sur eux t'est fermé le désert, signifieque [obscurité s'est emparée deux : on le voit par la signification de se fermer sur eux, ot'sque cela est dit di; ruWiirilé, qui est signifiée par le désert, en ce que c'est s'emparer entièrement d'eux ; cl par la signification du désert, en ce qu'il est l'iitisciu 1 de la loi, i\ u 7313.
8133. lit j'endurcirai le cœur tk Plmraon, signifie que ceux qui étaient dans les faux d'après le mal s'obstineraient encore : on le voit par la signification d'endurcir, en ce que c'est s'obstiner. Nos 7272,7300, 7303; et par la représentation de Pharaon, en ce qu'il désigne ceux qui sont dans les faux d'après le mal, ou ce qui revient au même, ceux qui sont dans la damnation, comme cidessus, N« 81 3i : il est dit le «sur de Pharaon, parce que le eccur dans te sens réel signifie le hien de l'amour célesie, N" 3313, 3635, 3883 a 3890, 75VÎ ; par suite, dans le sens Apposé, le mal, ici le mal de ceux qui ont été dans la science de la foi et dans la vie du mal.
8136. Et il les poursuivra, signifie qu'ils s'ejJWrnicnf encore tle 1rs subjuguer : on le voit par la signification de les poursuivre, en ce que c'est s'elforcer de subjuguer, car l'intention, en les poursuivant, était de les réduire dans l'état de servitude, et par servir, lorsqu'il s'agit des Égyptiens, est signifiée l'intention de subjuguer,. N<" 6006, 0070, 067t.
8137. Et je serai glorifié . signifie qu'ils verront l'effet Ukin provenant duDivin Humain du Seigneur dans la dissipation du faux ; on le voil par la signification A'etre glorifié, lorsque cela est dit de Jélioval) ou du Seigneur, en ce que c'est l'effet Divin , ici provenant de son Divin Humain, parce que le Seigneur, par cela qu'il est venu dans le monde, et qu'il a pris l'Humain et l'a fait Divin, a jeté dans les enfers tous les maux cl tous les faux, et a remis les cieux en ordre cl délivré aussi de la damnation ceux qui étaient de l'Église spirituelle, noir K™ 0851, G9I1, 7091, 7828, 7932,
EXODE, CHAP. QUATORZIÈME. 98!i SOIS; voilii fia giStidral ce qui est signifié ]iar Olrc glorifié, mais ici il est signifié que ceux qui avaient infesté les esprits probes seraient jetés dans l'enfer, et qu'ils y seraient enveloppés par les faux comme par les eaux rte lu mer, et cela comme un effet Divin provenant de la seule présence du Seigneur. Afin qu'on sache comment cela se passe, il va être donné rte nouvelles explications : il y a des enfers en aussi grand nombre qu'il y a rie genres et d'espèces rte maux ; chaque enter est séparé d'un autre comme par des brouillards, des nuées eu des eaux : les main et les faux dans l'autre vie apparaissent devant les veux des esprits comme des brouillards et
rte ceux qui ontétéd<> l'Kglise spirituelle cl ont mal vécu, comme des eaux ; et les faux prévenant di s maux de ceux qui ont été de l'Église céleste, connue de; liiTCullar.ls {uhnl,i)\ ainsi apparaissent enveloppés ceux qui sont dans les enfers, partout avec différence quant ù la quantité et a la qualité, dense et ténue, ténébreuse et obscure, et cela selon le jvrire ,.[ l'espère du !au\ provenant du mal; l'enfer oii sont ceux qui ont vécu dans la foi séparée d'avec la charité et dans la vie du mal, est euvein|>pé cnmme par les eaux de la mer; à la vérité les Taux du mal n'apparaissent point comme des eaux il ceux qui son! dans cet enfer, mais ils apparaissent ainsi à ceux qui regardent du dehors; au-dessus de cette mer, oft sont ceux-là, il y a les enfers des adultères ; la raison pour laquelle ces enfers sont au-dessus, c'est que les adultères dans lo sens interne sont les adultérations du bien et par suite les perversions du vrai, par conséquent les maux d'où proviennent les faux contre les nais et les biens de la foi, N M 2466, 27Î9, 3399, tels que sont les faux chez ceux qui sont dans l'enfer au-dessous, et ont vécu contre le vrai de l'Eglise, et re^tiile absolument comme rien le bien de l'Église, et comme ils l'ont regardé comme rien, ilsout aussi adultéré et perverti tout ce qui cstditdu bien dans la Parole, c'est-à-dire tout ce qui est dit de la charité envers le prochain dl de l'amour pour Dieu. Quant à ce qui concerne la glorification en Pharaon et en son armée, c'est ici cette submersion dans cet enfer et ['investissement par des eaux connue celles d'une mer, d'après la seule présence du Seigneur, ainsi qu'il a été dil ; en ellét, les méchants fuient la présence du Seigneur, c'est- à-dire, la présente rtn bien et
du vrai qui procèdent du Lui, car an seul afflux du bien et du vrai ils sont saisis d'Itorreur et sont dans la torture, cl d'apits celte présence ils sont aussi enveloppés de leurs maux et de leurs faux, car alors ces maux et ces faux sortent d'eux avec irruption, et les entourent et s'interposent, afin que le Divin n'influe point et qu'ils n'en soient point tourmentés; c'est cet effet l>ivin, qui est signifie ici par la glorification en Pliaraon et en son année; que cet effet provienne du Divin Humain du Seigneur, c'est, comme il a été dit ci-dessus, parce que le Seigneur, par cela qu'il est venu dans le monde, cl qu'il a pris l'Humain et l'a fait Divin, a jeté dans l'enfer tous les faux et tous les maux, et a remis en ordre dans les cieux les vrais cl les liions, et délivré de la damnation ceux qui étaient de l'Lylise spirituelle.
8)38. En Pharaon cl en toute son armée, lignifie que ceux qui étaient dans les faux a"a}trèt ic mal fuient plongés dans l'enfer, et y furent ensevelis dans les faux connue dans îles eaux : on le voit d'après ce qui vient Uïlre rup|inrié M" SI :17, savoir, en ce que par Pliaraon sont signifiés ceux qui mit éié jrics ilansl'eufer, et ils le sont aussi par son arma, par l'Iiaraûn sont signifiés ceux qui étaient dans les faux d'après le mal, et par son armée sont signifiés les faux eux-mêmes ; que les armées soient les vrais d'après le bien, on le voit m 3(18, 7236, 7988, et par suite dans le sens opposé les faux d'après le mal, ~S° 3U8 : il est dit qu'ils furent ensevelis dans les faux comme dans di s eaux, paire que les l'uus d'après le mal, tels que sont les faux de ceux de. l'Église qui ont élé dans la foi séparée et dans la vie du mal, apparaissant là comme des eaux, W°8137; c'est aussi de la que les inondations d'eaux signifient les vastatious du vrai, et que les eaux ; signifient les faux, jN"»70;i, 739, 75G, 631G, 7307, (5853.
8139. El les Égyptiens luitrunt que Moi je suis Jéhovah, signifie que par là il sera cornu que le Seigneur est le seul Dieu : on le voit d'après ce qui a été expliqué I\ u » 7101, 7(4*, 7544, 1398, 703fi, oii sont de semblables paroles.
8140. Et ils jireiii "iiisi , signifie t'iiliassmtcc : on le voit sans
explication.
8141. Vers. 8, G, 7, 8, 9. El l'on rapporta au roi d' Egypte que le peuple fuyait , cl fut tourné le cœur de Pliaraon et de ses serri-
EXODE, CllAP. QUATORZIÈME. 387 leurs contre le. peuple , cl ils dirent : Qu'est-ce ceci que nous tirons fait, que nous ayons renvoyé lirait de noire iifi'in.' Etîlatteta son char, cl prit ion peuple avec lui. El il prit six cents chars d'élite, et loas les chars d'Egypte ; et des chefs tertiaires sitr eux tous. Et Jéhovuh endurcit le aturde Pharaon rai d'Egypte, et il poursuivit les fils d'Israël ; et les fili d'Israël sortaient par main haute. Et les Egyptiens Ici poursuivirent, et ils les atteignirent eampè' prèi de la mer; tous les chenaux des ehars de Pharaon, et ses cavaliers, et sou aimée, pris de Pi-Chiroth devant liaal-Sëphon. — Et l'on rapporta au roi d'Egypte que le peuple fuyait , signifie lu pensée de ceux qui étaient dans les faux sans mélange d'après le mal , qu'ils étaient entièrement séparés : cl fut tourne leeccurde Pharaon et de ses serviteurs contre le peuple , signifie le changement d'état en mal elle/, ceux qui riaient dans It s faux d'après le mal : et ils dirent : Qu'est-ce ceci que nous avons fait, signifie le reproche : que nous ayons renvoyé Israël lté noire service , signifie d'avoir laissé Cl de n'avoir point subjugué : et il attela son char, signifie la doctrine du faux, qui appartient a la foi séparée, en générai : et pril son peuple avec lui, signifie avec tous les faux en général et en particulier ; cl il prit six cents chars d'élite , signifie en général et en particulier tous les doctrinaux du faux, qui appartiennent à la foi séparée, dans leur ordre :ct tous les,clia's d'Egypte, signifie cl aussi les doctrinaux du faux, qui sont subordonnés aux précédents: cl des chefs tertiaires sur eux Ions, signifie réduits en ordre SOUS les Communs : et Jéhot-tth endurât te m ur de Pharaon, roi
iCEggpie, signilie l'iilistiiiaïkni d'après le faux qui provient du
mal : cl il poursuit!) tes /ils d'Israël, signifie l'effort pour subjuguer ceux qui étaient dans la foi conjointe à la charité ; cl les fils d'Israël sortaient par main haute, signifie lorsque cependant ils étaient délivrés de l'effort de leur subjugation par la puissance Divine: et les Egyptiens Us poursuivirent, signifie l'effet provenant de l'effort île subjugation de la part de ceux qui étaient dans les faux d'après le mal : et ils les atteignirent campés près de la mer, signilie la communication autour de la région de l'enfer où sont les Taux d'après le mal : tous Ici chevaux des cliarsdc Pharaon, et ses cavaliers, et son année, signifie toutes lus Nuises qui appartiennent , au faux d'après l'inlellecluel perverti : près de Pi-CIihaih, devant
EXODE. CIIAP. QUATORZIÈME. 30s
Egyptiens, en ce que c'est l'attaque par les faux et l' infestai ion, N°>7l2fl,7l29,elparlàlasubjugaiion, S«M60, 6670,6671.
S 146. El il attela son chai; lignifie la doctrine du faux e/ai appartient à la foi séparée , en général : OU le voit par lu signification du char, en ce qu'il est la doctrine, K u = 2760, 5321 , 59*5, ici la doctrine du faux, qui appartient a la foi séparée, parce que c'est le char de Pharaon , et que par Pharaon sord représentés les faux qui appartiennent à la foi séparée, car ceux qui sodi dans la foi séparée d'avec la charité, cl en même lemps dans la vie du mal , ne peuvent être que dans les faux, jN' u 809t. Dans ce qui va suïïre il s'agit de l'assemblage de toutes les faussetés d'après le mal chez ceux qui ont été dans la foi séparée d'avec la charité et dans la vie du mal : dans ce qui précède il a élé question de la vaslalion des vrais de la foi cliez eus, et enfin de Lu léduciion à cet étal, au point qu'ils fussent dans 1rs taux sans mélange d'après le mal, ainsi dans la damnation ; maintenant dans ce Chapitre il s'agit de leur rejet dans l'enfer, car le rejet dans l'enfer su.il la damnation : voici ce qu'il en est de cet état, savoir, de l'état de rejet dans l'enfer ; quand cela arrive, tous les faux qui soni chez eux sont rassemblés en un, ce qui se fait par l'ouverture de tous les enfers avec lesquels ils avaient eu communication, et ces faux sont versés en eux; de la les condensations, autour d'eux, des faux d'après le mal, qui apparaissent comme des eaux à ceux qui regardent du dehors. Ru 8)37, 8138, sont des exhalaisons de leur vie ; quand ils en sont entourés de tout coté, ils sont dans l'enfer : si les faux d'après le mal sont rassemblés en un el versés en eux, c'est afin qu'ils soient enveloppés par ces choses qui avaient appartenu à leur vie, el qu'ils soient ensuite retenus en elles; c'est le genre du mal el du faux de ce mal qui alors les distingue, et qui distinguo leur enfer des autres enfers : comme il s'agit de l'assemblage de tous les faux d'après le mal, qui sont chez eux, c'estpour cela que dans ce Chapitre il est fait tant de fois mention du char de Pharaon, de ses chevaux, de ses cavaliers, de son armée et de son peuple, car par là sont signifiées toutes les choses du Taux qui étaient chez eux; comme dans ce verset : - Il altcla suri char el prit sonpeupte avec lui; ■ —
Vois. 7: «Il prit six cents chars d'élite, etlous les chars d'Éggpte;* — Vers. "9: ■ Et les Egyptiens les poursuivirent; tous te» chevaux xit. ;n
AliCANKS CKI.ESÏKS.
rie. chars de Plmrnon, vises cavaliers, elso» nrmée; p -Vers. 17 ; » Je serai glorifié en Pharaon, en tonte son armée, en ses cfcw* cl en ses cavaliers. « — Vers. 18, pareillement ; —Vers. 23 : «El les Egyptiens poursuivirent, el vinrent après eux, (oui les chaatuc de Pharaon, ses chars el ses caval'ers. • — Veis. îo : « Jéhovah Ailourna la rouerie ses cAmi. » — Vers 2G : » Que les eaux reloumenl sur les Egyptiens, sur leurs chars et sur leurs cavaliers. .—Vers. SB: « Les eaux retournèrent, et elles couvrirent les chars cl les cavaliers, (leioute Y armée de Pharaon. » Ces choses sont répétées tant île fois, parce qu'il s'agit tics faus d'après le mal, en ce qu'ils ont été rassemblés et verses en eus, car par elles sont signifiées toutes les choses du faux d'après le mal, par Pharaon et par les Égyptiens ceux mêmes qui seul dam les faux d'après le mal; par les chars, les doctrinaux du faux ; par les chevaux, les scienliliques faux d'après l'intellectuel perverti; par les cavalieis, les raisonnements qui en proviennent ; par l'année el par le peuple, les faux eux-mêmes.
8147, Et prit son peuple avec lui, signifie avec tous les [aux en générât el eu particulier : on le ïuil par la signilicalion du peuple, en ce que ce sont les vrais, et dans le sens opposé les faux, Ïî«1î59, 1260, 3295, 3381, ici les faux d'après le mal, qui sont représentés par Pliaraon cl par les Egyptiens. Quand il est dit Pharaon et ses serviteurs, ou Pharaon cl son peuple, il est signifié tous ceux, en général et en particulier, qui sont dans ces faux, et aussi tous les faux en général et en particulier, i\" 7336.
8148. Et il prit six cents char d élite , signifie en général et en particulier tous le» doctrinaux du faux, qui appartiennent à la foi séparée, dan» leur ordre : on le voit par la signilicaLion {lu nombre six cents , en ce que ce sont toutes les dios^ eu général el en parliculier, du vrai et du bien de la foi dans un seul complexe, ainsi dans le sens opposé toute les choses, eu général et en particulier, du faux et du mal de la foi séparée d'avec la charité ; que ce soit la ce qui est signifié par six cents, on peut le voir d'après ce qui a été montré sur le nombre six cent mille, N° 7973 ; et par la signilicalion des chars, en ce qu'ils sont les doctrinaux de la foi, ici de la foi séparée, ÎS'°8I16; par les chars à'élite sont signifiés lesdocirinaux principaux decettefoi, desquels dépendent tous les autres;' ceux qui en dépendent, on qui sont à leur service, sont signifiés
ÉXUDK, CIUP. yLA'mnZIIÏMK. 30Ï |iar les chars d'Égyplc, cîonl il est ensuite prit 1 . Il faut qu'on sache (lue ces faux, qui sont signifiés ici par Pharaon, son armée et son peuple, puis p;ir ses cliars, ses chevaux e! ses cavaliers, sont principalcmcnl les faux de ceux qui sont dans la foi persuasive, c'est-à-dire, qui se persuadent que les doctrinaux de l'Église, dans laquelle ils se ironven.1 , sont des vrais, cl qui néanmoins vivent de la vie du mal ; la foi persuasive existe a ver la vie du niai, mais non la foi salvifique, car la fui persuasive est la persuasion que toutes les choses qui appartiennent a la docirine de l'Église sont des vrais, et cela, non pas pour le vrai, ni pour la vie, ni même pour le salut, car ils y ci oient à peine, mais pour des prolits, c'està-dire pour acquérir honneurs cl ncliessrs, cl pour la réputation ; c'est pour obtenir ces avantages, qu'ils s'instruisent des doctrinaux, ainsi ce n'est point pour Être utiles à l'Église et au salut des iîmes, mais c'est pour leur propre avantager.! pour celui dos leurs; c'est pourquoi peu leur importe que ces doctrinaux soient des
encore moins, car ils ne sont dans aucune alieclion du vrai pour le vrai ; mais ils les confirment, quels qu'ils soient, et quand ils les ont confirmés, ils se persuadent que ce sont des vrais, sans penser que les faux peuvent être confirmés aussi hien que les vrais, S"' mi,5Q33, 6865,7012,7680, 7S50 ; de là la foi persuasive ; commeccttcfoi a pour lin cl regarde, non pas le prochain et le bien du prochain, ni par conséquent le Seigneur, mais soi-même et le monde, c'est-à-dire, les honneurs et le gain, elle esl conjointe avec le mal de la vie, et non avec le bien de la vie, car !a foi conjointe avec ce bien est salvifique; cette foi est donnée par le Seigneur, mais l'autre vient de l'homme lui-même ; celle-là reste pour l'éternité, celle-ci est dissipée dans l'autre vie ; elle est même dissipée dans le monde, si par elle ils ne font aucun profit ; mais tant qu'ils en tirent du profit, ils combattent pour elle, comme pour le ciel même, lorsque cependant c'est pour eux qu'ils combattent et non pour elle; car les choses qui appartiennent à la foi, c'est-à-dire, les doctrinaux, leur servent de moyens pour leur fin, c'esl-à-dtre, pour la prééminence et pour l'opulence ; ceux qui dans le monde sont dans cette foi peuvent difficileincotét-e distinguésde ceux qui sont dans la foi salvifique, car ils parlent et prêchent avec
AH(:\sr.s <:i ; ;i.i;stks.
produite iiar le feu de l'amour de soi cl du monde. Ce sont ceux-ci qui sont principalement si-un'irs pue i'im'aon et par les Égyptiens, el qui dans l'autre vie sont dévastes quant à celle foi : et celle foi étant dévastée, ils sont dans les faus sans mélange d'après le mal, car alors les faux s'élancent du mal : en effet, tout mal a avec lui son faux, car ils sont conjoints ; el ces faux apparaissent quand ils sont abandonnés au mal de leur vie; alors le mal est comme un feu, ni lesfaux sont comme la lueur qui provient dp ce feu. Ce genre de mal et de faux provenant de ce mal dtuVre absolument des genres des autres maux et des faux de ces maux ; il est plus abominable quêtons les autres, parce qu'il est contre les biens el les vrais de la loi, et par suile dans ce mal il y a la profanation ; la profanation est la reconnaissance du vrai et du bien, ci néanmoins la vie contre ce vrai et ce bien, S» 593, (008, 10)0, 1059, 2091, 3398. 3898, 4289, 4601, 6959,0903, 6971.
8140. El tous les chars iCÉggptc, signifie cl aussi les doctrinaux tla faux, qui sont subordonné* aux pmiitnm : ou le voit par la signification dcstWi de Pharaon, en ce qu'ils sont les principaux doctrinaux du faux, desquels dépendaient tous les autres, delà (es chars d'Egypte ^ ni lient 1rs doctrinaux du faux, qui y sont subordonnés, K° 8148; car par le roi el ses chars sont signifiés les principaux doctrinaux, mais par le peuple ou par les Égy ptiens et leurs chars sont signifiés les doctrinaux secondaires. Les doctrinaux de l'Église chez ceux qui sont dans la vie du mal sont dits doctrinaux du faux, quoique, quant à une partie plus pelile ou plus grande, ils puissent être des vrais ; et cela parce que les vrais chez ceux qui sont dans le mal de la vie ne son! point des vrais quant à eux; en eifet, par l'application au mal qui appartient à la vie. ils dépouillent l'essence du vrai, et revêtent la nature du faux, car ils regardent vers le mal auquel ils se conjoiguent ; les vrais no peuvent cire conjoints au mal, à moins qu'ils ne soient falsifiés, ce qui est fait par de funestes interprétations, et ainsi par des perversions; c'esl de là que les doctrinaux de l'Église chez eux sont appelés doctrinaux du taux, quoiqu'ils aient élé des vrais; car c'esl une règle, que les vrais chez ceux qui sont dans le mal de la viesonl falsifiés, et que les faux clic/ ceux qui sont dans le bien delà
EXODE, CHAT. QUATORZIEME, 309 ™ sont rendus vrais; si les faux chei ceux-ci sont rendus vrais, e'est parte qu'ils sont appliqués, de manière qu'ils concordai i avec le bien, ainsi les rudesses mêmes du faux sont effacées, voir N"80W.
8150. Et des chefs tertiaires sur eux toia, signifie réduits en entre tous les communs : on le voit par la signification lies chefs Tertiaires en ce qu'ils sont les commun* sous lesquels sont lesparticuliers; que les elle fs tertiaires aient cette signification, c'est parce que trois, dont ils tirent leur nom, signifie ce qui est complet et entier, ïï« S788, i*95, 7715, et que les cheTs signifient les principaux ; les principaux avec les particuliers sont les communs, car sous les communs sont mises en ordre toutes les choses, en général et en particulier, qui doivent être dans la série; l'ordination sous les communs fait que toulcs ces choses font uu, et qu'elles sont dans une forme, et ont ensemble une qualité : quant aux communs, en ce que sous eux son! les parliculiers, el sous ceux-ci les singuliers, i-oirN" 920,21)81, 3739, .1325 f.,4329, 4315, 4383, 5208, 5339, 6115, Ci 16.
8151. Et Jékocalk endurcit te COtur de Pliaraon, roi d'Éggpte, signifie l'obstination d'après le faux, qui provient du mal : on le voit pur la signification d'endurcir le cœur, en ce que c'est s'obstiner, m 7572,7300,7305,7616; quand il est dit que Jéhovab endurcit le cœur de Pliaraon, cela signifie dans le sens interne, que ceux qui étaient dans le mal et dans le Taux se sont endurcis euxmêmes, ainsi les maux mêmes et les Taux mêmes, voir sur ce sujet N°* 2*47, 6071,6091.6997,7533, 7643, 7877,7926.
8155. El il poursuivit les fils d'Israël, signifie l'effort pour subjuguer ceux qui étaient dans la foi conjointe à la charité : on le voit par la signification de pom-'uivre, en ce que c'est l'elforl pour subjuguer, comme iN" 8136 : et par la représentation des fils d'Israël, en ce qu'il sont ceux qui étaient de l'Église spirituelle, comme il a été dit tres-souvenl, ainsi ceux qui riaient dans la foi conjointe a la charité, car ceux qui sont de cette Église, sont dans celte loi tant quant à la doctrine que quant k la vie ; le bien de la foi uu la charité estl'esseulii;!, aiu-i à lu premii-re plue.:', pour ceux qui saut de lu vraie Église spirituelle; niais pour ceux chez qui la loi a été séparée de son bien, tant quanta la doctrine que quant ù la vk, le
.■110 AHCAHES CÉLESTES,
vrai de la Foi oui» foi esl l'esscu liel <hi à la promii-i o place ; ceux-ci. ne som pas dp celte Église, car c'est In vie et non la docirine qui' fait l'Église, si IV n'est qu'autant que h dmlrini' devient de la vie: De là il est évidenl que ITidise du Seigneur n'est peint ici ou la, mais qu'elle est partout, tant au dedans de ces royaumes où esl l'Église, que hors de ces royaumes, oii l'on vit selun les préceptes delà cliarité : do la vient que l'élise du Seigneur est répandue sur tout le glotte, cl qii" cependant clic est une; en effet, quand c'est la vie et non la doctrine sépaiée de la vie, qui fait l'Église, "lors l'Église est une ; mais quand la docirine fait l'Église, il y a alors plusieurs Kglises.
8153. Et lesfih d'Israël sortaient par main fjniiic, signifie lorsque cependant ils étaient délivrés lie l'effort de leur subjuijation par ta puissance divine ; on le voit par la représentation des fils if Israël en ce qu'ils sonl ceuxqui étaient de l'Église spirituelle, ou dans la foi conjointe à la cliarité, comme ci-dessus iV 81 53 ; par la signification de sortir, en ce que c'est être garantis on délivrés de l'effort de leur subjugation, effort qui est signifié par poursuivre, Iϰ8I52 ; et pat la signification de main liante , en ce que c'est la puissance Divine, car par nia in est signifiée lu puissance, fli™ 878. 3387, 4931 a J937.5397, 5328, 5544, 6293, 6947, 701 1, 7188, 7189, 75(8, 7673, 8030, 80G9, et par haut esl signifié le Divin ; si le haut est le Divin, c'est parce que par là esl entendu le Ciel où est le Divin ; par suite, dans la Parole, il est dit de Jéhovah ou du Seigneur, qu'il habile en liuiit, ci l.ui-lléme est appelé le Tres-Ilaut ; comme dans Ésaie : ■ Exalté sera Jéhovah , car il habite en » Haut. >. — XXXUI. 5. — Dans le Même : • Ainsi a dit le liant el » YÉIevé, qui lialiiic dans l'éirmité, et dont le nom (or) le Saint ; » dans le Saint et le Haut j'habite.»— I.VH. 15.— Dans David : . Jéhovah a envoyé d'en Haut , et il m'a délivré. . — Ps. XVIII. (7 : — De là Jéhovah est appelé le Très-Haut. — Dentér. XXXI I. 8.Dan.lV.14, SI, 31 . VU. 18, 39, 25.Ps.VH. 18. Ps. IX. 3. Ps. XVHÏ. 14. Ps. XL VI. 5. Ps. I,. 1t. Ps. LVH. 3. Ps. LXXXI1. 6. — Comme le llautsigniliail lcCieletle Divin dans le Ciel, c'est pour cela que le culte Divin cite* crin qui étaient de l'Église représentative, élail institué sur des mmiiagnese! sur des hauts lieux, et c'est aussi pour cela qu'il élail céléhié sur des lieux élevés, qu'ils
EXODE, CHAP. QUATORZIÈME. 311 se bâ lissaient eux-mêmes; il en est parlé ça et là dans les Historii]ucset dans les Prophétiques delà l'a rôle, comme dans Éïéch ici : ■Tu l'es bàli un (lieu) Élevé, et tu l'es l'ail un llaai (lieu) dans ■■ chaque place; a chaque tête declieminlu :is bàli ion (lieu) Élevé.» — XVI. Si, 55, 31. — Si le Divin a Été signifié parle haut, c'est parce que par le Ciel astral a été signifié le Ciel Angélique, cl qu'on a même cru que celui-ci était dans le ciel astral ; mais les plus sages d'entre eux savaient que le Ciel élait, non pas dans le haut, mais où étaii le bien de l'amour, el que ce bien élait intérieurement dans l'homme, m quelqu'ciHlmi! que lût celui-ci ; que les Hauts soient les intérieurs, ou les biensquisont dans les intérieurs, on le voit N« iôO, 1733, 21 i8, i2(0,i599.
8Iôi. Et les Egyptiens, tes poursuivirent, signifie l'effet proisenam de l'effort de subjugation de ta part de ceux qui étaient dans les faux d'après le mal : on le voit par la signification de poiirjrtiire, en ce que c'est reflbrl de snhjugalion , comme ci-dessus Pi" S) 53, ici l'effet provenauidecet effort, parce que cela est dit une seconde fois; el par la signification il. -s Kggptiens, en ce qu'ils sont ceux qui élaieni dans les faux d'après le mal , ainsi qu'il a été déjà dit souvent.
815!). Et Us les atteignirent rmipès près de la iner, signifie la communication autour de ta région de tenftr oit sont les fan.v d'après les maux : On le voit par la siniiilkalioii (l'atteindre , en ce que c'est la communication ; e;ir atteindre en joindre, dans le sens spirituel, est l'influx, par lequel il y a communication, ici des faux d'après le mal de ceux qui sont signifiés par les Égyptiens , avec ceux qui sont signifiés par les fils d'Israël; qu'ici ce soit la communication, cela est évident parla tentation que d'abord ils » subirent, et dont il sera parlé dans la suite ; tome tentation exisle par l'influx provenant desinters, ainsi par communication N U 8I3I; par la sic» i fi cal ion de camper, en ce que ce sont les ordinations du vrai et du bien par le Seigneur pour subir les tentations, N°* 8103, 8130, 8131; et par la signification de la mer, ici delà merdeSuph, en ce qu'elle est l'enfer, oit sont les faux d'après le mal do ceux qui étaient dans la foi séparée d'avec la charité et dans la vie du mal. H» 8099.8137,8(18.
8l!>(i. Tous 1er chenaux des ehart de Pharaon , et ses cavaliers
AUCUNES CÉLESTES
£ après l'intellectuel perverti : on le voit par la signification lies chevaux en ce qu'ils sont l'intellectuel, 2761 , Ï7G2, 3217, 532) , 70Î4, 80Î9, ici l'intellectuel perverti, tel qu'il est citez ceux qui sont dans le mal, el par suite dans le faux ; par la signification des chars, en eu qu'ils .sont les doctrinaux, N« 2760, 5321,5915, 5915, 81 4fi ; par la signification des cavaliers , en ce qu'ils sont les choses qui appartiennent a l'en ten demenl , K° 6534 , ici les raisonnements Taux provenant de l'intellectuel perverti ; et par la signification de l'année, en ce que ce sont les faux. N°8138 : d'après cela, il est évident que les chevaux des chars de Pharaon , et ses cavaliers, et son armée , signifient les scientifiques, les raisonnements et les faux d'après l'intellectuel perverti, ainsi toutes les choses qui appartiennent au faux.
8157. Près ,le Pi-Chiroth, devant Baat-Séphon, signifie dok prûi , --i:v.it lit imnrintnivniiim , el pur mite le commencement <lc l'état pour subir les tentations : on le voit d'après ce qui a éledit ci-dessus, N°8I80.
8158. Vers. 10, H, 12, 13, 14. Et Pharaon s'approcha , et tes (ils a' Israël levèrent leurs yeux, et voici, l'Egyptien cheminant après eux, cl ils craignirent fort, et ils crièrent, tes fils £ Israël, à Jéhnvaii. Et ils dirent à Moschch : Est-ce qu'il n'y avait point de sépulcres en Egypte , gîte tu nous aies pris pour mourir dans le désert? Qu'ot-cc que ceci que tu nous nt fait, pour nous retirer d"Egyple' N'est-ce pas là la parole que nom (avons prononcée en Egypte, en disant : Eaitsenous,et que nous striions les Egyptiens ? Car { il était ) bon pour nous de servir les Egyptiens plutôt que de mourir dons le désert. Et Moscheh dit au peuple : Ne craignes point , arrêtez-vous , cl voyez le salut de Jêltovah , ijtt'ii opérera pour vous aujourd'hui; car ces Egyptiens que vous voyez aujourd'hui, vous ne continuera: plus de les voir jusqu'au siècle. Jéhovah combattra pour vous, et vous , taisezvaus. — Et Pharaon s'approcha , signifie un grave influx du faux d'après le mal : et les fils d'Israël levèrent leurs yeux, signifie l'intellectuel du mental et la pensée: et voici, l'Egyptien cheminant après eux, signifie la gravite du faux qui croissait continuellement : et ils craignirent fort, signifie l'épouvante : et ils crièrent, les fils d'Israël, à Jéhovali,
EXODE, CHAP. QUATORZIÈME. 313 siynilie la supplication pour du secours : et ils dirent à Uotckék , signifie le comble de la teutaiion , quand vient le désespoir : est-ce
qu'il n'y avait point de sépulcres en Egypte, que lu nous aies prit pour mourir dans le désert? signifie que s'il y a damnation, ilétail indilférenl qu'elle vint par les faux de ceux qui infestaient, ou par l'état des tentations dans lequel ils suceom liera ie ut : qu'est-ce que ceci que tu nous as fait, pour nous retirer d'Égyptc, signifie que t'était en vain qu'ils avaient été délivrés des infestât ions des faux; n'est-ce pas là taparete que nous t'avons prononcée en Ètjyple, en sant, signilic que cette même pensée leur était venue quand ils étaient infestés par les faux : laisse-nous, et que nous servions les Egyptiens, signifie de n'être point détournés de se livrer: car (il était ) bon pour nous de servir tes Egyptiens plutôt que de mourir dans le désert, signifie que la damnation par la violence du faux dans l'état des infeslaiions était préférable à la damnation en succombant dans l'état des tentations : et Moscheh dit au peuple, signilic l'élévation iiors de l'état de désespoir par le Vrai Divin : ne craignes point , signifie qu'il ne faut pas se désespérer : arrêtezvous, et voyez te salut de Séhovah, signifie la salvation par le Seigneur seul, et l ien par eux-mêmes : qu'il opérera pour i-oas aujourd'hui , .signifie qui sera pour l'éternité : car ces Egyptiens que vous voyez aujourd'hui , rouit ne continuerez plus de les cuir jusqu'au siècle, signifie que les faux qui sont une fois éloignés le seront pour l'éternité : Jéltovah combattra pour vous , signilic que le Seipeur seul soutient les combats des tentations : et vous , taitet-vous , signille que par leure propres forces ils ne feront absolument rien.
8159. Et Pharaon s'approclta, signifie un grave influx du faux tf apris te mal ; on le voit par la représentation de Pharaon, en ce qu'il désigne ceux qui étaient dans les faux d'après lu mal, iN QS 8)32, 8(3ii, 81*6, 8148; et par la signification de s'approcher, en ce que c'est l'influx ; dans le sens interne il s'agit de la première tentation de ceux qui ont été délivres, et toute tentation se fait par l'influx des enfers, car les esprits infernaux rappellent il l'homme et tirent de sa mémoire toutes ses mauvaises actions et toutes ses mauvaises pensées , et par elles ils l'accusent et le damnent ; par suite sa conscience est tourmentée, et son mental tombe dans
ARCANES CÉLESTKS.
l'anxiété; cela esi f;iil par i'inllux qui vient des enfers, et surtout de cet enfer qui est représente pur lu mer de Suph ; d'après cela on peut voir que dans le sens spirituel, dans lequel il s'agit des tentalions, s'approclier signifie l'influx. Comme dans les Verseis qui vont suivre il s'agit de la première Tentation île ceux qui étaient de l'Église spirituelle, il faut qu'on sache qu'ils ne pouvaient point subir les Imitations, avant que le Seigneur eût tilorilié son Humain,
■ i i .i.i- i . ui tjii l>.> ..i ... . i.i . i, . .,( ,jjn, ce iiivin
Humain; s'ils les avaient subies auparavant, ils auraient succombé, car ceux qui étaient de l'Église spirituelle ont été sauves uniquement par le Divin Humain du Seigneur: les tentations de ceux de l'Église spirituelle, tenuitions qu'ils devaient subir aptes que le Seigneur serait venu dans le monde, et pourrait d'après le Divin Humain combattre pour eux contre les enfers, sont entendues par ces paroles dans Mulaeliie: « Incontinent viendra vers son » Temple le Seigneur que mus du reliez, et l'Ange de l'alliance que ■> vous désirez ; voici, il vient, a dit Jéliovab Sébaoth. Qui sou- » tiendra le jour de sou armement Yd qui subsistera quand il appa-
■ raitra? car li itia comme le feu du fondeur, rl comme le savon » des foulons ; il sera assis fondant ci ipuranl l'argent, et U purifiera
■ tes fils de Lévi, et il les nettoiera comme l'or et comme forgent, » afin qu'ils apportent à Jéliovab une Mincliab dans la justice ; alors
■ sera agréable à Jébovali la Mi ri chah de Juda cl de Jérusalem, « comme auxjouis d'éternité, cl nmimc années premières, » — III. 1, 3, 3, i ; — là, il est niuinleslrmeiit question de l'avènement du Seigneur; les lils de Lévi v sont ceiiv de l'Kglise spirituelle , car Lévi signifie la charité ou le bien spirituel, K™ 387o, 4497, 4502, 4503 ; le feu du fondeur est la tentation, par laquelle a lieu la purification qui est entendue ici par les purifier et les nettoyer comme l'or et l'argent; la Minchah qu'ils apporteront à Jéhovab est la foi et la charité ; les jours d'éternité et les années premières sont les anciennes Églises, et l'état du culte du Seigneur alors. Quant a ce qui concerne les Tentations, elles ont lieu, comme il a été dit cidessus, N» 8131 ; les enfers combattent contre l'homme, et le Seigneur pour l'homme ; à chaque faux que les enfers présentent, il y a une réponse par le Divin ; les faux qui viennent des enfers sont injectés et militent dans l'homme externe ou naturel, mais la
EXODE, CUAP. yiiATORZIÉML. 3(5 réponse pur h; Divin influe dans l'homme interne ou spii ituel ; ce qui vient du Divin ni- parvient point a la pereeptiou de l'homme de la même manière que les fans , ei ne meut point les singuliers de la pensée, mais il en meut les communs, el île telle sorte qu'à peine si cela vient à la perception autrement que comme un espoir, cl par suite une consolation, dans laquelle l'qiriiil.in! il v a des choses innombrables que l'homme ignore; ce son! des choses qui conviennent à son affection ou ;'. son amour, pi inripumcnl a l'aireclionou a l'amour du vrai et du birii, diiiil provient su ennscience. Ces explications ont été dénuées, atin qu'un snelii' que par la vie des fils d'Israël dans le désert sent décrites dans leur série' les tentations qu'ont subies ceu\ qui étaient de l'I^lisi' spirituelle du Seigneur, et qui ont été délivrés : s'ils uni subi des Tcmuliiuis, c'était afin qu'ils fussent ultérieurement préparés pour leeiel; car par les tentations, comme moyens uniques, les biens et les vrais sont conlirméset conjoints, et par elles la charité devient la charité de la foi, et la foi devient la foi de la chanté : que cens qui smil île rivalise doivent subir les lentations, cela est entendu par ees parole; que le Seigneur a diles dans Matthieu : ■ Quiconque ne prend point sa croix, et ne » suit point derrière. Uni, n'est point di^iie de Moi. » — X. 38, 39. Marc, Via, 31 il 38. — Dans le Même: « Jésus dit a ses disciples; - Si quelqu'un veut venir après Moi, qu'il renonce à soi-même, qu'il • prenne meriwa, cl qu'il Me suive. » - XVI. 31 ,2», Lue, IX. 23, 4i. — Dans Luc: ■ Quiconque ne i*ortc point sa croix, cl ne vient
■ point après Moi, ne peut être mon disciple. - —XIV. 27. — Dans Marc: ■ Jésus dit au riche: viens, suis-Moi, portant la croix. » — X. 21. — Lt dans Matthieu; « Ne pense/ point que je sois venu pour » mettre la pais sur la terre, je suis venu mettre, non la paix, mais
■ Pépée. ■ — X. 3t. — Toutefois il faut qu'on sache que dans les tentations l'homme ne combat point, mais le Seigneur seul combat pour l'homme, quoiqu'il semble que le combat soit livré par l'homme; el quand le Seigneur combat pour l'homme, l'homme est vainqueur dans touies les tentations : aujourd'hui il en est peu qui soient admis dans les lénifiions, et cela, pan e qu'on n'est point dans la vie delà foi, ni par conséquent dans la conscience du vrai, et celui qui n'est point dans la conscience du vrai d'après le bien de la vie, succombe, et alors son élat suivant est pire que son étal précédent.
AUCANES CÉLESTES.
81 60. Et les fils iflsraél levèrent leurs yeux, signifie l'intellectuel itu mental et la pensée : on 11* voîl par la si^miiciliim il.'s ni ce qu'ils sont l'imelIecLucL du mental, M 0 * 2701, 38S0, 1103 àH2l, 4523 il 1331 ; de là lever lei «eux, c'est l'inluilion . la perception et la pensée, l\"> 2789, 2829, 3198, 3202, 1083, 1086, 1339.
8)61. Et roici, l'Égyptien cheminant après eux, signifie lu yra-
calion de l'Égyptien, en ce qu'il désigne c 'itx qui étaient dans les faux d'après le mal, par ransniw'iil aussi lu tain même d'après le mal, S" 8132, 8135, 8)16, 8118; el parla s ignilieation de cheminer après eux , en ce que c'est l'influx et la communication plus proches ; Pharaon Rapprocha, a signifié l'influx du faux d'après le mal, N°81i>9, par conséquent chuiuiner apt't-s eux signifie l'influx encore plus proche, ainsi plus grave ; de là vient qu'il est signilié que la gravité du faux croissait LuniiMU'llument. La lentation est décrite dans ce qui va suivie , et comme elle existe par l'influx du fauxd'aprcs le mal venant des eufers, c'est pour cela que maintenant est décrite son approche, c'est-à-dire, sa gravité croissante.
816Î. Et ils craignirent fort, signifie l'épouvante : on le voit par la sigmlication de craindre, lorsque cela est dit de la tentation, eu ce que c'est l'horreur ou rëpouvaii;e; que la crainte soit l'épouvante, c'est parce que, quand la tentation assaille l'homme, sa conscience est H appée d'épouvante d'après les faux et les maux, par conséquent aussi l'homme interne, car la conscience appartient il l'homme interne; de là l'horreur, qui est une aversion conjointe à la crainte pour la uwrL spirituelle ; l'IiuiTeui 1 existe d'après le seul influx du faux el du mal chez, ceux qui ont la conscience, car la conscience provient du vrai cl du hien de la toi, par conséquent des cliosesqui font la vie spirituelle ; les faux et les maux sont destructifs de cette vie, et s'etforcent par conséquent d'apporter la mort, c'estù-dire, la damnation ; de là l'épouvante.
8163. jEi ils erièr. nt.lcs fils ditraèl, a Jéhovah, signifie la supplication pour du secours : on le voit sans explication.
81 Ci. Et ils dirent à Moschch, signifie le comble de la tentation
ci le tlêsespoir : ou le voit par les paroles qui suivent, car elles sont enveloppées dans ils dirent; que les paroles suivantes soient des paroles de la tentation, quand celle-ci est parvenue à suri comlilc
cl qu'il v a désespoir, cela est évident : il csl dil désespoir, parce que le plus souvent le désespoir est la lin ou dans la fin des tentations spirituelles, fi" 1787, 269i, 5279, SÎ80, 71 47, 71 55, 71GB. Comme aujourd'hui il en est peu qui subissent les tentations spirituelles, et que [Kir suite on ignore ce que sont ces tentations, il m'est permis d'en dire encore quelque chose : il y a les Tentations spirituelles et il y a les Tentations naturelles; les le u ta tions spirituelles sont de l'homme Interne, mais les tentations naturelles sont de l'homme externe ; les temaiiuns spirituelles csisicnt parfois sans les tentations naturelles et paiiois ;iyiy ns tentations; les tentations naturelles ont lieu lorsque l'Iionime soutire quant au corps, quant aux honneurs, quant au\ ne lies sus, en un mot quant à la vie naturelle, comme il lui arrive dans les malailies, les inroitunes, les persécutions, les punilions injustes, ci auli es (assemblables; les anxiétés qui existent (durs sunt ee qui est entendu par les lentations naturelles; mais ces tentations ne funt absolument rien poussa vie spirituelle, et ne peuvent pas élre appelées tentations, mais on doit les appeler douleurs, car elles sont produites par la lésion de la vie naturelle qui appartient à l'amour de soi et ilu monde ; dans ces douleurs sont parfois des scélérats, qui éprouvent d'autant plusde souillantes et il'iiHUiHés, qu'ils s'aiment davantage eux et le monde, et qu'ainsi c'est de là qu'ils ont la vie. Mais les tentations spirituelles sont de l'homme Interne, et elles attaquent sa vie spirituelle ; les anxiétés alors concernent non point quelque dommage de la vie naturelle, mais la perte de la foi et de la charité, et par conséquent du salut; ces tentations sont souvent amenées par des tentations naturelles, car lorsque l'homme est dans celle-ci, savoir, dans la maladie, la douleur, la perte des richesses ou rie l'honneur, et autres choses semblables, si sa pensée se porte sur le secoursdu Seigneur, sur sa Providence, sur l'étal des méchants en ce qu'ils sont dans la gloire et dans la joie, tandis que les bons souffrent et éprouvent diverses douleurs et divers dommages, il y a alors une teniation spirituelle conjointe a une teniation naturelle : Iclle a élé la dernière Tentation du Seigneur, dans C.ctlisémané et lorsqu'il fut sur la croix ; cette tentation fut la plus atroce de toutes. Par ee qui vient d'être dit, on voit ce que c'est que ia tentation naturelle, et ee que e'esl que la tentation spirituelle. Il y a aussi un
ARCANES OKl.ESTKS.
troisième genre de tentation, savoir, une auxiélé mélancolique, qui a le plus souvent pour cause l'éiai faible du corps oit du mental naturel; dans cette anxiété il peut y avoir quelque chose de la (entalion spirituelle, et il pcul n'y avoir rien de celle tentation.
8165. Est-ce qu'il n'y avait point de sêpidtrrs en Egypte, que tu nous aies pris pour mourir dans U- i/é.m, ,'ujnijle que s'il ij a damnation , il était indifférent qu'elle vint par les faux de ceux qui infestaient, ou pur l'état des tentations dans lequel ils succomberaient : on le voit par la signification îles «qm^ir*. en ce qu'ils son! la damnation, M US 2'JI6, iii6i; par la signification de Y Egypte, en ce qu'elle désigne les infeslations, X a 7978, car par les Egyptiens et par Pharaon sont repré se nt és ceux qui, dans l'autre vie, infestent par les faux, K°*7097, 7107,7110, 7126,7142, 7317; par la signification de mourir, en ce que c'est aussi la damnation, N°*8i07, 6119, 7i9i; CI par la signification du désert, en ce que c'est l'étal pour subir les tentations , N« 8098 ; de là mourir dans le disert , c'est succomber dansla tentation, cl par suite être damné : d'après cela, il est évident que ces paroles : u ICst-ce qu'il n'y avait point de sépulcres eu Egypte, que lu nous aies pris pour mourir dans le désert, signifient que s'il v ;i ([jiiinalioii, il était in'Uiïércnt qu'elle vint par les faux de ceux qui infestaient , ainsi dans l'état dans lequel ils avaient été pivrédeionieui . on par les tentations dans lesquelles ils succomberaient, ainsi dans l'étal dans lequel ils viennent ensuite. Que ces paroles soie ni des paroles de désespoir, cela est évident : ceux qui soni dans le désespoir, dernier degré de la tentation, pensent aussi de telles choses, et alors ils sont comme sur une pente ou comme dans une chute vers l'enfer; mais une telle pensée n'est alors en rien nuisible, et les angrs n'y font point attention, car il y a dans chaque homme une puissance limitée ; quand la tentation est parvenue a la dernière limite de la puissance de l'homme, il ne la soutient point au-delà, mais il tombe ; alors , c'est-à-dire , quand il est sur la pente prés de tomber, il est élevé par le Seigneur, et ainsi délivré du désespoir; le plus souvent alors il est conduit dans un état clair d'espérance et de consolation, et aussi dans un élat heureux. II est dil damnation par l'étal dos tentations dans lequel ils succomberaient, paiTnqiic ceux qui surrombenldans les tentations viennent dans l'étal delà damnation ; car
EXODE, CHAP. QUATORZIÈME. 3)9 les tentations suni pour celle lin, que les vrais cl les Liens soient confirmés et conjoints, pour que de là proiienuent la fui el la chaulé, ci celte lin est obtenue quand l'homme est vainqueur dans les tentations ; mais quand il succombe , les vrais et les biens sont rejelés , et les faux et les maux sont confirmés ; de là l'étal île la damnation.
H1GG. Qu'est-ce que ceci que lu nous as fait , pour nom retirer d'Egypte, signifie que c'était eu vain qu'ils avaient été dêlii-réi des
que ceci que in nous as fait , en ce ((lie c'est que c'était en vain ; par la signification d'être retiré , en ce que c'est être délivré ; et par la signification de Y Egypte , en ce qu'elle désigne ics infostntions , K» 81 05. ■
8167. N'est-ce pat là la pnmlr qui: iirw.s l'wniis prononcée eu Ègypic, en disant, signifie que cette même penièe leur était venue quand Un étaient infestés par les faux : on le voit par la signification lie N'etl-cc pas là la parole que lions l'avons prononcée, en ce que c'est que celte même penser leur était venue, car par «de parole, est signifiée cette chose, ainsi quelque elinse de semblable; el prononcer signifie penser ; que prononcer, ee sait l'influx et par suite la réception, on Je voit S*» 5793, 7970, 81 28, par conséquent aussi la pensée, N°»327), 2Î87, 2G19 ; cl par la signification Je \ Egypte, en ce que c'est l'iiilesiatimi par les faux, comme ci-dessus N»SI65.
81B8. Laisse-nous, cl que nom seri-imis les l'.ggpliens , signifie de n'être point détournés de se livrer : on le voit par la signification de laisse nous, eu ce que, quand cela es! dil des infeslalions, c'est ne point empêcher el m - point détourner ; el par la signification de servir les Égyptiens, en ce que c'est se don ncr vaincus a ceux qui infestent par les faux, ainsi se livrer : que laisse-nous, quand, dans l'ôlat des iufcsiatiims . I aussi dans l'état des (dilations , cela est dil de l'influx du Vrai Divin qui esl représenté par Moseheh, ce soit ne poinl empêcher el ne point détourner, c'est parce que deux forces ou deux puissantes agissent eu eux, l'une provenant des faux qui sont injectés par 1rs enfers dans f domine externe, l'autre provenant des vrais qui sont insinués par le Seigneur dans l'homme interne, N" 8161; ces deux forces agissent mutuellement l'une
contre rature ; les faux, qui sont injectés pur les cnf/ers, tirent leur force et leur puissance de l'amour de soi et du monde, qui est dans l'homme; cl les vrais, qui soin insinués par le Seigneur, tirent leur force et leur puissance de l'amour envers le prochain et pour le Seigneur; lorsque l'homme est vainqueur, la force ou la puissance interne prévaut toujours, parce qu'elle esl Divine; elle ne permet pas non plus que la force ou la puissance provenant des fauï soit augmentée au point qu'elle ne puisse pas tire repousséo ; lors donc que ces deux forces agissent , la force interne qui est continuellement insinuée par le Seigneur relient en quelque sorte l'homme, ei empêche que les faux ne l' entraînent, et qu'ainsi il ne succombe ; car il esl commun que, quand iinn* opposées entre elles agissent, l'une entraîne et l'autre repousse ; les forces, dans le monde spirituel , sont les affections qui apparlienneui aux amours ; les instruments par lesquels elles agissent sont les vrais, et dans le sens opposé les faux.
8169. Car il était bon pour août de servir les Égyptiens plutôt qnede mourir rfnns le. ili'-seri. s'ujnific que In damnation par ta violence dn (aux dans l'étal tics infcstalions était préférable à la damnation en succombant dans l'état des tentations : on le voit par la signification de il était bon plutôt que, en ce que e'est qu'il était préférable; par la signification de servir Us Égyptiens, en ce que c'est succomber sous les faux de ceux qui infestaient ; car servir signifie la subjugalion, N™ 6666, 6670, 667), ainsi succomber, ici sous les faux de ceux qui infestaient ; par la signification de mourir, en ce que c'est la damnation, comme ci-dessus, N°8t65 ; et par la signification du désert, en ce que c'est l'état de subir les tentations. 8098 ; d'après cela, il est évident que par « il était bon pour nous de servir les l^pLinis plutôt que de mourir dans le désert, » il est signifié qu'il était préférable de succomber sous les faux lorsqu'ils étaient infestés, que de succomber dans les tentalions ; qu'il soit préférable de succomber dans le premier étal plutôt quedans le second, cela est vrai aussi, car succomber dans les tentations, c'est être conliMiii'' dans 1rs l'an* et dans les maux contre les vrais et les biens de la foi ; tandis que succomber dans l'état des infesta lion s, e'est être confirmé dans les faux et dans les maux, mais non manifestement contre les vrais et les biens de la foi ; de
EXODE, CH.VP. QU.UOli/.lÈME. 32) là il esl évident que lorsiiti'ini succombe dans les tentations, il y a blasphème du vrai et du bien , et parfois profanation ; et la damnation la plus Ronde et la plus ci nulle du tomes est la damnation causée par la profanation.
8170. El Moscheh dit au peuple, signifie l'élévation hors de l'état de désespoir par le Vrai Divin : on le voit par les paroles qui suivent, dites par Moscheh, lesquelles enveloppent l'élévation hors de l'état de désespoir: il est dit parle Vrai Divin, parce que toute élévation , dans l'état dus tentations, est faite par le Vrai Divin; que le Vrai Divin, dans le sens interne représentatif, soit entendu par Moscheh, on le voit N™ 6752, 7010, 7014,7089.
8171. jY« craignez point, signifie qu'il ne faut pas se désespérer : on le voit par la signification de craindre, en ce que c'est Pire dans l'épouvante, S" 8163, ici désespérer, caria crainte spirituelle dans tes tentations est d'abord une épouvante, clentin un désespoir; la crainte spirituelle est la crainte de la damnation.
817S. Arrêtez-vous et voyez le salut de Jéhovah, lignifie la solration par le Seigneur seul, et rien par eux-mêmes : cela est évident
par la signification de s'arrêter et de noir, en œ que c'est avoir la foi ; que voir, ce suit comprendre, reconnaître et avoir la foi, cela a été montré N°» 897, SI 50, 2315, 2807, 3863, 3869, 4403 a 4iïl, SijiiO; c! p;ii-la si-iiilicaLion du salut de Jéhovah, en ce que c'est la salvation par le Seigneur ; ici où il s'agit de la délivrance des tentations, c'est la salvation par lu Seigneur seul, et rien par euxmêmes ; que Jéhovali dans la Parole , soit le Seigneur, on le voit ««•1343, 1736, 2921, 3023, 303,1, 5041, 5603, 6281, 6303, 6905. 091o, 6956. Il est dit ici qu'ils devaient avoir la foi que la Salvation vient du Seigneur Seul, et que rien de la salvation ne vient d'eux, parce que c'est là le principal de la foi dans les tentations ; celui qui croit, lorsqu'il esl tenté, qu'il peut résister par ses propi es forces, succombe ; et cela, parce qu'il esl dans le fau*. et parce que par suite il s'attribue le mérite et demande ainsi à être sauvé d'après lui-même, et alors il exclut l'influx provenant du Divin ; mais celui qui croit que le Seigneur seul résiste dans les tentations, est vainqueur, car il est dans le vrai, et il attribue au Seigneur le mérite et perçoit qu'il est sauvé par le Seigneur seul]; celui qui est dans la foi .
XII îl
33î ARCANES CÉLESTES.
Oc la Charité présente en oflïande au Seigneur le tout de la salva-
lion, ci ne s'en attribue rien.
8173. Qu'il opérera pour rota aujourd'hui, signifie qui icra pour {éternité : on le voit par la signification d'aujourd'hui, en ee que c'est l'éternité, S™ 3838, 3998,4304,6165, 6984.
817*. Car tes Égyptiens que vous noyés aujourifhui, vaut ne continuerez plus de les roir jusqu'au siècle, tiguific que les faux qui sont une fois éloignés le seront pour l'éternité: cela est évident par la signification des Égyptiens, en ce qu'ils sont ceux qui étaient dans les Taux d'après le mal, K" 81 39, 81 35, 81 U, 8) 18, par conséquent aussi les faux mêmes d'après le mal ; el par la signification de ne plus voir, en ce que, quand cela est dit des faux, c'est être éloignés, car les faux qui sont ehcï l'homme ne sont point jetés dcliors, mais ils sont éloignés, l'homme esl délourné des maux et des faux, et il est tenu dans le bien par le Seigneur, K» 158), 2350, 2269, 2406, 4564; el parla signification du siècle, en ce que c'est pour l'éternité.
8175. Jéhnvah combattra pour vous, signifie que le Seigneur seul soutient les combats des tentations : on le voil par la signification de combattre pour vous, quand cela est dit de lélm-a'i dans les ici), talions, en ce que c'est soutenu- seul les combats des tentations : que Jchovah soit le Seigneur, on vient de le voir M» 817!. Que le Seigneur Seul soutienne les combals des lenlalions et soit vainqueur, c'est parce que le Divin seul peut vaincre les enrers; si le Divin n'agissait pas contre les enrers, ils s'élanceraient comme un très-vaste océan , l'un après l'autre, et pour leur résister, l'homme ne peut absolument rien ; et il peut d'autant moins, que, quant à son propre, l'homme n'est que mal, ainsi n'est que l'enfer, d'où le Sei-ncur le tire alors, et ensuite le détourne ; noir ee qui a été dit N"M8W;1661, 169», 6674.
8176. Et vous, taisez-vous, signifie que par leurs propres forets ils ne feront rien : cela est évident par la signification de se taire, en ce que c'est acquiescer, et comme il s'agit des tentations, ne point penser ou ne point croire que par leurs propres forces ils fussent quelque ciiose ; sur ce sujet , voir ce qui a été dit et montré ci-dessus N°*8172. 8175. Que néanmois on ne doive pas pour cela croiser les bras et attendre l'influx immédiat, mais qu'il faille corn-
EXODE , CHAP. tfJATOBZIÈME. 3i3 battre comme par soi-même, ei cependanl reconnaître et croira que c'est par le Seigneur, ou le volt S 04 1712, 19.17 ,1917, 2882, Î883, 2891.
8177. Vers. 16, 16, 17, 18. Et Jéhovak dit à Moscheh : Qacries-tu ii Moi? Parle aux fils d'Israël, et qu'ils cheminent. Et toi. lève taa bâton, et étends la main sur ta mer. et {ends-la, et que les fils d'Israël viennent ait milieu de ta mer sur le sre. Et Mvi, voici Moi, j'endurcis le cirantes ('.ijaptirns, rt ils i-icmlrmit après enr.e.l je serai glorifié en Pharaon, et en tome son armée, en ses chars et en ses cavaliers. El les Égyptiens sauront que Moi (je suis) Jékovah. quanti Moi je serai glorifié en Pharaon, en ses chars, et en ses cavaliers. — Et Jëhornh dit à Moseheh. signifie l'exhortation : q»e cries-tu à Moi, signifie qu'il n'est point k'suin d'intercession ; parle aux fils d'Israël, sL'nilii' l'ml!u\ 1 1 In jU'i'C'^itinn : et qu'ils cheminent, signifie lesui'cussil' l'niitiiiiii.-llement j us- te qu'ils soient préparés: e( toi, lève tan bàina, signifie l.i puissance du Divin Vrai: étends ta main sur la mer, signifie la domination de la puissance partout où est l'enfer du faux d'après lu niai : fcnds-la, signifie la dissipation du faux qui ennroïienl : et que les fils d'Israël viennent anmilieu de la mer sur le sec, signifie que ceux qui sont de l'Église spirituelle passent en sûreté et sans l'influx du taux : et Moi, voici Moi, j'tndurcis le cœur des Egyptiens, signifie l' obstination du feux d'après le mal: et ils viendront après ea.r, signifie l'eflurt pour faire violence par l'influx du faux d'après le mal : et je serai glorifié en
Pharaon, et en loitte son armée, et en ses chars, et en ses cavaliers, signi lie qu'ils vrniiriiJVIt'ul du h dissipation du faux et des raisonnements par le Divin liien (tu Divin Humain du Seigneur : et les Égyptien» sauront que iloi (jesuisl Jchovah, signifie afin qu'il soit connu que le Seigneur est le seul Dieu, et qu'il n'y en 1 a point
d'autre que Lui ; quand Moi je serai glorifié eu Pharaon, en les chanat eu ses cavaliers, signifie, «mime ci-dessus, en ce qu'ils verront l'effet de la dissipation ilu t'j m v , ut ilu ses doctrinaux, et des raisonnements, par le Seigneur Seul.
8178. Et léhoeah dit à Moicheh, signifie l'exhortation : on le voit par h signiliiMlini; <le Jrhtnah dit, lorsqu'il s'agit de l'élévation et delà délivrance de la tentation, en ce que ces U'e\lioriat ion, eomme N» 7033, 7090.
8179 Queerkftv à Moi. riotii/ù: <l«'l P 0 '"' hnom < r '"" eT - Mlm ':0.1c M» P» » I H | »«"*" * * *»"■» ' ™ ï que «a* «*, P»« » délivrance * » *»
nue erier-m " M"*, c'est pourquoi intercèdes-tu, quand il nesi peint liesoin d'intercession! Aussi rsWl « ensuite : .Parlcaux lit dïsr.èl, ri qu'ils cheminent ; ■ ce qui signilc qu'ils uuroul du secoure mais que néanmoins la tentation continuera jusqu a ce ,,,'il, soient prépare.. Quant a ce qu'il n'est point besoin d'iniereessinn «ici ce qu'il en esl : ceux qui sonldans les teniaiinns «m roulume d'avulr les bras croisés , ei de recourir lun.quement au» prières qu'ils adressent alors avec ardeur ; ils ne savent point que les prilres ne lont rien, mais qu'il laul cnmbailre contre les tans et les mm. q"i «ou Kjm* P» te enlers , ce combal se lait par les vrais de la loi ; ces vrais donnent du secours, parce qu'ils confirment les biens et les vrais contre les toi et les maux ; dan. les combats des teniaiinns l'homme doit aussi combattre comme par soi-même, mais néanmoins rceonnaiire el croire que c'est par le Seigneur noir ri-dessus N* 8176 ; si l'homme ne combaipascommc pai soi-même, le bien et le vrai qui indue»! du Seigneur par le ciel ne lui .onl p.ini anpr.priés; mai. im.qn'il enrobai comme par .ui-même. et que néanmoins il croit que c'est par le Se,«,»r, .bien et le vrai lui son! alore appropriés ; de I» pour lu, un non,™ propre, qui M m* propre ccleslc. el qui est la nouvelle volootê. Un nutre, ceux qui sont dans les tentations, el non dans une vie active autre que relie des prières, ne savent peint que, si les tentations élaienl interrompues avant qu'elles lussent pleinement achevées Ils ne seraient pniut préparés pour le ciel, qu ainsi ils ne pourraient élre sauvés i c'est même pour cela qne les prières de ceux qui seul dans les minutions seul peu écoutées ; en effet, le Seipeur
veut l i fin qui est la sulvaii le Un ne ; le Seipeur la connaît,
mai. l'homme ne la eonn.il pnlm, et le Seigneur pour des prières n'agit point contre la lin, qui est la salvalioo : celui qui est vainqueur dans les tentations esl aussi confirmé dans ce vrai ; mais relui qui n'esi pas vainqueur, met en dnute le secours Divin el la puissance Divine, parée qu'il n'est pas exaucé, el quelqueloisalors il succombe eo partie parce qu'il se eroise le. bras. D'après cela on peut voir ce qui esl entendu par il n'est point besoin d'intercession,
EXODE, CHAI» QUATORZIÈME. 325 c'est-à-dire qu'il ne fuul pas mettre tonte sa confiance dans ht prière ; cardans la prière d'après le Divin on im use et on croit alors toujours qui: le jeûneur h-i u! s;ill si telle ulirjsc est avantageuse ou non, c'est pourquoi celui qoi prie soumet au Seigneur l'audition, et alors il supplie également que la volonté du Soigneur soit fait» et uon la sienne, selon les paroles du Seigneur dans sa plus terrible tentation, on Gellisémané, — MaUli . XXVI. 39, 12, 44.
8180. Parle alla; fils iC Israël, signifie iinjlux et la perception : On
le voit par la signification de parler, quand cela est dit du Vrai Divin, qui est rcpLésenté par Mosclicli, à l'Égard de ceux de l'Eglise spirituelle qui sont les fili d'Israël, en ce que c'est l'influx, et par 1 suite la perception, comme aussi N<»S951, 5181, 5797, 7270, 8128-
8181. Et qu'ils cheminent, signifie le successif continucllenicnt jusqu'à ce qu'ils soient préparés : on le voit par la signification (le dieminer, en ce que c'est le successif et le continu, X°s 1375, 4551,. 1585, 5996; car parla il est signifié qu'il ne faut point crier, c'està-dire, supplier, mais qu'il faut continuer le chemin vers la mer do Supbi et ensuite par celle mer vers le désert, ainsi par l'cnler, qu'ils iravcrserutil en sûreié, vers des tentations successivement continuelles, jusqu'à ce qu'ils soient préparés ; on peut voir que la mer de Supli signilie l'enfer, N°' 8099, 8137, 8(48, elle désert l'état pour subir !es tentations, K" 80U8..
8182. El toi lève Ion bâton , signifie la puissance du Divin Viai .
on le voit par la signification du bâton, en ce que c'est la puissance* N u> 1013, 101 S, 1876, 1936, 6947, 7011 , 7026 ; cl par la représentation de Mosclicli, à qui il csl dit de lever le bâton , en ce qu'il est le Divin Vrai, comme il a Été souvent montré.
8183. Etends ta main sur la mer, signifie la domination de la puissance partout où csl l'enfer du faux d'après le mal : on le voit par la signification il'ètcndie la main , en ce que c'est la dominalion de la puissance, fi 0 7673 ; et par la signification de la mer, ici de la nier de Supb, en ce qu'elle est l'enfer duos lequel sont les faux d'après le mal de ceux qui avaient été de l'Eglise, fi 1 " 8099, 8137, 81 48 : d'après la Divine Miséricorde du Seigneur, il sera ultérieurement parlé de cet enfer, à la fin des derniers Chapitres de l'Exode, où il sera traité des Enfers d'après -l'expérience.
8181. FtniU-la, -ihjnijie la dut/fiutiau lia faux qui en provient ;
3M1 ARCANES CÉLESTES
on lu voil par ta signification de fendre cotte mer, en 1 ce que c'est dissiper les faux d'après lu mal qui sont dans cet enfer ; en effet , les faux v apparaissent comme des eaux , selon ce qui a été moninS ci-dessus i\'° s 8099, 8137, 8(48; car lorsque la colonne angélique, dans laquelle le Seigneur es! présent . y pénètre, les faux se retirent, par conséquent les eaux, qui snnl les faux, y disparaissent : de là il est évident que fendre la mer signifia la dissipation des faut qui appartiennent à l'culVr que «'présente la merdeSuph.
8185. Et que les fih il' Israël viennent on milieu de la mtrsur le sec, lignifie nue ceux qui ion! de l'Eglise spirituelle passent en tnmé et sans l'influx du faux : on le voit par la signification de venir ou d'entrer nu vûli-u, en ce qm' c'est passer; par la représentation dcsjî/j d'Israël, en ce qu'ils sont ceux de l'Église spirituelle, comme il a été souvent montré ; et par la signification de sur le sec, en ce que c'est en siuete et sans l'influx du faux ; car les eaux de cette mer signifient les faux d'après le mal, S' 8 8137, 8138; de là le sec signifie sans le faux ; la même clioso eslsigniiiéepar le sec et par rendre sec (ou tarir) dans David ; « Tu as brisé li s tetes du Lé-
• vîaflian ; tu as fendu la fontaine et le torrent, tu as tari les tor- , rmu de force. • — Ps. LXXIV. li, 13; — tarir les torrents de forre, c'est dissiper les f,ui\ les plus puissants. Ilans/acharic: ■ Je
■ les rassemblerai, car je les l'achèterai ; je les ramiuerai de ta » terre tf Egypte, et de l'Assyrie je les rassenildei ai, et vers la terre
■ de Qléadet le I.ilun je 1rs eniiiluirai ; il passera par la nier daa-
« les profondeurs du fletuv : et sera abattu l'orgueil d'Aschuc, et
• le bâton de ['Egypte se retirera; et je les rendrai puissants en » Jénovah. » —X. 8 à 13; — la, il s'agit de ceux qui dans les spirituels se fient à ein-mcmes et à leur propre sagesse ; il s'agit aussi de la dissipation desfau* par les tentations; la terre d' Egypte , ce sont les seienliliq; es ; l'Assyrie, ce sonl les raisonnements qui en proviennent ; passer par la mer d'angoisse, ce sonl les tentations ; frapper dans la mer les Ilots et tarir les profondeurs du fleuve, c'est dissiper les faux; l'orgueil d'Aseliur scia abattu, et lo bâton de l'Égyple se retirera , c'est qu'ils mettront leur confiance , non plus
qui est signifié par je les rendrai' puissants en Jéhovali. Pareille-
1-XODK, CIIAP. QUATORZIÈME, m ment dans Esaïe: - Disa.nL à Jérusalem; tu sera habitée ; cl aux ■ villes de Juda : vous scre* rebâties ; el je relèverai ses ruines ; . disanl à l'abîme : mm à sec , et la fleuve* je tarirai. - — XLIV. 36, 37 ; — dire a l'abîme, sois !i sec, et tarir ses fleuves, c'est dissiper les maux et les faux. Mais lorsque les eaux signilient les vrais, la sécheresse y signifie l'état de non-vrai, ou l'absence du vrai; comme dans lisaie : ■ Je répandrai des eaux sur l'altéré , et des . ruisseaux sur le sec. ■ — XLIV, 3 ; — les eaux et les ruisseaux sont les vrais ; le sec, c'est où il n'y a point le viai. Dans Jérémic : « Épée ! contre les Clialdéens, et contre les habitants de Babel ;
• Épéc ! contre ses chevaux, cl contre ses chars ; la sèdicrcsce sur
• sis eaux ensortequellcs tarissent. »— L. 33, 37, 38 ; —les Chaldéens, ce sont ceux qui profanent les vrais ; el les babilauis de Babel, ceux qui profanent les biens, iN" 5 1 1 62, (383, I39o, 130i, 130G, 1307, 1308, (321, I3i3, 1326 ; l'épie, c'est le vrai combattant contre le faux, et le faux combattant contre-le vrai, et par suite la vaslation, K« 3799, 4i09, 63113, 7 1 03 ; les chevaux, c'est l'intellectuel, N» 3761, 2763, 3317, !i3SI, 6135, 6531 ; les chars, ce sont les doctrinaux, S 0 » 3321, 8140,8148: la sécheresse sur les eaux en sorte qu'elles tarissent, c'est qu'il n'y a rien de la vie dansles vrais, à cause de la falsi Dca lion. Mais Lorsque, dans la Parole, le sec ou la sécheresse se dit des autres choses, comme des Arbres, des herbes, de la Moissou, des Os, il est signillé le contraire de ce que ces choses signifient : la terre ellc-ruêiiu; est aussi appelés le sec respectivement a la mer, et alors le sec se dit du bien, et la nier se dit du vrai.
8186. Et Moi, voici Moi, j'endurcis te cœur îles Egyptiens, signifie l'obstination du faux d'après le mal: on le voit par la signification ti'eiii/iircir le ccenr, en ce que c'est l'obstination, X us 7372, 7300,7305,7616; par la représentation des Égyptiens, en ce qu'ils sont ceux qui étaient dans les faux d'apife le mal, N°" 81 32, 81 35, 8148: dans la Parole il est dit que Jéhovah endurcit !e cœur, et aussi qu'il induit au mal, mais dans le sens interne, oh le vrai luimime est a nu, il esl entendu que ceux qui soûl dans le Taux el dans le mal endurcissent eu.vmèmes leur cœur et s'induisent eux-mêmes au mal, ainsi qu'il a été montré. H« 94*7, 6071 , 6891, 6997, 7333, 7.632,7877,7926.