ABC AN ES CÉLESTES
8187. Etils viendront après eux, signifie l'effort pour faire violence par l'influx du fanx d'après te mat : on le voil par la signification de tenir après eux, en ce que c'est l'influx du faux d'après !e mal, puis l'effort pour subjuguer, ainsi pour faire violence ; car par approcher est signifié l'influx, ïï™ 8159; par cheminer après eus, l'influx et la commun icali on plus proches, N* 8161; et par les poursuivre, l' effort pour subjuguer, K™ 8136, 8IS2, 8154; de là par venir après eux est signifié l'elfort pour faire violence par l'inllux des faux d'après le mal.
8188. Etjeterai glorifié en Pharaon, et en (mue son armée, et en cet eliars, et en ses cavaliers, signifie qu'ils verront l'effet de ta dissipation du faux et des raisonnements, par te Divin Bien du Divin Humain da Seigneur : on levoil par la signification d'être glorifié en Pharaon et en ton armée, en ceque c'est la submersion de ceux qui étaient dans le faux d'après 1s mal, dans l'enfer, et là l'investissement pai des faux, comme par des eaux, d'après ,1a seule présence du Divin Humain du Seigneur, N"81:)7; par ta représentation de Pharaon, en ce qu'il désigne ceux qui étaient dans les faux d'après le mal ; par la signification de ("armée, en ce que ce sont les Taux ; par la signification de ses chars, en ce que ce sont les doeirinaux du faux, et par la signification de ses canotiers, en ce que ce sont les raisonnements faux, N™ 81 46, 8148.
8189. Et les Égyptiens sauront que Moi je suis Jéhovnlt, signifie afin qu'il soit connuque te Seigneur est te Seul Dieu ; et qu'il n'y en a point d'autre que Lui : on le voit d'apiès ce qui a élé expliqué N™ 7101 , 741», 7544, 7598, 7636, où sontde semblables paroles.
8190. Quand moi je lerai glorifié en Pharaon, en ses chars, et ru m'i. mi lliers, signifie qu'ils verront l'effet de la dissipation du faux, et des doctrinaux, et des raisonnements du fanx, par le
Seigneur seul ■. comme il vient d'être expliqué, IS"°8I88.
8191. Verj. 19, 30, SI, 33. El (alors) partit l'Ange de Dieu, qui marchait devant te camp tflsrèl, et il alla derrière eux, et partit ta colonne dénuée de devant eux, et elle se tint derrière eux . Et elle vint entre le compiles Égyptiens et le camp d'Israël, et (pour celuilà) clic fut la nuée et les ténèbres, et (pour celui-ci) elle éclairait la nuit; et l'un n'approcha point de l'antre de toute la nuit. EtMoscheh étendit ta main sur la mer, et Jéhovuli fit en aller la mer par un fort
EXODE, CHAP. QUATORZIÈME. 3î!i ecnl dorieni toute la nuit, et if mit la mer à sec, et les eaux étaient fendues. Et les fils d Israël vinrent au milieu de la mer sur léser; et les eaux (étaient) pour eux un mur à leur droite et à leur gauche. —Et (alors) partit l'Ange de Dieu, signifie l'ordination par le Divin Vrai : 7111 marchait devant le camp d'Israël, signifie qui concernait les vrais et les hiens de l'Église : et il alla derrière eux, signifie la sauvegarde afin que le faux du mal n'infiuât point dans,
le volontaire: et partit la colonne de nuée de devant. eux, et elle ne tint derrière eux, signifie la présence (lu Seigneur mettant en sûreté les volontaires, comme précédemment elle l'avait fait poulies inlellecluels : et elle vint entre le camp des Êgmitient et le camp d'Israël, signifie entre les faux du mal d'une part et les vrais du Lien de l'antre part : et (pour celui-là) elle fut la nuée et les ténèbres, signifie la condensation du fans d'après lu mal d'une part : <i (pour celui-ci) elle éclairait la nuit, signifie l'illustration du vrai d'après le bien de l'autre part : et l'un n'approcha point de l'autre, signifie par suite aucune communication : de toute ta nuit, signifie dans l'état obscur : « Moschek étendit ta main sur ta mer, signifie la domination do la puissance du Vrai Divin sur l'enfer : et Jchovah fit en aller la mer par un fort vent dorient, signifie le moyen de la dissipation du faux ; toute la nuit, signifie dans lï-tat obscur : ctil rail la mer à sec, signifie In dissipation du faux : elles eaux étaient fendues, signifie la séparation d'avec les vrais, et l'éloignement : et tes fils d'Israël vinrent au milieu delà nier sur te sec, signifie la
inarche et le passage de ceux de l'Église spirituelle en sûreté par l'enfer, et sans l'influx du faux : et les eaux (étaient) pour eux un mur à leur droite et à leur ytttirh,-, signifie qm; de tous cotés ils étaient détournés des Taux.
81 9S. Et alors partit l'Ange de Dieu , signifie f ordination par le Divin Vrai: on le voit par la signification de partir, en ce que c'est l'ordination ; que partir, ce soit l'ordination , c'est parce que la colonne de nuée, qui était un chœur angélique, laquelle précédemment marchait devant les fils d'Israël , se transporta alors entre le camp des Égyptiens et le camp d'Israël , et par la répandit les ténèbres chez les Égyptiens et éclaira les lits d'Israël; comme le Seigneur a ainsi disposé ces choses par le départ de l'Ange de Dieu ou de la colonne et par l'interposition, c'est pour cela qu'ici
ÀHC.YKKS CÉLESTES.
partir signifie l'ordination; par la sigmlicalion de l'Ange <U Dieu, eu ce que, de même que Dieu , e'est le Divin Vrai , car dans la Parole, lorsqu'il s'agit du Vrai , il est dil Dieu , et lorsqu'il s'agit du bien, il est dit Jéhovali, K"*Î5S0, 2709, 2807, 38», 3931, «OS, 701 0, 7Î6B, 7S73. Quant à ce qui concerne les Anges, il faut qu'on sache que le Seigneur est signifié par les Auges dans la Parole, N<* 1925, 3039, i08ii, c'est pourquoi le Seigneur I.ui-Mêmc est appelé Auge, K"< 0280, 0B3( ; déjà les Anges signifie le Divin Vrai, car le Divin Vrai procédant du Seigneur l'ail le Ciel, conséquemment il fait aussi les Anges qui constituent le ciel, car aulant ceux-ci reçoivent le Divin Vrai qui procède du Seigneur, aulant ils sont anges ; on peut aussi en avoir une preuve en ce que les Anges ne veulent absolument lias, et même ne voient qu'avec aversion , qu'en leur attribue quelque ci i use de vrai et de bien , parce que le vrai et le liien diez eus appaiticiinent au Seigneur; c'est aussi de là qu'il est dit que le Seigneur est tout dans toutes choses du ciel, et que ceux qui sont dans le ciel sent dits être dans le Seigneur; les Anges aussi, d'après le Divin Vrai qu'ils reçoivent du Seigneur, sont appelés dieux dans la Parole, K* 4205, 7268; et 'par suite, dans la Langue Originale, Dieu est au nombre pluriel. Il faut en outre qu'on saelu: qu'il est dil dans la Parole un Ange, et qu'il y en a cependant plusieurs qui sont entendus, comme ici, où il est dit l'Auge de Dieu , et où est entendue la colonne qui marchait devant les fils d'Israël, laquelle était composée de plusieurs Anges. Dans la Parole les Anges sont aussi désignés par un nom , comme Michel , Raphaël , et d'aulres ; ceux qui ne connaissent point le sens interne de la Parole croient que Michel ou Raphaël est un seul ange, qui est le plus élevé pauui ceux qui sont avec lui , mais par ces noms dans la Parole il est signifié non pas un Ange, mais la fonclion Angélique elle-même, par conséquent aussi le Divin du Seigneur, quant à ce qui concerne cette fonction.
SI 93. Qui jjiarcAnil dci-aat U camp d' lirait, signifie qmcaacernaillct vraii et (ci biens de CKgliie : on lu voit par la signification du camp, en ce que ce sont les vrais et les biens ; car le camp signifie toute l'assemblée d'Israël, et l'assemblée d'Israël signifie tous les biens et lous les vrais dans le complexe, Si" 7830, 7BS3;
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de là aussi le campement est l'ordination selon les vrais et les hicns. S" 8103 f., 8130, 8131, 8tS3; qu'Israël soil l'Église spirituelle, c'est ci? qui a été moiilrr- très-souvenl.
8194, El il alla derrière eux, signifie la sauvegarde afin que le faux du mal n'influât point dnnu te minutaire. : on le voit par la signification d'aller derrière tri fit* d'hraël, en ce que c'était la sauvegarde a!in que les l--pv[itieiis ne fondissent point sur cuk, dans le sens interne, afin que les faux d'après le mal . qui sem signifies par les Egyptien s, n'initiassent point, K™ 81 32 , 8135. 81 18 : il est dit dans le volontaire, parce que dans le Très-Grand Homme , ou dans le Monde Spirituel , volontaires se tiennent enarrièreon par derrière, et les iiilelk'Ciuds en face ou par devant. Quant a ce qui concenn: l'imliix dans lu volontaire et dans l'intellectuc! lie l'homme, il faut qu'on sache que !c Seigneur prend lis plus grandes précautions , pour que les infernaux n'influent point dans le volontaire de l'homme; en effet, s'ils influaient dans le volontaire de l'homme, après que celui-ci a été régénéré oti est devenu Église, t'en serait fait de lui, car son volontaire n'est que mal: de là vient que l'homme de l'Kglise spirituelle est régénéré par le Seigneur quant à la partie intellectuelle , et que dans cette partie est formé un nouveau volontaire, qui est entièrement séparé du voïdlontaire que l'homme tient du l'héréditaire, nir sur ce sujet, IV» 863, 875, 917, 1023, tOM, tOtl, 2U6, I3Ï8, «93, 5143: D'après cela, on |>eut voir pourquoi ces paroles . ■ il alla derrière eux, . signifient la sauvegarde adn que lefauï du mal n'influât point dans le volontaire.
8193. El partit la colonne de nuée de déliant eux, el etleie liai derrière eux, signifie la piésence du Seigneur, mettant en sûreté lei volontaires, comme précédemment elle l'aiait fait pour tes intellectuels .-on le voit par la signification de la colonne de nuée, en ce qu'elle est la présence du Seigneur, *° 8H0, c'était un cœur angéliqwe dans lequel était le Seigneur; par la signification de ite devant eux , en ce que e'est l'intellectuel, el de derrière eux, en ce que c'est le volontaire, K» 8194 : que ce soit la sauvegarde, cela est évident.
81 9Û. Et e'.le vint entre le camp dit Énijpliensclle. cumpiChraél, signifie entre lis faux du mal d'une part et Ici trais du bivt de l'attire
part : on le voit par la signification du camp, eu ce que ce sont les biens et les vrais dans le complexe, N u 8193, ainsi dans le sens opposé les maux cl les faux aussi dans le complexe; de là le camp des Égyptiens, ce sont les faux du mal, parce que les Égyptiens signaient les Taux d'après le mal, .V 1 8(32, 8135, 8U8; et le camp d'Israël, ce sont Les biens du. vrai, parce qu'lsruéJ signifie les vrais nui proviennent du bien, > 7936 ; que tenir cuire, ce soil empêcher que les faux d'après le mal n'influent, cela est évident.
8197. Et pour celui-là elic fut ta nuée et ici ténèbres, signifie la condensation du faux daprèt te mat dune part; et pour celui-ci elle éclairait la nuit, signifie l'illustration da «rai d'après le bien de
Vautre part : on le voit par la signilieation de la nuée et des ténèbres, sa ce que c'est la condensation du Taux d'après le mal; la nuée est la fausseté, ainsi qu'il a été montré, N°> 10i3, 1017, 8137, 8138, il en est de même des lénibres, K™ 1839, 1860, U18, 4531, 7688,-771 1 ; par la signification ù'èclairerla nuit, en eu que c'est l'illustration du vrai d'après le bien ; que la colonne de feu de nuit soit l'état d'obscurité du vrai tempéré par l'illustration procédant du bleu, on le voit N° 8108. Quanta ce que la colonne répandait les ténèbres sur les Égyptiens et éclairait les fils d'Israël, voici ce qu'il en est : La présente du Seigneur, qui est signiliée ici par la colonne, est la lumière o-lesle dli:-mé.iiie ; c'est par elle que le ciel a sa lumière, qui est mille fois plus éclatante que la lumière de midi dans le monde ; mais celle même lumière devient obscurité ebe/ les méchants, lors même qu'ils sont dans cette lumière, et elle y devient obscurité d'autant plus grande que le faux d'après le mal est plus dense chez eux ; cela vient de ce que le Vrai Divin procédant du Seigneur apparaît devant les yeux des Anges comme lumière ; mais a ceux qui sont dans les faux d'après le mal il ne peut apparaître comme lumière, il est pour eux comme une obscurité, car !c faux est opposé au vrai et éteint le vrai ; c'est de là que . la colonne, qui était la présence du Seigneur, répandait ia nuée et les ténèbres pour les ptiens, pinte que les Égyptiens signifient ceux qui sont dans les faux d'après le mal, et qu'elle éclairait la nuit chez les tils d'Israël, parce que les lils d'Israël signifient ecux qui sont dans le vrai d'après le bien : que le Seigneur apparaisse à chacun selon la qualité de chacun, on le voit, S° s I8BI f„ 0832.
EXODE, CHÀP. QUATORZIEME. 333
8198. El l'un n'approcha point de l'antre, signifie par mile aucune communication : on le voit par la signification d'approcher, en ce qucc'esl l'influx et la communication, N°8159.
81 99. I)e roule lanuit, lignifie dam l'étal obscur: on le voit parla signification de la nuit, en ce que c'est l'état d'obscurité quant au vrai et au bien de la foi, N°" 1712. 6000; parla nuit ici est entendu cet obscur qui suit immédiatement les tentations, car ceux qui en sont délivrés viennent d'abord dans l'obscur avant de venir dans la clarté ; en effet . les liais et les maux imjcctés par les enfers restent attachés à eux pendant quelque temps, et ne sont dissipés que successivement.
8300. Et Motehch étendit sa main sur la mer, signifie ta donù-
la signification d'étendre la main, en ce que c'est la domination de la puissance, N°* 7673, 8183; par la représentation de Motrheh , en ce qu'il est le Vrai Divin , ainsi qu'il a été montré trèssouvent ; et par la signification de la mer, ici de la mer de Suph , en ce qu'elle est l'enfer, N™ 8099, (8137, 8138. Il est dit domination de la puissance du Vrai Divin , parce que toute puissance Divine est par le Vrai qui procède du Seigneur; c'est ce Vrai qui a créé toutes choses, selon ce qui est dit dans Jean : « Toutes choses par la Parole ont été faites, et sans Bile n'a été n fait rien de ce qui a été fait. •> — 1. 3; — la Parole est le Seigneur quant au Divin Vrai ; par ce Vrai toutes choses dans le ciel et dans l'enfer sont disposées en ordre ; de la aussi tout ordre sur la terre ; tous les miracles ont été faits par lui ; en somme, le Divin Vrai a en soi toute puissance, au point qu'il est la puissance même : dans l'autre vie il y en a pi sont plus que les autres dans le vrai , ceux-là en tirent une telle puissance, qu'ils peuvent sans aucun danger parcourir les enfers; à leur présence, ceux qui sont dans les enfers s'enfuient ca et là : il y en a aussi quelques-uns qui , par le Vrai provenant du Divin, exercent une puissance magique; il sera parlé, des uns et des autres, d'après la Divine Miséricorde du Seigneur, à la fin des Chapitres, lorsqu'il sera traité des enfers. Ceux qui considèrent les causes des choses d'après les externes et les terrestres, ne peuvent percevoir le Vrai qui procède du Divin que comme une sorte de eoiritatif, n'ayant aucune essence réelle;
mais co Vrai est l'essentiel lui-même, dont proviennent loules les essences des choses dans l'un et l'autre monde, savoir, dans le monde spirituel ei dans le monde naturel.
8301. Et /itmah fit en aller la mer par un fort veut d' orient , signifie le moyen In dissipation du faux : en le voit par la si- «ii i lieu lion de faire en aller, en ce que c'est dissiper ; par la signification de la mer, en ce qu'elle est le faux . par la mer ici sont signifiées ses eaux, qui sont les /aux, N°*8I37, 8138; et par la .signification du vent a" orient , en ce qu'il est le uio.veu de destruction , K°7679, ici de destruction du faux, par conséquent de la dissipation du faux.
8302. Tonte ta nuit, signifie dans l'état obscur : comme ci-dessus. H" 8139.
8303. Et il mit In mer à sec, signifie la dissipation du ja\ix : on
le voit par la signification de la nier, en co qu'elle est le faux, comme il vient d'être montré jV 8201; et par lu signification de meure à sec, en ce que c'est la di.wipatiuii de ce faux ; ijue passer à sec ousur le sec, quand cela est dit eaux de cette mer qui ont été écartées, ce soit traverser l'enfer en sùrelé cl sans l'influx du Taux, cela a élé montré ri-dessus .\°8185,
8301. Et les eaux étaient fendues, tigtiifte la séparation d'avec le irai et l ' élo'tyuemeut : on le voit par la signification des coua: fènrfnei, en ce nue c'est ia dissipation et la disparition du faux, .V 81 84, ainsi la séparation d'avec les nais, et l'éloigncmcnl.
830a. El les fil* d'Israël linwnl au milieu de lainersur le ,ce, s gnifte la marche cl le passage (/>: ceux de f Eglise spirituelle en sûreté par l'enfer, et sans l'influx du (aux : on le voit d'après ce qui a été expliqué ci-dessus .V 8185, oit sont de semblables paroles.
8206. El leseaux élaient:poureux an ntnrû leur droite et à leur gauche, signifie que de tous eûtes ils ciment détournés du faux :on
le voit par la signification des eaux, savoir.-de celte mer, en ce qu'elles sont les faux d'après le mal, H<" 3437, 3138; par la signification d'être pour eux un mur, en ce que c'est en élre détourné, ainsi qu'il va être exposé; et parla sijîiiilitaliuii do à leur droite et à leur gauche, en ceqtiec'estde tous eûtes. Si être peureux un mur, quand cela est dit des eaux par lesquelles sont signiiiés les faux,
EXODE . CHAP. QUATORZIEME. 335 c'est fitre détourné des faux, c'est parce que la chose se passe ainsi a l'égard de l'homme; quand l'homme est tenu par le Seigneur dans le bien et dans le vrai, 1rs faux et li's maux sert éloignés, et lorsqu'ils uni été éloignés, ils se. liciinem autour de lui comme un mur, car ils ne peuvent pas entrer dans la sphïrc oii il y a le bien et le vrai ; et cela, parer que le Seigneur est présent dans le bien et le vrai, et que la présence du Seigneur éloigne de tous cotes le mal et le faux, car le bien et le vrai sont entièrement opposés au mal et an faux, c'est pourquoi ils ne peuvent être ensemble, sans que l'un ne détruise l'autre; mais le bien aver le vrai détruit, c'est-ù-dire, éloigne le mal avec le fan*, parce que celui-là est Divin, et parsnile possMc toute puissance, tandis que celui-ci est infernai et n'a par conséquent rien de la puissance ; eelui-lfi agit par les internes, mais cetui-ci agit par les externes; quand les maux avec les (aux ont été éloignés chez l'homme, ils se tiennent autour de lui comme un mur, ainsi qu'il a été. dit, el ils sont dans un perpétuel effort pour faire irruption ; mais ils ne peuvent faire irruption, parce que la présence du Seigneur, qui est dans 4e bien et dans le vrai, les contient : c'est là re qui est signifié en ce que les eaux étaient pour eux comme un mur à gauche et à droite. Que l'homme soit détourné du mal et du faux par cela qu'il est tenu dans le bien et dans le vrai par le Seigneur, on lovoit X- 1581. S406. IStU; mais personne ne peut être détourné du mal et tenu dans le bien, a moins qu'il n'ait reçu cette faculté dans le monde par l'exercice de la charité ; la vie du bien ou la vie selon les vrais de la foi fait cela, l'affection ou l'amour du bien en résulte; celui qui, d'iiprte la vie, a rameur et l'affection du bien, peut être dans la spbÈre du bien et du vrai, mais non celui qui par la vie a revêtu la nature du mal. f
8207. Vers. 23, Si, !i>. Et les Égyptiens poursuit-trait, cl vinrent après eux, tous Irt elr-rau r il.: Pharaon, set ehars'cl ses cavaliers, au milieu tic la mer. Kl il arriva que, dans la veille du matin, lêhovah retjartla vers le camp des Égyptiens , dans la colonne de feu el de unie , el il troubla le camp des Egyptiens. Kl il détourna la roue de ses chars, cl il la conduisit dam la pesanteur: el l'Égyptku dit : .'i- fuirait rfrrniu hi n'rl, . i/r Ji'hunili •■i><\il>at poarCttTe contre les Égyptiens. — El les Egyptiens paur'itirirent , signifie l'effort du
ÀlîCAKES CÉLESTES.
faux d'aprts le mal pour faire violent* : ci vinrent après eux, signilie l'effort de l'influx : tout les clievaux de Pluiraon, ses cltart, et ici cavaliers, au milieu de la nier, signilie que les scientifiques provenant de l' intellectuel perverti, les doctrinaux du faux et les raison uemenls, remplissaient l'enfer : cl il arriva que, dans la vrille du matin, signilie l'étal d'obscurité el la destruction de ceux qui étaient dans le faux d'après le mal, et l'état d'illustration el de salvation de ceux qui étaient dans le vrai d'après le bien : et Jèhovah regarda vers le campdes Égyptiens, signiliede là l' extension de l'influx Divin vers ceux qui s'efforçaient de faire violence par les faux: dans ta colonne de fettet de nuée, signifie ainsi la présence du bien et du vrai Divins la ; et il troubla le camp des Égyptiens, signifie que par suite les extensions du faux d'après le niai retombaient sur eux : el il détourna la roue de ses chan, signilie la puissance d'introduire les faux enlevée : et il la conduisit dam la pcianicur, signilie la résistance et l'impuissance : et l'Égyptien dit, signifie alors la pensée : je fuirai devant Israël, signifie la séparation d'avec ceux qui étaient dans le Idcn dii vrai et dans le vrai du bien : car Jéhavali combat pour eux contre les Égyptiens, signifie que le Seigneur seul soutient le combat contre les faux ei les maux.
8Î08. Et les Égyptiens poursuivirent, signifie l'effort du faux d'après le mal pour faire violence : on le voit par la signification de poursuivre, quand ce sont les Égyptiens qui poursuivent, en ce que c'est l'effort pour subjuguer. .\ 0 ' fit 36, 81 bï, 8t!>i, aiusi pour faire violence ; et par la représentation des Égyptiens, en ce qu'ils sont ceux qui étaient dans les faux d'après le mal , N<" fit 32, 81 TO. SUC, 81 i8; par conséquent aussi les faux d'après le mal.
8S09. El vinrent après eux , signifie l'effort de l'influx : on le voit par la significatiim de tenir après quelqu'un , quand cela esl dit de ceux qui sont dans les faux d'après le mal , en ce que c'est l'effort pour faire violence par l'influx du faux d'après le mal , S" 8187 ; quecesoilun clfori.c'esl parce que les génies et esprits infernaux ne peuvcnL intimlnire le mal chez, les bons , mais néanmoins ils font continuellement dos efforts; il y aune splièrc qui s'exhale des enfers et qui peut être appelée sphère d'efforts , laquelle consiste à faire le mal ; il m'a aussi été donné quelquefois de percevoir celte sphère; ceteflori esl perpétuel, cl dès qu'il lui es!
EXODE, OLAP. QUATORZIÈME. 337 donné quelque facilité , il en résulte promptement un effet ; mais cette sphère est arrêtée par la sphère des efforts du ciel , laquelle procède du Seigneur et consiste h faire le bien , el dans laquelle, parce qu'elle vient du Divin . il y a toute puissance. Toutefois cependant entre ces efforts diamétralement opposés l'équilibre esl maintenu , afin que l'homme soit dans la liberté, et ainsi dans le choix , et qu'il puisse être réformé, car toute réformalion est faite dans la liberté , et il n'y en a aucune sans la liberté. L'effort spirituel est la même chose que la volonté ; quand l'homme est réformé, il est tenu dans l'équilibre; c'est-à-dire, dans la liberté, entre vouloir le bien el vouloir le mal , et autant alors il s'approche de vouloir le bien, autant il s'approche du ciel et s'éloigne de l'enfer, et autant le nouveau volontaire, qu'il reçoit alors du Seigneur, prévaut contre lo propre volontaire qu'il a reçu par hérédité de ses parents et ensuite par la vie actuelle ; lors donc que l'homme a été réformé au point de vouloir le bien et d'en être affecté , le bien repousse le mal , parce que le Seigneur est présent dans le bien , car le bien procède du Seigneur, par conséquent appartient au Seigneur, et même est le Seigneur. D'après cela on peut voir ce qu'il en est de l'effort des indus chez l'homme
8210. Tous les chevaux de Pharaon, ses chars, et les cavaliers, au milieu de la mer, signifie quêtes scientifique» provenant de t'mtellectuel perverti , les doctrinaux du faux et les raisonnements , remplissaient l'enfer : on le voit par la signification ries chevaux de Pharaon . en ce qu'ils sont les scientifiques provenant de l'intellectuel perverti : par la signification ûes chars de Pharaon, en ce qu'ils sont les doctrinaux du faux, et par In signification (>s rnralien de Pharaon , en ce qu'ils sont les raisonnements , ainsi qu'il a déjà été montré à l'égard de toutes ces expressions N°» (MI6, 81 i8; et par la signification de au milieu de la mer, en ce que c'est remplir l'enfer. S'il est parlé ici de nouveau de ces trois choses, qui appartenaient à l'armée de Pharaon, savoir, les chevaux, les chars et les cavaliers, c'est parce que maintenant est arrivé le dernier état de la dévastation de ceux de l'Eglise qui avaient été dans la foi séparée d'avec la charité et dans la vie du mal, état qui est celui de la conjeclion dans l'enfer; et la confection dans l'enfer est un investissement par les faux d'après le mal ; xn rt
en effet, quand les méchants oni été dévastés quant à tout vrai et à tout bien, et abandonnés au mal cl par suite au faux de leur vie, alors sont ouverts les enfers avec lesquels ils avaient communiqué par les maux de leur vie; delà fondent sur eux tous ces maux qu'ils
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alors autour d'eux une sphère, qui apparaît comme nuée épaisse ou comme eau ; quand cela a été fait, ils sont dans l'enfer, car alors ils ont été exclus de toule communication avec le ciel, dont aussi alors été séparés des autres enfers ; cela est appelé conjccliou dans l'enfer : c'est pour celte raison que maintenant, lorsqu'ils entraient au milieu de la mer, il est fait mention des chevaux, des ebars et des cavaliers; car, ainsi qu'il a été dit, la mer de Suph signifie l'enfer, et les chevaux, les chars et les cavaliers signifient tous les faux et toutes lesebosesdu faux d'après le mal, qui alors ont fondu sur eux , de sorle qu'ils ont été séparés de tous ies autres enfers par toute la qualité du faux d'après le mal; c'est là ce dont d s'agit spécialement dans les Versets suivants , 24, 95, 26 , 97,98.
fiïlt. Et il arriva que dans la veille du malin, signifie l'état d'obscurité et ta des t ru cl ion de ceux qui étaient dans te faux Waprèt le mal, et l'élut WiitiHtnitliiu et ili: sitlruiiun de ceux qui étaient daut le vrai d'après le bien : on le voit parla signification de lanei/ledu matin, en coque c'est l'étal d'illustration et de salvatiou, et dans le sens opposé l'étal d'obscurité et do dcsuueiion ; si la veille du malin a cette signification, c'est parce qu'il en est des états de la foi et de l'amour dans l'autre vie, comme des temps dujour dans le monde, savoir, comme le matin, le midi, le soir et la nuit, c'est même pour cela que ceux-ci correspondent a ceux-là, Pi" 9788, 15672, »%S, 6110; les élats varient aussi presque do la même manière; la fin et le commencement de leurs variations, c'est le matin, et spécialement le point du jour, car alors finit la unit et commence le jour : dans cet état, auquel correspond le matin, les bons commencent à être illustrés quant aux choses qui appartiennent à la foi, ci à être échauffé* quant à celles qui appartiennent à la charité, et vice versà, car alors les méchants commencent à être dans l'obscurité par les faux el a être dans le froid par les maux, conséquemnient pour ceux-ci le matin est l'état d'obscurité et de
EXODE, CUAP. QUATORZIÈME. 330 destruction, oi pour ceux-là un état d'illustration et de salvaiion. D'après ces étals dans le Ciel exislent sur les terres les états île lumière et de clialeur et les états d'obscurité ei de froid, qui alternent chaque année et chaque jour; car tout ce qui existe dans le monde naturel tire son origine et sa cause des choses qui existent dans le inonde spirituel, puisque la nature entière n'est que le théâtre représentatif du Royaume du Seigneur, N° s 3183, 1939, 5t73, 596i, delà les correspondances ; les variations de la iumièrè et de l'ombre, et celles de la chaleur et du froid sur les terres existent, il est vrai, par le soleil, savoir, par la différence de ses hauteurs dans le cours de chaque année et de chaque jour, cl dans les régions de la terre ; mais les causes, qui sont les plus précités et dans le monde naturel, ont été créées selon les choses qui sont dans le monde spirituel, comme par leurs causes antérieures efficientes des causes postérieures, qui existent dans le monde naturel; car rien dans le naturel, qui est dans l'ordre, ne peut jamais exister qu'il ne tire sa cause et son origine du spirituel, c'csi-à-dire, du Divin parle spirituel. Comme le matin signifie le commencement de l'illustration et de la salvation respeciivemenl aux bons, et le commencement de l'obscurité et de la destruction respectivement aux méchants, c'est pour cela qui! est dit ici que Jéhovah, dans la veille du matin, regarda vers le camp des Egyptiens cl le troubla, «qu'alors il détourna la roue tics chars et les précipita au milieu de la mer; et mm versa, qu'il sauva les fils d'Israël : d'après cela ou peut maintenant voir ce qui est signifié dans le sens spirituel par les passages suivants dans la Parole, dans Ésaîc : - Dans le ■ jour tu feras croître ta plante, et te matin fleurir ta semence. . —XVII. . — Dans le Même : - Au temps du soir voici la terreur, » avant lematin, il nVitpfc».. —XVII. 14. — Dans le Même:.' . Jéhovah, sois leur bras chaque matin, même notre salut au temps ' de l'angoisse.» — XXXIII. 2. — Dans Éïechicl : - Ainsi a dit le » Seigneur Jéhovah : un mal, un seul mai, voici, il vient ; la fin . vient, elle vient la fin ; le matin vient sur toi, habitant de la terre, . le jour du tumulleest proche.» — VII. 5,6,7. — Dans Hosée : « Ainsi vous fera licthci, à cause de la malice de votre malice ;
« au point du jour en retranchant sera retranché le roi if Israël. •
—X. 15. — Dans David : « Fais-moi entendre nu point du jour
AHCANtùS Ci l I MTS
- la miséricorde ; délivre-moi de mes ennemis, Jéhovah ! ■ — Ps. CXLHI. H, y. — Puiscnce que )e Seigneur » quand l'aurore mon- " lait, sauva Loth, ei fil pleuvoir du soufre et du feu sur Sodome ei . sur Amore. . — Gen.XIX. ibet suiv.— Comme le Malin signifie l'état d'illustration et de salvation des bons, et l'état d'obscurité et rie destruction des méchants, c'est aussi pour wla que le Matin signifie le temps du jugement dernier, quand doivent être sauves ceux qui sont dans le bien, et doivent périr ceux qui sont dans le mal ; conséquemment il signifie la fin de l'Église précédente, et le commencement de l'Église nouvelle, fin et commencement signifiés dans la Parole par le jugement dernier, rt°*900, 931, (733, 1850. 2H7 à2J33, 3353, 4057, 4535; cela est signifié par lematin dans Daniel : « Il me dit : Jusqu'au soir, nu Matin, deux mille trois " cents, et alors sera justifié le Saint. » —VIII. <4: — et dans Séphailie : « Jéliovall au matin, au malin ii produira son juge-
• nutnt à la lumière, et ii n'y manquera point ; je retrancherai les
> minuit, fl liuiis an^li's S'TVieii. dévastés. ■ — 111. 5, 6. — Puis dausEsaie:» Il crie ù moi de Séir : Gardien, qu'y a-t-il louchant
> Junutf ? Gardien , qu'u a-t-il louchant In nuit ? Le Gardien ;i dil : g Le marin est venu, et nussi la nuit : si vous cherchez, cherchez,
- retournez, venez. » —XXI. H, 12; — dans ecs passages le matin, c'est l' avènement du Seigneur, et alors l'illustration et la salvation, ainsi la nouvelle Église ; la nuit , c'est l'état de l'homme et de l'Église, en ce qu'alors ils sont dans les faux d'après le mal sans mélange. 11 est dil la veille du malin, parce que la nuit avait éiédivisÉecn veilles, dom la dernière delà nuit et la première du jour était la veille du malin : ces gardiens étaient sur les murailles pour observer si l'ennemi viendrait, et annoncer par tm cri ce qu'elles verraient ; par ces gardiens ûîùts le sens interne représenlaiif est entendu le Seigneur, et par la veille sa présence continuelle et sa protection, K" 7989 : comme dans David ; ■ I! ne
■ sommeillera point (on gardien ; voici, il ne sommeillera point et
■ ne dormira point le garilien d'Isruil, Jclwvah (est) ton gardien ;
• Jéhovah [est) ton ombre sur la main droite ; pendant le jour le o soleil ne te frappera point, ni la lune pendant lu nuit, léhavahte , gardera de loul mal, il gardera ton ame.«— Ps. CXX1.3, 4,5, 6 : — Et par lesgardienssont.aussi entendus les Prophètes elles
EXODE, CHAP. QUATORZIÈME. 341 Prêtres, conséquemment la Parole, dans Esaic : • Sur tes mu-
■ railla, Jérusalem, j'ni établi des gardien*; tout te jour ut roule la
■ nuit, ils ne se tairont point ceux qui remettent en mémoire
■ Jéhovali..— LXII.6;etdansJMmie:»Il csl un jour, où les » gardiens crieront dans la montagne d'Éphraim : Levez-vous,
■ alin que nous montions a Sion vers Jéliovah notre Dieu. ■ — XXXI. 6.
891 !. Et Jéhovah regarda vers le camp (les Égyptiens, lignifie de là l'extension de l'influx Divin vers ceux gai s'efforçaient de faire violence par les faux : on le voit par la signification de regarder, quand cela Ml dit de Jéliovah, en ce que c'est l'extension de son influx; en effet, il est évident que si le Seigneur regarde vers quelqu'un, il influe, car alors il se montre présent, et donne la perception du bien et du vrai il ceux qui sont par Lui dans !e vrai d'après le bien , ce qui s'opère par l'influx : de la vient que, quand les Anges portent leurs regards sur quelqu'un , ils insinuent en lui l'affection qui appartient à leur vie; et parla signification du camp des Égyptiens, en ci! que ce sont les faux d'après le mal, S" 8193, 8196; et parce qu'alors ceux qui étaient dans le faux d'après le mal poursuivaient les lils d'Israël , il e.-l aussi signifié s'efforcer de faire violence par les faux, N°8ïU8.
821 3. Dans ta colonne de feu et de nuée, signifie la présence dit bien et du Vrai Divin là : on le voit par la signification de la colonne de feu et de nuée, en ce qu'elle est la présence du Seigneur, N°SH0, conséquemment du bien et du vrai Divin, car où est le Seigneur, il y a le bien et le vrai ; quant à ce qui est spécialement signifié par la colonne de feu et de nuée, unir N« SlOfi,
82H. Et il troubla le camp des Égyptiens, signifie que par suite les extensions du (aux d'après le mal retombaient sur eux : on le voit par la signification de troubler le camp tien Egyptiens, en ce que c'est le retour sur eux des faux d'après le mal, qu'ils s'efforçaient d'introduire chez ceux qui étaient dans le vrai d'après le bien ; si ces choses sont signifiées par ces paroles, c'est parce que la présence du Seigneur chez les méchants produit cet effet ; car les méchants qui veulent faire violence aux bons par les injections du faux et (lu mal, se jettent dans la peine du talion, qui
consiste en ce que les faux el les maux , qu'ils ont intention d'introduire, retombent sur eux : celle point, nui est nommée peine du talion, vient de cette loi de l'ordre dans le ciel : * Toutes les
■ choses que vous voulez que vous fassent les hommes, de même » aussi, vous faites (Jci)-leur; c'est lit la Loi et les Prophètes. » — Matlh. VII. ^ S ; — ceux donc qui font le bien d'après le Lien ou de cœur, reçoivent des autres le bien, et aussi vies rmi, ceux qui font mal d'après le mal eu de cieur. reçoivent des antres le mal; de là vient qu'à choque bien a élé ailjwnii 1 s:< riTuiiipi'iise, elh chaque mal sa punition, K™ 696, 967, 1857, 6559 : d'après cela il est maintenant évident que ces paroles : « Jêhovah troubla le camp des
■ Égyptiens, » signifient que les extensions du faux d'après le mal retombaient sur eux ; de lu pour eux perturbation : que cela existe chez les médian t s parla présence do Seigneur, on le voit K u 7989.
821 5. El il détourna la roue de ses chars, tign-fie la puissance d'introtlu'ire les faux enlevés : on le voit par la signification de <léioumer.cn ceque c'est enlever; par la signification de la mue, enec qu'elle est la puissance d'aller eu avant, ainsi qu'il va être expose ; et par la signification des chart de Pbaraun , en ce qu'ils sont les doctrinaux du faux, K" a 81 46, 8t 18, ainsi les faux. (Jnant à ce que signifie la roue dans le sens réel , ou peut le voir d'après la signification du citai': Les chars étaient de deux genres; il y avait les. chars pour transporter les marchandises, et il y avait les chars pour combattre; les chars pour transporter les marchandises signifiaient les doctrinaux vrai, el dans le sens opposé les doctrinaux du faux : les ebars pour combattre s igni fi aie ni aussi lesdoclrinauxdansl'unet l'autre sens, mais doctrinaux qui combinent, ainsi les vrais mêmes, et les faux mêmes, disposés aux combats; de là on peut voir ce qui est entendu par la roue du char, savoir, la puissance d'aller en avant, ici d'introduire les faux, cl de combattre contre les vrais ; comme cette puissance appartient a la partie intellectuelle de l'homme, c'est pour cela que la roue signifie aussi l'intellectuel quant aux choses qui sont de ladoi'lniu'. Ilans l'autre vie il apparaît Irês-souvcnl des chars chargés de marchandises de divers genre, et ils (liHerent de
signifiés les vrais dans leur complexe, ou les doctrinaux qui sont comme les réceptacles du vrai, et par les marchandises les connais-
sances de divers usa^e ; ces- choses i.wuraiss quand, dans le ciel, lesangess'eiitrelicnneul des doctrine* ; car leur discours, ne puuvant être saisi par ceux qui sont nu-ilessuus d'eux, se présente d'une manière représentative, et pour certains esprits par des chars, comme il a été dit, dans lesquels toutes les choses, en général et en particulier, du discours des anges, se montrent dans une forme et devant les veux, d'uii il rcMillnpi'u l'instant Ici, choses que con tient le discours peuvent être saisies cl vues, quelques-unes dans la forme du eliar, d'autres dans sa contcxlnre, d'autres dans sa couleur, d'autres dans ses roues, d'autres dan* les chevaux qui le trament, d'autres dans les marchandises qu'il transporte : c'est d'après ces représentatifs que les chars , dans la Païule, signifient les doctrinaux ; par là ou peut, en quelque manière, voir que la roue des chars si- Rullie la puissance qui est dans l'intellectuel ; car de même que le char a son mouvement et sa progression par ses roues, do mémo les vrais qui appartiennent aux doctrinaux uni leur progression par l'intellectuel: c'est ce qui est signilié aussi par les roues dans Esa'iC: « Ses traits {iota) aigus, et lotis ses arcs tendus, les ongles de ses » chevaux sont réputés comme îles cailloux, tes roues tontine lu
■ tempête. »— V. 28;.— là il s'agit du dévastateur du vrai; les traits sonl les faux, cl les ares la doctrine du faux, N°s2G86, 2709; les ongles des chevaux sont les scieutiliques sensuels provenant de l'intellectuel perverti, N° "2;i ,- les runes sont les puissances de pervertir et de détruire les vrais, comme une tempête. Dans Ezéchiel : " Je vis les Animaux , ci ïniei , une roue sur la terre auprès
■ des Animaux selon ses quatre laces : l'aspect des roues et leur tra-
■ lui/ (était) comme l'apparence d'un Tharrcàiscb,, et une même » ressemblance pour les quatre : de plus , leur aspect et leur travail
» (étaient) comme si une roue dit i-lù i/irn.s k milieu d'une roue : sm'
» lents quatre quadratures, oii elles allaient, elles allaient, elles ne • se tournaient point quand elles allaient : leursjanles, et leur liau- » leur, el crainte pour elles: de plus, leursjanles (élaieol) pleines - d'yeux tout muour d'elles quatre : ainsi quand les animaux, a allaient , /fa roua (illukut uuprh d'eux; l'esprit de t' anamd . (élail) dans les roues. . — I. 1 5 à 21 ; puis Cliap. X. 9 à 14} — par les quatre animaux, qui i iaieni des Chérubins, est signifiée la Providence du Seigneur , Pi» 308 ; par les roues , la Divine lnlelli-
gence, ou la prévoyance, d'où il est dit que les roues allaient en même temps avec les animaux, ei que leurs jantes étaient pleines d'yeux , et enfin qu'en elles il y avait l'espril de l'animal , c'est-àdire, le vrai de la sagesse. Dans Daniel : » Je fus voyant jusqu'à ce » que des trônes Turent renverses, elque l'Ancien des jours s'assit ; ■ son Vêtement (êtûii) blanc comme de la neige, et la chevelure de • sa tête comme de la laine pure, son trône était des flammes de feu ; - ««rouet, un feuardent. » — Vil. 9 ; — là, l'Ancien des jours est le Seigneur quant au Divin Bien ; les trônes renversés sont les faux,son Vêtementesi le vrai Divin dansla forme externe; la chevelure de sa léle est leDivin Bien dansla forme externe: son trône est le ciel et l'Église; les roues sont les choses qui appartiennent a la sagesse et à l'intelligence, ainsi les vrais Divins; le feu ardent, ce sont les choses qui appartiennent à l'amour et à la charité. Sous les dix Bassins autour du Temple de Salomon, il y avait aussi » des roues d'airain,- ■> l'œuvre des rouet (était) comme l'œuvre dune roue de char; leurs » maint , et leurs dot , leurs bandet , et leurs rayant, (étaient) tous » de fonte. » — I. Rois, VII. 30, 31, 32, 33 ; —ces bassins ou soubassements signifiaient les réceplables du vrai, par lequel l'homme est purifié et régénéré ; les roues signifiaient les puissances intellectuelles par lesquelles il y a progression.
8216. Et il la conduilit dans la pesanteur , signifie la résistance et fimpuitiance : on le voit par la signification de la roue , en ce qu'elle est la puissance d'introduire les faux, N°831 5 ; ainsi la conduire dans lapetanteur, c'est l'empêchement par la résistance, et par suite l'impuissance.
8217. Et l'Èguptien dit, tiguifie la pensée, savoir, de ceux qui étaient dans les faux d'après le mal : on le voit par la signification de dire, quand le mal attaque, en ce que c'est la pensée, comme N°* 7094, 7)07, 7 SU, 7937 ; et par la signification de ÏÈaypikn, en ce qu'il désigne ceux qui étaient dans les Taux d'après le mal, N°» 8132, 8135, SUC, 8H8.
8218. Je fuirai devant Israël, signifie la téparalion d'avec ceux qui étaient dans le bien du vrai et dans le vrai du bien : on le voit par la signification de fuir, en ce que c'est la séparation, ?i° J 4H3, 4111,4130, -et parla représentation il7arai!/,en cequ'itdésignc ceux qui étaient de l'Église spirituelle, ou . ce qui revient au même, ceux
EXODE, CHAI'. QUATORZIÈME. * 3*5 qui élîiienl dans le hien ilu vrai et lians le ira: du bien, N° 7957.
8SI9. Cor Jéhovah combat pour eux contre les Égyptiens, signifie que le Seigneur seul soutient ic combat contre Iei faux et lesmaux: on le voit d'après ce qui a été expliqué ci-dessus, N' 8(75, ou sont de semblables paroles.
8ÎS0. Vers. Î6, 27, SS. El Jéhovah dit à Moscheh : Étends ta ■
ici chars, ei sur ses ent>a/irrs. Kl Moscheh étendit la main tur la mer, et la mer retourna, comme paraissait le matin, à la force de ion flot ; cl les Égyptiens fugaieul au-devant d'elle, et Jéhovah précipita les Égyptiens au milieu de la mer. Et tes eaux retournèrent, et elles couvrirent les chars et Ici cavaliers de toute l'armée de l'hnraon ; elles venaient après eux dans tamer ; il n'en resta pas un seul, — Et Jéhovah dit à M otekeh, signifie l'infini: étends ta main sur la mer, signifie la domination de la puissance du Vrai Diviti sur l'enter : et que les eaux retournent sur tes Égyptiens, signifie que les faux rejailliraient et se répandraient tout autour de ceux qui sont dans les faux d'après le mal : — sur ses chars et sur ses cavaliers, signifie les doctrinaux du faux et les raisonnements provenant de l'intellectuel perverti ; et Moscheh étendit sa main sur la mer, signifie, comme ci-dessus, la domination de la puissance Divine sur l'enfer : et la mer retourna, comme paraissait le matin, à ta force de son flot, signifie que les faux d'après le mal rejaillirent sur eux, a la présence du Seigneur : ci les Égyptiens fuyaient audevant d'elle, signifie qu'eux-mêmes se plongeaient dans les faux d'après le mal : et Jéhovah précipita le» Égyptiens an milieu de la mer, signifie qu'ainsi ils se jetèrent eux-mêmes dans l'enfer, oii sont les faux d'après le mal : et tes eaux retournèrent, signifie que les faux retombèrent sur eux : et elles couvrirent les chars, et les cavaliers, et toutel'armée de Pharaon, signifie que leurs faux les dérobaient aux yeux : elles venaient après eux dans la nier, signifie qu'ils s'emparaient d'eux : Un en resta pas un seul, signifie tous el chacun'
88ÎI. El Jéhovah dit à Moscheh, signifie l'influx : on le voit par la signification de Jéhovah dit, lorsqu'il s'agit de la domination de la puissance à exercer par le Divin Vrai représenté par Moscheh, en ce que c'est l'influx, comme aussi K« 7391 , 7381 ,
82S2. Etends ta main surin mer, signifie la domination de la
UiOANES CIXKSTLS.
puissance du Divin Vrai sur l'enfer : on le voil d'après ce qui a été expliqué ci-dessus, N° 8200, où sonL de semblables paroles.
8îS3.L'tçue les eaux retournent sur les Etjithtiai) . siijnifie tnte 1rs faux d'après ic mal rejailliraient et se répandraient tout autour dt ceux qui sont dans les faux d'après le mal : On le ïoil par la signiQ-
calion àeseaux, en ce qu'elles sont les faux, N 08 634G, 7307,8137, 8138; delà par ces paroles, « nue les eaux retournent, ■ i! est signifié que le faux rejaillirait ou retomberait, el ici aussi qu'il se répandrai! LOUL autour, parée que ce sont les eaux de la mer de Suph. lesquelles sont les faux d'après le mal de. reuxd^ l'Eglise qui avaient été dans la foi séparée cl dans la vie du mal ; et par la signification des Égyptien*, eu ee qu'ils soiilieux qai étaient danslosfauxd'aprcs ie mal, ainsi qu'il a été souveni exposé. Quant à ee qu'il en est a l'égard de ee que les taux rejailliraient ou relo m lie raient vers ceux mêmes qui s'ciTorraiiml de les répandre sur ceux qui élaient dans le vrai et dans le hieii , lesipids surit lepvésniiés par les fils d'Israël, on le voit ci-dessus S" 821 4, c'est-à-dire que le mal que les médianes ont intention de faire aux autres retombe sur eux-mêmes, et que cela tire son origincdelaLoidci'oidrc Divin , iV« fais à autrui que ce que lu veux que les autres te fassent, Mail)). VII. kï; c'est de cette Loi, qui est constante et perpétuelle dans le monde spirituel, que tirèrent leur origine les Lois de talion quiontélépor' lées dans l'Église rqiréseiiUitivu , savoir, ee!le-ei dans Moïse: a Si » un dommage arrive, tu donneias âme pour âme, œil pour œil, . dent pour dent, main pour main, pied pour pied, brûlure pour » brûlure, blessure pour blessure, plaie pour plaie. ■ — Exode, XXI. 23, Si, 25. — Dans le Même: ■ Si «m homme a {ail un dom- • inage <i son prochain, comme il a fait, de même il lui sera faït^ j> fracture pour fracture , œil pour ceil , dent pour dent ; de mime » qu'il a fait un dommage dans un homme, de même il sera fait en » lui. - Léïil. XXIV. 19, 20. — Dans le Mémo : « Si le témoin a » répandu un mensonge contre son frère, nom lui ferez comme il a. > pense faire à son frère. . — Dctilér. XIX. 1S, 1 9 : — d'après cela, il est bien évident que ces lois tirent leur origine de cette loi universelle qui , dans le monde spirituel , est constante et perpétuelle , savoir, ne fais aux autres que comme tu veux que les autres te fassent; ainsi, l'un voit clairement de quelle manière il faut entendre
EXODE , CIIAP. QUATORZIÈME. 317 que les faux d'après le mal , qu'ils oui Tint en lion d'introduire dans les autres, rejaillissent ou retombent sur eux-mêmes. Mais quant a cette Loi dans l'autre vie , voici ce qu'il en csl : la pareille ou le talion, quand c'est un mal, est irtlliiM piir Ses inédiants, el jamais par lésions, ou vient des enfers , et jamais des cieux; en elfel , les enfers, ou les mcelinut- qui sont ilans les l'iilers, snut dans une continuelle cupidité de faire du mal aux autres , car c'est la le plaisir même de leur vie , c'est pourquoi aussitôt qu'il leur est permis , ils font le mal , sans s'inquiéter à qui, snil méchant OH bon , sait compagnon ou ennemi ; el nomme il est dans la loi de l'ordre que le mal retombe sur ceux qui ont l'intention de faire le mal, de la quand d'après la loi il leur est permis, ils s'y précipitent ; les méchants qui sont dans les enfers font cela, jamais les bons qui sont dans les cieux ne le font ; en effet , ceux-ci sont dans un continuel désir de faire le bien aux autres, car c'est là le plaisir do leur vie, c'est pourquoi aussitôt qu'il en mit la i'at'iilié, ils l'ont le bien tant aux ennemis qu'aux amis; bien plus, ils ne résistent point au méchant, car les lois de l'ordre défendent et préservent II; bien el le vrai; c'est de la que le Seigneur dit : « Vous ayez entendu qu'il a été dit ; Œil pour » œil, et dent pour dent ; mais Moi je vous dis de ne point résister » au méchant Vous avez entendu qu'il a élé dit: lu aimeras ton • prochain , et tu haïras Ion ennemi ; mais Moi je vous dis : Aimez » vos enuemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à > ceux qui vous haïssent, alin que vous soyf» lils de votre Père qui ■ (esi) dans les cieux. . — Mattli. V. 38,39,(3, il. 45. — Dans l'autre vie il arrive Iros-souvtnl que les méchants, lorsqu'ils veulent faire le mal aux bons, sont sévèrement punis, et que le mal qu'ils ont l'intention de faire aux autres reiombo sur eux ; cola apparaît alors comme une vengeance de la part des bons ; mais ce n'est poini une vengeance, ce n'est point non plus de la part des bons , mais c'est par les méchants qui alors d'après la loi de l'ordre en ont la faculté i bien plus, les bons ne veulent point de mal aux méchants, mais néanmoins ils ne peuvent point ûier le mal de la peine, parce qu'alors ils sont tenus dans l'intention du bien , absolument comme un juge lorsqu'il voit punir un malfaiteur ou comme un pfcrc lorsqu'il voit corriger son lils par le maître ; les méchants qui punissent le font d'après la cupidité de faire le mal , et les bons laissent punir
d'après l'affection défaire le bien: d'après cela, on peut Voir cequî est entendu par les paroles au Seigneur sur l'amour de l'ennemi , dans Matthieu ci-dessus ; et sur la Loi du talion, qui n'a point éle abrogée par le Seigneur , mais qui a été expliquée , c'est-à-dire que ceux qui sont dans l'amour céleste doivent placer leur plaisir non dans le talion ou la vengeance, mais à faire du bien ; cl que cette même loi de l'ordre qui protège le bon, exerce d'elle-même le talion par les méchants.
82Si. Sur ses chars et sur ses cavaliers, signifie les doctrinaux du faux et Ici raisonnements provenant de l'intellectuel perverti : on le voit par la signification des chars de Pharaon, en ce qu'ils sont les doctrinaux du faux, N"»B(«, 8148, 8215; et par la signification des cavaliers, en ce qu'ils sont les raisonnements provenant de l'intellectuel perverti, N«» 8U6,8U8.
8-225. Et Moscheh étendit sa main sur la mer, signifie la domination de la puissance Divine sar l'enfer: comme ci-dessus N™ 8Î0O, 893S.
82iG. El la mer retourna, comme paraissait le matin, à la force de son flot , signifie que les faux dapres le mat rejaillirent sur eux à la présence du Seigneur : on le voil par la signification de retourner, lorsque cela est dit des faux d'après le mal , qui soûl signifiés par les eaux de la mer de Suph . en ce que c'est qu'ils rejaillissent ou retombent sur eux, ainsi qu'il vient' d'être dit Pi°- 8ÎÏ3 ; par la signification de la mer, ici des eaux de la mer, en ce que ce sont les faux d'après le mal qui sont dans l'enfer, N°*63i6, 7307. 8137; par la signification de comme paraissait le matin, en ce que c'est la présence du Seigneur, ainsi qu'il va être montré ; et par la signification de à la force de son flot, en ce que c'est selon l'état commun et l'ordre dans l'enfer, car dans les enfers il v a un ordre de iiinnc hm duns U>s eieiix. puisque dans les enfers il y a consociaiion par les maux , comme dans les cieux par les biens, mais la consoefation dans les enfers est telle qu'est celle des voleurs. Que ces paroles, « comme paraissait le matin , « signifient la présence du Seigneur, on peut le voir d'après ce qui a été dit du Malin , N° 8U 1 , savoir, que le Matin est l'état d'obscurité et de destruction pour les méchants, et l'état d'illustration et de salvalion pour les bons, ei cela d'après la seule présence du Seigneur,
EXODE, CHAP. QUATORZIÈME. .ti9 S« 7969, 8137, 8138. 8)88; et que c'est d'après la présence do son Divin Humain , \° 8159. Ce qui est dit ici des Égyptiens, est dit pareillement de Babel dans J trémie : • (Itcu) le Formateur de.
■ toutes choses. Lui, principalement du sceptre de son héritage; - Jéhovah Sébaolh (en) son Nom ; (Tu es] pour Moi un Marteau, » Toi , des armes de guerre, et je disperserai par Toi les nations, « et je détruirai par Toi les royaumes; et je disperserai par Toi le
• cheval et son cavalier; et je disperserai par Toi le char, et celui
• qui y eti porté : je rendrai a Babel et a tous les Habitants de la •■ Chaldée tout leur mal, qu'ils ont fait dans Sion. devant vos
■ jeux.* — II. 19, 20, 21, S*; — là, par Babel sont signifiés ceux qui ont été de L'Église et ont profané le bien , et par la Chaldée eeux qui ont profané le vrai; leur intellectuel et par suite leurs doctrinaux et leurs raisonnements sont signifiés ici aussi par le Cheval , le Cliar et Celui qui y est porté, et la Vastation est signifiée par leur dispersion ; le Seigneur quant au Divin Humain , dont la présence opère la dispersion , est entendu par ces paroles : ■ Il est le Formateur de toutes choses, Lui, principalement du sceptre de son héritage ; Jéhovah Sébaolh est son Nom ; Tu es pour Mot unMaiteau, Toi, des armes de guerre; je disperserai par Toi les nations, et je détruirai par Toi les royaumes ; ■ les nations sont les maux , et les royaumes les faux . D'après cela , it est encore évident que les maux qu'ils font aux autres rejaillissent ou retombent sur eux , car il est dit que le mal leur sera rendu ; et ailleurs il est dit aussi ça el la qu'au jour de la visite il sera fait vengeance et que le mal sera puni.
8Î27. Et Ici Égyptiens fuyaient au-devant d'elle, signifie qa'caxmêmet ic plongeaient dam les faux d'après le mat ; on le voit par la signification de fuir au-devant de la mer, en ce que c'est qu'ils se plongeaient eux-mêmes dans les faux d'après le mal , qui sont signifiés par les eaux de cette mer, S° 8226. Voici comment la chose se passe : celui qui ne connaît pas les intérieurs des causes, ne peut faire autrement que de croire que les maux qui arrivent aux méchants, comme les punilions, les vastations, les damnations, cl enlin les conjections dans l'enfer, viennent du Divin ; il semble, en effei, qu'il en est absolument ainsi, car ces maux existent d'après la présence du Divin, N« 8137, 8138, 8188; mais
350 AHCASES CÉLESTES,
néamoins il ne leur arrive rien de tel d'après le Divin, mais c'est d'après eux-mcnies ; le Divin ei h présence du Divin ont uniquement pour lin la défense et le salut des huris; quand le Divin est présent chez ceux-ci et les défend contre les méchants, alors les méchants s'embrasent encore plus contre eux, et encore plus contre le Divin Lui-Mémc, cor ils ont pour lui la plus grande haine; ceux qui haïssent le bien ont pour le Divin une haine excessive; par suite ils s'élancent avec furie, et autant ils s'élancent avec furie, autan! d'après la lui de l'ordre ils se précipitent eux-mêmes dans les punitions, les vaslations, lu damnation, et eniin dans l'enfer; d'apits cela on peut voir que le Divin, c' esta-dire, le Seigneur, ne fait que le bien et ne fait le mal à qui que ce soit, mais que ceux qui sent dans le mal se précipitent euxmêmes dans ces peines : voilà ce qui est signifié par les Égyptiens qui fuyaient au-devant de la mer, c'est-à-dire qu'ils se plongeaient eux-mêmes dans les faux d'après le mal. (Juant â ce qui concerne lu chose elle-même, il va encore en être dit quelques mots : on croit aussi que les maux viennent du Divin, par la raison que le Divin les permet et ne les oie point, et que celui qui permetet n'oie point quand il le peut, semble vouloir et :>insi être cause; mais le Divin permet, parce qu'il ne peut ni empêcher, ni oter, carie Divin ne veut que le bien ; si donc il empêchait et filait les maux, savoir, ceux des punitions, des \aslalions, des persécutions, ries tentations et autres semblables, alors il voudrait le mal, car alors ceux qui subissent les peines ne pourraient pas être corrigés, ol alors Je mal prendrait de l'accroissement, au point de dominer sur le bien : il en est de cela comme d'un lloi, qni absout les coupables ; ce roi est cause du mal qui est fait ensuite par eux rions le royaume, et aussi cause de la licence qui par lies! donnée. aux autres, outre que le méchant serait confirmé dans le mal ; c'est pourquoi un Itoi juste et bon, quoiqu'il puisse oter les punitions, ne le peut cependant pas, car s'il le faisait, il ferait non pas le bien, mais le mal; il faut qu'on sache que, dans l'autre vie, toutes ies punitions et toutes les tentations ont pour lin le bien.
8228. El Jéhœak précipita les Ktjupiiem au milieu de la mer, ligni/îe qu'ainsi Us se jclhcnt i-.itx-mêmcs tirais l'en fer, oh sont les faux d'après le mal : on le vuil par la signification de prcàjiiier
EXODE, CHAP. QUATORZIÈME. 361 dans la mer, en ce que c'est jeter dans les faux d'après le mal, car ces faux sont signifies par les eaux (le celte mer, N« 63*6, 7307, 8)37, 8(38. Que les maux qui, daus le sens de la lettre de la Parole, sont attribués à Jcbovali, c'est- a-ti ire, au Seigneur, soient faits par ceux qui sont dans le mal, et nullement par le Seigneur, et que la Parole daus son sens interne doive être entendue ainsi, on le «rit H" 2417, «171, 6931, 6997,7533,7632, 7643, 7079, 7710,7877,7956,8237.
8î£9. El les eaux retournèrent, signifie que les faux retombèrent air eux : on le voit d'après ce qui a été expliqué ci-dessus K« 82Î3, 8226.
8930, El elles couvrirent les chars, et tes cavaliers, et toute l'armée de Pharaon, signifie que leurs faux les dérobaient aux «eux : on le voit par la signification de cmterir, en ce que c'est cacucr et ainsi dérober aux jeux; et par la signification des chars et des cavaliers de Pharaon, en ce que ce sont les doctrinaux du Taux, ci les raisonnements, combattant contre les vrais et les biens, en général les faux d'après le mal eux-mêmes ; on peut voir que les
metils provenant de l'intellectuel perverti, N us 8'tO, 8148; et qu'ils combattent contre les vrais et les biens, K° 8ÎIIi.
8231 . Elles venaient après eux dans lamer, signifie qu'ils j'nupnraient a"eux : on le voit par la signification de venir après eux, quand cela est dit des eaux de la mer, par lesquelles sont signifiés les faux d'après le niai, en ce que c'est s'emparer.
voit sans explication. Dans ce Verset il a été question de la submersion de ceux qui étaient dans les faux d'après le mal, ou de leur confection dans l'enfer; mais il en est peu qui sachent ce que c'est que la submersion et la conjeetion dans l'enfer ; on s'imagine que c'estétre précipité dans un certain lieu, où est le diable avec sa troupe, et qu'on y est tourmenté par eux ; mats la chose ne se passe pas ainsi ; la conjectiou dans l'enfer n'est autre chose qu'un investissement par les Taux sans mélange qui proviennent du mal dans lequel vivaient les méchants quand ils étaient dans le moude : quand dans l'autre vie ils ont été investis par ces faux, ils sont alors dans l'enfer; les maux mêmes et les faux mêmes, dans les.
3S3 ARCANES CÉLESTES
quels ils sont alors, les tourmentent ; mais leur tourment vient non pas de la douleur d'avoir mal agi, mais de ce qu'ils ne peuvent pas faire le mal, car faire le mal est le plaisir de leur vie : en effet, quand la ils font le mal au* autres, ils sont punis el lourmenléspar ceux à qui ils le font ; ils se font surtout mutuellement le mal, d'après la cupidité de commander, et de subjuguer les autres pour arriver a commander ; e'esi ce qui se fait par mille modes de punitions «de tourment'!, si les autres ne se laissent pas subjuguer; mais ta les dominations, qu'ils affectent continuellement, subissent des vicissitudes, el ainsi ceux qui avaient puni et lourmenté les autres sont ensuile punis et tourments par d'autres; et cela, jusqu'à ce qu'enfin celle ardeur de commander soit calmée par la crainte de la peine. D'après ce qui vient d'être dit . on peut noir d'où vient l'enfer, et ce que c'est que l'enfer. Le feu de l'enfer n'est pas non plus autre cliose que la concupiscence provenant de l'amour de soi, qui enflamme et tourmente, N M 63) i, 73îi,7575.
8233. Vers. 29, 30, 31. Et les fiti d'Israël marchèrent sur te ttc au miiifti de ta mer, et le' eaux (étaient) pour eux un mur, d leur droite cl à leur gauche. El Jèhovah tauva en ce jour-là Israël de la main des Égyptiens ; ?l Israël lit les Egyptiens morts sur le. rivage de la mer. Et Israël vit la ma'm grande qu'avait faite Jèhovah sur les Égqpiiens ; cl le peuple craignit Jèhovah, el ils crurent en Jèhovah, et m Mosclwh son serviteur , — El 1rs fils d'Israël marché' rent sur le /C c au milieu lie in mer, signifie que ceux quittaient dans le bien du vrai et dans le vrai du bien traversèrent en sûreté et sans infestalion cet enfer : et tes eaux (étaient) pour eux un mur à leur droite et à leur gauche, signifie que de tous côtés ils furent détournés des faux : et Jèhotah sauva en ce jour-là Israël de la main des
Égyptiens, signifie que le Seigneur dans cet état protégea ceux qui étaient de l'Église spirituelle contre toute violence de la pan des faux d'après le mal : et Israël vit les Égyptiens morts sur te ri- •«•S' de t a mer, signifie l'aspect des damnés dispersés ça cl liï : et Israël vit la main grande qu'avait [aile Jèhovah sur les Égyptiens,
signifie h reconnaissance de la loulc-puissancc du Seigneur: et le peuple craignit Jèhovah, signifie l'adoration : et ils crurent, signifie la foi et la' confiance : '« Jèhovah et en Moscheh son serviteur.
Dipzcd by GQOgle
EXODE, CHAP. QUATORZIÈME. 353 ■signifie le Seigneur quant un Divin Bien, et quant au Divin Vrai procédant de Lui et administrant.
8234, El les ftls d'Israël marchèrent sur le sec au milieu de la mer, signifie que ceux qui étaient (lotis le liicn du vrai cl dans le vrai dit bien traversèrent ni târetê cl tans infeitation cet enfer : on le voit d'après ce qui a été expliqué ci-dessus K° 8185, où sont de semblables paroles. Il est dit dans le bien du vrai et dans le vrai du bien, et il est entendu l'Eglise spirituelle; en effet, «us qui sont de cette Église sont d'abord dans le bien du vrai, et ensuite dans le vrai du bien; car ils font d'abord le bien, parte que le vrai enseigne qu'il faut le faire, par conséquent ils le font par obéissance; mais ensuite ils font lu bien par affection; alors ils voient le vrai d'après le bien, et Us le font aussi; de là il est évident qu'avant que ['homme de l'Église spirituelle reçoive du Seigneur une nouvelle volonté, c'est- à-d ire, avant qu'il ail été régénéré, il fait le vrai par obéissance, mais après qu'il a été régénéré il fait ■ le vrai par affection, et alors le vrai devient pour lui le bien , parce qu'il appartient à la volonté ; car faire par obéissance, c'est faire d'après l'intellectuel, tandis que faire par affection, c'est faire d'après le volontaire : de la vient aussi que ceux qui font le vrai par obéissance sontlioniroi's de. l'Eglise Interne, ci que ceux qui le font par affection sont bnmmes do l'Eglise Interne; d'après cela il est évident que ceux qui étaient de l'Eglise Spirituelle sont entendus quand il est dit ceux qui étaient dans le bien du vrai et dans le vrai du bien.
8235. Et les eaux étaient pour eux un mur à leur droite et à leur gauche, signifie que de tous cotés ils furent détournés des faux : On te voit d'après ce qui a été expliqué ci-dessus N"8206, oit sont de semblables paroles.
8S36. El Jêhovali sauva eu ce jour-là Israël de ta main des Égyptiens, lignifie que le Seigneur doits cet étal protégea ceux qui étaient de l'Eglise spirituelle contre toute violence de la part de faux dapres le mat ; on le voit par la signification de sauver, en ce r,'c.it imit.'srcr ; par la si;: ni talion de en ce jour-là, en ce que c'est dans cet état ; le jour est l'état, ainsi qu'il a été montré ?f« 23, 487, 488, 493, 893, Ï788, 346S, 3785, 4850 ; par la représentation (titrait, en ce qu'il désigne ceux qui sont de l'Église spirituelle, ainsi qu'il a été dit souvenu par la représentation des Égyptiens, eu xir. ' «
m ARC AMES CÉLESTES,
ce qu'ils sonlcem qui étaient dans Les faux d'après le mal, comme il a aussi clé dit souvent; de la il est évident que aauner dateur main, c'est proléger ronliv l:i violence île la pari de ceux qui étaient dans les Taux d'après le mal.
8Î3Î. El liruiil fil Ici Égyptien! morts sur te rivage lie ta mer, signifie ïa-pcn! drs tlnmiiû dispersés ça et là :ccla est évident par
la signification de voir, en ce que c'est regarder ou l'aspect ; par la représentation des Égyptiens, en ce qu'ils sont ceux qui étaient dans les faux d'après le mal; par la signification des mord, en ce que ce sont les damnés, N°» B407, 61 1 9, 7494 ; et par la signification de sur le rivage de ta mer, en ce que c'est aulour des extrémités de l'enfer ; il est évident que les rivages sont les extrémités, et il a été montré ci-dessus que la mer est l'enfer ; de là il résulte que les vmr morts sur le rivage de la mer signifie l'aspect des damnés dispersés ça et là. Puisqu'il est dit l'aspect des damnés, il faut illustrer cela en montrant comment la cliose se passe : ceux qui sont dans les enfers n'apparaissent pointa ceux qui sont dans un autre enfer, pas miw. à ceux qui sont dans l'enfer le plus proche ou le plus voisin, car ils sont entwrtiieiil séparés, mais ils apparaissent a ceux qui sont dans le Ciel, toutes les fois qu'il plaît au Seigneur; car le Seigneur Roiiverno les enfeis aussi par des Anges auxquels est donnée la facultée de voir du lieu oit ils sont toutes les choses qui existent dans ces enfers; cela est Tait ainsi afin que aussi là il y ait de l'ordre, et pourquel'un ne fa*se point violence à l'autre au delà de ce qui est permis : à des Anges est donnée celle fonction , ei par elle la domination sur les enfers ; regarder dans les enfers et voir les choses qui s'y passent esl de même quelquefois donné aux bons esprits, car il est dans l'ordre que les inférieurs puissent être vus du supérieur, mais non que les supérieurs puissent être vus des inférieurs ; qu'ainsi les enfers et ceux qui y sont puissent être vus par ceux qui sont dans le Ciel, mais non vice versâ : c'est de là que les mail* peuvent être vus d'après le bien, mais que les biens ne peuvent pas être vus d'après le mal. car le bien est supérieur, et le mal est inférieur.
8238. Et lirait vit la main grands g n'avait faite Jékovak sur tes ^SSfU'Mtt, signifie ta reconnaissance de la toute-puissance du Seigneur: cela esl évi^'-'"' -^ T| ' | i' , ' |l i nri de voir, en ce que c'est
KXOlIt, CHAI'. (Jl ATORZIÈME. 355 comprendre, reconnaître el avoirli>i, N°» 897, 3150, 8820, Î807, 3796, 3863, 3869, H03 il 4421 , 5401), 6805 ; par la signification (le la mni« ffivinifc, forte, robuste, élevée, quand cela est dit de Jéhovah. c'est-à-dire du Seigneur, en ce nue c'est la toute- puissance, S«878,7I88,7189, 7318, 8050, 8069, 8IA3 ; et par la représentation des Égyptien*, en ce qu'ils sont ceux qui sont dans la damnation, maintenant cous qui sont dans l'enfer.
8239. El le peuple i-r/i'njiiii Ji'-tioritli, ah/Hific V ailarntion : on le voit par la signification de craindre Jihauah, en ce que c'est le culte oud'apres l'amour, ou d'après h foi, ou d'après la crainte. JS'° 2826, ainsi l'adoration,
8240. Et Us crurent, lignine In foi et la confiance ; on le voit par la signification de nuire en ce que c'est avoir la foi cl aussi la confiance, car celui qui a la foi a aussi la confiance; la confiance appartient a l'amour par la foi, conséqucmmcnl la confiance en Jéuovali, c'est-à-dire au Seigneur, n'existe que chez ceux qui sont dans l'amour, savoir, pour le Seigneur et envers le prochain, parce que cbez les autres il n'y a point la foi.
8341. En Jéhorak et en Moncheh siiji serviteur, signifie le Seigneur quant au Divin Bien, et quant au Divin Vrai procédant de Lui et administrant : on le voit en ce que par Jchoiah dans la Parole estentendu le Seigneur, .Y» 1313, 1736, 2921, 3023, 3035, 5663, 6281.6303, G94o, 6956, cl même le Seigneur quant au Divin Bien, X<" 2586, 2769, 2807, 2822, 4402, 0905 ; par la représentation do MoscHch, en ce qu'il est le Divin Vrai procédant de Lui, H" 6752.7010, 7014, 7089, 7382 : il est dit le Seigneur quant au Divin Bien el quant au Divin Vrai, parce que le Divin Bien est dans le Seigneur, et que le Divin Vrai est d'après le Seigneur ; il eo est du Divin Bien relativement au Divin Vrai, comme du feu du soleil relativement! la lumière qui en provient, la lumière n'est point dans le soleil, mais elle est d'après le soleil ; el par la signi- Gcalion de serviteur, en ce que c'est celui qui administre ; quecelui qui sert, par conséquent qui administre, soit nommé serviteur, on le voilK°7U:) ; etquece soit pour cela que le Seigneur quant au Divin Humain, lorsqu'il était dans le monde, est nommé serviteur dans la Parole, on le voit N° 3441; car alors il administra, comme il le dit aussi Lui-Méme : «Quiconque voudra parmi vous devenir
• grand, devra fi tre voira ministre, et quiconque voudra être le
» premier, devra être voire serviteur : comme le Fils ik l'homme
« est venu non pour avoir den uimhtra, mnh jiimrëtre. le ministre.*
— Mallh. XX. 26, 27, 28. Luc, XXII. 97. Marc, X. il, 15 .
continuat k» su h les esplllts et bu» les habitants de la Terre de Juhteb.
8242. Il m'a aussi filii montrfi quelle esl la face des Habitants de ta Terre de Jupiter, non pasque j'aie vules habitants eux-mêmes, mais parce que j'ai vu des esprits avec une face semblable à telle qu'ils avaient quand ils filaient sur leur terre , toutefois, avant que cela me fût montré, il apparut un de leurs Anges derrière une nufic blanche, pour en donner la permission ; et alors deux faces me furent montrées ; elles étaient comme les faces des tiommes de notre terre, blanches, mais plus belles; sur elles brillaient le sincère ctleinoâeste.
82i3. Quand les Esprits de Jupiter étaient chez moi, les faces des habitants de notre terre me semblaient plus petites que de coutume; cela venait de ce que de ces esprits influait l'idée qu'ils avaient que ieurs faces étaient plus grandes ; car lorsqu'ils vivent, hommes sur leur terre, ils croient qu'après la mort leurs faces deviendront plus grandes et d'une forme ronde; et comme cette idée a élé imprimée en cu\, elle y reste aussi, el quand ils deviennent esprits, il leur semble avoir une face plus grande : s'ils croient que leurs faces deviendront plus grandes, c'est parce qu'ils disent que la face n'est pas le corps, d'après cette raison que par elle ils parlent et présentent ee qu'ils pensent, et qu'ainsi pur elle le mental est pour ainsi dire transparent ; de lit ils ont de la face l'idée comme du mental dans une forme; et comme ils savent qu'ils deviendront plus sages après la vie dans le monde, ils croient que la forme du mental, ou la face devient plus anjple.
82». Quand ils sont dans le .monde, ils croient aussi qu'après la mort ils percevront un feu qui échauffera leur facc;ilslirent cette conjecture de ce que les plus sagcsd'cnlre eux savent que le feu,
EXODE, CHAP. QUATORZIEME. 3S7 (feras le monde spirituel, est l'amour, cl que ce feu est le feu de la vie, et que c'est d'après ce feu que les Anges ont la chaleur ; ceux d'entre eux qui ont vécu dans l'amour céleste jouissent même de ce qu'ils ont désiré, et perçoivent leur face s'ecuauifer comme par un feu; et alors les humeurs de lciumentalsom embrasés non de chaleur, mais d'amour,
8215. Par cette raison les habitants de celte terre lavent et nettoient avec soin leur l'ace, cl la garuu lissent aussi avec précaution de l'ardeur du soleil; ils ont un voile fait do liber ou d'écorec decoulcur azur dont ils s'enveloppent la iflie, et cachent ainsi leur face : mais ils ne soignent pas beaucoup leur corps.
8Î4C. Quant aux faces dès-hommes de notre terre, ils disaient qu'elles n'étaient pas belles ; étonnés de ce que les faces de quelques-uns avaient des verrues et des pustules, et d'autres difformités, ils disaient que chez eux on ne voit jamais de semblables faces : cependant quelques faces leur plaisaient, savoir, celles qui étaient gaies cl riantes; et celles qui étaient un peu saillantes autour des lèvres. ■
8S17. Si les faces riantes et gaies leurs plaisaient, c'était parce que sur leur terre Lelles sont les laces de presque tous les habitants, et cela par la raison qu'ils n'ont aucune sollicitude cuncernant l'avenir, et ne s'inquiètent point des choses mondaines; car ci' srut ivs iuij>iii''linii i > purinil l;i tristesse et l'anxiété dans Ifs mentais naturels et par suite sur les faces ; et si sur notre terre,
leurs faces, c'est sur la peau externe, mais non dans les fibres venant de l'interne; il en est autrement chez les habitants- de Jupiter. Si les faces qui étaient saillantes autour des lèvres leur plaisaient, c'était parce que la plus grande partie de leur langage se fait par la face, et MirlouL parla réjriun de la t'aee autour des lÈvres; et aussi parce qu'ils ne dissimulent jamais, c'est -à-dire, ne parlent jamais autrement qu'ils ne pensent; c'est pourquoi il ne contraignent pas leur face, mais ils l'émettent librement : il en est autrement chez ceux qui des l'enfance ont appris à dissimuler ; leur face par suite est contractée du cùté de l'intérieur, afin que rien de la pensée ne se monlre ; elle n'est pas non plus émise du coté de l'extérieur, niais elle est lenue prête à cire émise ou à être con-
ARCANES CKI.KS i'HS.
tractée, selon que ta ruse te conseille. Par l'inspection des fibres autour des lèvres en peut voir la vérité, cai il y a In des séries de fibres en grand nombre, compliquées ei entrelacées, qui ont été crêtes non-seulement pour la ma n ducal ion et pour le langage par mois, niais aussi pour exprimer les idées du mental naturel.
8218. Il m'a aussi clé montré comment les pensées sont présentées par la face; les aliénions qui appartiennent à l'amour sont manife-tées par lu visage et pur les cltaniwmnits du visage, et les pensées y sont riuMiilVsu'vs par les vaiï; liions qimu! :ui\ formes des inlérieurs; cela ne peut pas être décrit plus amplement. Les Habitants cic la Terre de Jupiter ont aussi un langage de mots, mais il n'est pas aussi sonore que chez nous; un langage aide l'autre, et la vie est insinuée dans le langage des mots par le langage de la face.
8S13. J'ai élé informé par les Anges que le premier langage de tous sur chaque Tet re a été le langage par la face, et cela au moyen des Lèvres et des Yeux, qui en sont les deux origines; si ce langage a été le premier, c'est parce que la face a élé formée pour présenter l'image de ce que l'homme pense et de ce qu'il veut; de là aussi la face a été nommée l'image et l'indice du mental rtatui el ; puis, parce que dans les temps très-anciens ou premiers temps la sincérité existait, N°8H8, et que l'homme ne pensait et ne voulait penser que ce qu'il voulait qui brillât sur sa face ; ainsi les affections du mental naturel et les idées de la pensée pouvaient étro présentées d'une manière vivante, et pleinement; ainsi elles apparaissaient a l'œil comme dans une forme , et en très-grand nombre en même temps; ce langage l'emportait donc sur le langage des mots, autant que la vue sur l'ouïe, c'est-à-dire qu'il y avait entre eux la même différence qu'entre voir une campagne et entendre la description qui en est faite; ils ajoutèrent qu'un ni langage s'accordait avec le langage des Anges, avec qui les hommes de ces temps-la communiquaient ; cl même quand la face parle, et quand le mental parle par la face, t:Vst le binaire tin^'lique chez l'homme dans la forme dernière naturelle, et c'est la présence de la vue interne ou de la pensée de l'un dans celle d'un autre, mais non quand la bouche parle des mots. Que les Très-Anciens sur notre Terre aient pat lé pareillement, on le voit K» 607, G08, M (8, 1 180, 73Ut . Chacun aussi peut savoir que le langage des mots n'a pu être celui
fcXUDfc , CHAP. QUÀTOflZlfeu: 153 des Très-Anciens, parce que les mois d'une langue ne sont pas infuses immédiatement, mais qu'il faut les trouver et les appliquer aux choses, ce qui n'a pu fait que par laps île temps.
8250. Tant qu'il y a eu chez l'homme la sincérité et la droilure, un tel langage \ a aussi subsisté, mais dés que lu inrulal commença à penser une chose et à en dire une nuire, ce qui arriva quand l'homme commença ;i s'aimer et à ne plus aimer le prochain, le langage de mots prit <li* rarn'nissemeiit, la face ne parlant pas, ou même mentant de connivence; par suite ta forme interne de la face fut changée, elle se cenliat-ta, s', 'mlureit et riiimiiençaàdcvenir presque privée de vie, tandis que la forme externe, enflammée du feu de l'amour de soi, paraissa il comme vivante; toutefois le manque de vie, qui est en dessous et sert intérieurement de plan, ne se montre pas aux yeu\ des hommes, mais est visible pour les anges, car ceux-ci voient 1rs intérieurs : telles sont 1rs faces de ceux qui pensent une chose et en disent une autre, car la dissimulation, l'hypocrisie, l'astuce et la fraude, qui sont la prudence d'aujourd'hui, produisent ces effets. Mais la chose se passe aulrcment dans l'autre vie; là, il n'est pas permis de parler autrement qu'on ne pense; la dissidence y est mémo pen ne clairement dans chaque mol et dans chaque son d'un mot ; et quand elle est perçue, l'esprit en qui il y a une telle dissidence est chassé de la société, et II est puni; ensuite il est réduit par divers moyens à. parler comme il pense, et a penser comme il veut, jusqu'à ce qu'il ait un mental un, et non divisé; s'il est bon, afin qu'il veuille le bien, et que d'après lehienil pense et dise le vrai, et s'il esl méchant, atin qu'il veuille le mal, et que d'après le mal il pense et dise le faux; le bon ne peul pas être élevé dans le ciel auparavant, et le médian I ne peul pas non plus être jeté dans l'enfer auparavant, et cela, afin que dans l'enfer iln'y ait que le mal, etque le fau*. y soit le Taux du mal, et afin que dans te ciel il n'y ait que le bien, et que le vrai soit le vrai du bien.
8251 . Laconlinuation surles esprits et sur les tiabilantsde la terre de Jupiter esl à la fin du Chapitre suivant.