‹ Arcanes célestes de l'Écriture sainte ou parole du Seigneur, dévoilés ainsi que les merveilles qui ont été vues dans le monde des esprits et dans le ciel des anges ouvrage d'Emmanuel Swédenborg ... Exode, chapitres 9.15Chapitre 4 sur 30 · XII · texte numérisé non relu

XII

• deur devant I.lli sis nuées on! I>:<ssl- , avec grêle et charbons île.

• feu; Jéhovah a tonné dans les deux, et le Très-Haut a donné rte

" sa vois, de lu grêle Cl des charbons de feu, en sorte qu'il a foncé

el les liiens. Dans Jean i « Le. Premier Ange somia île la trompette, ■ et il «e forma de la grêle, el da feu mêlé ib- sang, el ils tombèrent » sur la terre, en sorte que la troisième partie des arbres fut bridée, »et toute herbe verte l ui ilessécbéc. .—Apec. VIII. 7; — la grêle, e. e snni les fan d'après le mal ; le feu mêlé de sang, e'esl le mal des cupidités avee les vrais falsifiés : les :ii lires qui ont été bridés, ee sont les connaissances du vrai déiniiics par le mal des cupidités; l'herbe verte qui a été desséchée, ee som les seienlitiques du vrai détruits pareillement ; que le feu suit le mal des cupidités, on le voit M-' 1 397, IH61.2HG, 5071, 5315, 6311, 6K3i, TdU; et le sang le vrai falsifié, N>» 473ii, 6978, 7317, 7326; et les arbres les connaissances K os Trïi f. î«7'3. Dans Josué ; » II arriva que, comme p ils fuyaient devant Israël, euxi dans la descente de Bcllicboron, « alors Jébovali jola des eieux sur eux de grosses pierres jusqu'il

> par Ici pierres de grêle, que de ceux que les fils d'Israël tuèrent '» par l'épée. » — X. H j — la, il s'agit de cinq rois qui étaient campés contre Gibéon ; par ces rois et par leur peuple étaient représentes ceux qui sont dans les faux d'après les maux, c'est pour cela qu'ils moururent par des pierres de grêle; les grêlons sont appelés pierres, parée que li s pe-ru s aussi signifient les fanx. D'après ces passages, im voit claiivnient ce que signifient la grête el la pluie de grêle, savoir, les faux d'après les maux, et comme elles signilient ces faux, elles signifient aussi la vastation du vrai ot du bien, car cette vastation se fait par les faux d'après les

75154. Telle qu'il n'y en a point tu comme elle en Egypte depuis le jour qu'elle a été fondée el jusqu'à prisent, signifie qu'il n'y a pas eu cliei tes autres une telle destruction dans le mental naturel : on le voit par la signification de la pluie de grêle, a laquelle s'appliquent ces paroles, eu et; qu'elle esi la destiïielion du vrai parles faux, S" 7553 ; par la signification de la terre iXÉgypte, en ce

EXODE, CflAP. NEUVIÈME. 35 qu'elle est le mental nnturpl, N« 52T6, i>978, 7280, S288, 5301;

depuis /c.jour tu rite acte fondât ût jusqu'à pn'-snit, c'est qu'il n'y Cil

a pas eu de toile chez les autres, car le jour signifie l'étal, c! la fondation la qualité, et l'Égyptc le mental naturel en gênerai. S'il n'y a pas chez les antres um: destfiuïimi telle que rliw. ceux qui infestent tes esprits probes dans l'autre vie, c'est parte que ceux qui infestent ont dans le monde été de l'Église, N« 7317, 750Î; ceuxci ont rempli la mémoire de leur mental naturel , de cltores qui appartiennent a la foi d'après la Parole et d'après la doctrine de leur Église, et cependant ont mené une vie opposée a ces choses, e'est pourquoi quand ils sont dévastas, les choses qui appartiennent il la foi sont arrachées et en même leiiips Iwirirniip d'autres qui y sont adli ère nies, de la lies lacunes et des ravilés profondes et hideuses; les maux des cuptililés ainsi ipieles f:uix ne peuvent aussi qu'y avoir été adjoints d'une manière quelconque; comme les choses qui appartiennent à la foi ne peuvent élreaiee ccsniaux et ces faux, il est évident, si elles ne peuvent être séparées, qu'elles sont chassées vers les limites , de là des vides au-deilans qui sentent excessivement mauvais, car toute puanteur vient du mélange des maux avec les liîeris et dti mélange dos faux avec les vrais; cela n'arrive pas chez ceux qui sont hors de l'Église, car ils n'ont rien su des vrais de la foi procédant de la Parole : cela est signifié par < il n'y a pas eu chez les autres une telle destruction dans le mental naturel.'

7555. Vers. 10, 20, 21. El maintenant envoie, rassemble ton bétail, et tout ce qui (est] à toi dans le champ: tant homme et (toute) bête qu'i téra trouée dans te ehamp, et ne sera pas ramené à ta maison, et sur eux descendra lanrclc, et ils mourront. Et celui qui craignit la parole de Jchovah, d'entre les serviteurs de Pharaon, fit fuîr tes sercitears et son bétail icrs les maisons. Et celui qui n'appliqua pas son cieur à la parole, de Jéhovah, et il laissa set serviteurs et sait bétail dans le champ. — Et maintenant envoie, rassemble ton bétail, signifie que le vrai du liicn doit être recueilli ; et tout ce qui (est) <i mi dans le champ, signifie qui appartient à l'Église : (ouf homme et (tonte) bric, signilie le bien intérieur et le bien extérieur : qui sera trouve dam, le ehamp, signifie qui appartient a l'Église : et ne iera pas ramené à la maison, signifie qui n'a

pas élé mis en réserve : « «tr eux descendra la pèle, ails mourront, signifie qu'il scia cnliéwmentdéiruil par le faux: et celui qui craignit lu (mrofr (il Jeluinih. il culte 1rs serriteurs Je Pharaon,

signifie les choses qui, Mans le mental naturel, appartenaient au

Soigneur : fil fait ses ««Tijeurs et joh tefni/ im (es tuai»»», signifia qu'elles furent cachées ei mises en réserve dans les int£-

lienrs : cl a-lai uni n'uypHi/U'i pat n"i eum à lu parole lie Jéhacali, signifie les choses qui ne provenaient pas du Seigneur ; et il laissa ses serviteurs ci son bétail dans le champ, signifie qu'elles ne furent ni caclii'cs ni mises en réserve.

7556. Et muinirnnnt eneme, rassemble mn bétail, signifie que te irai ita bien fini! rire recueilli : on le voit par la Signification <le rassembler, en ce que c'est recueillir; et par la signification du bétail e.n ce que c'est le bien du vrai, et aussi le vrai du bien, Ko» 6016, fidiS: ce que c'est que le vrai du bien cl le bien du vrai, on le voit X n! ÎOfi.'t, 3295, 3332, 3669, 3688, 388!, 4337, 43:i3, 4390, 575*6, 5733. Dans ce Verset et dans les deux suivants,

même chez les méchants : eu cllel, lu Lien et le vrai, qui n'ont point été adjoints aux maux cl aux taux, ne sont peint dévastes, mais ils sont cachés dans les intérieurs par le Seigneur, cl ensuite ils en sont lires pour l'usage ■ celle, mise en réserve du bien et du vrai chez l'homme par le Seigneur esL signifiée par les restes dans la Parole, coir 468, '.VM, 500, HGI, !>7Ci, GGI, 798, 1738, 1906, ' 226S, 5135, 5342, 5344, 5887, 5898,5899,6156.

7557. El mut ce qui est à loi dans le champ, signifie qui appartient à l'Église: on le voit par la si^niliealion du champ, en ce que c'est l'Église, S&7 f , 3317. 3766, 4440, 4443,7302.

7558. ï'i)iil homme et tout,- h, le. signifie le lien intérieur et le bien extérieur : on le voit par la signification de V homme et de la bête, en ce que c'est le bien intérieure! le hien extérieur, ;Y«74a4, 7523.

7553. Qui sera mim e dans dr champ, signifie qui appartient à l'Église : On le voit par la signification du champ, en ce que c'est l'Eglise, ainsi qu'il vieil! d'elle dit ,\ 0 7557.

7560. El lie fera pas ramené à la maison, signifie qui n'a pas été mis en réserve : on le voit par la signification de ne pat être ramené à la maison, en w (pie c 'es! ne pas élro mis en réserve, ear

EXODE, CHAI». NEUVIÈME, 37 la maison est le mental intérieur naturel, oit est le bien avec le vrai, cl c'est aussi le mcnlal rationnel, il pai conséquent l'homme lui-même, X" 5 3jJ8. 4'J73, :;ui3, 7:Sj.'J, ainsi être l'amené à la maison, c'esl êtvc ramené en dedans et j èlre facile. Si le m'en et le vrai sont cacbés an dedans et y sont mis en réserve par le Seigneur, même cher les méchants, c'est afin qu'il j ait toujours quelque chose d'Iiumain de reste ; en effet, l'huiumc sans ees choses n'est point homme, car les clioses qui sont cachées et mises en réserve sont le h i en elle vrai, par lesquels il y e communication

autant il est homme : il j a, il est vrai, communication .les méchanls, même de ceux qui sont dans l'enter, avec leciel mais il n'y a aucune conjonction par le bien ei le vrai, car aussitôt que le bien et le vrai découlent du ciel et viennent dans l'enfer, ils sont Changés en mal et en faux, par suite la conjonction est sur-lechamp rompue; telle est la communication; toutefois par le bien et le vrai qui sont cachés et mis en réserve dans les intérieurs il v a conjonction; mais là chez les méchants les vrais et les biens n'ont point d'autre effel que de leur donner la possibilité de raisonner , el de penser et parler d'après le sensuel, et ainsi de confirmer le faux et de prendre la défense du mal; rien de plus ne peut provenirides biens et des vrais cachés et mis en réserve die! eux, car s'il provenait quelque chose de plus les vrais et les biens péiï-

7561 .Et turcttx descendra ta grêle, et ili mourront, lignifie qu'it sera entièrement détruit, savoir, ce qui appartient a l'Église ; on le voit par la signification de ta grêle, en ce que c'est le faux d'après le mal, el par suilo la vastalion du bien et du vrai par les faux N" 7353; « par la sipiïlicailon de mourir, en coque c'est cesser

d'être, N°> Ml, 0387, f,m ; .

it dit de la vastalion

du bien et du vrai, c'est être détruit.

7562. Et celai qui craignit la parole île Jéhovah, d'aire le* serviteurs de Pharaon, shitiiftf lis chines oui dans le mental na tnret, appartenaient au Seigneur : on le voit par la signification de celui qui craint ta parole île J.-haeah. en ce que ce sont les choses qui appartiennent au Seigneur; eiielfel.dans le sens interne, par celui qui craint il est entendu non une personne qui craint, 'mais

nue chose; que dans le ciel l'idée île lu personne soit changée cm l'idée d'une chose, ou le voit S"* 52ï5.iï287, h VM, c'est pour cela que par celui qui craint la parole de Jéhovah, il faut entendre le bien et le vrai qui procèdent du Si-igneur; et par la signification des serviteurs de Pharaon, en Ce qu'ils si.nn les choses qui appartiennent au mental naturel; que Pharaon suit le naturel dans le commun, on le voit fi 0! 5160, 5703; de la ses serviteurs sont les choses qui sont dans le naturel ; ou, ce qui esi de même, qui sont dans le mental naturel ; car les choses qui sont dans le naturel, d'après lesquelles l'iionmie pense et conclut , constituent sont mental. Les choses qui sont dans le mental naturel appartiennent au Seigneur, et n'appartiennent pas au Seigneur , l'oir, plus bas M 0 75Ci.

gnifie qu'elles furent cachées et mises en réserve data les intérieurs : on le voit par la signification des serviteurs, en ce qu'ils désignent les choses qui sont dans le mental naturel, comme ci-dessus N°7li62; par la signification du bétail, en ce que c'est le vrai et le bien, K° 7556 ; et par la signification des ibumoim, en ce qu'elles sont les chosesqui sont au dedansde l'homme, où le bien elle vrai sont cachés et mis en réserve par k Seigneur, >'"7360; de la.il est évidentque ces mots, « fit fuirses servileurs et son bétail vers les maisons, «signilicm que les vrais et les biens qui sont danslcmental naturel, c'osl-à-dire, les choses qui appartiennent au Seigneur, ont élé recueillies, caches et mises en reserve dans les intérieurs.

7564. Et celui qui n'appliqua pas son cœur A la parole de Jèhovak, signifie 1rs r/mv.s qui ne iirtn-snninit fins du Seigneur: on le voit par les explications données ri-dessus 75112, où celui qui' craignit Jéhovah signifie les choses qui appartenaient au Seigneur; de là vice versà, celui qui n'appliqua pas son cœur à la parole de Jéhovah, signifie les choses qui ne provenaient pas du Seigneur. Les biens et les vrais appartiennent au Seigneur ou n'appartiennent pas au Seigneur; ceu\ qui appartiennent au Seigneur sont ceux que l'homme fait pour le prochain, pour la patrie, pour l'Église , pour te lloyaume du Seigneur,^ ainsi pour le vrai

biens et les vrais qui appartiennent au Seigneur; mais les vrais et

EXODE, CliAP. HEUVIÈHft. 99 les biens qui n'appartiennent pas au Soigneur sont ceux que riiomme lait pour soi comme lin, cl pour le momie comme lin, ceux-ci dans la forme externe se montrent pu-fois semblables a ceux-là, mais dans la forme interne ils sont absolument différente; car ceux-ci conduisent à soi, mais ceux-là éloignent de soi ; les vrais et les biens qui n'nppuriir.nneui p:is un Soigneur sont aussi, quant a la plus grande punie, ceux que l'homme fait dans l'état d'infortune, de maladie, do douleur ou de crainte, et non dans un état libre, car c'est aussi peur lui qu'il les fait : à la vérité tous les vrais et tous les biens itillueiii du Seigneur, mnis quand les biens el les vrais du Seigneur sont tournés elle/ l'homme vers lui-même, ils deviennent biens et vrais de l'homme, el les propres de celui vers qui ils sont tournés, car ils deviennent biens de l'amour de soi et du monde : tels sont les biens de tous les méchants entre

entendus par les biens cl les vrais du Seigneur, et par les biens et les vrais qui ne sont pus du Seigneur.

7565. El il laitsa se* serviteurs et son bétail dan* le champ, 11gnificqu elles ne furent ni cacliécs nimaetm rcteric : on le voit par la signification à'itre laissé dans le champ, on ce que c'est périr par

été ni cachées ni mises on réserve, et ce sont ces vrais et ces biens qui n'appartiennent pas au Soigneur, desquels il vient d'être parlé Ho 756i; les serviteurs signifient ceux qui sont dans le menuil naturel, N™ 7562, 756:1 ; et le l/étail signifie les vrais et les biens, qui, parce qu'ils n'unpar'.ienneiit |ius au Sci;:in:iii, no peuvent être cachés dans les intérieurs.

7B66. Vers. 3Ï à Sti. Et Jëhovah dit à Moiehch : Étends tamain iien le ciel, et il y aura de In grêle dans toute la terre d'Egypte, sur l'homme, et sur la bête, et mr tonte herbe du champ data la terre d'Egypte Et Moscheh étenilit son bâton vert le ciel, el Jéhovak donnades aiix, et de la grêle, et le feu allaita terre; et léhovtdi fie pleuvoir de ta grêle sur la terre d'Egypte. Et il y eut de lu grêle, et du feu à la fois marchant eu milieu de la grêle, fart lourde, telle qu'il n'y en avail point -u comme elle dans toute la terre a" Egypte, depuis qu'elle était m wniion. Et ta grêle frappa ttans toute la terre

10 ARCAHES CÉLESTES.

ttÉgijpte tout et qui (était) ddm le champ , depuis l'homme et jwqu'ii In bile ; et toute lirrbr dit t hnmp lu ip-il,- (laj frappa, et tout arbre du champ elle ' i.-'U'j fin. St'iili-iiii'nt Umis lu t.-rre tteGosrhen, oU (étaient) 'es /ïis (f/miïi, M n'j eut point de grêle. — Et Jihosah tlit à Mmchch, signilir le connu;) ru] r'inont : Etend* tn main tiers le

ciel , signifie l'action de se tourner vers, et rapproche du ciel:

i-l il y aura île la grêle, dam toute la terre d'Utopie, signifie le faus qui détruit dans le mental naturel : sur l'homme et sur la bête, signifie le bien inléiïeui' d le bien extérieur : et sur toute, herbe du champ dans la terre d' l'.ij'jpte, ^nilie lout vrai de l'Eglise dans le

mental naturel: et Hoieheh étendit sou bâton vert le ciei , signifie

la eiiiiimunicalien avec le ciel : et Jéhm-ah donna des voix, signifie

l'éloignemcnl ri la séparation de la rnmniunicaiion avec ceux qui sont-dans le bien eldansle vrai : et de la grêle, signifie les faux qui détruisent : et le feu allait à terre, signifie les mails des cupidités : et Jèhorah fit pie.urnh- tir la grêle sur la terre d'Egypte, signifie le mental naturel envahi par les faux du ui;il : et il ijeut de ta grêle et du feu à la [ois marchant au"VÛlieu de ta grêle, fort lourde, signifie «s pcrsualions du lïms aver les cupidiiés du mal tout ensemble :

naturel étiez les antres: depuis quelle était en nation, signifie depuis le jour qu'il avaii été l'ail do manière à pouvoir admettre le bien et par snile le vrai: et la grêle frappa dans toute la terre d'Égyptc, signifie que ee faux délntisi! les choses qui étaient dans le mental naturel: n>itiir<)Mi(éi:iiiW(<i»s le champ, signifie lout eequi appartenait i l'Église: depuis l'homme et jusqu'à ta bête, signifie son bien intérieur et son bien extérieur : et toute herbe du champ ta grêle (la) frappa, signilic que ees faux détruisirent tout le mi de l'Église : et tout arbre du champ elle (lel brisa, signifie (il même toutes les connaissantes du vrai et du bien de. l'Église : seulement riant la terre de Goschen, où (étaient) les fils d'Israël, il n'y cul point de grêle, signifie qu'il n'y eut point de destruction la ou étaient ceux de l'Église spirituelle.

7567. Et Jchotmh dit il Moscheh, signifie le commandement : on le voit par la signification de (tire, en ce que c'est le commandement, N°* 7036, 7107,7310.

EXODE, CHAP., NEUVIÈME. , II 756S. Klends la main vers h ciel, iignifie faction de it tourner vers, cl l'approche il u net : on 1* vi>il par la signification A' étendre la

mnin, en ce que c'est tourner vers, car par l'extension de la main on se tioumc vers , et l'on montre; et par la signification du ciel, en ce que c'est le ciel antique ; cl cumme , lorsque le ciel est tourne vers quelqu'un et lui est montré, on y porte aussi la vue et la pensée . c'est pour cela qui: nqiprwlii; csl aussi signifiée, car toute approche dans le momie spiriniil se. t'ait par la détermination de lapenséejil a déjà été dit, 7819, comment ées choses se passent, mais comme elles sont de celles qu'on iirnorc dans le monde, cela va encore être illustré en peu de mots; Quanti il doit s'opérer quelque l'tian^emeni d'élat riiez les méchants qui vont être dévastés.

et les faux sont excités, car le titan et le vrai pénètrent du ciel vers les intérieurs, et d'aulaiit plus prufoniléinetti que leeiel est plus près : de ià vient que lus esprits infernaux n'osent pas s'approcher de quelque société céleste, et qu'ils s'en éloignent autan! qu'ils peuvent, voir N» »K5, 4S36, 1209, 4533, 1674, 3057, 8088, 7519. D'après cela on voit maintenant ce qui est entendu par l'action de se tourner vers, et par l'approche du ciel , qui sont signifiées en coque ilosclicli devait étendre sa main vers le ciel: en effet, c'est un nouvel état qui est maintenant décrit, savoir, l'état des faux d'après les maux, qui détruisent tous les liions et tons les vrais de l'Epiisc chez ceux qui iutestcnl; l'onune cet état existe par l'influx plus présent du vrai venant du Divin, et en même temps par l'approche du ciel, c'est pour cela qu'il est dit à Mosciieh

dï'ti-inhv sa main vers le CÏCl-

7369. Kl il n aura <i' la grêle dans toute la teirc ttËgtjpM, signifie le (aux qui détruit dans le mental naturel : on le volt par la signification de la ijrèlr, en ce que c'est le faux d'après les maux qui détruit, savoir, tout Non et tout vrai de l'Eglise, N°75SS; et parla signification de tu wnc d'i-lgiipte, en ce qu'elle est le mental naturel. S™ Iiï7fi, B278, 5Î80, !>S88, 530).

7a70. Sur l'homme cl sur ta bête , signifie le bien intérieur et le bien extérieur : on le voit par la signification de ['homme.

et de la bêic, en ce que c'est 'le Ijien intérieur elle bien extérieur,

7571. El sur tonte herbe du champ liant la terre d'Ègijpte. signifie tout vrai île l' l^/lite tlttus le mental naturel : On le voit par la signification de V herbe, en ce qu'elle est le i rai, ainsi qu'il va être exposé; par la signification du champ, en ce qu'il est l'Eglise 7557 ; et par la signification lie (n terre d'Egypte, en ce qu'elle est le mental naturel. ,Y'73i>y. i>i Hieruc aiymlie le vrai, c'est parée que la terre signifie l'Église, et que le champ la signifie aussi ; tout ce qiu en provicnl signifie eu le vrai qui appartient il la foi, ou le bien qui appartient à la charité, car ce sont là les choses qui sont de l'Église : par l'tirrbi] du rliatnp est entendu tout ce qui en général provienl du champ, connue on \e. voit clairement parla Parabole du Seigneur dans Matthieu : « Le Royaume des deux esi

- semblable à un homme semant de bonne semence dans son

■ champ : quand l'ïli-i-b,- eut crû cl nu pui le lu irait, alurs parut » l'Ivraie. ■ — XIII. 2i,26, — la. l'herbe est le produit du champ; que l'herbe y signifie le vrai de l'Eglise , et l'ivraie le faux, cela est évident ; c'est, il c.sl vrai, une cumin raison, mais dans la Parole toutes les comparai son s sont faites par des significatifs K° 3S73. Dans David : « I! l'ait pousser le grameii pour la hèle, cl l'Herbe » pour le senice de l'homme, ail n défaire sortir le pain de la Ici Te,i

— Ps. C1V. 1J, — ici aussi l'iicrtie est pour le produit du champ, et dans le sens inleim: elle y signifie le vrai Dans le Même : » Uam n des pâtiu-aga d'herbe il me fera coucher, vers des eaux de repos «il me conduira, il récréera mon âme. ■ — Ps. XXIII. 2; — les pâturages d'herbe sont la nourriture spirituelle qui appartient a l'âme, aussi est-il dit il récréera mon âme. Dans Esaïe: » Les eaux ■> de Nimrim seront îles désolations, parce que le gramen est dosé- » chc, l'herbe a été consumée, il n'y a point de verdure. • — XV. 0. XXXVII. 27. — Pans le Uléma: - Je dévasterai les montagnes » et les collines, et j'en desiéelu-iai toute. (Herbe, et je poserai les • neuves en iles ; cl je conduirai les aveugles dans un chemin . qu'ils ne connaissent point. » — SLH. 15, 16. — Dans Jérémie :

■ Jusques à quand la lerre sera-l-cllu dans lo deuil, et Yilcrbe

■ île tout le champ se flctriia-t-ellc ? à cause de la malice de ceux iqpiy babitent, bêles el oiseau seront consumés, p — XII. i.—

EXODE, CtïÀP. NEUVIÈME. i3

Dans le Même: < La biche dans le champ a mis bas, mais en

- abandonnant , parce qu'il n'y août pas d'Herbe ; et les onagres . se sont tonus sur les collines, ils ont humÉ le vent comme les > baleines, parce qu'il n'y avait pas d'Herbe. . — XIV. 5, 6.

— Dans Joël : » Ne craigne; point, bêtes de mes champs, car elles «sont devenues herbeuses tes demeures itn désert, parce line l'arbre » portera son fruit , le figuier et le cep donneront leur force. » — II. 23. — Dans Àmos : • Quand la sauterelle eut achevé de mon* ■ ger t'iierbe de la terre, je dis : Sei^nciir Ji'Jiovih ! pardonne, je » te prie ; comment se soutiendra Jacob, car il est petit , lui ? ■>— VII. S. — Dans Zaciiane : " Demandez à Jï-hovaii une pluie tarit dive dans le temps ; Jéliovali formera des orages, et il leurdon- » nera une pluie abondante, à l'homme l'Herbe dans le champ. « — X. ) . — Dans Jean ; « Le cinquième Ange sonna do la trompette, • et il fut dit de ne point faire de dommage au gramai de la ferre, » ni à aucune verdure, ni à aucun arbre. » — Apoc. IX. 4. — Chacun peut voir que dans ces passades, pur le giamen et l'herbe, il est entendu , non du gramon ni de l'herbe, mais des choses qui appartiennent a l'Église ; que le vrai qui appartient a la foi soit entendu par l'herbe de la tei rc et par l'herbe du champ, cela est évident. Sans un lui sens spirituel, jamais personne ne saurait ce que signifie, dans Jean, l'ordre donné, après que le cinquième Ange eut sonné de la trompette, de no faiii! de dommage ni au gramen de la terre ni à aucune verdure ; personne ce saurait non plus ce que signifie , dans Jérémic, la Biche qui met bas dans le champ, et abandonne parce qu'il n'y a pas d'herbe, et les onagres qui hument le vent comme les baleines, parce qu'il n'y a pas d'herbe, ni ce que signitient plusieurs autres choses ailleurs. On voit, d'après cela, combien la l'ai oie est peu comprise, et quelle idée terrestre on pourrait avoir de plusieurs passages, si l'on ne savait ce qu'ils signifient, ou tout au moins que tout ce qu'ils contiennent est saint.

7373. Et Mosclicli étendit son bâton vers le ciel, signifie la communication avec le ciel .* on le voit par la signification détendre te bâton , en ce que c'est tourner vers, aiusi communiquer, selon ce qui a été expliqué ci-dessus, n° 7568 ; le ciel signifie le Ciel angélique.

ft ARC\?iKS CKLF.STES.

757;). fil ièhmak donna rff.i noix, lignifie Moignonent et tu séparation tlf la rnmiititiiii-aiiu» ru-rr cni.v qui tant dans te bien ei dans te vrai : on le voit par h siiji.ilicLilinii îles voix, qui sont celles des tonnerres, en ce que ce sonl les vrais Divins illustrant et perfectionnant ceux qui sonl dans le eiel , et portant la terreur et la dévastation chra ceux nui sont dans l'enfer ; ei parce qu'elles

passent, on le voit d'apics «qui a été dit précédemment N™":iO'i, 754), 7545, 7515, 7554, savoir, que ceux qui uni été de l'Église, cl oui par suite tiré 1 de la Parole les t on naissances du vrai cl du bien, mais qui ont mené la vie du mal , ont communication avec le ciel par les v-ais e.t les biens qu'ils oui apportés avec eus du monde, puisqu'ils rlnicnl île l'Église (que l'iiomme apporte avee lui dans l'autre vie lotit ce qu'il a connu dans le monde, et même tout ce qu'il a vu, entendu , pensé, prononcé, voulue! fait, on le voit N« 2*7*, 3475, 2ist à 2*86, 7398); c'est celle communication qui esl ôiée \\u-.\m\ ils sont dévastes ; et quand

11' vis avec les connaissances di s vrais et des biens, car tout ce que savent les esprits, ' t même les An^rs, mllue du Seigneur par le ciel, ainsi par des communications; voir Y"- 6053 h 6058, fil K9 a 6î1H, 6307 à 6327, 6*66 à 6(95, 6613 a 6656 ; d'après cela, on voit clairement ce qui est entendu par l'eïoignement et la séparalion de la communication avec ceux qui sont dans le vrai et dans le bien : il en est du vrai Divin dans le ciel et dans l'enfer, vrai

que comme un son doux et peu bruyant . lundis qu'en bas vers la terre, ils sont entendus comme un sou terrible, de même le vrai Divin dans le tiel est doux et clément, mais dans l'enfer il esl terrible. Que les Voix, qui sont tvllrs des tonnerres, signifient les vrais Divins illuslraiil ri pei rcriiulinant ceux qui sont dans le ciel, et portant la terreur el la dévastation ehc. ceux qui sonl dans IVniVr. <.n \r <*i>m n»'ni diii ■*■'.; pp.<.j^s -h«- l...i. • Il j aura une joie de cœur, rumine (in jmr) de celui qui marelle

■ avec lii flûte, pour venir sur la montagne de Jéhovah, vers le

» rocher d'Israël; alors Jéhovah fera entendre lit gloire de sa » voix, et son liras fera voir le repos : il:nis l'indignation de la » colère, et lu flamme d'un feu dévorant, par la dispersion et > L'inondation, et la piene.de j;rûk- ; car par la vnixdù Jéhovah, As- » Chur sera consterné.— XXX. S9, 30, 31;— ici lu voix de Jéhovah, C'est le vrai Divin illustrant el iieifcetioimant ceux qui sont dans le Lien, et portant la teneur et la dévastation chez ceux qui sont dans le mal. Dans Joël : ■ Devant Lui a été ébranlée la terre, le soleil et » la luneonl noirci, et les étoiles ont retiré leur splendeur; et Jého-

i vah fait entendre sa voix devant son armée, son camp est forl- » grand, parte qu'elle est iiinemln aille, {l'armée) qui fait sa parole; » car le jour de Jéliovalt est grand et fort terrible. >— 11. 10,14; — pareillement. Dans le Même. : « Jéhovah rugira de Sion, et de Jémsa-

• Itm il fera entendre sa voix,- el les deux et la terre trembleront ; » mais Jéhovali (inii.i im relire peur sua peuple, et un rempart pour

• les lils tl'lsraël. - — IV. 1 a,— la voix de Jéhovah est pareillement

dans le bien d'après le vrai et dans le vrai d'après le bien. Dans

David ; » Jéhovah a (omit dam les eieux, el le Tris-Haut a donné

• ifemioi^dcla grêle et di s chaînons de feu, en sorte qu'il a lancé » ses traits, et il lus a dispersés; et bfMurijup de foudres, cl il les a a mis eu déroute, » — l's. XVIII. U, lit; — donner delà voix , de la grêle et des charbons de feu , c'est la dévastation du vrai el du bien parles fans et par lcsmau\ des cupidités. Il jus le Même : "Les

■ nuées ont répandu des eaux, les ùthers ont donné de la voix, même » tes traits oui été lancés, la voix de ton tonnerre i été) sur le

• globe, des éclairs ont éclairé le jîlohe. » — l*s. LXX I. 17, 18, 19;— la voix, c'est le vrai Divin qui illustre ceux de 'Église. DaiislcMème; • La voix de Jéhovali (est) sur les eaux, le 'ieude » gloire fait tonner; Jéhovah (en) surlcsgrandes eaux : ta voix de ii Jéhovah dans la force : la iw.r de Jéhovah avec honneur; la voix

■ de Jéhovah brise les cèdres , Jéhovah broie les cèdres du Liban :

■ tavoixde Jèhoruh tranche comme «ne flamme de feu : la voix de » Jéhovah fait trembler le désort ; lavoix de Jéhovah fait mettre bas -les biches, et découvre les forêts. — Ps. XXIX, 3 à 1t ; — là, la

W ARCANES CÉLESTES

voix de JéliovaL est le Vrai Divin et la puissance de ce vrai, par conséquent aussi la Parole, far ta Parole est le Vrai Divin. Dans Jean:

• Un Ange ton descendanl du ciel, cria d'une voix grande, et lors-

• qu'il CUt Crié, les sept tonnerres prononcèrent leur noix; j'allais

« écrire , mais j'entendis une vois du ciel, mu disant : scelle les

i choses line les sept tonnerres ont prononcées, et ne les Écris point."

— -Apoc. X. a, 4;— les vois sont leVrai Divin, les tonnerres sont les choses qui servent a son transport, et le portent du ciel sur In terre. Que les tonnerreset les vois signifient des Divins, et non des tonnerres et des sons, c'est ce que chacun peut voir; et puisqu'ils signifient des Divins et sont appelés voix de Jéhovali, il est évident qu'ils sont le Divin Vrai : t'est pour cela que, quand Jéhovah descendit sur la montagne de Sinai, et promulgua lo Divin Vrai, il y eut des voix, des éclairs et des. tonnerres, — E\od. XIX. 16, XX. 13; — et qu'il parla du milieu du feu, —Deutér. IV. H, 18. V. 19. ÎO,Si,S3.

7571. El de In ijrèle, signifie les faux qui détruisent : on le voit par la signification de la grêle, en ce que ce soin les fans d'après les maux, qui détruisent les biens et les vrais de l'Église, N°7553. Par [agrt'le sont sipiiilirs rie tels fiius, qniilrli uiscnt lus luenset les vrais de l'Église, comme aussi parla pcslc, ci-dessus dans ccChapitre; car il y a plusieurs genres et plusieurs espèces de fans, comme il y a plusieurs genres et plusieurs espèces de maux dont ces faux proviennent; les faux qui Mini signitii'-sp;n' la u'n'.lc seul de ce genre, qu'ils détruisent les clioses appiulrniiiil à l'Eglise, et ne peuvent êlre que Chez ceux qui sent nés dansl'Kglisc. et ont vécu contre les vrais c^Ieâ biens do la foi qu'ils y ont connus. Qu'il y ait des Taux et des maux de plusieurs genres el rie plusieurs espaces, on le voit en ce que les Enfers sont distingués selon les génies et les espèces de maux et de faux , el en ce que les Enfers sont innombrables. D'après cela, on peut voir commenta se fait que les miracles ou les plaies en Egypte signifient les faux et les maux, ainsi le sang, les grenouilles, les poux, les volatiles nuisibles, la peste , l'ulcère de puslules, la gré!o, la sauterelle, c'est-à-dire qm; chaque pluie signifie un genre différent de faux et do mal.

71)75. Et le feu «liait à wrre, iiifmjk ki maux des cupidités :

on le voit par la signification du feu, en ce que ce sont les maux

EXODE, CH.VP. NEUVIEME. 47 des cupidités, N«<a67, \ m , 2446, SOf 1 , &M5, 631 4, G83ï. 732i; et par hi signification d'aller à ferre, en ce qui' c'est envahir lemenlal naturel jusqu'à ci: qu'il ;i tic |ilns que lu terre d'Égypt' soit

proviennent , c'est pour cela qu'il i»st aussi t'ait mention du feu, quand il est parle; de grêle, dans lisaïe, XXX. 30,31. Ps. XVI IE 1î, 13, 1 4, 1 5. Pa. LXXV111 . 47. 48, 40. Apoc. VUE 7; et aussi dans le Verset suivant : < Et il y eul de la grêle, el du feu marchant en ■ mime temps an milieu de la grêle, fort lourde. »

7576. Et U fit pleumir de ta grêle tur la une tÊgtfpte, signifie ainsi le. mental naturel envahi par ta faux du mal : on levoilparla signification de faire pleuvoir, en ee que c'esl verser dans, ici envahir; pleuvoir se dit do vrai et du bien, et dans le sens oppose il se dit du faux et dn mai. car la pluie, est la bénédiction et aussi la malédiction, N° 2445; par la sifini lirai ion do la grêle, en ce qu'elle est le faux du mal, N° s 7553, 7574; et par la signification de (a ferre tfÉggpte, en ce qu'elle est le mental naturel, comme ci-dcssns, fi" 7575.

7577. El il y eut lie ta grêle et ilufen à la fois marchant nu milieu dé la grêle, fort lourde, signifie les persuasions du faux avec les cupittités du mat tout ensemble : on le voit par la si gnî II cal ion de la grêle, en cequ'elte esl tefaux d'après le mal, IN°7;i74, ici la persuasion du faux, parce qu'il est dit mm grêle fort lourde; par la signlucalion du feu, en ce que c'est la cupidité ilu mal, S» 7575; et par la signification de marcher un milieu, en ce que c'est f tre ensemble, et m Ane en ce que c'est la cupidité du mal intimement, parce que c'esl de cette cupidité que provient le faux. L'étal de ceux qui ont été de l'Église, et qui dans l'autre vie infestent les esprits probes, est ici décrit, lorsqu'ils ont été dévastés quant aux choses qui appartiennent a l'Église, e'esl-à-dire, quant aux biens et auxvraisqu'ilsonl professés, savoir, on ce qu'alors chez eux régnent les persuasions du faux avec les cupidités du mal tout ensemble ; car tel esl leur état intérieur : les persuasions du faux avec les cupidités du mal sont inséparables, car celui qui est dans le mal quant à la vie est dans lefuux quanta la ddetrine; il peut, il esl vrai, sembler autrement a ceux qui sont dans le mal delà vie, car lorsqu'ils professent

tic bouche Ifs vrais tirés de la Parole , ou île la doctrine de leur Église, ils s'imaginent qu'ils smii dans la loi de ces vrais, il leur semble même qu'ils doivent y être, mais néanmoins ils n'y sonl pas si la vie est mauvaise, car ou ils piniesscnt débouche deschoses sur lesquelles ils pensent autrement, un ils pensent qu'elles sont ainsi d'après la foi persuasive, foi qu'ils ont a cause des rictiesscs, ou a cause des honneurs, c'est pourquoi quand il n'y a plus lieu de briguer les honneurs ou désemparer îles richesses, celle foi tombe, et alors ils saisissent les l"au\ qui cnucorticiil avec les maux des cupidités; les faux qui concordent avec les nqiidilés du mal sont intérieurement chez jeux qui vivent mal, bien qu'ils croient que ces faux n'y sont pas : qu'il en soit ainsi, c'est ce qui se manifeste clairement dans l'autre vie; quand là les externes ont été enlevés, et que ces esprits ont été abandonnés à leurs iiiléiieurs, les faux font

qu'ils avaient pensés non- manifestement; en elTct, ces faux s'élancent des maux qui avaient appartenu à leur vie, caries faux ne sont autre chose que des maux qui raisonnent et se pi nièrent eux-mêmes; d'après cela on peut voir quel est l'étal de ces hommes dans l'autre vie, c'est-à-dire, qu'il; a en eux les persuasions du faux en môme temps que les cupidités du mal.

7!i78. Telle qiïU n'y en mitât poim eu comme clic dam tome ta terre d'Égtjpic, signifie qu'il nij mail point eu un tel Mat du mental naturel clic; les outres : ou le voit d'après les explications données ci-dessus , N° 7854, où sont de semblables paroles.

7579. Depuis qu'eite était eu nation, signifie depuis le jour qu'il avait été fait , de manière à pouvoir admettre k bien et par suitl le vrai, savoir, le mental naturel : on le voit par la signification de la nation, en ce qu'elle eslle bien. N™ 11.19, 1 339, 13130, 1 416, 1 8i9, io74, COOS; et comme cela est dit delà terre d'Égypte, par laquelle est signiliéle scietililique vrai qui appartient au mental naturel , c'est pour cela que la nation est aussi le vrai qui provient du bien ; et par la signilication i\o. depuis qu'elle était, en cequec'esl depuis le jour qu'il avait été fait.

7580. Et la grêle frappa dans toute la terre itÉgypte, signifie que ce faux détruis':) la i-kmet qui étaient davsk mcnlalnaturèl : on

le voit par la signification de frapper, en ce que c'est détruire; par

EXODE , CHAP. NEUVIÈME. M signification tic la grêle, en ce qu'elle 'est le faux d'aprts les maux N»7553; el parla signification te In terre n" Egypte, en ce quelle i'st te mental naturel, N°7569.

7581. ïow ce qui était dans Ir champ, signifie tout ce qui appartenait à T Eglise : on le voit par la signification M' champ, ctt ce qu'il esl l'Église, N°7557. ■ ' -'■ <■<-'< '

7582. Depuis ïhàmtià èijtutpfA la bête, lignifie sent bién intérieur et son bien extérieur : en le voit par la signification ûel'homme et de la bête, en ce que c'est le bien intérieur et le bien extérieur, H" 7451 , 7523.

7583. El toute herbe dit champ la grèlr la frappa , signifie que ces {aux détruisirent tout le vrai de l'Église : on le voit par la signification de F herbe du champ, en ce que c'est le vrai de l'Église, M" 7571 ; par la signification de frapper, en ce que c'csl détruire ; et par la signification delà grêle, en ce qu'elle est le faux, ÏV7553.

7584. El tout arbre du clwiup elle le lirts/i, signifie et même toutes les connaissances du bien et du tirai de l'Eglise : OU le voit

par la signilicalion île l'arbre, en ce que ce sont les perceptions du bien et du vrai , N" 1 i03, 2163, 2683; et aussi les connaissances du bien et du vrai , N» 272Î f. 2972.

7585. Seulement dans la tare de Gosckcn , où étaient les fils iflsraél , il n'y eut point de grêle, signifie qu'il n'y eut point de destruction là où étaient ceux de l'Église spirituelle : on le voit par la signification de la terre de Gotehcn, en ce que c'est l'intime dans le mental naturel , N*» 5940, 6028, 6031 , 61168 ; el en ce que c'est l'Église, V filH'.); ri par la rrp iseiHaliondes/î/s d'Israël, en ce qu'ils sont ceux de l'Église spirituelle, N™ 6426, 6637, 6802 6868, 7035, 7062, 7498, 9301 , 721 5, 7223.

7586. Vers. 27, 28, 29, 30. Et Pharaon envoya et appela Moscheh et Ahnran , et il leur dit : J'ai pêche cette fois ; Ohovah te juste , et moi et mon peuple les méchants. Supplici ièhmiah -et assez qu'il g ail eu des voix de Dieu et de la grêle , et je t/oui re,h-

comme je sortirai de ta ville, j'étendrai mes paumes vers Jciwvah , les voix cesseront , et ta grêle ne sera plus ; afin que tu saches qu'à Jéhotiak (appartient) la terre. El toi , et ter serviteurs , je sais que vous ne craigne:- pas encore en face de Jéhomh-Dwu. — Et Pliant. *

60 4BCAHES CÉLESTES.

raon envoya cl appela Motckeh et Akaron signifie la présence de la Loi Divine ; « il leur <hi . signifie 1'bumiUaiion : j'ai récité cette fois, signifie la séparation d'avec le vrai ci le bien ; Jchmah le juste, et moi et mon peuple les méchants, signifie que le Divin Bien n'a pu supporter la malice de. ceux qui infestent , et que cela vient de la : Jiipp'ie= Jéhovnh , signifie qu'ils intercèdent ; cl assez qu'il y ait eu des voix de Dieu et de la grêle, signifie si ces faux cessent : et je vous renverrai , cl vous ne continuerez pas de rester, signifie qu'ils les laisseraient , et qu'ils ne seraient plus retenus : Et Moschch lui dit , signifie la réponse : comme je sortirai île la ville, signifie la séparation : j'étendrai mes paumes vers iéhonak , Signifie l'intercession : les voix cesseront et la grêle ne sera plus, signifie la fin de tel Élat : afin nue tu saches qu'à Jihovak (appartient) (ù (erre, signifie pour que parla il soit connu que le Seigneur est le seul Dieu (le l'Église : et toi et tes serviteurs, jesais que mul ne craignez pas encore eu face ifc Jéhovah-Dicu, signifie qtic ceux qui infestent ne sont pas encore dans la crainte du Seigneur.

7587. El Pharaon envoya, et il appela Moschch cl Altaron , signifie la présence de la Loi Divine ; comme iV7390, 7151 , où sont de semblables paroles.

7588. Et il leur dit, signifie l'humiliation ; on le voit d'après ce qui suit immédiatement , savoir : « J'ai péché cette fois ; Jéliovah le juste, et moi et mon puiiule les médiums, » paroles qui appartiennent à l'iiumiliatiou , et qui sont contenues dans if dît.

7589. J'ai péché celte fois , signifie la séparation d'avec le vrai

s'éloigner et se détourner du Divin , ainsi du vrai et du bien, K° s 5Î29, S474, 584), par conséquent aussi se séparer, car celui qui se détourne du vrai et du bien s'en sépare.

7590. Jéhovali le juste, cl moi cl mon peuple les méchants, signifie que le Divin Bien n'a pu supporter ta malice de ceux qui infestent, et que cela vient de là : on le voit en ce que Jéliovah est le Divin Bien, car par Jéhovali est entendu le Divin Etre, qui est le Divin Bien, et par Dieu le Divin Exister, qui est ie Divin Vrai, N° 6905 : Jébovah est dît le juste, parce qu'il ne peut supporter la malice de ceux qui infestent ; en effet. Pharaon et son peuple signifient ceux qui infestent , et ces mots les méchants signifient la malice

EXODIÎ, CUAP. NEUVIÈME.

7591 . Supjilie: Jêhovah , signifie qu'Ut intercèdent : on le voit par la signification de supplier, lorsque c'est pour un autre, en ce que c'est l'intercession , comme N™ 739e, 7162.

7592. El assez qu'il ij ail eu des voix cl de la grêle, signifie si ces faux cessent : on le voit par la signification de anex qu'il y ail eu, en ce que c'est s'ils cesse»! : par b signification des nota:, qui sont celles des tonnerres, en ce qu'elles sont les vrais Divins portant la terreur et la ilc.vnsialnin die/ [es méclianls, et par l'influx et la présence excitant les faux du mal qui sont signifies par la grêle, n° 7573 ; que la grêle signifie les faux qui détruisent les vrais, on lo voit M» 7553, 7574.

7393. Kl je vaut renverrai, et vous yie coxthaierei pus île. rester, signifie qu'ils les laisseraient , cl qu'ils ne seraient plus retenus : on le voit par la représentation de Pharaon , qui dit cela de lui-même, en ce qu'il désigne ceux qui infestent , ainsi qu'il a été montré souvent : par la signification do renvoyer, en ce que c'est laisser ; et par la signification de ne pas rester, en ce que c'est ne plus être retenu.

7594. El Motchch lui dit signifie la réponse . on le voit sans explication.

7595. Comme je sortirai de la ville, signifie la sqiaralion ; on le voit par la signification de lortir, en ce que c'est la séparation, N°> 6100, 7404, 7463 ; et par la signification de la ville oh est Pharaon , en ce que c'est le faux dans lequel sont feux qui infestent ; en effet , la ville signifie le doctrinal , et parce qu'elle signifie le doctrinal , elle signilic ainsi le vrai , et dans le sens opposé le faux, N"U02, 2268, 2451,2712, 2943, 3216, 4492, 4493.

7596. J'èleudrai mes paumes vers Jêhovah, lignifie l'intercession: cela est évident par la signification défendre les paumes vers Jêhovah, ou supplier, en ce que c'est l'intercession, voir au sujet de supplier, N°» 7396, 7462, 7591 ; en effet, supplier appartient a la bouche ou au langage, étendre les paumes arinai lient au piste ou à l'action, qui correspond a la supplication du cœur; il y a des gestes ou des actions du corps pi correspondent à iliaque infection du mental, ainsi le fléchissement des genoux correspond a l'humiliation; le pros (ornement à terre, a une humiliation plus profonde; l'élévation des mains vers le ciel, a la supplication, cl ainsi du reste; dans la

AIICASKS i:f.i.i.sti',s.

Parole ces gestes ou ces actions siguilii'iil les alïeclions niâmes auxquelles ils raii'icspoiidenl, ri cela, parée qu'ils lus représentent : de là du |n'ul voie rc que cYsi qui; les représentations.

7597. ifs rai.); centrant, r( la grêle ne fera plu, signifie la fin ik ecl état ; on le voit jiar la signification tles voix, qui sont celles <les tonnerres, eu ce qu'elles soul les vrais Divins qui dévastent les méchants, K° 73711; par la siijnificalieu île la grêle, e& ce que ce sont les faux qui détruisent les vrais, S"' 1 1">yj. 7ïii : ei par la signification de cesser, et tic ne plus être , eu ce que c'est leur lin, ainsi la lin de cet état; car cbuque plaie si^'uilie un elat de la dévastation de ceux qui infestent les e-priis probes dans l'autre vie. 1

7598. Afin que tu saches qu'il Jihovah ri/i/i iiriient la terre, signifie pour que par lit il suit rmum i/nr le Seigneur est le seul Dieu de l'Église : on le voit pur la si^uilîealimi de savoir, en ce que c'est avoir la connaissance; par la signification de la terre, en te qu'elle est l'Église, N 0S C>62, 1066, (067.1363, 1413,1607, 17.13, 1850,2117, ai18,f. 2928, 3355, Utt, 1535, 5577; et l'on peut voir queJcuovah est le Seigneur, N° s 1343, 1736, 2931 , 3023, 3035, 5663, 6303, 6905, 6945, 0956; de là il est évident que par à Jcltovah appartient la terre , il est signifié qu'au Seigneur appartient l'Église , et qu'ainsi ieScigneur est lescul Dieu de l'Église,N 0S 7 401 , 7441, 75».

7599. Et toi et tes serviteurs, je sais que bous ne craignes pasent-ure en fncr d-. Ji':lwri<t\-I)it : <i, sii/Ni/t' 1 qa,- cm.v qui infestent ne sont pas encore dans la crainte du Seigneur .- cela est évident par la représentation de Pharaon et de ses serviteurs ea ce qu'ils sont ceux qui infestent, ainsi qu'il a été dil précédemment; et par la signification de craindre en face de icliminh , en ce que C'est avoir la crainte du Seigneur ; que dans la Parole Jéhovali soit le Seigneur, on le voit par les passades qui viuincuiit d'être indiqués K« 7598; il est dit en face de Jéhovali, parce que lu face de Jéhovah signifie la miséricorde, et par suite la paix et tout bien, N°* 232, 223,5585; et dans le sens opposé l'absence de la miséricorde, de la paix et dit bien, N°» 5585, 5592, 5816, 5823 ; si l'absence delà miséricorde, delà paix et du bien esl signifiée par la iaee de .lébovah, c'est parce que les méchants se Jéteurueni de.lélievab ou du Seigneur, car ils se détournent du bien de la ebarilé et du vrai de la foi, dans lesquels esl le Seigneur; el alors les eboses qui appartiennent au Seigneur

EXODE, CBAP. NEUVIÈME.

sont derrière leur dos, et ils om en lace celles qui leur appartiennent; et cellis qui sont derrière leur dus , ils ne les voient ni ne s'en inquiètent ; de lii pour l'iumimr loul mal, par conséquent l'inortune et l'enfer.

"GOO. Vers. H il 33. Et le lin et forge furent frappés , parce quel'orge (élaï t'e n) épi mûrissant, et le lin (en| tuijau. Et le fromen' el t'épeautre ne furent point frappes, parce qu'Un (étaient) caches. Et Moscheh sortit d'avec Pharaon , de la fille, et il étendit ses paumes vers Jchovah, et Ici voix et la grêle cessèrent, et de plaie il ne fut pins répandu sur lerre. El Pharaon vil qu'avaient cessé la pluie et la grète et les voix , cl il continua de pécher; cl il appesantit son cœur, lui et ses serviteurs. Et le cœur de Pharaon fat renforcé, et il ne renvoua point /r.s /ils rf'i-rtvt. iiiiim nu'uniit parte Jchovah par la main de Stoschch. — El le tin, siiniilie le vrai du naturel extérieur'; et l'orge, sipitie le bien decc naturel ; furent frappés, signifie lurent détruits : farce que t'uryc iiHail ïn) epi niiiWviiml, el ielinfen)

tuyau, signifie que ce bien et ce vrai.se montraient et regardaient en bas :etle froment ri iépeautre signifie le bien du naturel intérieur et le vrai de ce naturel : ne furent point frappés, signifie ne furent point détruite : parce quih (élainnl) enckes , sipifie parce qu'ils ne se montraient point, cl parce qu'ils étaient tournés en dedans : El Moscheh sortit d'avec Pharaon, de la ville, sipilie la séparation d'avec eux: et il étendit sespautacs vers Jéhovah, signifie l'intercession : et hi voix ci la grêle cessèrent, signifie la fin de cet état : el de pluie il ne fut plus répandu sur terre, signifie que les fan* ne se montraient plus : ci Pharaon vit, signifie l'aperception : qu'avaient cessé lapluie, et lagrèit el les voix, signifie que c'était la fin de cet état : et il continua de pécher, signifie un éloignemcnt encore : et il appesantit son cœur, lui et ses serviteurs, signifie l'obstination : elle cœur de Pharaon fut renforcé, signifie que d'après le mal ils s'obstinaient ; et il ne renvoya point tes fils d'Israël, signifie qu'ils ne les laissaient point -. ainsi qu'avait parlé Jéhovah, signifie selon la prédiction : par la main rie Moscheh, signifie au moyen de la Loi venant du Divin.

7601, El le lin, signifie le vrai ttu naturel extérieur : cela est

évident par la signification du (in, en ce que c'est le vrai, mais le vrai du naturel extérieur, ainsi qu'il va être exposé ; qu'il y ait un

M ABC ANES CÉLESTES

naturel extérieure! un naturel in [trieur, on le voilN 05 1570, 51 (8, 5197, 5619; et qu'il j' ait en conséquence dans le naturel un vrai et un bien intérieurs et un vrai et un bien extérieurs , ou le voil H" 3293, 3291; le vrai et le bien du naturel extérieur sont signifies parle lin cl pai l'orge, et le bien elle vrai do naturel intérieur, par !e froment et par l'épeaulre. Dans ce Verset et dans le suivant, il s'agit des vrais et des Liens qui ont été détruits et dévastés, et des biens et des vrais qui n'ont point été détruits ni dévastés; ainsi des vrais et desbiens qui ont été cachés et mis en réserve pour l'usage, et de ceux qui n'onl été ni cachés ni mis en réserve ; car clicz les méchants, quand ils sont dévastés, c'est -à-dire, séparés d'avec les vrais et les biens, et abandonnés à leurs maux et à leurs faux , ils sont alors dévastés quant îi ces vrais et à ces biens quisonldansle naturel extérieur et y ont été adjoints aux faux et aux maux ; que ces vrais et ces biens regardent eu bas, et ne peuvent par cette raison être mis en réserve, on le verra ci-dessous ff°*760i, 7607 : au contraire les vrais et les biens du naturel intérieur ne sont point dévastés , mais sont portés davantage eu dedans et y sont mis en réserve pour l'usage; et alors la communication entre le naturel in- 'érieur et le naturel extérieur est tellement fermée , que rien du bien et du vrai ne peut influer du naturel intérieur dans le naturel extérieur, si ce n'est seulement une sorte de commun, par lequel les méchants peuvent raisonner et enchaîner des arguments pour confirmer les faux et les maux. Ces biens et ces vrais qui sont mis en réserve, sont signifiés dans la Parole par les restes, toir N« 168, 530, 560, 56f. 576, 661 , 798, 1 738, 1 906, 2281, 51 35, 5312, 5314, 5897, 5898, 5899, G1S6, 7556. Maintenant, dans ces deux Versets, il s'agit de ces deux sortes de vrais cl de biens, et elles sont signiliées par le lin et par l'orge qui furent frappés, parce que l'orge était en épi mûrissant el le lin en tuyau, cl par le froment et l'épeaulre qui ne furent point frappés, pane qu'ils étaient cachés. Si le lin signifie le Vrai, e'esl d'après tes représentatifs dans le ciel; dans le ciel, ceux qui sont dans le Vrai du naturel apparaissent vêtus de blanc, et ce blanc apparaît comme delin ; le vrai même du naturel y est aussi représenté comme un tissu de fils tres-purs de lin ; ces dis à l'instar des lils de soie apparaissent brillants, d'une belle transparence ci doux, et le vêlement qui en est composé est semblable, si le

EXODE, CHAP. NEUVIÈME. 8B vrai qui est ainsi représenté 1 1 1 ' i v i ■ ■ i l l du bien ; :iu contraire, ces fils qui sont comme des fils île lin n'apparaissent: ni transparents, ni brillants, ni doux , mais ils sont comme durs cl fragiles, et cependant blancs , si le vrai qui est ainsi représenté ne provient pas du bien. D'après cela, on peu: voir maintenant ce que signifient les Anges qui apparurent vêtus de lin blanc devant des hommes, par exemple ceux dont il esl parlé dans Jean : « Il sortit du temple sept

■ Anges, ayant les si'pi pi aies, vêtus d'un lin blancct Éclatant, et la > poitrine ceinte de ceintures d'or. ■ — Apoc. XV. G : — Dans Daniel : ■ J'élevai mes yeux etje vis. et voici, un homme vilu de lin, «dcntles reins (étaient) ceints d'or d'Upbaz. » — X. 5. — Dans Ezéchicl : a Voici , si\ hommes venaient parle chemin de la perle » supérieure, et chacun avait son instrument de dispersion dans sa " main, mais(\\ y avait) un homme au miiku d'eux, vêtu de lin, et « un encrier d'Écrivain sur ses reins, i —IX. S;— il est parle de cet Ange plus loin dans ce même Chapitre , Vers. 3, 4, et Chap. X. Vers. S à 7 ; et dans le Même Prophète , il est dit de l'Ange, qui

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* canne à mesurer, dans sa main, i>— XL. 3ct suiv. — LesAnges qui furent vus dans le si':;inli-i <- du Seigneur apparurent aussi vêtus d'un blanc éclatant et brillant comme l'éclair, — Malin. XX VIII. 3. Marc. XVI. 5. Luc. XXIV. i. Jean, XX. H, (S. - Comme le Lin signifiait le vrai du naturel extérieur, cl que le naturel extérieur enveloppe les intérieurs, t'est en conséquence ce vrai qui a êlé représenté par les habits de lin dont les Anges étaient vêtus, et aussi par les vèteiiunts de lin An M était habillé Aharon , quand il faisait le service dans le Saint ; il en est ainsi parlé dans Moïse: » Quand Abaron entrera dans |<- Saint , Use rerèùra d'une tunique » de Lin de Sainteté, et il se teindra d'une ceinture de lin, et il » mettra sur lui une tiare de lin, voila les vêlements de sainteté. ■— Lévit. XVI. 3, i. — Pareillement dans Ézéchtcl : « Les prêtres

■ Lévites, fils de Sadncti, (piaml il- entreront par les portos du par-

• vis intérieur, se vêtiront d habits de lin, cl sur eux il ne montera » point de laine ; quand ils feront le service aux portes du parvis

• intérieur cl au-dedans , des tiares de lin seront iur leur tête, des

* caleçons de lin seront sur leurs reins. » — XLIV. 17, 48; — là, il s'agit du nouveau Temple et de la nouvelle Jérusalem, par lesquels

ao ARCANES CÉLESTES,

le Hoyaume du Seigneur est entendu. C'est pour cela aussi que les Préires porlaicm des Eyhods de lin. n— I.Sam. XXII. 18 : — el que Samuel ■ faisan le service. devant Jéhnvah, étant jeune garçon, ceint <ftm Épkod de tin. — I. Sam. II. 18 : — el que David, quand on transportai l'Arcli.' dans s;i ville, •< émit ceint d'un Éphad de Un. » — II. Sam. VI. U. — D'après cela, on peut voir aussi pourquoi le Seigneur, quand il lava les pieds des disciples « se cei T gn'u dan linge de tin, (A essuya leurs pieds avec le linge dODt il était ceint. » — Jean XIII. i, 5; — en effet , l'action de laver les pieds signifiait la piiritk'.ninn îles pèches, qui se l'ail par les vrais de la foi , car par eux l'honunr apprend ciunmeiil il doit vivre. Le Lin signilieaussi le Vrai dans les passages suivants : Dans Jérémie: ■ Jéhovah dit au Prophète : Kn l'en allant n<:héle-toi une Cemture.de « Un, et mets-la sur tes reins , mais par l'eau ne la passe point. » Prends la ceinture, et leve-toi, va-t'en vers l'Kuphrate, et cache- » la dans le trou d'un roeher. Au bout de plusieurs jours, quand il » reprit la ceinture du lieu oii il l'avait cachée, voici, la ceinture » était gâtée, elle n'était plus lionne à rien. » — XIII. J à7; — par la ceinture de lin sur les reins était représenté le vrai d'après le bien, tel qu'il est dans le commencement quand l'Église est instaurée par !c Soigneur, et tel qu'il devient ensuite, en ce que vers la lin il a élé coi rompu et n'est plus bon a rien. DansÉsaïe: « llsrougi- » roit t de honte tes viicric.rt en lin de. sac, cl les tisserands d'Étoffes » percées à jour. » — XIX. 9; — lït, il s'agit de l'Kgvpie, travailler en liu de soie, c'est forger des vrais. Dans !loïso : « Tu ne labou- » reras point avec un bœuf et un àue ensemble; lu ne te vêtirai ■■ point tfmt tissu de laine, et de. lin mêles ensemble. » — Dculér.

XXII. (0, H; — parle bœuf est signifié le bien du naturel, par l'âne le vrai du naturel, pareillement par la laine et par le lin; ne pas labourer avec un bœuf el un âne ensemble, cl ne pas se véiir d'un tissu de laine et de lin mciés eusoiulile . signifiait qu'on ne de. vail pas être dans un double étal , savoir, dans le bien et de tà regarder le vrai, et en même Icmpsdanslc vrai et de là regarder le bien; ceci renferme la même chose que ce qui est renfermé dans les, paroles du Seigneur dans lliiltbieii : « Que celui qui {mra)sur ». le toit de la maison ne descende point pour emporter quelque . chose de sa maison ; cl que celui qui (sera) dans le champ ne re-

EXODE, GHAP. NEUVIÈME. »?

- tourne point en arrière poui' prendre son vêtement. • — XXIV. )7, 18; — voir ce qui a été dit sur ce passage 36153 f- : en effet, ceux qui d'après le m'en regardent le vrai sont dans le ciel intérieur, et ceux qui d'après le vrai regardent le bien sont dans le ciel extérieur ; ceux-ci d'après le monde regardentlc ciel, ceux-là d'après le ciel regardent le munde , ainsi ils sont dans une sorte de rapport oppose , et en conséquence si les deux étaient ensemble, l'un détruirait l'autre.

760Ï. Et forge signifie le bien de ce naturel : ou le voit par la signification de forée , en ee que c'est le bien du naturel extérieur ; que l'orge soit le bieu , c'est parce qu'elle est un produit du champ , et qu'elle est un blé qui sert à la nourriture ; en effet , le blé en général signifie le bien du vrai, N° s 3580, 5295, 5110, 59159, cl spécialement l'orge et le lïomciit , l'orge le bien du naturel extérieur, et le froment le bien du naturel intérieur ; l'orge signifie le bien du naturel extérieur dans Joël : ■ La mincira cl la » libation ont été retranchées de la maison de Jéhovah ; dans » le deuil sont les prêtres ministres de Jéhovali ; dévaste est le

• Champ , dans le deuil est la terre, car le blé a été dévaste , le vin » doux s'est tari, l'huile languit; les lalmuivurs ont été confus, u les vignerons se sont lamentés air le froment et air forge, parce ■ que la moisson du champ a péri. • — 1. 9, (0, U;— là, dans le prophète , il s'agit de la vastatiun du bien et du vrai , comme on le voit dans les versets qui suivent; c'est pourquoi par le blé, le vin doux, le froment el l'orge, ce ne sont pas ces productions qui sont signiliées, mais ce sont des spirituels , ainsi par le froment la bien intérieur et par l'orge le bien extérieur ; l'orge signifie tu même chose dans L'zéchiel, IV. 9, el dans le Deulér. VU1. R. Dans le Livre des Juges : • LmandGuidéon fut parvenu au camp,

• un homme racontait à sun compagnon un songe, et disait: t voici , en songeant j'ai songé , el voici , un pain d'orge rôti rou- . laiiver» lecamp de Midian, cl il vint jusqu'à une lente, et il la » frappa pour la faire tomber, et il la renversa par le haut, et

• ainsi tomba la lente. » — Vil. (3 ; — Midian signifie ceux qui sont dans le vrai du bien simple, eidans le sens opposé , ceux qui ne sonl pas dans le bien de la vie, N" 3848, W66, i788, 077a.; ee bien est le bien du naturel extérieur, el est signifié par le pain

ahcanks cti..i:s'i'i-;s.

d'orge ; mais si au lieu de ce bien on .1 pour lin le plaisir des vol 11 plés, ce plaisir est ce qui esl sipnifié. parle pain d'orge rÔli ; cet élat que rcpréscnlaienl alors les MidhmiicJ, esl décrit dans ce passage. 7603. Friiriii frappés, signifie furent détruits : cela est évident

sans explication.

7004. Paire que l'orge était en épi mûrissant, et le lin en tuyau , signifie que ce bien et ce vrai se. montraient cl regardaient en lias : on le voit par la signification de l'orge et du lin , en ce que c'est le bien et le vrai du naturel extérieur, N° 7601 , 70G2 ; etpaVIa signification de l'épi mfirismnt, et du tuyau , en ce que c'est qu'ils se montraient , car il esl dit du froment et de l'épautre qu'ils étaient cachés. Vers, suivant, c'est-à-dire qu'ils ne se montraient point ; en elt'ct , les pRulm-tiuiis qui soin mûres se montrent

spirituel, où il s'agit du bien do la Foi et de lacliarité, signifie qu'ils regardaient en bas. D'après ce qui a été dit ci-dessus N° 761», on voit clairement comment la chose se passe. Si les biens et les vrais dans le naturel extérieur chez les méchants regardent en bas , c'est parce qu'ils sont là avec les maux et les faux , et y ont été adjoints ; tous les maux cl tous les fans regardent on 1ms, c'està-dire en dehors et vers la terre et le monde ; par suite il en est aussi do même des Mens cl des vrais qui leur ont été adjoints, car les maux et les Taux les entraînent avec eux , ce qui s'opère par des applications à contre-sens : ce sont ces biens et ces -vrais qui sont dévastés chez les méchants ; en effet , s'ils n'étaient pas dévastés, les biens et les vrais, qui ont été caches et mis en réserve par le Seigneur dans le naturel intérieur, in 11 lieraient, et se enjoindraient à ceux qui soin dans le naturel extérieur, et ainsi feraient un, d'où il résulterait qu'ils seraient aussi lourm's en bas, et par conséquent périraient : l'homme est distingué des animaux brutes par cela qu'il peut regarder en haut , c'est-à-dire vers le Divin; sans cette laculté l'homme serait comme la béle, car la bêle ne regardé qu'en bas. De là , ou voit clairement pourquoi Chez les méchants les biens et les vrais qui regardent en bas leur sont enlevés, el pourquoi se ferme, après l'enlèvement , la communication avec les intérieurs, où les biens et les vrais ont été cachés par le Seigneur, et mis en réserve pour l'usage.

EXODE, CIIAP. NEUVIÈME. 59 70uî. Et le froment et l'épeautre, signifie le bien du naturel intérieur et le vrai de ce naturel : on le voit par la signification du froment , en ce que c'est le bien de l'amour et de la charité ; N" 3944 ; et comme le froment es; pius nolile que l'orge, c'est le bien du nalurel inlcriem' ; el piir la simiiliealimi de t'épcautre, en ee (pie c'est le vrai du naturel înti'-i leur , eo ries pondant au bien qui est signifié par le froment ; f|ue répe;iuiii! soit ce vrai , on peut le voir en ce qui; dans la Parole, lorsqu'il est parlé du bien , il est aussi parlé du vrai , et cela pour le mariage céleste qui est celui du bien et du vrai dans toutes les parties de la Parole, eldans le sens suprême pour l'union du Divin Même et du Divin Humain dans le Seigneur , union à laquelle rnn rspmul le, mariage du Bien et du Vrai dans le Ciel ; que le Seigneur Lui-Méme quant au Divin Même el au Divin Humain soit ainsi intimement dans la Parole, on le voit . N" 683,793, 801, 2173, SMS, 2618, 3712, 9803,3132, 4138 f. 550B, 6179, 6313. De là il est évident que l'épeautrc signifie le vrai correspondant au m'en qui est signifié par le froment.

76(16. A'c furent point frappés , signifie ne furent point détruits :

cela esl évident sans explication.

7607. Parce qu'ils étaient cachés, signifie parce qu'Us ne se montraient point , et parce qu'ils étaient tournés en tlcdans : On le voit

par la signification d'éfre cache, en ce que c'est ne point se montrer ; dans le sens spirituel , parce qu'ils élaient dans le nalurel intérieur et j étaient tournés en dedans ; s'ils ne pouvaient pas être détruits, c'est parce qu'ils remaniaient vers le ciel et vers le Seigneur, ce qui est regarder en dedans, et non vers la terre et le monde, ce qui est regarder en dehors. 11 faut dire en peu de mots ce que c'est que regarder en dedans et ce que c'est que regarder en dehors : riinmme a été créé de telle manière, qu'il peut regarder au-dessus de lui vers le cic! jusqu'au Divin , el qu'il peut aussi regarder au-dessous de lui vers le monde et vers la terre ; en cela l'homme est distingué des animaux brutes ; et alors l'homme regarde au-dessus de lui, ou vers le ciel jusqu'au Divin, quand il a pour fin le prochain, la patrie, l'Église, !e Ciel , surtout le Seigneur ; cl alors l'homme regarde au-dessous de lui , quand il a pour fin lui-même et le monde ; avoir pour fin , c'est aimer,

AltCANKS CKLKSTIiS.

car ce qu'on a pour fin on l'aime, ni ce qu'on aime régne universellement , c'est-à-dire dans chaque chose de la pensée cl de la volonté : lani que l'homme regarde par une voie, il ne regarde pas par l'autre, savoir, tant qu'il regarde vers le monde et vers soi, il ne regarde ni vers le ciel ni vers le Seigneur, el vice versa ; en effet, cusomdcs déterminations opposées. De ce que l'homme peut regarder au-dessus de lui . c'est-à-dire penser au Divin et être conjoint au Divin par l'iimum. il rsl lien iHidcul qu'il y a élévation du mental parle Divin , car nul ne peut jamais regarder au-dessus de soi , si ce n'est au moyen d'une élévation par Celui qui est audcssns, d'où il est encore évident que tout bien et tout vrai chez l'homme viennent du Seigneur : de là on voit encore clairement que, quand l'homme regarda au-dessous de lui, il se sépare du Divin et détermine ses inti'-rieuis vers soi et vers le monde, de la même manière qu'ils ont été déterminés chez les animaux lu ules ; et qu'alors il dépouille d'autant l'humain. D'après cela , on peut voir ce qui est entendu par regarder eu dedans ou au-dessus de soi , et par regarder eu dehors ou ainlessuus de soi.

7608. Et Moielieh lortit d'avec Pharaon de la ville , signifie la séparation d'avec eux : on le voit par les explications données cidessus £V° 7593, oh sont de semblables expressions.

7609. Et il étendit ses paumes vers Jéhovah, signifie l'intercession : voir ci-dcssu3 >'° 7596.

7610. El les voir.rt lit grrlc ceishrnt , siijaijie la fia de cet étal :

comme ci-dessus N° 7597.

761 ( . Et de pluie il ac fut plus répandu sur terre, tignifit que les faux ne se montraient plus : on le voit par la signification de la pluie, ici de la pluie de grêle, en ce que ce sont les faux, S 01 75li3, 7874 ; el par la signification de non répandu sur terre , en ce que C'est finir, par conséquent aussi ne pas se montrer, savoir, les faux qui sont signifies par la pluie de grêle.

761!. Et Pharaon vit , signifie iaperception : cela est évident par la signification de «oir, en ce que c'est raperceptfoQ, M» Î160, .1761, «23, 5101).

7613. Qu'avaient cessé la pluie el ta grêle et les voix, lignifie la fia de cet état : comme ci-dessus, .Y" 7597, 7611).

761 1. Et il continua de pécher, signifie un étoi{jn-:nt-nt oi. mr :

en le voit par la signification du continuer, en ee que c'est encore et davantage; ei par la signification de pécher, en ce que c'est la disjonction , l'éloignement et la séparation d'avec le bien el le vrai , Pi 01 5229, 5*7*. 3841, 7589.

7615. El il appesantit son nrur, tei cl ses terviteun, lignifie t'obilination : on lcïOit parla signification d'appesantir, endurcir el renforcer le cœur, en ce que c'est s'obsliner, X°»7272,7300,7305,

7616. Etkcœurde Pharaon fut renforçé, signifie que iCapris te mal ils s'obstinaient : on le voit par la signification du cœur renforçé, en ce que c'est s'obslincr, N" 761 ii, OÙ il dit qu'il anpesantitson cœur ; il y a cette différence, qu'appesantir le cceur, c'est d'après le faux, tandis que renforcer le cœur, c'est d'après le mal.

7617. Et il ne renvoya point tes fils i( Israël , signifie qu'ils ne Us laissaient point : ou le voit par la signification de renvoyer, en ce que c'est laisser, ainsi qu'il a déjà été montré souvent ; et par la représentation des fils d'Israël , en ce qu'ils sont ceux de l'Église spirituelle, qu'ils infestaient , N°> 6136, 6637, 6863, 6868, 7035, 7062, 7198, 7201, 724 B, 7283.

7618. Ainsi qu'avait parié Jéhovah, signifie selon la prédiction: iw Ci-desSUS, M» 7302, 7340, 7441,7132, 7S35.

7619. Par la main de Moscheh, signifie au moyen de la Loi tenant du Divin : on le voit par la siguificalion de par la main de quelqu'un, en ce que c'esi mfdialemeiil , ainsi qu'il va être exposé ; et par la représentation de Moscheh, en co qu'il est la Loi venant du Divin , N ul 6771 , 6827. Que parler par la main de quelqu'un , ce soit au moyen de quelqu'un ou médiatemenl , c'est parce que la main siffniliela puissance, ainsi la main de quelqu'un est une puissance déléguée , ce qui est la même chose que médiatemenl, cac ce qui esl fait médiaiemcnt est fait par la puissance d'un autre pour soi ; c'est de là que dans la Parole il y a cette locution, par exemple, dans les Livres des Rois, où il est quelquefois dit : Parole que Jéhovah prononça par la main de quelqu'un ; ainsi : qu'if prononça par la main d'Aclliju le propllbiC, I. Rois XIV. 48 ; porte main d'Achia le Schélonile , I. Rois XV. 29: par in moin de léhu le prophète, l. Rois. XVI. 7, 12: par te mnm de Joschuati . ibid. Vers. 34 ; par te main d'Klie, I. Rois XVII. 16: pnrte main de Jonas le prophète, II. Unis XIV. 25.

CoNnmjMTOH SDR LES ESPRITS F.T LES NaiUT.WTS DELA.ThIBE

de Mars.

76Î0. Je voyais uncsorlo d'objet enflammé, très-beau, d'une couleur qui variait, d'alinrdpiiurpie. juils <r;t;.i J j s k: lilunc, rougeùlrc; ces couleurs aussi d'âpres la flamme brillaient d'un bel éclat; je voyais en outre une Main, qui ne tenait uns cet objet enflamme , mais à laquelle il s'attacha ; d'abord au revers, puis a la paume ou au creux, et (le là il parcourait [rarement le tour de la main : cela dura quelque teuips : ensuite eette main s'éloigna à distance wee l'objet enflammé, et oii elle s'arrêta il y eul une grande clarté; dans cette grande clarté la main disparut ; et alors l'objet enflammé fui changé en un Oiseau, qui au commencement avait les mêmes couleurs que l'objet enflammé , et les couleurs brillaient pareillement , mais ces couleurs furent successivement changées, et avec les couleurs la vigueur de la vie dans l'oisoau : il volait ça et là, et d'abord autour de ma tête, puis sur le deviiiit dans un endroit retiré qui ressemblait a unechambre à coucher ; et a mesure qu'il volait davantage sur le devant, la vie l'abandonnait, et il devint enfin de pierre; d'abord il fut alors de couleur de perle, ensuite de couleur sombre, mais quoique sans vie, il volait toujours.

7621 . Pendant que cet oiseau volait autour de ma T été, et qu'il était encore dans la vigueur de la vie, je vis un Esprit qui s'élevait d'en bas par la région des lombes vois la lésion de la poitrine ; de la il voulait enlever cet oiseau ; mais comme l'oiseau était si beau, les esprits qui étaient autour de moi empêchaient qu'il ne le prît, car ils tenaient tous leur vue sur l'oiseau; mais cet Esprit, qui s'était élevé d'en bas, persuada alors fortement que le Seigneur était chez lui, et qu'ainsi il ui:iss;:il d'après II' Seigneur; quoique la plupari ne crussent pas cela , parce qu'il .s'élevait [l'en bas, toujours est-il cependant que les esprits, qui étaient mitmir de mot, ne l'empêchèrent plus de prendre lui seau ; Uiulclois cwiuue en ce moment le eiel influait , il ne put le retenir, et à l'instant il lui rendit la liberté en ouvrant la main.

76SÎ. Quand cela fut terminé, les Ksprils qui étaient autour de moi, et qui avaient considéré attentivement cet oiseau et ses chon-

gcmùnts successifs , en parleront entre ci» , et cela pendant un temps assez lonj; ; ils percevaieni qu'uni! telle Vue ne pouvait que signifier quelque Célesie : ils savaient que l'objet enflamme signifie l'amour céleste et les attelions de cet amour ; que la main a laquelle l'objet s' attachait signifie lu vie et la puissance île la vie; les changements île Ci m leurs, les variétés de la vie quant a la sagesse cl II l'intelligence ; de même aussi l'Uiseiiti , avec celle différence que l'objet enflammé signifie l'amour céleste et ce qui appartient a CCI amour, et que l'Oiseau signilie l'amour spiiiluel et ce qui appartient a cet amour ; ( l'Amour célesie est l'Amour pour le Seigneur, cl l'Amour spirituel est l'amour mtiluel et la char il* envers le prochain; ) et que les changements do couleurs et en même lemps les changements de la vie dans l'oiseau, jusqu'à ce qu'il fut devenu de pierre, signifient les variétés successives de la vie spi ri lue Ile quant à l'intelligence. Ils savaient aussi que les Esprits, qui montent d'en bas par la région des lombes vcvs la région delà poitrine, sonldans un fort persuasif qu'ils sont dans le Seigneur, et par suite croient que toutes les choses qu'ils l'ont, nn'ine. U-s maux cl les scélératesses, ils les font par la volonté du Seigneur. Toutefois cependant ils ne purent pas par là savoir qui éiaiem ceux qu'ils devaient entendre parcelle Vue; eulin ils lurent instruits [Kir le ciel que. c'étaient les Habitants de Mars ; quêteur amour céleste, dans lequel sont encore plusieurs d'entre eux, éinii signilie |i:ir l'objet enflammé qui s'attacha à la main, et leur sagesse el leur irtlelligcnoe par les variations successives des couleurs; el que l'I liswu, dans le commencement, lorsqu'il était dans la beauté do .ses couleurs et dans la vigueur de sa vie, signifiait leur amour spirituel : mais que cet oiseau, devenu comme de pierre el sans vie, et alors d'une couleur sombre, signifiait les habitants qui se sont éloignés du hien de l'amour et sont dans le mal, el cr oient cependant qu'ils sont dans le Seigneur- Hais comme il m'a été dévoilé et aussi montré plusieurs choses concernant ces Habitants qui sont tels, je les rapporterai à la fin du Chapitre suivant.

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