‹ Arcanes célestes de l'Écriture sainte ou parole du Seigneur, dévoilés ainsi que les merveilles qui ont été vues dans le monde des esprits et dans le ciel des anges ouvrage d'Emmanuel Swédenborg ... Exode, chapitres 9.15Chapitre 9 sur 30 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

1. Et JÉHOVAitdità Jloscheh : Encore une plaie j'amènerai sur Piiaraon el sur l'Egypte ; après cela il vous renverra d'ici ; comme il renverra tout, en expulsant il vous expulsera d'ici.

3. Dis donc aux oreillesdu peuple, el qu'ils demandent, l'homme

AKCANKS CKU-STKS.

à son compagnon, ol la femme à sa compagne, des vases d'argent cl des vases d'or.

3. EtJtaovAii donna grâce an peuple aux jeux des Égyptiens ; même l'homme, lloscheh, {était ) ires-grand dans la terre d'Egypte aux veux îles serviteurs de Pharaon et aux yeux dit peuple.

t. Kl flloscheh dit : Ainsi a dit Jëiotvjui : vers le milieu rie la unit, Moi je sortirai au milieu de rÉgyp!0.

li. Kl tout premier-né mourra dans la terre d'Egypte , depuis le premier-né de Pharaon, qui devait s'asseoir sur son trône, jusqu'au premier-né de la servante, qui (eu ) après les meules; et tout premier-né de la Mie.

fi. lit il y aura un grand cri dans toute la terre d'Egypte, tel que comme lui il n'y en a point eu, et comme lui il n'en sera point

7. Kl parmi tous 1rs (ils d'isrnrl pas un chien ne remuera sa 1 unique, depuis l'homme et jusqu'à la hèle; afin que vous sachiez que >' >u OVlinfn- . mil I - r fc-i-ii- n'. h Kri, I

8. Kt ils descendront, loustes serviteurs, eux, envers moi;ct ils se prosterneront devant moi, en disant: sors, loi. et tout le peuple qui (eu) a tes pieds : et après cola je sortirai : el il sortit d'avec Pharaon dans un emportement décolère.

9. Et Jémovaii dit à Mosclieh : Il ne vous écoutera point, Pharaon, afin que soient multipliés mes prodiges dans la terre rt'E- KJPle.

10. Kl Mosclieh et Aharoti firent tous ces prodiges devant Pharaon : cl Jêhoyah renforça le cœur de Pharaon ; et il ne renvoya point les llls d'Israël de sa terre.

CONTENT

77fi3. Dans le sens interne de ce Chapitre il .s'agit de la damnation de la foi séparer d'avec la charité, damnation qui est signifiée par les preniers-nés de IT.gvpii- mis à mort au milieu de la nuit ; il s'agit aussi des scientifiques du vrai et du hien qui doivent être transférés a ceux de l'Eglise spirituelle; ces scientifiques sont, signifiés parles vases d'argent et d'orque les fils d'Israël devaient emprunter aux Égyptiens.

SENS IHTERKE.

7764. Vers. 1,2,3. El Jéhovah dit à Moschch ; Encore une plaie j'amènerai sur Pharaon et sur l'Éggple ; après cela il vous renverra ttià ; comme il renverra tout , tn expulsant il vous expulsera dici. Dis ilonc aux oreilles du peuple, et qu'ils demandent , l'homme à son compagnon et la femme à sa compagne , des vaset d'argent et des vases if or. Et Jèkovah donna grâce au peuple aux yeux des Égyptiens; même l'homme, Moseheh, (t'l;u 1} très-grand dans ta terre dÈgyple aax yeux des serritcurs de Pharaon cl aux ijeux ilu peuple. — El Jéhovah dit à Moschch, signilio l'instruction : Encore uneptnie ]' mm neru: sur Plmnwn cl s-ur l'Egypte, signifie la fin de la vastation , fin qui est la damnation : après cela il tous renverra d'ici, signifie qu'alors ils seront hissés : comme il renverra mut , en expulsant il '-mis- expulsera diri, signifie qu'ils les laisseront entièrement , et qu'il les amont en aversion et fuiront leur présence ; dis donc aux oreilles dit peuple, signifie l'information Cl l'obéissance : C aw'Us demandent, l'homme à son compagnon et la femme à sa compagne, des vases d'argent et îles vases

dor, signifie que les scientifiques du vrai et du bien, enlevés aux mécbanls qui avaient lté de IT^Usc . serein donnés oui lions qui étaient de l'Église: et Jéhovah donna gràee un peuple, aux yeux des Égyptiens, signifie la crainte que ceux qui étaient dans les maux avaient de ceux qui étaient de !'%lis.' spiriiuelle, a cause

des plaies: mtnic l'homme, jI/ostMi, (éiai!) très-grand dans la terre dÉgtjpic, signifie le respect pour le Vrai Divin maintenant : aax yeux des servitevrs de Pharaon cl aux yeux du peuple, signifie chez ceux qui là étaient dans h subordination.

776!>. El Jéhovah dit à Mosilieh, sirm/ie linstmctiou : comme S" 7186,7267, 7304, TSSQ.

. "766. Encore line plaie j'amènerai sur Pharaon cl sur l'Egypte signifie la fin de la vastation, fin qui est la damnation : on le voit par la signification de enrors une plaie, en ce que c'est le dernier jdegre) delà vastation. Que les plaies nmciieei sur l'Egypte aient signifié les états successifs de la vastation , cela est évident d'après l'explication des plaies précédentes ; que le dernier (degré) soit la

tîO ABC ANES CÉLESTES,

damnation , savoir, du la foi séparée il" avec la charité, on le verra clair émeut par ce qui suit, car pur lc> premiers-nés livrés à la mort en Egypte es! signifiée la damnation de celte loi, par la mon la damnation tlle-méme, et par les premiers-nés la foi; lafoi est dite damnée quand les choses qui appartiennent à la foi sont appliquées pour protégerlcsfauxctles maux; quand elles les protègent , elles passent de leur coté, et deviennent des conurmalifs;cela arrive chez- ceux qui séparent la foi d'avec la charité non seulement par la doctrine, maïs aussi par la vie ; mats cliez ceux-ci il n'y a pas la foi , il y a seulement la science des choses qui appartiennent a la foi, et cette science ils l'appellent foi ; voilà ce qui est entendu par la foi damnée : de pins, les sujets eux-mêmes, dans lesquels ces choses qui appartiennent à la foi oui été adjointes aux faux et aux maux , sont dans la damnation après les vastations ; la damnation est sentie par la puanteur et l'infection qui s'exhalent de ceux-ci plus que de ceux chez qui il n'y a pas eu des choses appartenant a la foi : cela se passe dans le particulier comme dans le commun ; dans le commun, si un mauvais esprit s'approche d'une société céleste où est la charité, l'infection qui s'exhale de lui est manifestement sentie; pareillement dans le particulier, oh il y avait eu des choses appartenant au ciel , c'est-à-dire h la foi , et dans le même sujet aussi des choses appartenant a l'enfer. D'après cela il est maintenant

évident, que par encore une plaie qui sera amenée sur Pharaon et

sur CÈgupte, il est signifié le dernier (degré] de la vaslation, degré qui est la damnation ; car par Pharaon sont représentés ceux qui ont infesté, ici ceux qui sont damnés, cl par l'Egypte est signifié le mental naturel , N°« 527G, 5Î78, 5Î80, 3288 ,1)301, 61 47, 6352.

7767. Après ce In il vous rciwtrrn itici , signifie qu'alors ils seront laisses : on le voit par la signification de renvoyer, en ce que c'est laisser, ainsi qu'il a été souvent montré ci-dessus.

7768. Comme il renverra loul , en expulsant il vous expulsera d'ici, signifie qu'ils les laisseront entièrement, et qu'ils les auront en aversion et fuiront leur présence : on le voit par la signification de renvoyer tout, en CC que c'est laisser entièrement ; et par la signification de en expubaut il vous expulsera, en ce que c'est avoir en aversion et fuir ceux de l'Église spirituelle qu'ils ont infestés ; en effet , celui qui a en aversion la présence de qucl-

EXODE. C1LVP. NEUVIÈME. t« qu'un , fuil cette présence, el repousse aussi loin de lui celle personne. Que maintenant ils aient on aversion cl fuient ceux qui étaient de l'Église spirituelle, c'est parce que le bien el le vrai qui influent les tourmentent maintenant; il en est de cela comme de ces ulcères douloureux qui no supportent pas même le contact de l'eau tiède ou le souffle de l'air, on comme d'un œil blessé qui ne supporte pas les rayons du soleil , même les plus doux ; de mémo chez ceux qui infestent , leur mental naturel a maintenant une pareille blessure ; car après qu'ils ont été dévastés, e'est-à-dire aprts que les choses qui appartenaient à la foi oui été rejelées. ils éprouvent de la douleur ;i la moindre aspiration du bien el du vrai, iU' l.'i Ifiic aversion.

7769. lits donc iiu.c oreilles du peuple, lignifie l'information cl V obéissant* : on le voit par la signification de (/ire, en ce qu'ici c'est l'information, car ici Jéliovalidii ce que doivent faire les lils d'Israël quand ils sortiront de l'Egypte : l'obéissance est signifiée par dire aux oreilles, car les oreilles correspondent o l'obéissance, et par suite la signifient, IN""* 3869, ijfil, iG52 a 4660.

7770. El qu'ils dcinaiiiUnt , I homme il ion compagnon rt In femme à sa compagne , tics votes d'argent cl des taxes iCor, signifie gue les scientifique» du vrai et du bien, enlevés aux méchants gai avaient été d". l'Église, seront donnés aux bons i/ui étaient de l'Église : cela est évident par la signification des vases a" argent et des rates d'or, eu ce que ce sont les scientifiques du vrai et du bien ; que l'argent soit le vrai el l'or le bien , on le voit N°' tolil , 15')?, 99bi, S6S8, GH2, et les vases les scientifiques , JN'°» 31)68, 3079 ; les scientifiques sont appelés vases du vrai et du bien , parce qu'ils conlicnncnt les vrais et les biens ; on croit que les scientifiques du vrai et du bien sont les vrais mêmes et les biens mêmes qui appartiennent à la foi : mais ce ne sont pas ces scientifiques, ce sont les affections du vrai et du bien qui font la foi ; elles influent dans les scientifiques inmuuï dans leurs vases. Que demander ces vases aux Égyptiens, ce soit les leur emporter et se les approprier, cela est évident ; de là, dans le Cliap. III, Vers. 22 , il est dit qu'ils dépouilleraient les Égyptiens ; et dans le Cliap. XU, qu'ils les leur extorquèrent : s'il est dit que l'homme demanderait a son compagnon et la femme à sa compagne, c'est parce que

Itt ABÊANES CÉLESTES,

riiommc [vit) se rapporte au vrai , et la femme au bien , comme aussi ils signifient l'un le vrai cl l'antre le bien. L'explication donnée Clrap. 111. Vers. 82, Exod.,K°* 69H, 6917, montre corn ment les choses se passent ; par elle on peut voir que les scientifiques mêmes du vrai et du bien avant appartenu ù ceux de l'Église qui ont su les arcanes de la foi , et cependant ont vécu de la vie du mal, sont transférés à renv qui sont de l'Église spirituelle; comment se fait cette translation , on le voit N» 69U ; c'est lît ce qui est signifié par les paroles du Seigneur dans Matthieu :

■ Le Seigneur dit a celui qui s'en étaii allé et avait caché son la- * lent dans la terre: Otcz-lui le talent, ci donnez-le à celai qui a Ici » dix talents ; cm- à i/nicum/iie u il serti donné, afin nu' il ail abouti damnent ; malt à celai qui n'a pas, mime ce qu'il aluiscra enlcié;

■ jeté: dune te serviteur inutile dans les ténèbres extérieures, a

—XXV. 2o , 28, 20 , 30; et Luc , XIX. Si, S5 , 86.— Pareillement

dansl C Jléme : « A celui qui a il sera donné, afin qu'il ait abondainu ment, mais àqiùcanijuc n'a pas, mime ce qu'il a luiscra enlevé, v — Xm,1S;ei Marc, IV, 24, 25:— et cela parce que les connaissances du bien et du vrai chez les méchants snnl appliquées à des usages mauvais, et i] ne les connaissances du bien et du vrai chez les bons sont appliquées à îles usages bons; les connaissances sont les mêmes ; mais l'application aux usages en l'ail la qualilèchez chacun : il en esldes connaissances eunune des richesses mondaines, cellesci sont disposées elle/, l'un foui lles listes lions, riiez l'autre pour des usages mauvais; de l.i Icsrielicsses sont cliez chacun telles que sont les usages pour lesquels elles snnl disposées ; île là aussi il est évident que les mêmes cou naissances, ainsi que les mêmes richesses , qui avaient été chez les méchants, peuvent être chez les bons, et servir pour des usages bons : d'après cela on peut maintenant voir ce que représente le ruiniiiamlcrueiii l'ail aux liis d'fsruél d'cniprun*

pillage n'aurait jamais été cuuiuuiiiii'.' p;ir Jéhovab. s'il n'avait pas représenté de telles choses dans le monde spirituel : il en est de même de ces paroles dans Ksaïc : « Enfin le tralic de Tyr, et sou ta-

« ni serré, ni réservé ; mais ion trafic sera pour ceux gui habitent

raOIÏE, CHAP. OHZBÈME. 139

. devant Jêhavah, pour manger, pour M rassasier, 01 pour cetuiqui . 1e couvre à V antique- — XXIll, là, ii s'agit de Tyr , par

qui sont signi nées les connaissances du bien el du vrai, N°1S01 ; le trafic et le salaire de prostitution sont les connaissances appliquées aux usages mauvais ; que ces connaissances seraient données aux bons qui les appliqueront aux usages bons, c'est ce qui est signifiéen ce que le trafic sera pour ceux qui habitent devant Jéhovah. pour manger, pour se rassasier, pour celui qui se couvre à l'antique. De même dans Miellée: » Lève-loi ci foule, fille de Sion, car ta - cornejela ferai de fer, et tes ongles jo ies forai d'airain, afin que » tu broies plusieurs peuples; et j'ai voue leur gain à Jéhovah, et ' leurs riclicsses auSeigneur découle la terre,» — IV, 13;— broyer plusieurs peuples, c'est les dévaster ; \e lîiiin qui est voué à Jéhovan cl au Seigneur de toute la terre, ce sont les connaissances du vrai et du bien. La infime cliose est signifiée en ce que ■ David sanctifia à Jéhovah l'argent el l'or pris aux nations qu'il avait soumises, aux' Syriens, à Moab, aux fils d'Ammon, ans Philistins, et dans lo butin d'Hadad-Eser. ■> — 11 Sam, VULM, tS; — et en ce que Salomon plaça les choses sanctifiées de soupire parmi les trésors detamaison de Jéhovah.,^- 1 [lois, VU, 5t . ■ ■ ,

777t . Et Jéhovah donna grâce as peuple aux yeux des Egyptiens, signifie la crainte queeeuxqui éîuicntdans tes maux avaient deceux qui étaient de l'Église ipiriaelle , à cause des plaies: On lo voit d'après ce qui aéle expliqué ci-dessus K°604i, oii sont do semblables paroles. ■!. ■ .

7772. Même [homme , Moscheh , était très-grand dans la lerre d'Egypte, signifie le respect pour le Vrai Divin maintenant ;

on lo voit par la représentation deMo«jicfi,en ce qu'il est le' Vrai Divin, ainsi qu'il a étésouvent montré; par la signification de'rèigrand, en ce quec'esllo respect ; ici le respect produit par la crainte, puisque les méchants qui sont dans l'enfer n'ont d'autre respect pour le Divin qu'un respect de crainte ; que très-grand , ce soit le respect, , cela est.évident, car il est dit aux yeux des serviteurs et au* yeux du peuple ; et par la signification de la terre d~É g ypte, en ce qu'elle est le mental naturel, K«S276, 5278, Si80, 5388, 5301, C)i7, 62aî; delÈilosl évident que cesparoles, •riwmmc, Moscheh était très-grand dans la terre d'Egypte, ■ signifient le respect pour xit 0

le Vrai Diïiu dans le mental, savoir , de Ceux qui intalaient.

7773. Aux yeux dcsserviteuride Pharaon et aux yeux du peuple, sïguiflv chez ceux qui étaient là dans ta subordination : 01) le voit par la sipilication (les serviteurs et du peuple, en co que sont ceux qui ont été subordonnés , car Ptiaraon représente les principaux qui ont infesté, auxquels tous les autres avaient M subordonnés. Si les serviteurs et le peuple signifient les subordonnés, c'est parce que chef les méchants comme chez les bous, ou dans l'enfer comme dans le ciel, il y a une forme de gouvernement ; c'est-à-dire qu'il y a des dominations et des subordinations; sans elles la société manquerait de liens ; mais les subordinations dans le ciel sont tout autres nue Jes subordinations dans l'enfer; dans le Ciel tous sont comme des égaux, car l'un aime l'autre comme le frère son frère; cependant toujours est-il que l'un préfère l'autre a. soi, selon qu'il l'emporte en intelligence et eu sagesse ; l'amour même du bien et du vrai fait que chacun se subordonne comme de soi-même u ceux qui sont plus que lui dans la sagesse du bien et dans l'intelligence du vrai : mais dans l'enfer les subordinations appartiennent à la domination et par suite à la violence ; celuiqui domine sévit contre ceux qui ne favorisent pas tous ses caprices ; car ebacun a autrui pour ennemi, parfois extérieurement pour ami, afin des'uhir contre la violence des autres; celte liaison est telle qu'est celleiles voleurs; les subordonnés aspirent continuellement a la domination et souvent aussi ils se soulèvent; alors l'étal y devient lamentable , car alors il jades violences et des cruautés ; cela arrive par alternative. D'après cela on peut voir ce qu'il en est des subordinations dans l'autre vin.

7T74. Vers, t, 5, 6, 1, 8. Et Mosckeh dit : Ainsi a dit léhtvah : Vert le mdicu de ta nuit. Moi, je sortirai au milieu de l'Egypte. Et roui prevaer-nè mourra dans ta terre et Egypte, depuis le prcmitMié de Pharaon, oui devait s'asseoir sur son trône, jusqu'au premier-né de la servante ouï (est) après tes meules , et tout premier-né île la bele. Et il y aura an grand eri dam toute ta terre d'Egypte, tel que comme lui n'y en a poùn en, cl comme lui il n'en sera point ajouté. Et parmi tous les fils ir Israël pas un chien ne remuera ta tangue , depuis l'homme et jusqu'il la bile, afin que tous sachiez que Jéhainh diitàiguc entre les Egyptiens ci tsraït. Et itt ilcscrnitront, tous 1rs

DigtoeO bf Coc

EXODE, CHAP. ONZIEME 131 tcrïiteurs, eux, uerî moi, cl Un se prosterneront devant moi, en disant: Sort, loi, ci tout le peuple qui (est) à tes pieds; et après cela je sortirai: et il sortit t£ axe Pharaon dans un emportement de colère. — Et Mascheh dit :Âintïa ditJéhouah, signifie l'instruction : Vers le milieu de ta nuit, signifie quand la dévastation sera totale : Moi je sortirai aumitieti de l'Egypte, signifie la présence du Divin partout alors : et tout premier-né mourra dans la terre d'Egypte , signifie la damnation de la foi séparée d'avec la charité alors ; depuis te premier-né de Pharaonqui devait s'asseoir sur sou trône, signifie les vrais falsifiés de la foi qui sont au premier rang : jusqu'au premier-nd de ta servanlequi (est) après Ici meulei, signifie les vrais falsifiés de la foi qui SOM au dernier rang : et tout premier-né de la bile, signifie les biens adullérésde la foi;« il y asraun granderi dont toute ta terre a'ÊgtjpU, signifie une lamentation intérieure; telquc comme lui il n'y en a point eu, et comme tui il n'en serapoint ajoute, signifie que l'état serait tel, qu'il n'était pas possible qu'il y en eut un semblable: et parmi tous les fils d'Israël pas m chien ne remuera ta langue, signifie que chez ceux de l'Église spirituelle il n'y aura pas la moindre chose de damnation ni de lamentation : depuis l'homme et jusqu'à ta bile, signifie ni quant au vrai ni quant au bien: afin que vous tachiez que Jéhovak distingue entre Ici Égyptiens et Israël, signifie afin qu'il soilconiiu quelle différence il y a entre ceux qui sout dans le mal et ceux qui sont dans le bien : et Ut descendront tous tes terviteuri,eux, vers moi, signifie ceux qui sont subordonnés : et ils te prosterneront devant moi , signifie le respect provenant de la crainte pour ie Vrai Divin: atésant: Son, loi, et tout le peuple qui (est) à te s pieds, signifie la supplication poar que ceux qui sont dans le Vrai venant du Divin, depuis ie pins élevé jusqu'au pins bas, se relirentd'aveceox: etaprés ectajt sortirai, signifie que lo Vrai Divin se retirera: et H sortit d'avec Pharaon dans tut emportement de colère, signifie la violente séparation de la présence.du Vrai Divin d'aveceeux qui vontétre damnés.

Ï773. El itoschch dit : Ainsi a dit Jèhotah , signifie l'instruction, comme ci-dessus , S" 776B. ■ ■ . 'i t lii'jb us

777.6. Vfiri le milieu de la nuit , signifie quand la lUnastatian sera totale: 00 le voit par la signification du miiieii de la nai(, ea ce que c'est quand l'obscurité est tros-épaissc , c'est-à-dire quand

m AHCAfSKS CÉLESTES.

il.ii> a que lu faux- sans- uiÉtange ; en elî'el , la nui! si guific l'état iln faux , jS»»-3353 , 6000, le milieu est le plus liant degré, ainsi le milieu de lu nuit est la dévastation totale.

7777. Moi je sortirai au milieu de l' Eipjpte , signifie laprctenec du. Divin partout alors : on le voit par la signification île tariir au au milieu, quand cela est dil deJéhovah, en eeqoe c'est la pi'fsence du Divin ; partout est signifié par le milieu . quand cela «si dit de la lerre, car sortir par le milieu de rÉgyptc, c'est aller dans loutc l'Égfl)le.

7778J Et Joui premier-né mourra liant la terre. <TËgijptr, signifie la damnation de la foi séparée d'avec la clmritê : on le voit par la signification de mourir, en ce que c'est la damnation, N<>» !iio7 , 6i IB ; et par la signification du pranier-nc , en ce que c'est la foi de l'Église, pur laquelle il y a ia cluwiuS, N« «S, Si3!i , 6SU, 7035 j mais le premier-né dans la terre if Egypte est la foi sans la Charité, uetn eirdessus, V7766. Quant a co qui concerne la Toi sans la charité, il faut encore en parler.; la foi sans I»' charité M'est pas la foi , c'est seulement la science des choses qutapparliennenl à la foi, car les vrais de la foi regardent la charité comme leur lin. dernière, ci ensuite ils procèdent de la charité comme de leur liu première; de là il est évident que les choses «.ni appartiennent h la foi n'existent pas chez ceux qni ne sont pas dans la charité- Que cependant il y ait chez eux la science des vrais de la toi, cela est notoire ; c'est celle science qui par eux est appelée foi ,■ et lorsque les scientifiques du vrai et du bien de la foi sont par eux appliqués à confirmer tes faux et les maux, les vrais et les hiens de la foi ne sont plus chez eux, car ces vrais et ces 'biens s'approchent des faux et des maux au service desquels ils son), puisqu'on eux alors sont considérés ces faux et ces maux euxmêmes qu'ils confirment; les choses qui appartiennent a la foi réelle regardent en haut vers le ciel et vers le Soigneur, mais celles qui appartiennent à la foi séparée d'avec la charité regardent eu bas, et quand elles confirment les maux et les faux, elles regardent vers l'enfer ; de là aussi il est évident que la foi séparée d'avec la cliarilé n'est point la foi ; d'après cela on peut voir ce qui est entendu par la damnation de la foi séparée d'avec la charité , c'est-à-dire que c'est la damnation du vrai falsifié et du bien

EXODE", ClUP. ONZiftillî.

adultéré qui appartiennent a la fui : air le vrai , quand it a été falsifie, n'est pliis le vrai, c'est lé faux: cl le hii'ii, quand if a été aduU tSré, n'est plus le bien . c'est le mal ; et la loi elle-même n'esf plus la foi du vrai et du bien, c'csl la foi du faux et du mal, de quelque manière qu'elle apparaisse, ri résonne ilaiis la forme externe : et , ce qui est un arcane, telle est In vie de chacun , telle est sa" foi. Si donc la vie a été damnée. I;i fui l'est aussi . car il y à foi du faux quand il y a vie du mal ; qu'il en soit ainsi . c'est ce

qui n'apparaît pas d:ms le 1 nie . mais cela est manifeslé (fans

l'sutro vie ; quand les méchants y sont privés Je la srienre dû vrai C! du bien, les faux qui étaient cachés fiiez eux sortent îles m'atix: Chez quelques méchants il y a une persuasion que le vrai de la foi est le vrai , ce pnsuasif est même réputé être de la fol , mais ért n'esi pas la foi ; car il a été imprimé en citx d'après In fin de leur

réputation ; tant que ces vrais servent île moyens , ils sont aimés pour la lin, qui est mauvaise : mais quand ils ne servent plus, ils sont abandonnés , et même considérés comme faux ; c'est rétid persuasion qui est appelée foi persuasive ; et c'est elle qui est entendue par ces pamles ihi Sfi^ni-ni- dans Matthieu : « Plusieurs nié. » diront en ce jour-là : Seigneur, Seftineitr, par ton Nom n'avons- » nous pas prophétisé ? et par ton Sam n'avons-nous pas'e h assé » les démons ? cl eu Inn .Nom n "avons-nous pas fait plusieurs mér- . veilles? Mais ,ilors je leur dirai ouvertement : Je ne vous coooais « point; retirez-vous de Moi, vous qui pratiques l'iniquité. » — VIT. 23, &ï : — la même foi est aussi entendue par les lampes sans huile chez les cinq vierges insensées ; elles dirent aussi: -Seigneur, > Seigneur, ouvre-nous ; mais, répondant, il dit : Kn vérité, je " tous dis : Je ne vous connais point. » — Matin:. XXV. H, 12: — par les lampes sont signifies les vrais de la foi , cl par l'huile le bien de la charité ; ainsi par les lampes sans huile les vrais de là foi sans le bien de laehariW.

7778. Depuis te premier-né de. Pharaon , qui itérait t' asseoir sur son trône, signifie les vrail falsifiés de la foi qui sont aH premier rang:

on le voit par la signification du premicr-nc , en ce qu'il est la foi, N«*3!H, Îi35,fl3*4,7035 ; parla représentation de Pharaon. m ce qu'il est le scientifique dans le commun , pervertissant les vrais

de l'Église, N°" C015,6G5I,6679, 6683, G092 ; ainsi le premierné de Pharaon est la. foi de ces vrais , par conséquent la foi des vrais falsifiés de la foi ; el par la signification du trône, en ce que c'est le royaume du vrai , el dans le sens oppose le royaume du faux, M» 5313 : que par le premier-né de Pharaon, qui devait s'asseoir sur son trône, soicnl entendus les vrais falsifiés de la for qui sont au premier rang, cela est évident en ce qu'il est dit jusqu'au preimtT*nè de la servante qui est aprèt let meules, paroles par lesquelles sont signifiés les vrais falsifiés de I» fni qui sont au dernier rang ; et en oulre le fils du roi est au premier raag, parce que le roi est le chef. Au premier rang sont les vrais falsifiés qui sont reconnus pour essentiels , par exemple, que la foi sauve, do quelque manière que l'homme ail vécu ; qu'elle sauve l'homme a la dernière heure de sa vie, et qu'alors il est pur de ses péchés ; qu'ainsi les péchés sont effacés en un moment comme la malpropreté des mains par l'eau ; ce qui suppose que la foi existe sans la charité , que la vie ne fait rien quant à la salvation de l'homme, et que l'homme diable peut en un moment devenir Ange de Dieu ; de telles propositions el autres semblables sont des vrais falsifié» au premier rang ; ccuïqui en dérivent immédiatement sonlau second rang ; ceux qui en dérivent au loin sont au dernier ; car pour chaque vérité , il y a d'amples dérivations el en longue série, dont quelques-unes entrent directement, quelques autres obliquement; celles qui touchent seulement sont les dernières. Que de telles propositions et autres semblables soient des vrais falsifiés de la foi, ' cela est ires-évident ; en effet , quel est l'homme, s'il pense juste, qui ne sache que c'est la vie de la foi qui fait que l'homme est spirituel , cl que ce n'est pas la foi, à moins que ce que l'homme a de foi n'ait été implanté dans sa vie ; la vie de l'homme est son amour, cl ce qu'il aime il le veut et il y tend , cl ce que l'homme veut et à quoi il iend , il le fait ; c'est là l'être de l'homme, et non pas ce qu'il sait et ce qu'il pense, mais ne veut pas : cet être de l'homme ne peut en aucune manière se changer en un autre Être par penser à la médiation et a la salvation ; mais il peut Être changé par uno nouvelle régénération , qui s'opère pendant un long espace de sa vie ; car il doit de nouveau être conçu, naître et grandir ; cela se fait non par penser ni par parler, mais par vouloir el apir. Ce=

F.XODE, CHAP. ONZIfcMi;. (35 Choses onl été dites, parce que par le premier-né du l'haraon ei par les premier-nés ihisÉgyptitiis csl signifiée la foi séparée d'avec la charité ; que celte foi ne soit point la foi , mais que ce soit la science des choses qui appartiennent à la foi, on l'a vu dansée qui précède. Si les premier-nés des Égyptiens ont représenté celte foi , c'est parce que les Égyptiens, plus que tous les autres peuples qui ont constitué l'Église représentative après le tomps du déluge, étalent dans la science des rites de l'Églisc,N» " i9 > i96i > i 96 ^. 600*; dans ce lemps lotis les rites étaient représentatifs des spirituels qui sont dans le ciel; plus que tous les autres, les Égyptiens les avaient conmis ; mais par succession de temps ils commencèrent a aimer les connaissances seules, cl alors, de même qtt'an- • joiird'hui, à placer tout ce qui appartient à l'Église dans la science des choses de l'Église , et non dans la vie de la charité ; ainsi ils renversaient l'ordre entier rie l'Église, et une fois l'omïe renversé , Ter mis qui sont appelés vrais do la foi ne purent pas ne pas être falsifiés; car les vrais qui sont appliqués contrairement a l'ordre Divin , ce qui arrive quand ils sont appliqués aux maux, et chez les Égyptiens aux opérations magiques, ne sont plus des vrais chez eux ; mais les maux auxquels ils sont appliqués font qu'ils deviennent ries faux; soit pour illustration le culte dn veau chéries Égyptiens ; Ils ont su ce que représentait le veau , c'est-à-dire que e'élail le bien de la charité ; tant qu'ils ont su cela et qu'ils y onl pensé, des qu'ils voyaient des veaux ou des qu'ils préparaient ries veaux pour des festins de charité, lels qu'ils étaient en usage chez les anciens , et plus larri dès que des veaux étaient amenés pour les sacrifices , ils pensaient sainement , et de compagnie avec les Anges dans le ciel , car pour eux le veau est le bien de la charité ; mais lorsqu'ils commencèrent a faire des veaux d'or, à les placer dans leurs temples et à les adorer, ils pensaient follement, et de compagnie avec tes infernaux ; ainsi ils changeaient un représentatif vrai en un représentatif faux.

TJSO. Jusqu'au jiremirr-nè de la serrante qui est après les meules, signifie les trais falsifiés de la foi qui sont an dernier rang : ou le voit par la signification du premier-né, en ce que c'est la foi , K° "779 ; cl parce que c'esi la foi , c'est le vrai dans ie complexe, car le vrai appartient à la foi , puisqu'il faut le croire ; par la si-

*3G ARC AÏS ES CÉLESTES

gniGcation de la semante, en ce qu'elle est l'affection extérieure du vrai ou l'aucclion des sciences, 1 SS'j, 2507, 3833, 3843 ; mais la tenante après les mentes est l' affection la plus externe lies sciences , car après les meules signiDo ce qui est au dernier rang : il est dit après les meules, parti; que la meule se dit îles choses qui appartiennent a la foi ; en efl'et , par les meules le blé est réduit en farine, et est ainsi préparé pour le nain ; or, la farine signifie Je n'ai dont provient le bien , et le pain signiiie ce bien lui-même qui provient de la : ainsi, s'asseoir aux meules, c'est s'instruire et se remplir des choses qui doivent servir a la foi et pur la foi à la charité; c'est tic là que les Anciens, quand ils décrivaient les premiers rudiments doladoctrinedelafoi, les ont décrits par s'asseoir aux meules, et ont décrit, ce qui était encore plus grossier, par s'asseoir après les meules: comme ces expressious ont de telles significations , c'est pour cela qu'en instruisant ses disciples sur le dernier tempsde l'I L'Use, le Seiijiieiii'dit: ■ De deux qui moudront » au moulin , l'une sera prise et l'autre sera laissée, a — llallll. XXIV. il ; — ces expressions n'auraient en aucune manière été employées, si la meule ne sigtiifi.iit piis les choses qui appartiennent à la foi; ce que c'est que la meule et ce que c'est quemoudre dans le sens interne, on le voiiN" 1335. Quant à ce .qui. concerne les vrais de la loi qui sont au premier rang cl ceux qui sont ait dernier rang, il faut qu'on sackeque les vrais de la foi qui sont au premier rang sont ceux qui procèdent immédiatement du bien de la charité, car ce sont des biens dans une forme, et que les vrais qui sont au demie:- lani; sont des Mais nus; eu effet, lorsque les vrais sont successivement demés, ils s'éloignent du bien à chaque degrû, et enfin ils deviennent des vrais nus; tels sont les vrais qui soûl signifiés par les servantes apiès les meules.

778f . Et loin premier-né (le la bile, sigiùjie les biens adultérés de la foi : on le voit par la signification du prcmier-né, en ce que c'est la foi ; Cl par la signification de la bête, en ce que ce sont les affections du hien, et dans le sens opposé les affections du mal , K» S5, 46, 142, 143, 216,714,710,719,770, 2179, 2180, 3519, 1H98, 4724. Que les bêtes aient celle signification, c'est d'après les représenta tifs dans l'aune vie, N" 3218 ; c'est aussi pour cela que dans les sacrifices elles avaient cette même signification ,

EXODE, (ÎI1AP. OXZIÈHK.

H"> ÎISO, 2805, 2807, 48110, 3r>l9 : connue lus bûtes signifiaient de telles choses, voilà pourquoi io premier- né de-la bète signifie le bien du vrai , ici co bien adultéré, parce que c'est chez les Égyptiens qui avaient perverti tous les vrais et tous les biens par des applications 'h de mauvais usages. ->»

7783. Et il y aura un grand cri dan' toute la ten e d' Éngpts , signifie une lamentation intérieure : on le voit par la signiticalion du cri par rapport aux premier-nés mons. dans le sens interne par rapport à la damnation, en ce que c'est une lamentation ; que le granderi soit une lamentation intérieure, c'esl parco que plus la lamentation est grande, plus elle est intérieure.

7783. Tel que. comme tviilu'utua poinl eu, et «anime lai H n'en sera point ajoute, lignifie que ('«(al serait tel, qu'il n'était pas possible qu'il n en eut un semblable ; on peut lu voir d'après co qui a été expliqué N os 76W, 7680.

7784. Et panni tous les fils d'Israël , pas un clùcn ne remuera sa langue , signifie que eht~ ceux de l'Église spirituelle il n'tj aura pas la .moindre chose de damnation ni de lamentation : on le voit pas la représentation des fils d" forait , en ce qu'ils sont ceux de l'Église spirituelle, fi 01 6ii6, 6637, G862, 6868, 703i, 7063, 7198, 7201, 7215, 7ïî3 : et par la signitication de pat un chien ne remuera ta langue, en ce que c'esl qu'il n'y aura pas la moindrechose de damnation ni de lamcnlation , car ne la est opposé au grand ci i qu'il y aura dans la terre d'Egypte, lequel est une lamentation intérieure, K" 7782 , et cela à eause de la damnation qui est signifiée par la mort des premier-nés. Par il n'y a pas la moindre ebose de damnation die/ cens île l'Église spirituelle, c'està-dire chez ceux qui sont dans le bien de cette lïglise, il. faut entendre non pas qu'ils sont sans aucun mal, mais qu'ils sont détournés du mal et tenus dans le bien par le Seigneur : leur propre n'est que mal et daruiii-, niais le |iri>|iii: du Seigneur qu'ils reçoivent est le bien . par conséquent sans aucune damnation ; c'est ainsi qu'il est entendu qu'il n'y a rien de la damnation eue* ceux qui sont dans le Seigneur, S'il est dit que pas un chien ne remuera la langue, c'est à cause de la signilkalion du chien ; le Chien signilie les infimes ou les plus bas de tous ceux de l'Église, ci aussi ceux qui sont hors de l'Eglise, |uu> ceux qui parlent beaucoup à loi'l et

à travers sur les dmsrs de l'Kglise eiqui n'y iMniprenncnl presque rien , cl dans !c sens opposé ceux qui sont absolument hors de la foi (le l'Église, el qui couvrent d'outrages les choses qui appartiennent ft la foi. y ne les Chiens signifient ceux qm sont hors de l'Église, on le voit dans Matthieu : ■ Jésusdit a la femme grec- » que Syrophénicicnnc : H n'est pas bon de prendre le pain des » (ils et de (te) jeter aux chiens ; mais elle dit : Certainement , » Seigneur; cependant tes petit» chiens mangent aussi dei miettes ■ qui tombent de la table de leurs seigneurs : alors Jésus répon-

• dant lui dil : Femme , grande est ta foi , qu'il le soit fait comme . tu veux ! et su fille futguério. — XV. 26, 27, 28; et Marc, VII. 27, 28;— -la , parles fils sont entendus ceux qui sont au dedans de l'Église, et par les chiens eetix qui sent au dehors : pareillement pari les Chiens qui léchaient les ulcères de Lazare, «"Luc, XVI, 21 ; — car là, dans le sens imen:e. par Ui riche est entendu celui qui est au dedans de l'Kglise et par suite abonde en richesses spirituelles, qui sont les connaissances du vrai ctduhien. Les chiens signifient ceux qui au dedans de l'Église sont au rang le plus bas, ceux qui parlent beaucoup a ton et à travers sur les choses de l'Église et n'y comprennent presque rien , et dans le sens opposé ceux qui couvrent d'outrages les choses qui appartiennent à la foi ; dans Etale : « Ses sentinelles sont aveugles, toutes, elles ne savent » (rien), ce sont tous des chiens muets , ils no peuvent aboyer ,

• regardant couchés, et aimant à dormir. ■ — LVI. 1 0. — Dans David : « Ils s'agitent comme le chien , ils font le tour de la ville,

• car ils rendent des exhalaisons par leur bouche, des épâes (sont) » dans leurs liera. » — Ps. LIX. 7, 15.— Dans le même: ■ Alin

• que Ion pied imprime dans le sang ta langue de tes chiens. • — Ps. LXVIU. 2*. — Dans Matthieu : • No donnez point ce qui est » saint aux Chiens, ne jetez point vos perles devant les pourceaux,

• de peur qu'ils no les foulent a leurs pieds, et que se tournant ils b ne cous déchirent. » — VII. 6. — De la , ce qu'il y a do plus vil, ce qui doit être jeté , est signifié par le chien mort , — I Sam. XXIV. ta ; Il Sam. IX. 8 ; XVI. 3.

778!). Depuis l'Iiomme cl jusqu'il la l'tir, signifie ni quant au frai, ni quant au bien : on le voit par la signification de l'homme (vir) , en ce qu'il est le vrai, IV 313 S; et par la signification do la béte.

EXODE, C1IAP. ONZIÈME. 139 en ce quelle est l'affection du Lien, ainsi la bien, K° 7781,

7786. Afin querous sachiez que ièhovah dislingue mire les Égyptiens et lirait, lignifie afin qu'il soit connu quelle différence il ij a entre ceux qui sont dans le mal et ceux qui sont dans le bien : on le voit par la signification de savoir, en ce que c'est être connu ; par lu représentation des Égyptiens , en ce qu'ils sont ceux qui sont dans le mal ; les Égyptiens ont d'abord signifié ceux qui sont dans le faux; mais maintenant après qu'ils out été dévastes quant aux vrais do l'Église qu'ils savaient, les Égyptiens signifient ceux qui sont dans le mal ; car la mort des premier-nés signifie la damnation, qui est l'état du mal ; et par la représentation des fils a lsrait, en ce qu'ils sont ceux de l'Église spirituelle , N° 778*, ainsi ceux qui sont dans lebienjcar ceus do l'Église spirituelle sont cou du ils par la foi vers la charité, ainsi par le vrai vers le bien.

7787. Et Ut descendront tout tel scrviteuri , eux , vert moi, lignifie ceux qui ontètè subordonnés; on le voit par la signifleatiou des serviteurs de Pliaruon, en ce qu'ils sont ceux qui ont été subordonnés, K° 7778.

7788. Et Us ee prosterneront devant moi, signifie It reipeel provenant de ta crainte pour te Vrai Divin : on le voit par la représentation deMoscbeli, en ce qu'il est le vraiDivin, ainsi qu'il a été souvent montré ; et par la signification de se prosterner , en ce que c'est l'humiliation ; mais ici, comme cela est dit de ceux qui sont dans le mal, c'est le respect provenant de la crainte; il est dit le respect proveuant de la crainte, parce que les méchants n'ont d'autre respect pour le Vrai Divin et pour le Divin Même, que celui qui provient de la crainte ; on effet ceux qui sont dans l'enfer n'aiment qu'eux-mêmes, et ceux qui n'aiment qu'eux-mêmes n'ont aucun respect pour un autre, car ils tournent vers eux tout respect pour les aujres, et aussi tout respect pour lo Divin Mente; ob est l'amour, la est le respect, à moins que ce ne soit le respect qui provient de la crainte; c'est de là que les médian ts dans l'autre vie subissent des peiues, jusqu'à ce qu'ils n'oseni plus enUn se lever contre les lions et tes infester; car ce n'est pas par d'autres moyens que parla cainte des peines, qu'ils sunt détournés de faire le mal.

7789. En disant : Sors, toi, et tout le peuple qui cil à tes pùrdi, lignifie ta supplication pour que ceux qui sont dans le Vrai venant

AltCANKS < l I !>TI S.

du Dhm, depuis le plus élevé jusqu'au plus bas , se retirent (fat-ec eux: on le voit par la signification ûe sortir, en ce que c'est se retirer ; parla rcpn'soji i.t [ io 11 de Mescheh, qui ici est loi, on ce qu'il est le vrai Divin ; par la signification du peuple, en ce qu'il désigne ceux qui sont dans le Vrai venant du Divin ; car les (ils d'Israël , qui icispnllo peuple, w. (m 1 sente ni vnw rte t'KsIiw spirituelle, ainsi

qui sont dans le vrai venant du Divin, parce qu'il est dit le peuple qui est à tes pieds, cwi: Mosclul] iv\n ïsenle le Vrai Divin ; et par la signification de à tes pieds, en ce que ce sont ceux qui sont en lias, ainsi ceux qui sont subordonnes; en clfel, les pieds signifient les inférieurs, paice qu'ils signifient les naturels, car le monde naturel est au-dessous du momie spirituel ; qm; les pieds signifient les naturels, on]evoitN«S162, 3761,3086, iS80, 4B38 a *9S9; c'est de là qu'il csldil le peuple qui est à ict pieds : il est signifié' aussi depuis le plus élevé jusqu'au plus lias, par Moscheli le plus élevé, parcequ'ilest le Vrai Divin, et par le peuple à ses pieds tous ceux, en général et en particulier, qui sont dans le Vrai venant du Divin.

7790. El après cela je sortirai , signifie queie Vrai Divin se retirera; on le voit par la signification de inivir.cncc que c'est se retirer ; et parla représentation île Muscheli, en ce qu'il csile Vrai Divin. Ces paroles signifient que quand ceux qui ont infesté les probes sont damnés, tout Vrai Divin su relire d'eux, car ils sont alors dans l'étalde leur mal, et le mal rejette et éleint tout Vrai Divin : précédemment, avant qu'ils eussent été damnés, ils avaient, a la vérité, comme les vrais de la foi, mais néanmoins ils n'avaient pas eu en eux les vrais, eu alors le* vrais avaient été dans leur bouche, mais non dans leur cœur;c'est pourquoi, lorsqu'ils on tété dévastés quant à ces vrais, lo mal reste, et alors se montre aussi le faux (lu mal. lequel faux était caché en eux : car bien qu'ils eussent professé les vrais, cependant ils n'ont point clé dans ces vrais, mais ils élaient dans les faux : la professiou même qu'ils faisaient du vrai ne descendait pas non plus de son principe, savoir, du bien, mais elle provenait du mal, car ils la faisaient pour !■; lucre, les honneurs et la réputation, ainsi pour eux-mêmes et pour le monde. Les vrais qui descendent d'un tel principe s'arrêtent à la surface', et par suite, quand ils sont dévastés, ils tombent connue des écailles, cl quand

ils tombent, ils laissent des places infectes cl puantes' d'après les faux s'exhala» t des maux qui étaient la : tel est le sort de «us qui ont su les vrais de la fni et cependant ont vécu contrai reine m à ces vrais, selon les paroles du Seigneur d;ws Lue: - Ce serviteur ■ qui sali la volonté île. son Seigneur, mais ne se prépare pas, él ne . lait pas sa volonté, sera battu dé beaucoup (de coups) : mais celui « qui ne l'a pas connue, et a fait des dmses durits de châtiments, » sera battu de peu (de coup). » — Xll. 47, tB.

7791. Elit sortit d'avec l'haraon dammt empariemenl de colère , signifie la violente séparation de la présence du Vrai Divin d'avec ceux qui Vont être damnés : on le voit par ia signification de sonir , en co que c'est se retirer, ici si» séparer violemment, parce qu'il est dit dans un emportement de colère; en dernier lieu, quand il v a damnation, il v a aussi séparation violente, Mr lorsqu'ils commencent à avoir le Vrai Divin en aversion, puis h le craindre, et enfin h être saisis (l'horreur, à sa présence, ils s'en séparent violemment ; par la reposent a lion de Moscffeb, en ce qu'il est le Vrai Divin , ainsi qu'il a été souvent montré ; par la représentation de Pharaon, en te qu'il désigne cens qui oiil infesté ceux de l'Église spirituelle, comme il a été aussi souvent montré , -mais ici ceux qiii vont éi'rc damnés, car la damnation est signifiée en ce que les premiérs-nés vont être' livrés a la mort, X° 7778 ; et par la signification de ttmportcmenl de colire, en ce que C'est la répugnance et l'aversion ,

H6H , 5031 , 5798 . et lorsque cela est attribué au Divin , comme ici au Divin Vrai, qui est représenté" par Moschéh , il est entendu non pas que c'est le Divin qui se détourne, 'mais que.ee sont ceux qui sont dans, le mal, H* 5798: l'emportement se dit du faux, et la colère se dit du mal. S» aoi l.

7792. Vers. 9, \<3.El)éiwnliditàMoschrh : Il ne vous écoulera point Pharaon, afin que soient multipliés nies prodiges dans la terre d'Egypte: Et Hoschch cl Aharau firent tons cet prodiges devant Pharaon. Et Jihovah renforça leenrurde Pharaon, et il nerenvoga point let fili d'Israël de sa [erre. — El Jéhavali dit à Mosclieh, signilie l'information ; if ne votes écoutera point. Pharaon, signifie la nonob^issanCC : afin que soient multipliés mes prodiges dans la terre

tCÊgtjptc, signifie afin qu'ils soient confirmés qu'ils n'ont été dans aucune foi, mais qu'ils étaient dans le mal : et Moscheh et Aharon

firent tous ces prodiges devant Pharaon, aiguille que ces vastations. etparsuitelesœnlirmations qu'ils sont dans le mal, oui été faites par leVrai procédant du lliv in :ei Jèhouahrcnforçalccœur de Pharaon, signifie qu'il s'abtcnaicnl, et il ne renvoya point les fils d' Israël de sa terre, signifie qu'ils ne laissaient pas ceux tic l'Église spirituelle.

7793. Et Jélioealt dit à Mosehch, signifie l'information :oaiem\[ par la signification de dire, quand ce qui doit arriver est annoncé par Jéliovali , en ce que c'est l'information.

7794. Il ne vous écoutera point , Pharaon , signifie la non-obéissance : on le voit par la signification d'émuler, en ce que c'est l'obéissance, H°» 254Î, 3869, 4632 a 4660, 5017, 7316 ; et par la représentation de Pharaon, en ce qu'il désigne ceux qui ont infeslé les probes dans l'autre vie, maintenant les mêmes qui vont être damnés.

7795. Afin que soient multipliés mes prodiget dans la terre a"Ègypte, signifie afin qu'tls soient confirmés qu'ils n'ont été dans aucune foi , mais qu'ils étaient dans le mal : on le voit par la signification des prodiges et des signes qui ont été faits dans l'Egypte, en ce que ce sont les vastalions et par suite les confirmations qu'ils sont dans le mal , S° 7633 ; en effet , ces prodiges signifiaient autant de degrés de la vastation de ceux qui , au dedans de l'Église, avaient été dans la science des choses appartenant à la foi , et cependant avaient mal vécu ; et comme ce sont ceux qui , dans l'autre vie, infestent les probes, c'est leur étal qui est maintenant signifié ici , N° 7465 : par les prodiges multipliés sont signifiés les degrés successifs de ces états : s'il y a tant de degrés, c'est afin que les méchants soient confirmés qu'ils sont dans le mal , et aussi afin que les bons soient illustrés sur l'étal do ceux qui au dedansde l'Église ont mal vécu , N° 7633 ; s'il n'y avait pas eu de telles raisons, les méchants auraient pu , sans les changements successifs de tant d'états , élre aussitôt damnés et jetés dans l'enfer. Il est absolument ignoré dans le Monde, que les méchants subissent tant d'étals avant d'être damnés et envoyés dans l'enfer; on croit que l'homme est aussitôt ou damné ou sauvé, cl que c'est sans aucune progression, mais il en est tout autrement; là règne la justice, qui que ce soit n'est damné avant que lui-même sache et soit intérieurement convaincu qu'il est dans le mal , et qu'il lui est absolument

EXODE, CHAP. ONZIÈME. H3 impossible d'elle dans le ciel ; sus maux lui sont aussi découverte ; selon les paroles du Seigneur dans Luc: a II n'y a rien décadré qui - oii doive Cire révélé, ni de secret qui ne doive être connu : toutes » choses donc que dans les ténèbres vous aurez dites, dans la lu- ■ mièreseront entendues; cl ce qua l'oreille vous aurez prononcé • dans les cabinets, sera proclamé sur les toits. • — XII. 2, 3, 9. Mallii. X. 26 ; Marc , IV. 28 ; — il y a plus encore, il est même averti de se désister du mal ; mais comme il ne le peut ù cause de l'empire du mal , la puissance de faire le mal par les falsifications du vrai et par le faux-semblant du bien lui est enlevée, ce qui a lieu successivement d'un degré à l'autre, et câlin arrive la damnaliun ut l'um oi dans IVufw ; cela se fait quand il est venu dans le mal de sa vie. Le mal de la vie est le mal de la volonté cl de la pensée qui provient de la volonté ; c'est ainsi qu'est l'homme intérieurement , et qu'il serait exturieuicmuiit sans les obstacles qu'y mettent les lois et les craintes de perdre les richesses, les honneurs, la réputation, et aussi la vie ; c'est là la vie qui suit chacun après la mon, mais ce n'est point la vie externe , ù moins que celle vie ne procède de la vie interne ; car l'homme dans les externes simule lecontraire; c'est pourquoi, lorsque l'homme après la mon est dévasta quant aux externes, il se montre tel qu'il a été et par la volonté et par la pensée ; tout méctiant est réduit à cet état par les degrés de la vaslation, car loutc vaslation dans l'autre vie s'avance des externes vers les internes : d'après cela on peut voir quelle est la justice dans l'autre vie, et quel est le procédé avant que le méctiant soit damné. De là il est évident que par ■ mes prodiges » multipliés dans la terre d'Egypte, • il est signifié afin que les méchants soient confirmés qu'ils n'ont été dans aucune foi, mais qu'ils étaient dans le mal : que ceux qui sont dans le mal n'aient aucune foi, on le voit ci-dessus N°7778.

7796. Et Moscheli et Aliaron firent fous ces prodiges devant Pharaon, lignifie que ces vmlatians et par suite Ut confirmations qu'Us sont dans le mal ont été faites parle Vrai procédant du Divin: on le voit par la représentation de Moscheh et A'Akaron, en ce qu'ils sont le Vrai Divin, Moschch le Vrai qui procède immédiatement du Divin, et Aharon le Vrai qui en procède médiatcmeiit , N°» 7010,7089, 7382 ; et par la signification des protêt», fui ont

Ut AttCAÎTCS CÉLESTES.

itè faits en Egypte ou titrant Pharaon, en ce qu'ils sont tout aillant ue vustaiions de ceux qui étaient de l'Église ei onl mal vécu. Que les prodiges de l'Ivgjpte soient ces va stm ions, on peut le voir par la signification de chaque prodige ; qu'ils soient :uissi des confirmations qu'ils sont nnn dans la foi, mais dans le mal , on vient do le voir N° 7795. Il est dit que Mosehch et Atiaron firent ces prodi-

eux ; mais cela a été d'il ainsi, paire que le Vrai Divin esl représenté par Mosdieh et par Aharim . et quf' les prodiges mit élé faits par le Divin au moyen du Vrai procédant de Lui ; en effet , toutes les choses qui sonllaitcs par IcDivin Même, sont faites au moyen du Vrai qui procède de Lui ; le Divin Même est l'Être de tontes choses tandis que le Vrai p ru ridant du Divin est par suite l'Exister de toutes choses ; le Bien Même, qui est l'Etre Divin , produit toutes choses parsonVrai.il est dit que les vastations ont été faites par le Vrai procédant du Divin , mais il faut entendre que le Divin Vrai n'en esl pas cause ; car le Divin ne dévaste personne, mais c'est ïe méchant lui-même qui se dévaste par cela qu'il s'uhstine contre le Vrai Divin, enl'élciijnani. ou en le rejetant, ou en le pervertissant, et parce qu'il change en malle bien Divin qui influe cohlihfrelleîncnt ; c'est là alors ce. qui dévaste . d'où il est évident que I'îdDdx du hien et du vrai procédant du Divin n'est peint cause de cela , car sans l'influx du hien cl du vrai il n'y a aucune vie, mais que c'est le changement du hien et du vrai en mal et en faux, changement qui est fait par celui qui est dans le mal.

7797, Et léhoiah renforça le erenr île Pharaon, signifie qu'Ut s'obstinaient : Ou le voit par la signification de renforcer le cœur, en ce que c'est s'obstiner, N«797S, 7300, 7305, Que Jéhovah ne renforce point le cœur ou ne Tait point le mal , quoique cela lui soit attribué dans le sens littéral de la Parole, on le voit .N™ 7533, 7643, 763Î.

7798. Kl il ne renvoya point les fils d'Israël tic sa terre, signifie qu'ils ne laissaient pas ceux de l'Église spirituelle : on le voit par la signification de renvoyer, en ce que c'est laisser ; et par la représentation des fils d'Israël, en ce qu'ils sont ceux de l'Eglise spirituelle, N™ 6126, 6037,6862,6868, 7035,7062, 7(98 7Î0I, 7215,7223. '

Des Esprits et oes Habitants de la Planète de J un ter.

7799. Il m*a été donné d'entretenir commerce avec les Esprits et les Anges de la Planète de Jupiter pendant plus longtemps qu'avec les esprits des autres planètes ; je vais on conséquence entrer dans de plus grands détails sur leur état el sur celui des habitants de cette Planète.

7800. La Planète de Jupiter n'apparaît pas, il est vrai, à ceux qui sont dans l'autre vjc, mais les esprits qui sont de cette planète apparaissent sur le devant vers la gauche, à une certaine distance, et cela constamment ; là aussi est la Planète dans l'idée des Esprits el des Anges : les Esprits des diverses planètes sont sépares les uns des autres, el ceux de chaque Planète sont près de son globe : s'ils ont été ainsi séparés, c'est parce qu'ils sont d'un caractère différent , et qu'ils sont dans une province différente dans le Très-Grand Homme ; or, ceux qui sont d'un caractère différent apparaissent éloignes des autres selon la différence; toute séparation et toute distinction des Esprits et des Anges, quant aux lieux el aux distances dans l'autre vie, se manifeste selon les différences des caractères et des génies ; car le lieu correspond a l'état, N°'262o, 2837, 3356, 3387, 4321, 4882, 560!i,738f.

7801. Il y a plusieurs genres d'esprits de la planète de Jupiter, mais il y en a trois avec lesquels j'ai conversé et souvent parlé; le premier genre, qui est aussi le plusbas, apparaît sombre, presque noir ; ceux de ce genre sont méprisés des autres el appelés correcteurs, parce qu'ils corrigent les habitants de leur terre qui vivent mal ; ils désirent cominuellement venir au ciel. Le Second genre a un visage qui brille comme par la lueur réfléchie d'une dunikllc; ih apparaissent assis comme des idoles, car ils se laissent adorer par les autres, surtout par les serviteurs qu'ils ont eus dans le monde, car là ils leur avaient persuadé qu'ils étaient des médiateurs auprès du Seigneur ; ces serviteurs les appellent saints et aussi seigneurs. Le Troisième genre, qui est le meilleur, l'emporte sur tous les autres par l'intelligence el par la sagesse ; ils apparaissent dans un vêtement d'azur ou de couleur céleste parsemé de paillutles d'or. Mais les Anges qui sont de celte terre sont

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avec les Anges des autres terres ; car lous ceux qui sont véritablement Auges constituent un seul ciel commun .

7802. Il est ordinaire sur cette Terre que les Esprits parlent avec les habitants, les instruisent et les châtient même s'ils ont fait le mal ; comme leurs Anges m'ont rapporté plusieurs choses sur ce sujet , je vais les présenter en ordre. Si les esprits y parlent avec les hommes, c'est parce que ceux-ci pensent beaucoup au ciel et à la vie aprÈs la mort , et que relativement ï's s'inquiètent peu de la vie dans le monde, car ils savent qu'après la mort ils vivront, et seront dans un état heureux seion qu'ils auront formé dans le monde l'élit de leur homme Interne. 11 était ordinaire aussi sur notre Terre, dans les temps anciens, de parler avec les Esprits cl les Anges, par une raison semblable, c'est-à-dire, parce qu'on pensait au ciel cl peu au monde ; mais cette vive communication avec le ciel fut fermée avec le temps, selon que l'homme, d'Interne devint Externe, c'est-à-dire, selon qu'il commença a penser au monde et peu au ciel ; elle le fut davantage quand il ne crut plus !i l'existence du ciel et de l'enfer, ni a l'existence en lui d'un homme-esprit qui vit après la mort. Kn effet, on croit aujourd'hui que le corps vit par soi et non par son esprit ; si donc l'homme maintenant ne pouvait pas avoir la foi qu'il ressuscitera avec le corps, il n'aurait aucune foi à la résurrection.

7803. Quant a ce qui concerne le langage des Esprits avec les habitants de la Terre de Jupiter, il y a des esprits qui les châtient, il y en a qui les instruisent , et il y en a qui les dirigent : les Esprits qui châtient s'appliquent au cOté gauche et s'inclinent vers le dos ; et quand ils sont là, ils tirent de la mémoire de l'homme tout ce qu'il a fait et pensé; en effet, cela est facile aux Esprits, car lorsqu'ils abordent l'homme, ils entrent aussitôt dans toute sa mémoire, .\o>Gt92,6193, CI98, 6199, 6214; s'ils trouvent qu'il a mal agi ou mal pensé , ils le réprimandent , et même le châtient par une douleur aux articulations des pieds ou des mains, ou par une douleur autour de la région épigastrique ; ies Esprits peuvent aussi faire cela avec dextérité, quand cela est permis. Lorsque de tels Esprits viennent vers l'homme, ils excitent un frémissement accompagné de crainte, par là l'homme sait leur arrivée; les mauvais Esprit3 peuvent frapper de crainte quand ils viennent vers quel-

EXODE , GIUP. ONZIÈME. U7 qu'un : ce sont principalement ceux qui ont été voleurs pendant -ni'ils vivaient dans le monde. Afin que je susse comment agissent ces esprits quand Us viennent -vers un homme de leur terre, n fut permis qu'un tel esprit vint aussi veis moi ; quand il fut près un frémissement accompagné de crainte s'empara manifestement de mol ; toutefois je frémis non à l'intérieur, mais à l'extérieur, parce que je savais que c'était un tel Esprit ; ,c le vis mémo, et il apparut comme un nuage obscur avec de petites étoiles momies dans le nuage ; les étoiles mobiles signifient les faussetés, et les étoiles flx es les vérités. Cet esprit s'appliqua à mon coté gauche vers le dos et il commença aussi a me réptimander d'après des laits et des pensées qu'il tira de ma mémoire, et qu'il interprétait en mauvaise part; mais il fat arrêté parles Anges, qui étaient aussi présents ■ <mand il s'aperçut qu'il était cliez un autre qu'un homme de sa terre! il se mit à me parler et à dire que, lorsqu'il vient vers un homme* il sait en général et en particulier tout ce que cet homme a fait cl pensé , qu'ensuite il le réprimande sévèrement et le châtie aussi par différentes douleurs.

7604. Les Esprits qui les instruisent s'appliquent aussi à leur coté gauche, mais davantage par devant ; ils réprimandent également, mais avec douceur, et peu après ils enseignent comment i faut vivre; eux aussi apparaissent obscurs, non toutefois comme un nuage, ainsi que les précédents, mais comme revêtus de sacs- •ceux-ci sont appelés instrucicurs , et les précédents correcteurs

7805. Quand ces esprits sont présentes esprits Angéliques ■qui sont aussi deceueTerre sont de même présents: ceux-ci s'élailissent près de la tête, et la remplissent pour ainsi dire d'une manière spéciale ; leur présence y est perçue comme une douce aspiralion, car ils craignent que l'homme, par leur abord et parieur in. flux, ne perçoive la moindre douleur ou la moindre anxiété .- ils dirigent les esprits correcteurs et les espttts instructeurs, ceux-là afln qu'ils ne fassent pas à rhorarae plus de mal qu'il n'est permis par le Seigneur, ceux-ci atin qu'Us lui disent le vrai. Il m'a aussi été donné de parler avec ces esprils Angéliques.

7806. Il y adeux signes qui apparaissent à ces esprits, quant ils sont chez l'homme : ifs voient un Homme ancien dont la face est Wancbe, ce signe a lieu pour qu'ils no disent que le vrai : ils voient

(18 AltCATŒS CÉLESTES,

aussi une face à une fenêtre, cosigne a lieu pour qu'ils se retirent : j'ai m moi-même col ancien, el aussi la face a ia fenêtre; îles que la face oui été vue, l'esprit se relira aussitôt d'auprès de moi.

7807. Pendant que l'esprit correcteur élait chez moi, les esprits angéliques tenaient ma face continuellement {taie et riante, la région autour des lèvres un peu élevée, et ma bouche un peu ouverte ; les Anges font cela très-facilement par l'influx : ils disaient qu'ils donnent un tel visage aux habitants de leur terre, quand ils sont auprès d'eux. *

7808. Si l' nomme, après le ch Si imen tell' instruction, fait de nouveau le mal, ou pense à faire le mal, et qu'il ne s'en abstienne pasd'après les préceptes du vrai, alors, quand l'esprit correcteur revient, l'homme est puni plus sévèrement : mais les esprits Angéliques modèrent la punition selon l'intention dans ce qu'il a fait, cl selon la volonté dans ce qu'il a pensé.

7809. Lit, les esprits parlent à l'homme, mais l'homme ne parle pas aux esprits ; seulement, quand il est instruit, il peut leur dire qu'il ne fera plus ainsi. Il ne lui est pas non plus permis dédire!» quelqu'un des siens, qu'un esprit lui a parlé ; s'il le fait, il est puni sévèrement. Quand ces esprits de Jupiter étaient chez moi, ils s'imaginaient, dans le commencement, qu'ils étaient cite/ un homme de leur terre ; mais quand je leur parlai à mon tour, et aussi quand je pensai à rendre public ce qu'ils me disaient, et qu'alors il ne leur fut pas permis de me châtier ni de m'instruire, ils remarquèrent qu'ils étaient chez un autre.

7810. A un autre époque il vint aussi a moi un Esprit correcteur, et il s'appliqua à mon côté gauche au-dessus du milieu du corps, comme le premier; et alors il voulut aussi punir, mais il en fut empêché par des Anges de Jupiter qui étaient alors présents. Il me montrait les genres de punitions qu'il leur a été permis d'infliger aux hommes de leur terre, s'ils agissent mal et s'ils ont intention de mal agir; c'était, outre la douleur des articulations, une contraction douloureuse vers le milieu du ventre, que l'on sent comme la compression que produirait une ceinture garnie dépeintes; c'était aussi une privation alternative de la respiration jusqu'à des angoisses ; puis aussi ia défense de manger autre chose quedu pain ; enfin l'annonce de la mort s'ils ne discontinuaient de faite des

EXODE, CHAP. ONZIÈME. 149 Choses semblables, et alors privation Je la joie île voir femme, enfauls et amis; ta douleur qui en provient est alors aussi insinuée.

7811. D'après cela on peut voir que leurs Anges, gui se placent vers la téte, ontune espèce de juridiction sur l'homme, car les toges permette nt, modèrent, empêchent et influent : mais il m'a été (tonne de leur dire de ne point croire que ce sont ces Anges qui jugent, mais que c'esllc Seigneur Seulqui est le Juge, et que de Lui influeul chez les Anges toutes les choses qu'ils ordonnent et commandent auxcspritscorreelcurselaui esprits instructeurs; et que ces chose. 1 ; semblent provenir d'eux-mêmes.

781 2. Outre les esprits dont il vient d'être parlé, il y aussi des esprits qui conseillent di'.s choses contraires; et ce sont ceux qui, lorsqu'il vivaient dans le monde, avaient élé chassés de la société des autres, parce, qu'ils étaient méchants ; quand ils abordent, il apparaît comme un feu votant, qtd tombe prés de la face ; ils se placent en bas vers les parties postérieures de l'homme, et de lit ils parlent vers les parties supérieures ; ils disent les choses contraires à celles que l'esprit instructeur a dites d'après les Anges, c'est-à-dire qu'il faut vivre non pas selon l'instruction, mais à son gré et selon qu'il plaît, et autres choses semblables; pour l'ordinaire ils viennent aussitôt que les précédents esprits se sont retirés; mais là les hommes savent qui sont el queis sunl rei esprits, et parcelle raison ils ne font nullement attention à eux ; toutefois cependant ils apprennent de celte manière ce que c'est que le mal, et par conséquent ce que c'est que le bien ; car par le mal on apprend ce que c'est que le bien, parce que la qualité du bien est connue d'après son contraire ; toute perception d'une chose est selon la réflexion relative aux différences d'après les contraires en diverse manière et divers degré.

7813. La continuation sur les Esprits el les Habitants de la planète de Jupiter, est à la fin du Chapitre suivant.

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