Amico, Z)ip. delta Sicilia
qu’une reconstruction ou une restauration. Moroni prétend qu’il est déjà mentionné au vue siècle1.
Grossi (p. 127) rapporte que l’air de ce lieu, au nord de la ville, était tellement mauvais et que les religieuses en souffraient si cruellement qu’elles le quittèrent pour rentrer à Catane en 1410. Nous devons supposer cependant que cette émigration ne fut pas générale ou du moins définitive, car, pendant l’éruption de 1669, lorsque la lave enveloppa le couvent qui se trouvait derrière le monastère de Saint-Nicolas, elles passèrent dans l’église S. Tommaso. Le monastère de Sainte-Lucie fut alors transformé en un hôpital dédié à saint Marc; mais, en 1 6g 3 , un nouveau tremblement de terre le détruisit complètement. Il y avait encore vingt et une religieuses dont vingt furent écrasées sous les décombres; une seule survécut au désastre.
Amici nous dit qu’on en voyait encore les ruines près de l’église de l’Annonciation. Cluvier, dans son plan, l’indique sous la forme d’un sanctuaire à une seule nef ou du moins couvert par un seul toit2.
Le culte de sainte Lucie est encore vivant dans plusieurs églises de Catane; il est établi à S. Agata-la-Vetere, oit le tombeau de sainte Agathe rappelle la piété de Lucie venant implorer la guérison de sa mère. Les paroissiens sont très fidèles à ce culte3.
Palerme. — Le plan de Cluvier nous montre une église dédiée à sainte Lucie en dehors des murs de Palerme, près de la mer, devant des criques ou les galères étaient embossées; c’est une chapelle à une seule nef, avec une croix audessus de l’abside4. Ce couvent appartenait aux mineurs conventuels*. Rocco Pirro parle d’un couvent de religieuses de Sainte-Lucie qui possédaient des reliques de leur patronne.
Messine. — La ville de Messine n’avait pas moins de trois églises dédiées à notre vierge : la première devant la maison de l’hôpital, la seconde auprès du forum Aviculatorium, la troisième spé-