Grossi, p
2. Grossi, Decadiordum, p. 206 : « Antichissime sonole8 colonne di granito, ma nereggianti che ail’ entrare délia porta maggiore del Duomo le prime si offeriscono; ragiono di queste perche tra tutte le altre del tempio son le piu grandi per lunghezza e grossezza ciascuna di esse per quello che di fuori apparisce è lunga alquanto piu di palmi 25 percioche sotto il pavimento del tempio ne sta nascosta quasi la terza parte del piede... »
3. Colonnes lisses : par une erreur de la gravure on les a supposées cannelées.
CATANE
la base, avait om,94 de diamètre : la base en cipolin blanc se compose de trois tores et offre dans les angles des dragons qui les interrompent. Coupée par derrière, elle était adossée à un pilier revêtu de pierre volcanique ; elle a été découverte à i mètre environ sous le sol actuel, enlevée et placée à l’archevêché derrière l’église où on peut la voir encore. M. Sciuto Patti, qui a bien voulu nous fournir ces renseignements et le dessin, se demande quelle conclusion nous devons tirer de la découverte; les exemples de colonnes adossées sont rares dans l’architecture siculo-normande, et l’on ne pourrait guère citer que le dôme de Monreale et la cathédrale de Cefalu 1 qui présentent des colonnes ainsi disposées au commencement et à la fin des nefs. Quant à des piliers intermédiaires comme seraient ceux-ci, on n’en trouve, je crois, aucun semblable en Sicile. On verra le parti que nous avons pris pour résoudre la question, en supposant seulement deux pilastres intermédiaires et toutes les autres colonnes libres (pl. II et IV).
Les sept arcades de la nef étaient ogivales, ce qu’on voit dans le tableau de la ruine, et surmontées de croisées tirant le jour au-dessus des collatéraux. Grossi dit que de son temps ces collatéraux étaient voûtés; je ne sais s’il faut croire cette disposition originelle; en tout cas le manque d’épaisseur des murs ne permet pas de supposer pour la grande nef autre chose qu’une charpente apparente et de larges entraits2, sans doute richement décorés comme à Monreale. Nul doute aussi que les murailles n’aient reçu, comme toutes les autres basiliques siciliennes de l’époque, la riche tenture de mosaïque qui est un des traits saillants de l’art normand en ce pays.
Sous l’arc triomphal, de chaque côté, reposaient sur des degrés le siège royal et le siège épiscopal. Le trône de Monreale peut encore nous donner idée du premier. On pénétrait ensuite dans une sorte de transept auquel se rattachaient les trois tribunes orientales. Je crois qu’au centre était une coupole, que le premier tremblement de terre renversa et qui fut peut-être remplacée par une large lanterne carrée analogue à ce qu’on