‹ Archéologie chrétienne. Les saints de la messe et leurs monuments (volume 2)Chapitre 23 sur 419 · Pellicia, De christ, ecclesice politia, IV, p. 1 3g · texte numérisé non relu

Pellicia, De christ, ecclesice politia, IV, p. 1 3g

2. On trouvera des copies de ces peintures dans d’Acixcourt, pl. XI, fig. 9 ;

Un dessin manuscrit de l’ensemble dans les papiers de

Millin aux Estampes nationales;

Des calques coloriés et très soignés de Savinien Petit à l’École des Beaux-Arts, d’après lesquels nous avons fait cette copie.

extrême; ses ornements sont modernes, mais ne peut-on penser que son vocable dans cet antique sanctuaire remonte beaucoup plus haut que le style baroque1?

Elle est à Naples la patronne des orfèvres2 qui lui ont élevé une église.

Les églises de Naples étaient riches en reliques delà vierge sicilienne; à S. Maria del Popolo on conservait son bras3 *, on vénérait des reliques à S. Maria Maggiore, S. Clemente, S. Gaudioso, S. Luigi.

Siponte (Manfredonia). — Les Bollandistes prétendent que l’évêque saint Laurent (-J- 5 5o), lorsqu’il quittait Constantinople pour venir gouverner son église, obtint de l’empereur le bras de saint Etienne et une mamelle de sainte Agathe. On ajoute d’après cette légende que, lorsqu’on voulut transporter les reliques à la cathédrale, une force mystérieuse arrêta soudain les porteurs en les empêchant d’aller bien loin jusqu’à ce qu’on eût fait vœu de construire un sanctuaire sur la place désignée par ce prodige. La légende le reproduit à peu près dans les mêmes termes pour les reliques de sainte Agathe et pour Gallipoli, je ne puis dire quelle créance elle mérite.

Capoue. — Il est question aussi pour Capoue de translations semblables. Saint Germain, évêque de cette ville, ayant été envoyé par le pape Hormisdas à l’empereur Justin (52o)* pour mettre fin au schisme, en aurait obtenu des reliques de notre vierge et de saint Etienne. Il les déposa dans sa cathédrale, qui, fondée par Constantin sous le titre des Saints-Apôtres, s’appela depuis du nom de ces deux saints. Ces reliques reposaient sous le campanile où elles finirent par être oubliées, lorsqu'un coup de foudre ayant renversé le haut de la tour, elles furent retrouvées et placées dans le trésor5.

Cette église fut rebâtie en 856 par l’évêque Landulfo et la mosaïque de la tribune fut faite par l’évêque Ugo vers la fin du xne siècle, en i i3o. Les deux saints titulaires, Etienne et Agathe, y

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