‹ Archéologie chrétienne. Les saints de la messe et leurs monuments (volume 2)Chapitre 262 sur 419 · Thomas, A r chidi aconits t ch. XXV · texte numérisé non relu

Thomas, A r chidi aconits t ch. XXV

Lucius ajoute : « Ecclesias etiam intactas relictas ipsarum antiqua structura adhuc incolumes déclarât » (De regno IV, p. 154).

Jackson, I, p. 269.

4. Farlati, Illyria sacra, V, p. 8,80. Vêtus erat male materlata etruinosa; neque magnitudine neque structura neque elegantia dignitati sedis archiepiscopalis respondebat.

centrale, de la Corse aux rives illyriennes. Il est certain que l’évêque Lorenzo Periando la consacra en 1 285, avec le concours de tous les évêques de Dalmatie ; c’est ainsi qu’il écrivait alors en ces termes à l’évêque de Trait: « Cum pridie, seu 110viter, quando placuit vobis consecrationi ecclesiæ nostræ personaliter interesse, præsentibus venerabilibus pâtre domino fraterJ. archiepiscopo spalatense, et vobis cum aliis suffraganeis ejus atque nostris... »

Le tombeau de sainte Anastasie, sur lequel la martyre est figurée les bras étendus et liés sur une sorte de chevalet, paraît remonter aux travaux de cette époque; le nom écrit au-dessus des épaules a des caractères qui appartiennent à la paléographie du xme siècle1.

Selon l’usage italien des Franciscains, la façade de l’église Sainte-Anastasie ne fut peut-être pas achevée en même temps que le corps de l’édifice. On y démêle, au milieu de caractères différents, un style plus maigre qui trahit une main plus tardive. Je fais cette observation pour la partie supérieure et centrale qui accuse par des singularités un remaniement évident. Sur les ailes, une arcade est coupée et la colonnette qui soutenait une des retombées n’étant plus utile à été placée au milieu du cintre, couronnée de je ne sais quel ornement avec une désinvolture bizarre. Je distingue donc sur la grande façade deux époques : le soubassement, la galerie du premier étage concordent avec le xme siècle par leur caractère sobre et robuste ; le pignon de la grande nef, les colonnettes accouplées et la rose qui la décorent semblent y avoir été violemment introduits au xive siècle. C’est à cette œuvre que doit se référer l’inscription qu’on lit sur le linteau de la porte principale et qu’on ne saurait d’aucune manière attribuer aux mâles archivoltes qui l’encadrent:

ANO D.MCC CXXII II. TP R. DNI.IOHIS DT BVTOVANE DI. GRA. IADRN . ARCHIEPP .

Cette date de i32q vise aussi la Madone, accompagnée de sainte Anastasie et de saint Chrysogone qui furent ajoutés en même temps; les ogives qui encadrent tous les saints sont tout à fait du

1. Eitelberger, Dalmatie , p. 148. Je n’en juge que par la reproduction d’Eitelberger.

Je dois dire que M. Jelic croit ce bas-relief beaucoup plus ancien.

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