Id., II, p. 19g
semble attester la présence d’un dépôt chez les Grecs.
L’église Sainte-Anastasie était un des principaux édifices qui entouraient le bassin du port Sophien, c’est aujourd’hui Mehemed Pascha Djamii; les preuves de cette identité ont été développées d’une façon magistrale dans les mélanges de M. Paspaty L
Non seulement nous avons vu l’empereur Basile orner la basilique anastasienne et changer son toit de bois en toit d’or, mais nous voyons encore, dans le ménologe du Vatican qui porte son nom, la mémoire de notre sainte honorée par une brillante miniature sous la rubrique du 22 décembre. Une de ses compagnes vient d’être décapitée et le bourreau, le glaive levé sur la tête, s’apprête à lui faire subir la même mort. Ce tableau, signé du peintre Siméon, est une des bonnes compositions du manuscrit (pl. XV).
Dans le texte, on retrouve les détails et la confirmation des légendes, la noblesse de sa naissance, la piété de sa mère, les leçons de Chrysogone, son mariage avec Publius, la virginité qu’elle sut y conserver, ses aumônes, ses largesses aux pauvres lorsqu’elle fut délivrée de son mari, la barque où elle devait être noyée, l’épreuve du feu qui la respecta et, enfin, sa décollation2.
Paciaudi3 rapporte un diptyque grec sur lequel on voit figurée sainte Anastasie avec une fiole à la main, caractéristique qu’elle a comme saints Côme et Damien, en souvenir des soins qu’elle donnait aux confesseurs de la foi et des baumes qu’elle appliquait sur leurs plaies.
Russie. — Les éphémérides grecques nous la représentent aussi (pl. XV). Son image paraît dans un calendrier russe que le P. Marti nov nous a communiqué. Nous donnons aussi sa figure en mosaïque sur un des piliers du Dôme de Kiev au xi9 siecle (pl. V) 4.