Migne, 111, p
Mosaïque de l’abside, d’après une aquarelle du Vatican,
ms. 5407, f° 33.
ROME. - SUBURRA.
d’Adrien Ier à Charlemagne, il y aurait même fait exécuter diverses peintures1.
L’époque carlovingienne n’oublia pas cette diaconie. Léon III lui fit de riches présents et restaura sa charpente. Selon Piazza ( Gerarchia cardina- % ia , p. 822), ce pontife y érigea un monastère bénédictin; mais cette assertion n’est confirmée par aucun document. L’anonyme de Mabillon, auteur contemporain, rappelle l’église en même temps que les images de saint Paul et de sainte Marie.
Il est question, au x9 siècle, d’une image de la martyre et d’un miracle dont cette image fut l’objet.
Dans le catalogue d’Alexandre III, elle figure parmi les abbayes de Rome'2.
Le campanile du xn9 siècle 3 indique des travaux importants pour cette époque ; la porte mosaïquée dont il est question pourrait s’y rattacher.
D’après un bref de Clément V, adressé au cardinal Carvo, on voit qu’en 1 3 1 1 elle formait une paroisse, probablement desservie par des moines.
En 1398, elle était collégiale et resta dans cette situation jusqu’en 1567, époque ou Pie V y mit les Humiliés et transféra la paroisse à S. Salvatore de Suburra. Grégoire XIII affecta le couvent aux Olivétains de Monte-Vergine, qui y restèrent jusqu’en 1809.
Elle ne fut pas à l’abri de restaurations pendant ces longs siècles. Le ciborium est un reste des travaux qui furent exécutés au xme siècle4: une des faces sert aujourd’hui d’autel au bout d’un des collatéraux, l’autre a été érigée dans le jardin audessus d’une statue de la sainte Vierge. Il est présumable que ce travail ne fut pas isolé et qu’il se rattachait à des embellissements apportés dans le chœur.
1. Saint Grégoire l’orna de peintures comme en témoigne la lettre d’Adrien à Charlemagne : « ... Diversis historiis ipse b. Gregorius pingi fecit eam, tara in rnusivo quam in coloribus a venerandas imagines ibidem erexit, et a tune usque hactenus venerantur. »