‹ Archéologie chrétienne. Les saints de la messe et leurs monuments (volume 2)Chapitre 355 sur 419 · Lettre de M. l’abbe Denizot, du 3 septembre 189t · texte numérisé non relu

Lettre de M. l’abbe Denizot, du 3 septembre 189t

ARCHÉOL. CHRÉT. ir.

saint Chrysogone pour obtenir la pluie est appuyé sur des témoignages oraux irrécusables; malheureusement cette dévotion est tout à fait perdue.

« L’église Saint-Chrysogone, à Cestre, était autrefois paroissiale et il n’y avait à Verdonnet qu’une chapelle (capella Viridanei); elle passe pour avoir été une des plus anciennes de nos contrées; elle s’élevait à côté d’un cimetière mérovingien, découvert accidentellement par un laboureur qui accrocha sa charrue à un sarcophage, cimetière depuis incomplètement fouillé. De l’église il ne reste rien, elle dut être démolie par les Anglais dans la guerre de Cent Ans ; c’est ce que me fait supposer un titre, que j’ai trouvé aux Archives de Dijon, concernant une église voisine et aussi très ancienne. Pour retrouver le plan de l’église de Cestre, il faudrait faire des fouilles bien conduites, qui permettraient de reconnaître au moins une partie des fondations3. »

M. Corot nous dit avoir lu dans une bulle de confirmation de l’abbaye de Molesmes « in episcopatu Lingonensi ecclesiam S. Chrysogonis ». A Cestre les habitants appellent encore la nécropole mérovingienne du nom d q Saint-Griso et les champs au cadastre portent la dénomination de champs de l'Église i.

Le diocèse de Dijon possède quelques reliques5.

Page 1