IROME ET ÉTATS PONTIFICAUX
Rome. — Basilique du Cœlius. — (362) Martyre des saints Jean et Paul inhumés dans leur palais. — (398) Pammachius, fondation de la basilique. — (v* siècle) Titre cardinalice. — Escalier du pape Symmaque. — (vie et vne siècles) Saint Grégoire. — Itinéraires. — La basilique visitée et admirée. — (772-795) Adrien 1er restaure les toits. — (ixe siècle) Libéralités des papes. — Tables de marbre portant inventaire des biens de l'Eglise. — ( 1 * 5 7) Grands travaux de Jean de Sutri : abside, porte, portique, campanile, autels, dallage, etc. — (i256) Autels des Saints- Pierre-et- Paul. — (145 5) Les Gesuati. — Sous Pie V, invention des corps des martyrs. — (1587) Pomerancio orne la tribune de peintures. — Restauration. — (1668) Cardinal Howard, les Dominicains. — (1697) Prêtres de la Mission. — (1718) Antoine Carnevari dénature l’intérieur de l’église. — (1726) BenoîtXIII reconnaît les reliques des saints martyrs. — ( 1 7y3) Les Passionnistes introduits dans le monastère (pl. I et II).
’ endroit du Cœlius où s’élève aujourd’hui la basilique dédiée à saints Jean et Paul était, dès l’antiquité la plus reculée, un quartier aristocratique et recherché des riches. Là s’ouvrait la maison de Scaurus, dont les colonnes, l’atrium et la magnilicence étaient célèbres1. Du temps de Bufalini ( t 5 5 1 ) et de Du Perac (1575) il était encore jonché d’arcades, de murs grandioses, ou les archéologues, comme Lauri et d’autres, voyaient à tort la Curia hostilia2; de nos jours des restes importants subsistent encore sous le campanile, suffisants à nous rappeler de vastes édifices. Ce quartier restait encore en vogue au iv' siècle, puisque nos saints martyrs qui avaient de l’opulence et une
Bibl. nat. Latin, 233, f° 3.