Pour sa véritable place, voy. Dezobry, I, p
haute position y conservaient la demeure qui leur servit de tombeau. Le Père Germano, en 1888, a retrouvé plusieurs chambres ornées de peintures, reste de ce palais et témoignage incomparable de la véracité de la tradition l.
On a retrouvé, il y a quelques années, près de l’église Saints-Côme-et-Damien, sur la via Sacra, des fragments d’une inscription damasienne que M. de Rossi est parvenu à reconstituer et qu’il regarde comme les restes d’un poème en l’honneur des saints Jean et Paul :
Composmf Laudes Damasus...
Ut pleEs Sancta novos discat celebrare patronos2.
Les saints avaient été martyrisés et inhumés dans ce palais en 3b2,sous Julien l’Apostat. Il est probable qu’il fut mis sous le séquestre impérial jusqu’au règne de Jovien ou la réaction eut lieu. Le nouvel empereur, se hâtant de réparer les maux précédents, ordonna la construction de la basilique sur le lieu meme du crime. Bizantius et après lui son fils Pammachius se chargèrent de cette tâche. Ce Pammachius est sans doute l’ami de saint Jérôme, le saint époux de Pauline, le constructeur du vaste hospice de Porto et qui usa de ses richesses pour cette nouvelle fondation à laquelle il ajouta un monastère.
La gloire des martyrs, la sainteté du fondateur firent de bonne heure ranger cette basilique parmi les titres cardinalices. Sous Gélase Ier, qui devint pape en 492, il est fait mention d’un prêtre Jean et d’un archiprêtre du même nom qui portaient ce titre. Ce Jean, ou un autre titulaire sous Gé-
1. Abbé Lury, Bulletin de la Société archéologique de Tarn-et-Garonne, 1887, p. 2o3.
Bull, d’arch. ch., 1891, p. 28.