Armellini, p
Mabillon, Analecta, IV, p. 4g5.
Saint Damase, le chantre des martyrs, leur consacre un long poème :
Johannis Paulique diem sol attulit orbi Qui rubra martyrii serta cruore gerunt Unicus hos sanguis germano fœdere junxit.
Veroli ( Casamari ). — Antiquités. — Origine du nom.
— (ioo5-io35) Fondation du monastère. — (1045) Agrandissement. — (1095) Construction du cloître.
— (1149) Relâchement. Visite d’Eugène III. — ■ (1 1 5 1) Restauration, nouvelle consécration. — (1 1 52) Entrée des Cisterciens. — (1217) Honorius III rebâtit l’église devenue trop étroite et le couvent. — Consécration solennelle. — La fête des saints Jean et Paul devenue la principale des martyrs dans l’ordre de Citeaux. — (1221) Frédéric II. — (xive siècle) Dépopulation et nouvelles épreuves du monastère.
— (xv° siècle) L’abbaye transformée en commende.
— (xvie siècle) Les reliques transférées à Veroli, procession. — (1717) Le cardinal Albani y introduit les Trappistes. — L’état du monastère tombant en ruine exige une restauration importante. — • (1811) Suppression du monastère. — Pie VII restitue les biens à Casamari. — Restauration. — (1861) Pillage et incendie.
Au commencement du xie siècle de pieux solitaires étaient venus chercher une retraite à 3 milles de Veroli, dans un lieu où l’antiquité laissait de grandes ruines et un grand nom, celui de Marius qu’on disait y avoir habité. Le peuple l’appelait Casa Marii ou Casamari. Ces solitaires y construisirent une chapelle, de petits logements, et se virent bientôt rejoints par de nouveaux compagnons. On attribue cet événement à ioo5, d’après un ancien parchemin qui raconte ainsi l’origine de l’abbaye. Les nouveaux venus, prêtres de Veroli, dont on nous a conservé les noms, Benoît, Jean, Ursus, Azzo, allèrent trouver le vénérable Jean, abbé de Saint-Dominique, et lui demandèrent l’habit religieux (io36). Baronius attribue à cette dernière date l’origine du monastère; il est possible que celle de ioo5 s’applique à l’établissement des premiers solitaires et celle de io36 à la constitution plus régulière d’une abbaye1. Il est certain que déjà, en io33, la maison religieuse existait et que cette existence est attestée par la donation d’un