‹ Archéologie chrétienne. Les saints de la messe et leurs monuments (volume 2)Chapitre 389 sur 419 · Selvatico, Architettura e scultura in Vene^ia, p · texte numérisé non relu

Selvatico, Architettura e scultura in Vene^ia, p

Jean-et-Paul de Venise prouve que les bâtiments claustraux devaient être alors quasi achevés.

Ces assemblées se renouvelèrent en i33o et 1 3 5 5 , alors qu’on travaillait toujours à l’église.

Le 12 novembre iq3o, elle fut solennellement consacrée par Ant. Corraro, dominicain, évêque de Ceneda.

Pendant le xive siècle, l’usage s’établit, comme nous le verrons tout à l’heure en décrivant l’église, d’y abriter la sépulture des doges et des grands personnages de la République, usage qui se développa aux xve et xvi® siècles et finit par atteindre des proportions démesurées, car les monuments les plus récents ont un luxe et une importance presque inconvenants auprès des autels.

Les Dominicains avaient reçu de Morosini une Madone grecque qu’il avait rapportée de Constantinople et qu’on disait provenir de Saint-Jean-Damascène ; ils la déposèrent d’abord sur l’autel du chapitre et, en i5o5, dans une chapelle qui vit instituer, trente-cinq ans plus tard, une confrérie spéciale.

Une chapelle en l’honneur du saint nom de Dieu fut fondée en 087.

En iâyi, après la bataille de Lépante, on refit l’antique chapelle du Rosaire1, contiguë à l’église du côté du nord, et l’on confia la tâche à Alessandro Vittorio qui s’en acquitta avec beaucoup de luxe, mais peu de goût. Cette chapelle a été incendiée en 1 865 2.

Comme nous l’avons vu pour sainte Agathe à Crémone, pour saint Sixte à Pise, les Italiens concevaient une grande dévotion à l’égard des saints dont la fête avait été signalée par une de leurs victoires. C’est ainsi que Venise célébrait avec pompe le 26 juin en souvenir de la bataille que ses flottes avaient gagnée sur les Turcs, à Curzolari, en i656. Le doge, le sénat venaient ce jour-là à SS. Giovanni e Paolo vénérer les reliques de nos saints martyrs. Ces reliques avaient été obtenues en 1661 avec l’assentiment d’Alexandre VII, du cardinal Giberto Borromeo, titulaire de la basilique de Saints-Jean-et-Paul et des Pères jésuites qui la possédaient. Elles se composaient de deux os entiers du bras; elles reposaient dans des cassettes de cristal garnies d’argent que soutenaient

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