‹ Archéologie chrétienne. Les saints de la messe et leurs monuments (volume 2)Chapitre 393 sur 419 · Gailhabaud, Monuments anciens et modernes, IV · texte numérisé non relu

Gailhabaud, Monuments anciens et modernes, IV

Schutz, II, p. 144.

Yriarte, La vie d’un patricien à Venise au xvi* siècle,

On peut voir pour cette église la dissertation de Michèle Pio : De progenie S. Dominici in Italia , Iib. II, cap. 20, etc. Les tombes, peintures, etc., y sont soigneusement énu* mérées.

phage, porté sur des consoles et où repose le personnage, est suspendu un édicule de cinq arcades avec la Madone au centre. En face, celui de Morosini nous montre le lit funèbre sous une arcade ogivale que surmonte un pignon aigu et que flanquent deux tourelles gothiques.

A l’époque gothique appartient aussi le monument d’Antonio Venier, suspendu au-dessus de la porte du Rosaire (1400); le mort est couché sur une estrade décorée de cinq arcades gothiques, avec figures de saints, et supportée par quatre ogives. Deux statues isolées, à droite et à gauche, l’accompagnent. Dans l’angle est l’arche d’Agnès et Orsola, femme et fille de Venier (1411). Audessus, une Madone entre deux anges est abritée par un tabernacle qui rappelle la forme adoptée à Venise dans les dernières œuvres gothiques.

Nous avons dessiné dans l’église le monument de Tomaso Mocenico, sculpté par deux Florentins en 1424, Pietro et Giovanni di Martino. Il représente ce doge sur une tombe enrichie d’arcades et de statues, sous des rideaux qu’écartent les anges et dont le dais est surmonté de la figure du Sauveur. Le fond du mur est enrichi de niches ogivales garnies de statuettes1.

On disait qu’Alexandre VII avait envoyé des reliques à Venise2, les plus grands os des bras.

1. On peut trouver de belles reproductions de SS. Giovanni e Paolo dans les photographies de Naja et d’AuNARi.

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