‹ Archéologie chrétienne. Les saints de la messe et leurs monuments (volume 2)Chapitre 7 sur 419 · Messagiero di S. Agata, mai 1890, p · texte numérisé non relu

Messagiero di S. Agata, mai 1890, p

CATANE

église qui porta son nom, qui abrita son tombeau et qui servit de siège à l’évêque de Catane.

Vers la fin du vme siècle, en 776, lorsque saint Léon de Ravenne, appelé le Thaumaturge, était évêque, une nouvelle église fut encore bâtie. Les historiens lui attribuent la démolition du fameux temple de Cérès, mentionné par Cicéron dans son plaidoyer contre Verrès, et ses dépouilles auraient été employées à l’agrandissement de l’église chrétienne, qui continua pendant de longues années à servir de cathédrale1. Grossi nous dit qu’elle avait été élevée en 778 comme une inscription grecque sous le toit le rappelait2. On croit qu’elle servait jadis de cathédrale à Catane et qu’elle prit le nom d’ancienne lorsque, au xie siècle, on éleva le Dôme actuel.

Dernièrement, à l’occasion du renouvellement d’un pavage de marbre, on mit à jour les vestiges d’un ancien mur qui correspondait avec le seuil de la porte antique, à moitié de l’église actuelle, preuve que l’entrée fut reportée de 25"’, 5o en avant de l’ancienne.

On peut bien juger de son ancienne disposition sur le plan de Cluvier; elle se trouvait, avant les terribles destructions de la fin du xvne siècle, enveloppée dans un bastion que j’attribue aux travaux de Charles V et qui, d’église suburbaine, en fit ainsi une église intérieure; séparée de la ville par une haute muraille percée seulement d’un portail circulaire de la même époque que le bastion, elle était alors à trois nefs3, celle du milieu plus élevée et tirant ses jours au-dessus des collatéraux.

Ce plan basilical et cette vieille architecture ont disparu sous les secousses de l’Etna (i6g3) et le mauvais goût des constructeurs du xvme siècle. Nous sommes aujourd’hui devant un édifice moderne 4 qui porte sa date sur l’arc du chœur : « Hic olim condita , mine cœlo coronatur a. D. MDCCXXIII. » En 1742, on retrouva, sous l’abside, des fragments curieux qu'on voit aujourd’hui conservés dans le chœur à droite de l’autel : une

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