‹ Archéologie chrétienne. Les saints de la messe et leurs monuments (volume 2)Chapitre 8 sur 419 · M. Patti m’écrit que l’ancienne église, ruinée par le · texte numérisé non relu

M. Patti m’écrit que l’ancienne église, ruinée par le

tremblement de terre de i6g3, a été renouvelée depuis la

fondation et reconstruite sur un autre plan.

ARCHÉOL. CHRÉT. II

inscription gothique et un bas-relief représentant saint Pierre et sainte Agathe dans la prison. L’inscription rappelle la fameuse épitaphe : « -f- Mentem sanctam , spontaneum honoremDeo et patriæ liber ationem. » Dans le bas-relief on voit saint Pierre qui s’approche de la martyre avec le vase d’onguent qui doit la guérir et, entre eux, un enfant avec une torche allumée1. Sur les côtés, qui sont arrondis, deux croix byzantines dans des médaillons sont accompagnées d’une longue inscription gothique relative à la légende; du côté de sainte Agathe on lit : « Qui es tu qui venisti homo curare ruinera mea ? Medicinam carnalem corpori meo unq : exibui sed habeo Dom. Ilium Xpm qui solo sermone restaurât univers a; » et de l’autre côté: « Ego sum apostolus Xpi nihil in me dubites filia ipse me misit ad te quem dilexisti mente et pur o corde 2 *. »

Le bloc a 1 m, 1 7 de long sur 5o centimètres de haut et le bas-relief lui-même 59 centimètres sur 36. Le caractère épigraphique de ce marbre me paraît le faire remonter au xh ou xii9 siècle. Quoiqu’il semble moins ancien que certaines personnes ont pu le croire, il offre cependant un jalon intéressant de la tradition et de la croyance aux actes de notre sainte (pl. I et IV).

Le tombeau de sainte Agathe existe encore, en marbre blanc; il mesure extérieurement 2m,o 7 de longueur, om,8o de largeur, om,6o de hauteur sans le couvercle. Il est orné tout autour de bas-reliefs qui indiquent comme époque la sculpture de la Rome impériale. Sur le devant sont deux griffons affrontés et séparés par une espèce de candélabre avec flamme. Par derrière un combat de centaures. Les figures sont à peine ébauchées, celles des combattants presque détruites, mutilations qui paraissent avoir été faites à dessein. Les griffons seulement ébauchés aussi sont dans une meilleure conservation. Le couvercle, en tuf calcaire de Syracuse de variété commune, est orné de feuillages, fait de deux morceaux joints dans la longueur, disposés à deux versants inclinés à q5 degrés. Il est dépourvu d’antéfixes aux angles; il a

1. Petrus venit quem antecedebat puer luminis portitor ferens diversa médicamenta, qui se medicum commemorans eam ab omni plaga sanavit et mamillas pectori restituit.

Grossi, Thés. Siciliæ , X, p. 21.

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