‹ Archéologie chrétienne. Les saints de la messe et leurs monuments (volume 2)Chapitre 81 sur 419 · Lettre de M. Abel, 20 juin 188g · texte numérisé non relu

Lettre de M. Abel, 20 juin 188g

Histoire de Metq, II, p. 23b.

M. Kraus signale une chapelle de Sainte-Agathe près Marange.

Kraus, Antiquités de la Lorraine, III, p. 1044.

SAINTE AGATHE

sieurs sanctuaires de Sainte-Agathe, des chapelles à Ar^enc-d' Apche r, à Chàteauneuf-Randon. A Mende même, une chapelle avait été construite en 1218, mais elle n’existe plus L

Moulins (Allier). — Samt-Désiré (arrondissement de Montluçon) vit s’élever, vers la fin du xve siècle, une petite église dont M. l’abbé Richerolles nous a envoyé le croquis (pl. XXVI). Lorsque cette chapelle fut restaurée, il a retrouvé sous le maître autel une inscription sur parchemin dont voici la traduction : « L’an du Seigneur i520, le deuxième jour du mois d’avril, nous Pierre Ravelly, délégué par le suffrage des vénérables seigneurs, doyens et chapitres de Bourges, pendant la vacance du siège, avons consacré cet autel en l’honneur de la benoîte Agathe et renfermé dedans des reliques de ladite. » Ces reliques, qui prouvent pour le Berry un dépôt antérieur, se composent de quatre parcelles de poussière teinte de sang, d’un morceau de voile vert et d’un morceau de draperie violette; le tout, avec le parchemin, a été soigneusement recueilli et renfermé dans un reliquaire.

Chaque année, le 5 février, le lundi de la Pentecôte et le 24 août, on se réunit dans cette chapelle en pèlerinage. Deux paroisses voisines de Saint- Désiré, Sidiailles et Saint-Christophe, professent aussi une grande vénération pour sainte Agathe et la lui témoignent chaque année le jour de sa fête par des réunions nombreuses dans les sanctuaires élevés en son honneur.

M. l’abbé Richerolles, curé de Saint-Désiré, à qui nous devons ces renseignements, nous parle d’un tableau sur cuivre qu’il aurait voulu acheter et qui représente le martyre de sainte Agathe. Ce tableau (80 centimètres de haut et 60 centimètres de large) représente Agathe les bras et les jambes attachés par des cordes à deux pièces de bois clouées horizontalement sur deux fourches verticales. Les bourreaux lui mutilent la poitrine pendant que Quintianus, derrière son greffier, soulève une draperie pour considérer l’atroce spectacle2.

Villebret (près Néris). — Sainte Agathe n’y a pas

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