‹ Archéologie chrétienne. Les saints de la messe et leurs monuments (volume 2)Chapitre 82 sur 419 · Lettre du 7 juin · texte numérisé non relu

Lettre du 7 juin

d’église, mais son nom assez anciennement mentionné doit provenir d'un oratoire qui a disparu; il paraît notamment dans des chartes des xve et xvie siècles à propos d’une tuilerie qui existe encore1.

Nancy. — Longuyon (Meurthe-et-Moselle). — L’origine remonte à l’antiquité. — Monastère de Sainte-Agathe de Longuyon mentionné et doté en 634. — Le diacre Grimon. — (1 1 83 ) Collégiale. — Bulle de Lucius III. — Tour construite au xic ou xiie siècle. — (1207) Nouvelle église. — (1742-1752) Sceaux de la paroisse représentant le martyre de sainte Agathe et qui doivent dater du xvie siècle. — Sur le maître autel, tableau du xvme siècle.

Nous possédons au fond de la Lorraine les plus anciens titres du culte de notre vierge en Gaule. L’église de Longuyon, dépositaire de ces souvenirs, appartient par son architecture au xme siècle,’ mais elle existait sous le vocable de sainte Agathe dès le vie ou vne siècle.

Longuyon, Longwy dérivent d’un mot celte (Lon) et rappellent les forêts antiques des Ardennes. M. Jeantin2, qui établit cette étymologie, prétend que le culte de la martyre sicilienne remonte sur les bords de la Chiers aux origines chrétiennes elles-mêmes. Il paraît certain du moins que l’église de Longuyon fut le plus ancien oratoire du pays, et qu’elle remplaça un pelven gaulois.

Au vne siècle nous entrons dans le domaine de l’histoire. En 1846, le savant abbé Dosset, bibliothécaire de Verdun, découvrit dans les archives départementales une charte portant la date de 634, et -mentionnant le monastère de Longuyon comme dédié à sainte Agathe. Cette charte est le testament d’Adalgésile, neveu de Dagobert Ier; Adalgésile, possesseur de biens immenses, renonça à sa haute position pour se mêler aux chanoines de Verdun et prendre l’humble titre de diacre Grimon. Les legs forment un acte fort long et d’une lecture rendue difficile par la barbarie de la langue. M. Jeantin l’a transcrit intégralement. Voici les passages qui ont trait à Longuyon: « Sub die III Kal. Jan. anno XII gloriosi Domini nostri Dagoberti regis, Ego Adalgyselus qui et primo licet peccator... pro animæ meæ remedio... (lègue)

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