‹ Archéologie chrétienne. Les saints de la messe et leurs monuments (volume 3)Chapitre 103 sur 343 · Revoil, Arch. du Midi de la France, II · texte numérisé non relu

Revoil, Arch. du Midi de la France, II

et notamment du réfectoire, toujours opposé à l’église. Du côté du Tarn les constructions étaient isolées et les documents nous apprennent que des pâturages s’étendaient jusqu’aux mufs. Nous savons aussi qu’en 1 1 85 une rue voisine de l’église continuait jusqu’à un ruisseau qui sortait du jardin des chanoines h

Il est probable que l’on commença le cloître lorsque les chanoines furent réformés, en 1072 2.

En 1099, l’évêque Aldelgarius Ier intervient dans une affaire avec le chapitre de Sainte-Cécile 3.

Le privilège d’être enseveli dans les murs de la cathédrale est accordé à Hugues Isarni ( 1 121).

L’histoire nous signale deux Guillaume, en 1 144 et en 1 r 8 3 , comme doyens de Sainte-Cécile.

Sous l’évêque Guillaume V, un traité intervint entre les chapitres de Sainte-Cécile et de Saint- Sa lvi.

En iiq5, les vieilles voûtes de la cathédrale eurent l’honneur d’entendre la voix de saint Bernard; elles furent témoins aussi du concile (1 176) et de la condamnation des Albigeois.

L’église dut être en possession dès l’origine des reliques de sa patronne. En 1204, un inventaire nous apprend que le « scrinium S. Cecilie » fut réparé, ce qui suppose une existence déjà fort longue4.

Aucune charte de la fin du xne siècle ne nous signale la reconstruction de l’église, que les fragments subsistants nous révèlent cependant d’une façon certaine. Ces fragments sont en pierre, ce qui, d’après M. le baron de Rivières5, caractérise dans l’Albigeois l’époque romane; d’autre part, leur style, la disposition des colonnes ne nous permettent pas de nous éloigner beaucoup du xiiic siècle.

Le frère Siméon de Jésus, dans l’école duquel une partie de ces restes se trouve enclavée, a bien

D’Auriac.

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