‹ Archéologie chrétienne. Les saints de la messe et leurs monuments (volume 3)Chapitre 120 sur 343 · Renseignements fournis par M. Detouilcon · texte numérisé non relu

Renseignements fournis par M. Detouilcon

L’église de Valay, toute voisine du hameau Sainte-Cécile , possède deux statues de notre sainte qui ont sans doute la même provenance et traversé, quoiqu’il n’y ait rien de certain, la même destinée. Ces statues ne paraissent rien offrir de fort remarquable en elles-mêmes, ni comme ancienneté. La plus grande, haute de 95 centimètres, représente Cécile couronnée, drapée dans un manteau, tenant une’ palme de la main droite, un orgue sur le bras gauche. La plus petite, haute seulement de 25 centimètres, paraît un peu plus ancienne; elle relève la draperie de son manteau de la main gauche et tient un orgue aux tuyaux renversés de la droite ; nous ferons observer qu’elle a un reliquaire pour socle, circonstance intéressante, car, en supposant même que cette figure ne dépasse pas le xvie siècle, elle désigne et authentique à cette époque des reliques de sainte Cécile que l’église sous son vocable conservait depuis peut-être fort longtemps déjà.

La dévotion, comme le nom du pays, a surmonté, en l’honneur de sainte Cécile, les désastres et les siècles qui nous séparent de l’origine; les habitants, pleins de confiance en cette sainte patronne, vont encore puiser de l’eau de la fontaine cécilienne pour se guérir de leurs maladies1 (pl. XXXVI II).

M. l’abbé Blanchot, dont Valay est presque le pays natal, m’écrit que, dans le lieu nommé Sainte- Cécile, il n’y a plus qu’une ferme avec quelques vestiges2.

Autoreille (Gy). — Voici encore dans la Haute- Saône une église dédiée à sainte Cécile, et qui ne conserve plus son ancienne architecture; dans nos malheureuses régions de l’est de la France, si labourées par les invasions, les monuments ont presque partout disparu, les noms seuls restent sur le sol, et nous devons saluer ici celui de notre glorieuse vierge que d’antiques traditions nous montrent toujours vénérée.

L’église actuelle fut complètement reconstruite en 1788; les souvenirs des habitants concordent avec l’acte de bénédiction que l’on conserve à la mairie et qui porte cette date.

1. Nous devons ces renseignements à M. l’abbé Galmiche, curé de Valay, et les dessins à M. l’abbé Pélot.

M. Castan, le savant archiviste de Besançon, n’a pu malheureusement rien nous apprendre sur ce sanctuaire,

Page 1