FRANCE. — BOURGES
M. l’abbé Blanchot l, curé de Vauconcourt (Haute-Saône), qui connaît bien les archives départementales, pense qu’ily avait autrefois à Autorei lie des hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. L’église actuelle, probablement construite sur la place de l’ancienne, devait être enclavée dans leur maison; car elle touche, ainsi que le cimetière, le château qui passe pour un reste de cet édifice; et il n’y avait là place que pour l’église. La tradition locale lui suppose une grande ancienneté.
Les ruines du château consistent en quelques murailles fort épaisses et le puits qui subsiste. L’église nouvelle, assez élevée, n’offre cependant rien d’intéressant. Elle forme un carré, avec quatre piliers, deux de chaque côté; le clocher, à l’opposé du chœur, surmonte l’entrée2.
Bourges (Cher). — J’ai cherché longtemps le vitrail de Bourges consacré à l’histoire de sainte Cécile3, j’en ai enfin retrouvé des fragments importants à l’Exposition des arts décoratifs. Les médaillons quadrilobes ou demi-médaillons qui nous restent, représentent les fiançailles où Valérien passe un anneau au doigt de sa fiancée, l’apparition de saint Paul, le baptême de Valérien, Valérien et Urbain, Valérien en prière, le couron-
1. M. l’abbé Blanchot nous communique ces renseignements sur le pays qui prouvent son ancienneté : — En 1182, ratification par Etienne, comte de Bourgogne, d’une donation faite par son père d’une ferme à Autoreille à la commanderie de l’hôpital (plus tard simple annexe de celle de Salles et Montseugny. Recueil de chartes du gouvernement impérial allemand, p. 276). Le dernier état de la commanderie ressort des visites de 1 6 1 5 et 1686 et de l’inventaire des archives du grand Prieuré, dressé en 1715.
Il nous envoie aussi le document suivant (Archives de la Haute-Saône, H. g5o, terrier de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem) : « Autoreille, dit Sainte-Cécile et Valay... déclarant en outre qu’au dit seigneur commandeur compète et appartient une chapelle sous l’invocation de la bienheureuse sainte Cécile et où repose son image miraculeuse, ornée de rétable et de plusieurs tableaux; le chœur de ladite chapelle est voûté; la neffe (sic) plafonnée et le pavé en pierre de taille avec un logement à côté, lequel logement est présentement occupe par les frères Denis Regarel et François Lachaf, ermites et gardes de ladite chapelle (1784). »
D’après ce texte il n’y aurait eu d’autre chapelle, appartenant à l’ordre, que celle-ci, placée entre Autoreille et Valay.
Voy. la collection des inventaires des Archives du Doubs, par Gauthier, p. 176. — Autoreille : Guillaume de Pesnies reprend du comte Jean 40 livres de rente au puits de Salins et les fiefs de Fontenelle et d’Autoreille « qu’est de l’ospital de Jérusalem (ii58) ».