‹ Archéologie chrétienne. Les saints de la messe et leurs monuments (volume 3)Chapitre 131 sur 343 · FRANCE. — EMBRUN · texte numérisé non relu

FRANCE. — EMBRUN

Lorgues, Var). — M. Mireur, archiviste de Draguignan, nous signale un prieuré, dédié à. sainte Cécile, aux Arcs-sur-Argens, que la famille Toulques du lieu donna en iqo5 à l’abbaye de Mont-Majour d’Arles avec une terre très importante1. L’évêque de Fréjus en était le collateur et le prieur était chargé seulement de dire une messe le jour de la Sainte-Cécile, de donner ce jour-là à dîner aux prêtres qui venaient célébrer et de les défrayer. Cette église est mentionnée aussi en 1099, à l’époque ou Bérenger III, évêque de Fréjus, fit rendre toutes les églises à l’exception de ce prieuré.

M31' de Castellane l’a unie au chapitre de Draguignan, qui commença à en jouir en 17202.

Elle existe encore, mais elle est presque en ruine et toujours fermée. C’est un rectangle de 6m,5o sur qm,5o, élevé de 4m,5o 3 (pl. XXXVI).

Elle est désignée dans le cartulaire de Saint- Victor : Sanctœ Cœciliœ Ecclesia apud Archus.

Gap (Hautes-Alpes). — Embrun. — (ive siècle) Fondation.— Les sept églises d’Embrun. — (127.8) Sentence rendue dans l’église Sainte-Cécile. — ( 1 356) Baux relatifs à des maisons de cette paroisse. — ( 1 5 16) Pouillé. — (1 5 7 5) Plan de Belleforest. — ( 1 636) Marcellin Fournier. — (1700) Plan militaire. - (1742) Deux chapellenies. — (177 7) Sainte-Cécile tombe en ruine, est démolie. — (>783) L’abbé Albert. — (1823) Plan cadastral où elle ne figure plus.

L’église de Sainte- Cécile d’Embrun est de fondation immémoriale, et, selon certains archéologues, serait contemporaine de l’introduction du christianisme dans le pays. M. l’abbé Guillaume, le savant archiviste des Hautes-Alpes, nous transmet quelques données curieuses sur son histoire; il nous rapporte le passage suivant du P. Marcellin Fournier, dans son histoire manuscrite des Hautes-Alpes en 1 632 4 : « L’église de Sainte-Cécile est parochiale, dont je n’ai point recognu la fon-

1. J. -B. Disdier, Description historique , Draguignan, 1872, in-8°, p. 288.

Cartulaire de Saint-Victor , chartes 48.S, 601.

Lettre de M. le chanoine Verlague, 17 juillet 1889.

2. Abbé Disdier, Description historique du diocèse de Fréjus, p. 292, publiée en 1877.

3. Lettre de M. l’abbé Giraud, curé des Arcs, 2 octobre 1889.

4. P. Marcellin Fournier, Jésuite, Histoire générale des Alpes (mss. n° 806 de la Bibliothèque de la ville de Lyon, f° 6:, inédit).

dation. Il est bien à croire que saint Marcellin (premier évêque d’Embrun vers 353-74), apprcz la conversion de tout ce peuple, le partagea en paroisses et que sainte Cécile, martyrizée depuis l’année 214, pouvait avoir esté de son chois pour estre invoquée dans l’une de ces (sept) paroisses, comme il avait commencé par celle de Notre-Dame. »

Je ne sais ce qu’il faut penser d’une origine si reculée; je dois dire seulement que le nombre sept qui rappelle les diaconies romaines, dans l’antiquité, milite en sa faveur ; j’ajouterai que sainte Christine était elle-même, comme me l’a dit M. Roman, en vénération à Embrun et que son culte semble prouver l’ancienneté des dévotions ultramontaines.

Les paroisses étaient celles de Saint-Martin, de Sainte-Cécile, de Saint-Pierre, de Saint-Hilaire, de Saint-Marcellin, de Saint-Donat et de Saint- Vincent, toutes églises, selon l’abbé Albert1, bâties avant le viie siècle. « Il est vrai qu’elles n’étaient pas beaucoup plus grandes que des chapelles, ainsi qu’on peut en juger par celles qui subsistent, ou les restes de celles détruites. »

Voici encore quelques renseignements inédits que M. l’abbé Guillaume veut bien nous communiquer d’après ses notes : Le 12 janvier 1278, une sentence arbitrale rendue par Jacques de Ravenna,juge delphinal d’Embrun, et par Bienvenu de Campesis, juge de la cour commune de cette ville, oblige Guillaume de Verdun, chevalier, à contribuer au payement des tailles et calvacades de la ville. Cette sentence est prononcée in ecclesia S. Cecilie 2.

Le 14 février 1 3 5 6 , il est question de la paroisse Sainte-Cécile , à propos du bail emphytéotique de deux maisons situées dans la circonscription3.

En iq5 8 est mentionnée « ecclesia Sancte Cecilie 4 ».

Dans le pouillé ou rôle des décimes du diocèse d’Embrun de 1 5 1 6, 011 voit qu’elle était comptée

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