Roman, Dict. top. des Hautes-Alpes
SAINTE CECILE
pour quatre florins : « Ecclesia parrochiallis Sancte Secillie IV florenos1. »
En 1742, Sainte-Cécile avait pour chapellenies Saint-Hilaire et Saint-Esprit2.
Le nombre des paroisses originaires d’Embrun se réduisit successivement. En 1 5 8 5 , après la prise de la ville parles protestants, Saint-Hilaire, Saint- Marcellin et Saint-Pierre furent ruinés de telle sorte qu’il fallut les détruire, en ne laissant pour le culte, outre la cathédrale3, que Saint-Donat, Saint-Vincent et Sainte-Cécile; mais, en 1777, ces deux derniers sanctuaires furent trouvés en si mauvais état que leur tour vint alors d’être démolis4.
Il ne nous reste guère de ces sanctuaires que ces souvenirs historiques et qu’un plan que M. Anthoine, le maire d’Embrun, a eu l’obligeance de nous communiquer. Ce plan, fait par le génie militaire en 1700, se conserve dans les archives du ministère de la guerre et nous montre clairement la position de ces édifices
(pl. XL VII).
La rue de la Détention, qui longe la maison centrale et qui débouche devant la cathédrale, conduisait à Sainte-Cécile. Cette chapelle comprenait toute la largeur de l’îlot entre cette rue et la rue de Sainte-Cécile ou était tournée son abside ronde; le petit avant-corps, marqué sur le plan à droite, pouvait être le campanile qui est représenté dans le plan de Belleforêt (1 5 7 5 ) 5.
Il n’en reste plus aucun vestige dans les jardins et maisons modernes qui l’ont remplacée; M. Guigues,, qui a eu la bonté de faire cette exploration pour nous, a constaté que tout y était absolument renouvelé.
L’épitaphe de M&r Brulart de Genlis, qu’on a transportée dans une grange de l’endroit, je ne sais par quel hasard, n’appartenait pas à Sainte- Cécile; cette pierre tumulaire provenait du tombeau que ce prélat s’était, de son vivant, préparé