NICOLAS IV
quitus beatissimæ Virginis dicebatur una cum antiquissimo ciborio et pulcherrimorum varietate lapidum maximo cum artificio constructo, in eius ciborii medio per 3oo et amplius annis(vers t 3oo) vetustissimæ B. Lucæ manu depicta Deiparæ virginis colebatur. »
Ce ciborium, qui contenait d’après cela la sainte Crèche et la Madone, s’élevait dans la grande nef devant le chœur.
Au xve siècle, il restait encore cinq planches de la Crèche renfermées dans une cassette longue et étroite, dont le dessus représentait en relief d’argent doré la vie de la sainte Vierge. Une inscription par derrière indiquait la date de 1289 et le donateur Jacques Colonna dont on y voyait les armes l.
Dans la nef, il y avait un autre ciborium pour les saintes reliques, assez semblable et qu’avaient donné en 1256 Jean Capoccio et sa femme Vinia; il s’élevait sur six colonnes dont quatre de porphyre, il portait de côté les images des donateurs offrant l’édicule à la sainte Vierge et cette inscription : « Iacobus Johannis Capoccii et Vinia nxor eius fecerunt fieri hoc opus pro redemptione animaram suarum anno Dornini MCCLVI. » Ce ciborium offre beaucoup d’analogie avec le précédent, dont Onofrio2 avoue qu’il n’a pu découvrir l’auteur et dont nous avons fait honneur au cardinal Colonna. Il avait été retouché au xvie siècle, comme il était facile de le reconnaître dans la forme des frontons qui n’offraient plus le style original.
Une cloche, qu’on a depuis peu transportée dans les jardins du Vatican, porte la date de 1 289 et cette inscription : « Ad honorent Dei et Beate Marie Virginis ista campana facta fuit per Alfanum postmodum in anno Domini MCCLXXXIX renovata est per Dominum Pandulfum de Sabello pro redemptione anime sue — Guidoctus Pisanus et Andrea eius filius me fecerunt'6 . » Les personnages mentionnés sont très connus de l’histoire : Alfano est le trésorier de Calixte II; Pandolfo Savelli,