‹ Archéologie chrétienne. Les saints de la messe et leurs monuments (volume 3)Chapitre 17 sur 343 · Armellini, p · texte numérisé non relu

Armellini, p

sénateur de Rome et frère d’Honorius IV; Guidotto, un des fondeurs du moyen âge qui a laissé le plus d’œuvres et de renommée1.

Aux travaux des Cosmati, il faut joindre le monument de Gonsalvo, évêque d’Albano (1299), œuvre de Giovanni et, nous pouvons ajouter, un véritable chef-d’œuvre. « Hoc opus fecit Ioannes magistri Cosmœ civis romanus 2. »

Le règne de Nicolas IV (1288-09) fuL pour Sainte-Marie-Majeure comme pour Saint-Jean de Latran, une époque de grande restauration3 ; la partie absidale fut entièrement remaniée, peut-être le déambulatoire démoli et une tribune simple dont l’ouverture ne correspond qu’à la largeur de la grande nef élevée à la place. Si l’on compare l’abside, que j’ai encore pu dessiner et mesurer au Latran avant les dernières démolitions, avec le dessin de la façade occidentale de Sainte-Marie- Majeure conservée dans les anciennes gravures, on sera frappé de l’identité; les pans de l’abside, les colonnes aux angles, les arcades sur chaque face qui contiennent des fenêtres ogivales, les modillons, etc., offrent des éléments d’une architecture absolument contemporaine et des preuves d’un même travail.

De cette restauration doit dater la disparition de l’antique schola-cantorum qui s’avançait dans la grande nef en avant de l’iconostase; les ambons qu’on y avait rattachés au xne siècle furent relégués le long des grandes colonnades, l’iconostase de Pascal Ier supprimée et ses colonnes de porphyre employées à d’autres usages.

Je suppose que le mobilier de marbre de l’église qui était resté de l’époque carlovingienne fut renouvelé ; ce fait semble clairement ressortir de la présence des marbres d’un ciborium du temps d’Adrien Ier dans les oculi du xme siècle de la façade.

Les travaux du xme siècle ne furent pas restreints à la partie occidentale de la basilique ; ils s’étendirent dans le reste de l’édifice; il me semble

Page 1