‹ Archéologie chrétienne. Les saints de la messe et leurs monuments (volume 3)Chapitre 178 sur 343 · D. Guéranger, p · texte numérisé non relu

D. Guéranger, p

Gelenius, De admiranda magnitudine Coloniœ, 1645, M. 634, p. 357. Cet auteur dit que cette église était sous le vocable Sainte-Eugénie et Sainte-Cécile.

Gallia christiana, III, p. 773.

Asindensis S. Ceciliæ parthenon sub régula S. Benedicti conditur eo in. loco, ubi primitus metropolitica ecclesia sub titulo S. Marias et S. Pétri erat, a Williberto archiep. qui quidem an. 873, in concilio quod habuit Coloniæ, eam fundationem ratam haberi curavit. Hoc monasterium cognominatur Vêtus in litteris Brunonis arch.

Quatuor tantum abbatissas sumus assecuti :

i° Beresvintia cui an. 962 S. Bruno arch. plura contulit ad virginum sustentationem ;

2“ Ida, cujus rogatu Anselmus decanus Namurcensis scripsit historiam episcoporum (1048);

3° Eisa comitissa de Richenstein dicitur abbatissa S. Ceciliæ circa an. 1475 ;

4° Anna Maria baronissa de Sinzigh dicta a Gartzen medio seculo decimo quinquagento virginibus regulariter viventibus præerat.

Le monastère remonte au moins à cette époque, car en 962 une charte le désigne comme surnommé le vieux « monasterium 5. Ceciliæ quod cognominatur vêtus1 ».

Des travaux importants eurent lieu pendant le xe siècle. L’archevêque Wichfrid ht restaurer le monastère avec une excessive libéralité : « monasterium S. Ceciliæ virginis et martyris Christi ni mi s honorifice restauratum » Il envoya ensuite des légats pour s’enquérir avec le plus grand soin des besoins et des travaux des religieuses qui l’habitaient.

Un an plus tard, en 942, Hidda, mère de l’empereur, tomba malade à Jérusalem; aussitôt sa pensée traverse les mers pour rejoindre le sanctuaire si vénéré de Cologne et sainte Cécile à laquelle elle confie son salut; elle ordonne qu’on y élève un autel à ses frais, complétant peut-être ainsi la restauration qui venait d’avoir lieu3.

Un événement remarquable signala encore au xe siècle l’histoire du sanctuaire cécilien. L’archevêque Brunon fut averti en songe -d’y transporter les reliques de saint Evergisile4, disciple de saint Séverin et qu’on dit avoir été martyrisé près de Tongres. Il était juste qu’un des fondateurs de la foi dans ces régions reposât dans une des plus anciennes églises et celle qui passait pour la cathédrale primitive. Brunon transféra la châsse de Trutmonia, où le corps reposait depuis trois cents ans, à Cologne et enfin à Sainte-Cécile. Cette translation se ht avec une pompe solennelle5, au milieu des hymnes et du concours du peuple

1. Lacomblet, Documents pour l’histoire du Rhin inférieur, I, p. 60.

Maassen, Histoire des paroisses du doyenne de Hersel, 8, 1 885, p. 55, 73, 80.

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