‹ Archéologie chrétienne. Les saints de la messe et leurs monuments (volume 3)Chapitre 179 sur 343 · Chronique de Thietmar composée vers · texte numérisé non relu

Chronique de Thietmar composée vers

Pertz, III, p. 751, 754; VI, p. 624. Altare mihi in

ecclesia constituât Ceciliæ.

4. Les Bollandistes prétendent que les Colonais ne conservent que les reliques de saint Ebrégise, évêque de Maëstricht. Petits BolL, XII, p. 5y5.

A la suppression du couvent de Sainte-Cécile, en 1802, la châsse dépouillée de ses lames d’or et d’argent fut reléguée dans l’église Saint-Pierre, et y resta ignorée jusqu’en 1837.

5. Corpus miro décoré reconditum in ecclesia S. Cecilie. Catal. archiep. colon.

Pertz, XXIV, p. 348.

le plus empressé1; elle fut l’occasion pour l’église qui donnait l’hospitalité au saint évêque de libéralités magnihques.

Brunon n’oublia pas dans son testament l’église qu'il avait si bien enrichie pendant sa vie, il légua à l’autel de Sainte-Cécile trois livres d’or, un voile, deux candélabres, des vases, tapis, etc.2.

Gelenius rapporte des vers qu’on lisait sur la vieille châsse; leur forme léonine ne semble pas être antérieure à l’époque romane.

Un chanoine de Saint- Lambert de Tongres mentionne dans ses cours « Ida venerabilis abbatissa quæ regebat monasterium S. Ceciliæ virginis in Colonia3 ».

Saint Annon (1075) avait une grande vénération pour le monastère de Sainte-Cécile, et, de son temps, ses vieux murs qui n’avaient pas encore été refaits voyaient les hdèles s’y rendre en foule4.

La hn du xie siècle fut signalée par les largesses de l’archevêque Herimann III en faveur de Sainte-Cécile et les exemptions de charges pour son couvent; une charte de 1094 ou est nommée l’abbesse Hathwignous en a conservé le souvenir, ainsi que les malédictions contre ceux qui tenteraient d’en violer les prescriptions. Elle désigne l’église sous le double nom d 'oratorium et de basilica 5.

La pénurie qu’elle nous signale pour le monastère semble exclure de cette époque les nouvelles constructions que les architectes romans y apportèrent et les mots antiquæ structure v monasterium que nous lisons dans la vie de saint Annon, écrite en iio5, prouvent qu’elles n’étaient pas encore faites. Nous devons donc reporter au xiie siècle, d’après ces observations, le style de

1. In ecclesia B. Ceciliæ virginis cum hymnis et divinæ laudis celebratione repositum plebs religiosa ita veneratur et colit, ut præsentem crederes beneficiis largioribus cotidiana obsequia mutuari.

Vie de saint Brunon, écrite par Ruotgorus en 966.

Pertz, IV, p. 266.

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