‹ Archéologie chrétienne. Les saints de la messe et leurs monuments (volume 3)Chapitre 2 sur 343 · LA SAINTE VIERGE · texte numérisé non relu

LA SAINTE VIERGE

a in te Vierge est marquée trois fois, et avec des expressions de respect 'dinaire, dans les mémoires de la Messe. L’offrande s’y fait « in honorent Mariæ semper virginis »; au canon, nous nous inclinons pour vénérer riant in primis gloriosœ semper virginis Mariæ genitricis Dei et Domini nostri Jesn Christ i », pour lui demander notre délivrance « et intercedente beat a et gloriosa semper virgine Dei génitrice Maria ».

Marie doit donc avoir son nom inscrit sur notre première ligne comme le plus auguste de la liturgie; dans la synaxe sacrée à laquelle nous allons assister, elle doit tenir le premier rang des vierges, en tète de l’assemblée, comme elle occupe, je ne crains pas d’ajouter, dans le cœur des auteurs de ce travail, la place d'une mère passionnément aimée. Ces fils dévoués ont déjà formé un recueil de ses images qui, par son étendue1 * et pour l’honorer spécialement, peut rester à part; néanmoins, ils regretteraient profondément qu’elle fût absente de ce nouveau livre. Ils commenceront donc ce long pèlerinage des saints liturgiques par la saluer dans sa plus illustre demeure, la basilique Majeure de Rome3, sanctuaire qui abrite son image la plus vénérée, et sous lequel Sixte III a élevé l’arc de triomphe, souvenir de la victoire d’Éphèse. Sur la façade, les vieux mosaïstes ont rappelé la légende de la neige; ils ont montré Marie jonchant le sommet de l’Esquilin de flocons de neige pour y tracer le plan de sa basilique. Tel est le frontispice que nous choisissons, telle est aussi notre espérance en lui consacrant ces pages de voir sa main virginale approuver le plan de cet ouvrage, en consacrer les fondements, en bénir les auteurs, et, pour prix de leur travail, les réunir un jour près d’EUe.

i. Rohault de Fleury, La sainte Vierge , 1878, 2 vol. in-p, Poussielgue.

1 2. Je me hâte d’ajouter que ces quelques pages, écrites en l’honneur de la sainte Vierge et pour placer son nom en tête de l’ouvrage, ne constituent pas une monographie de la basilique, sujet immense qui demanderait un travail, une étude locale et des ressources bibliographiques qui ne sont pas à ma portée. Je fais des vœux pour que mon savant ami, M. le commandeur Stevenson, qui a entre les mains des manuscrits importants sur ce sujet, les mette en œuvre

pour cette entreprise; je serais heureux que mes modestes études l’y encourageassent et lui fournissent quelques documents.

ROME

SAINTE-MARIE-MAJEURE

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