‹ Archéologie chrétienne. Les saints de la messe et leurs monuments (volume 3)Chapitre 201 sur 343 · Jahrbücher, XXVII, P · texte numérisé non relu

Jahrbücher, XXVII, P

4. La majeure partie des renseignements qu’on va lire sont dus à M. Wilhelmi, prédicateur du Dôme, qui nous a fourni avec la plus insigne obligeance des renseignements intéressants que nous avons mis à profit dans ce

SAINTE CECILE

Selon l’usage, on commença la construction par le chœur et le transept où l’on constate encore des traces du style roman, plus attardé dans ce pays qu’au centre de l’Europe. La porte d’entrée du transept est en plein cintre, au lieu que les trois fenêtres qui la surmontent sont ogivales. A l’origine le chœur n’avait pas d’abside circulaire et se terminait carrément.

Une chronique nous apprend, par ce passage de 1293, qu’on travaillait dans l’église pendant tout le xiiù siècle1 : « ut ecclesia in suis adhuc ædificiis incompleta citius consumetur ». En 1 3 3 5 , la nef centrale, les deux nefs collatérales beaucoup plus basses et la tour étaient achevées. Les hautes murailles de briques, étayées de contreforts, percées de longues fenêtres ogivales, ont un caractère austère et bien en harmonie avec celui de la tour. Ces murailles n’ont d’autres ornements que des ceintures d’arconcelles qui suivent le pourtour de l’église sous le toit, traversent les pignons et se répètent sur la tour.

Les pignons sont un peu plus riches et diffèrent l’un de l’autre; on y voit des croix pratiquées en creux dans la construction ; celle du côté méridional est majestueuse, elle semble ouvrir les bras au-dessus des croisées qu’elle abrite comme la sainte Vierge et saint Jean dans les anciens crucifiements.

A l’intérieur, les voûtes ogivales qui correspondent aux plus anciennes constructions sont peu élancées et dans le style de transition (pi. LXVII I-LXIX).

L’incendie allumé par la foudre en i5o3, et qui dévora l’église paroissiale et tant d’autres édifices, épargna la cathédrale2; celui de 1 5 1 2, qui détruisit un quart de la ville, semble l’avoir aussi respectée.

Mais la vieille église devait assister à de grands et tristes événements. La chrétienté, déchirée par les novateurs, vit le Mecklembourg s’éloigner de ses anciennes croyances. Jean Albert Ier ( 1 5 5 2) forma

texte et dans nos planches. Il nous a communiqué aussi depuis une intéressante brochure du Dr Koch qui contient la monographie de l’église : « Zur Bau-Geschichte des Doms zu Güstrow, mit 2 tafeln und 10 tertabbildungen » (Tirage à part du J ahrbücher des Vereins f. Alekl. Gesch., LVI, p. 63-76). On y trouve les plans et détails très bien rendus.

1. On peut se rendre compte des richesses de l'église par ce fait qu’en i3e3 un village entier lui fut donné.

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